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Mustapha Maghriti
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Après une année d’investiture, du Pain sur la planche pour le Team AKHNOUCH

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec une première année de son investiture,  le Team AKHNOUCH a édité, vendredi 29 Octobre 2022, un livre en version électronique sur le bilan de son action lors de la première année de son mandat (Octobre 2021-Octobre 2022). Il s’agit d’une initiative, à saluer, visant à instaurer une coutume Gouvernementale reflétant l’esprit du principe constitutionnel à consacrer les valeurs de transparence, de participation et de communication avec l’opinion publique pour interagir avec ses préoccupations.

Cet ouvrage de 144 pages, disponible en langue arabe, apporte des réponses aux questions des citoyens, en déclinant les interventions Gouvernementales et les mesures prises dans le cadre des différentes politiques publiques en vue de réduire l’impact des crises successives et de mettre en application les engagements gouvernementaux, en consolidation des fondements de l’Etat social.

Il présente les réalisations saillantes accomplies durant la première année de l’action gouvernementale, en vue de consacrer un saut qualitatif sur la voie du développement national, d’affirmer les contours du projet sociétal du Royaume et de poursuivre la consolidation des acquis réalisés grâce à la clairvoyance du Souverain Marocain, en dépit d’un contexte général marqué de défis et de contraintes ayant touché l’ensemble des pays.

Faut-il souligner, en guise de prologue, que le cérémonial majestueux d’ouverture par le Souverain Marocain de la session d’Automne du Parlement est porteur d’une missive d’une forte symbolique : Le Maroc a définitivement laissé derrière lui les tumultes de la pandémie du Covid19 et ses effets économiques et sociaux pervers. La pandémie n’est plus « monnayable » comme prétexte pour camoufler un quelconque laisser-aller.

Le Propos de notre chronique n’est pas de revenir sur ce qui a été réalisé, mais ce qui reste à réaliser. En effet, à notre sens, le programme de la seconde année du Gouvernement AKHNOUCH s’annonce hyper chargé. L’exécutif Marocain va devoir faire preuve d’efficacité sur moult dossiers concernant la refonte économique et sociale dans une fenêtre de tir contrainte. Tour d’horizon da la to-do-list :

– Primo, la généralisation de la protection sociale , faut-il rappeler , ouvert en  Avril 2021, ce dossier est un des plus ambitieux du quinquennat dans la mesure où il y a un timing pointu : Il devra être opérationnel d’ici 2025. L’enjeu ne réside pas uniquement dans le respect du calendrier, mais aussi et surtout la mobilisation des mannes financières nécessaires où, en sus des ressources mobilisées en 2021 et 2022, dans l’année prochaine , il faudra mobiliser 18,2 Milliards de dhs dont 9 Milliards de dhs pour la généralisation des indemnités familiales sur 2 ans et en 2024, le team AKHNOUCH devra faire une générosité supplémentaire en débloquant 23,4 Milliards de dhs dont 8,4 pour l’AMO et 15 pour les indemnités familiales

–  Secundo, enclenchées sous le mandat de l’exécutif barbu light, la réforme du secteur public, ainsi que celle de l’administration publique sont stratégiques et devront se poursuivre avec le Gouvernement AKHNOUCH. Outre l’accélération de la mise en œuvre des dispositions contenues dans la loi-cadre relative à la réforme des établissements publics EEP, de grands efforts doivent être déployés pour mener à bien certains dossiers stratégiques : Il s’agit notamment de la simplification des procédures administratives pour améliorer la relation avec le citoyen et l’entreprise. Certes, plusieurs étapes ont été franchies en matière de mise en œuvre de la loi 55-19 relative à la simplification des procédures administratives, mais le plus dur reste la généralisation de la digitalisation de l’ensemble des services publics.

– Tertio, l’éducation : Adoptée en Août par le parlement, la loi- cadre de l’éducation et de la formation a balisé le terrain de la réforme du secteur de l’enseignement. Il reste moins d’un an pour assurer la mise en œuvre de l’ensemble de dispositions de ce texte qui impose au Gouvernement un délai de 3 ans pour en adopter les textes d’application. Les 2 premières années, après l’adoption de cette loi, ont été marquées par une grande lenteur sur le plan législatif ce qui a fané la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, lequel continue d’être fissuré par plusieurs dysfonctionnements. De ce fait, le Team AKHNOUCH sera contraint d’accélérer la cadence d’implémentation des dispositions de la loi- cadre.

– Quarto, le Souverain Marocain, lors de la dernière session d’automne du Parlement,  n’a pas évoqué la conjoncture, parce que la gestion du quotidien relève de l’exécutif, mais a réservé son discours à deux questions stratégiques, l’eau et les investissements. En effet, son discours devant les élus a d’abord traité de l’épineuse problématique du pénurie d’eau et de la sécheresse qui vient rendre encore plus délicat une conjoncture des plus moroses. Il a livré dans, ce sens, une feuille de route à suivre par le Gouvernement AKHNOUCH, l’exhortant à faire preuve de responsabilité et de transparence envers les citoyens.

– Quinto, l’ambitieux chantier de l’investissement a eu également la part belle dans le discours Royal : La charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelé dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et vise à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message, voire ont anticipé la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois. D’ailleurs, quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, les députés ont adopté la loi-cadre formant Charte d’investissement, une législation attendue depuis au moins une décennie et qui avait été validée lors du Conseil des ministres du 13 juillet 2022. Cela a été rendu possible grâce au travail réfléchi de l’Exécutif AKHNOUCH qui a préparé le texte et mobilisé habilement sa majorité parlementaire pour optimiser son parcours dans les dédales du canal législatif.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la charge de lever les écluses qui continuent d’endiguer un rebond effectif de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, malgré les résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée, drainer davantage d’investissements étrangers.


– Sexto, le team AKHNOUCH aura du pain sur la planche pour faire face à des arbitrages difficiles dans un contexte économique national et international tumultueux. Il s’agit, d’une part, de lutter contre l’inflation sans pénaliser la reprise et, d’autre part, d’aider les populations vulnérables pénalisées par la hausse des prix tout en reconstituant une marge de manœuvre budgétaire. La conduite de la politique monétaire et de la politique budgétaire devient, alors, de plus en plus incertaine dans un contexte où l’économie mondiale est tiraillée entre le marteau des conséquences de la crise du Covid-19 et l’enclume qui a fait son apparition au lendemain du déclenchement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

Les pouvoirs publics auront, en outre, tout le mal à concilier le difficile équilibre entre le soutien au pouvoir d’achat et le renforcement de la compétitivité économique internationale.

– Septimo, n’ayant pas engagé des réformes audacieuses en matière de développement durable, l’exécutif AKHNOUCH aura  beaucoup de mal à faire face à la pondéreuse facture énergétique due à des coûts de plus en plus élevés des importations des énergies fossiles, et ce en dépit des efforts consentis en la matière pour assurer une transition énergétique portée par les énergies renouvelables.

En définitive, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant aussi bien des opérateurs économiques, du milieu des affaires, ainsi que des entreprises et des ménages que l’économie Marocaine pourrait renouer avec une croissance économique soutenue pour claustrer et se greffer sur le sentier de l’émergence économique.

A défaut, tout hiatus entre ces préoccupations du corps social électoral Marocain et la pertinence des réponses inscrites dans les programmes du Gouvernement AKHNOUCH et les stratégies qui en découlent ne feraient que renforcer la césure sociale, les attitudes et les comportements de réserve voire de méfiance du citoyen à l’égard de toue opération électorale future.

Le Souverain Marocain, dans sa plaidoirie du Trône, a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever.

7 novembre 2022 0 comment
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Quand le Roi MOHAMMED 6 assainit le climat des Affaires et rend justice à l’Investissement au Maroc

by Mustapha Maghriti 1 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

D’ores et déjà, l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption est au complet. Ses 12 membres dont 4 désignés par le Souverain Marocain le Lundi 24 Octobre 2022 et siégeront dont cette institution consacrée par le Constitution du Royaume de 2011 qui accorde une importance capitale à la démocratie représentative et participative.

Dans cette chronique, à l’arrière plan de ces nominations Royales visant à parachever la composition de cette institution nationale en lui permettant d’assumer les missions qui lui sont conférées par la Constitution, en singulier dans les domaines de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la prévarication, la contribution à la moralisation de la vie publique et la consécration des principes de la bonne gouvernance, de la culture du service public et des valeurs de la citoyenneté responsable, nous pensons qu’ à travers ces désignations Royales, le Souverain Marocain a le grand souci d’assainir le climat de l’investissement et du business international.  

