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Mustapha Maghriti
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A DIEU Noureddine : Une comédie, un humour et un gag d’exception

by Mustapha Maghriti 5 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand comédien NOUREDDINE BIKR qui s’est éteint  Vendredi 2 Septembre 2022 à Casablanca , suite à une longue maladie, à l’âge de 70 chandelles.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale.

Né le 11 Février 1952 à Derb Sultan à Casablanca, nourri dans le sérail de la comédie d’un quartier populaire, très connu par de célèbres comédiens et artistes.

Le virus de la comédie lui a été transmis précocement à l’âge de 17 ans en 1967  dans l’école connu sous le nom « Le théâtre Amateur de la Fraternité Arabe » supervisé par l’un des vétérans de la scène artistique et médiatique Marocaine, le défunt et artiste ABDELADIM Chennaoui avec qui il a acquis une grande expérience de la comédie et de la dérision.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré NOUREDDINE BIKR, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques en allant au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms.

La pièce théâtrale que je n’oublierai à jamais de NOUREDDINE BIKR alors que j’ai été encore étudiant est « ALMOUDIR ALJADID » avec Mustapha Dasoukine et  » Kari Hankou » en 1991 à côté de Mustapha Dasoukine, Hmmadi Ammor, ADELATIF Hilal.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra en 1990 de NOUREDDINE BIKR avec la pièce célèbre théâtrale « Dar Sidi Larbi » qui a connu un grand succès auprès du public Marocain à côté de ses confrères ABDELILAH Ajil ; une pièce produite par la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision SNRT qui a été reprise en 2008, mais avec des changements au niveau du texte à travers une adaptation avec les mutations qu’a connues la société Marocaine.

Surtout, la cote de popularité de NOUREDDINE BIKR montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains en connaissant des éloges de la comédie durant les années 90 avec la célèbre bande « THEATRE ALHAY » à côté de Mohamed EL KHAYARI, ABDELLAH  Ajil et HASSAN Foulane dans de grandes pièces plébiscitées par le public Marocain, à l’instar de“Charah Malah”, “Hab wa Tben” en 1998 et ou «Chouf ou hen» une adaptation du texte du grand dramaturge, metteur en scène, écrivain et poète allemand Bertolt Brecht des années 1920.

En outre, le défunt NOUREDDINE BIKR a été connu notamment pour son rôle dans des séries télévisées comme la série « Serb Lahmam » , « Le mirage », « Saken w mskoun » et récemment dans « Zenkat Saâda »  mais aussi pour ses contributions à la Télévision et au cinéma tel que « Les évadés », « Attention Miloud » en 2003, « Mon oncle » en 2017 et « Braquage à la marocaine » en 2019.

La disparition subite de NOUREDDINE BIKR a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, NOUREDDINE BIKR était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu NOUREDDINE BIKR, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu NOUREDDINE BIKR, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des comédiens disparus, lui,NOUREDDINE BIKR en fait partie . Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles . A DIEU NOUREDDINE.

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Les Marocains du Monde, une force économique pour l’Economie Marocaine : du Brain Dain au Brain Gain

by Mustapha Maghriti 28 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Ils sont à quelque cinq Millions d’individus éparpillés sur les cinq continent, surtout en Europe avec une large prééminence pour la France où ils résident depuis un siècle, auxquels s’ajoutent des centaines de milliers de juifs Marocains à l’étranger relevé dans le discours du Souverain Marocain à l’occasion de la célébration de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août . En réalité, si l’on compte les clandestins et les enfants de moins de 16 ans exclus des statistiques, les immigrés Marocains sont plus de cinq millions.

Cette diaspora marocaine soutient directement l’économie Marocaine à travers trois principaux canaux, que sont leurs transferts réguliers de fonds, les recettes voyage dégagées de leurs séjours au Maroc en tant que touristes, ainsi que les investissements qu’ils y réalisent.

On s’en souvient lors du marasme économique en raison des restrictions de déplacements et du manque de visibilité dans le  contexte de la crise économique et sanitaire de la pandémie du Covid-19, les transferts de fonds des Marocains du Monde ont fait preuve d’une forte résilience, en réalisant une surprenante hausse de 5%, en 2020, pour s’établir à 68 milliards de dirhams, contre 64,7 Milliards de dirhams, en 2019 dans un contexte économique mondial particulièrement délicat.

Ces remises de fonds peuvent représenter jusqu’à 8 à 10% de la richesse nationale PIB et jouent un rôle de taille dans les équilibres macro-économiques (lissage de la croissance économique, abondement des réserves de change…)

N’est-ce-pas une force économique et sociale pouvant participer à la dynamique économique et sociale du Maroc ? N’est-ce-pas une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc pour une diplomatie économique efficace et efficiente ?

A cet égard, le Souverain Marocain, dans son discours à l’occasion de la célébration de la 69 éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août, a décelé que l’Etat déploie, certes, des efforts considérables afin de garantir un bon accueil aux Marocains du monde, mais ce dispositif demeure insuffisant : Le Souverain Marocain a relevé que bon nombre de membres des Marocains du monde se heurtent encore à plusieurs écueils pour régler leurs affaires administratives ou pour lancer leurs projets.

Il convient par conséquent de remédier à cet état de fait, car le Maroc a besoin de toutes les compétences Marocaines établies à l’étranger où ces talents peuvent s’installer au Maroc, comme elles peuvent apporter leur concours, via toutes sortes de partenariats, depuis leurs pays d’accueil.

A ce titre, le Souverain Marocain a affirmé que le temps est venu de doter cette communauté de l’encadrement nécessaire ainsi que des moyens et des conditions pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, dans l’intérêt bien compris de son pays et de son développement. Dans ce sens, le Souverain Marocain a souligné la nécessité d’établir une relation structurelle suivie avec les compétences marocaines à l’étranger, y compris avec les Marocains juifs, à travers la création d’un mécanisme chargé d’accompagner les compétences et les talents marocains à l’étranger, d’appuyer leurs initiatives et leurs projets d’investissement.

Ce mécanisme permettra de mieux connaître les profils, d’interagir en permanence avec eux et ainsi de leur présenter les atouts dont dispose leur pays dans les secteurs liés au processus de développement et d’investissement.

Le Souverain Marocain a, à ce propos, exhorté, une fois de plus, les jeunes et les porteurs de projets marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes par la mère-patrie, à tirer le meilleur parti des mesures d’incitation et des garanties que prévoit la nouvelle Charte de l’Investissement.

Etant donné l’importance de la diaspora marocaine comme levier de développement socio-économique du pays, les autorités devraient mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite diaspora, surtout la nouvelle génération des migrants Marocains est très désireuse de se lancer dans des projets d’investissement innovants, à condition de bénéficier de l’assistance nécessaire pour identifier les projets prometteurs et établir les bons partenariats, le Souverain Marocain a invité les établissements publics et le secteur national de la finance et des affaires à s’ouvrir davantage sur les investisseurs parmi les membres de la communauté, et à mettre en place, en leur faveur, des mécanismes efficaces de parrainage, d’accompagnement et de partenariat.

En sus, le CESE pourrait faire une radioscopie permttant d’identifier le manque existant et d’établir une cartographie d’excellence à laquelle pourraient contribuer positivement les Marocains du Monde en identifiant les secteurs clés dans lesquels pourraient investir les Marocains du monde connus pour être porteurs d’idées d’investissement novatrices, notamment dans des secteurs autres que l’immobilier, qui concentre déjà 70% du total de leurs investissements.

Le tissu économique et sociale Marocain pourra tirer profit des compétences et aux connaissances des expatriés au profit de leur pays d’origine. Il s’agit principalement des personnes hautement qualifiées qui, par leur expertise acquise dans les pays hôte, peuvent contribuer de manière consistante au développement scientifique et technologique du Maroc. Cette option oppose la perte provoquée par le départ définitif de l’élite scientifique appelé communément « brain drain » , au gain acquis grâce à son retour, définitif ou temporaire, virtuel ou réel, à son pays d’origine.

Dans une économie mondiale de plus en plus extravertie, où l’élite scientifique peut se déplacer aisément d’un pays à un autre, ce paradigme semble plus pertinent pour expliquer cette nouvelle forme de mobilité. Ce qui permet de repenser le modèle traditionnel du « brain drain » (fuite des cerveaux) qui se caractérise par un départ univoque et définitif du migrant du Sud vers le Nord. Le nouveau modèle du « brain gain » (gain des cerveaux) insiste sur la circulation des talents en direction de leur pays d’origine.

