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Mustapha Maghriti
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33 chandelles après sa Chute, une nostalgie pour le Mur de Berlin ?

by Mustapha Maghriti 22 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Je me souviens très bien quand j’ai été en 1ére année du Premier Cycle à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur d’économie politique Monsieur Omar Kettani nous annonça, en plein cours magistral, la nouvelle comme une bombe, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe  » Maghreb ALKABIR », au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été chaviré comme un château de cartes, le jour du 9 au 10 Novembre 1989, le Mur de Berlin,  emblème d’un monde bipolaire, long de plus de 160 kilomètres, haut de 3,60 mètres, incrusté de 290 miradors, et surveillé par 14 000 gardes-frontières, échafaudé depuis le 13 août 1961, segmenta la ville de Berlin en deux et incarnant avec force la Guerre froide, sombra sous les yeux des Berlinois illustrant l’effondrement du bloc Soviétique.

Quelques Mois avant la détonation du bloc soviétique en Europe centrale, en 1989, Francis Fukuyama, à l’époque conseiller de l’administration Reagan, publia dans la revue « The National Interest » un article qui fit sensation : La fin de l’histoire ? Il y prédit la mort de l’utopie communiste et l’avènement d’un consensus universel autour de la démocratie libérale et de l’économie de marché.

L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont enterré irréversiblement cette période.

Avec la réunification, on assista à une manumission des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui emmanchait une réunification progressive et globale du vieux continent, via l’Union Européenne où des milliers de Berlinois de l’Est et de l’Ouest entrent dans l’histoire en ascensionnant les forteresse de béton, s’engouffrant dans les restreints points de transit de la frontière et s’attaquant au Mur de Berlin avec des burins et de marteaux. Les portraits de cet événement historique planétaire ont été diffusées dans le monde entier et resteront à jamais gravées dans les esprits.

Et s’ensuit la chute des régimes communistes dans plusieurs pays qui réclamèrent des avancées démocratiques rapides à l’instar de la République de Hongrie qui fut la première à déclarer son indépendance de Moscou fin Octobre. Les 17 et 18 Novembre, c’est la révolution de velours qui permit à la Tchécoslovaquie de s’émanciper. En Bulgarie, le stalinien Todor Jivkov doit accepter son succédané par un communiste plus ouvert, Petar Mladenov.

À Bucarest, Nicolae Ceausescu ne résista pas à la révolution Roumaine. Le 22 Décembre, alors que le chef du comité central présida une réunion au siège du Parti communiste, la foule envahit le bâtiment et le couple présidentiel s’enfuit par hélicoptère. les États baltes proclamèrent leur indépendance en Mars et Mai 1990. Plus encore au Sud, des opposants à Slobodan Milosevic embrasèrent la Yougoslavie. Ils contestèrent son despotisme et réclamèrent l’indépendance des républiques Yougoslaves.

Qu’en-est-il après 33 chandelles de la chute du mur de Berlin ?

Après 33 années de séparation, la réunification aurait coûté plus 2.000 Milliards d’Euros à l’économie Allemande, mais aussi avec un fardeau sur l’ensemble des pays de l’UE. Une facture colossale qui, 33 années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.

En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doigt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.

33 ans après le krach du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des césures considérables : Alors que le PIB par habitant de la République Démocratique Allemande Ex-RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.

Aussi, le chômage resta difficile à brider qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en 33 ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi : Un Allemand de l’Est a plus de chance de se retrouver au chômage et moins de chance de grimper tout en haut de la hiérarchie dans les entreprises, les ministères et les universités.

En sus, le niveau de vie des Allemands de l’Est a certes studieusement augmenté depuis 1989, mais n’a pas rattrapé celui de l’Ouest. Le fossé de revenu entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est dégringolé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est pianissimo rehaussé pour effleurer les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte, l’écart des revenus a oscillé mais resta voisin de 20 %.

Immanquablement et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été une prouesse géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest accouchent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire de plus trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en représailles devant les désenchantements et les désillusions. 

Aujourd’hui, l’Allemagne et l’Europe canonisèrent les 33 chandelles de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après plus de trois décennies du rempart communiste. D’autant plus que le contexte politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrante, en singulier dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui déchiffre un hiatus politique persistant 33 bougies après entre les deux parties du pays. Le fascisme ne connaît-il pas un essor préoccupant avec la montée en puissance de l’AfD, due à ces clivages sociaux persistants entre l’Est et l’Ouest, se traduisant par la perte de vitesse de partis traditionnels comme le SPD, la CDU et la CSU ?

Manifestement, le 9 Novembre 1989, la muraille de la honte s’est ébranlée, néanmoins, le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands s’éternise. Certes, l’heure des forteresses et clôtures appartenait à l’histoire.

Toutefois les remparts des inégalités sont toujours d’actualité : L’alignement de l’Est avec celui de l’Ouest reste un processus flemmard ; sur certains aspects économiques, la démarcation entre les deux Allemagnes reste nettement tangible.

