• Accueil
  • À propos
  • Biographie
  • Mes Chroniques
  • Ephéméride
  • Revue de presse
  • Documents Universitaires
  • Mes Publications
Mustapha Maghriti
Non classé

Victoire du Maroc au Qatar 2022: Preuve et Gage que l’Union Arabe, Maghrébine et Africaine est toujours possible

by Mustapha Maghriti 28 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous Musulman, Arabe et Maghrébin n’a pas suivi avec euphorie la bataille des Lions d’Atlas décrochant majestueusement la 4éme place de la Coupe du Monde Qatar 2022 en détrônant des équipes favorites pour remporter la Coupe du Monde tel que la Belgique, l’Espagne ou le Portugal ? Transcendons la dimension sportive et focalisons nous sur la dimension politique pour invoquer un secret de polichinelle que le football est devenu un vecteur allégorique ayant une dimension politique persuasive. 

Après la qualification du Maroc au carrée magique du quart de Final, plusieurs médias Arabes, Islamiques, Maghrébins, Africains et même internationaux ont salué le jeu des Lions de l’Atlas pour leur exploit  durant la Coupe du Monde Qatar 2022.
Partout dans le monde, le football est un rétroviseur et réflecteur de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions devenir. Il est tout aussi un jeu comme la politique d’ailleurs.  Parlons, à cet égard, de jeu et surtout d’enjeu politique.

On l’a vu à la TV Marocain et bien que le petit écran Algérien a zappé à maintes reprises les exploits des Lions de l’Atlas  le public Algérien qui, tout au long des compétitions des Lions Atlas a prié à chaque match des Lions de l’Atlas. Une Algérie qui a su exprimer sur les slogans irréprochable, ainsi que les positions les plus légitimes pour dire à une camarilla de généraux militaires affairistes qu’il était temps d’étancher la corruption et la rente et d’écouter la fulmination et le cœur battant de la république populaire Algérienne. 

Marocains, Tunisiens, Mauritaniens, Libyens, Egyptiens, Indonésiens ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas : De Jakarta à Kuala Lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à Beyrouth , de Doha à Abidjan, de Amman à RAMALLAH , de Tripoli à Dakar, ou de Dubaï à Riyad ne se sont-ils pas associés au peuple Marocain pour solenniser cette prouesse sportive ? Cette consonance et cette symphonie sociale autour de la victoire Marocaine n’est-elle pas révélatrice à combien existe l’amour et l’attachement de l’Unicité Musulmane, Arabe, Maghrébine et Africaine ? Ne faut-il pas joindre l’utilité à l’agréable pour que cette jubilation sportive commune devienne une réalité politique et économique ?

Elle exprime avec vigueur l’impérieuse nécessité d’agir pour la levée de tous les obstacles à l’échange entre les pays de la région, d’aller vers un marché unifié porteur d’une dynamique vertueuse, créateur d’opportunités d’investissements pour les entreprises de la région ou du reste du monde.

Ainsi, les richesses économiques naturelles ne peuvent plus être un écueil pour cette Union Arabe, Maghrébine et Africaine. A titre illustratif, avec le Nigéria qui possède les plus grandes réserves de gaz d’Afrique avec environ 200 billions de pieds cubes, dont la plupart sont inexploitées ou réinjectées dans des puits de pétrole, l’ambitieux projet  du gazoduc Nigéria-Maroc qui s’achemine sur 5600 kilomètres le long des de l’Afrique de l’Ouest, à partir du Nigeria, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et Mauritanie avant d’arriver au Maroc.et qui devrait fournir du gaz à 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , et permettrait même d’en expédier vers l’Espagne et le reste de l’Europe

Avec le triomphe du Maroc  lors de ce palmarès au Qatar 2022, quand on écoute le boulevard des supporters des Lions d’Atlas d’Alger, ces derniers souhaitent que cette union sportive se transsubstantie en Euphorique politique où on appréhendera comment le cercle vicieux surfera vers un cercle vertueux de la démocratie de la richesse Arabe, Maghrébine et Africaine,

Toujours avec le projet  du Gazoduc Nigéria-Maroc, le Nigéria a tout l’espoir de voir que ces richesses naturelles serviront un continent Africain disposant d’une jeunesse dynamique et responsable ayant une prédisposition à la modernité, à la dignité et à une quête d’Union avec les autres pays de l’Afrique. 
Translatons cette prouesse sportive sur les rails politiques : En se cantonnant à la dimension Maghrébine, après cette vaillance sportive du Maroc, les responsables politiques des cinq pays ne devront-ils pas remettre sur le devant de l’actualité le dossier somnolent de la refondation d’une Union bétonnée, et durable dans le temps répondant aux ambitions des 5 pays Maghrébins ? Une cohésion  Maghrébine impérissable, s’articulant sur des aspirations pragmatiques avec un agenda précis qui ne doit rien à voir avec l’UMA, créée le 17 Février 1989, élaborée à la hâte sans réelle préparation, ni prise en considération des facteurs endogènes de chaque pays. 

Le Maghreb a besoin de se bâtir en forteresse blindée au regard de l’Europe, aux maints défis de la globalisation et aux intimidations et pressions climatiques. Toutes les justesses (économiques, politiques, sociales, géopolitiques……etc.) revendiquent cette Union Maghrébine. Une telle intégration économique pourrait secréter  à plus ou moins long terme, un corollaire consistant sur la dynamique économique régionale pour au moins deux raisons :

– Primo, tout d’abord, il y a des impacts d’économies d’échelle et de concurrence qui rendraient la région plus attrayante pour l’investissement régional et étranger.

– Secundo, l’intégration Maghrébine constituerait un Hub logistique qui réduirait les effets dits de « Hub-and-Spoke » à même de d’optimiser les flux de transport des entreprises et de réduire ses coûts de distribution entre l’Union Européenne et le Maghreb.

En outre, le gain issu de l’intégration sera plus perceptible et fructueux si le progrès vers un marché commun intégré est appuyé par de grands projets d’infrastructures fédérateurs (transport, eau, énergie…) et des projets communs entre entreprises privées Maghrébines.  

Avouons-le  dans cette chronique : Nos différences et nos différents sont anodins et peuvent être agonisés et succombés dans une Union suprême, souveraine et mûrement réfléchie. 

Les estimations du coût du non-Maghreb foisonnent. Les recherches universitaires et les travaux des organismes régionaux ou internationaux prolifèrent dans la mesure et l’évaluation  de ce coût :

Selon le Secrétariat de l’UMA, le blocage du processus d’intégration maghrébine coûtait, à chaque pays de la région, 2% de son taux de croissance annuel. De son côté, la Commission Economique de l’Afrique considère que l’existence d’une Union Maghrébine ferait gagner aux cinq pays l’équivalent de 5% de leurs PIB cumulés. Pour sa part, la Banque Mondiale estime qu’une intégration maghrébine plus approfondie (qui prend en compte la libéralisation des services et les réformes du climat de l’investissement) ferait croître le PIB réel par habitant sur une dizaine d’années entre 24% et 34%, selon les pays.

Face à ce coût du non-Maghreb qui se décline selon des partitions différentes ( Energie, banques, transports, agroalimentaire, éducation, culture ou tourisme), le Maghreb, vaste ensemble de plus de 90 millions d’habitants, riche en pétrole, en gaz, en eau, est à la fois l’ensemble géopolitique le plus homogène sur le plan linguistique, religieux et culturel, et le moins intégré sur le plan économique qui équivaut à 1,3 % de leurs échanges extérieurs, le taux régional le plus bas du monde et envers aux agglomérats commerciaux régionaux (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, AELE..) qui se sont forgés pour répliquer à la mondialisation, le Maghreb, l’Afrique et les pays Arabes ont impérieusement besoin de cette Union.

Ce projet d’intégration Maghrébine a besoin d’un leadership politique pour l’aiguiller et le perpétuer, d’une responsabilité politique qui affirme la volonté de céder un certain degré de souveraineté dans la quête du bien général. Comme il a besoin d’institutions de coordination rénovées et d’instances de délégation de pouvoir. A défaut,  la représentation des intérêts Maghrébins restera sclérosée au niveau national et le Maghreb se fragmenterait en entités protectionnistes hostiles et  apparaîtrait comme un espace économique et politique poreux livré aux incertitudes et aux instabilités les plus vulnérables

D’où l’importance d’agir par une volonté politique sur les facteurs qui déstructurent l’avenir maghrébin et dessiner ainsi des chemins praticables pour une union maghrébine solide, dotée d’instruments aptes à construire un Maghreb solide.

Dans ce contexte, le Maroc était guidé par une réelle volonté de contribuer, avec ses partenaires Maghrébins, à reconstruire l’unité Arabe, en amorçant l’assainissement des relations maghrébines, et en s’engageant dans une nouvelle ère, qui serait plus positive pour la nation arabe tout entière. A partir de ces considérations, aussi nobles que morales, le Souverain Marocain  a fait de l’unité Maghrébine une option stratégique de sa politique extérieure. C’est dans cet esprit que le Souverain avait pris, en 2004 et en 2005, de nombreuses initiatives en faveur de la normalisation de ses relations avec l’Algérie et de la relance effective de la construction maghrébine.

