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Mustapha Maghriti
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Le Forum de Davos 2023 à l’ère d’une géopolitique mondiale fragmentée

by Mustapha Maghriti 18 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Créé en 1971, le fameux Forum économique mondial de Davos réunit chaque année le milieu des affaires, responsables politiques et d’organisations internationales, intellectuels, et journalistes afin de débattre des enjeux de la mondialisation, a ouvert son bal hier Mardi à Davos pour sa 53éme édition après deux années de reports et d’annulations pour cause de Covid19.

Le Forum de Davos, qui a longtemps chanté en chorale les vertus du libre échange en  donnant le ton d’une mondialisation heureuse, a entrouvert ses portes dans un climat diamétralement différent : La mondialisation est en panne d’inspiration, la guerre est en Europe, et la géopolitique mondiale érige de nouvelles murailles. 

La normalité n’est plus ce qu’elle était. Les crises foisonnent et s’entremêlent comme l’a souligné le bâtisseur du Forum, Klaus Schwab : L’économie mondiale est accolée à des antagonismes immenses. La croissance s’est essoufflée où selon les dernières prophéties de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques OCDE publiées hier Mardi 17 Janvier 2023 de l’économie mondiale va subir un coup de frein passant de 3,1% en 2022 à 2,2% en 2023, avant de rebondir à 2,7% en 2024, tandis que la forte inflation s’est généralisée à l’ensemble des pays et des produits et s’avère persistante.

Les ruptures d’approvisionnement énergétique pourraient faire encore ascensionner les prix. Les hausses en cascade de taux directeurs nécessaires pour endiguer l’inflation, accentuent les fragilités financières. La guerre que mène la Russie contre l’Ukraine a provoqué un choc de très grande ampleur sur les prix de l’énergie, sans précédent depuis les années 1970.

L’économie mondiale paie une lourde « fustigation » à la hausse des prix de l’énergie, qui risque de s’aggraver en cas d’insuffisance des stocks de gaz européens et exacerbe les risques de surendettement dans les pays à faible revenu, mais aussi d’insécurité alimentaire.

Dans un tel contexte tumultueux, un rationnement de l’énergie pourrait s’imposer en Europe et les pays du monde entier pourraient en pâtir, sur fond de renchérissement du gaz à l’échelle mondiale. Il en résulterait une atrophie de la croissance et une augmentation des prix en Europe et dans le reste du monde.

En substance, Davos 2023 est acculé à des défis qui se chevauchent et s’entremêlent : la crise climatique, une pandémie mondiale, des conflits armés, l’insécurité alimentaire généralisée, une inflation généralisée et des millions de personnes étranglés par les bas salaires ou le chômage.

D’antan, Davos rêva d’une libre circulation des marchandises et des capitaux, une intégration des chaînes de production à l’échelle mondiale, et de la technologie pour le bien commun, mais, hélas, autant en emporte le vent, s’est heurté à des obstacles géopolitiques mondiales: L’incertitude est partout, le libre-échange, prôné par les ultralibéraux de DAVOS, est mal en point, la guerre hante l’Europe et la récession semble être l’horizon commun à tous.

Pour preuve, le milieu des affaires qui converge vers la Mecque du business est sans boussole où après avoir fait preuve d’un optimisme débordant l’an dernier, les dirigeants d’entreprise sont passés à l’extrême inverse de pessimisme : Près de 80 % des PDG mondiaux anticipent une baisse de la croissance économique mondiale au cours de l’année à venir, selon la 26éme édition de l’enquête « Global CEO Survey » du cabinet PwC réalisée auprès de plus de 4.400 dirigeants de 105 pays et publiée à l’occasion du forum de Davos.

D’ailleurs l’intitulé de la thèmatique de cette année 2023 est très révélatrice   « La coopération dans un monde fragmenté » où le forum de Davos escompte ressouder un monde qui se fragmente et où les participants à Davos analyseront comment le double déclenchement de la pandémie de COVID19 et de la guerre en Ukraine ont ébranlé un système mondial déjà velléitaire.

En somme Davos dans sa 53éme édition n’a jamais été rencogné à des enjeux et des défis aussi inédits qu’en 2023 où le monde se remet d’une pandémie globale, en s’efforçant de contenir les contrecoups ravageurs de l’anathème climatique et surfe dans un typhon géopolitique mondile en Burn-Out suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Une invasion qui n’a pas manqué de préoccuper, non seulement le milieu des affaires et les organisations syndicales, mais aussi les différents responsables nationaux et internationaux, réunis au Forum Economique Mondial de Davos, et à leur tête les institutions de Brettons Woods, le Fonds Monétaire international (FMI) qui s’interpellent sur la manière de réprimer ce qu’on appelle la fragmentation géopolitique marquée par un affaiblissement de multilatéralisme et un retour vers le protectionnisme, à même à réformer les systèmes de la gouvernance mondiale, afin de rétablir la confiance et le renforcement de la coopération internationale déjà émiettée.

La Chine et sa « maniaquerie » politique “zéro Covid” : Alors que la plupart des autres pays sont revenus à une situation normale, la Chine est submergée en ce mois de janvier 2023 par une importante vague d’infections et de décès due au Covid19 et la population subit jusqu’à ce jour les affres d’un confinement extrêmement draconien qui ne cesse d’avoir des effets pervers sur l’économie mondiale où le pays est en train de propager ses difficultés d’approvisionnement au reste du monde et attise une géopolitique mondiale déjà compliquée et fragmentée.

L’économie mondiale ne peut se soustraire de l’instabilité  d’une géopolitique internationale dispersée et disloquée battant en brèche la rémission de l’économie internationale, d’autant plus qu’outre la contorsion des finances publiques, du durcissement des politiques monétaires, du regain du protectionnisme et des pressions inflationnistes, suite, notamment, aux augmentations des prix des carburants, d’autres produits d’importation essentiels comme les produits alimentaires et l’épineuse problématique de l’énergie.

Dani Rodrik avait raison de critiquer impétueusement la mondialisation économique portée à outrance, et suggère une explication plus pondérée des raisons pour lesquelles la psychose hyper-mondialiste des gratins et des technocrates a calfeutré les nations dans la réalisation d’objectifs économiques et sociaux légitimes à l’intérieur de leurs espaces nationaux : prospérité économique, stabilité financière et équité.

Dani Rodrik plaide pour une économie mondiale pluraliste où les États-nations conservent suffisamment d’autonomie pour élaborer leur propre contrat social et développer des stratégies économiques à la mesure de leurs besoins.

Au lieu de réclamer des frontières fermées et de défendre le protectionnisme, Dani Rodrik montre comment nous pouvons restaurer un équilibre raisonnable entre gouvernance nationale et gouvernance mondiale et trace une feuille de route d’avenir en proposant des moyens novateurs pour réconcilier les actuelles tendances inégalitaires de la géopolitique et des technologies avec la démocratie et l’inclusion sociale.

18 janvier 2023 0 comment
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« NIYA » entre l’héritage islamique du passé et coaching et loi de l’attraction du présent 

by Mustapha Maghriti 12 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

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Si les Lions d’Atlas ont épaté le monde lors du Mondial 2022, ils ont tout aussi internationalisé le concept « NIYA ». En effet, c’est grâce à l’entraîneur technique Marocain Walid Regragui qui a emprunté le concept de « NIYA »  pour enthousiasmer et exalter les Lions d’Atlas tout en gravant les échelons pour arriver au carré magique du quart de finale de la coupe du monde .  

Faut-il rappeler que la « NIYA » est un concept foncièrement islamique utilisé par سيدنا محمد رسول الله صلى الله عليه وسلم : Le Commandeur des Croyants, Abou Hafs Omar ben El-Kattab رضي الله عنه a dit : J’ai entendu l’Envoyé de DIEU صلى الله عليه وسلم سيدنا محمد  dire  إنما الأعمال بالنيات « ، وإنما لكل امرئ ما نوى   qui veut dire que  » Les actions ne valent que par leurs intentions. Chacun ne recevra la récompense qu’il mérite que selon ce qu’il a entendu faire.  La « NIYA » en Islam fait partie intégrante de l’éthique, basée sur la bonne foi.

Elle a occupé une place de choix dans la littérature religieuse des Érudits des hadiths علماء الحديث. Cette dernière qui peut être traduite étymologiquement par le vocable « Intention », « Détermination » est considérée comme la base sur laquelle s’étaie l’action, la foi et la ferme Volonté d’agir sans aucune hésitation.   

La « NIYA »  n’a jamais été autant ravivée et revigorée où moult Coachs internationaux s’interpellent et s’interrogent sur l’explication de  cette notion miraculeuse qui, après les prouesses des Lions d’Atlas contre l’Espagne, la Belgique et le Canada, est sur toutes les langues et parait sur tous les manchettes, sur les drapeaux, car ils semblaient croire en le spiritisme et de l’archimagie de la « NIYA »   pour avoir accès et atteindre l’excellence et la gloire.

Les missives de Walid Regragui à son Team les Lions d’Atlas, appelant à croire en la « NIYA », ont été repris par les médias qui ont inondé la coupe du monde Qatar 2022. La « NIYA »  est devenue internationale, rattachée au succès, à la gloire.

La mouture ultramoderne de la « NIYA » c’est une variante récente qui puise son essence dans la conception islamique où les Coachs enseignent, aujourd’hui, en développement personnel destinée à améliorer les compétences et la performance d’un individu, d’un groupe ou d’une organisation, grâce à l’amélioration des connaissances, l’optimisation des processus et des méthodes d’organisation et de contrôle.