La faille politique et économique entre l’Est et l’Ouest plus riche du pays reste d’une brûlante actualité, en particulier avec le triomphe de l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans l’ex-RDA. Angela Merkel n’a-t-elle pas dit que les tendances nationalistes et protectionnistes gagnent du terrain dans le monde ? Le message anti-élites et antisystème de l’extrême droite fait mouche à l’Est où nombre de « Ossis » (le surnom des anciens Allemands de l’Est) estiment être traités comme des citoyens de seconde zone.

Les acquis sociaux de l’Est, comme la compatibilité de la famille et du travail pour les femmes, la législation libérale sur l’avortementont été oublié, et les Allemands de l’Est ont aujourd’hui l’impression qu’ils n’ont pas eu le droit d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Somme toute, l’anniversaire des 33 chandelles de la chute du mur de Berlin est assombri par toutes ces frustrations accumulées

Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, François Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification? Le mur de Berlin n’était-il pas, in fine, qu’un épiphénomène découlant de l’empire du système capitaliste, qui n’a eu cesse de détrôner le camp socialiste ; son effondrement n’a-t-il pas servi de révélateur de l’hégémonie du capitalisme sur un échiquier mondial devenu unipolaire ? N’existe-t-il pas en guise de conclusion, un mur plus coriace que le mur de Berlin comme il a été déclaré par le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky : La guerre russe contre l’Ukraine n’a-t-elle pas montré l’existence d’un nouveau mur au centre de l’Europe, semblable à celui de Berlin ?

22 novembre 2022 0 comment
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Promotion de l’Investissement et du Business International au Maroc : La Vision d’un Roi

by Mustapha Maghriti 13 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Lors de son discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, le Souverain Marocain a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de guérir tous les tares économiques et sociaiales dont souffrent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, vulnérabilité, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

6 points attestent de nos allégations quand à l’urgence de ce grand chantier de l’investissement :

–  Primo, le discours du Trône du 30 Juillet 2022 où le Souverain Marocain a estimé que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les métamorphoses que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements et promouvoir le produit national en renforçant  la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

– Secundo, la création, suite aux instructions du Souverain Marocain, du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement par le décret n° 2-20-528 du 12 août 2020.  Ce Fonds, doté de 15 Milliards de dirhams provenant du Budget Général de l’État, a pour dessein la promotion de l’investissement et le relèvement des capacités de l’économie nationale, en dotant les secteurs productifs du soutien nécessaire et en finançant et accompagnant les grands projets, dans le cadre de partenariats public-privé, dans divers domaines.

– Tertio, le discours du Souverain Marocain à l’occasion à l’occasion de la célébration de la 69éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août 2022 où le Sultan a exhorté, les jeunes et les porteurs de projets Marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes. Le Souverain a ordonné les autorités compétentes à mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite Diaspora,

– Quarto, l’éloge adressé, par le Souverain Marocain au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, souligne l’urgence de passer à « un nouveau palier » d’investissements privés, à fort impact sur la croissance et l’emploi.

– Quinto, la nomination, par le Souverain Marocain, de Mohamed Benchaaboun, Directeur Général du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, à l’issue des travaux du Conseil des ministres, tenu Mardi 18 octobre 2022. Une nomination Royale qui en dit long et qui devrait apporter une véritable dynamique à l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques du Royaume.

– Sexto, la charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelée dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et ambitionne à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message de la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la mission de lever les achoppements qui continuent de plomber la relance effective de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, en dépit des résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée et drainer davantage d’investissements étrangers.

Ce chantier nécessite tant l’accélération des réformes d’attractivité dans un contexte de forte compétition internationale, à travers la levée, au-delà des textes, des verrous administratifs et de la bureaucratie, à travers une transformation de l’attitude de l’administration pour lever tous les obstacles qui continuent d’entraver le rebond substantiel de l’investissement national, sur tous les niveaux car, dans la conception Royale, l’efficacité administrative est un critère à l’aune duquel se mesure le progrès des nations, le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de DOING BUSINESS que s’il remplit les critères de l’efficience administrative, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Sous cet angle, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) sont interpellés à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience ; ils sont également chargés d’assurer de meilleurs services d’accompagnement et d’encadrement au profit des porteurs de projets, jusqu’à leur concrétisation finale.
Pour cela, les CRI doivent bénéficier de l’appui de l’ensemble des parties prenantes, tant au niveau central que territorial.

D’ailleurs, chapeautés par le Ministère de l’Intérieur depuis leur création en 2002, et d’ailleurs et dans les coulisses, les Centres Régionaux d’Investissement (CRI) pourront passer sous la tutelle du Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques publiques visant à compléter l’écosystème de l’investissement et contribuer pleinement aux dynamiques régionales, tel que préconisé par la vision Royale dans le Pacte National pour l’Investissement.
Certes, aux yeux du Souverain Marocain, les réformes structurelles engagées ont permis d’améliorer l’image et la performance du Maroc dans ce domaine. Toutefois, malgré les résultats obtenus, Il reste beaucoup à accomplir pour drainer davantage d’investissements étrangers.