Pour preuve, le Souverain Marocain, lors du discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de cicatriser et guérir tous les maux économiques et sociaux dont pâtissent et tarent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

Pour assurer cet objectif majestueux, le Sultan sait indubitablement que sans assainissement de l’environnement des affaires à travers le combat de l’hydre de la corruption est un coup d’épée dans l’eau, le Souverain Marocain sait assurément que sans asepsie et désinfection du climat du business via la bataille de la corruption est un effort hypothétique pour promouvoir l’investissement et attirer le milieu du business et des affaires économiques internationales vers notre chère patrie.

De son côté, dans les derniers rapports de Bank AlMaghib présentés au Souverain Marocain, le Wali de l’institut d’émission Abdellatif Jouahri aborda la question de la corruption, ostensiblement et à visage découvert en déplorant les proportions alarmantes et les pratiques intolérables de la corruption au Maroc ; une corruption qui s’est confortablement institutionnalisée et prône une action plus ferme et déterminée à cette  » lèpre »  qui gangrène l’ensemble des institutions et la société toute entière. Elle est dévastatrice, moralement et matériellement et détruit laborieusement la confiance, ce premier capital que flaire et perçoit l’investisseur en premier lieu avant toute décision d’investissement et espère aller vers l’avant.

Le message du gardien du temple monétaire et financier du Royaume est que cette corruption constitue un fléau qui affaiblit la visibilité pour les opérateurs et les investisseurs et menace même le développement économique et la cohésion sociale. La corruption est une des manifestations d’un déficit structurel dont souffrent le pays, à savoir la qualité de la gouvernance publique aussi bien au niveau local que central. Malgré la volonté, la détermination et les nombreux textes, mesures et stratégies mis en place, notre pays n’arrive pas à progresser dans ce domaine.

La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017, ce qui interpelle à une remise en question des approches adoptées jusqu’à présent et surtout à une action plus forte et plus déterminée.

C’est somme toute, pour ces raisons que le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc.

Car, le Souverain Marocain sait pertinemment que l’attractivité du Business international se loge dans l’enterrement de la rente et l’érection des lois de marché, dans les funérailles de l’ésotérique et le discrétionnaire en matière de politique de l’investissement, dans l’élimination du favoritisme et l’inhumation de la corruption pour laisser libre cours et libre voie Royale au fair-play, à la méritocratie et à la transparence. 

Cette transparence n’est-elle pas le premier critère d’appréciation du climat des affaires ? Paradoxalement, la corruption ne réduit-elle pas la visibilité des opérateurs et des investisseurs ? La redynamisation de l’investissement privé n’est-elle pas organiquement  et intrinsèquement liée au renforcement de l’adhésion à l’action publique ?

Une translucidité et une diaphanéité qui concerne l’ensemble des processus décisionnels dans la gestion des affaires publiques, ainsi qu’une communication audible, limpide et objective, sans occulter les mécanismes d’évaluation des politiques publiques à mettre en place.

Le Souverain Marocain, dans plusieurs discours, n’a-t-il appelé à en finir avec les restrictions et les contraintes qui se dressent devant les investisseurs et de s’en tenir à l’esprit des réformes au service de l’investissement générateur d’emplois et de richesses et de combattre les réflexes et comportements contre-productifs ? Car, dans la conception Royale, la lutte de la corruption et l’efficacité administrative sont des critères à l’aune duquel se mesure le progrès des nations en éliminant  tous les obstacles entravant les rapports harmonieux devant exister entre l’investisseur et l’administration afin d’éviter d’incommoder les personnes concernées, de leur faire perdre confiance et, par voie de conséquence, de susciter chez eux une hésitation à réaliser leurs projets, voire y renoncer.

Le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de Doing Business et des affaires économiques internationales que s’il remplit les critères de l’efficience administrative et le combat de la corruption, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Le véritable calibrage du climat des affaires doit porter sur le combat de la corruption et la transparence de la mécanique judiciaire : Recourir à la justice avec la gage et la sûreté de son impartialité, sa souveraineté et sa droiture, et de se faire rétribuer et indemniser quand la sentence judiciaire est en faveur de l’investisseur. 

C’est pour ces mobiles que le Souverain Marocain balise le terrain au milieu des affaires en mettant au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption en priorité nationale, avec une forte volonté de veiller au renforcement de l’indépendance de cette institution, et de soutenir le développement de ses capacités et moyens pour qu’elle puisse accomplir pleinement ses missions constitutionnelles qui sont de nature à constituer les fondements de l’action à venir et préparer le passage vers une nouvelle phase de lutte contre la corruption dans notre pays.

In fine, la lutte contre la corruption, n’est-elle pas la Condition Sine Qua Non pour pouvoir mener avec succès et brio l’ensemble des réformes stratégiques tant escomptées, espérées et aspirées par le Souverain Marocain : Lutte contre la pauvreté, réduction, voire éradication des inégalités sociales et spatiales, généralisation des systèmes de protection sociale, justice sociale, accroissement des investissements tant privés que publics, refonte du système de santé, réforme du système fiscal, restructuration des établissements et entreprises publics, territorialisation des politiques publiques (…) qui sont étroitement conditionnés aussi bien par le développement systématique de la transparence, à tous les niveaux de prise de décision publique, que par la restauration de la confiance ?

1 novembre 2022 0 comment
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Quand le voile dévoile la misogynie d’un régime Iranien phallocrate

by Mustapha Maghriti 30 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Le régime actuel Iranien montre tous les jours qu’il n’est qu’un ignoble régime misogyne. Pour preuve, sa flicaille dite des mœurs a une nouvelle fois frappé : Cette fois c’est une jeune femme de 22 ans, originaire de la province Iranienne du Kurdistan qui a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran, par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire de la République islamique, dont le port du foulard obligatoire laissait apparaître quelques cheveux de trop, qui a été violemment frappée, arrêtée et décédée au commissariat. Selon les dires d’Erfan Salih Mortezaee, un cousin de Mahsa Amini, rencontré au Kurdistan d’Irak, elle est décédée après un violent coup à la tête donné par la police des mœurs le jour de son arrestation.

Et cerise sur le gâteau, le président Iranien Ebrahim Raïssi a jugé inacceptable le « chaos » engendré par la vague de manifestations après la mort de la jeune Iranienne Mahsa Amini.

La torture de Mahsa Amini a déclenché des manifestations au cours desquelles environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

Ce martyre a enflammé la toile dont les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles où l’on voit des Iraniennes brûler leur foulard et couper leurx cheveux sur d’autres cieux.

Aussi, les protestataires ont déchiré des photos du guide suprême Ali Khamenei et de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ou encore lancé des pierres contre les forces de sécurité, incendié des voitures de police et mis le feu sur des bâtiments publics, selon des vidéos.

Certainement, depuis que la capitale Tehran tomba littéralement entre les mains d’Ebrahim Raïssi après son élection à la présidence, en juin 2021, qui marqua le triomphe des radicaux à tous les niveaux de pouvoir.

Après la présidence d’Ebrahim Raïssi, on constata manifestement un renforcement des politiques publiques à l’encontre des femmes où l’exécutif Iranien a donné carte blanche à la police des mœurs  du respect scrupuleux de l’obligation du port du voile.

Aussi, avec le religieux chiite Ebrahim Raïssi, la répression à l’encontre de la femme est devenue tangible où les femmes Iraniennes sont astreintes à rester à la maison : On n’embauche d’ailleurs plus de femmes, sauf dans les métiers désignés comme  » féminins », tels que l’enseignement ou certaines spécialités médicales, comme la gynécologie.

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues injustement héritées au fil des générations, la discrimination de genre prive la société Iranienne de l’apport féminin où aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

En outre, avec Ebrahim Raïssi, une forte répression frappa toute activité contestataire, des militantes des droits des femmes, des défenseurs de l’environnement et  les politiques culturelles sont de plus en plus restrictives, comme l’illustra l’emprisonnement des cinéastes Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad.

Toutes ces affichettes et ces manifestations des femmes exhibent les jérémiades d’une féminité à fleur de peau, toutes ces ostentations émaillées de coupures des cheveux attestent d’une féminitude en affliction.

