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HCP et le moral économique des Marocains au plus bas !

by Mustapha Maghriti

Les alertes liées au niveau de vie, au chômage et au pouvoir d’achat continuent de peser sur le moral des Marocains, c’est ce que révèle la récente enquête du Haut-commissariat au Plan HCP : l’Indice de Confiance des Ménages (ICM) s’est dégradé à 60,1 points au deuxième trimestre 2026, contre 64,4 points au trimestre précédent, confirmant un climat de taciturnité et de morosité chez les ménages Marocains.

Ce reflux est imputable à un climat économique que les ménages Marocains continuent de juger difficile. En effet, près de huit ménages sur dix (78,3%) estiment que leur niveau de vie s’est dégradé au cours des douze derniers mois contre seulement 5,2% qui constatent une amélioration. L’inflation impacte directement le coût de la vie et le pouvoir d’achat des ménages Marocains, entraînant ainsi un surenchérissement des prix, qui affecte particulièrement les produits de première nécessité, notamment dans le secteur alimentaire, et rend la gestion des dépenses quotidiennes plus embarrassante  pour de nombreux foyers Marocains.

Aussi, 51% anticipent une nouvelle dégradation dans l’année à venir, présage que les perspectives économiques restent largement obscurcies.

En outre, les inquiétudes concernent le marché de l’emploi où plus de la moitié des ménages (57,2%) s’attendent à une hausse du chômage dans les douze prochains mois. Si cette perception est moins pessimiste qu’il y a un an, elle s’est néanmoins dégradée par rapport au premier trimestre 2026, confirmant un regain d’incertitude sur les perspectives économiques.

Dans ce contexte, la consommation reste sous pression : 65,3% des ménages Marocains considèrent que la période n’est pas propice à l’achat de biens durables. Cet indicateur affiche toutefois une légère amélioration, aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport à la même période de l’année dernière, laissant entrevoir une timide amélioration du sentiment de consommation.

La situation financière des ménages demeure, elle aussi, vulnérable où seuls 2,6% déclarent pouvoir épargner une partie de leurs revenus, tandis que 38,7% indiquent devoir s’endetter ou puiser dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses et boucler la fin du mois. Plus de quatre ménages sur dix estiment que leur situation financière s’est détériorée au cours des douze derniers mois. En revanche, les anticipations économiques pour les douze mois à venir apparaissent quasiment à l’équilibre, signe que les ménages ne prévoient pas d’amélioration significative, mais n’anticipent pas non plus une forte aggravation.

En sus, le département de Chakib Benmoussa met en évidence la persistance des inquiétudes et des soucis liés au coût de la vie. Les ménages restent très pessimistes quant à leur capacité future à épargner, tandis que la perception de la hausse des prix alimentaires demeure extrêmement négative. Le solde d’opinion sur l’évolution passée des prix des produits alimentaires atteint ainsi -97 points, illustrant le fardeau durable de l’inflation alimentaire dans le ressenti des consommateurs. En revanche, les anticipations concernant l’évolution future des prix s’améliorent légèrement par rapport aux trimestres précédents.

Au final, le moral des ménages reste fortement affecté par les préoccupations liées au pouvoir d’achat, au niveau de vie et à l’emploi, confirmant que la confiance des consommateurs demeure fragile.   Ce qui nous invite à se poser, in fine, l’apostrophe du rôle des politiques publiques et leurs répercussions sur le bien être du citoyen Marocain !

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