A ce propos, le Souverain Marocain remet sur le marbre de l’actualité la nécessité de la mise en œuvre effective de la Charte de déconcentration administrative, la simplification et la digitalisation des procédures, la facilitation de l’accès au foncier et aux énergies vertes, l’appui financier aux porteurs de projets.
En outre et afin de renforcer la confiance de ceux qui veulent opérer des investissements productifs dans notre pays, le Souverain Marocain interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à la consolidation des règles de la concurrence loyale, à la mise en œuvre effective des mécanismes de médiation et d’arbitrage pour le règlement des litiges.

A cet égard et insistant sur l’ampleur de se livrer à un alignement des normes et des procédures de règlement des différends liés à l’investissement, aux niveaux national, régional et international, le Souverain Marocain, dans sa vision de l’investissement a allégué qu’il est cardinal de transcender les problématiques liées à la compétence des juridictions nationales, en mettant en place un système juridique adéquat. 

De son côté, le secteur bancaire et financier national se doit de soutenir et financer la nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs, notamment les jeunes ainsi que les petites et moyennes entreprises.
Pour atteindre les objectifs escomptés, le Souverain Marocain a exhorté le Team AKHNOUCH, en partenariat avec les secteurs privé et bancaire, à traduire leurs engagements respectifs dans un Pacte National pour l’Investissement, un pacte qui ne peut être effectif et réel sans une justice indépendante et impartiale.

En effet, la justice est l’un des sésames incontournables pour « ensemencer » l’environnement de l’investissement, promouvoir la liberté d’entreprendre et protéger le milieu des affaires. La mise en place d’un climat bienveillant et propice à l’investissement implore des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la conviction, et la sûreté dans le système judiciaire et par conséquent la confiance dans la destination Maroc, car  » Au-delà de l’actualisation des législations incitatives en vigueur, la mise en place d’un climat propice à l’investissement requiert des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la confiance dans le système judiciaire et d’assurer une sécurité totale aux investisseurs « , a relevé le Souverain Marocain dans un message adressé aux participants à la 2éme Conférence Internationale sur la justice. 

Rétrospectivement, le Souverain Marocain n’a-t-il pas mis les pleins phares sur la justice dans son historique discours Royal du 20 Août 2009, entièrement consacré à la réforme de la justice, et a été reprise dans son allocution Royale du 9 Mars 2011 ? 

A cet égard et pour que le système judiciaire puisse jouer son rôle fondamental de relais et de moyen d’action à l’investissement aussi bien national qu’étranger, le Maroc a adopté une armada juridique moderne et structurant afin de développer le monde de la finance et des affaires, d’encourager l’investissement et d’insuffler une dynamique vigoureuse au circuit économique, en soutenant les entreprises nationales qui sont les transmissions de la croissance économique. 

Pour être au tempo de l’environnement économique et juridique international, le Maroc a adopté d’importants textes, comme la version remaniée du Code de commerce, les lois sur les sociétés, la loi sur les garanties mobilières, ainsi que la consolidation de l’approche qui exhorte les magistrats à dépasser les limites de leur mandat traditionnel pour remplir des missions à visée économique et sociale, en les encourageant à garantir la sécurité et la paix sociale dans l’entreprise. 

C’est grâce à cet ensemble de mesures que le Maroc pourra s’affirmer, davantage comme un pays crédible et digne de crédit auprès des investisseurs nationaux, étrangers et des différents acteurs économiques et financiers internationaux. 

Sous cet angle, la Cour de Cassation est interpellée à apporter crédibilité, stabilité, et souplesse aux décisions arbitrales étrangères et à renforcer la protection juridique des brevets d’invention et des droits d’auteur.  Dans le cadre de ces réformes législatives qui ont d’ores et déjà généré une dynamique porteuse d’efficacité, le Souverain Marocain a appellé l’exécutif à accélérer l’approbation des derniers textes juridiques connexes, à élaborer les documents réglementaires se rapportant aux lois approuvées.

Pour mieux se positionner dans les juridictions du business international, le Souverain Marocain n’a-t-il pas appelé à une supputation de l’expérience des tribunaux de commerce et de lui donner les moyens de se développer, en consolidant ses acquis et en lui ouvrant des horizons nouveaux, inspirés des expériences les plus réussies dans le monde, comme celle des juridictions des affaires, que certains pays ont mises en place, soutenant qu’une attention particulière doit être créditée à la formation spécialisée des différentes composantes du système de justice en vue d’accroître la capacité des juridictions à rendre, dans des délais raisonnables, des sentences justes et appropriées ? 

En sus, et dans le dessein d’engager les différentes composantes du système de justice dans le chantier de la transition numérique et pour assurer une meilleure diffusion et transparence de l’information juridique et judiciaire et pour que le travail judiciaire gagnera en fluidité et en efficacité, le Souverain Marocain a recommandé l’utilisation des nouvelles technologies, le renforcement et la généralisation de la dématérialisation des formalités et procédures juridiques et judiciaires, ainsi que le recours aux services de justice à distance. 