Ce qui devrait être le cas pour ces hauts potentiels expatriés, opérant dans les sphères économiques internationales  (Organisations internationales, Multinationales,.. etc.), qui s’avèrent une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc, l’élire et le hisser au rang d’une terre d’accueil privilégiée pour les investisseurs étrangers ; ce sont des atouts indéniables en faveur d’un dispositif qualifié pour une diplomatie économique efficace et efficiente en atteste les expériences édifiantes de la Chine, l’Inde, l’Irlande…etc.

Ces potentialités expatriées joueraient le rôle d’ambassadeur et de diplomate économique au service de la promotion de l’Economie Marocaine avec la condition sine qua non  qu’il existe des dispositifs efficaces pour les inciter, les motiver et les soutenir dans cet effort.

C’est dans ce sens que le Souverain a en outre appelé à moderniser et à mettre à niveau le cadre institutionnel afférant à cette catégorie de citoyens et à reconsidérer le modèle de gouvernance des institutions existantes afin d’en rehausser l’efficience et la complémentarité et ce, compte tenu des aspirations sans cesse renouvelées des Marocains du monde qui sont notoirement connue pour les profils de classe mondiale qu’elle compte dans différentes filières : scientifiques, économiques, politiques, culturelles, sportives et autres.

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Quand la planète brûle

by Mustapha Maghriti 9 août 2022
written by Mustapha Maghriti

La planète s’enflamme, la planète prend feu. Détrompez-vous !!! ce n’est pas le fait des pyromanes. Le réchauffement climatique n’est plus un postulat, il n’est plus une spéculation, c’est une réalité amère qui se traduit par des incendies cyclopéens : Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies consument de plus en plus régulièrement différentes parties de la planète. En ce mois de juillet 2022, au Maroc, plusieurs hectares de forêt sont devenus des braises et des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …. Etc.

Ces brasiers qui calcinent la planète ne sont pas spécifiques au Maroc, il sont partout dans le monde, comme en attestent les incendies en Californie ; l’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les incendies qui dévorent la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont brûlés. Aussi, Des feux aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

L’Australie, faut-il le rappeler, entre 2019 et 2020, pendant plusieurs mois,  surnommée « Black Summer », les incendies ont détruit plus de 18 Millions d’hectares de végétation.

L’on comprend alors mieux l’inquiétude de l’Organisation des Nations Unies ONU, qui estime que « la sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’y a pas de vaccin pour la guérir ».

Historiquement, au Canada, et ce en dépit des détresses de bon nombre de scientifiques depuis les années 1970, ce sont le déluge du Saguenay ( à quelques kilomètres du Québec) de 1996 et la tempête de verglas de Janvier 1998 qui ont fortement affirmé que notre société capitaliste sans âme visant efficacité, productivité et optimisation industrielle n’a peut-être pas autant de domination et de contrôle que prévu sur les impacts du climat. En fait, non seulement notre société postindustrielle efficace, productive et optimisée a fortement atrophiée par la variabilité naturelle du climat, mais celle-ci a contribué continûment à assommer sa faillibilité en ajoutant inopportunément dans l’écosphère le poison des gaz à effet de serre.

Ce réchauffement climatique de la surface de la planète engendrera une gigantesque fonte de glaciers polaires et alpins, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer pouvant atteindre jusqu’à 95 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle. Cette flambe, induite par la fonte de glaciers mais, surtout par simple expansion thermique de l’eau réchauffée, rendrait singulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où plus de 50% des habitants de cette planète y vivent.

Avec une augmentation du nombre de journées avec de telles températures très chaudes, la fréquence des vagues de chaleur devrait croître. L’augmentation de ce type d’événements provoquera une augmentation dans le nombre de décès reliés à la chaleur et entraîne une plus grande incidence d’allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Aussi, des experts chevronnées nous mettent en alerte que d’ici 50 ans, plus d’un 1,5 Milliard de personnes pourraient être opprimées à s’évader des réchauffements températures indignes.

Les signes avant-coureurs de cette chauffée climatique ne se font-ils pas déjà sentir ? Cataclysmes naturelles d’origine climatique, météorologique, hydrologique, catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été.

Des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales, des invasions de criquets en Afrique de l’Est et des inondations acculant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

Les quelques illustrations fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups potentiels des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire de la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

Notre patrie a enregistré, cet été de nouvelles vagues de chaleur. Aussi, de nouveaux records de chaleur ont sapé plusieurs contrés, des incendies s’en sont suivis, qui ont ravagé les forêts au Californie notamment. Ne se sont-ils pas les signes précurseurs très effrayants de méga-sécheresses et de l’acidification des océans ? Tel est le résultat d’un réchauffement des températures mondiales.

Le mois Juillet 2022 ne fut-il pas l’un des juillets les plus chauds jamais enregistrés dans le monde, a indiqué Aujourd’hui 9 août l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l’Organisation des Nations Unies ONU ?

Avouons-le dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnent plutôt comme des plaintes de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti de plus bel à la hausse, pour atteindre en 2021 et 2022 leur niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Suite aux échecs des précédents engagements et après plusieurs reports dus à l’épidémie de Covid-19, le Sommet des Nations Unies la 15éme Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique qui a eu lieu 11 Octobre 2021, à Kunming en Chine n’a pas connu de grandes avancées palpables sur un nouveau traité international pour la conservation à même à endiguer la perte en cours de la diversité des plantes et des animaux sur Terre.

On est toujours si loin d’atteindre la vision à 2050 de vivre en symbiose avec la nature et des cibles visant à ce qu’au moins 30 % des zones terrestres et des zones maritimes soient conservées grâce à des systèmes de zones protégées et d’autres mesures de conservation efficaces ou à limiter les pollutions agricoles ou plastiques.

Quelques semaines plus tard, cette conférence a été suivie par l’émérite sommet mondial sur le climat COP26 à Glasgow qui s’est soldé à son tour par un échec : Alors que la planète se trouve selon l’ONU sur un sentier  “ effroyable ” de réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle, les 200 pays de la COP26 ont adopté le 13 Novembre 2021 un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide financière des pays pauvres. Echec qui peut être expliqué par le conformisme des politiques des gouvernements et leur connivences vis-à-vis des lobbies qui les empêchent d’avancer, critiquant “les promesses non tenues de certains pays au lieu d’engagements sérieux” selon le candidat écologiste Yannick Jadot, un échec audible sur le visage avec les larmes aux yeux du président de la conférence sur le Climat, Alok Sharma.

Les rapports accablants nous cessent de s’enchaîner, les preuves à crever les yeux ne cessent jamais de s’accumuler, les scénarios les plus sombres ne cessent de se confirmer sur le crie d’orfraie de la terre. Nous restons pourtant étrangement des « voyeuristes » au regard de ce qui constitue le plus grand risque de mettre notre espèce en péril.

La communauté internationale, in fine , ne doit-elle pas cesser ses promesses de monts et merveilles et ses conduites timides en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours chaotique de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde ? A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les propos du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!!

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009 « Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé »

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La Portée économique du Discours du Trône 30 Juillet 2022

by Mustapha Maghriti 4 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec le 1er jour du nouvel An de l’Hégire, le Samedi dernier 30 juillet 2022 a permis au Maroc de célébrer le 23éme  anniversaire de l’accession au trône du Souverain Marocain. Pour ce faire, le Souverain n’a pas dérogé au rituel du discours du Trône, qui donne le tempo sur des sujets chauds que le Souverain aura décidé de mettre en exergue pour montrer le cap que se choisit notre patrie sur nombre de dossiers, politiques ou économiques, mais aussi sociaux ou environnementaux.

L’année 2022 est particulièrement mouvementée par d’importants événements à haute portée géopolitique et sociale qui se sont succédés depuis le discours du Souverain de l’année dernière. Celui de cette année est jalonnée par un contexte agité où la crise sanitaire et économique de la pandémie Covid 19 et les modulations de l’environnement international continuent à se répercuter sur l’économie nationale et mondiale.

Certes, le discours Royal véhicule des messages « Hard  » tous azimuts : volet politique, géopolitique et social. Le propos de cette chronique est de décrypter et de se cantonner uniquement sur le message économique du discours du 30 juillet 2022 du Souverain Marocain.