Cette méthode moderne est utilisée afin de ressourcer l’être humain par une détermination invincible, une opiniâtreté ferme en se focalisant sur le triomphe et non les obstacles, sur le succès et non l’échec. Elle est aujourd’hui présent dans tous les domaines de la vie, sportif, professionnel, nutritionnel, parental, scolaire, etc.

la « NIYA » notion fondamentalement islamique, c’est ce qu’on appelle actuellement la loi de l’Attraction qui est la croyance qu’en se polarisant sur des pensées positives, les personnes peuvent apporter des expériences positives et édifiantes dans leur vie.

Notre conscience influence nos résultats où il y a une connectivité directe entre nos pensées et la réalité. Si nous nous concentrons sur nos désirs et nos rêves, ils deviennent réalité. Si nous sommes positifs et croyons fermement en nos habilités, nous attirons la réussite et le succès.

Les adeptes de ce credo associent généralement des techniques de recadrage cognitif avec des affirmations et des visualisations créatrices pour substituer des pensées défaitistes ou auto-destructrices -négatives- par des pensées plus autonomes et adaptées -positives-.

Cette croyance est bâtie sur l’idée que les personnes et leurs pensées sont à la fois de la  » pure énergie », et que, par le processus de  » l’énergie attire une énergie semblable » une personne peut améliorer ses performances, sa propre santé, sa richesse, et ses relations personnelles.

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C’est ce qui est arrivé avec la sélection Saoudienne en coupe du monde Qatar 2022 où avant le match contre l’Argentine, Hervé Renard a interpellé l’Equipe de l’Arabie Saoudite en changeant leur subconscient défaitiste à l’égard de la sélection de Léon Missi considérée dans leur inconscient comme une équipe imbattable et favori à la coupe du Monde: « Vous ne sentez rien ? Vous ne croyez pas qu’on peut les rejoindre ? Ils jouent comme ça, détendus… Allez les gars, c’est une Coupe du monde, donnez-tout ! ». C’est une intervention en anglais, traduite en arabe mais dont on comprend les ressorts émotionnels de croire en  la « NIYA » des talents de Team Saoudien.

Dans le vestiaire, à la pause, Hervé Renard a délivré une tirade qui restera gravée dans les annales de la Coupe du monde. Une périphrase enragée et sans concession pour ses joueurs Saoudiens, dans le but de les doper et revivifier de pensées positives de réussite et de prédétermination, ce qui leur a galvanisé de fermeté, de foi, d’acharnement, de frénésie, d’émotion, de  « NIYA » en la réussite et en effet la « NIYA » ou dit autrement la loi de l’Attraction a joué son jeu où en juste l’espace de 5 minutes, la séléction Saoudienne marqua  deux buts ; le plus grand exploit de l’histoire de l’Arabie Saoudite qui a battu le détenteur de la coupe du monde par une victoire 2 buts à 1 face à l’Argentine de Lionel Messi.  

D’ailleurs, cette vidéo du discours saisissant et vibrant d’Hervé Renard a été visionnée des Millions de fois, un speech qui a enflammé en faisant sensation sur les réseaux sociaux du quatre coins de la planète.

Ainsi, Hervé Renard, à travers la « NIYA » ou dit autrement la loi de l’Attraction a changé ou a effacé efficacement les schémas de pensée négative des joueurs Saoudiens ( que Léon Messi et sa bande sont inattaquable en « ressentant » (par la visualisation créatrice) que les changements souhaités se sont déjà produits. Cette combinaison de pensée et d’émotion positives permettrait d’« attirer » des expériences et des opportunités positives en se mettant en résonance avec la « Loi » énergétique proposée. 

 En substance, la « NIYA »  un héritage du passé purement islamique est toujours d’actualité et qu’elle apporte à chaque personne les conditions et les expériences objets de leurs pensées, attentes et désirs prédominants. 

La « NIYA », c’exactement la loi de l’attraction qui fonctionne universellement sur tous les plans d’action, et nous attirons tout ce que nous désirons ou attendons. Si nous désirons une chose et en attendons une autre, nous nous divisons en un conflit intérieur, et ceci amène rapidement à des résultats désolants. Déterminez-vous résolument à n’attendre que ce que vous désirez, alors vous n’attirerez que ce que vous désirez. 

la « NIYA » permet de reprendre le pouvoir sur sa vie et sur son destin prétendant faussement être négatif. 

Adhérer à cette conviction consiste à penser que rien n’est impossible. Il s’agit avant tout d’une question d’état d’esprit : Les obstacles ne sont pas des dangers, car elle aide l’être humain à mieux les appréhender et la transformer en opportunités. Par ailleurs, la « NIYA »  a un effet bénéfique au niveau de la pensée, c’est-à-dire que la personne développe de plus en plus de pensées positives et de moins en moins de pensées négatives. Se répéter ces pensées positives contribue non seulement à développer une émotion positive mais aussi à améliorer la confiance en soi et l’estime de soi. 

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La « NIYA »  agit sur la puissance de l’esprit subconscient en proposant à l’être Humain de prendre le plein contrôle de ses pensées, dans le but de réaliser des choses dans la vie, avec l’esprit, autant que par l’action.  

En somme, la « NIYA » avec la condition sine qua non quand on y croit, donne des ailes, permet d’affronter le risque, d’être audacieux et croire que tout est possible.  La « NIYA » booste l’ambition, stimule la détermination et l’énergie positive et permet de croire en soi et en la réussite. C’est in fine (تفاءلوا بالخير تجدوه وتوقعوا الأجمل يقع بإذن الله).

 

 

 

12 janvier 2023 0 comment
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A DIEU ABDERRAOUF: Un Humour et une Comédie d’exception

by Mustapha Maghriti 3 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand ABDERRAOUF qui s’est éteint ce Lundi 2 Janvier 2023 à Casablanca, suite à une longue maladie, à l’âge de 86 bougies.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale. Né le  27 décembre 1936 à Casablanca, qui a découvert sa passion pour le théâtre et la comédie en détention par les autorités coloniales : Emprisonné par les autorités coloniales au début des années 1950, ce précurseur du stand-up au Maroc dévoile son talent théâtral pour égayer la froideur de la prison. Une fois libéré, Abderraouf quitta sa ville et forme une troupe de théâtre avec des anciens codétenus. Ils jouent dans des cafés en adaptant des textes de Molière. Abderraouf exerça plusieurs métiers avant de revenir à l’art et en faire son métier après un grave accident de voiture.

Le virus de la comédie lui a été transmis durant les années 1960, en créant le personnage burlesque ABDERRAOUF inspiré d’un camarade de classe, véritable incarnation de la sottise. D’ailleurs son nom Abderraouf est devenu synonyme de ridicule dans le langage populaire Marocain. Il est devenu l’une des figures comiques les plus populaires au Maroc à travers le personnage clownesque Abderraouf, qui, avec beaucoup de dérision, de sarcasme et d’ironie, traitait des sujets les plus outrecuidants.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré ABDERRAOUF, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques en allant au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms et surtout depuis ma tendre enfance, je l’écoutais beaucoup avec tant d’attention et d’admiration sur les vieux disques 33 tours et 45 tours où  je passais des heures et des heures à l’écouter. Mon Dieu qu’il nous a fait passer comme moments merveilleux dans la simplicité la plus totale avec souvent juste un modeste bureau et une rudimentaire chaise.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra d’ABDERRAOUF  par son « tarbouche rouge « , ses sketches qui font toujours rire petits et grands même ceux qui n’ont pas vécu l’époque de ses spectacles à guichet fermé, ses sketches à succès enregistrés sur cassettes et ses rendez-vous attendus avec impatience sur la télévision nationale et j’en fait partie.

Il suffit d’écouter une réplique d’ABDERRAOUF pour plonger dans le rire. Cette icône de l’humour au Maroc remémorera toujours de bons moments de réunions familiales et surtout un talent qui a inspiré des générations d’humoristes et d’acteurs Marocains. Avec son saroual coloré, son gilet, son tarbouche rouge, sa voix spéciale, sa personnalité touchante et son humeur hors pair, le personnage d’Abderraouf ou «Ouf» est gravé dans notre imaginaire collectif. Avec un air naïf et ridicule, une comédie populaire, il abordait des thématiques qui touchent la culture de la société Marocaine.

En dépit de son seul et unique personnage ABDERRAOUF, il ne tombait jamais dans la monotonie. Le parrain des humoristes Marocains avait une vision sur la société. Il savait passer le message par son corps, sa voix avant son texte.

La voix nasillarde, le style bouffon et la chéchia rouge de «Si Ouf» sont devenus une allégorie et emblème de l’humour Marocain. Il a porté le Maroc à travers l’Europe où son talent a séduit les Marocains et les Marocains du Monde.

Une grande apothéose lui a été consacrée en le nommant à Anvers en 2011 «Meilleur humoriste Marocain du 20éme siècle» par la Fondation des Nuits de l’humour Arabe. ABDERRAOUF a rencontré un grand succès à la télévision avant d’être un peu oublié par la presse et les professionnels de la comédie. Mais le grand « Louis de Funès du Maroc » a refusé de tomber dans les oubliettes : Il revint dans les années 2000 avec de premiers rôles sur les grands écrans grâce au réalisateur Nassim Abassi où ABDERRAOUF a joué dans «Mon oncle» et «Majid», ainsi que « BILA HOUDOUD », le Chauffeur,  et la bicyclette de Ba Larbi..

Aussi, le 16éme Festival International du Film de Marrakech avait rendu un vibrant hommage au césar de la comédie ABDERRAOUF connu pour son style sans égale qui secrète toujours la sérotonine et l’endorphine.