Le Sultan Marocain a eu toujours le cœur sur la main où durant ces années de règne, le Souverain Marocain a développé à l’égard des Algériens la politique de la main tendue et de la réconciliation. Le Sultan Marocain, dans l’éloge du Trône du 30 Juillet 2019, n’a-t-il pas réaffirmé sa position et son engagement gracieux et digne à garder la main tendue en direction de nos confrères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères ? 
S’il lui arrivait de stigmatiser de front l’obnubilant politique d’agressivité menée par le régime Algérien à l’encontre du Maroc et de son intégrité territoriale, il parle licitement du manque à gagner pour les populations du Maghreb engendré par cette discorde Marocco-Algérienne sur le Sahara Marocain. 

Les Marocains formulent l’espoir que cela puisse ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux peuples, Algériens et Marocains : La dernière illustration en date de cette proximité remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, organisée dans le pays des Pharaons, au cours de laquelle le Souverain Marocain et le peuple du Maroc, dans une vivacité spontanée et sincère, ont proféré leur compassion et leur épaulement zélateurs à la sélection Algérienne. On s’en souvient, les Marocains se sont joints au peuple Algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur. 

Cette foi profonde dans la communion de destin, étayée sur une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec  détermination, espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples Maghrébins, Arabes et Africains. 
Somme toute, la festivité exprimée avec ferveur, ferveur et vénération par des millions de Maghrébins, Arabes et Africains après l’apothéose de l’équipe Marocaine par les Lions d’Atlas est une gage et pièce à conviction que cette Union Maghrébine, Arabe et Africaine est toujours possible.

28 décembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Quand le Foot Marocain transmet des valeurs aux Quatre coins du Monde

by Mustapha Maghriti 22 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Au terme d’un suspens Hitchcockien d’une finale mythique et légendaire, le pays du Tango et Lionel Messi sont les apôtres de la Coupe du Monde (Edition Qatar 2022 ).  Certes, nous ne pouvions rêver d’un meilleur épilogue pour ce podium Mondial sans nul autre pareil. Un match de légende, une finale de légende, un joueur de légende, une organisation de légende et surtout une équipe Marocaine Walid Regragui de légende !

Le store se clore sur un périple footballistique sans égal. Une Coupe du Monde qui sera lithographiée à jamais dans les anales de l’Histoire, grâce à ce dénouement mythique, mais aussi à travers les prouesses féeriques des Lions de l’Atlas, entraînés par un Coach hors-classe et un Staff exceptionnel.

30 Jours durant lequel les Lions de l’Atlas ont attesté aux quatre coins du Monde qu’avec force sueur , dévouement, et de pétulance, il était plus possible qu’une ethnie Musulmane, Arabe et Africaine d’arriver au carré magique des 4 meilleurs équipes en Coupe du Monde.

30 Jours durant lequel les Lions d’Atlas ont réussi chevaleresquement à briser le plafond de glace et ont eu voix au chapitre tout en prouvant que l’excellence peut être universelle, les lions d’Atlas ont attesté que l’éminence n’est pas l’apange de l’Europe ou de l’Amérique Latine.

30 Jours, les lions d’Atlas ont écrit un nouveau chapitre du Maroc qui transcende le volet footballistique pour  passer des messages nobles, à travers le ballon Rond, les valeurs qui cimentent notre identité telles que  la reconnaissance et la prosternation à DIEU,  النية  ( la Foi) ,  رضات الوالدين ( la bénediction des parents).

30 Jours durant lequel notre drapeau a été bravement hissé très Haut dans le Monde entier. Avec ces valeurs seigneuriales qui ont touché le cœur et l’âme de toute la planète,  le Monde Arabo-Musulman et non Musulman  soutint notre équipe nationale et même s’identifier à nos couleurs.

De Jakarta à Kuala lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à New York , de Doha à Abidjan, de Amman à Bruxelles , de Tripoli à Dakar, ou de Dubai à Riyad ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas.

30 Jours où le Maroc a fait rêver des Milliers et des Millions d’enfants, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, qui peuvent aujourd’hui s’identifier  et s’imaginer en Ziyech, Bounou, Hakimi, Ounahi et comme ils s’imaginent en Messi, Neymar, Cristiano et Mbappé, mais avec cette fois l’édition Qatar 2022, la possibilité de s’identifier hautement à leurs idoles, parce que Marocaines, Arabes, Amazighes Musulmanes et Africaines.  

30 Jours où le Maroc et ses Lions ont gagné les cœurs et ont groupé, à travers la planète, moult communautés supposées différentes, voire incompatibles, mais toutefois ont constitué, le temps de ce Poduim Mondial, cette même et unique Communauté de destin, s’unissant au gré des prouesses et des exploits de nos Lions d’Atlas.

30 Jours, enfin, où le Maroc, accompagné par les palmes d’autres pays Africains et arabes au premier tour ( à l’instar de la Victoire de l’Arabie Saoudite contre l’Argentine détenteur de cette coupe du Monde ou la Tunisie contre La France classée deuxième place), aura irrémissiblement néantisé et détruit le complexe d’infériorité, supposé mais inconscient et latent, des équipes qualifiées  à chaque Coupe du Monde.

Il existe un dicton, très cher à Gianni Infantino président de la FIFA et avant lui Blater, qui veut que chaque Coupe du Monde soit « la meilleure de tous les temps » en attendant la prochaine. Pour nous Marocains et Lions Atlas, elle l’est indubitablement, en attendant la prochaine Inchallah. Avec cette édition Qatar 2022, nous sommes et nous resterons, à jamais les premiers en Afrique comme c’était le cas au Mexique en 1986.

Cette épopée légendaire des Lions de l’Atlas aura été majestueuse par le fait que cette Coupe du Monde Qatar 2022 se tint dans un pays Arabe et Musulman où , dans cette chronique, nous rendons hommage au Qatar pour l’organisation inédite de cette Coupe du Monde 2022 et aussi au Team Abdellatif Hammouchi pour le côté sécuritaire.

En outre, avec l’accueil et la fête Royale et majestueuse aux Lions d’Atlas,  le Souverain Marocain avant tout, plus la Moudwana, plus que la fête des Mères, a consacré la la Mère Marocaine.

Avec le Succès inouï  des Lions d’Atlas dans cette édition Qatar 2022, nous aurons tous,  pour l’éternité, des centaines d’images, de souvenirs et d’émotions qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

In fine, Je suis persuadé qu’en sus du Football Marocain, dans d’autres domaines le Maroc excellera : Il y aura au Maroc un avant et après Coupe du Monde 2022 où je gage que cette demi-finale mythique n’est pas un aboutissement, elle est un commencement !

Comme l’a bien dit très pertinemment Walid Regragui à l’ensemble des Joueurs pour attiser leur appétit pour d’autres performances : Pour étinceler à l’échelon mondial, il faut d’abord briller au niveau continental. Les prochaines échéances sont multiples : Le Chan 2023, la Coupe du Monde des Clubs au Maroc, les compétions continentales de Clubs, la CAN U23, la Coupe du Monde féminine et la CAN en Côte d’Ivoire.

Ndirrou Nyya !!!

22 décembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Le Monde est Foo……t ou la leçon d’un Made in Morocco

by Mustapha Maghriti 15 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

A côté de sa fameuse rime éternelle  » Le  monde est Fou » Julio Iglesias aurait chanté « Le Monde est Foo……t », le monde est beau avec les prouesses réalisées par les Lions de l’Atlas

En effet, avec les prestations sans égal du lions de Walid Regragui, les Marocains et même les pays Arabes ont mis de côté leurs bouderies. On a oublié les chicanerie de la monotonie du Jour au Jour. Aussi, avec l’arrivée des Lions d’Atlas au quart du Final, on a délaissé l’inflation et la cherté qui érode le pouvoir d’achat et consume le portefeuille des Marocains. On a déguerpi le cauchemar du coronavirus qui continue insidieusement d’attaquer. Avec l’exploit du Maroc au Qatar 2022, on a dédaigné nos mauvaise-passes et nos tribulations. Grosso modo, on a tout ou presque déserté, dans la béatitude collective surgie de consécrations successives du fabuleux Team de Walid Regragui. Le Maroc est devenu célèbre et sur les langues de toute la planète. C’est fou comme le foot peut changer la face d’un pays… en quelques minutes et quelques heures.

Mardi dernier, le Maroc est devenu une écluse de décompactage après du succès historique des Lions de Walid Regragui contre l’Espagne, à l’issue des séances de tirs au but. Pour la première fois de son histoire, un pays Arabe, le Maroc en l’occurrence accède à un quart de finale d’une Coupe du monde. Aussi, Youssef En-Nesyri en sautant à plus de 2,78 m a inscrit le but historique qui a permis au Maroc d’atomiser et d’ atterrer le Portugal de de Cristiano Ronaldo.

Pour la première fois, un pays Arabe, un pays Musulman, un pays Africain figure parmi le carré magique du demi Final et figure parmi les 4 meilleurs pays d’un Mondial. Pour la première fois, la La Fédération royale Marocaine de Football FRMF de Fouzi Lekjaa mise sur un entraîneur National qui, avec un timing serré et en seulement 2 Mois, Walid emmène son pays à ce niveau de la compétition mondiale.

On peut comprendre que les Marocains aient fait la fête très tard la nuit du Samedi qui nous fait revivre  » la Fiévre de Samedi Soir » ou « A Saturday a Night Fever ». Et l’on comprend tout à fait que le Souverain Marocain, que l’on a aperçu dans sa voiture, ait communié avec le peuple Marocain, drapeau national à la main.