Sans entrer dans l’historique du régime Iranien assujettissant qui n’est pas l’objet de cette chronique ; Quelles enseignements pourrons-nous inférer de la persécution de Mahsa Amini ?

– Primo : Une démocratisation ne se fait guère sous la mainmise de l’oppression et la servitude  d’un exécutif subversif, coercitif et tyrannique mais jaillit d’une multiplicité de paramètres et de  modulations socio-économiques intrinsèques au pays qui donne voix au chapitre à la Femme Iranienne, et sans lesquelles aucune transfiguration politique pérenne ne peut se produire

– Secundo :   Une mutation sociale et un changement de mentalité aussi optative et endurable soit-il, ne se fait pas par la diabolisation et l’ostracisation d’un pays, d’un peuple et en singulier de la Femme Iranienne, mais bien au contraire, par son insertion dans le circuit sociétal et économique, son inclusion dans le droit humain international et son insertion dans la réalité économique mondiale.

– Tertio : Le terrorisme et le radicalisme rudimentaire constituent du point de vue de la géopolitique des grandes mainmises et tyrannies mondiales, deux répliques et deux armes dont on peut facilement perdre le contrôle, au point de les voir se retourner contre soi-même.

Chaque pays et chaque peuple a ses spécificités, sa temporalité et sa propre trajectoire de développement. Essayez de bousculer cette réalité anthropologique par un régime oppressif, absolutiste et phallocentrique quelconque entraînera des résistances voir des rebelles, car le réel a sa propre dialectique et ne tolère jamais d’être bousculé ni violenté.

Une fois libéré du joug machiste et inquisitorial, que sera le nouvel Tehran ? Que sera la société Iranienne très loin de la loi macho imposée par le régime d’Ebrahim Raïssi et ses fanatiques ? Sera-t-il un régime qui trime sur l’éclaircissement et la sensibilisation des vrais concepts de l’islam à même de lutter contre les discours extrémistes et les actes de violence menés au nom de l’islam et de riposter aux idées des terroristes ?

Sera-t-il un Gouvernement Iranien qui préserve les droits fondamentaux de son peuple dont la moitié de sa population – ses femmes et ses filles ? car  Les Femmes ou les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra , principalement dans les villes, redoutent à ce jour la même version ultrarigoriste de la loi islamique que lorsqu’ils dirigeaient leur pays, durant l’ère Khoumaini , des femmes Iraniennes, qui observent des retombées immédiates d’un régime misogyne sur leur quotidien, car on se souvient  durant le règne du mouvement islamique, une application ultra-rigoriste de la loi islamique était en place où les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’école, de travailler, subissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un chaperon masculin et étaient lapidées ou fouettées sur la place publique en cas d’adultère, par exemple ? Le Temps est révélateur !!!!

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion. La missive du Saint Coran est très clairement :  » Nulle contrainte en religion. »

L’islam le vrai loin de toute chiite est une religion de tolérance, de vivre ensemble, de dialogue qui appelle au salut de l’humanité entière. L’islam respecte les autres religions. Il respecte le droit des croyants des autres religions. Il appelle au respect des droits et des libertés religieuses et au respect des libertés de culte et de conscience.

Feu Hassan II n’a-t-il pas confié Au Figaro en février 1984 « Si Khomeini est musulman, alors je ne le suis pas. »

30 septembre 2022 0 comment
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Quand le Développement Humain est dans l’œil du cyclone : Une lecture du rapport du PNUD 2022

by Mustapha Maghriti 28 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que le standard de vie de la population mondiale s’est dégringolé en raison des effets économiques, financiers et sociaux pervers  de la pandémie du Covid19. Rendu public mardi le 8 Septembre 2022 intitulé  » Temps incertains, vies bouleversées : Façonner notre avenir dans un monde en mutation », le dernier rapport mondial sur le Développement Humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) corrobore ce que l’humanité ressentait depuis plus de deux chandelles en termes de pauvreté et vulnérabilité économique et sociale.

Faut-il souligner que l’Indice de Développement Humain (IDH) a été créé en réplique aux carences du PIB par habitant, qui ne sonde que la production économique et ne renseigne pas sur le bien-être individuel ou collectif.

Selon les auteurs du rapport du PNUD, pour la première fois depuis trente-deux ans, l’Indice de Développement Humain a mordu la poussière et ce pour deux années successives pour plus de 90 % des pays de la planète et plus de 40% ont vu leur score chuter au cours de ces deux années. Désormais, le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, biffant ainsi une grande partie des prouesses en matière de réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Selon les rapporteurs du PNUD, les raisons de cette dégringolade  tiennent aux effets pervers du Covid19: L’immense misère dans le monde a escaladé de 20 % au cours des deux premières années de la pandémie du Covid19.

En effet, entre 2020 et 2022, 110 à 150 Millions de démunis supplémentaires se sont additionnés aux 689 Millions de ceux qui s’efforcent de survivre avec moins de 1,90 Dollar par jour, énumérées en 2018. Aussi, le rebondissement de l’économie mondiale Post-Covid a été fragmentaire et inégale, et moult pays d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine, et d’Asie du Sud ne sont toujours pas remis des séquelles du tumulte économique. En sus, la crise alimentaire résultant du changement climatique, la guerre en Ukraine et l’inflation ont eu des conséquences tragiques sur le pouvoir d’achat des ménages et la pauvreté partout dans le monde.

En outre, l’amplitude des métamorphoses géopolitiques et la pérennité de conflits dans d’autres parties du monde génère de nouvelles souffrances et afflictions humaines dans un contexte géopolitique onduleux et un système multilatéral cadavérique. Les hausses inédites du mercure, les incendies et les tempêtes battent tous les records et sonnent le glas des systèmes planétaires de plus en plus détraqués.

Au regard de ces cataclysmes d’une immensité inédite, aux corollaires durables, dont le sentiment et la perception des enjeux ont progressé, ce sont l’incertitude et l’inquiétude face à l’avenir qui prédominent : La pandémie de la COVID-19 a chamboulé de fond en comble notre conception collective de l’incertitude, car il n’y a pas de mésaventures analogues à la crise CORONAVIRUS au cours du dernier siècle. L’humanité a été sapée par les épidémies de grippe, économiquement le lundi noir, financièrement le jeudi noir de 1929 et la crise financière de 2008.

Le monde a vécu des menaces et des catastrophes qui ont eu des retombés géopolitiques mondiales, régionales ou nationales : Tchernobyl dans les années 80, l’invasion du Koweït par l’Irak durant les années 90, les attentats du 11 septembre 2001, les ouragans et les Tsunamis. Cependant la pandémie de la COVID-19 demeure unique : c’est une crise assurément planétaire avec des contrecoups plus profonds et plus complexes que toute autre crise que les décideurs actuels ont pu observer et/ou subir avec une incertitude totale.

Avant même la pandémie, plus de six personnes sur sept dans le monde ne se sentaient pas en sécurité, en dépit des années d’amélioration des indicateurs habituels de mesure du bien-être. C’est notamment au sein des pays nantis que la hausse de ce sentiment d’insécurité a été la plus marquée.

A l’heure où le raccordement et l’interconnexion de l’économie mondiale et la globalité des enjeux sont plus manifestes que jamais, les auteurs du PNUD expliquent notamment l’incapacité collective à s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés par la montée de la polarisation politique, de la frustration à l’égard des dirigeants et de la suspicion où moins de 30 % des personnes à travers le monde pensent que l’on peut faire confiance aux autres. 

Face à  nos sociétés aux aléas d’un monde plus incertain, ce rapport alarmant ne nous invite-t-il pas à un partage plus large des risques et suggère de déployer de nouvelles assurances collectives, en investissant dans la protection sociale, et en donnant aux individus les moyens de leur émancipation grâce à l’accès à la santé ou à l’éducation ?

Alors que les conditions de la reprise économique et de la transition énergétique restent des options qui pointent à l’horizon, le rapport du PNUD véhicule un message clair, sans détour et sans équivoque : C’est un appel à l’action, sans ambiguïté pour reprendre le contrôle de nos vies, nous ne pouvons poursuivre comme seul objectif la création de nouvelles richesses tout en négligeant le développement humain.