Cet artiste précautionneux et attentif au grand Feeling apportait de sa personne pour son personnage. Derrière le personnage spécifique d’ABDERRAOUF connu pour ses grimaces se dissimulait un homme au tempérament et à l’instinct bien affirmé et un père de famille qui communique le modèle pour ses enfants comme pour beaucoup de jeunes Marocains. 

La disparition d’ABDERRAOUF a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, ABDERRAOUF était une hybridation de philanthropie, de simplicité, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et comédiennes, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu ABDERRAOUF, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu ABDERRAOUF, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il y a un cercle des comédiens disparus, lui, ABDERRAOUF en fait partie. Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles. Tu nous manqueras tant ABDERRAOUF. Puisse le tout Puissant t’accueillera en sa Sainte Miséricorde. A DIEU ABDERRAOUF.

3 janvier 2023 0 comment
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Taux directeur et le mirage de la maîtrise de l’inflation

by Mustapha Maghriti 1 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Longtemps battu en brèche par les économistes pour ses sacerdoces classiques de ne plus se cantonner au ciblage de l’inflation, la Banque Centrale est aujourd’hui sollicitée plus que jamais à l’épineuse question de juguler l’inflation dans la mesure où cette dernière est devenue le premier ennemi qui obnubile les Banques Centrales contradictoirement à ce qu’il prévalait il y a quelques années, les années de la Stagflation qui prévalaient au cours des années 1970, à la suite du premier choc pétrolier de 1973).

Cependant au regard de la récurrence des crises économiques et financières et de l’envolée de l’inflation, BANK AL-MAGHRIB évolue vers des missions duales de conciliation entre la stabilité des prix et celle de la  stimulation de la croissance économique.  

Lors du dernier conseil de BANK AL-MAGHRIB, qui suit de près la conjoncture économique et les pressions inflationnistes, tant au niveau national qu’international, tenu le 20 Décembre 2022, le Patron de l’Institut d’Emission 
Abdellatif Jouahri a décidé de relever le taux directeur de 50 points de base, soit  à 2,50%  une seconde fois après la hausse du Mois de Septembre à un moment où les banques centrales du monde notamment la FED Américaine et la BCE de l’Union européenne ont serré la vis face à une inflation ascendante, en révisant à la hausse de manière conséquente leurs taux directeurs et ce dans l’ambition d’exorciser le spectre de l’inflation qui pèse d’un poids lourd sur les entreprises et les ménages, puisque l’inflation exprimée par l’Indice du Prix à la Consommation (IPC) a gravi à 8,3% le Mois de Novembre selon le département de Lahlimi Haut Commissariat au Plan  (HCP), un élan jugé alarmiste par le milieu des affaires et les analystes de la conjoncture économique.

Et tenant compte des données les plus récentes du Haut Commissariat au Plan, l’inflation devrait rechuter à 6,6% en 2022, après 1,4% en 2021, tirée considérablement  par la dynamique de la hausse des prix des produits alimentaires, des carburants et lubrifiants. Par la suite, elle se stabiliserait à 3,9% en moyenne en 2023 avant d’accuser un nouveau rebond en 2024 à 4,2%, en lien avec la décompensation programmée des prix des produits subventionnés.

Notre propos dans cette chronique  est que non seulement BANK AL-MAGHRIB, mais moult Banques centrales tombent dans la « chausse-trape » de répliquer aux pressions inflationnistes en avisant d’adopter des politiques monétaires rigoureuses, notamment à travers l’augmentation de leurs taux directeurs, dans le dessein de rendre plus rebutantes les coûts de financement des ménages et du secteur privé et faire baisser ainsi la demande agrégée, pour par la suite juguler l’inflation. 

Cette transmission nous semble très schématique et réductrice de la réalité économique : Ce schéma pourrait assurément fonctionner si l’inflation était toujours et intrinsèquement un phénomène monétaire. Toutefois, la réalité économique est toute autre, elle n’est pas aussi simple que ça et une réflexion sur les sources de l’inflation montre qu’elle est transmissible par les coûts sur les marchés internationaux.

En effet, Il n’est pas douteux, qu’il s’est développée ces dernières années une propagation générale de l’inflation où les experts internationaux remarquaient qu’il y a eu au cours des dernières années, un synchronisme nettement plus étroit entre les mouvements de prix dans les différents pays qu’entre les changements dans l’intensité de la demande.

Outre, des causes internes, plus ou moins particulières expliquant l’inflation, il serait apparue des causes externes communes à l’origine, ou favorisant la poursuite de ce mouvement général ; les poussées inflationnistes se sont propagées de pays à pays, et elles se sont jusqu’à un certain point, renforcées mutuellement .

En première analyse, il est facile d’attribuer ce phénomène au développement croissant des échanges internationaux, qu’ils s’agissent de mouvements de biens et services.

Cette question étant à la fois complexe et controversée, relevons simplement quelques éléments qui paraissent essentiels : Ces effets prix sautent aux yeux quand ils prennent la forme d’une hausse des prix à l’importation.

Dans ce cas des importations, s’il s’agit de produits non concurrentiels, une hausse se répercute sur les prix de revient des industriels pour les matières premières et produits intermédiaires, sur les prix de détail dans le cas de produits finis. S’il s’agit de produits concurrentiels, il se produit des influences réciproques entre importations et concurrents intérieurs.

A titre illustratif, les fortes pressions inflationnistes au Maroc durant le premier semestre 2022 sont d’origine externe que par des facteurs intrinsèques notamment suite à l’augmentation des prix des produits énergétiques et alimentaires, mais aussi à la hausse de l’inflation chez les principaux partenaires économiques. Ceci dit que c’est une inflation importée et Bank Al-Maghrib l’a bien souligné dans les deux derniers rapports de politique monétaire. 

De ce fait, BAM s’aligne sur la trajectoire des grandes Banques Centrales à l’international pour lutter contre une inflation usuellement importée au Maroc où plus de 50% des importations du Maroc se font en Dollar et concernent principalement les produits énergétiques et céréaliers. Cette situation a propulsé l’hiatus entre le cours de référence du Dirham et son Mid panier à plus de +3,60%, soit un plus haut depuis la mise en place de la réforme de change en 2018 où ce dernier se rapproche ainsi du seuil haut de la bande de fluctuation du dirham fixé à 5%. Dans ces conditions, la parité Dollar/Dirham atteint son apogée de plus de 10 ans, à 10,81, en hausse de +17% depuis le début de l’année.

Au niveau du circuit économique, les prix échangeables représentent plus de 90% de la structure des prix au Maroc. C’est pour dire que toute oscillation à la hausse ou à la baisse des prix des inputs affecte le niveau de l’inflation. L’arme dont dispose Bank Al-Maghrib pour juguler l’inflation n’est autre que la politique monétaire à travers la hausse ou la baisse des taux directeurs pour prévenir tout désencrage des anticipations d’inflation et assurer les conditions d’un retour rapide à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix.

Bien que les prévisions de la Banque Centrale tablent sur un taux d’inflation de 2,4% en 2023, nous pensons que le revirement du cycle inflationniste dépend encore des effets de la guerre en Ukraine qui persiste encore parce que si le conflit russo-ukrainien prend une autre tournure , les hypothèses retenues par la Banque Centrale seraient perturbées et l’inflation repartirait à la hausse.

D’ailleurs, Fitch Solutions avait anticipé une nouvelle hausse, cette fois plus forte, du taux directeur de 100 points de base, pour le porter à 3% cette fin d’année en raison notamment d’une Banque centrale européenne (BCE) plus belliciste (étant donné que l’euro a la pondération le plus élevé dans le système monétaire géré du Maroc) et de pressions inflationnistes soutenues, et des performances économiques plus fortes que prévu, ainsi que la baisse des réserves de change qui pèsent davantage sur le Dirham.

Bank Al-Maghrib justifie la dernière hausse du taux directeur à 2,50% par ses prévisions du retour de l’inflation à des niveaux modérés en 2023 et non pas par ses sources qui ne sont pas monétaires. Cependant, avec les incertitudes que connait le monde actuellement, le scénario de la perpétuité de la hausse générale des prix est fort probable. Un tel synopsis pousserait les autorités monétaires, à nouveau, à relever leur taux directeur, dans le souhait de faire face à l’inflation, qui n’est pas monétaire, chose qui ne va que préjudicier davantage l’économie Marocaine. 

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Victoire du Maroc au Qatar 2022: Preuve et Gage que l’Union Arabe, Maghrébine et Africaine est toujours possible

by Mustapha Maghriti 28 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous Musulman, Arabe et Maghrébin n’a pas suivi avec euphorie la bataille des Lions d’Atlas décrochant majestueusement la 4éme place de la Coupe du Monde Qatar 2022 en détrônant des équipes favorites pour remporter la Coupe du Monde tel que la Belgique, l’Espagne ou le Portugal ? Transcendons la dimension sportive et focalisons nous sur la dimension politique pour invoquer un secret de polichinelle que le football est devenu un vecteur allégorique ayant une dimension politique persuasive. 

Après la qualification du Maroc au carrée magique du quart de Final, plusieurs médias Arabes, Islamiques, Maghrébins, Africains et même internationaux ont salué le jeu des Lions de l’Atlas pour leur exploit  durant la Coupe du Monde Qatar 2022.
Partout dans le monde, le football est un rétroviseur et réflecteur de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions devenir. Il est tout aussi un jeu comme la politique d’ailleurs.  Parlons, à cet égard, de jeu et surtout d’enjeu politique.

