Home Non classé Avulsion et Évulsion du dogme de la haine : Une préfiguration inéluctable contre le terrorisme

Avulsion et Évulsion du dogme de la haine : Une préfiguration inéluctable contre le terrorisme

by Mustapha Maghriti

Lundi 17 Décembre 2018, je suis entré sur mon compte Facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par la tragédie barbare et cruelle d’Imlil de deux innocentes vikings partagée par moult internautes issus de plusieurs villes du Royaume dénonçant le comportement fanatique, téméraire expriment avec force leur émotion unanime, leur choc ainsi que leur indignation sincère et spontanée au regard de meurtre abject. 
En l’espace d’un très laps instant, j’ai cru connaitre Maren Ueland et Louisa Vesterager Jespersen, si très loin de nous, mais pourtant si proches depuis qu’un Royaume musulman uni dans son ensemble versant des larmes chaudes sur la fratricide de deux candides scandinaves, dont le sang a été redoutablement humecté sur notre pâturage. 
Puis, au même moment, en visionnant le fil d’actualité sur les réseaux sociaux, subitement, mes yeux tombent sur les portraits satanés et démoniaques de ces faneurs de souffle, de ces prédateurs qui s’attaquent en pleine étoile à des « pâtures » coquebins et chastes, livrées à elles-mêmes. 
La disparate entre les photos des deux martyres et celles de leurs sanguinaires est très irréfragables : Les images de Maren et Louisa diffusent la jubilation et la hilarité, paradoxalement aux photos des maîtres du ce crime issus de la même génération que leurs victimes, dégagent l’intolérance, la misanthropie et le sectarisme. Ce sont deux fatalités antinomiques, deux itinéraires diamétralement antagonistes et qui se sont inopportunément hybridés, en cette contrée enclavée des montagnes de l’Atlas. 

D’emblée, nous pensons que la guerre contre le terrorisme est un Must, mais qu’elle reste miteuse. En sus, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente qui est celle de l’éradication des idéologies de la haine. C’est un travail de longue haleine qui concerne toutes les sociétés de la planète. Inopportunément et malencontreusement, dans les pays occidentaux, ce sont les projets d’écluse et d’introversion, qui l’emportent. L’islam est peu ou prou anathématisé en tant que religion. 
La laïcité est étalée comme une arme de guerre contre cette foi, alors qu’elle est censée la mithridatiser au même titre que les autres dogmes et credo. Ces impénitences musèlent les débats salvateurs qui sont relatifs à l’exclusion économique et sociale. Le terrorisme s’exacerbe dans la réverbération de la messe de l’abrutissement, il se nourrit dans les gadoues de la lassitude et du démolissage. 
Nous pâtissons depuis des décennies ce discours sectaire et stoïcien, qu’une minuscule minorité de Marocains a choisi de faire sien. Si les cerveaux du drame d’Imlil sont marocains, leur « didacticiel » ne l’est pas et leur processeur non plus. Leur obédience à Daech en est la meilleure pièce à conviction. 
Avouons-le, L’ignorance a distillé des effets pervers dont le plus préjudiciable est la radicalisation religieuse. Celle-ci n’est pas une quête spirituelle, mais une grotte identitaire contre la nation mère, incriminé de tous les dommages collatéraux. Ce sont des jeunes qui sont nés, élevés au Maroc qui commettent cette fois-ci ces misanthropies. L’aberration serait de mettre ces déconvenues sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, malheureusement, plusieurs discours laissent entendre. 

La mappemonde arabo-musulmane a un mandat pesant à jouer. Avant les armes et les fusils, il y a des idéologies à neutraliser, avant les fusils, il y a des cultes à désamorcer. 
Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans tous les pays musulmans n’est pas indemne de toute réprobation. Chez certains, elle saupoudre maladroitement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut ostraciser la Salafiya Jihadia et son obsession criminelle. 
Le combat contre le cataclysme du terrorisme doit être absolument global et international. La coopération existe mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension, ont plutôt exacerbé le phénomène jihadiste. Notre malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que Dieu n’a guidé personne d’autre qu’eux pour paraphraser Ibn Sina (Avicenne). 
La Communauté internationale doit s’agglutiner à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’exempter que d’autres Etats ne se contorsionnèrent. Mais, il appartient tout un chacun de nous d’apporter son écot par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien. 
Le meurtre de ces deux innocentes Vikings sur notre terre est un dénonciateur de l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire. 
De ce fait, l’humanité devra mettre un terme à la guerre, à défaut, la guerre mettra un terme à l’humanité pour reprendre John Kennedy 

L’altruisme, la clémence, la magnanimité, la tolérance, le consentement sont les alexipharmaques dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise de conclusion, de décider d’opter pour l’amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King

You may also like

Leave a Comment