En effet, dans son éloge à la Nation à l’occasion du 23éme anniversaire de son accession au Trône, le Souverain Marocain est revenu sur les efforts concertés de l’État et des secteurs public et privé, qui ont permis à l’économie nationale de résister aux crises et aux remous et de réaliser, ainsi des résultats concluants dans les différentes filières de production.

Mais cette éclaircie n’a pas fait long feu en raison de la conjoncture internationale, a souligné le Souverain notant qu’en sus d’une modeste campagne agricole, des facteurs extrinsèques ont entraîné un élan des prix de certains produits de première nécessité avant de souligner qu’il s’agit d’un problème auquel aucun pays n’a échappé.

Conscient des effets pervers de cette situation sur les conditions de vie de nombreuses franges sociales, le Souverain Marocain a évoqué dans sa périphrase, le lancement d’un programme national pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale, outre, des orientations qu’il a livrées au Gouvernement pour l’allocation de crédits importants à la subvention de certains produits de base et pour qu’il assure l’approvisionnement des marchés en ces produits.

Évoquant la Caisse de compensation, dont le budget a doublé en 2022 excédant les 32 Milliards de Dhs, le Souverain Marocain, dans sa missive économique du discours Royal, a appelé à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale et à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix.

Aussi, le Souverain Marocain a estimé dans son discours que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les mutations que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements, stimuler les exportations et promouvoir le produit national.

Dans le dessein d’atteindre un « Level » d’attractivité mature et figurer sur la short-list pour paraphraser Albert Michalet dans son célèbre ouvrage  » la séduction des Nations ou comment attitrer les Investissements », il est incontournable de renforcer la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

A cet égard, le Souverain Marocain a engagé  le Team AKHNOUCH, ainsi que les sphères politique et économique à offrir plus de facilités et de fluidités aux investissements étrangers qui, en cette conjoncture internationale, élurent notre pays, en éliminant tout obstacle qu’ils peuvent rencontrer, en singulier les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels où ces agissements et ces comportements égoïstes qui entravent la libération de toutes les capacités de notre économie doivent être combattus et bannis.

Notre pays dispose d’atouts importants pour un bon climat des affaires (situation géographique stratégique, bonnes infrastructures routières, ferroviaires et maritimes, secteur industriel florissant, etc ) qui interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à renforcer tous les dispositifs permettant de favoriser les apports de capitaux et d’encourager les entreprises, notamment privées, nationales ou étrangères, d’investir des fonds dans notre économie.

D’ailleurs, l’esprit de la Nouvelle Charte de l’Investissement, dont le projet de loi-cadre N°03-22 a été enfin adopté en Conseil des Ministres le 13 juillet 2022, consiste à inverser la tendance actuelle visant l’orientation des investissements vers les secteurs productifs à haute valeur ajoutée, le développement durable, le renforcement de l’attractivité du Royaume pour en faire un pôle continental et international en matière d’investissements directs étrangers (IDE) et ce en portant la part de l’investissement privé de 33% pour atteindre 350 Milliards de dirhams, soit à 67% du total de l’investissement à l’horizon 2035.

A cet effet, le Souverain Marocain a dit attention au Gouvernement : Il faut chercher les investissements directs étrangers (IDE). Cet appel du Souverain Marocain intervient dans la mesure où il considère que le Maroc a atteint un point de maturité important au niveau de l’économie Marocaine et de nos investissements, et que le Maroc est très en avance à l’instar des chantiers structurants et des prouesses réalisées dans les niches de l’automobile, l’aéronautique, les technologies de l’information et autres.

Tout cela fait que le Maroc est véritablement sur un itinéraire et un sentier que les autres pays ne peuvent pas atteindre et que «  si on veut continuer dans l’excellence, il faut aller à la recherche des IDE, et faire en sorte que nos investissements soient plus compétitifs que les autres. »

En outre, Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, créé suite aux instructions du Souverain Marocain jouera un rôle de premier plan dans la promotion de l’investissement et du relèvement des capacités de l’économie nationale.

Il interviendra pour doter les secteurs productifs du soutien nécessaire et pour financer et accompagner les grands projets envisagés, dans le cadre de partenariats public-privé.

C’est dans ce sillage que le Souverain Marocain exhorte l’exécutif à donner de la visibilité au milieu des affaires pour s’installer au Maroc afin de tirer profit d’investissements porteurs d’investissements, de croissance et d’emploi.

En somme, dans sa plaidoirie du Trône, le Souverain Marocain a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever les prochaines années.

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Après 23 ans de règne de la Monarchie, repenser la Croissance économique au Maroc

by Mustapha Maghriti 3 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec 23 chandelles de règne du Souverain Marocain, quel sentier donner à la croissance économique ? Telle est l’apostrophe qui pullule et foisonne aussi bien dans la sphère de la presse écrite que dans les canaux de communication audiovisuels (Chaînes télévisées, radios).

Certes, il faut rendre à César ce qui est à César : La nouvelle mouture des réformes de nouvelles niches de la croissance (Automobile, Aéronautique, Offshoring, Energies renouvelables etc.) impulsées par le Souverain Marocain a sécrété une croissance économique de 7,9% en 2021, qui a entraîné une hausse tangible des recettes fiscales en contribuant à réduire le déficit budgétaire à 5,9% du PIB en vertu du rapport de Bank Al-Maghrib, relatif à la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2021 présenté par le Wali de l’Institut d’émission Abdellatif Jouahri au Souverain Marocain le 30 Juillet 2022.

Ce vecteur crucial du losange de la politique économique, en l’occurrence, la croissance économique en 2022 a fait l’objet d’un débat très « Hot » : Le Gouvernement Akhnouch soutient le scénario de 1,5% : L’argentière du Royaume et des Finances, Nadia Fettah, a indiqué que l’économie Marocaine devrait réaliser une croissance d’environ 1,5%, au regard de l’évolution qu’ont connue les principaux indicateurs de la conjoncture économique.

Le Wali de l’Institution d’émission du Royaume Abdellatif Jouahri, quant à lui, moins généreux, a présagé sur un taux de dynamique économique qui ne dépassera guère les 1% en raison du recul de la production céréalière au cours de cette année, puis s’accélérer à 4% en 2023.

La boule de cristal du Haut Commissariat au Plan HCP de Lahlimi prophétise un taux de de croissance de 1,3% prévu en 2022 pour rebondir à 3,7% en 2023.

Pour la Banque Mondiale, la croissance économique devrait ralentir à 1,3 % en 2022, sous l’effet de la baisse de la production agricole contre 7,9% en 2021. La Banque Africaine pour le Développement BAD, quant à elle prévoit une croissance économique de 1,8 % en 2022 et de 3,3% en 2023.

Sur le même registre, le Team et Think-Thnak du Centre Marocain de Conjoncture (CMC) a augura et tabla bel et bien, avant la prise des commandes par l’actuel Gouvernement, sur le trend de 1,8% en 2022.

Rétrospectivement, dans les années 60 et 70, le Maroc avait l’une des meilleures croissances au monde et se plaçait 2ème dans le monde Arabe après l’Arabie Saoudite, aujourd’hui, il recule dans le classement des pays arabes.

Cependant, cette dynamique économique reste pour l’essentiel erratique, instable et ramollie. De ce fait, ce « Stop and Go » de la croissance nous interpelle à transcender ce controversé chiffré. Notre propos est de se sublimer de ce débat numérique, de se distancer des chiffres, de s’abstraire des statistiques pour reméditer les entraves à la croissance et ouvrir un débat méthodologique, sans prétendre aucunement à l’exhaustivité, sur les sentiers de la dynamique économique du Maroc :

■ Faut-il s’immoler sur toute une avalanche d’amendements et refontes économiques pour sécréter une dynamique économique ?

■ N’est-il pas important et urgent d’abandonner les formules simples et la quête toujours déçue de  » pratiques optimales » au profit d’une analyse économique approfondie de ce qui, au Maroc, fait obstinément hic à la croissance ?

■ N’est-il pas primordial de discerner les véritables réformes indispensables à la croissance de celles qui sont simplement et superficiellement souhaitables pour des questions d’efficacité ?