On l’a vu à la TV Marocain et bien que le petit écran Algérien a zappé à maintes reprises les exploits des Lions de l’Atlas  le public Algérien qui, tout au long des compétitions des Lions Atlas a prié à chaque match des Lions de l’Atlas. Une Algérie qui a su exprimer sur les slogans irréprochable, ainsi que les positions les plus légitimes pour dire à une camarilla de généraux militaires affairistes qu’il était temps d’étancher la corruption et la rente et d’écouter la fulmination et le cœur battant de la république populaire Algérienne. 

Marocains, Tunisiens, Mauritaniens, Libyens, Egyptiens, Indonésiens ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas : De Jakarta à Kuala Lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à Beyrouth , de Doha à Abidjan, de Amman à RAMALLAH , de Tripoli à Dakar, ou de Dubaï à Riyad ne se sont-ils pas associés au peuple Marocain pour solenniser cette prouesse sportive ? Cette consonance et cette symphonie sociale autour de la victoire Marocaine n’est-elle pas révélatrice à combien existe l’amour et l’attachement de l’Unicité Musulmane, Arabe, Maghrébine et Africaine ? Ne faut-il pas joindre l’utilité à l’agréable pour que cette jubilation sportive commune devienne une réalité politique et économique ?

Elle exprime avec vigueur l’impérieuse nécessité d’agir pour la levée de tous les obstacles à l’échange entre les pays de la région, d’aller vers un marché unifié porteur d’une dynamique vertueuse, créateur d’opportunités d’investissements pour les entreprises de la région ou du reste du monde.

Ainsi, les richesses économiques naturelles ne peuvent plus être un écueil pour cette Union Arabe, Maghrébine et Africaine. A titre illustratif, avec le Nigéria qui possède les plus grandes réserves de gaz d’Afrique avec environ 200 billions de pieds cubes, dont la plupart sont inexploitées ou réinjectées dans des puits de pétrole, l’ambitieux projet  du gazoduc Nigéria-Maroc qui s’achemine sur 5600 kilomètres le long des de l’Afrique de l’Ouest, à partir du Nigeria, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et Mauritanie avant d’arriver au Maroc.et qui devrait fournir du gaz à 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , et permettrait même d’en expédier vers l’Espagne et le reste de l’Europe

Avec le triomphe du Maroc  lors de ce palmarès au Qatar 2022, quand on écoute le boulevard des supporters des Lions d’Atlas d’Alger, ces derniers souhaitent que cette union sportive se transsubstantie en Euphorique politique où on appréhendera comment le cercle vicieux surfera vers un cercle vertueux de la démocratie de la richesse Arabe, Maghrébine et Africaine,

Toujours avec le projet  du Gazoduc Nigéria-Maroc, le Nigéria a tout l’espoir de voir que ces richesses naturelles serviront un continent Africain disposant d’une jeunesse dynamique et responsable ayant une prédisposition à la modernité, à la dignité et à une quête d’Union avec les autres pays de l’Afrique. 
Translatons cette prouesse sportive sur les rails politiques : En se cantonnant à la dimension Maghrébine, après cette vaillance sportive du Maroc, les responsables politiques des cinq pays ne devront-ils pas remettre sur le devant de l’actualité le dossier somnolent de la refondation d’une Union bétonnée, et durable dans le temps répondant aux ambitions des 5 pays Maghrébins ? Une cohésion  Maghrébine impérissable, s’articulant sur des aspirations pragmatiques avec un agenda précis qui ne doit rien à voir avec l’UMA, créée le 17 Février 1989, élaborée à la hâte sans réelle préparation, ni prise en considération des facteurs endogènes de chaque pays. 

Le Maghreb a besoin de se bâtir en forteresse blindée au regard de l’Europe, aux maints défis de la globalisation et aux intimidations et pressions climatiques. Toutes les justesses (économiques, politiques, sociales, géopolitiques……etc.) revendiquent cette Union Maghrébine. Une telle intégration économique pourrait secréter  à plus ou moins long terme, un corollaire consistant sur la dynamique économique régionale pour au moins deux raisons :

– Primo, tout d’abord, il y a des impacts d’économies d’échelle et de concurrence qui rendraient la région plus attrayante pour l’investissement régional et étranger.

– Secundo, l’intégration Maghrébine constituerait un Hub logistique qui réduirait les effets dits de « Hub-and-Spoke » à même de d’optimiser les flux de transport des entreprises et de réduire ses coûts de distribution entre l’Union Européenne et le Maghreb.

En outre, le gain issu de l’intégration sera plus perceptible et fructueux si le progrès vers un marché commun intégré est appuyé par de grands projets d’infrastructures fédérateurs (transport, eau, énergie…) et des projets communs entre entreprises privées Maghrébines.  

Avouons-le  dans cette chronique : Nos différences et nos différents sont anodins et peuvent être agonisés et succombés dans une Union suprême, souveraine et mûrement réfléchie. 

Les estimations du coût du non-Maghreb foisonnent. Les recherches universitaires et les travaux des organismes régionaux ou internationaux prolifèrent dans la mesure et l’évaluation  de ce coût :

Selon le Secrétariat de l’UMA, le blocage du processus d’intégration maghrébine coûtait, à chaque pays de la région, 2% de son taux de croissance annuel. De son côté, la Commission Economique de l’Afrique considère que l’existence d’une Union Maghrébine ferait gagner aux cinq pays l’équivalent de 5% de leurs PIB cumulés. Pour sa part, la Banque Mondiale estime qu’une intégration maghrébine plus approfondie (qui prend en compte la libéralisation des services et les réformes du climat de l’investissement) ferait croître le PIB réel par habitant sur une dizaine d’années entre 24% et 34%, selon les pays.

Face à ce coût du non-Maghreb qui se décline selon des partitions différentes ( Energie, banques, transports, agroalimentaire, éducation, culture ou tourisme), le Maghreb, vaste ensemble de plus de 90 millions d’habitants, riche en pétrole, en gaz, en eau, est à la fois l’ensemble géopolitique le plus homogène sur le plan linguistique, religieux et culturel, et le moins intégré sur le plan économique qui équivaut à 1,3 % de leurs échanges extérieurs, le taux régional le plus bas du monde et envers aux agglomérats commerciaux régionaux (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, AELE..) qui se sont forgés pour répliquer à la mondialisation, le Maghreb, l’Afrique et les pays Arabes ont impérieusement besoin de cette Union.

Ce projet d’intégration Maghrébine a besoin d’un leadership politique pour l’aiguiller et le perpétuer, d’une responsabilité politique qui affirme la volonté de céder un certain degré de souveraineté dans la quête du bien général. Comme il a besoin d’institutions de coordination rénovées et d’instances de délégation de pouvoir. A défaut,  la représentation des intérêts Maghrébins restera sclérosée au niveau national et le Maghreb se fragmenterait en entités protectionnistes hostiles et  apparaîtrait comme un espace économique et politique poreux livré aux incertitudes et aux instabilités les plus vulnérables

D’où l’importance d’agir par une volonté politique sur les facteurs qui déstructurent l’avenir maghrébin et dessiner ainsi des chemins praticables pour une union maghrébine solide, dotée d’instruments aptes à construire un Maghreb solide.

Dans ce contexte, le Maroc était guidé par une réelle volonté de contribuer, avec ses partenaires Maghrébins, à reconstruire l’unité Arabe, en amorçant l’assainissement des relations maghrébines, et en s’engageant dans une nouvelle ère, qui serait plus positive pour la nation arabe tout entière. A partir de ces considérations, aussi nobles que morales, le Souverain Marocain  a fait de l’unité Maghrébine une option stratégique de sa politique extérieure. C’est dans cet esprit que le Souverain avait pris, en 2004 et en 2005, de nombreuses initiatives en faveur de la normalisation de ses relations avec l’Algérie et de la relance effective de la construction maghrébine.

Le Sultan Marocain a eu toujours le cœur sur la main où durant ces années de règne, le Souverain Marocain a développé à l’égard des Algériens la politique de la main tendue et de la réconciliation. Le Sultan Marocain, dans l’éloge du Trône du 30 Juillet 2019, n’a-t-il pas réaffirmé sa position et son engagement gracieux et digne à garder la main tendue en direction de nos confrères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères ? 
S’il lui arrivait de stigmatiser de front l’obnubilant politique d’agressivité menée par le régime Algérien à l’encontre du Maroc et de son intégrité territoriale, il parle licitement du manque à gagner pour les populations du Maghreb engendré par cette discorde Marocco-Algérienne sur le Sahara Marocain. 

Les Marocains formulent l’espoir que cela puisse ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux peuples, Algériens et Marocains : La dernière illustration en date de cette proximité remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, organisée dans le pays des Pharaons, au cours de laquelle le Souverain Marocain et le peuple du Maroc, dans une vivacité spontanée et sincère, ont proféré leur compassion et leur épaulement zélateurs à la sélection Algérienne. On s’en souvient, les Marocains se sont joints au peuple Algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur. 

Cette foi profonde dans la communion de destin, étayée sur une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec  détermination, espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples Maghrébins, Arabes et Africains. 
Somme toute, la festivité exprimée avec ferveur, ferveur et vénération par des millions de Maghrébins, Arabes et Africains après l’apothéose de l’équipe Marocaine par les Lions d’Atlas est une gage et pièce à conviction que cette Union Maghrébine, Arabe et Africaine est toujours possible.

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Quand le Foot Marocain transmet des valeurs aux Quatre coins du Monde

by Mustapha Maghriti 22 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Au terme d’un suspens Hitchcockien d’une finale mythique et légendaire, le pays du Tango et Lionel Messi sont les apôtres de la Coupe du Monde (Edition Qatar 2022 ).  Certes, nous ne pouvions rêver d’un meilleur épilogue pour ce podium Mondial sans nul autre pareil. Un match de légende, une finale de légende, un joueur de légende, une organisation de légende et surtout une équipe Marocaine Walid Regragui de légende !