Pour sortir de l’impasse et mettre fin aux incertitudes mondiales, c’est d’un sursaut de solidarité internationale dont nous avons besoin, car  » Nous sommes collectivement paralysés face à ces changements. Dans un monde défini par l’incertitude, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la solidarité mondiale pour relever nos défis communs et interconnectés  » pour paraphraser Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

Et Pour traverser l’incertitude,  » Nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes …..Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir.  » déclare Pedro Conceição, auteur principal du rapport PNUD.

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A DIEU Noureddine : Une comédie, un humour et un gag d’exception

by Mustapha Maghriti 5 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand comédien NOUREDDINE BIKR qui s’est éteint  Vendredi 2 Septembre 2022 à Casablanca , suite à une longue maladie, à l’âge de 70 chandelles.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale.

Né le 11 Février 1952 à Derb Sultan à Casablanca, nourri dans le sérail de la comédie d’un quartier populaire, très connu par de célèbres comédiens et artistes.

Le virus de la comédie lui a été transmis précocement à l’âge de 17 ans en 1967  dans l’école connu sous le nom « Le théâtre Amateur de la Fraternité Arabe » supervisé par l’un des vétérans de la scène artistique et médiatique Marocaine, le défunt et artiste ABDELADIM Chennaoui avec qui il a acquis une grande expérience de la comédie et de la dérision.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré NOUREDDINE BIKR, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques en allant au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms.

La pièce théâtrale que je n’oublierai à jamais de NOUREDDINE BIKR alors que j’ai été encore étudiant est « ALMOUDIR ALJADID » avec Mustapha Dasoukine et  » Kari Hankou » en 1991 à côté de Mustapha Dasoukine, Hmmadi Ammor, ADELATIF Hilal.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra en 1990 de NOUREDDINE BIKR avec la pièce célèbre théâtrale « Dar Sidi Larbi » qui a connu un grand succès auprès du public Marocain à côté de ses confrères ABDELILAH Ajil ; une pièce produite par la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision SNRT qui a été reprise en 2008, mais avec des changements au niveau du texte à travers une adaptation avec les mutations qu’a connues la société Marocaine.

Surtout, la cote de popularité de NOUREDDINE BIKR montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains en connaissant des éloges de la comédie durant les années 90 avec la célèbre bande « THEATRE ALHAY » à côté de Mohamed EL KHAYARI, ABDELLAH  Ajil et HASSAN Foulane dans de grandes pièces plébiscitées par le public Marocain, à l’instar de“Charah Malah”, “Hab wa Tben” en 1998 et ou «Chouf ou hen» une adaptation du texte du grand dramaturge, metteur en scène, écrivain et poète allemand Bertolt Brecht des années 1920.

En outre, le défunt NOUREDDINE BIKR a été connu notamment pour son rôle dans des séries télévisées comme la série « Serb Lahmam » , « Le mirage », « Saken w mskoun » et récemment dans « Zenkat Saâda »  mais aussi pour ses contributions à la Télévision et au cinéma tel que « Les évadés », « Attention Miloud » en 2003, « Mon oncle » en 2017 et « Braquage à la marocaine » en 2019.

La disparition subite de NOUREDDINE BIKR a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, NOUREDDINE BIKR était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu NOUREDDINE BIKR, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu NOUREDDINE BIKR, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des comédiens disparus, lui,NOUREDDINE BIKR en fait partie . Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles . A DIEU NOUREDDINE.

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Les Marocains du Monde, une force économique pour l’Economie Marocaine : du Brain Dain au Brain Gain

by Mustapha Maghriti 28 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Ils sont à quelque cinq Millions d’individus éparpillés sur les cinq continent, surtout en Europe avec une large prééminence pour la France où ils résident depuis un siècle, auxquels s’ajoutent des centaines de milliers de juifs Marocains à l’étranger relevé dans le discours du Souverain Marocain à l’occasion de la célébration de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août . En réalité, si l’on compte les clandestins et les enfants de moins de 16 ans exclus des statistiques, les immigrés Marocains sont plus de cinq millions.

Cette diaspora marocaine soutient directement l’économie Marocaine à travers trois principaux canaux, que sont leurs transferts réguliers de fonds, les recettes voyage dégagées de leurs séjours au Maroc en tant que touristes, ainsi que les investissements qu’ils y réalisent.

On s’en souvient lors du marasme économique en raison des restrictions de déplacements et du manque de visibilité dans le  contexte de la crise économique et sanitaire de la pandémie du Covid-19, les transferts de fonds des Marocains du Monde ont fait preuve d’une forte résilience, en réalisant une surprenante hausse de 5%, en 2020, pour s’établir à 68 milliards de dirhams, contre 64,7 Milliards de dirhams, en 2019 dans un contexte économique mondial particulièrement délicat.

Ces remises de fonds peuvent représenter jusqu’à 8 à 10% de la richesse nationale PIB et jouent un rôle de taille dans les équilibres macro-économiques (lissage de la croissance économique, abondement des réserves de change…)

N’est-ce-pas une force économique et sociale pouvant participer à la dynamique économique et sociale du Maroc ? N’est-ce-pas une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc pour une diplomatie économique efficace et efficiente ?

A cet égard, le Souverain Marocain, dans son discours à l’occasion de la célébration de la 69 éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août, a décelé que l’Etat déploie, certes, des efforts considérables afin de garantir un bon accueil aux Marocains du monde, mais ce dispositif demeure insuffisant : Le Souverain Marocain a relevé que bon nombre de membres des Marocains du monde se heurtent encore à plusieurs écueils pour régler leurs affaires administratives ou pour lancer leurs projets.

Il convient par conséquent de remédier à cet état de fait, car le Maroc a besoin de toutes les compétences Marocaines établies à l’étranger où ces talents peuvent s’installer au Maroc, comme elles peuvent apporter leur concours, via toutes sortes de partenariats, depuis leurs pays d’accueil.

A ce titre, le Souverain Marocain a affirmé que le temps est venu de doter cette communauté de l’encadrement nécessaire ainsi que des moyens et des conditions pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, dans l’intérêt bien compris de son pays et de son développement. Dans ce sens, le Souverain Marocain a souligné la nécessité d’établir une relation structurelle suivie avec les compétences marocaines à l’étranger, y compris avec les Marocains juifs, à travers la création d’un mécanisme chargé d’accompagner les compétences et les talents marocains à l’étranger, d’appuyer leurs initiatives et leurs projets d’investissement.

Ce mécanisme permettra de mieux connaître les profils, d’interagir en permanence avec eux et ainsi de leur présenter les atouts dont dispose leur pays dans les secteurs liés au processus de développement et d’investissement.

Le Souverain Marocain a, à ce propos, exhorté, une fois de plus, les jeunes et les porteurs de projets marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes par la mère-patrie, à tirer le meilleur parti des mesures d’incitation et des garanties que prévoit la nouvelle Charte de l’Investissement.

Etant donné l’importance de la diaspora marocaine comme levier de développement socio-économique du pays, les autorités devraient mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite diaspora, surtout la nouvelle génération des migrants Marocains est très désireuse de se lancer dans des projets d’investissement innovants, à condition de bénéficier de l’assistance nécessaire pour identifier les projets prometteurs et établir les bons partenariats, le Souverain Marocain a invité les établissements publics et le secteur national de la finance et des affaires à s’ouvrir davantage sur les investisseurs parmi les membres de la communauté, et à mettre en place, en leur faveur, des mécanismes efficaces de parrainage, d’accompagnement et de partenariat.

En sus, le CESE pourrait faire une radioscopie permttant d’identifier le manque existant et d’établir une cartographie d’excellence à laquelle pourraient contribuer positivement les Marocains du Monde en identifiant les secteurs clés dans lesquels pourraient investir les Marocains du monde connus pour être porteurs d’idées d’investissement novatrices, notamment dans des secteurs autres que l’immobilier, qui concentre déjà 70% du total de leurs investissements.

Le tissu économique et sociale Marocain pourra tirer profit des compétences et aux connaissances des expatriés au profit de leur pays d’origine. Il s’agit principalement des personnes hautement qualifiées qui, par leur expertise acquise dans les pays hôte, peuvent contribuer de manière consistante au développement scientifique et technologique du Maroc. Cette option oppose la perte provoquée par le départ définitif de l’élite scientifique appelé communément « brain drain » , au gain acquis grâce à son retour, définitif ou temporaire, virtuel ou réel, à son pays d’origine.