Cette « duplication du losange » de la croissance économique, toujours erratique, instable et ramollie, quelque soit la le sigle et la couleur du Gouvernement, reste tributaire, à notre sens, de tout un alphabet et oméga d’entraves ; elle demeure aliéné et inféodé à des :

♦A : Analphabétisme qui touche une grande fange sociale en nous verrouillant dans le panier des pays catégories faible à moyen selon le classement du Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD,

♦B : Bureaucratie dédaléenne qui demeure dissuasive à l’investissement et du business au Maroc,

♦C : Corruption qui est citée comme l’une des pierres d’achoppement à la fluidité et à la célérité des affaires au Maroc, un dossier prioritaire au vu du discours du Trône du Souverain du 30 Juillet, auquel l’actuel exécutif doit s’atteler,

♦D : Dette publique où l’endettement intérieur a dépassé la barre du 30% du PIB.  Le Trésor serait déjà endetté à hauteur de 76,1% du PIB à fin mars 2022. L’endettement intérieur devrait se situer à 58,6% du PIB en Mars 2022 contre 58,0% à fin 2021.

♦E : Economie rentière, véritable monstre qui dévore tout arbitrage économique entre les ressources disponibles et entrave les mécanismes de transparence, de méritocratie, et de facto plombe la logique du marché.

♦F : Facture pétrolière où le Maroc assouvit ses besoins énergétiques à plus de 95%, considérée principal bouc émissaire de l’érosion du déficit commercial,

♦G : Gouvernance qui laisse encore à désirer où tout un département ministériel a été échafaudé dans l’actuel Gouvernement Akhnouch afin d’instaurer des règles de transparence, de traçabilité des actions et de maximiser les synergies entre les différents intervenants publics et privés dans ces dossiers. Ce portefeuille ministériel doit être comme un tronc commun et une priorité dans le suivi et la gestion du travail du Gouvernement,

♦H : Harmonisation des politiques sectorielles qui fait encore défaut. A cet égard et pour pallier à cette incohérence, le Souverain Marocain, à l’occasion du discours du trône 2012 a réitéré son appel au gouvernement pour qu’il assure les conditions de convergence entre les différentes stratégies sectorielles, et qu’il se dote d’outils de veille et d’instruments de suivi et d’évaluation pour assurer leur cohérence et mesurer leur efficacité et l’efficience de l’utilisation des fonds qui leur sont affectés,

♦I : Informel où cette soupape de sécurité sociale engloutit plus de 43% du revenu national brut RNB et 40% de la valeur ajoutée globale, qui ligote l’investissement productif national et étranger, Intégration timide en amont et en aval du système productif ce qui hypothèque la politique commerciale du Maroc en raison de sa synergie symbiotique avec la politique industrielle,

♦J : Justice où les investisseurs poussent des cris d’orfraie à cause d’une vision timorée de l’indépendance et l’impartialité du système judicaire. A ce titre, le chevaleresque discours du trône du 30 Juillet 2012 exhibe l’intérêt que porte le Souverain Marocain à ce grand chantier vital au climat des affaires économiques au Maroc, en le hissant au rang et au trachée artère du dispositif de la nouvelle  mouture de la constitution de 2011,

♦M : Main d’œuvre peu qualifiée qui plombe l’attractivité de l’investissement et ce dans une ère ayant pour Jalons des :

▪ Métamorphoses des déterminants de l’investissement où ceux-ci sont fondés sur économie cognitive ayant pour socle la dextérité et la qualification de la main d’œuvre que sur l’anachronique paradigme ricardien d’une main d’œuvre bon marché et à faible salaire

▪ Contraintes inébranlable de Just In Time afin de répondre aux calibres du marché extérieur intransigeant en qualité de produit et de délais de livraison.

♦N : Niveau de vie qui se creuse, plus singulièrement, dans le monde rural secrétant un hiatus abyssal et un dualisme entre le monde urbain et le monde rural.

♦ O : Offre exportable inélastique. A cet égard, le Teram Akhnouch doit réorienter  les efforts vers la promotion de différents domaines industriels et des nouvelles technologies par l’aménagement de pôles et d’espaces économiques intégrés propres à même d’affûter et aiguiser la compétitivité des entreprises Marocaines ce qui est de nature à créer un engrenage vertueux entre la politique industrielle et commerciale,

♦P : Privatisation qui demeure feu de paille et sans long feu, dopant les Investissements Extérieurs et Pluie où règne prévoir, c’est pleuvoir,

♦S : Solde de la balance commerciale qui a atteint presque 15,5% du PIB, avec cependant une quasi-stagnation du taux de couverture à 62,3%. Sur ce registre, la balance des paiements ne reflète-t-il pas l’état de santé d’une économie ?

Le bilan mitigé relatif à la dynamique économique et la courbe sinusoïdale, pendulaire et cyclique de la croissance économique au Maroc nous apostrophe sur tout un grand nombre de gisements méthodologiques et des « bissectrices » pragmatiques d’action pour le présent et le futur.

Il en est ainsi de la synergie des politiques vers le système productif Marocain en portant une attention singulière à l’innovation, Recherche&Développement, au know how, et aux PME et PMI véritable mine d’or et gisements de richesse et de création d’emplois ; l’expérience de la Malysie n’est-elle pas édifiante à cet égard ?

A cet titre, il importe de signaler que le niveau d’innovation dans l’économie Marocaine approché et appréhendé, aussi bien par la part des biens de haute technologie dans les échanges extérieurs que par le niveau des dépenses en Recherche et Développement dans le PIB, atteste, de concert, de la minuscule utilisation du progrès technologique et de son faible corollaire sur la croissance économique.

Les exportations marocaines des produits à haute technologie représentent plus de 11% des exportations de biens manufacturés, soit un niveau très bas par rapport à celui atteint par la Corée de Sud et la Malaisie.

En sus, notre système social n’est pas arrivé à sortir du tunnel et de l’hiatus des inégalités des revenus, à colmater les distorsions sociales et à développer une véritable politique du partage du surplus économique et ce en dépit des dépenses sociales allouées à ce secteur (plus de 55%) : A l’appui de notre assertion et en vertu du rapport de la boîte des pronostics du Haut Commissariat au Plan HCP : 2/3 du surplus économique échoit au facteur capital et seulement le 1/3 aux salariés.

L’urgent sera de porter suture sociale et de bannir le fossé qui creuse des inégalités sociales entre la classe la plus nantie de la classe démunie pour booster une croissance tirée par la demande intérieure dans un climat international tumultueux et fébrile de crise économique mondiale marquée par le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a accentué les perturbations du commerce mondial et la flambée des prix et a engendré une détérioration des perspectives économiques et une intensification des incertitudes qui les entourent.

L’autre must est d’orienter les Commandes « Akhnouchiennes » vers la capacité d’absorption : La qualité du facteur travail joue un rôle inéluctable dans le courroie de transmission de la croissance et des spillovers.

Le déficit de productivité qu’enregistre l’industrie est lié au manque de qualification et de formation de la main d’oeuvre: L’effectif employé demeure analphabète, le niveau du primaire est de 2% au Chili et de 1,7% en Turquie pour lesquels le taux d’ouvriers ayant le niveau du collège ou du lycée est respectivement de 83% et 78%.

Cette situation ne permet pas à la force de travail d’améliorer son aptitude à utiliser et optimiser les technologies disponibles.

Devant cet état de fait, comment peut-on appréhender la croissance économique alors que des ressources humaines restent inemployées, sous utilisées et exclues du processus intrinsèquement lié à la croissance ?

La contribution du capital humain dans le processus de production est importante et la qualité du facteur travail joue un rôle majeur dans les mécanismes de croissance. Les investissements éducatifs et technologiques constituent des facteurs de progrès économique et social. Faut-il ressusciter et exhumer le célèbre aphorisme économique longtemps enterré dans le cercueil de la littérature économique du mercantiliste Jean Bodin « Il n’est de richesses que d’Homme ».

La réalisation d’un objectif de croissance pérenne nécessite, en plus, d’un taux d’investissement, une augmentation de la productivité du travail.

L’amollissement du capital humain au Maroc participe à la baisse de la productivité du travail et à l’insuffisante utilisation des capacités productives. L’élévation de la productivité des investissements à travers l’amélioration des connaissances et des compétences humaines sont déterminants de la croissance économique.

Avouons-le : L’activité économique, au Maroc, se situe à un niveau inférieur à son potentiel de croissance. Elle ne peut pas bénéficier d’externalités positives suffisantes à même d’atteindre le sentier de croissance endogène, ce qui maintient l’économie à un niveau faible et rend la croissance volatile et vulnérable aux chocs interne et externe

En sus, l’Initiative Nationale de Développement Humain INDH, certes laborieuse, n’est pas encore parvenue à s’abstraire d’une vision de fragmentation et de saupoudrage des ressources financières  pour aiguiller les Commandes Royales vers la voie d’une action sociale régionalisée en osmose avec les agendas de tutelle à caractère social.