Le store se clore sur un périple footballistique sans égal. Une Coupe du Monde qui sera lithographiée à jamais dans les anales de l’Histoire, grâce à ce dénouement mythique, mais aussi à travers les prouesses féeriques des Lions de l’Atlas, entraînés par un Coach hors-classe et un Staff exceptionnel.

30 Jours durant lequel les Lions de l’Atlas ont attesté aux quatre coins du Monde qu’avec force sueur , dévouement, et de pétulance, il était plus possible qu’une ethnie Musulmane, Arabe et Africaine d’arriver au carré magique des 4 meilleurs équipes en Coupe du Monde.

30 Jours durant lequel les Lions d’Atlas ont réussi chevaleresquement à briser le plafond de glace et ont eu voix au chapitre tout en prouvant que l’excellence peut être universelle, les lions d’Atlas ont attesté que l’éminence n’est pas l’apange de l’Europe ou de l’Amérique Latine.

30 Jours, les lions d’Atlas ont écrit un nouveau chapitre du Maroc qui transcende le volet footballistique pour  passer des messages nobles, à travers le ballon Rond, les valeurs qui cimentent notre identité telles que  la reconnaissance et la prosternation à DIEU,  النية  ( la Foi) ,  رضات الوالدين ( la bénediction des parents).

30 Jours durant lequel notre drapeau a été bravement hissé très Haut dans le Monde entier. Avec ces valeurs seigneuriales qui ont touché le cœur et l’âme de toute la planète,  le Monde Arabo-Musulman et non Musulman  soutint notre équipe nationale et même s’identifier à nos couleurs.

De Jakarta à Kuala lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à New York , de Doha à Abidjan, de Amman à Bruxelles , de Tripoli à Dakar, ou de Dubai à Riyad ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas.

30 Jours où le Maroc a fait rêver des Milliers et des Millions d’enfants, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, qui peuvent aujourd’hui s’identifier  et s’imaginer en Ziyech, Bounou, Hakimi, Ounahi et comme ils s’imaginent en Messi, Neymar, Cristiano et Mbappé, mais avec cette fois l’édition Qatar 2022, la possibilité de s’identifier hautement à leurs idoles, parce que Marocaines, Arabes, Amazighes Musulmanes et Africaines.  

30 Jours où le Maroc et ses Lions ont gagné les cœurs et ont groupé, à travers la planète, moult communautés supposées différentes, voire incompatibles, mais toutefois ont constitué, le temps de ce Poduim Mondial, cette même et unique Communauté de destin, s’unissant au gré des prouesses et des exploits de nos Lions d’Atlas.

30 Jours, enfin, où le Maroc, accompagné par les palmes d’autres pays Africains et arabes au premier tour ( à l’instar de la Victoire de l’Arabie Saoudite contre l’Argentine détenteur de cette coupe du Monde ou la Tunisie contre La France classée deuxième place), aura irrémissiblement néantisé et détruit le complexe d’infériorité, supposé mais inconscient et latent, des équipes qualifiées  à chaque Coupe du Monde.

Il existe un dicton, très cher à Gianni Infantino président de la FIFA et avant lui Blater, qui veut que chaque Coupe du Monde soit « la meilleure de tous les temps » en attendant la prochaine. Pour nous Marocains et Lions Atlas, elle l’est indubitablement, en attendant la prochaine Inchallah. Avec cette édition Qatar 2022, nous sommes et nous resterons, à jamais les premiers en Afrique comme c’était le cas au Mexique en 1986.

Cette épopée légendaire des Lions de l’Atlas aura été majestueuse par le fait que cette Coupe du Monde Qatar 2022 se tint dans un pays Arabe et Musulman où , dans cette chronique, nous rendons hommage au Qatar pour l’organisation inédite de cette Coupe du Monde 2022 et aussi au Team Abdellatif Hammouchi pour le côté sécuritaire.

En outre, avec l’accueil et la fête Royale et majestueuse aux Lions d’Atlas,  le Souverain Marocain avant tout, plus la Moudwana, plus que la fête des Mères, a consacré la la Mère Marocaine.

Avec le Succès inouï  des Lions d’Atlas dans cette édition Qatar 2022, nous aurons tous,  pour l’éternité, des centaines d’images, de souvenirs et d’émotions qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

In fine, Je suis persuadé qu’en sus du Football Marocain, dans d’autres domaines le Maroc excellera : Il y aura au Maroc un avant et après Coupe du Monde 2022 où je gage que cette demi-finale mythique n’est pas un aboutissement, elle est un commencement !

Comme l’a bien dit très pertinemment Walid Regragui à l’ensemble des Joueurs pour attiser leur appétit pour d’autres performances : Pour étinceler à l’échelon mondial, il faut d’abord briller au niveau continental. Les prochaines échéances sont multiples : Le Chan 2023, la Coupe du Monde des Clubs au Maroc, les compétions continentales de Clubs, la CAN U23, la Coupe du Monde féminine et la CAN en Côte d’Ivoire.

Ndirrou Nyya !!!

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Le Monde est Foo……t ou la leçon d’un Made in Morocco

by Mustapha Maghriti 15 décembre 2022
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A côté de sa fameuse rime éternelle  » Le  monde est Fou » Julio Iglesias aurait chanté « Le Monde est Foo……t », le monde est beau avec les prouesses réalisées par les Lions de l’Atlas

En effet, avec les prestations sans égal du lions de Walid Regragui, les Marocains et même les pays Arabes ont mis de côté leurs bouderies. On a oublié les chicanerie de la monotonie du Jour au Jour. Aussi, avec l’arrivée des Lions d’Atlas au quart du Final, on a délaissé l’inflation et la cherté qui érode le pouvoir d’achat et consume le portefeuille des Marocains. On a déguerpi le cauchemar du coronavirus qui continue insidieusement d’attaquer. Avec l’exploit du Maroc au Qatar 2022, on a dédaigné nos mauvaise-passes et nos tribulations. Grosso modo, on a tout ou presque déserté, dans la béatitude collective surgie de consécrations successives du fabuleux Team de Walid Regragui. Le Maroc est devenu célèbre et sur les langues de toute la planète. C’est fou comme le foot peut changer la face d’un pays… en quelques minutes et quelques heures.

Mardi dernier, le Maroc est devenu une écluse de décompactage après du succès historique des Lions de Walid Regragui contre l’Espagne, à l’issue des séances de tirs au but. Pour la première fois de son histoire, un pays Arabe, le Maroc en l’occurrence accède à un quart de finale d’une Coupe du monde. Aussi, Youssef En-Nesyri en sautant à plus de 2,78 m a inscrit le but historique qui a permis au Maroc d’atomiser et d’ atterrer le Portugal de de Cristiano Ronaldo.

Pour la première fois, un pays Arabe, un pays Musulman, un pays Africain figure parmi le carré magique du demi Final et figure parmi les 4 meilleurs pays d’un Mondial. Pour la première fois, la La Fédération royale Marocaine de Football FRMF de Fouzi Lekjaa mise sur un entraîneur National qui, avec un timing serré et en seulement 2 Mois, Walid emmène son pays à ce niveau de la compétition mondiale.

On peut comprendre que les Marocains aient fait la fête très tard la nuit du Samedi qui nous fait revivre  » la Fiévre de Samedi Soir » ou « A Saturday a Night Fever ». Et l’on comprend tout à fait que le Souverain Marocain, que l’on a aperçu dans sa voiture, ait communié avec le peuple Marocain, drapeau national à la main.

Loin là-bas, au Qatar 2022 à Doha , le Team Walid  ont fait plonger plus de 37 Millions de Marocains dans un émotion extatique. Forcément, dans le Royaume, la nuit du Samedi fut longue.

Oui, le foot peut être fou ! Faut-il rappeler qu’en 2018, le Maroc n’a pas réussi à s’extirper des phases de poule, malgré de bonnes prestations et un nul arraché in extremis par les Espagnols, durant les arrêts de jeu (2-2). Le vent a donc tourné. Ici au Maroc , des larmes de joie. Là-bas, des larmes de déception. C’est la plus belle coupe du monde, on y parle de DIEU, de fraternité, de NIYA et pour la 1er fois de l’histoire, les Mamans sont à l’honneur : Un commentateur allemand a parlé des scènes des joueurs marocains étreignant et embrassant leurs parents et des prières de groupe après chaque match.
Il a dit:
 » Nous ne voyons plus les liens familiaux intimes dans nos sociétés occidentales. Le concept de famille s’estompe, et on ne peut que voir les joueurs embrasser leurs mannequins et leurs petites amies pendant que leurs parents sont laissés dans des maisons de retraite.

Le soutien moral de la famille a joué un grand rôle dans les victoires du Maroc ; derrière ces victoires successives, il y a la bénédiction des Mamans, des épouses, de la sœur. Nietzsche n’a -t-il pas dit que le Bonheur est une Femme !!

A côté du soutien des pays arabes, islamiques, des africains, l’appui d’autres ethnies ont scruté cette coupe : L’ex-entraîneur du Maroc Hervé Renard s’est confié sur  les ondes de RMC : Je suis français, je suis né en France, j’ai un passeport français  mais, demain, je suis désolé je supporterai l’équipe du Maroc, parce que ce pays m’a marqué, les gens m’ont apporté de l’amour à un point que vous ne pouvez même pas imaginer.