Loin là-bas, au Qatar 2022 à Doha , le Team Walid  ont fait plonger plus de 37 Millions de Marocains dans un émotion extatique. Forcément, dans le Royaume, la nuit du Samedi fut longue.

Oui, le foot peut être fou ! Faut-il rappeler qu’en 2018, le Maroc n’a pas réussi à s’extirper des phases de poule, malgré de bonnes prestations et un nul arraché in extremis par les Espagnols, durant les arrêts de jeu (2-2). Le vent a donc tourné. Ici au Maroc , des larmes de joie. Là-bas, des larmes de déception. C’est la plus belle coupe du monde, on y parle de DIEU, de fraternité, de NIYA et pour la 1er fois de l’histoire, les Mamans sont à l’honneur : Un commentateur allemand a parlé des scènes des joueurs marocains étreignant et embrassant leurs parents et des prières de groupe après chaque match.
Il a dit:
 » Nous ne voyons plus les liens familiaux intimes dans nos sociétés occidentales. Le concept de famille s’estompe, et on ne peut que voir les joueurs embrasser leurs mannequins et leurs petites amies pendant que leurs parents sont laissés dans des maisons de retraite.

Le soutien moral de la famille a joué un grand rôle dans les victoires du Maroc ; derrière ces victoires successives, il y a la bénédiction des Mamans, des épouses, de la sœur. Nietzsche n’a -t-il pas dit que le Bonheur est une Femme !!

A côté du soutien des pays arabes, islamiques, des africains, l’appui d’autres ethnies ont scruté cette coupe : L’ex-entraîneur du Maroc Hervé Renard s’est confié sur  les ondes de RMC : Je suis français, je suis né en France, j’ai un passeport français  mais, demain, je suis désolé je supporterai l’équipe du Maroc, parce que ce pays m’a marqué, les gens m’ont apporté de l’amour à un point que vous ne pouvez même pas imaginer.

Aussi Samuel Eto’o a bien  dit qu’on doit supporter car le Maroc est un modèle de changement de mentalités défaitistes vers des mentalités de victoire. Oui, oui, Samuel Eto’o a raison : depuis notre tendre enfance, on nous a programmé à considérer que le palmarès et le Podium , est l’apanage des autres : Europe ( Allemagne, France, Espagne…. ou Asie : Brésil et Argentine. Et on a même l’impression, voir la conviction, que nous avons tous été des acolytes et auxiliaires de cette mauvaise « Programmation-Neuro-Linguistique » de nos joueurs, quoi que, pour Walid Regragui, je pense que sa personnalité, ses traits de caractère et ses ambitions, légitimes, l’immunisent contre de telles « contagions ». Les ferveurs de joie populaire Marocaine, autant c’était spontané, légitime et indispensable, autant il me semble que nous n’avons pas rendu service à notre équipe.

L’hilarité et la jubilation hystérique programmera « inconsciemment » nos joueurs pour chercher à aller de l’avant puisque pour le vétéran Walid Regragui on ne doit jamais nous faire coller que se qualifier aux quarts de finale était déjà un exploit historique et « exceptionnel ».

Pour Walid l’appétit vient toujours en mangeant et lui et l’équipe ont toujours Faim Et qui dit exceptionnel, penserait « anormal » sans le dire !
Malgré notre défaite hier face à la France, l’appétit viendra toujours en mangeant pour d’autres exploits et pourquoi pas la Coupe d’Afrique dont on s’est privé depuis 1976.

Un grand bravo aux Lions de l’Atlas pour ce parcours incontestablement réussi. Être parmi les quatre meilleures équipes du monde n’est pas donné à n’importe quelle équipe. Le Maroc a ébloui un immense public, un made in Morocco a été découvert par des centaines de Millions de spectateurs. Cette équipe de Walid Regragui restera dans les annales du football Arabe et  Africain comme le premier porte drapeau de l’Afrique et du monde arabe dans cette compétition universelle. Merci à tous ceux qui nous ont fait rêver, joueurs.

Merci aux joueurs et à Walid Regragui de nous avoir fait vivre cette odyssée, d’avoir porté les espoirs de millions de personnes à travers le monde. Walid Regragui aura réussi à « changer les mentalités ». Le Maroc a ouvert la voie aux Africains, au Monde Arabe. Désormais il est permis d’y croire. Désormais, il faut y croire.

Bravo à la FIFA, à la Fédération Royale Marocaine de Football, à F Lakjaa et au Roi Mohammed VI et à l’Académie qui porte son nom qui a formé bon nombre de nos joueurs.

Bravo aussi à tous les « bâtisseurs » et anciens sélectionneurs comme Hervé Renard – que l’on n’oublie pas – qui ont apporté une pierre à l’édifice et participé à cet élan.

Bravo et merci au Qatar qui, malgré les critiques, l’hypocrisie et la jalousie de quelques-uns, aura fait preuve d’une incroyable hospitalité envers tous, et contribué, lui aussi, à changer les mentalités. Quoi qu’on en dise, il aura réussi à organiser l’une des plus belles et des plus grandioses coupes du monde de football de l’histoire.

Une coupe qui a sans doute rapproché les peuples et les nations plus qu’aucune autre et qui a permis de partager un peu l’écran avec les nations Arabo-Musulmanes.
On espère que le Maroc, grande Nation de football, pourra également accueillir cette coupe du monde car il le mérite.
Cette coupe nous rappelle aussi que notre continent et notre pays forge des talents. Retenons ces talents. Donnons leur tous les moyens dont ils ont besoin, que ce soit dans le sport ou ailleurs.
Sourions comme Bono, car ce n’est que le début !!!

Personnellement, je suis assouvi , satisfait et fier de la prestation sans égal de notre équipe. Proudly Morocco

Sirrrrrr, Sirrrrr, Sirrr pour d’autres prouesses, d’autres palmarès….

15 décembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

COP 27 entre une terre à sec, une planète qui brûle et tensions géopolitiques

by Mustapha Maghriti 24 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un truisme que l’humanité n’est plus agnostique à une planète qui brûle, une terre à sec avec les outrages qui oppriment la biosphère, l’agriculture et la santé humaine. Les immersions, les catastrophes naturelles, les cyclones en sont les meilleures illustrations.  

Cataclysmes, déluge, calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés à l’ombre, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes sombrant sous les eaux des pays comme le Pakistan qui a connu une des plus pires submersions de l’histoire qui ont affecté 33 Millions de personnes, causé la mort de plus 1 700 personnes, détruit des centaines de Milliers de maisons, endommagé des milliers de kilomètres de routes et des centaines de ponts à travers le pays et des feux laminant en cendres des pays entiers comme la Californie aux USA : L’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les feux qui ont dévoré la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battirent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont été brûlés. Aussi, Des flammes aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

Même le changement climatique n’a pas épargné notre patrie où en Juillet 2022, plusieurs hectares de forêt sont devenus des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …..

A ce titre, nul ne doute que la thématique récurrente de la chauffe climatique est dans tous les esprits parmi les participants à la 27éme session de la Conférence des Parties (COP 27) après un été marqué par des épisodes de chaleur extrême.

Sous cet angle, les Conférenciers de la fameuse COP, dont la 27ème édition s’est ouverte Lundi 7 Novembre 2022 à la station balnéaire Sharm el Sheikh en Égypte, ont eu la lourde responsabilité de faire le bilan des actions déjà actées et de tenter de trouver de nouveaux compromis à même de réduire l’impact sur la communauté internationale des changements climatiques.

S’il est indéniable que la grande apostrophe du Climat est désormais une onde de tempête de l’actualité mondiale, force est de constater que la capacité de mobilisation collective de tous les États du monde est fortement tributaire du contexte international : La crise économique aux corollaires financiers inédits qu’a provoqués la pandémie de la Covid-19, les dissensions et les représailles sur les échanges commerciaux, l’inflation qui détone et la guerre qui s’éternise en Ukraine, sont autant d’entorses conjoncturelles aux bonnes volontés liées à l’épineuse question du Climat.

S’y ajoutent les antinomies politiques existantes entre les pays ou les continents, les modèles de développement différents et la disjonction entre pays développés nantis aux économies suffisamment mûres pour prévoir une transition vers une écologie plus verte et philanthrope, et tous les autres pays démunis. Toutes les catastrophes naturelles qui se sont enchainées encore cette année, des feux ravageurs aux inondations, ne font toujours pas le poids au regard des autres réalités alarmantes précitées.

L’agenda de Charm el-Cheikh qui s’est déroulée dans le contexte Post- Covid 19 qui a duré deux semaines et qui a réuni près de 200 pays; conférence considérée comme la dernière chance pour sauver la planète, et qui s’est attaquée en priorité à la problématique de l’adaptation et le redoublement de la résilience de plus de 4 Milliards de personnes vivant dans les communautés les plus fragiles aux changements climatiques d’ici 2030 et qui se préoccupa aussi bien de savoir comment réduire les émissions de carbone que de faire face aux effets néfastes du changement climatique et présenter des plans concrets de limiter dans l’idéal à 1,5°C et pour réduire les gaz à effet de serre.

Alors que la plupart des pays de la planète peinent à réduire prodigieusement leur empreinte carbone, dans les pays du Sud, en général et en Afrique en particulier, continent qui représente moins de 4% du total mondial des émissions de carbone, le débat est différent :

Pour les pays Africains, la problématique n’est pas de savoir comment réduire les émissions de carbone, mais surtout comment financer les effets dévastateurs du changement climatique ce qui nécessite des mannes financières énormes que les pays Africains ne peuvent se permettre et ce, d’autant plus que les plus démunis d’entre eux (33 figurent parmi les 47 pays les moins avancés) s’embarrassent du fait qu’ils n’ont pas reçu aujourd’hui les fons  promis par les pays développés.  

