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27 ans de règne, 27 années au service de la prospérité de l’Afrique

by Mustapha Maghriti

L’histoire retient que le Maroc a mené indivisiblement avec l’Afrique la lutte pour l’Indépendance : L’un des moments forts de ce combat a été l’immuable conférence de Casablanca de 1961 initiée par Feu Mohammed5. Un an avant, Mohammed5, se rapprocha de certains porte-drapeaux de l’Afrique, comme le Congolais Patrice Lumumba, le Malien Modibo Kéita, le Guinéen Ahmed Sékou Touré. Feu Mohammed5 convia ces protagonistes Africains à s’unir contre la puissance coloniale.

Plus d’un demi-siècle après, son petit fils, le Roi Mohammed6 exhuma l’histoire à travers sa tournée en Février 2014 en Afrique qui cristallisa l’engagement pour une Afrique vénérable, digne et forte. On s’en souvient, Mali, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry et Gabon étaient  les 4 escales de la tournée royale Africaine.   

C’est par Bamako que le Souverain Marocain ouvrit le bal de son périple Africain avec le paraphe de plusieurs accords économiques attestant de l’ampleur du potentiel de coopération et de l’ambition de Rabat à ancrer ces relations avec les contrées Africaines.

En côte d’ivoire, seconde phase de la diplomatie Royale, le Souverain Marocain discourut  une rhétorique historique à maints égards :

– Primo, le Souverain Marocain sort l’Afrique de la dimension passéiste pour la loger sur la voie Royale de l’avenir.

– Secundo, c’est une apothéose porteuse d’une nouvelle vision de coopération du sud   Win/Win.

– Tertio, c’est un apogée révélateur d’une nouvelle approche multidimensionnelle de développement qui veut métamorphoser l’Afrique, coutumièrement passive en acteur dynamique de la géopolitique économique mondiale.

On s’en souvient en 2014, dans sa plaidoirie royale, le Souverain Marocain n’a pas manqué de dire les 4 vérités aux Africains : l’Afrique ne doit pas rester otage de son passé, ni sclérosée à ses problèmes politiques, économiques et sociaux et si le 20éme siècle a été celui de l’émancipation des Etats Africains, ce siècle devrait être celui de la consécration des peuples Africains contre les affres de la pauvreté, de l’exclusion et du sous-développement.

Outre la portée politique de l’apologie royale, c’est la place assignée au développement économique et plus singulièrement au co-développement : Nombre d’entreprises ont fait crédit à l’Afrique ; N’était-ce les sensationnelles percées réalisées par les promoteurs Marocains en site Africain dans les secteurs des télécoms, des banques, des assurances, de l’immobilier et du BTP.

A cet égard, on ne manqua pas de souligner la vision optimiste du Roi Mohammed6 sur l’Afrique : Là où les occidentaux ne voient que la moitié vide du verre qui est le risque et l’instabilité, le Souverain Marocain voit au contraire la partie pleine du verre qui est l’opportunité économique. Cet optimisme Béa sur l’Afrique et cet engagement économique enclenchera une dynamique macro-économique vertueuse porteuse d’investissement, de production et de croissance économique.

En Guinée Conakry, l’odyssée Africaine du Souverain Marocain a été scellée par la signature  de plusieurs accords de coopération accordant une attention particulière au capital humain. A cet égard, le génie du Souverain Marocain sait que l’investissement dans le capital humain est l’un des meilleurs moyens de barrer la voie aux tendances de radicalisation extrémiste en Afrique et tarit les sources dans lesquelles s’abreuve l’islamisme radical. Sur ce registre, Feu Hassan II, en Mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que  » L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ».

Au Gabon, le Souverain Marocain  signa à Libreville une vingtaine d’accords de coopération, ainsi que par le paraphe d’un partenariat stratégique dans le domaine des engrais : Cette coentreprise de dimension stratégique a pour ambition de consolider la sécurité alimentaire en Afrique. Aussi, ce méga projet a pour vocation d’exhiber l’expression d’un authentique leadership dans le domaine de la valorisation agricole sur un continent où plus de 80% des terres agricoles sont inexploitées et vise en sus à valoriser le potentiel agricole au profit du développement durable de l’Afrique.