Par ailleurs, pour mettre en place un environnement sain pour l’investissement, fort de ses assises économique, sociale, administrative et institutionnelle et sensible à la dimension de promotion des droits de l’Homme, le Souverain a appelé à œuvrer davantage à consolider l’Etat de droit, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à favoriser les occurrences d’anticipation juridique, à donner aux acteurs de la justice une formation de qualité, à moderniser l’administration judiciaire et à renforcer sa gouvernance. 

De surcroît, pour prendre en considération la dimension internationale et la composante technologique de la mondialisation des échanges commerciaux, financiers et économiques, il est vital d’aborder les affaires liées à l’investissement sous tous les aspects associés aux législations commerciale et bancaire, fiscale et douanière, foncière, notariale et sociale 

Grâce à la conjonction de tous ces efforts, le Royaume gagnera en crédibilité et attirera, par ricochet plus d’investissement et progresserait dans le peloton du Doing Business et être candidat aux pays les mieux classés pour la qualité du climat des affaires que s’est fixé le Gouvernement AKHNOUCH lors de sa première investiture. 

Le renforcement des outils et structures juridiques et judiciaires, permettra d’avoir des effets positifs à moyen terme et un impact à long terme sur la qualité de notre justice.
La réforme de la justice ne conditionne-t-elle pas la réussite des autres grands chantiers de l’investissement porteur de production, de croissance et d’emploi ?

Il faut avouer que la corruption continue à obturer et calfeutrer le climat des affaires en vertu du dernier classement du Maroc de l’ONG Allemande de Peter Eigen Transarency International : La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017.

La corruption coûte cher à notre économie, sape les fondements de l’Etat de droit, frelate le climat de l’investissement, déprave les lois de la concurrence et fait émerger l’épée de Damoclès et l’hydre de l’économie de la rente.

Difficile, dans un tel environnement de corruption, aspirer et espérer drainer du capital étranger, épineux dans un tel climat de partialité judiciaire rendre l’environnement de l’investissement fécond au Maroc, alors que l’économie marocaine demeure plombé par la malédiction de la corruption. Et les businessmans sont toujours désappointés au regard d’un système judiciaire tendancieux; au contraire, le milieu des affaires est attiré par les pays dans lesquels les litiges commerciaux peuvent être résolus rapidement, efficacement, de manière transparente et impartiale. L’historien français du Siècle des Lumières Jules Michelet n’a-t-il pas dit que « La justice doit être impartiale et bienveillante pour être tout à fait juste ».

Le Souverain Marocain a scanné à cœur vaillant et héroïquement la grande pandémie de l’économie marocaine à travers son épopée  chevaleresque du  20  Août  2009, le Souverain Marocain a bravement mis l’index sur la plus têtue et endolorie des réformes au travers de son discours intrépide et indélébile du  9  Mars  2011,  foncièrement  adonné  à  la  réfonte  de  la mécanique judiciaire.

C’est pour ces raisons que récemment le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc en vue de raffermir et consolider la démocratie économique qui est gage de tout climat cristallin et hyalin des affaires économiques.

Le génie du Souverain Marocain  sait foncièrement que la  réforme de  la  justice conditionne et détermine la réussite de tous les autres grands chantiers, ce qui nous incite à exhumer le célèbre aphorisme du politicien français Martin Nadaud, dans son fameux discours à l’assemblée nationale du 5 Mai 1850 « Quand le bâtiment va, tout va « , je répliquerai à mon tour, quand la Justice va, tout va au Maroc!!!

La confiance

L’investissement étant l’affaire de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, le Souverain Marocain souligne que chacun doit rester mobilisé et afficher une attitude responsable à l’effet de promouvoir ce secteur vital pour l’essor de notre pays et l’ancrage du Maroc dans les secteurs prometteurs.
In fine, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant du milieu des affaires, des opérateurs économiques, ainsi que des entreprises, en singulier les PME, les jeunes entrepreneurs ou encore les Marocains du Monde à même de fertiliser le climat de l’investissement et des affaires à même d’accoucher  d’une dynamique économique capable d’apporter des répliques à la quadrature du cercle du chômage.

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Après une année d’investiture, du Pain sur la planche pour le Team AKHNOUCH

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec une première année de son investiture,  le Team AKHNOUCH a édité, vendredi 29 Octobre 2022, un livre en version électronique sur le bilan de son action lors de la première année de son mandat (Octobre 2021-Octobre 2022). Il s’agit d’une initiative, à saluer, visant à instaurer une coutume Gouvernementale reflétant l’esprit du principe constitutionnel à consacrer les valeurs de transparence, de participation et de communication avec l’opinion publique pour interagir avec ses préoccupations.

Cet ouvrage de 144 pages, disponible en langue arabe, apporte des réponses aux questions des citoyens, en déclinant les interventions Gouvernementales et les mesures prises dans le cadre des différentes politiques publiques en vue de réduire l’impact des crises successives et de mettre en application les engagements gouvernementaux, en consolidation des fondements de l’Etat social.