A égard, une étude de l’ONU n’a-t-elle pas estimé, il y a quelques années, que l’Afrique subsaharienne aurait à elle seule besoin d’un financement d’environ 50 Milliards de dollars US par an pour l’acclimatement au changement climatique d’ici 2050.

A titre illustratif, l’Afrique du Sud, qui est fortement tributaire du charbon et qui est le 14 éme émetteur mondial de gaz à effet de serre, a clairement indiqué que son abandon du charbon est conditionnée aux financements des pays riches. De ce fait, le verre à moitié plein pourrait rester un verre à moitié vide, les pays  développés n’ayant toujours pas tenu leur ancienne promesse de mobiliser 100 Milliards de dollars par an à destination des pays en développement.

Ainsi, au regard des dommages climatiques affligés à l’Afrique, les infimes financements et la carence de l’appui technologique qui lui sont dévolus, confirment, de la manière la plus manifeste, le coma du système international qui chante en chorale, à chaque sommet climatique, la sérénade du changement climatique et du COP de la dernière chance.

Pire encore, la 27ème conférence des parties (COP) organisée par l’ONU s’est déroulée dans un contexte géopolitique où les considérations environnementales ont reculé devant les considération économiques c’est-à-dire dans un contexte compliqué de crise énergétique, de crise de sécurité alimentaire, de stress hydrique et le défi de la sécurité de l’eau , de crise économique et d’endettement, avec un multilatéralisme à l’arrêt.

la COP27 a clairement échoué à accélérer significativement la lutte globale contre le dérèglement climatique, faute d’accord sur les énergies fossiles, même après une prolongation des débats de trente-sept heures.

Avouons-le, dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid,  Glasgow et aujourd’hui de Charm el-Cheikh. Ces communions, en grande pompe, sonnent plutôt comme une cascade de promesses renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti à la hausse, pour atteindre en 2022 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Les quelques gages fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups pervs des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

En guise d’épilogue, la communauté internationale doit cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde.

A l’issue de la COP27, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies (ONU), a exprimé son regret que la conférence n’ait pas réussi à élaborer un plan de réduction drastique des émissions. Et réduction des des émissions une question à laquelle la COP27 n’a pas répondu». Après Charm El-Cheikh, c’est Dubaï qui accueillera, en novembre 2023, une COP28 qui pourrait encore ressembler à un cha-cha-cha : un pas en avant, un pas en arrière…

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009  » Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé . »

24 novembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

33 chandelles après sa Chute, une nostalgie pour le Mur de Berlin ?

by Mustapha Maghriti 22 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Je me souviens très bien quand j’ai été en 1ére année du Premier Cycle à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur d’économie politique Monsieur Omar Kettani nous annonça, en plein cours magistral, la nouvelle comme une bombe, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe  » Maghreb ALKABIR », au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été chaviré comme un château de cartes, le jour du 9 au 10 Novembre 1989, le Mur de Berlin,  emblème d’un monde bipolaire, long de plus de 160 kilomètres, haut de 3,60 mètres, incrusté de 290 miradors, et surveillé par 14 000 gardes-frontières, échafaudé depuis le 13 août 1961, segmenta la ville de Berlin en deux et incarnant avec force la Guerre froide, sombra sous les yeux des Berlinois illustrant l’effondrement du bloc Soviétique.

Quelques Mois avant la détonation du bloc soviétique en Europe centrale, en 1989, Francis Fukuyama, à l’époque conseiller de l’administration Reagan, publia dans la revue « The National Interest » un article qui fit sensation : La fin de l’histoire ? Il y prédit la mort de l’utopie communiste et l’avènement d’un consensus universel autour de la démocratie libérale et de l’économie de marché.

L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont enterré irréversiblement cette période.

Avec la réunification, on assista à une manumission des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui emmanchait une réunification progressive et globale du vieux continent, via l’Union Européenne où des milliers de Berlinois de l’Est et de l’Ouest entrent dans l’histoire en ascensionnant les forteresse de béton, s’engouffrant dans les restreints points de transit de la frontière et s’attaquant au Mur de Berlin avec des burins et de marteaux. Les portraits de cet événement historique planétaire ont été diffusées dans le monde entier et resteront à jamais gravées dans les esprits.

Et s’ensuit la chute des régimes communistes dans plusieurs pays qui réclamèrent des avancées démocratiques rapides à l’instar de la République de Hongrie qui fut la première à déclarer son indépendance de Moscou fin Octobre. Les 17 et 18 Novembre, c’est la révolution de velours qui permit à la Tchécoslovaquie de s’émanciper. En Bulgarie, le stalinien Todor Jivkov doit accepter son succédané par un communiste plus ouvert, Petar Mladenov.

À Bucarest, Nicolae Ceausescu ne résista pas à la révolution Roumaine. Le 22 Décembre, alors que le chef du comité central présida une réunion au siège du Parti communiste, la foule envahit le bâtiment et le couple présidentiel s’enfuit par hélicoptère. les États baltes proclamèrent leur indépendance en Mars et Mai 1990. Plus encore au Sud, des opposants à Slobodan Milosevic embrasèrent la Yougoslavie. Ils contestèrent son despotisme et réclamèrent l’indépendance des républiques Yougoslaves.

Qu’en-est-il après 33 chandelles de la chute du mur de Berlin ?

Après 33 années de séparation, la réunification aurait coûté plus 2.000 Milliards d’Euros à l’économie Allemande, mais aussi avec un fardeau sur l’ensemble des pays de l’UE. Une facture colossale qui, 33 années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.

En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doigt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.

33 ans après le krach du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des césures considérables : Alors que le PIB par habitant de la République Démocratique Allemande Ex-RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.

Aussi, le chômage resta difficile à brider qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en 33 ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi : Un Allemand de l’Est a plus de chance de se retrouver au chômage et moins de chance de grimper tout en haut de la hiérarchie dans les entreprises, les ministères et les universités.

En sus, le niveau de vie des Allemands de l’Est a certes studieusement augmenté depuis 1989, mais n’a pas rattrapé celui de l’Ouest. Le fossé de revenu entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est dégringolé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est pianissimo rehaussé pour effleurer les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte, l’écart des revenus a oscillé mais resta voisin de 20 %.

Immanquablement et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été une prouesse géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest accouchent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire de plus trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en représailles devant les désenchantements et les désillusions. 

Aujourd’hui, l’Allemagne et l’Europe canonisèrent les 33 chandelles de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après plus de trois décennies du rempart communiste. D’autant plus que le contexte politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrante, en singulier dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui déchiffre un hiatus politique persistant 33 bougies après entre les deux parties du pays. Le fascisme ne connaît-il pas un essor préoccupant avec la montée en puissance de l’AfD, due à ces clivages sociaux persistants entre l’Est et l’Ouest, se traduisant par la perte de vitesse de partis traditionnels comme le SPD, la CDU et la CSU ?

Manifestement, le 9 Novembre 1989, la muraille de la honte s’est ébranlée, néanmoins, le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands s’éternise. Certes, l’heure des forteresses et clôtures appartenait à l’histoire.

Toutefois les remparts des inégalités sont toujours d’actualité : L’alignement de l’Est avec celui de l’Ouest reste un processus flemmard ; sur certains aspects économiques, la démarcation entre les deux Allemagnes reste nettement tangible.

La faille politique et économique entre l’Est et l’Ouest plus riche du pays reste d’une brûlante actualité, en particulier avec le triomphe de l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans l’ex-RDA. Angela Merkel n’a-t-elle pas dit que les tendances nationalistes et protectionnistes gagnent du terrain dans le monde ? Le message anti-élites et antisystème de l’extrême droite fait mouche à l’Est où nombre de « Ossis » (le surnom des anciens Allemands de l’Est) estiment être traités comme des citoyens de seconde zone.

Les acquis sociaux de l’Est, comme la compatibilité de la famille et du travail pour les femmes, la législation libérale sur l’avortementont été oublié, et les Allemands de l’Est ont aujourd’hui l’impression qu’ils n’ont pas eu le droit d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Somme toute, l’anniversaire des 33 chandelles de la chute du mur de Berlin est assombri par toutes ces frustrations accumulées

Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, François Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification? Le mur de Berlin n’était-il pas, in fine, qu’un épiphénomène découlant de l’empire du système capitaliste, qui n’a eu cesse de détrôner le camp socialiste ; son effondrement n’a-t-il pas servi de révélateur de l’hégémonie du capitalisme sur un échiquier mondial devenu unipolaire ? N’existe-t-il pas en guise de conclusion, un mur plus coriace que le mur de Berlin comme il a été déclaré par le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky : La guerre russe contre l’Ukraine n’a-t-elle pas montré l’existence d’un nouveau mur au centre de l’Europe, semblable à celui de Berlin ?