Aussi Samuel Eto’o a bien  dit qu’on doit supporter car le Maroc est un modèle de changement de mentalités défaitistes vers des mentalités de victoire. Oui, oui, Samuel Eto’o a raison : depuis notre tendre enfance, on nous a programmé à considérer que le palmarès et le Podium , est l’apanage des autres : Europe ( Allemagne, France, Espagne…. ou Asie : Brésil et Argentine. Et on a même l’impression, voir la conviction, que nous avons tous été des acolytes et auxiliaires de cette mauvaise « Programmation-Neuro-Linguistique » de nos joueurs, quoi que, pour Walid Regragui, je pense que sa personnalité, ses traits de caractère et ses ambitions, légitimes, l’immunisent contre de telles « contagions ». Les ferveurs de joie populaire Marocaine, autant c’était spontané, légitime et indispensable, autant il me semble que nous n’avons pas rendu service à notre équipe.

L’hilarité et la jubilation hystérique programmera « inconsciemment » nos joueurs pour chercher à aller de l’avant puisque pour le vétéran Walid Regragui on ne doit jamais nous faire coller que se qualifier aux quarts de finale était déjà un exploit historique et « exceptionnel ».

Pour Walid l’appétit vient toujours en mangeant et lui et l’équipe ont toujours Faim Et qui dit exceptionnel, penserait « anormal » sans le dire !
Malgré notre défaite hier face à la France, l’appétit viendra toujours en mangeant pour d’autres exploits et pourquoi pas la Coupe d’Afrique dont on s’est privé depuis 1976.

Un grand bravo aux Lions de l’Atlas pour ce parcours incontestablement réussi. Être parmi les quatre meilleures équipes du monde n’est pas donné à n’importe quelle équipe. Le Maroc a ébloui un immense public, un made in Morocco a été découvert par des centaines de Millions de spectateurs. Cette équipe de Walid Regragui restera dans les annales du football Arabe et  Africain comme le premier porte drapeau de l’Afrique et du monde arabe dans cette compétition universelle. Merci à tous ceux qui nous ont fait rêver, joueurs.

Merci aux joueurs et à Walid Regragui de nous avoir fait vivre cette odyssée, d’avoir porté les espoirs de millions de personnes à travers le monde. Walid Regragui aura réussi à « changer les mentalités ». Le Maroc a ouvert la voie aux Africains, au Monde Arabe. Désormais il est permis d’y croire. Désormais, il faut y croire.

Bravo à la FIFA, à la Fédération Royale Marocaine de Football, à F Lakjaa et au Roi Mohammed VI et à l’Académie qui porte son nom qui a formé bon nombre de nos joueurs.

Bravo aussi à tous les « bâtisseurs » et anciens sélectionneurs comme Hervé Renard – que l’on n’oublie pas – qui ont apporté une pierre à l’édifice et participé à cet élan.

Bravo et merci au Qatar qui, malgré les critiques, l’hypocrisie et la jalousie de quelques-uns, aura fait preuve d’une incroyable hospitalité envers tous, et contribué, lui aussi, à changer les mentalités. Quoi qu’on en dise, il aura réussi à organiser l’une des plus belles et des plus grandioses coupes du monde de football de l’histoire.

Une coupe qui a sans doute rapproché les peuples et les nations plus qu’aucune autre et qui a permis de partager un peu l’écran avec les nations Arabo-Musulmanes.
On espère que le Maroc, grande Nation de football, pourra également accueillir cette coupe du monde car il le mérite.
Cette coupe nous rappelle aussi que notre continent et notre pays forge des talents. Retenons ces talents. Donnons leur tous les moyens dont ils ont besoin, que ce soit dans le sport ou ailleurs.
Sourions comme Bono, car ce n’est que le début !!!

Personnellement, je suis assouvi , satisfait et fier de la prestation sans égal de notre équipe. Proudly Morocco

Sirrrrrr, Sirrrrr, Sirrr pour d’autres prouesses, d’autres palmarès….

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COP 27 entre une terre à sec, une planète qui brûle et tensions géopolitiques

by Mustapha Maghriti 24 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un truisme que l’humanité n’est plus agnostique à une planète qui brûle, une terre à sec avec les outrages qui oppriment la biosphère, l’agriculture et la santé humaine. Les immersions, les catastrophes naturelles, les cyclones en sont les meilleures illustrations.  

Cataclysmes, déluge, calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés à l’ombre, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes sombrant sous les eaux des pays comme le Pakistan qui a connu une des plus pires submersions de l’histoire qui ont affecté 33 Millions de personnes, causé la mort de plus 1 700 personnes, détruit des centaines de Milliers de maisons, endommagé des milliers de kilomètres de routes et des centaines de ponts à travers le pays et des feux laminant en cendres des pays entiers comme la Californie aux USA : L’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les feux qui ont dévoré la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battirent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont été brûlés. Aussi, Des flammes aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

Même le changement climatique n’a pas épargné notre patrie où en Juillet 2022, plusieurs hectares de forêt sont devenus des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …..

A ce titre, nul ne doute que la thématique récurrente de la chauffe climatique est dans tous les esprits parmi les participants à la 27éme session de la Conférence des Parties (COP 27) après un été marqué par des épisodes de chaleur extrême.

Sous cet angle, les Conférenciers de la fameuse COP, dont la 27ème édition s’est ouverte Lundi 7 Novembre 2022 à la station balnéaire Sharm el Sheikh en Égypte, ont eu la lourde responsabilité de faire le bilan des actions déjà actées et de tenter de trouver de nouveaux compromis à même de réduire l’impact sur la communauté internationale des changements climatiques.

S’il est indéniable que la grande apostrophe du Climat est désormais une onde de tempête de l’actualité mondiale, force est de constater que la capacité de mobilisation collective de tous les États du monde est fortement tributaire du contexte international : La crise économique aux corollaires financiers inédits qu’a provoqués la pandémie de la Covid-19, les dissensions et les représailles sur les échanges commerciaux, l’inflation qui détone et la guerre qui s’éternise en Ukraine, sont autant d’entorses conjoncturelles aux bonnes volontés liées à l’épineuse question du Climat.

S’y ajoutent les antinomies politiques existantes entre les pays ou les continents, les modèles de développement différents et la disjonction entre pays développés nantis aux économies suffisamment mûres pour prévoir une transition vers une écologie plus verte et philanthrope, et tous les autres pays démunis. Toutes les catastrophes naturelles qui se sont enchainées encore cette année, des feux ravageurs aux inondations, ne font toujours pas le poids au regard des autres réalités alarmantes précitées.

L’agenda de Charm el-Cheikh qui s’est déroulée dans le contexte Post- Covid 19 qui a duré deux semaines et qui a réuni près de 200 pays; conférence considérée comme la dernière chance pour sauver la planète, et qui s’est attaquée en priorité à la problématique de l’adaptation et le redoublement de la résilience de plus de 4 Milliards de personnes vivant dans les communautés les plus fragiles aux changements climatiques d’ici 2030 et qui se préoccupa aussi bien de savoir comment réduire les émissions de carbone que de faire face aux effets néfastes du changement climatique et présenter des plans concrets de limiter dans l’idéal à 1,5°C et pour réduire les gaz à effet de serre.

Alors que la plupart des pays de la planète peinent à réduire prodigieusement leur empreinte carbone, dans les pays du Sud, en général et en Afrique en particulier, continent qui représente moins de 4% du total mondial des émissions de carbone, le débat est différent :

Pour les pays Africains, la problématique n’est pas de savoir comment réduire les émissions de carbone, mais surtout comment financer les effets dévastateurs du changement climatique ce qui nécessite des mannes financières énormes que les pays Africains ne peuvent se permettre et ce, d’autant plus que les plus démunis d’entre eux (33 figurent parmi les 47 pays les moins avancés) s’embarrassent du fait qu’ils n’ont pas reçu aujourd’hui les fons  promis par les pays développés.  

A égard, une étude de l’ONU n’a-t-elle pas estimé, il y a quelques années, que l’Afrique subsaharienne aurait à elle seule besoin d’un financement d’environ 50 Milliards de dollars US par an pour l’acclimatement au changement climatique d’ici 2050.

A titre illustratif, l’Afrique du Sud, qui est fortement tributaire du charbon et qui est le 14 éme émetteur mondial de gaz à effet de serre, a clairement indiqué que son abandon du charbon est conditionnée aux financements des pays riches. De ce fait, le verre à moitié plein pourrait rester un verre à moitié vide, les pays  développés n’ayant toujours pas tenu leur ancienne promesse de mobiliser 100 Milliards de dollars par an à destination des pays en développement.

Ainsi, au regard des dommages climatiques affligés à l’Afrique, les infimes financements et la carence de l’appui technologique qui lui sont dévolus, confirment, de la manière la plus manifeste, le coma du système international qui chante en chorale, à chaque sommet climatique, la sérénade du changement climatique et du COP de la dernière chance.

Pire encore, la 27ème conférence des parties (COP) organisée par l’ONU s’est déroulée dans un contexte géopolitique où les considérations environnementales ont reculé devant les considération économiques c’est-à-dire dans un contexte compliqué de crise énergétique, de crise de sécurité alimentaire, de stress hydrique et le défi de la sécurité de l’eau , de crise économique et d’endettement, avec un multilatéralisme à l’arrêt.

la COP27 a clairement échoué à accélérer significativement la lutte globale contre le dérèglement climatique, faute d’accord sur les énergies fossiles, même après une prolongation des débats de trente-sept heures.

Avouons-le, dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid,  Glasgow et aujourd’hui de Charm el-Cheikh. Ces communions, en grande pompe, sonnent plutôt comme une cascade de promesses renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti à la hausse, pour atteindre en 2022 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Les quelques gages fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups pervs des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

En guise d’épilogue, la communauté internationale doit cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde.