Le Souverain Marocain veut surtout croire en la capacité du continent Africain à se positionner sur l’échiquier international par :

– Une offre commerciale additive qui reste en deçà des 2 %,

– Une overdose d’investissements lourds, productifs et porteurs de croissance et placer le Maroc en position de trait d’union entre l’Europe et l’Amérique d’une part, et le continent Africain d’autre part

Le Souverain Marocain reprendra ses tournées en Afrique en se rendant le 19 Octobre 2016 à Kigali, capitale Rwandaise, puis à Dar Es-Salam en Tanzanie, écourtée à cause de la tenue de la COP22 dont l’une des étapes phares est le Sommet Maroc-Afrique présidé par le Souverain Marocain à Marrakech qui a réuni une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que des partenaires internationaux. Un geste Royal à teneur politique d’autant plus forte qu’il replace l’Afrique au cœur des enjeux stratégiques internationaux, conformément à l’intérêt que le Roi Mohammed VI n’a eu de cesse d’attacher à ce continent.

Un intérêt qui n’a d’égal que cette forte détermination Royale à développer, renforcer et diversifier ses partenariats avec les pays africains frères. Le Souverain Mohammed VI, aussitôt après la clôture de ce sommet planétaire sur les changements climatiques (COP22), reprit son périple dans la Corne de l’Afrique, en Ethiopie où le souverain a présidé le lancement d’un projet de construction d’une plateforme industrielle de production d’engrais qui permettra à l’Ethiopie de devenir autosuffisante à l’horizon 2025.

Par la suite, le Roi Mohammed VI entreprit le 19 novembre 2016 une visite historique à Madagascar. Un périple malgache qui, au-delà de sa portée socio-économique, garde une symbolique d’autant plus forte que Madagascar avait été la terre d’exil pour les défunts rois Mohammed V et Hassan II.

Après cette projection en Afrique de l’Est, le souverain entama début décembre 2016 une première visite historique dans la République du Nigeria couronnée par la mise en chantier d’une plateforme industrielle de production d’engrais et le lancement d’un méga-projet de gazoduc.

On se rappelle de Bob Marley, une légende qui se battait pour la cause Africaine par ses rimes et syllabes du  Reggae n’a-t-il pas dit que « Il faut plus que des idées pour changer l’Afrique, il faut quelqu’un pour les porter », voici le Roi Mohammed6 porte ces idées en gageant sur l’Afrique, en tablant sur son développement, en pariant sur l’aspiration démocratique du peuple Africain et en misant sur le succès d’une vision qui transcende le conjoncturel et le mercantile pour s’intéresser au structurel, au fondamental avec comme trame de fond l’Homme Africain.

Via cette odyssée royale, le Souverain Marocain inhume la conception restrictive et figée de la coopération Africaine étayée pour l’essentiel sur les relations diplomatiques changeant au gré des aléas politiques et certifie majestueusement au Monde que le Maroc est le protagoniste de la coopération intercontinentale Win-Win.

Pour réussir cette dynamique régionale enclenché par le Souverain Marocain, le secteur privé Marocain est interpelé à s’inscrire dans la nouvelle mouture de coopération entre Rabat et ses voisins africains que le Roi Mohammed6 a balisée, car il nous semble que le secteur privé Marocain se cantonne encore à jouer le rôle de bénéficiaire des actions de la diplomatie étatique. Certes, il participe aux délégations officielles et aux commissions mixtes, mais son rôle se confine à l’accompagnement de l’action de l’État. C’est pourquoi il est difficile de parler d’une diplomatie privée indépendante de la diplomatie officielle. C’est toute la différence avec le secteur privé Turc qui est devenu un leader incontournable de rapprochement diplomatique avec les pays de l’Afrique : Les tigres anatoliens ne représentent-ils pas une nouvelle classe d’entrepreneurs qui exercent de plus en plus d’influence dans le processus de prises de décision entre Ankara et les pays Africains ? 

Avec cette virtuosité royale, le Souverain Marocain écrit en eau d’or dans les annales de l’histoire que le 21éme siècle sera celui de l’Afrique et qu’il est prédisposé à devenir la motrice de l’économie mondiale.

Si le défunt président et poète Africain Léopold Sédar Senghor narrerait que « Vous êtes les témoins de l’Afrique immortelle, vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain », le Souverain Mohammed VI invite la communauté internationale à imaginer ce que serait le continent Africain ôté de ses fardeaux à travers son épique allocution prononcée à Abidjan dans le Forum  Economique Maroco-Ivoirien « J’invite chacun de vous à imaginer ce que serait, alors, notre continent Africain, libéré de ses pesanteurs » ce qui m’incite, en guise de conclusion à ressusciter une célèbre phrase du Père de l’unité Africaine des peuples Marcus Garvey « Soyez autant fiers de votre race aujourd’hui que l’étaient vos pères dans le passé. Nous avons une histoire magnifique, et nous allons en créer une autre dans l’avenir qui étonnera le monde »

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