Dans une économie mondiale de plus en plus extravertie, où l’élite scientifique peut se déplacer aisément d’un pays à un autre, ce paradigme semble plus pertinent pour expliquer cette nouvelle forme de mobilité. Ce qui permet de repenser le modèle traditionnel du « brain drain » (fuite des cerveaux) qui se caractérise par un départ univoque et définitif du migrant du Sud vers le Nord. Le nouveau modèle du « brain gain » (gain des cerveaux) insiste sur la circulation des talents en direction de leur pays d’origine.

Ce qui devrait être le cas pour ces hauts potentiels expatriés, opérant dans les sphères économiques internationales  (Organisations internationales, Multinationales,.. etc.), qui s’avèrent une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc, l’élire et le hisser au rang d’une terre d’accueil privilégiée pour les investisseurs étrangers ; ce sont des atouts indéniables en faveur d’un dispositif qualifié pour une diplomatie économique efficace et efficiente en atteste les expériences édifiantes de la Chine, l’Inde, l’Irlande…etc.

Ces potentialités expatriées joueraient le rôle d’ambassadeur et de diplomate économique au service de la promotion de l’Economie Marocaine avec la condition sine qua non  qu’il existe des dispositifs efficaces pour les inciter, les motiver et les soutenir dans cet effort.

C’est dans ce sens que le Souverain a en outre appelé à moderniser et à mettre à niveau le cadre institutionnel afférant à cette catégorie de citoyens et à reconsidérer le modèle de gouvernance des institutions existantes afin d’en rehausser l’efficience et la complémentarité et ce, compte tenu des aspirations sans cesse renouvelées des Marocains du monde qui sont notoirement connue pour les profils de classe mondiale qu’elle compte dans différentes filières : scientifiques, économiques, politiques, culturelles, sportives et autres.

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Quand la planète brûle

by Mustapha Maghriti 9 août 2022
written by Mustapha Maghriti

La planète s’enflamme, la planète prend feu. Détrompez-vous !!! ce n’est pas le fait des pyromanes. Le réchauffement climatique n’est plus un postulat, il n’est plus une spéculation, c’est une réalité amère qui se traduit par des incendies cyclopéens : Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies consument de plus en plus régulièrement différentes parties de la planète. En ce mois de juillet 2022, au Maroc, plusieurs hectares de forêt sont devenus des braises et des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …. Etc.

Ces brasiers qui calcinent la planète ne sont pas spécifiques au Maroc, il sont partout dans le monde, comme en attestent les incendies en Californie ; l’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les incendies qui dévorent la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont brûlés. Aussi, Des feux aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

L’Australie, faut-il le rappeler, entre 2019 et 2020, pendant plusieurs mois,  surnommée « Black Summer », les incendies ont détruit plus de 18 Millions d’hectares de végétation.

L’on comprend alors mieux l’inquiétude de l’Organisation des Nations Unies ONU, qui estime que « la sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’y a pas de vaccin pour la guérir ».

Historiquement, au Canada, et ce en dépit des détresses de bon nombre de scientifiques depuis les années 1970, ce sont le déluge du Saguenay ( à quelques kilomètres du Québec) de 1996 et la tempête de verglas de Janvier 1998 qui ont fortement affirmé que notre société capitaliste sans âme visant efficacité, productivité et optimisation industrielle n’a peut-être pas autant de domination et de contrôle que prévu sur les impacts du climat. En fait, non seulement notre société postindustrielle efficace, productive et optimisée a fortement atrophiée par la variabilité naturelle du climat, mais celle-ci a contribué continûment à assommer sa faillibilité en ajoutant inopportunément dans l’écosphère le poison des gaz à effet de serre.

Ce réchauffement climatique de la surface de la planète engendrera une gigantesque fonte de glaciers polaires et alpins, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer pouvant atteindre jusqu’à 95 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle. Cette flambe, induite par la fonte de glaciers mais, surtout par simple expansion thermique de l’eau réchauffée, rendrait singulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où plus de 50% des habitants de cette planète y vivent.

Avec une augmentation du nombre de journées avec de telles températures très chaudes, la fréquence des vagues de chaleur devrait croître. L’augmentation de ce type d’événements provoquera une augmentation dans le nombre de décès reliés à la chaleur et entraîne une plus grande incidence d’allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Aussi, des experts chevronnées nous mettent en alerte que d’ici 50 ans, plus d’un 1,5 Milliard de personnes pourraient être opprimées à s’évader des réchauffements températures indignes.

Les signes avant-coureurs de cette chauffée climatique ne se font-ils pas déjà sentir ? Cataclysmes naturelles d’origine climatique, météorologique, hydrologique, catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été.

Des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales, des invasions de criquets en Afrique de l’Est et des inondations acculant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

Les quelques illustrations fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups potentiels des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire de la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

Notre patrie a enregistré, cet été de nouvelles vagues de chaleur. Aussi, de nouveaux records de chaleur ont sapé plusieurs contrés, des incendies s’en sont suivis, qui ont ravagé les forêts au Californie notamment. Ne se sont-ils pas les signes précurseurs très effrayants de méga-sécheresses et de l’acidification des océans ? Tel est le résultat d’un réchauffement des températures mondiales.

Le mois Juillet 2022 ne fut-il pas l’un des juillets les plus chauds jamais enregistrés dans le monde, a indiqué Aujourd’hui 9 août l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l’Organisation des Nations Unies ONU ?

Avouons-le dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnent plutôt comme des plaintes de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti de plus bel à la hausse, pour atteindre en 2021 et 2022 leur niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Suite aux échecs des précédents engagements et après plusieurs reports dus à l’épidémie de Covid-19, le Sommet des Nations Unies la 15éme Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique qui a eu lieu 11 Octobre 2021, à Kunming en Chine n’a pas connu de grandes avancées palpables sur un nouveau traité international pour la conservation à même à endiguer la perte en cours de la diversité des plantes et des animaux sur Terre.

On est toujours si loin d’atteindre la vision à 2050 de vivre en symbiose avec la nature et des cibles visant à ce qu’au moins 30 % des zones terrestres et des zones maritimes soient conservées grâce à des systèmes de zones protégées et d’autres mesures de conservation efficaces ou à limiter les pollutions agricoles ou plastiques.

Quelques semaines plus tard, cette conférence a été suivie par l’émérite sommet mondial sur le climat COP26 à Glasgow qui s’est soldé à son tour par un échec : Alors que la planète se trouve selon l’ONU sur un sentier  “ effroyable ” de réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle, les 200 pays de la COP26 ont adopté le 13 Novembre 2021 un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide financière des pays pauvres. Echec qui peut être expliqué par le conformisme des politiques des gouvernements et leur connivences vis-à-vis des lobbies qui les empêchent d’avancer, critiquant “les promesses non tenues de certains pays au lieu d’engagements sérieux” selon le candidat écologiste Yannick Jadot, un échec audible sur le visage avec les larmes aux yeux du président de la conférence sur le Climat, Alok Sharma.

Les rapports accablants nous cessent de s’enchaîner, les preuves à crever les yeux ne cessent jamais de s’accumuler, les scénarios les plus sombres ne cessent de se confirmer sur le crie d’orfraie de la terre. Nous restons pourtant étrangement des « voyeuristes » au regard de ce qui constitue le plus grand risque de mettre notre espèce en péril.

La communauté internationale, in fine , ne doit-elle pas cesser ses promesses de monts et merveilles et ses conduites timides en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours chaotique de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde ? A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les propos du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!!

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009 « Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé »

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La Portée économique du Discours du Trône 30 Juillet 2022

by Mustapha Maghriti 4 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec le 1er jour du nouvel An de l’Hégire, le Samedi dernier 30 juillet 2022 a permis au Maroc de célébrer le 23éme  anniversaire de l’accession au trône du Souverain Marocain. Pour ce faire, le Souverain n’a pas dérogé au rituel du discours du Trône, qui donne le tempo sur des sujets chauds que le Souverain aura décidé de mettre en exergue pour montrer le cap que se choisit notre patrie sur nombre de dossiers, politiques ou économiques, mais aussi sociaux ou environnementaux.

L’année 2022 est particulièrement mouvementée par d’importants événements à haute portée géopolitique et sociale qui se sont succédés depuis le discours du Souverain de l’année dernière. Celui de cette année est jalonnée par un contexte agité où la crise sanitaire et économique de la pandémie Covid 19 et les modulations de l’environnement international continuent à se répercuter sur l’économie nationale et mondiale.