22 novembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Promotion de l’Investissement et du Business International au Maroc : La Vision d’un Roi

by Mustapha Maghriti 13 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Lors de son discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, le Souverain Marocain a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de guérir tous les tares économiques et sociaiales dont souffrent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, vulnérabilité, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

6 points attestent de nos allégations quand à l’urgence de ce grand chantier de l’investissement :

–  Primo, le discours du Trône du 30 Juillet 2022 où le Souverain Marocain a estimé que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les métamorphoses que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements et promouvoir le produit national en renforçant  la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

– Secundo, la création, suite aux instructions du Souverain Marocain, du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement par le décret n° 2-20-528 du 12 août 2020.  Ce Fonds, doté de 15 Milliards de dirhams provenant du Budget Général de l’État, a pour dessein la promotion de l’investissement et le relèvement des capacités de l’économie nationale, en dotant les secteurs productifs du soutien nécessaire et en finançant et accompagnant les grands projets, dans le cadre de partenariats public-privé, dans divers domaines.

– Tertio, le discours du Souverain Marocain à l’occasion à l’occasion de la célébration de la 69éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août 2022 où le Sultan a exhorté, les jeunes et les porteurs de projets Marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes. Le Souverain a ordonné les autorités compétentes à mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite Diaspora,

– Quarto, l’éloge adressé, par le Souverain Marocain au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, souligne l’urgence de passer à « un nouveau palier » d’investissements privés, à fort impact sur la croissance et l’emploi.

– Quinto, la nomination, par le Souverain Marocain, de Mohamed Benchaaboun, Directeur Général du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, à l’issue des travaux du Conseil des ministres, tenu Mardi 18 octobre 2022. Une nomination Royale qui en dit long et qui devrait apporter une véritable dynamique à l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques du Royaume.

– Sexto, la charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelée dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et ambitionne à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message de la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la mission de lever les achoppements qui continuent de plomber la relance effective de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, en dépit des résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée et drainer davantage d’investissements étrangers.

Ce chantier nécessite tant l’accélération des réformes d’attractivité dans un contexte de forte compétition internationale, à travers la levée, au-delà des textes, des verrous administratifs et de la bureaucratie, à travers une transformation de l’attitude de l’administration pour lever tous les obstacles qui continuent d’entraver le rebond substantiel de l’investissement national, sur tous les niveaux car, dans la conception Royale, l’efficacité administrative est un critère à l’aune duquel se mesure le progrès des nations, le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de DOING BUSINESS que s’il remplit les critères de l’efficience administrative, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Sous cet angle, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) sont interpellés à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience ; ils sont également chargés d’assurer de meilleurs services d’accompagnement et d’encadrement au profit des porteurs de projets, jusqu’à leur concrétisation finale.
Pour cela, les CRI doivent bénéficier de l’appui de l’ensemble des parties prenantes, tant au niveau central que territorial.

D’ailleurs, chapeautés par le Ministère de l’Intérieur depuis leur création en 2002, et d’ailleurs et dans les coulisses, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) pourront passer sous la tutelle du Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques publiques visant à compléter l’écosystème de l’investissement et contribuer pleinement aux dynamiques régionales, tel que préconisé par la vision Royale dans le Pacte National pour l’Investissement.
Certes, aux yeux du Souverain Marocain, les réformes structurelles engagées ont permis d’améliorer l’image et la performance du Maroc dans ce domaine. Toutefois, malgré les résultats obtenus, Il reste beaucoup à accomplir pour drainer davantage d’investissements étrangers.

A ce propos, le Souverain Marocain remet sur le marbre de l’actualité la nécessité de la mise en œuvre effective de la Charte de déconcentration administrative, la simplification et la digitalisation des procédures, la facilitation de l’accès au foncier et aux énergies vertes, l’appui financier aux porteurs de projets.
En outre et afin de renforcer la confiance de ceux qui veulent opérer des investissements productifs dans notre pays, le Souverain Marocain interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à la consolidation des règles de la concurrence loyale, à la mise en œuvre effective des mécanismes de médiation et d’arbitrage pour le règlement des litiges.

A cet égard et insistant sur l’ampleur de se livrer à un alignement des normes et des procédures de règlement des différends liés à l’investissement, aux niveaux national, régional et international, le Souverain Marocain, dans sa vision de l’investissement a allégué qu’il est cardinal de transcender les problématiques liées à la compétence des juridictions nationales, en mettant en place un système juridique adéquat. 

De son côté, le secteur bancaire et financier national se doit de soutenir et financer la nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs, notamment les jeunes ainsi que les petites et moyennes entreprises.
Pour atteindre les objectifs escomptés, le Souverain Marocain a exhorté le Team AKHNOUCH, en partenariat avec les secteurs privé et bancaire, à traduire leurs engagements respectifs dans un Pacte National pour l’Investissement, un pacte qui ne peut être effectif et réel sans une justice indépendante et impartiale.

En effet, la justice est l’un des sésames incontournables pour « ensemencer » l’environnement de l’investissement, promouvoir la liberté d’entreprendre et protéger le milieu des affaires. La mise en place d’un climat bienveillant et propice à l’investissement implore des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la conviction, et la sûreté dans le système judiciaire et par conséquent la confiance dans la destination Maroc, car  » Au-delà de l’actualisation des législations incitatives en vigueur, la mise en place d’un climat propice à l’investissement requiert des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la confiance dans le système judiciaire et d’assurer une sécurité totale aux investisseurs « , a relevé le Souverain Marocain dans un message adressé aux participants à la 2éme Conférence Internationale sur la justice. 

Rétrospectivement, le Souverain Marocain n’a-t-il pas mis les pleins phares sur la justice dans son historique discours Royal du 20 Août 2009, entièrement consacré à la réforme de la justice, et a été reprise dans son allocution Royale du 9 Mars 2011 ? 

A cet égard et pour que le système judiciaire puisse jouer son rôle fondamental de relais et de moyen d’action à l’investissement aussi bien national qu’étranger, le Maroc a adopté une armada juridique moderne et structurant afin de développer le monde de la finance et des affaires, d’encourager l’investissement et d’insuffler une dynamique vigoureuse au circuit économique, en soutenant les entreprises nationales qui sont les transmissions de la croissance économique. 

Pour être au tempo de l’environnement économique et juridique international, le Maroc a adopté d’importants textes, comme la version remaniée du Code de commerce, les lois sur les sociétés, la loi sur les garanties mobilières, ainsi que la consolidation de l’approche qui exhorte les magistrats à dépasser les limites de leur mandat traditionnel pour remplir des missions à visée économique et sociale, en les encourageant à garantir la sécurité et la paix sociale dans l’entreprise. 

C’est grâce à cet ensemble de mesures que le Maroc pourra s’affirmer, davantage comme un pays crédible et digne de crédit auprès des investisseurs nationaux, étrangers et des différents acteurs économiques et financiers internationaux. 

Sous cet angle, la Cour de Cassation est interpellée à apporter crédibilité, stabilité, et souplesse aux décisions arbitrales étrangères et à renforcer la protection juridique des brevets d’invention et des droits d’auteur.  Dans le cadre de ces réformes législatives qui ont d’ores et déjà généré une dynamique porteuse d’efficacité, le Souverain Marocain a appellé l’exécutif à accélérer l’approbation des derniers textes juridiques connexes, à élaborer les documents réglementaires se rapportant aux lois approuvées.

Pour mieux se positionner dans les juridictions du business international, le Souverain Marocain n’a-t-il pas appelé à une supputation de l’expérience des tribunaux de commerce et de lui donner les moyens de se développer, en consolidant ses acquis et en lui ouvrant des horizons nouveaux, inspirés des expériences les plus réussies dans le monde, comme celle des juridictions des affaires, que certains pays ont mises en place, soutenant qu’une attention particulière doit être créditée à la formation spécialisée des différentes composantes du système de justice en vue d’accroître la capacité des juridictions à rendre, dans des délais raisonnables, des sentences justes et appropriées ? 

En sus, et dans le dessein d’engager les différentes composantes du système de justice dans le chantier de la transition numérique et pour assurer une meilleure diffusion et transparence de l’information juridique et judiciaire et pour que le travail judiciaire gagnera en fluidité et en efficacité, le Souverain Marocain a recommandé l’utilisation des nouvelles technologies, le renforcement et la généralisation de la dématérialisation des formalités et procédures juridiques et judiciaires, ainsi que le recours aux services de justice à distance. 

Par ailleurs, pour mettre en place un environnement sain pour l’investissement, fort de ses assises économique, sociale, administrative et institutionnelle et sensible à la dimension de promotion des droits de l’Homme, le Souverain a appelé à œuvrer davantage à consolider l’Etat de droit, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à favoriser les occurrences d’anticipation juridique, à donner aux acteurs de la justice une formation de qualité, à moderniser l’administration judiciaire et à renforcer sa gouvernance. 

De surcroît, pour prendre en considération la dimension internationale et la composante technologique de la mondialisation des échanges commerciaux, financiers et économiques, il est vital d’aborder les affaires liées à l’investissement sous tous les aspects associés aux législations commerciale et bancaire, fiscale et douanière, foncière, notariale et sociale 

Grâce à la conjonction de tous ces efforts, le Royaume gagnera en crédibilité et attirera, par ricochet plus d’investissement et progresserait dans le peloton du Doing Business et être candidat aux pays les mieux classés pour la qualité du climat des affaires que s’est fixé le Gouvernement AKHNOUCH lors de sa première investiture. 

Le renforcement des outils et structures juridiques et judiciaires, permettra d’avoir des effets positifs à moyen terme et un impact à long terme sur la qualité de notre justice.
La réforme de la justice ne conditionne-t-elle pas la réussite des autres grands chantiers de l’investissement porteur de production, de croissance et d’emploi ?