Il présente les réalisations saillantes accomplies durant la première année de l’action gouvernementale, en vue de consacrer un saut qualitatif sur la voie du développement national, d’affirmer les contours du projet sociétal du Royaume et de poursuivre la consolidation des acquis réalisés grâce à la clairvoyance du Souverain Marocain, en dépit d’un contexte général marqué de défis et de contraintes ayant touché l’ensemble des pays.

Faut-il souligner, en guise de prologue, que le cérémonial majestueux d’ouverture par le Souverain Marocain de la session d’Automne du Parlement est porteur d’une missive d’une forte symbolique : Le Maroc a définitivement laissé derrière lui les tumultes de la pandémie du Covid19 et ses effets économiques et sociaux pervers. La pandémie n’est plus « monnayable » comme prétexte pour camoufler un quelconque laisser-aller.

Le Propos de notre chronique n’est pas de revenir sur ce qui a été réalisé, mais ce qui reste à réaliser. En effet, à notre sens, le programme de la seconde année du Gouvernement AKHNOUCH s’annonce hyper chargé. L’exécutif Marocain va devoir faire preuve d’efficacité sur moult dossiers concernant la refonte économique et sociale dans une fenêtre de tir contrainte. Tour d’horizon da la to-do-list :

– Primo, la généralisation de la protection sociale , faut-il rappeler , ouvert en  Avril 2021, ce dossier est un des plus ambitieux du quinquennat dans la mesure où il y a un timing pointu : Il devra être opérationnel d’ici 2025. L’enjeu ne réside pas uniquement dans le respect du calendrier, mais aussi et surtout la mobilisation des mannes financières nécessaires où, en sus des ressources mobilisées en 2021 et 2022, dans l’année prochaine , il faudra mobiliser 18,2 Milliards de dhs dont 9 Milliards de dhs pour la généralisation des indemnités familiales sur 2 ans et en 2024, le team AKHNOUCH devra faire une générosité supplémentaire en débloquant 23,4 Milliards de dhs dont 8,4 pour l’AMO et 15 pour les indemnités familiales

–  Secundo, enclenchées sous le mandat de l’exécutif barbu light, la réforme du secteur public, ainsi que celle de l’administration publique sont stratégiques et devront se poursuivre avec le Gouvernement AKHNOUCH. Outre l’accélération de la mise en œuvre des dispositions contenues dans la loi-cadre relative à la réforme des établissements publics EEP, de grands efforts doivent être déployés pour mener à bien certains dossiers stratégiques : Il s’agit notamment de la simplification des procédures administratives pour améliorer la relation avec le citoyen et l’entreprise. Certes, plusieurs étapes ont été franchies en matière de mise en œuvre de la loi 55-19 relative à la simplification des procédures administratives, mais le plus dur reste la généralisation de la digitalisation de l’ensemble des services publics.

– Tertio, l’éducation : Adoptée en Août par le parlement, la loi- cadre de l’éducation et de la formation a balisé le terrain de la réforme du secteur de l’enseignement. Il reste moins d’un an pour assurer la mise en œuvre de l’ensemble de dispositions de ce texte qui impose au Gouvernement un délai de 3 ans pour en adopter les textes d’application. Les 2 premières années, après l’adoption de cette loi, ont été marquées par une grande lenteur sur le plan législatif ce qui a fané la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, lequel continue d’être fissuré par plusieurs dysfonctionnements. De ce fait, le Team AKHNOUCH sera contraint d’accélérer la cadence d’implémentation des dispositions de la loi- cadre.

– Quarto, le Souverain Marocain, lors de la dernière session d’automne du Parlement,  n’a pas évoqué la conjoncture, parce que la gestion du quotidien relève de l’exécutif, mais a réservé son discours à deux questions stratégiques, l’eau et les investissements. En effet, son discours devant les élus a d’abord traité de l’épineuse problématique du pénurie d’eau et de la sécheresse qui vient rendre encore plus délicat une conjoncture des plus moroses. Il a livré dans, ce sens, une feuille de route à suivre par le Gouvernement AKHNOUCH, l’exhortant à faire preuve de responsabilité et de transparence envers les citoyens.

– Quinto, l’ambitieux chantier de l’investissement a eu également la part belle dans le discours Royal : La charte de l’investissement sur laquelle le Souverain s’est attelé dans plusieurs discours Royaux, une charte qui doit donner de la visibilité au milieu des affaires et vise à augmenter la part des investissements privés dans le total des investissements du pays à deux tiers d’ici 2035 et atteindre 350 Milliards de dirhams.

A ce titre, le Gouvernement AKHNOUCH tout comme le Parlement ont appréhendé le message, voire ont anticipé la mise en œuvre de cette stratégie visant à propulser le Royaume dans une nouvelle ère des investissements porteurs de croissance, d’investissement et d’emplois. D’ailleurs, quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, les députés ont adopté la loi-cadre formant Charte d’investissement, une législation attendue depuis au moins une décennie et qui avait été validée lors du Conseil des ministres du 13 juillet 2022. Cela a été rendu possible grâce au travail réfléchi de l’Exécutif AKHNOUCH qui a préparé le texte et mobilisé habilement sa majorité parlementaire pour optimiser son parcours dans les dédales du canal législatif.