Certes, le discours Royal véhicule des messages « Hard  » tous azimuts : volet politique, géopolitique et social. Le propos de cette chronique est de décrypter et de se cantonner uniquement sur le message économique du discours du 30 juillet 2022 du Souverain Marocain.

En effet, dans son éloge à la Nation à l’occasion du 23éme anniversaire de son accession au Trône, le Souverain Marocain est revenu sur les efforts concertés de l’État et des secteurs public et privé, qui ont permis à l’économie nationale de résister aux crises et aux remous et de réaliser, ainsi des résultats concluants dans les différentes filières de production.

Mais cette éclaircie n’a pas fait long feu en raison de la conjoncture internationale, a souligné le Souverain notant qu’en sus d’une modeste campagne agricole, des facteurs extrinsèques ont entraîné un élan des prix de certains produits de première nécessité avant de souligner qu’il s’agit d’un problème auquel aucun pays n’a échappé.

Conscient des effets pervers de cette situation sur les conditions de vie de nombreuses franges sociales, le Souverain Marocain a évoqué dans sa périphrase, le lancement d’un programme national pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale, outre, des orientations qu’il a livrées au Gouvernement pour l’allocation de crédits importants à la subvention de certains produits de base et pour qu’il assure l’approvisionnement des marchés en ces produits.

Évoquant la Caisse de compensation, dont le budget a doublé en 2022 excédant les 32 Milliards de Dhs, le Souverain Marocain, dans sa missive économique du discours Royal, a appelé à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale et à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix.

Aussi, le Souverain Marocain a estimé dans son discours que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les mutations que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements, stimuler les exportations et promouvoir le produit national.

Dans le dessein d’atteindre un « Level » d’attractivité mature et figurer sur la short-list pour paraphraser Albert Michalet dans son célèbre ouvrage  » la séduction des Nations ou comment attitrer les Investissements », il est incontournable de renforcer la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

A cet égard, le Souverain Marocain a engagé  le Team AKHNOUCH, ainsi que les sphères politique et économique à offrir plus de facilités et de fluidités aux investissements étrangers qui, en cette conjoncture internationale, élurent notre pays, en éliminant tout obstacle qu’ils peuvent rencontrer, en singulier les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels où ces agissements et ces comportements égoïstes qui entravent la libération de toutes les capacités de notre économie doivent être combattus et bannis.

Notre pays dispose d’atouts importants pour un bon climat des affaires (situation géographique stratégique, bonnes infrastructures routières, ferroviaires et maritimes, secteur industriel florissant, etc ) qui interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à renforcer tous les dispositifs permettant de favoriser les apports de capitaux et d’encourager les entreprises, notamment privées, nationales ou étrangères, d’investir des fonds dans notre économie.

D’ailleurs, l’esprit de la Nouvelle Charte de l’Investissement, dont le projet de loi-cadre N°03-22 a été enfin adopté en Conseil des Ministres le 13 juillet 2022, consiste à inverser la tendance actuelle visant l’orientation des investissements vers les secteurs productifs à haute valeur ajoutée, le développement durable, le renforcement de l’attractivité du Royaume pour en faire un pôle continental et international en matière d’investissements directs étrangers (IDE) et ce en portant la part de l’investissement privé de 33% pour atteindre 350 Milliards de dirhams, soit à 67% du total de l’investissement à l’horizon 2035.

A cet effet, le Souverain Marocain a dit attention au Gouvernement : Il faut chercher les investissements directs étrangers (IDE). Cet appel du Souverain Marocain intervient dans la mesure où il considère que le Maroc a atteint un point de maturité important au niveau de l’économie Marocaine et de nos investissements, et que le Maroc est très en avance à l’instar des chantiers structurants et des prouesses réalisées dans les niches de l’automobile, l’aéronautique, les technologies de l’information et autres.

Tout cela fait que le Maroc est véritablement sur un itinéraire et un sentier que les autres pays ne peuvent pas atteindre et que «  si on veut continuer dans l’excellence, il faut aller à la recherche des IDE, et faire en sorte que nos investissements soient plus compétitifs que les autres. »

En outre, Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, créé suite aux instructions du Souverain Marocain jouera un rôle de premier plan dans la promotion de l’investissement et du relèvement des capacités de l’économie nationale.

Il interviendra pour doter les secteurs productifs du soutien nécessaire et pour financer et accompagner les grands projets envisagés, dans le cadre de partenariats public-privé.

C’est dans ce sillage que le Souverain Marocain exhorte l’exécutif à donner de la visibilité au milieu des affaires pour s’installer au Maroc afin de tirer profit d’investissements porteurs d’investissements, de croissance et d’emploi.

En somme, dans sa plaidoirie du Trône, le Souverain Marocain a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever les prochaines années.

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Après 23 ans de règne de la Monarchie, repenser la Croissance économique au Maroc

by Mustapha Maghriti 3 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec 23 chandelles de règne du Souverain Marocain, quel sentier donner à la croissance économique ? Telle est l’apostrophe qui pullule et foisonne aussi bien dans la sphère de la presse écrite que dans les canaux de communication audiovisuels (Chaînes télévisées, radios).

Certes, il faut rendre à César ce qui est à César : La nouvelle mouture des réformes de nouvelles niches de la croissance (Automobile, Aéronautique, Offshoring, Energies renouvelables etc.) impulsées par le Souverain Marocain a sécrété une croissance économique de 7,9% en 2021, qui a entraîné une hausse tangible des recettes fiscales en contribuant à réduire le déficit budgétaire à 5,9% du PIB en vertu du rapport de Bank Al-Maghrib, relatif à la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2021 présenté par le Wali de l’Institut d’émission Abdellatif Jouahri au Souverain Marocain le 30 Juillet 2022.

Ce vecteur crucial du losange de la politique économique, en l’occurrence, la croissance économique en 2022 a fait l’objet d’un débat très « Hot » : Le Gouvernement Akhnouch soutient le scénario de 1,5% : L’argentière du Royaume et des Finances, Nadia Fettah, a indiqué que l’économie Marocaine devrait réaliser une croissance d’environ 1,5%, au regard de l’évolution qu’ont connue les principaux indicateurs de la conjoncture économique.

Le Wali de l’Institution d’émission du Royaume Abdellatif Jouahri, quant à lui, moins généreux, a présagé sur un taux de dynamique économique qui ne dépassera guère les 1% en raison du recul de la production céréalière au cours de cette année, puis s’accélérer à 4% en 2023.

La boule de cristal du Haut Commissariat au Plan HCP de Lahlimi prophétise un taux de de croissance de 1,3% prévu en 2022 pour rebondir à 3,7% en 2023.

Pour la Banque Mondiale, la croissance économique devrait ralentir à 1,3 % en 2022, sous l’effet de la baisse de la production agricole contre 7,9% en 2021. La Banque Africaine pour le Développement BAD, quant à elle prévoit une croissance économique de 1,8 % en 2022 et de 3,3% en 2023.

Sur le même registre, le Team et Think-Thnak du Centre Marocain de Conjoncture (CMC) a augura et tabla bel et bien, avant la prise des commandes par l’actuel Gouvernement, sur le trend de 1,8% en 2022.

Rétrospectivement, dans les années 60 et 70, le Maroc avait l’une des meilleures croissances au monde et se plaçait 2ème dans le monde Arabe après l’Arabie Saoudite, aujourd’hui, il recule dans le classement des pays arabes.

Cependant, cette dynamique économique reste pour l’essentiel erratique, instable et ramollie. De ce fait, ce « Stop and Go » de la croissance nous interpelle à transcender ce controversé chiffré. Notre propos est de se sublimer de ce débat numérique, de se distancer des chiffres, de s’abstraire des statistiques pour reméditer les entraves à la croissance et ouvrir un débat méthodologique, sans prétendre aucunement à l’exhaustivité, sur les sentiers de la dynamique économique du Maroc :

■ Faut-il s’immoler sur toute une avalanche d’amendements et refontes économiques pour sécréter une dynamique économique ?

■ N’est-il pas important et urgent d’abandonner les formules simples et la quête toujours déçue de  » pratiques optimales » au profit d’une analyse économique approfondie de ce qui, au Maroc, fait obstinément hic à la croissance ?