Si des efforts louables sont entrepris depuis son lancement en Mai 2005, force est de constater que la démarche reste purement techniciste, unidimensionnelle, ainsi que ponctuelle et ne procède pas à une concertation avec les populations concernées quant à leurs besoins et leur bien-être.

Le legs et l’héritage de la pesanteur d’une administration centrale et centraliste leste la réussite d’une croissance qui va vers le développement communal, local et territorial.

Reconnaissons-le dans ce propos : L’INDH, certes méritoire, créatrice d’activités et génératrices de revenus, ne peut être un succédané à une véritable politique de croissance et des revenus dans la durée. La dynamique économique du Maroc doit passer inéluctablement par un accroissement massif de la richesse du pays, c’est dire par un enrichissement de sa population afin d’augmenter la consommation et conduire à la croissance.

Sur ce registre, pour Amartya Kumar Sen, l’un des intellectuels économistes indiens les plus connus et les plus respectés, prix Nobel 1998, spécialiste en développement, le seul moyen d’y parvenir est d’encourager la croissance économique en rendant au marché son rôle central par le renforcement des libertés individuelles de choisir et d’entreprendre.

Et  pour que la croissance soit durable et équitable, il faut que les pauvres y prennent une part très active et donc, qu’ils aient accès non seulement aux moyens de production nécessaires (la terre, l’eau, le crédit, les marchés) et à des emplois productifs, mais surtout aux services sociaux essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation ce qui met sur le marbre de l’actualité toute la problématique de la croissance économique et du développement de l’économiste François Perroux.

Au Maroc, les déterminants de la problématique de la répartition du revenu, des disparités salariales, des inégalités sociales, demeurent peu débattus, sujets en instance d’analyses requises et vitales à toute politique économique.

Par ailleurs, le pari de l’avenir est d’émanciper et délier la croissance économique des caprices du Nice Weather, des vicissitudes climatiques et la pénétration des marchés extérieurs par une percée d’exportation des produits à haute teneur en matière grise et savoir-faire.

Sur ce registre, la part des exportations rapportée au PIB reste pour l’essentiel étayée sur des demi-produits, phosphate et des produits agricoles.

Sous cet angle, l’offre exportable se sclérose et se confine à exporter l’or incolore, l’eau en l’occurrence, véritable épée de Damoclès qui pèse sur le tissu économique et social au Maroc et le Ministre de l’Équipement et de l’Eau  a sonné l’alarme et l’alerte sur la rareté de l’eau et pèsera d’un poids colossal sur toute la terre pour ce siècle.

Aussi, Il convient de « recontempler » la politique macroéconomique et de se libérer des contraintes monétaire et budgétaire afin de procéder à des arbitrages plus efficients et équitables. La crise économique et sanitaire du Covid-19 ses corollaires ont permis d’établir une nouvelle réflexion sur le rôle de l’Etat dans la régulation et la redistribution.

Les plans de soutien ont fait l’unanimité et prouvent que la relance de la croissance économique nécessite une autre orientation que la politique de rigueur.

Par ailleurs, faut-il, à notre sens, se suicider sur toute une armada de réformes économiques pour générer la croissance ? Ce qui nous exhorte à avancer que le nec plus ultra pour le Team AKHNOUCH est de détecter le minimum et le « SMIG » d’obstacles les plus contraignants de notre économie et de s’atteler à les lever : Car, nous semble-t-il, beaucoup de réformes conduites dans plusieurs secteurs peuvent créer des distorsions imprévues dans d’autres secteurs ; en se concentrant sur le domaine qui bride le plus la croissance, le Maroc aura plus d’aubaine de récolter les fruits de son effort, car pour paraphraser l’Economiste Turc Dani Rodrik, pléiade et spécialiste des problèmes de la croissance économique : « Beaucoup de réformes peuvent créer peu de résultats et peu de réformes  peuvent créer beaucoup de résultats »

Si l’économiste du pays de l’oncle Sam et chef de file de l’économie de l’Offre (supply side) Arthur Betz Laffer disait, à l’occasion, de sa fameuse courbe Laffer  « Trop d’impôt tue l’impôt », je dirai, dans ce propos, que « Trop de réformes tuent les réformes ».

D’où l’intérêt pour le Team AKHNOUCH d’une évaluation sérieuse, méthodique, méthodologique et sans concessions des lieux de raccordement et de connexion du système productif marocain au système économique mondial.

Le contexte mondial, souvent négligé ou occulté, les choix socio-économiques nationaux, doit gagner sa place et ses lettres noblesse ce qui nous incite à exhumer une des citations indélébiles du Feu SM Hassan II dans son Discours du 20 Août 1993  » Nous constatons (Feu SM Hassan II) parfois un manque d’analyse concernant la carte régionale et mondiale, pourtant nécessaires pour l’étude de la carte nationale ».

Ces niveaux d’observation méthodologique et d’analyse économique peuvent déterminer, à notre sens, la position future et les possibilités d’une meilleure dynamique économique du Maroc.

Cela est une question de volonté politique, couplée à des choix économiques et stratégiques pertinentes aussi sur la rigueur de l’analyse et la méthodologie qui prépare la décision et économise les tâtonnements « Walrasiens » inutiles.

Le Team AKHNOUCH relèvera-t-il ces Challenges en marquant des points d’inflexion vers un trend haussier de la géométrie économique ? Arrivera-t-il à faire translater la dynamique économique du feu de paille au long feu ? Du sinusoïdal à la Tangente de la croissance économique???? Le temps est révélateur et « Le faire est révélateur de l’être » disait Jean-Paul Sartre !!!!!

3 août 2022 0 comment
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Le Bonheur, c’est les autres : Le rôle vital de l’amitié dans les relations sociales

by Mustapha Maghriti 30 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres évocatoires disparaissent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre.

C’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence.

Les chercheurs rappellent que le bonheur est si vital à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé.

La thématique est indémodable et le besoin du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur.

Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La notoriété, réputation, lustre ou l’argent ? Une investigation exceptionnelle menée depuis 75 chandelles auprès de 724 Américains en apporte une preuve instructive et envoûtante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps.

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est sans équivoque, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: Ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives.

Une grande interpellation nous apostrophe : Pourquoi ?

– Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la réclusion subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes.

– Secundo, les bonnes relations, les relations dignes et satisfaisante immunisent et préservent le cerveau : Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve de la vie voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure.

Robert Waldinger affirme que ces relations conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement ; certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces chamailleries n’avaient pas d’implication sur leur mémoire, c’est la qualité qui compte et non pas la quantité : Peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe et l’emporte. Vivre dans les conflits ne vaut-il pas mieux que se sentir seul ? Ainsi, une relation maritale chaotique désargentée et dénuée d’affection peut être pernicieuse pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas “Il vaut mieux être seul que mal accompagné” ?

A l’antipode, des relations bienveillantes et affectueuses sont nourrissantes et protectrices. La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une vieille sagesse comme le monde.

Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples.

La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en particulier sur le plan de la communication).

Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles:

– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de cactus et avons tendance à blâmer les autres,

– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’a rien à nous reprocher,

– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des gages de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière,

– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations

Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection.

Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent.

En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit!

En guise de conclusion, les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

L’Amitié : C’est magnifique quand un étranger devient un ami, mais O combien triste quand un ami devient un étranger ! Jean Paul Sartre disait que ” l’enfer, c’est les autres”. Je lui réplique Haut et Fort, le bonheur, c’est les autres.

30 juillet 2022 0 comment
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Les mômes de Tindouf ou les rides de l’innocence

by Mustapha Maghriti 28 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

En toute incongruité et barbarisme à Tindouf, c’est une camarilla et une mafia bien marcottée qui sévit depuis des décades. Des misanthropes sans foi, ni loi y avilissent et oppriment les habitants, en singulier les petits mômes de la commune de l’Ouest de l’Algérie, se dévouent à des brigandages, des pillages et se livrent à des détournements de fonds publics destinés pourtant à débourser des projets humanitaires dans ces camps du Sahara subissant les plus pires traitements.

Ces actes primitifs, la Communauté Internationale, Genève ou aux Nations Unies à new-York l’a souligné et signalé naguère. Et il ne se passe un jour sans qu’un nouvel acte ostrogoth vienne s’additionner à la liste infinie des cruautés, tyrannies et des misanthropies que préjudicient le Polisario et son cicérone l’Algérie, dans le sud-ouest algérien en transgressant les droits de l’Homme dans les camps contrôlés par les milices des sécessionnistes en forgeant sans âme des enfants-soldats.