En sus, le Team AKHNOUCH aura la charge de lever les écluses qui continuent d’endiguer un rebond effectif de l’investissement national et étranger, sur tous les plans, car, aux yeux du Souverain Marocain, malgré les résultats obtenus en matière d’attractivité de l’investissement, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée, drainer davantage d’investissements étrangers.


– Sexto, le team AKHNOUCH aura du pain sur la planche pour faire face à des arbitrages difficiles dans un contexte économique national et international tumultueux. Il s’agit, d’une part, de lutter contre l’inflation sans pénaliser la reprise et, d’autre part, d’aider les populations vulnérables pénalisées par la hausse des prix tout en reconstituant une marge de manœuvre budgétaire. La conduite de la politique monétaire et de la politique budgétaire devient, alors, de plus en plus incertaine dans un contexte où l’économie mondiale est tiraillée entre le marteau des conséquences de la crise du Covid-19 et l’enclume qui a fait son apparition au lendemain du déclenchement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

Les pouvoirs publics auront, en outre, tout le mal à concilier le difficile équilibre entre le soutien au pouvoir d’achat et le renforcement de la compétitivité économique internationale.

– Septimo, n’ayant pas engagé des réformes audacieuses en matière de développement durable, l’exécutif AKHNOUCH aura  beaucoup de mal à faire face à la pondéreuse facture énergétique due à des coûts de plus en plus élevés des importations des énergies fossiles, et ce en dépit des efforts consentis en la matière pour assurer une transition énergétique portée par les énergies renouvelables.

En définitive, c’est dans la capacité des futures politiques publiques du Gouvernement AKHNOUCH d’apporter des répliques à ces  spleens émanant aussi bien des opérateurs économiques, du milieu des affaires, ainsi que des entreprises et des ménages que l’économie Marocaine pourrait renouer avec une croissance économique soutenue pour claustrer et se greffer sur le sentier de l’émergence économique.

A défaut, tout hiatus entre ces préoccupations du corps social électoral Marocain et la pertinence des réponses inscrites dans les programmes du Gouvernement AKHNOUCH et les stratégies qui en découlent ne feraient que renforcer la césure sociale, les attitudes et les comportements de réserve voire de méfiance du citoyen à l’égard de toue opération électorale future.

Le Souverain Marocain, dans sa plaidoirie du Trône, a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever.

7 novembre 2022 0 comment
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Quand le Roi MOHAMMED 6 assainit le climat des Affaires et rend justice à l’Investissement au Maroc

by Mustapha Maghriti 1 novembre 2022
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D’ores et déjà, l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption est au complet. Ses 12 membres dont 4 désignés par le Souverain Marocain le Lundi 24 Octobre 2022 et siégeront dont cette institution consacrée par le Constitution du Royaume de 2011 qui accorde une importance capitale à la démocratie représentative et participative.

Dans cette chronique, à l’arrière plan de ces nominations Royales visant à parachever la composition de cette institution nationale en lui permettant d’assumer les missions qui lui sont conférées par la Constitution, en singulier dans les domaines de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la prévarication, la contribution à la moralisation de la vie publique et la consécration des principes de la bonne gouvernance, de la culture du service public et des valeurs de la citoyenneté responsable, nous pensons qu’ à travers ces désignations Royales, le Souverain Marocain a le grand souci d’assainir le climat de l’investissement et du business international.  

Pour preuve, le Souverain Marocain, lors du discours adressé, au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, a appelé à la mobilisation de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, et à une attitude responsable pour promouvoir l’investissement tant privé national qu’étranger, car le sérail sait pertinemment que l’Investissement est la panacée universelle à même de cicatriser et guérir tous les maux économiques et sociaux dont pâtissent et tarent le Maroc : Chômage, exclusion sociale, tarissement des ressources intérieures extérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements.

Pour assurer cet objectif majestueux, le Sultan sait indubitablement que sans assainissement de l’environnement des affaires à travers le combat de l’hydre de la corruption est un coup d’épée dans l’eau, le Souverain Marocain sait assurément que sans asepsie et désinfection du climat du business via la bataille de la corruption est un effort hypothétique pour promouvoir l’investissement et attirer le milieu du business et des affaires économiques internationales vers notre chère patrie.

De son côté, dans les derniers rapports de Bank AlMaghib présentés au Souverain Marocain, le Wali de l’institut d’émission Abdellatif Jouahri aborda la question de la corruption, ostensiblement et à visage découvert en déplorant les proportions alarmantes et les pratiques intolérables de la corruption au Maroc ; une corruption qui s’est confortablement institutionnalisée et prône une action plus ferme et déterminée à cette  » lèpre »  qui gangrène l’ensemble des institutions et la société toute entière. Elle est dévastatrice, moralement et matériellement et détruit laborieusement la confiance, ce premier capital que flaire et perçoit l’investisseur en premier lieu avant toute décision d’investissement et espère aller vers l’avant.