■ N’est-il pas primordial de discerner les véritables réformes indispensables à la croissance de celles qui sont simplement et superficiellement souhaitables pour des questions d’efficacité ?

Cette « duplication du losange » de la croissance économique, toujours erratique, instable et ramollie, quelque soit la le sigle et la couleur du Gouvernement, reste tributaire, à notre sens, de tout un alphabet et oméga d’entraves ; elle demeure aliéné et inféodé à des :

♦A : Analphabétisme qui touche une grande fange sociale en nous verrouillant dans le panier des pays catégories faible à moyen selon le classement du Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD,

♦B : Bureaucratie dédaléenne qui demeure dissuasive à l’investissement et du business au Maroc,

♦C : Corruption qui est citée comme l’une des pierres d’achoppement à la fluidité et à la célérité des affaires au Maroc, un dossier prioritaire au vu du discours du Trône du Souverain du 30 Juillet, auquel l’actuel exécutif doit s’atteler,

♦D : Dette publique où l’endettement intérieur a dépassé la barre du 30% du PIB.  Le Trésor serait déjà endetté à hauteur de 76,1% du PIB à fin mars 2022. L’endettement intérieur devrait se situer à 58,6% du PIB en Mars 2022 contre 58,0% à fin 2021.

♦E : Economie rentière, véritable monstre qui dévore tout arbitrage économique entre les ressources disponibles et entrave les mécanismes de transparence, de méritocratie, et de facto plombe la logique du marché.

♦F : Facture pétrolière où le Maroc assouvit ses besoins énergétiques à plus de 95%, considérée principal bouc émissaire de l’érosion du déficit commercial,

♦G : Gouvernance qui laisse encore à désirer où tout un département ministériel a été échafaudé dans l’actuel Gouvernement Akhnouch afin d’instaurer des règles de transparence, de traçabilité des actions et de maximiser les synergies entre les différents intervenants publics et privés dans ces dossiers. Ce portefeuille ministériel doit être comme un tronc commun et une priorité dans le suivi et la gestion du travail du Gouvernement,

♦H : Harmonisation des politiques sectorielles qui fait encore défaut. A cet égard et pour pallier à cette incohérence, le Souverain Marocain, à l’occasion du discours du trône 2012 a réitéré son appel au gouvernement pour qu’il assure les conditions de convergence entre les différentes stratégies sectorielles, et qu’il se dote d’outils de veille et d’instruments de suivi et d’évaluation pour assurer leur cohérence et mesurer leur efficacité et l’efficience de l’utilisation des fonds qui leur sont affectés,

♦I : Informel où cette soupape de sécurité sociale engloutit plus de 43% du revenu national brut RNB et 40% de la valeur ajoutée globale, qui ligote l’investissement productif national et étranger, Intégration timide en amont et en aval du système productif ce qui hypothèque la politique commerciale du Maroc en raison de sa synergie symbiotique avec la politique industrielle,

♦J : Justice où les investisseurs poussent des cris d’orfraie à cause d’une vision timorée de l’indépendance et l’impartialité du système judicaire. A ce titre, le chevaleresque discours du trône du 30 Juillet 2012 exhibe l’intérêt que porte le Souverain Marocain à ce grand chantier vital au climat des affaires économiques au Maroc, en le hissant au rang et au trachée artère du dispositif de la nouvelle  mouture de la constitution de 2011,

♦M : Main d’œuvre peu qualifiée qui plombe l’attractivité de l’investissement et ce dans une ère ayant pour Jalons des :

▪ Métamorphoses des déterminants de l’investissement où ceux-ci sont fondés sur économie cognitive ayant pour socle la dextérité et la qualification de la main d’œuvre que sur l’anachronique paradigme ricardien d’une main d’œuvre bon marché et à faible salaire

▪ Contraintes inébranlable de Just In Time afin de répondre aux calibres du marché extérieur intransigeant en qualité de produit et de délais de livraison.

♦N : Niveau de vie qui se creuse, plus singulièrement, dans le monde rural secrétant un hiatus abyssal et un dualisme entre le monde urbain et le monde rural.

♦ O : Offre exportable inélastique. A cet égard, le Teram Akhnouch doit réorienter  les efforts vers la promotion de différents domaines industriels et des nouvelles technologies par l’aménagement de pôles et d’espaces économiques intégrés propres à même d’affûter et aiguiser la compétitivité des entreprises Marocaines ce qui est de nature à créer un engrenage vertueux entre la politique industrielle et commerciale,

♦P : Privatisation qui demeure feu de paille et sans long feu, dopant les Investissements Extérieurs et Pluie où règne prévoir, c’est pleuvoir,

♦S : Solde de la balance commerciale qui a atteint presque 15,5% du PIB, avec cependant une quasi-stagnation du taux de couverture à 62,3%. Sur ce registre, la balance des paiements ne reflète-t-il pas l’état de santé d’une économie ?

Le bilan mitigé relatif à la dynamique économique et la courbe sinusoïdale, pendulaire et cyclique de la croissance économique au Maroc nous apostrophe sur tout un grand nombre de gisements méthodologiques et des « bissectrices » pragmatiques d’action pour le présent et le futur.

Il en est ainsi de la synergie des politiques vers le système productif Marocain en portant une attention singulière à l’innovation, Recherche&Développement, au know how, et aux PME et PMI véritable mine d’or et gisements de richesse et de création d’emplois ; l’expérience de la Malysie n’est-elle pas édifiante à cet égard ?

A cet titre, il importe de signaler que le niveau d’innovation dans l’économie Marocaine approché et appréhendé, aussi bien par la part des biens de haute technologie dans les échanges extérieurs que par le niveau des dépenses en Recherche et Développement dans le PIB, atteste, de concert, de la minuscule utilisation du progrès technologique et de son faible corollaire sur la croissance économique.

Les exportations marocaines des produits à haute technologie représentent plus de 11% des exportations de biens manufacturés, soit un niveau très bas par rapport à celui atteint par la Corée de Sud et la Malaisie.

En sus, notre système social n’est pas arrivé à sortir du tunnel et de l’hiatus des inégalités des revenus, à colmater les distorsions sociales et à développer une véritable politique du partage du surplus économique et ce en dépit des dépenses sociales allouées à ce secteur (plus de 55%) : A l’appui de notre assertion et en vertu du rapport de la boîte des pronostics du Haut Commissariat au Plan HCP : 2/3 du surplus économique échoit au facteur capital et seulement le 1/3 aux salariés.

L’urgent sera de porter suture sociale et de bannir le fossé qui creuse des inégalités sociales entre la classe la plus nantie de la classe démunie pour booster une croissance tirée par la demande intérieure dans un climat international tumultueux et fébrile de crise économique mondiale marquée par le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a accentué les perturbations du commerce mondial et la flambée des prix et a engendré une détérioration des perspectives économiques et une intensification des incertitudes qui les entourent.

L’autre must est d’orienter les Commandes « Akhnouchiennes » vers la capacité d’absorption : La qualité du facteur travail joue un rôle inéluctable dans le courroie de transmission de la croissance et des spillovers.

Le déficit de productivité qu’enregistre l’industrie est lié au manque de qualification et de formation de la main d’oeuvre: L’effectif employé demeure analphabète, le niveau du primaire est de 2% au Chili et de 1,7% en Turquie pour lesquels le taux d’ouvriers ayant le niveau du collège ou du lycée est respectivement de 83% et 78%.

Cette situation ne permet pas à la force de travail d’améliorer son aptitude à utiliser et optimiser les technologies disponibles.

Devant cet état de fait, comment peut-on appréhender la croissance économique alors que des ressources humaines restent inemployées, sous utilisées et exclues du processus intrinsèquement lié à la croissance ?

La contribution du capital humain dans le processus de production est importante et la qualité du facteur travail joue un rôle majeur dans les mécanismes de croissance. Les investissements éducatifs et technologiques constituent des facteurs de progrès économique et social. Faut-il ressusciter et exhumer le célèbre aphorisme économique longtemps enterré dans le cercueil de la littérature économique du mercantiliste Jean Bodin « Il n’est de richesses que d’Homme ».

La réalisation d’un objectif de croissance pérenne nécessite, en plus, d’un taux d’investissement, une augmentation de la productivité du travail.