Il faut avouer que la corruption continue à obturer et calfeutrer le climat des affaires en vertu du dernier classement du Maroc de l’ONG Allemande de Peter Eigen Transarency International : La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017.

La corruption coûte cher à notre économie, sape les fondements de l’Etat de droit, frelate le climat de l’investissement, déprave les lois de la concurrence et fait émerger l’épée de Damoclès et l’hydre de l’économie de la rente.

Difficile, dans un tel environnement de corruption, aspirer et espérer drainer du capital étranger, épineux dans un tel climat de partialité judiciaire rendre l’environnement de l’investissement fécond au Maroc, alors que l’économie marocaine demeure plombé par la malédiction de la corruption. Et les businessmans sont toujours désappointés au regard d’un système judiciaire tendancieux; au contraire, le milieu des affaires est attiré par les pays dans lesquels les litiges commerciaux peuvent être résolus rapidement, efficacement, de manière transparente et impartiale. L’historien français du Siècle des Lumières Jules Michelet n’a-t-il pas dit que « La justice doit être impartiale et bienveillante pour être tout à fait juste ».

Le Souverain Marocain a scanné à cœur vaillant et héroïquement la grande pandémie de l’économie marocaine à travers son épopée  chevaleresque du  20  Août  2009, le Souverain Marocain a bravement mis l’index sur la plus têtue et endolorie des réformes au travers de son discours intrépide et indélébile du  9  Mars  2011,  foncièrement  adonné  à  la  réfonte  de  la mécanique judiciaire.

C’est pour ces raisons que récemment le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc en vue de raffermir et consolider la démocratie économique qui est gage de tout climat cristallin et hyalin des affaires économiques.

Le génie du Souverain Marocain  sait foncièrement que la  réforme de  la  justice conditionne et détermine la réussite de tous les autres grands chantiers, ce qui nous incite à exhumer le célèbre aphorisme du politicien français Martin Nadaud, dans son fameux discours à l’assemblée nationale du 5 Mai 1850 « Quand le bâtiment va, tout va « , je répliquerai à mon tour, quand la Justice va, tout va au Maroc!!!

La confiance

L’investissement étant l’affaire de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, le Souverain Marocain souligne que chacun doit rester mobilisé et afficher une attitude responsable à l’effet de promouvoir ce secteur vital pour l’essor de notre pays et l’ancrage du Maroc dans les secteurs prometteurs.
In fine, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant du milieu des affaires, des opérateurs économiques, ainsi que des entreprises, en singulier les PME, les jeunes entrepreneurs ou encore les Marocains du Monde à même de fertiliser le climat de l’investissement et des affaires à même d’accoucher  d’une dynamique économique capable d’apporter des répliques à la quadrature du cercle du chômage.

13 novembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Après une année d’investiture, du Pain sur la planche pour le Team AKHNOUCH

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec une première année de son investiture,  le Team AKHNOUCH a édité, vendredi 29 Octobre 2022, un livre en version électronique sur le bilan de son action lors de la première année de son mandat (Octobre 2021-Octobre 2022). Il s’agit d’une initiative, à saluer, visant à instaurer une coutume Gouvernementale reflétant l’esprit du principe constitutionnel à consacrer les valeurs de transparence, de participation et de communication avec l’opinion publique pour interagir avec ses préoccupations.

Cet ouvrage de 144 pages, disponible en langue arabe, apporte des réponses aux questions des citoyens, en déclinant les interventions Gouvernementales et les mesures prises dans le cadre des différentes politiques publiques en vue de réduire l’impact des crises successives et de mettre en application les engagements gouvernementaux, en consolidation des fondements de l’Etat social.

Il présente les réalisations saillantes accomplies durant la première année de l’action gouvernementale, en vue de consacrer un saut qualitatif sur la voie du développement national, d’affirmer les contours du projet sociétal du Royaume et de poursuivre la consolidation des acquis réalisés grâce à la clairvoyance du Souverain Marocain, en dépit d’un contexte général marqué de défis et de contraintes ayant touché l’ensemble des pays.

Faut-il souligner, en guise de prologue, que le cérémonial majestueux d’ouverture par le Souverain Marocain de la session d’Automne du Parlement est porteur d’une missive d’une forte symbolique : Le Maroc a définitivement laissé derrière lui les tumultes de la pandémie du Covid19 et ses effets économiques et sociaux pervers. La pandémie n’est plus « monnayable » comme prétexte pour camoufler un quelconque laisser-aller.

Le Propos de notre chronique n’est pas de revenir sur ce qui a été réalisé, mais ce qui reste à réaliser. En effet, à notre sens, le programme de la seconde année du Gouvernement AKHNOUCH s’annonce hyper chargé. L’exécutif Marocain va devoir faire preuve d’efficacité sur moult dossiers concernant la refonte économique et sociale dans une fenêtre de tir contrainte. Tour d’horizon da la to-do-list :

– Primo, la généralisation de la protection sociale , faut-il rappeler , ouvert en  Avril 2021, ce dossier est un des plus ambitieux du quinquennat dans la mesure où il y a un timing pointu : Il devra être opérationnel d’ici 2025. L’enjeu ne réside pas uniquement dans le respect du calendrier, mais aussi et surtout la mobilisation des mannes financières nécessaires où, en sus des ressources mobilisées en 2021 et 2022, dans l’année prochaine , il faudra mobiliser 18,2 Milliards de dhs dont 9 Milliards de dhs pour la généralisation des indemnités familiales sur 2 ans et en 2024, le team AKHNOUCH devra faire une générosité supplémentaire en débloquant 23,4 Milliards de dhs dont 8,4 pour l’AMO et 15 pour les indemnités familiales

–  Secundo, enclenchées sous le mandat de l’exécutif barbu light, la réforme du secteur public, ainsi que celle de l’administration publique sont stratégiques et devront se poursuivre avec le Gouvernement AKHNOUCH. Outre l’accélération de la mise en œuvre des dispositions contenues dans la loi-cadre relative à la réforme des établissements publics EEP, de grands efforts doivent être déployés pour mener à bien certains dossiers stratégiques : Il s’agit notamment de la simplification des procédures administratives pour améliorer la relation avec le citoyen et l’entreprise. Certes, plusieurs étapes ont été franchies en matière de mise en œuvre de la loi 55-19 relative à la simplification des procédures administratives, mais le plus dur reste la généralisation de la digitalisation de l’ensemble des services publics.

– Tertio, l’éducation : Adoptée en Août par le parlement, la loi- cadre de l’éducation et de la formation a balisé le terrain de la réforme du secteur de l’enseignement. Il reste moins d’un an pour assurer la mise en œuvre de l’ensemble de dispositions de ce texte qui impose au Gouvernement un délai de 3 ans pour en adopter les textes d’application. Les 2 premières années, après l’adoption de cette loi, ont été marquées par une grande lenteur sur le plan législatif ce qui a fané la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, lequel continue d’être fissuré par plusieurs dysfonctionnements. De ce fait, le Team AKHNOUCH sera contraint d’accélérer la cadence d’implémentation des dispositions de la loi- cadre.

– Quarto, le Souverain Marocain, lors de la dernière session d’automne du Parlement,  n’a pas évoqué la conjoncture, parce que la gestion du quotidien relève de l’exécutif, mais a réservé son discours à deux questions stratégiques, l’eau et les investissements. En effet, son discours devant les élus a d’abord traité de l’épineuse problématique du pénurie d’eau et de la sécheresse qui vient rendre encore plus délicat une conjoncture des plus moroses. Il a livré dans, ce sens, une feuille de route à suivre par le Gouvernement AKHNOUCH, l’exhortant à faire preuve de responsabilité et de transparence envers les citoyens.

– Quinto, l’ambitieux chantier de l’investissement a eu également la part belle dans le discours Royal : La charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelé dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et vise à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message, voire ont anticipé la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois. D’ailleurs, quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, les députés ont adopté la loi-cadre formant Charte d’investissement, une législation attendue depuis au moins une décennie et qui avait été validée lors du Conseil des ministres du 13 juillet 2022. Cela a été rendu possible grâce au travail réfléchi de l’Exécutif AKHNOUCH qui a préparé le texte et mobilisé habilement sa majorité parlementaire pour optimiser son parcours dans les dédales du canal législatif.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la charge de lever les écluses qui continuent d’endiguer un rebond effectif de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, malgré les résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée, drainer davantage d’investissements étrangers.


– Sexto, le team AKHNOUCH aura du pain sur la planche pour faire face à des arbitrages difficiles dans un contexte économique national et international tumultueux. Il s’agit, d’une part, de lutter contre l’inflation sans pénaliser la reprise et, d’autre part, d’aider les populations vulnérables pénalisées par la hausse des prix tout en reconstituant une marge de manœuvre budgétaire. La conduite de la politique monétaire et de la politique budgétaire devient, alors, de plus en plus incertaine dans un contexte où l’économie mondiale est tiraillée entre le marteau des conséquences de la crise du Covid-19 et l’enclume qui a fait son apparition au lendemain du déclenchement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

Les pouvoirs publics auront, en outre, tout le mal à concilier le difficile équilibre entre le soutien au pouvoir d’achat et le renforcement de la compétitivité économique internationale.

– Septimo, n’ayant pas engagé des réformes audacieuses en matière de développement durable, l’exécutif AKHNOUCH aura  beaucoup de mal à faire face à la pondéreuse facture énergétique due à des coûts de plus en plus élevés des importations des énergies fossiles, et ce en dépit des efforts consentis en la matière pour assurer une transition énergétique portée par les énergies renouvelables.