Le message du gardien du temple monétaire et financier du Royaume est que cette corruption constitue un fléau qui affaiblit la visibilité pour les opérateurs et les investisseurs et menace même le développement économique et la cohésion sociale. La corruption est une des manifestations d’un déficit structurel dont souffrent le pays, à savoir la qualité de la gouvernance publique aussi bien au niveau local que central. Malgré la volonté, la détermination et les nombreux textes, mesures et stratégies mis en place, notre pays n’arrive pas à progresser dans ce domaine.

La contre-performance du Maroc dans les classements internationaux en matière de lutte contre la corruption laisse même indiquer une certaine régression ces dernières années, où le Maroc continue à marquer un niveau relativement « haut » de corruption : Il a reculé encore dans le classement Transparency 2021 pour atterrir à la 87éme  position sur 180 pays au lieu de la 73éme place en 2017, ce qui interpelle à une remise en question des approches adoptées jusqu’à présent et surtout à une action plus forte et plus déterminée.

C’est somme toute, pour ces raisons que le Souverain Marocain a mis au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption pour éradiquer cette nécrose qui gangrène le climat de l’investissement et des affaires au Maroc.

Car, le Souverain Marocain sait pertinemment que l’attractivité du Business international se loge dans l’enterrement de la rente et l’érection des lois de marché, dans les funérailles de l’ésotérique et le discrétionnaire en matière de politique de l’investissement, dans l’élimination du favoritisme et l’inhumation de la corruption pour laisser libre cours et libre voie Royale au fair-play, à la méritocratie et à la transparence. 

Cette transparence n’est-elle pas le premier critère d’appréciation du climat des affaires ? Paradoxalement, la corruption ne réduit-elle pas la visibilité des opérateurs et des investisseurs ? La redynamisation de l’investissement privé n’est-elle pas organiquement  et intrinsèquement liée au renforcement de l’adhésion à l’action publique ?

Une translucidité et une diaphanéité qui concerne l’ensemble des processus décisionnels dans la gestion des affaires publiques, ainsi qu’une communication audible, limpide et objective, sans occulter les mécanismes d’évaluation des politiques publiques à mettre en place.

Le Souverain Marocain, dans plusieurs discours, n’a-t-il appelé à en finir avec les restrictions et les contraintes qui se dressent devant les investisseurs et de s’en tenir à l’esprit des réformes au service de l’investissement générateur d’emplois et de richesses et de combattre les réflexes et comportements contre-productifs ? Car, dans la conception Royale, la lutte de la corruption et l’efficacité administrative sont des critères à l’aune duquel se mesure le progrès des nations en éliminant  tous les obstacles entravant les rapports harmonieux devant exister entre l’investisseur et l’administration afin d’éviter d’incommoder les personnes concernées, de leur faire perdre confiance et, par voie de conséquence, de susciter chez eux une hésitation à réaliser leurs projets, voire y renoncer.

Le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux en matière de Doing Business et des affaires économiques internationales que s’il remplit les critères de l’efficience administrative et le combat de la corruption, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 

Le véritable calibrage du climat des affaires doit porter sur le combat de la corruption et la transparence de la mécanique judiciaire : Recourir à la justice avec la gage et la sûreté de son impartialité, sa souveraineté et sa droiture, et de se faire rétribuer et indemniser quand la sentence judiciaire est en faveur de l’investisseur. 

C’est pour ces mobiles que le Souverain Marocain balise le terrain au milieu des affaires en mettant au complet les membres de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la corruption en priorité nationale, avec une forte volonté de veiller au renforcement de l’indépendance de cette institution, et de soutenir le développement de ses capacités et moyens pour qu’elle puisse accomplir pleinement ses missions constitutionnelles qui sont de nature à constituer les fondements de l’action à venir et préparer le passage vers une nouvelle phase de lutte contre la corruption dans notre pays.

In fine, la lutte contre la corruption, n’est-elle pas la Condition Sine Qua Non pour pouvoir mener avec succès et brio l’ensemble des réformes stratégiques tant escomptées, espérées et aspirées par le Souverain Marocain : Lutte contre la pauvreté, réduction, voire éradication des inégalités sociales et spatiales, généralisation des systèmes de protection sociale, justice sociale, accroissement des investissements tant privés que publics, refonte du système de santé, réforme du système fiscal, restructuration des établissements et entreprises publics, territorialisation des politiques publiques (…) qui sont étroitement conditionnés aussi bien par le développement systématique de la transparence, à tous les niveaux de prise de décision publique, que par la restauration de la confiance ?