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, fustige et stigmatise l’Algérie, mettant les pleins phares sur l’incrimination de ce pays dans tous l’outrance affligée à l’encontre des séquestrés de Tindouf.

Rétrospectivement, la 49éme session du Conseil des Droits de l’Homme, à Genève, au 15 Mars dernier, a été l’occasion de revenir sur cette l’apostrophe des enfants-soldats. Un symposium international s’est ainsi tenu  sous les auspices de l’ONG « Africa Culture International ». Elle a réuni plusieurs associations continentales et régionales, ainsi que des acteurs de la société civile issus des provinces méridionales du Royaume. Elle a cafeté la présence d’un enfant-soldat dans la représentation qui accompagnait l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU, Staffan de Mistura, lors de sa première tournée dans les « camps » de Tindouf, le 16 janvier dernier. L’Envoyé personnel au Sahara a été également témoin de la présence d’autres enfants-soldats placés le long du chemin emprunté où d’ailleurs les images ont enflammé la Toile.

C’est un homicide de guerre fustigé et prohibé par toutes les conventions et instruments internationaux, -dont la Convention de Genève de 1949- la Charte des Nations Unies, la Charte des droits de l’Homme, les pactes des droits politique, économique et social de 1966, et le Statut de Rome de 2002 de la Cour pénale internationale.

L’apostrophe qui nous interpelle : La Communauté Internationale ne doit-elle pas réagir à cette militarisation des enfants qui s’est réalistement institutionnalisée dans les milices séparatistes à des desseins de guerre ? Ses atrabilaires n’hésitent pas en effet à recruter et catéchiser des enfants-soldats, des actes typiques, qui nous rappellent ceux des organisations terroristes telles que Daech et Al Qaïda.

Ces mômes de Tindouf sont égarés dans la violence et abreuvés de haine, inféodés à des abominations, déracinés de la sûreté et déplantés de la sécurité de leur famille et désappropriés de la possibilité de mûrir dans un environnement de jubilation et de plénitude.

Combien dénombre-t-on ces mômes de Tindouf? Les estimations de certaines ONG qui ont fait du terrain in situ évaluent entre 4.000 à 5.000 pour la classe d’âge des 12 -18 ans.

C’est une série démographique qui a quitté l’école primaire précocement et, de facto, n’a pas la possibilité de poursuivre un cursus secondaire. La seule issue qui lui est accordée est celui des dédales du mouvement séparatiste. Seuls, ceux qui sont liés à des dirigeants et à leurs réseaux tribaux et clientélistes effectuent ensuite leur scolarité dans des établissements algériens jusqu’au baccalauréat avant de bénéficier d’aides et de bourses dans des régions en Espagne, ou encore dans des État insulaires communiste des Caraïbes à l’instar de Cuba pour des études supérieures.

Pour le Polisario, loin de toute affection et âme, le môme de Tindouf est économiquement un soldat moins coûteux qu’un adulte. Aussi, leur exploitation ne demande pas d’expertise particulière ; moins encore, la force physique n’est forcément obligée. A ces raisons dénuées de toute humanité, il faut en ajouter d’autres, utilitaristes : ils ont des « qualités » de soldats que les adultes n’ont pas toujours, dans la mesure où ils sont plus facilement endoctrinés et prédisposés à tout prosélytisme politique et religieuse ; ils sont en outre moins raisonnables que leurs aînés au regard de la révolte et la rébellion.

Face à ces passe-droits, plusieurs pays reconsidèrent leurs relations diplomatiques. A l’appui de nos dires, l’Espagne, pour ne citer qu’elle, l’a bien repensé. Certes, on ne peut pas entretenir des relations salutaires avec un pays qui agit immuablement et de façon délétère en dehors de la légitimité internationale.

Cette posture résolue du voisin espagnol sert d’illustration à d’autres pays : En Italie, des voix ne commencent-elles pas déjà à s’élever pour demander aux dirigeants de changer de posture envers l’Algérie ?

D’ailleurs, l’expert Italien en géopolitique, Marco Baratto, résume parfaitement l’état d’âme qui doit animer les dirigeants Européens notamment en soutenant que « L’Italie ne doit pas coopérer avec un pays qui se permet des actes hostiles, interdits et condamnés par le droit international et  » Nous devons opter pour des partenaires stables, fiables et engagés dans le développement économique et des droits de l’Homme dans la région euro-méditerranéenne pour garantir le bien de nos populations, toute en insistant  sur la nécessité « d’adopter une approche éthique qui exclut tout allié tentant de semer le séparatisme dans les zones voisines et d’alimenter la guerre froide dans la région.  »

Il a dans ce sens pointé du doigt les violations des droits de l’homme dans certains pays voisins du Royaume « où il existe malheureusement encore des zones d’ombre concernant la répression de la dissidence et la liberté d’expression. Nous ne pouvons, en tant qu’Européens, continuer à accepter et à être dépendants de nations où les droits de l’homme sont bafoués. En tant qu’Européens, nous ne pouvons pas être liés à des nations qui considèrent les peuples ou certaines nations européennes comme des ennemis traditionnels et éternels ».

Selon cet expert italien en relations internationales   » La raison et le pragmatisme exigent la pleine reconnaissance par l’UE de la souveraineté du Maroc sur le Sahara en tant partenaire fiable, stable et partageant les valeurs de l’Europe  » en matière de promotion des droits de l’homme, de lutte contre le terrorisme, du développement durable et du respect mutuel.

Aussi a-t-il plaidé que « L’Europe ne peut être un simple spectateur du potentiel de ces régions, de leur développement technologique, et de leur rôle de porte vers le continent du futur qu’est l’Afrique » relevant que le Maroc est stratégique pour la sécurité en Europe, « comme en témoigne l’aide apportée aux forces de police françaises pour identifier et démanteler une cellule terroriste dangereuse qui aurait pu commettre un carnage à Pâques. « Nous avons besoin d’un acte de courage et de reconnaître le Maroc comme un allié stable, fidèle et conforme aux valeurs que l’Europe professe. L’Europe a besoin du Maroc, il faut ainsi agir, suivre le pragmatisme et le courage américains et reconnaître la souveraineté pleine et légitime du Maroc sur ses provinces du sud ».

Ce constat, la Communauté Internationale l’a fait depuis bien longtemps. Et il ne se passe un jour sans qu’un nouveau vienne rallonger la longue liste des crimes que commettent le Polisario et son gourou, l’Algérie, dans le sud-ouest algérien envers l’humanité et les mômes de Tindouf en les privant des joies de l’enfance.

La députées Européenne Dominique Bilde n’a-t-elle pas rappelé dans un Tweet que ces mômes de Tindouf qui sont enrôlés par le Polisario pour devenir des soldats à un âge où ils devraient jouer aux petites voitures ? 

28 juillet 2022 0 comment
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Quelle mondialisation de demain à l’ère de la crise Russo-ukrainien ?

by Mustapha Maghriti 22 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

Quelle mondialisation à l’ère de la crise Russo-ukrainien ? C’est l’intitulé de notre présente chronique. Pourquoi une telle chronique ?

– Primo, parce que les corollaires pervers de la globalisation impactent au jour le jour nos vies, nos économies et que tout cheminement des forces économiques qui l’illuminent a des contrecoups structurels monstrueusement pondéreuses sur notre souveraineté économique, notre carte industrielle, l’emploi et sur notre pouvoir d’achat.

– Secundo, parce que la thématique de la mondialisation est au centre de l’actualité et de nos inquiétudes en raison de l’impact de l’invasion de la Russie en Ukraine sur l’économie internationale : Cette guerre a embrasé en effet l’inflation, accéléra la récession mondiale, somme notre sécurité alimentaire partout dans le monde, voire la transition énergétique quand la dépendance au gaz Russe accule l’Europe à rouvrir des centrales à charbon pour compenser les tensions qui pèsent sur son système énergétique.