En définitive, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant aussi bien des opérateurs économiques, du milieu des affaires, ainsi que des entreprises et des ménages que l’économie Marocaine pourrait renouer avec une croissance économique soutenue pour claustrer et se greffer sur le sentier de l’émergence économique.

A défaut, tout hiatus entre ces préoccupations du corps social électoral Marocain et la pertinence des réponses inscrites dans les programmes du Gouvernement AKHNOUCH et les stratégies qui en découlent ne feraient que renforcer la césure sociale, les attitudes et les comportements de réserve voire de méfiance du citoyen à l’égard de toue opération électorale future.

Le Souverain Marocain, dans sa plaidoirie du Trône, a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever.

7 novembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Quand le Roi MOHAMMED 6 assainit le climat des Affaires et rend justice à l’Investissement au Maroc

by Mustapha Maghriti 1 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

D’ores et déjà, l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption est au complet. Ses 12 membres dont 4 désignés par le Souverain Marocain le Lundi 24 Octobre 2022 et siégeront dont cette institution consacrée par le Constitution du Royaume de 2011 qui accorde une importance capitale à la démocratie représentative et participative.

Dans cette chronique, à l’arrière plan de ces nominations Royales visant à parachever la composition de cette institution nationale en lui permettant d’assumer les missions qui lui sont conférées par la Constitution, en singulier dans les domaines de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la prévarication, la contribution à la moralisation de la vie publique et la consécration des principes de la bonne gouvernance, de la culture du service public et des valeurs de la citoyenneté responsable, nous pensons qu’ à travers ces désignations Royales, le Souverain Marocain a le grand souci d’assainir le climat de l’investissement et du business international.  

Pour preuve, le Souverain Marocain, lors du discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de cicatriser et guérir tous les maux économiques et sociaux dont pâtissent et tarent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

Pour assurer cet objectif majestueux, le Sultan sait indubitablement que sans assainissement de l’environnement des affaires à travers le combat de l’hydre de la corruption est un coup d’épée dans l’eau, le Souverain Marocain sait assurément que sans asepsie et désinfection du climat du business via la bataille de la corruption est un effort hypothétique pour promouvoir l’investissement et attirer le milieu du business et des affaires économiques internationales vers notre chère patrie.

De son côté, dans les derniers rapports de Bank AlMaghib présentés au Souverain Marocain, le Wali de l’institut d’émission Abdellatif Jouahri aborda la question de la corruption, ostensiblement et à visage découvert en déplorant les proportions alarmantes et les pratiques intolérables de la corruption au Maroc ; une corruption qui s’est confortablement institutionnalisée et prône une action plus ferme et déterminée à cette  » lèpre »  qui gangrène l’ensemble des institutions et la société toute entière. Elle est dévastatrice, moralement et matériellement et détruit laborieusement la confiance, ce premier capital que flaire et perçoit l’investisseur en premier lieu avant toute décision d’investissement et espère aller vers l’avant.

Le message du gardien du temple monétaire et financier du Royaume est que cette corruption constitue un fléau qui affaiblit la visibilité pour les opérateurs et les investisseurs et menace même le développement économique et la cohésion sociale. La corruption est une des manifestations d’un déficit structurel dont souffrent le pays, à savoir la qualité de la gouvernance publique aussi bien au niveau local que central. Malgré la volonté, la détermination et les nombreux textes, mesures et stratégies mis en place, notre pays n’arrive pas à progresser dans ce domaine.

La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017, ce qui interpelle à une remise en question des approches adoptées jusqu’à présent et surtout à une action plus forte et plus déterminée.

C’est somme toute, pour ces raisons que le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc.

Car, le Souverain Marocain sait pertinemment que l’attractivité du Business international se loge dans l’enterrement de la rente et l’érection des lois de marché, dans les funérailles de l’ésotérique et le discrétionnaire en matière de politique de l’investissement, dans l’élimination du favoritisme et l’inhumation de la corruption pour laisser libre cours et libre voie Royale au fair-play, à la méritocratie et à la transparence. 

Cette transparence n’est-elle pas le premier critère d’appréciation du climat des affaires ? Paradoxalement, la corruption ne réduit-elle pas la visibilité des opérateurs et des investisseurs ? La redynamisation de l’investissement privé n’est-elle pas organiquement  et intrinsèquement liée au renforcement de l’adhésion à l’action publique ?

Une translucidité et une diaphanéité qui concerne l’ensemble des processus décisionnels dans la gestion des affaires publiques, ainsi qu’une communication audible, limpide et objective, sans occulter les mécanismes d’évaluation des politiques publiques à mettre en place.

Le Souverain Marocain, dans plusieurs discours, n’a-t-il appelé à en finir avec les restrictions et les contraintes qui se dressent devant les investisseurs et de s’en tenir à l’esprit des réformes au service de l’investissement générateur d’emplois et de richesses et de combattre les réflexes et comportements contre-productifs ? Car, dans la conception Royale, la lutte de la corruption et l’efficacité administrative sont des critères à l’aune duquel se mesure le progrès des nations en éliminant  tous les obstacles entravant les rapports harmonieux devant exister entre l’investisseur et l’administration afin d’éviter d’incommoder les personnes concernées, de leur faire perdre confiance et, par voie de conséquence, de susciter chez eux une hésitation à réaliser leurs projets, voire y renoncer.

Le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de Doing Business et des affaires économiques internationales que s’il remplit les critères de l’efficience administrative et le combat de la corruption, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Le véritable calibrage du climat des affaires doit porter sur le combat de la corruption et la transparence de la mécanique judiciaire : Recourir à la justice avec la gage et la sûreté de son impartialité, sa souveraineté et sa droiture, et de se faire rétribuer et indemniser quand la sentence judiciaire est en faveur de l’investisseur. 

C’est pour ces mobiles que le Souverain Marocain balise le terrain au milieu des affaires en mettant au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption en priorité nationale, avec une forte volonté de veiller au renforcement de l’indépendance de cette institution, et de soutenir le développement de ses capacités et moyens pour qu’elle puisse accomplir pleinement ses missions constitutionnelles qui sont de nature à constituer les fondements de l’action à venir et préparer le passage vers une nouvelle phase de lutte contre la corruption dans notre pays.

In fine, la lutte contre la corruption, n’est-elle pas la Condition Sine Qua Non pour pouvoir mener avec succès et brio l’ensemble des réformes stratégiques tant escomptées, espérées et aspirées par le Souverain Marocain : Lutte contre la pauvreté, réduction, voire éradication des inégalités sociales et spatiales, généralisation des systèmes de protection sociale, justice sociale, accroissement des investissements tant privés que publics, refonte du système de santé, réforme du système fiscal, restructuration des établissements et entreprises publics, territorialisation des politiques publiques (…) qui sont étroitement conditionnés aussi bien par le développement systématique de la transparence, à tous les niveaux de prise de décision publique, que par la restauration de la confiance ?

1 novembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Quand le voile dévoile la misogynie d’un régime Iranien phallocrate

by Mustapha Maghriti 30 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Le régime actuel Iranien montre tous les jours qu’il n’est qu’un ignoble régime misogyne. Pour preuve, sa flicaille dite des mœurs a une nouvelle fois frappé : Cette fois c’est une jeune femme de 22 ans, originaire de la province Iranienne du Kurdistan qui a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran, par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire de la République islamique, dont le port du foulard obligatoire laissait apparaître quelques cheveux de trop, qui a été violemment frappée, arrêtée et décédée au commissariat. Selon les dires d’Erfan Salih Mortezaee, un cousin de Mahsa Amini, rencontré au Kurdistan d’Irak, elle est décédée après un violent coup à la tête donné par la police des mœurs le jour de son arrestation.

Et cerise sur le gâteau, le président Iranien Ebrahim Raïssi a jugé inacceptable le « chaos » engendré par la vague de manifestations après la mort de la jeune Iranienne Mahsa Amini.

La torture de Mahsa Amini a déclenché des manifestations au cours desquelles environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

Ce martyre a enflammé la toile dont les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles où l’on voit des Iraniennes brûler leur foulard et couper leurx cheveux sur d’autres cieux.

Aussi, les protestataires ont déchiré des photos du guide suprême Ali Khamenei et de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ou encore lancé des pierres contre les forces de sécurité, incendié des voitures de police et mis le feu sur des bâtiments publics, selon des vidéos.

Certainement, depuis que la capitale Tehran tomba littéralement entre les mains d’Ebrahim Raïssi après son élection à la présidence, en juin 2021, qui marqua le triomphe des radicaux à tous les niveaux de pouvoir.

Après la présidence d’Ebrahim Raïssi, on constata manifestement un renforcement des politiques publiques à l’encontre des femmes où l’exécutif Iranien a donné carte blanche à la police des mœurs  du respect scrupuleux de l’obligation du port du voile.

Aussi, avec le religieux chiite Ebrahim Raïssi, la répression à l’encontre de la femme est devenue tangible où les femmes Iraniennes sont astreintes à rester à la maison : On n’embauche d’ailleurs plus de femmes, sauf dans les métiers désignés comme  » féminins », tels que l’enseignement ou certaines spécialités médicales, comme la gynécologie.