A l’issue de la COP27, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies (ONU), a exprimé son regret que la conférence n’ait pas réussi à élaborer un plan de réduction drastique des émissions. Et réduction des des émissions une question à laquelle la COP27 n’a pas répondu». Après Charm El-Cheikh, c’est Dubaï qui accueillera, en novembre 2023, une COP28 qui pourrait encore ressembler à un cha-cha-cha : un pas en avant, un pas en arrière…

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009  » Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé . »

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33 chandelles après sa Chute, une nostalgie pour le Mur de Berlin ?

by Mustapha Maghriti 22 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Je me souviens très bien quand j’ai été en 1ére année du Premier Cycle à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur d’économie politique Monsieur Omar Kettani nous annonça, en plein cours magistral, la nouvelle comme une bombe, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe  » Maghreb ALKABIR », au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été chaviré comme un château de cartes, le jour du 9 au 10 Novembre 1989, le Mur de Berlin,  emblème d’un monde bipolaire, long de plus de 160 kilomètres, haut de 3,60 mètres, incrusté de 290 miradors, et surveillé par 14 000 gardes-frontières, échafaudé depuis le 13 août 1961, segmenta la ville de Berlin en deux et incarnant avec force la Guerre froide, sombra sous les yeux des Berlinois illustrant l’effondrement du bloc Soviétique.

Quelques Mois avant la détonation du bloc soviétique en Europe centrale, en 1989, Francis Fukuyama, à l’époque conseiller de l’administration Reagan, publia dans la revue « The National Interest » un article qui fit sensation : La fin de l’histoire ? Il y prédit la mort de l’utopie communiste et l’avènement d’un consensus universel autour de la démocratie libérale et de l’économie de marché.

L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont enterré irréversiblement cette période.

Avec la réunification, on assista à une manumission des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui emmanchait une réunification progressive et globale du vieux continent, via l’Union Européenne où des milliers de Berlinois de l’Est et de l’Ouest entrent dans l’histoire en ascensionnant les forteresse de béton, s’engouffrant dans les restreints points de transit de la frontière et s’attaquant au Mur de Berlin avec des burins et de marteaux. Les portraits de cet événement historique planétaire ont été diffusées dans le monde entier et resteront à jamais gravées dans les esprits.

Et s’ensuit la chute des régimes communistes dans plusieurs pays qui réclamèrent des avancées démocratiques rapides à l’instar de la République de Hongrie qui fut la première à déclarer son indépendance de Moscou fin Octobre. Les 17 et 18 Novembre, c’est la révolution de velours qui permit à la Tchécoslovaquie de s’émanciper. En Bulgarie, le stalinien Todor Jivkov doit accepter son succédané par un communiste plus ouvert, Petar Mladenov.

À Bucarest, Nicolae Ceausescu ne résista pas à la révolution Roumaine. Le 22 Décembre, alors que le chef du comité central présida une réunion au siège du Parti communiste, la foule envahit le bâtiment et le couple présidentiel s’enfuit par hélicoptère. les États baltes proclamèrent leur indépendance en Mars et Mai 1990. Plus encore au Sud, des opposants à Slobodan Milosevic embrasèrent la Yougoslavie. Ils contestèrent son despotisme et réclamèrent l’indépendance des républiques Yougoslaves.

Qu’en-est-il après 33 chandelles de la chute du mur de Berlin ?

Après 33 années de séparation, la réunification aurait coûté plus 2.000 Milliards d’Euros à l’économie Allemande, mais aussi avec un fardeau sur l’ensemble des pays de l’UE. Une facture colossale qui, 33 années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.

En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doigt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.

33 ans après le krach du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des césures considérables : Alors que le PIB par habitant de la République Démocratique Allemande Ex-RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.

Aussi, le chômage resta difficile à brider qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en 33 ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi : Un Allemand de l’Est a plus de chance de se retrouver au chômage et moins de chance de grimper tout en haut de la hiérarchie dans les entreprises, les ministères et les universités.

En sus, le niveau de vie des Allemands de l’Est a certes studieusement augmenté depuis 1989, mais n’a pas rattrapé celui de l’Ouest. Le fossé de revenu entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est dégringolé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est pianissimo rehaussé pour effleurer les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte, l’écart des revenus a oscillé mais resta voisin de 20 %.

Immanquablement et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été une prouesse géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest accouchent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire de plus trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en représailles devant les désenchantements et les désillusions. 

Aujourd’hui, l’Allemagne et l’Europe canonisèrent les 33 chandelles de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après plus de trois décennies du rempart communiste. D’autant plus que le contexte politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrante, en singulier dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui déchiffre un hiatus politique persistant 33 bougies après entre les deux parties du pays. Le fascisme ne connaît-il pas un essor préoccupant avec la montée en puissance de l’AfD, due à ces clivages sociaux persistants entre l’Est et l’Ouest, se traduisant par la perte de vitesse de partis traditionnels comme le SPD, la CDU et la CSU ?

Manifestement, le 9 Novembre 1989, la muraille de la honte s’est ébranlée, néanmoins, le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands s’éternise. Certes, l’heure des forteresses et clôtures appartenait à l’histoire.

Toutefois les remparts des inégalités sont toujours d’actualité : L’alignement de l’Est avec celui de l’Ouest reste un processus flemmard ; sur certains aspects économiques, la démarcation entre les deux Allemagnes reste nettement tangible.

La faille politique et économique entre l’Est et l’Ouest plus riche du pays reste d’une brûlante actualité, en particulier avec le triomphe de l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans l’ex-RDA. Angela Merkel n’a-t-elle pas dit que les tendances nationalistes et protectionnistes gagnent du terrain dans le monde ? Le message anti-élites et antisystème de l’extrême droite fait mouche à l’Est où nombre de « Ossis » (le surnom des anciens Allemands de l’Est) estiment être traités comme des citoyens de seconde zone.

Les acquis sociaux de l’Est, comme la compatibilité de la famille et du travail pour les femmes, la législation libérale sur l’avortementont été oublié, et les Allemands de l’Est ont aujourd’hui l’impression qu’ils n’ont pas eu le droit d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Somme toute, l’anniversaire des 33 chandelles de la chute du mur de Berlin est assombri par toutes ces frustrations accumulées

Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, François Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification? Le mur de Berlin n’était-il pas, in fine, qu’un épiphénomène découlant de l’empire du système capitaliste, qui n’a eu cesse de détrôner le camp socialiste ; son effondrement n’a-t-il pas servi de révélateur de l’hégémonie du capitalisme sur un échiquier mondial devenu unipolaire ? N’existe-t-il pas en guise de conclusion, un mur plus coriace que le mur de Berlin comme il a été déclaré par le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky : La guerre russe contre l’Ukraine n’a-t-elle pas montré l’existence d’un nouveau mur au centre de l’Europe, semblable à celui de Berlin ?

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Promotion de l’Investissement et du Business International au Maroc : La Vision d’un Roi

by Mustapha Maghriti 13 novembre 2022
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Lors de son discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, le Souverain Marocain a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de guérir tous les tares économiques et sociaiales dont souffrent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, vulnérabilité, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

6 points attestent de nos allégations quand à l’urgence de ce grand chantier de l’investissement :

–  Primo, le discours du Trône du 30 Juillet 2022 où le Souverain Marocain a estimé que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les métamorphoses que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements et promouvoir le produit national en renforçant  la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

– Secundo, la création, suite aux instructions du Souverain Marocain, du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement par le décret n° 2-20-528 du 12 août 2020.  Ce Fonds, doté de 15 Milliards de dirhams provenant du Budget Général de l’État, a pour dessein la promotion de l’investissement et le relèvement des capacités de l’économie nationale, en dotant les secteurs productifs du soutien nécessaire et en finançant et accompagnant les grands projets, dans le cadre de partenariats public-privé, dans divers domaines.

– Tertio, le discours du Souverain Marocain à l’occasion à l’occasion de la célébration de la 69éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août 2022 où le Sultan a exhorté, les jeunes et les porteurs de projets Marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes. Le Souverain a ordonné les autorités compétentes à mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite Diaspora,

– Quarto, l’éloge adressé, par le Souverain Marocain au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, souligne l’urgence de passer à « un nouveau palier » d’investissements privés, à fort impact sur la croissance et l’emploi.

– Quinto, la nomination, par le Souverain Marocain, de Mohamed Benchaaboun, Directeur Général du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, à l’issue des travaux du Conseil des ministres, tenu Mardi 18 octobre 2022. Une nomination Royale qui en dit long et qui devrait apporter une véritable dynamique à l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques du Royaume.

– Sexto, la charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelée dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et ambitionne à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message de la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la mission de lever les achoppements qui continuent de plomber la relance effective de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, en dépit des résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée et drainer davantage d’investissements étrangers.

Ce chantier nécessite tant l’accélération des réformes d’attractivité dans un contexte de forte compétition internationale, à travers la levée, au-delà des textes, des verrous administratifs et de la bureaucratie, à travers une transformation de l’attitude de l’administration pour lever tous les obstacles qui continuent d’entraver le rebond substantiel de l’investissement national, sur tous les niveaux car, dans la conception Royale, l’efficacité administrative est un critère à l’aune duquel se mesure le progrès des nations, le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de DOING BUSINESS que s’il remplit les critères de l’efficience administrative, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Sous cet angle, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) sont interpellés à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience ; ils sont également chargés d’assurer de meilleurs services d’accompagnement et d’encadrement au profit des porteurs de projets, jusqu’à leur concrétisation finale.
Pour cela, les CRI doivent bénéficier de l’appui de l’ensemble des parties prenantes, tant au niveau central que territorial.