– Tertio, nous avons choisi cette chronique parce après plus de quatre décades d’accélération de la mondialisation au cours de laquelle la circulation des biens, des services, des capitaux et de la force du travail s’est faite quasiment sans limite en raison d’une dérégulation non contrôlée et d’une révolution numérique plus poussées. Cette guerre Russo-ukrainien bat en brèche et ouvre un nouveau chapitre de la mondialisation que les représailles commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à partir de 2019 et surtout la crise de la pandémie du Covid19 qui a secoué la planète dans son ensemble. On s’en souvient, la menace sanitaire s’est propagée à une célérité sans précédent, tandis que les mesures de confinement prises pour le brider, ont paralysé la plupart des appareils productifs, plongeant l’économie mondiale dans une crise économique d’une pesanteur exceptionnelle et jetant les pleins phares sur ses vulnérabilités.

Les perturbations des chaînes de valeurs mondiales d’approvisionnement et les pénuries de masques et de matériel médical observées pendant la crise sanitaire ont, en effet, mis en évidence l’épée de Damoclès qui pèse la souveraineté de nombreux pays à travers une dépendance compacte des économies les unes aux autres.

Cette fragilité de la mondialisation est aujourd’hui décuplée par l’heurt de la guerre en Ukraine sur la cartographie de la géoéconomie mondiale. Et pour cause, tous les équipementiers repensent en refondant leur chaîne de production et d’approvisionnement, et ce en relocalisant, en doublant, voire en multipliant le nombre de pourvoyeurs et/ou en se localisant dans des pays limitrophes ou stables politiquement. Une fêlure et une faille onéreuse qui a des conséquences sur les prix de vente et le pouvoir d’achat des ménages. A titre illustratif, les prix du gasoil et d’essence ont connu une envolée fulgurante jamais connue auparavant en frôlant les 19dhs le litre ou l’huile de tables a presque doublé.

Cette tendance se découpe ainsi avec celui observé au cours des quatre dernières décades qui, pertinemment, se caractérisait par l’exultation des chaînes de valeurs et de production aux quatre coins de la planète pour se rapprocher de nouveaux débouchés alléchants en profitant des opportunités d’investissement et d’une main d’œuvre bon marché.

En d’autres termes, la crise actuelle a brisé les liens économiques et les réseaux de production à l’échelle mondiale, les chaînes de valeur régionales se substitueraient aux chaînes de valeur mondiales. La proximité prendra sa revanche sur le lointain.

A titre illustratif, les relocalisations des activités industrielles pour les intégrer dans une logique régionale permettront de redonner à la Méditerranée sa centralité en tant que site Européen et Africain.

La crise Russo-ukrainien est une aubaine pour l’Afrique en général et le Maroc en singulier, qui devront s’imprégner des réflexions dans le débat autour du devenir de la mondialisation. L’Afrique tout comme le Maroc doit renégocier leurs rapports avec la proximité, et exiger de l’Europe qu’elle s’ouvre sur de nouvelles  logiques de partenariat avec l’aire sud-méditerranéenne et africaine sur la base de la coproduction.

Cela va, d’ailleurs, dans le sens des intérêts de l’Union européenne elle-même que de traiter la question de la relocalisation et de captage des chaînes de valeur mondiales dans un cadre régional qui dépasse celui de la seule Europe où le traitement du dossier de relocalisation industrielle par les Européens doit être en rapport avec celui du couple développement-immigration dans la grande région afro-sud-méditerranéenne.

Cette dynamique de repli semble animer un morcellement et un fractionnement de la mondialisation, organisée non plus comme un village-planétaire pour paraphraser Marshall McLuhan, mais sous forme de blocs de pays disjoints, chacun charpenté sur des motifs géopolitiques, échangeant peu ou pas du tout entre eux.

Une sorte de mondialisation entre amis, comme l’expliquent la secrétaire d’Etat Américaine au Trésor, Janet Yellen et Christine Lagarde, la patronne de la Banque centrale européenne (BCE) en vulgarisant les concepts de  » friend-shoring »,  » friend sharing »,  » friend shopping ».

Ce synopsis est loin de prendre acte et qui n’est pas partagé par tous. Tout comme ne l’est pas, d’ailleurs, l’évolution de la situation actuelle, préfiguration, selon économistes et géo-politologues, à une « démondialisation », qui annoncerait une rétrogression de la dynamique des échanges mondiaux, quand d’autres économistes anticipent plutôt, une « néomondialisation » ou une « remondialisation », un concept qui conférait à la mondialisation d’évoluer sur des paradigme différents, tandis que d’autres et c’est l’avis que nous partageons, estiment que les forces économiques et les locomotives de la mondialisation sont toujours présentes et que la mondialisation continuera, mais de manière ralentie  » slowbalization » .

On devrait être très prudents pour dire que la mondialisation va spontanément décliner : Nous n’avons pas tous pensé que le capitalisme a sonné le glas lors de la crise économique et financière de 2008 qui a ébranlé la mondialisation et sa dynamique.

Les pays restent malgré tout très interdépendants et savent que les coûts d’une démondialisation brutale seraient très onéreux.

In fine, nous semble-t-il tout sera tributaire de l’issue de la guerre, de la place qu’occupera demain la Russie sur l’échiquier mondial.

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Rire, Sourire, Humour et Humeur: Perte de temps ou sources de motivation au travail ?

by Mustapha Maghriti 17 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

Le rire n’est-il pas le propre de l’homme disait l’écrivain français humaniste de la Renaissance,Rabelais, alias Alcofribas Nasier ? 

Sur Google, les mots « blagues » et  » rire  » n’ont-t-ils pas fait l’objet d’un pic de recherches du 29 Mars au 4 avril 2020. Confinés chez nous sous la menace d’une pandémie mondiale, jamais nous n’avons eu autant besoin de rire et d’humour ???

Et pourtant, durant mes années dans le secteur public, plus de 26 chandelles, et encore aujourd’hui, je constate que le rire est souvent galvaudé et tiré par les cheveux.

En effet, un grand nombre d’agents et de cadres administratifs pensent qu’être un bon fonctionnaire, un bon chef de service, un excellent chef de division ou un directeur signifie froncer les sourcils du matin au soir. Et pourtant, je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes premiers collègues dans le Ministère de l’Education Nationale dans laquelle j’ai atterri un bon Lundi providentiel du 4 Mars 1996 : Pour être un bon fonctionnaire, il faut savoir être sérieux sans se prendre au sérieux.

De fait, pour la majorité, si non quasi-la totalité d’entre nous, nous ne sauvons pas de vie au quotidien et je me suis toujours demandé ce qui pouvait justifier que quelqu’un s’énerve ou se mine le moral pour une question de monotonie de travail.

Je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes collègues lorsque j’étais jeune fonctionnaire quand je n’arrivai pas à trouver un fichier d’un grand fonctionnaire en état de promotion du travail; j’étais stressé, très stressé, et mon collègue de bureau m’a dit froidement et calmement la chose suivante : Mustapha, je vois dans tes yeux que cette affaire te stressait. Dis-toi une bonne chose, détend toi, il n’y a rien d’important ou de vital dans cette affaire.

Et, il se mettait à me raconter une blague qui faisait la toile à cette époque toute en cherchant la fiche et Eureka, il l’a trouvée. Autant vous dire que mon état d’esprit n’était pas tout à fait le même après.

De ce fait et après ce jour j’ai commencé à relativiser, à dédramatiser mais aussi à gérer le stress avec l’humour et la bonne humeur. Pourquoi ?

– Primo, l’Humour aide à dédramatiser :

Comme disait Marguerite Yourcenar « Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin », ouvrir le bal et ébaucher une réunion potentiellement sérieuse par l’humour, une anecdote, une historiette permet d’aérer l’atmosphère sérieuse qui règne sur la réunion, une telle plaisanterie permet de trimer, certes, mais entre personnes positives qui vont résoudre des problèmes et chercher des solutions plutôt que des coupables !!

L’humour et la bonne humeur d’un responsable dans la fonction publique ou un manager dans le secteur privé permet à tout le Team de travailler dans l’équanimité, l’accalmie et légalité d’âme. Je pense que la plus grande erreur qu’un administrateur dans le secteur public ou un manager dans le secteur privé puisse avoir est d’oppresser son équipe quand on sait que dans le secteur privé plus de 50% des démissions sont imputables et motivées par la décision de s’écarter des vibrations négatives et ondes nocives de son manager.

– Secundo, l’humour relaxe et relâche la parole :
Je crois profondément que le management public d’aujourd’hui en pâtit, semble-t-il, des non-dits, des refoulements par manque de climat de confiance. La bonne humeur et l’humour permettent à toute l’équipe de dire ce qu’il pense, de vivre les 8/24 en convivialité. En clair, un responsable capable d’humour est moins anxiogène qu’un responsable qui ne va sourire que quand on le pince !