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues injustement héritées au fil des générations, la discrimination de genre prive la société Iranienne de l’apport féminin où aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

En outre, avec Ebrahim Raïssi, une forte répression frappa toute activité contestataire, des militantes des droits des femmes, des défenseurs de l’environnement et  les politiques culturelles sont de plus en plus restrictives, comme l’illustra l’emprisonnement des cinéastes Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad.

Toutes ces affichettes et ces manifestations des femmes exhibent les jérémiades d’une féminité à fleur de peau, toutes ces ostentations émaillées de coupures des cheveux attestent d’une féminitude en affliction.

Sans entrer dans l’historique du régime Iranien assujettissant qui n’est pas l’objet de cette chronique ; Quelles enseignements pourrons-nous inférer de la persécution de Mahsa Amini ?

– Primo : Une démocratisation ne se fait guère sous la mainmise de l’oppression et la servitude  d’un exécutif subversif, coercitif et tyrannique mais jaillit d’une multiplicité de paramètres et de  modulations socio-économiques intrinsèques au pays qui donne voix au chapitre à la Femme Iranienne, et sans lesquelles aucune transfiguration politique pérenne ne peut se produire

– Secundo :   Une mutation sociale et un changement de mentalité aussi optative et endurable soit-il, ne se fait pas par la diabolisation et l’ostracisation d’un pays, d’un peuple et en singulier de la Femme Iranienne, mais bien au contraire, par son insertion dans le circuit sociétal et économique, son inclusion dans le droit humain international et son insertion dans la réalité économique mondiale.

– Tertio : Le terrorisme et le radicalisme rudimentaire constituent du point de vue de la géopolitique des grandes mainmises et tyrannies mondiales, deux répliques et deux armes dont on peut facilement perdre le contrôle, au point de les voir se retourner contre soi-même.

Chaque pays et chaque peuple a ses spécificités, sa temporalité et sa propre trajectoire de développement. Essayez de bousculer cette réalité anthropologique par un régime oppressif, absolutiste et phallocentrique quelconque entraînera des résistances voir des rebelles, car le réel a sa propre dialectique et ne tolère jamais d’être bousculé ni violenté.

Une fois libéré du joug machiste et inquisitorial, que sera le nouvel Tehran ? Que sera la société Iranienne très loin de la loi macho imposée par le régime d’Ebrahim Raïssi et ses fanatiques ? Sera-t-il un régime qui trime sur l’éclaircissement et la sensibilisation des vrais concepts de l’islam à même de lutter contre les discours extrémistes et les actes de violence menés au nom de l’islam et de riposter aux idées des terroristes ?

Sera-t-il un Gouvernement Iranien qui préserve les droits fondamentaux de son peuple dont la moitié de sa population – ses femmes et ses filles ? car  Les Femmes ou les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra , principalement dans les villes, redoutent à ce jour la même version ultrarigoriste de la loi islamique que lorsqu’ils dirigeaient leur pays, durant l’ère Khoumaini , des femmes Iraniennes, qui observent des retombées immédiates d’un régime misogyne sur leur quotidien, car on se souvient  durant le règne du mouvement islamique, une application ultra-rigoriste de la loi islamique était en place où les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’école, de travailler, subissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un chaperon masculin et étaient lapidées ou fouettées sur la place publique en cas d’adultère, par exemple ? Le Temps est révélateur !!!!

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion. La missive du Saint Coran est très clairement :  » Nulle contrainte en religion. »

L’islam le vrai loin de toute chiite est une religion de tolérance, de vivre ensemble, de dialogue qui appelle au salut de l’humanité entière. L’islam respecte les autres religions. Il respecte le droit des croyants des autres religions. Il appelle au respect des droits et des libertés religieuses et au respect des libertés de culte et de conscience.

Feu Hassan II n’a-t-il pas confié Au Figaro en février 1984 « Si Khomeini est musulman, alors je ne le suis pas. »

30 septembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Quand le Développement Humain est dans l’œil du cyclone : Une lecture du rapport du PNUD 2022

by Mustapha Maghriti 28 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que le standard de vie de la population mondiale s’est dégringolé en raison des effets économiques, financiers et sociaux pervers  de la pandémie du Covid19. Rendu public mardi le 8 Septembre 2022 intitulé  » Temps incertains, vies bouleversées : Façonner notre avenir dans un monde en mutation », le dernier rapport mondial sur le Développement Humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) corrobore ce que l’humanité ressentait depuis plus de deux chandelles en termes de pauvreté et vulnérabilité économique et sociale.

Faut-il souligner que l’Indice de Développement Humain (IDH) a été créé en réplique aux carences du PIB par habitant, qui ne sonde que la production économique et ne renseigne pas sur le bien-être individuel ou collectif.

Selon les auteurs du rapport du PNUD, pour la première fois depuis trente-deux ans, l’Indice de Développement Humain a mordu la poussière et ce pour deux années successives pour plus de 90 % des pays de la planète et plus de 40% ont vu leur score chuter au cours de ces deux années. Désormais, le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, biffant ainsi une grande partie des prouesses en matière de réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Selon les rapporteurs du PNUD, les raisons de cette dégringolade  tiennent aux effets pervers du Covid19: L’immense misère dans le monde a escaladé de 20 % au cours des deux premières années de la pandémie du Covid19.

En effet, entre 2020 et 2022, 110 à 150 Millions de démunis supplémentaires se sont additionnés aux 689 Millions de ceux qui s’efforcent de survivre avec moins de 1,90 Dollar par jour, énumérées en 2018. Aussi, le rebondissement de l’économie mondiale Post-Covid a été fragmentaire et inégale, et moult pays d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine, et d’Asie du Sud ne sont toujours pas remis des séquelles du tumulte économique. En sus, la crise alimentaire résultant du changement climatique, la guerre en Ukraine et l’inflation ont eu des conséquences tragiques sur le pouvoir d’achat des ménages et la pauvreté partout dans le monde.

En outre, l’amplitude des métamorphoses géopolitiques et la pérennité de conflits dans d’autres parties du monde génère de nouvelles souffrances et afflictions humaines dans un contexte géopolitique onduleux et un système multilatéral cadavérique. Les hausses inédites du mercure, les incendies et les tempêtes battent tous les records et sonnent le glas des systèmes planétaires de plus en plus détraqués.

Au regard de ces cataclysmes d’une immensité inédite, aux corollaires durables, dont le sentiment et la perception des enjeux ont progressé, ce sont l’incertitude et l’inquiétude face à l’avenir qui prédominent : La pandémie de la COVID-19 a chamboulé de fond en comble notre conception collective de l’incertitude, car il n’y a pas de mésaventures analogues à la crise CORONAVIRUS au cours du dernier siècle. L’humanité a été sapée par les épidémies de grippe, économiquement le lundi noir, financièrement le jeudi noir de 1929 et la crise financière de 2008.

Le monde a vécu des menaces et des catastrophes qui ont eu des retombés géopolitiques mondiales, régionales ou nationales : Tchernobyl dans les années 80, l’invasion du Koweït par l’Irak durant les années 90, les attentats du 11 septembre 2001, les ouragans et les Tsunamis. Cependant la pandémie de la COVID-19 demeure unique : c’est une crise assurément planétaire avec des contrecoups plus profonds et plus complexes que toute autre crise que les décideurs actuels ont pu observer et/ou subir avec une incertitude totale.

Avant même la pandémie, plus de six personnes sur sept dans le monde ne se sentaient pas en sécurité, en dépit des années d’amélioration des indicateurs habituels de mesure du bien-être. C’est notamment au sein des pays nantis que la hausse de ce sentiment d’insécurité a été la plus marquée.

A l’heure où le raccordement et l’interconnexion de l’économie mondiale et la globalité des enjeux sont plus manifestes que jamais, les auteurs du PNUD expliquent notamment l’incapacité collective à s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés par la montée de la polarisation politique, de la frustration à l’égard des dirigeants et de la suspicion où moins de 30 % des personnes à travers le monde pensent que l’on peut faire confiance aux autres. 

Face à  nos sociétés aux aléas d’un monde plus incertain, ce rapport alarmant ne nous invite-t-il pas à un partage plus large des risques et suggère de déployer de nouvelles assurances collectives, en investissant dans la protection sociale, et en donnant aux individus les moyens de leur émancipation grâce à l’accès à la santé ou à l’éducation ?

Alors que les conditions de la reprise économique et de la transition énergétique restent des options qui pointent à l’horizon, le rapport du PNUD véhicule un message clair, sans détour et sans équivoque : C’est un appel à l’action, sans ambiguïté pour reprendre le contrôle de nos vies, nous ne pouvons poursuivre comme seul objectif la création de nouvelles richesses tout en négligeant le développement humain.

Pour sortir de l’impasse et mettre fin aux incertitudes mondiales, c’est d’un sursaut de solidarité internationale dont nous avons besoin, car  » Nous sommes collectivement paralysés face à ces changements. Dans un monde défini par l’incertitude, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la solidarité mondiale pour relever nos défis communs et interconnectés  » pour paraphraser Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

Et Pour traverser l’incertitude,  » Nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes …..Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir.  » déclare Pedro Conceição, auteur principal du rapport PNUD.

28 septembre 2022 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts
Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

  • Facebook
  • Twitter

@2020 - All Right Reserved. Designed and Developed by Zakaria Mahboub


Back To Top
Mustapha Maghriti
  • Accueil
  • À propos
  • Biographie
  • Mes Chroniques
  • Ephéméride
  • Revue de presse
  • Documents Universitaires
  • Mes Publications