L’amollissement du capital humain au Maroc participe à la baisse de la productivité du travail et à l’insuffisante utilisation des capacités productives. L’élévation de la productivité des investissements à travers l’amélioration des connaissances et des compétences humaines sont déterminants de la croissance économique.

Avouons-le : L’activité économique, au Maroc, se situe à un niveau inférieur à son potentiel de croissance. Elle ne peut pas bénéficier d’externalités positives suffisantes à même d’atteindre le sentier de croissance endogène, ce qui maintient l’économie à un niveau faible et rend la croissance volatile et vulnérable aux chocs interne et externe

En sus, l’Initiative Nationale de Développement Humain INDH, certes laborieuse, n’est pas encore parvenue à s’abstraire d’une vision de fragmentation et de saupoudrage des ressources financières  pour aiguiller les Commandes Royales vers la voie d’une action sociale régionalisée en osmose avec les agendas de tutelle à caractère social.

Si des efforts louables sont entrepris depuis son lancement en Mai 2005, force est de constater que la démarche reste purement techniciste, unidimensionnelle, ainsi que ponctuelle et ne procède pas à une concertation avec les populations concernées quant à leurs besoins et leur bien-être.

Le legs et l’héritage de la pesanteur d’une administration centrale et centraliste leste la réussite d’une croissance qui va vers le développement communal, local et territorial.

Reconnaissons-le dans ce propos : L’INDH, certes méritoire, créatrice d’activités et génératrices de revenus, ne peut être un succédané à une véritable politique de croissance et des revenus dans la durée. La dynamique économique du Maroc doit passer inéluctablement par un accroissement massif de la richesse du pays, c’est dire par un enrichissement de sa population afin d’augmenter la consommation et conduire à la croissance.

Sur ce registre, pour Amartya Kumar Sen, l’un des intellectuels économistes indiens les plus connus et les plus respectés, prix Nobel 1998, spécialiste en développement, le seul moyen d’y parvenir est d’encourager la croissance économique en rendant au marché son rôle central par le renforcement des libertés individuelles de choisir et d’entreprendre.

Et  pour que la croissance soit durable et équitable, il faut que les pauvres y prennent une part très active et donc, qu’ils aient accès non seulement aux moyens de production nécessaires (la terre, l’eau, le crédit, les marchés) et à des emplois productifs, mais surtout aux services sociaux essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation ce qui met sur le marbre de l’actualité toute la problématique de la croissance économique et du développement de l’économiste François Perroux.

Au Maroc, les déterminants de la problématique de la répartition du revenu, des disparités salariales, des inégalités sociales, demeurent peu débattus, sujets en instance d’analyses requises et vitales à toute politique économique.

Par ailleurs, le pari de l’avenir est d’émanciper et délier la croissance économique des caprices du Nice Weather, des vicissitudes climatiques et la pénétration des marchés extérieurs par une percée d’exportation des produits à haute teneur en matière grise et savoir-faire.

Sur ce registre, la part des exportations rapportée au PIB reste pour l’essentiel étayée sur des demi-produits, phosphate et des produits agricoles.

Sous cet angle, l’offre exportable se sclérose et se confine à exporter l’or incolore, l’eau en l’occurrence, véritable épée de Damoclès qui pèse sur le tissu économique et social au Maroc et le Ministre de l’Équipement et de l’Eau  a sonné l’alarme et l’alerte sur la rareté de l’eau et pèsera d’un poids colossal sur toute la terre pour ce siècle.

Aussi, Il convient de « recontempler » la politique macroéconomique et de se libérer des contraintes monétaire et budgétaire afin de procéder à des arbitrages plus efficients et équitables. La crise économique et sanitaire du Covid-19 ses corollaires ont permis d’établir une nouvelle réflexion sur le rôle de l’Etat dans la régulation et la redistribution.

Les plans de soutien ont fait l’unanimité et prouvent que la relance de la croissance économique nécessite une autre orientation que la politique de rigueur.

Par ailleurs, faut-il, à notre sens, se suicider sur toute une armada de réformes économiques pour générer la croissance ? Ce qui nous exhorte à avancer que le nec plus ultra pour le Team AKHNOUCH est de détecter le minimum et le « SMIG » d’obstacles les plus contraignants de notre économie et de s’atteler à les lever : Car, nous semble-t-il, beaucoup de réformes conduites dans plusieurs secteurs peuvent créer des distorsions imprévues dans d’autres secteurs ; en se concentrant sur le domaine qui bride le plus la croissance, le Maroc aura plus d’aubaine de récolter les fruits de son effort, car pour paraphraser l’Economiste Turc Dani Rodrik, pléiade et spécialiste des problèmes de la croissance économique : « Beaucoup de réformes peuvent créer peu de résultats et peu de réformes  peuvent créer beaucoup de résultats »

Si l’économiste du pays de l’oncle Sam et chef de file de l’économie de l’Offre (supply side) Arthur Betz Laffer disait, à l’occasion, de sa fameuse courbe Laffer  « Trop d’impôt tue l’impôt », je dirai, dans ce propos, que « Trop de réformes tuent les réformes ».

D’où l’intérêt pour le Team AKHNOUCH d’une évaluation sérieuse, méthodique, méthodologique et sans concessions des lieux de raccordement et de connexion du système productif marocain au système économique mondial.

Le contexte mondial, souvent négligé ou occulté, les choix socio-économiques nationaux, doit gagner sa place et ses lettres noblesse ce qui nous incite à exhumer une des citations indélébiles du Feu SM Hassan II dans son Discours du 20 Août 1993  » Nous constatons (Feu SM Hassan II) parfois un manque d’analyse concernant la carte régionale et mondiale, pourtant nécessaires pour l’étude de la carte nationale ».

Ces niveaux d’observation méthodologique et d’analyse économique peuvent déterminer, à notre sens, la position future et les possibilités d’une meilleure dynamique économique du Maroc.

Cela est une question de volonté politique, couplée à des choix économiques et stratégiques pertinentes aussi sur la rigueur de l’analyse et la méthodologie qui prépare la décision et économise les tâtonnements « Walrasiens » inutiles.

Le Team AKHNOUCH relèvera-t-il ces Challenges en marquant des points d’inflexion vers un trend haussier de la géométrie économique ? Arrivera-t-il à faire translater la dynamique économique du feu de paille au long feu ? Du sinusoïdal à la Tangente de la croissance économique???? Le temps est révélateur et « Le faire est révélateur de l’être » disait Jean-Paul Sartre !!!!!

3 août 2022 0 comment
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Le Bonheur, c’est les autres : Le rôle vital de l’amitié dans les relations sociales

by Mustapha Maghriti 30 juillet 2022
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres évocatoires disparaissent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre.

C’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence.

Les chercheurs rappellent que le bonheur est si vital à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé.

La thématique est indémodable et le besoin du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur.

Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La notoriété, réputation, lustre ou l’argent ? Une investigation exceptionnelle menée depuis 75 chandelles auprès de 724 Américains en apporte une preuve instructive et envoûtante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps.

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est sans équivoque, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: Ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives.

Une grande interpellation nous apostrophe : Pourquoi ?

– Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la réclusion subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes.

– Secundo, les bonnes relations, les relations dignes et satisfaisante immunisent et préservent le cerveau : Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve de la vie voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure.

Robert Waldinger affirme que ces relations conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement ; certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces chamailleries n’avaient pas d’implication sur leur mémoire, c’est la qualité qui compte et non pas la quantité : Peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe et l’emporte. Vivre dans les conflits ne vaut-il pas mieux que se sentir seul ? Ainsi, une relation maritale chaotique désargentée et dénuée d’affection peut être pernicieuse pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas “Il vaut mieux être seul que mal accompagné” ?

A l’antipode, des relations bienveillantes et affectueuses sont nourrissantes et protectrices. La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une vieille sagesse comme le monde.

Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples.

La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en particulier sur le plan de la communication).

Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles:

– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de cactus et avons tendance à blâmer les autres,

– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’a rien à nous reprocher,

– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des gages de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière,

– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations

Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection.

Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent.

En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit!

En guise de conclusion, les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

L’Amitié : C’est magnifique quand un étranger devient un ami, mais O combien triste quand un ami devient un étranger ! Jean Paul Sartre disait que ” l’enfer, c’est les autres”. Je lui réplique Haut et Fort, le bonheur, c’est les autres.

30 juillet 2022 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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