– Tertio,  Il favorise également la créativité, la précision analytique et la productivité. Tout cela pour dire que grâce à l’humour au travail, les collaborateurs sont non seulement plus investis auprès de leur entreprise, mais ils sont plus productifs, tout ce dont l’entreprise a besoin pour perdurer ! L’humour est également un très bon moyen de désamorcer les conflits. Quand les collaborateurs évoluent dans un contexte professionnel tendu, un peu d’humour suffit pour évacuer les tensions et relancer tout le monde dans la même direction. Et enfin, en étant capable de rire de soi-même, on apprend à accepter plus facilement l’échec et à se relever après une défaite.

Sous cet angle, selon une étude réalisée par Linkedin  (l’enquête a été réalisée par Censuswide auprès de 2248 actifs français entre le 25 mai 2022 et le 31 Mai 2022), près de trois quarts des professionnels sondés en France (78%) affirment en effet que l’humour est l’émotion la plus sous-estimée et la moins valorisée au travail.

Résultat, peu de blagues à la machine à café ou à la photocopieuse. Alors même que près de six répondants sur dix aimeraient que leurs collègues puissent plaisanter plus souvent. Et que près de sept sur dix (69%) estiment que blaguer permet de détendre l’atmosphère au travail. Mais à l’inverse, environ un quart des personnes interrogées (23%) considèrent qu’il s’agit d’un manque de professionnalisme.

L’étude du réseau social professionnel tient par ailleurs un palmarès des pays où l’on se fend le plus la poire entre collègues. Ce sont les Indiens et les Italiens qui arrivent en tête, avec plus d’un tiers des professionnels (38%) qui plaisantent au moins une fois par jour. Les Australiens s’avèrent être les moins drôles (29%), derrière les Allemands (36%), les Britanniques (34%), les Néerlandais (33%) et les Français (32%).

Plus largement, les Français semblent davantage oser partager leurs émotions au bureau qu’avant. La pandémie de Covid-19 jouant un rôle d’accélérateur. Près de la moitié des sondés (46%) disent ainsi être plus ouverts et enclins à partager leurs émotions dans leur milieu professionnel aujourd’hui qu’avant la pandémie. Y compris les émotions négatives. Près de la moitié (49%) confie avoir déjà pleuré devant leur employeur ou un de leur collègue.

«Les frontières entre le travail et la maison n’ont jamais été aussi floues au cours de ces deux dernières années empreintes de profonds changements. Cela a donné aux professionnels le sentiment qu’ils peuvent montrer plus de vulnérabilité et de franchise les uns envers les autres», analyse Esther Ohayon, directrice de la communication de LinkedIn France.

Les jeunes générations sont les plus ouvertes à partager leur bonheur ou leur blues avec leurs collègues. En effet, 59% des sondés de la Génération Z (les 18-25 ans) et 46% des Millenials (les 26-41 ans) disent davantage exprimer leurs émotions au travail, loin devant les plus de 55 ans (24%).

Malgré tout, près d’un Français sur deux (45%) hésite toujours à se livrer par crainte d’être jugés et stigmatisés. Les femmes en sont les premières victimes, puisque 58% des sondés estiment qu’elles sont davantage jugées que leurs collègues masculins lorsqu’elles font part de leurs sentiments au travail.

Avec humour, j’entends, en guise de conclusion, qu’il ne s’agit pas d’apprendre par cœur les meilleures blagues de Gad Elmaleh ou de Fellag. Un responsable qui a de l’humour, qu’il soit dans la sphère publique ou privée, c’est avant tout un manager qui sait « procréer » de la bonne humeur au travail pour fluidifier la parole de ses collaborateurs. Sa position hiérarchique ne doit aucunement lui être une entrave pour arriver à ce stade.

D’après Alison Wood Brooks, professeure à la Harvard Business School, le rire favorise l’engagement et le bien-être, deux piliers que l’on reconnaît aujourd’hui indispensables à la fidélisation des collaborateurs. Il serait dommage de s’en priver au travail, ainsi que dans la Vie :::

17 juillet 2022 0 comment
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Baccalauréat au Maroc  POST-COVID et le mystère des mentions !!!

by Mustapha Maghriti 13 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

Vendredi 1 Juillet 2022 était le jour J qui tenait en haleine tous les bacheliers du Maroc ; résultat, sur les 231.272 candidats et candidates ayant passé les examens au titre de l’année scolaire 2021-2022, le taux de réussite a été de 66,28% contre 68% l’année précédente, une prouesse qui leur ouvrira le sésame des universités et des grandes écoles.

Des épreuves, faut-il souligner, se sont déroulées dans un contexte nettement moins restrictif que les deux années écoulées de la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19, sans protocole du port du masque mais toujours avec les gestes barrières.

Le taux de réussite est nettement aux garçons ; chez les filles s’est établit à 70,87% alors que chez les garçons, ce taux est de 61,01%.

En ventilation géographique : Selon les directions provinciales, Rabat a enregistré un taux de réussite de 81,98% (5.726 bacheliers), alors que Skhirate-Témara a atteint un taux de réussite de 75,19% (5.538), Salé (69,16%, 8.085), Khémisset (68,89%, 3.695), Kénitra (73,75%, 6.993), Sidi Kacem (85,21%, 4.377) et Sidi Slimane (84,29%, 4.377).

D’antan, il y a plus de dix ans, le taux de réussite au baccalauréat ne dépassait guère les 35%. 
En termes d’évolution, entre 2007-2008, le taux de réussite était de 44%, ce taux de réussite a escaladé, en une seule année, de près de 8,19 points entre 2019 et 2018.

Faut-il rappeler qu’en une seule décennie, il a grimpé de 28 points et de 17 points en deux ans, après une évolution en dents de scie entre 2007 et 2015. 137.486 élèves ont eu une mention, soit 51% da la totalité des bacheliers dont 2.871 candidats ont obtenu leur bac avec mention très bien, 6.243 avec mention bien et 15.326 avec mention assez bien.

La mention la plus élevée a été 19,44 dans la filière branche sciences physiques en français, de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région Casablanca-Settat qui s’est distingué cette année avec une moyenne record selon les chiffres officiels du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique-département de l’Éducation nationale. 

L’apostrophe qui nous interpelle : Que s’est-il passé en moins de deux décennies pour qu’on ait atteint un tel apogée de réussite dans un laps de temps très court, et que les mentions très bien, bien et assez bien soient distribuées à discrétion ? 

Serait-ce imputable à un coup de balai du diplôme ou à des candidats bien plus doués, plus clairvoyants, plus perspicaces que notre génération et la génération qui nous a précédés ?

Serait-ce assignable à un système de notation courtisan ? Serait-ce attribuable à un système éducatif miséricordieux par lequel certaines écoles privées gratifieraient leurs élèves de notes non méritées ? 

De ce fait, ce qui devrait, de prime abord, s’apercevoir et se dévoiler comme une nouvelle exhilarante nous interpelle à poser moult apostrophes. 
Le système éducatif Marocain que tous les rapports mondiaux issus d’organisations internationales pointent du doigt en l’affublant de toutes les épithètes péjoratives ne saurait expliquer ce jubilé inopiné, encore moins cet “ cyclone ” des mentions dont s’adjugent 51% des lauréats Marocains. Des moyennes de 17, 18 et 19 et qui frôle le 20 au Bac sont servies à profusion et à volonté. 

Devant ce pullulement des mentions, une note de 13 ou de 14, qui était dans notre génération une prouesse et un exploit ne garantit plus une inscription aux grandes écoles cotées du Royaume qui, en outre, des moyennes élevées comme premier ticket d’entrée, ne sont accueillants que sur concours.

Si naguère, le bac du cercle des poètes disparus, de par sa rigueur, constituait un réel clé d’entrée pour diverses disciplines, son obtention est aujourd’hui imposée y compris pour certaines filières de la formation professionnelle fondées à l’origine dans les années 70 pour ceux qui n’avaient pas atteint le niveau bac ou qui n’avaient pas réussi à le décrocher. 

Le mystère, l’énigme et l’occultent sur ces records historiques de réussite et ces moyennes générales tellement élevées et en grand nombre qu’elles en deviennent peu plausibles. Seule des enquêtes et des investigations rigoureuses permettraient d’ouvrir la boite de pandore, et le talisman de la luxuriance des mentions !!!

13 juillet 2022 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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