D’ailleurs, chapeautés par le Ministère de l’Intérieur depuis leur création en 2002, et d’ailleurs et dans les coulisses, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) pourront passer sous la tutelle du Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques publiques visant à compléter l’écosystème de l’investissement et contribuer pleinement aux dynamiques régionales, tel que préconisé par la vision Royale dans le Pacte National pour l’Investissement.
Certes, aux yeux du Souverain Marocain, les réformes structurelles engagées ont permis d’améliorer l’image et la performance du Maroc dans ce domaine. Toutefois, malgré les résultats obtenus, Il reste beaucoup à accomplir pour drainer davantage d’investissements étrangers.

A ce propos, le Souverain Marocain remet sur le marbre de l’actualité la nécessité de la mise en œuvre effective de la Charte de déconcentration administrative, la simplification et la digitalisation des procédures, la facilitation de l’accès au foncier et aux énergies vertes, l’appui financier aux porteurs de projets.
En outre et afin de renforcer la confiance de ceux qui veulent opérer des investissements productifs dans notre pays, le Souverain Marocain interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à la consolidation des règles de la concurrence loyale, à la mise en œuvre effective des mécanismes de médiation et d’arbitrage pour le règlement des litiges.

A cet égard et insistant sur l’ampleur de se livrer à un alignement des normes et des procédures de règlement des différends liés à l’investissement, aux niveaux national, régional et international, le Souverain Marocain, dans sa vision de l’investissement a allégué qu’il est cardinal de transcender les problématiques liées à la compétence des juridictions nationales, en mettant en place un système juridique adéquat. 

De son côté, le secteur bancaire et financier national se doit de soutenir et financer la nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs, notamment les jeunes ainsi que les petites et moyennes entreprises.
Pour atteindre les objectifs escomptés, le Souverain Marocain a exhorté le Team AKHNOUCH, en partenariat avec les secteurs privé et bancaire, à traduire leurs engagements respectifs dans un Pacte National pour l’Investissement, un pacte qui ne peut être effectif et réel sans une justice indépendante et impartiale.

En effet, la justice est l’un des sésames incontournables pour « ensemencer » l’environnement de l’investissement, promouvoir la liberté d’entreprendre et protéger le milieu des affaires. La mise en place d’un climat bienveillant et propice à l’investissement implore des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la conviction, et la sûreté dans le système judiciaire et par conséquent la confiance dans la destination Maroc, car  » Au-delà de l’actualisation des législations incitatives en vigueur, la mise en place d’un climat propice à l’investissement requiert des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la confiance dans le système judiciaire et d’assurer une sécurité totale aux investisseurs « , a relevé le Souverain Marocain dans un message adressé aux participants à la 2éme Conférence Internationale sur la justice. 

Rétrospectivement, le Souverain Marocain n’a-t-il pas mis les pleins phares sur la justice dans son historique discours Royal du 20 Août 2009, entièrement consacré à la réforme de la justice, et a été reprise dans son allocution Royale du 9 Mars 2011 ? 

A cet égard et pour que le système judiciaire puisse jouer son rôle fondamental de relais et de moyen d’action à l’investissement aussi bien national qu’étranger, le Maroc a adopté une armada juridique moderne et structurant afin de développer le monde de la finance et des affaires, d’encourager l’investissement et d’insuffler une dynamique vigoureuse au circuit économique, en soutenant les entreprises nationales qui sont les transmissions de la croissance économique. 

Pour être au tempo de l’environnement économique et juridique international, le Maroc a adopté d’importants textes, comme la version remaniée du Code de commerce, les lois sur les sociétés, la loi sur les garanties mobilières, ainsi que la consolidation de l’approche qui exhorte les magistrats à dépasser les limites de leur mandat traditionnel pour remplir des missions à visée économique et sociale, en les encourageant à garantir la sécurité et la paix sociale dans l’entreprise. 

C’est grâce à cet ensemble de mesures que le Maroc pourra s’affirmer, davantage comme un pays crédible et digne de crédit auprès des investisseurs nationaux, étrangers et des différents acteurs économiques et financiers internationaux. 

Sous cet angle, la Cour de Cassation est interpellée à apporter crédibilité, stabilité, et souplesse aux décisions arbitrales étrangères et à renforcer la protection juridique des brevets d’invention et des droits d’auteur.  Dans le cadre de ces réformes législatives qui ont d’ores et déjà généré une dynamique porteuse d’efficacité, le Souverain Marocain a appellé l’exécutif à accélérer l’approbation des derniers textes juridiques connexes, à élaborer les documents réglementaires se rapportant aux lois approuvées.

Pour mieux se positionner dans les juridictions du business international, le Souverain Marocain n’a-t-il pas appelé à une supputation de l’expérience des tribunaux de commerce et de lui donner les moyens de se développer, en consolidant ses acquis et en lui ouvrant des horizons nouveaux, inspirés des expériences les plus réussies dans le monde, comme celle des juridictions des affaires, que certains pays ont mises en place, soutenant qu’une attention particulière doit être créditée à la formation spécialisée des différentes composantes du système de justice en vue d’accroître la capacité des juridictions à rendre, dans des délais raisonnables, des sentences justes et appropriées ? 

En sus, et dans le dessein d’engager les différentes composantes du système de justice dans le chantier de la transition numérique et pour assurer une meilleure diffusion et transparence de l’information juridique et judiciaire et pour que le travail judiciaire gagnera en fluidité et en efficacité, le Souverain Marocain a recommandé l’utilisation des nouvelles technologies, le renforcement et la généralisation de la dématérialisation des formalités et procédures juridiques et judiciaires, ainsi que le recours aux services de justice à distance. 

Par ailleurs, pour mettre en place un environnement sain pour l’investissement, fort de ses assises économique, sociale, administrative et institutionnelle et sensible à la dimension de promotion des droits de l’Homme, le Souverain a appelé à œuvrer davantage à consolider l’Etat de droit, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à favoriser les occurrences d’anticipation juridique, à donner aux acteurs de la justice une formation de qualité, à moderniser l’administration judiciaire et à renforcer sa gouvernance. 

De surcroît, pour prendre en considération la dimension internationale et la composante technologique de la mondialisation des échanges commerciaux, financiers et économiques, il est vital d’aborder les affaires liées à l’investissement sous tous les aspects associés aux législations commerciale et bancaire, fiscale et douanière, foncière, notariale et sociale 

Grâce à la conjonction de tous ces efforts, le Royaume gagnera en crédibilité et attirera, par ricochet plus d’investissement et progresserait dans le peloton du Doing Business et être candidat aux pays les mieux classés pour la qualité du climat des affaires que s’est fixé le Gouvernement AKHNOUCH lors de sa première investiture. 

Le renforcement des outils et structures juridiques et judiciaires, permettra d’avoir des effets positifs à moyen terme et un impact à long terme sur la qualité de notre justice.
La réforme de la justice ne conditionne-t-elle pas la réussite des autres grands chantiers de l’investissement porteur de production, de croissance et d’emploi ?

Il faut avouer que la corruption continue à obturer et calfeutrer le climat des affaires en vertu du dernier classement du Maroc de l’ONG Allemande de Peter Eigen Transarency International : La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017.

La corruption coûte cher à notre économie, sape les fondements de l’Etat de droit, frelate le climat de l’investissement, déprave les lois de la concurrence et fait émerger l’épée de Damoclès et l’hydre de l’économie de la rente.

Difficile, dans un tel environnement de corruption, aspirer et espérer drainer du capital étranger, épineux dans un tel climat de partialité judiciaire rendre l’environnement de l’investissement fécond au Maroc, alors que l’économie marocaine demeure plombé par la malédiction de la corruption. Et les businessmans sont toujours désappointés au regard d’un système judiciaire tendancieux; au contraire, le milieu des affaires est attiré par les pays dans lesquels les litiges commerciaux peuvent être résolus rapidement, efficacement, de manière transparente et impartiale. L’historien français du Siècle des Lumières Jules Michelet n’a-t-il pas dit que « La justice doit être impartiale et bienveillante pour être tout à fait juste ».

Le Souverain Marocain a scanné à cœur vaillant et héroïquement la grande pandémie de l’économie marocaine à travers son épopée  chevaleresque du  20  Août  2009, le Souverain Marocain a bravement mis l’index sur la plus têtue et endolorie des réformes au travers de son discours intrépide et indélébile du  9  Mars  2011,  foncièrement  adonné  à  la  réfonte  de  la mécanique judiciaire.

C’est pour ces raisons que récemment le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc en vue de raffermir et consolider la démocratie économique qui est gage de tout climat cristallin et hyalin des affaires économiques.

Le génie du Souverain Marocain  sait foncièrement que la  réforme de  la  justice conditionne et détermine la réussite de tous les autres grands chantiers, ce qui nous incite à exhumer le célèbre aphorisme du politicien français Martin Nadaud, dans son fameux discours à l’assemblée nationale du 5 Mai 1850 « Quand le bâtiment va, tout va « , je répliquerai à mon tour, quand la Justice va, tout va au Maroc!!!

La confiance

L’investissement étant l’affaire de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, le Souverain Marocain souligne que chacun doit rester mobilisé et afficher une attitude responsable à l’effet de promouvoir ce secteur vital pour l’essor de notre pays et l’ancrage du Maroc dans les secteurs prometteurs.
In fine, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant du milieu des affaires, des opérateurs économiques, ainsi que des entreprises, en singulier les PME, les jeunes entrepreneurs ou encore les Marocains du Monde à même de fertiliser le climat de l’investissement et des affaires à même d’accoucher  d’une dynamique économique capable d’apporter des répliques à la quadrature du cercle du chômage.

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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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