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Quand le voile dévoile la misogynie d’un régime Iranien phallocrate

by Mustapha Maghriti 30 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Le régime actuel Iranien montre tous les jours qu’il n’est qu’un ignoble régime misogyne. Pour preuve, sa flicaille dite des mœurs a une nouvelle fois frappé : Cette fois c’est une jeune femme de 22 ans, originaire de la province Iranienne du Kurdistan qui a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran, par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire de la République islamique, dont le port du foulard obligatoire laissait apparaître quelques cheveux de trop, qui a été violemment frappée, arrêtée et décédée au commissariat. Selon les dires d’Erfan Salih Mortezaee, un cousin de Mahsa Amini, rencontré au Kurdistan d’Irak, elle est décédée après un violent coup à la tête donné par la police des mœurs le jour de son arrestation.

Et cerise sur le gâteau, le président Iranien Ebrahim Raïssi a jugé inacceptable le « chaos » engendré par la vague de manifestations après la mort de la jeune Iranienne Mahsa Amini.

La torture de Mahsa Amini a déclenché des manifestations au cours desquelles environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

Ce martyre a enflammé la toile dont les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles où l’on voit des Iraniennes brûler leur foulard et couper leurx cheveux sur d’autres cieux.

Aussi, les protestataires ont déchiré des photos du guide suprême Ali Khamenei et de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ou encore lancé des pierres contre les forces de sécurité, incendié des voitures de police et mis le feu sur des bâtiments publics, selon des vidéos.

Certainement, depuis que la capitale Tehran tomba littéralement entre les mains d’Ebrahim Raïssi après son élection à la présidence, en juin 2021, qui marqua le triomphe des radicaux à tous les niveaux de pouvoir.

Après la présidence d’Ebrahim Raïssi, on constata manifestement un renforcement des politiques publiques à l’encontre des femmes où l’exécutif Iranien a donné carte blanche à la police des mœurs  du respect scrupuleux de l’obligation du port du voile.

Aussi, avec le religieux chiite Ebrahim Raïssi, la répression à l’encontre de la femme est devenue tangible où les femmes Iraniennes sont astreintes à rester à la maison : On n’embauche d’ailleurs plus de femmes, sauf dans les métiers désignés comme  » féminins », tels que l’enseignement ou certaines spécialités médicales, comme la gynécologie.

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues injustement héritées au fil des générations, la discrimination de genre prive la société Iranienne de l’apport féminin où aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

En outre, avec Ebrahim Raïssi, une forte répression frappa toute activité contestataire, des militantes des droits des femmes, des défenseurs de l’environnement et  les politiques culturelles sont de plus en plus restrictives, comme l’illustra l’emprisonnement des cinéastes Jafar Panahi, Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad.

Toutes ces affichettes et ces manifestations des femmes exhibent les jérémiades d’une féminité à fleur de peau, toutes ces ostentations émaillées de coupures des cheveux attestent d’une féminitude en affliction.

Sans entrer dans l’historique du régime Iranien assujettissant qui n’est pas l’objet de cette chronique ; Quelles enseignements pourrons-nous inférer de la persécution de Mahsa Amini ?

– Primo : Une démocratisation ne se fait guère sous la mainmise de l’oppression et la servitude  d’un exécutif subversif, coercitif et tyrannique mais jaillit d’une multiplicité de paramètres et de  modulations socio-économiques intrinsèques au pays qui donne voix au chapitre à la Femme Iranienne, et sans lesquelles aucune transfiguration politique pérenne ne peut se produire

– Secundo :   Une mutation sociale et un changement de mentalité aussi optative et endurable soit-il, ne se fait pas par la diabolisation et l’ostracisation d’un pays, d’un peuple et en singulier de la Femme Iranienne, mais bien au contraire, par son insertion dans le circuit sociétal et économique, son inclusion dans le droit humain international et son insertion dans la réalité économique mondiale.

– Tertio : Le terrorisme et le radicalisme rudimentaire constituent du point de vue de la géopolitique des grandes mainmises et tyrannies mondiales, deux répliques et deux armes dont on peut facilement perdre le contrôle, au point de les voir se retourner contre soi-même.

Chaque pays et chaque peuple a ses spécificités, sa temporalité et sa propre trajectoire de développement. Essayez de bousculer cette réalité anthropologique par un régime oppressif, absolutiste et phallocentrique quelconque entraînera des résistances voir des rebelles, car le réel a sa propre dialectique et ne tolère jamais d’être bousculé ni violenté.

Une fois libéré du joug machiste et inquisitorial, que sera le nouvel Tehran ? Que sera la société Iranienne très loin de la loi macho imposée par le régime d’Ebrahim Raïssi et ses fanatiques ? Sera-t-il un régime qui trime sur l’éclaircissement et la sensibilisation des vrais concepts de l’islam à même de lutter contre les discours extrémistes et les actes de violence menés au nom de l’islam et de riposter aux idées des terroristes ?

Sera-t-il un Gouvernement Iranien qui préserve les droits fondamentaux de son peuple dont la moitié de sa population – ses femmes et ses filles ? car  Les Femmes ou les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra , principalement dans les villes, redoutent à ce jour la même version ultrarigoriste de la loi islamique que lorsqu’ils dirigeaient leur pays, durant l’ère Khoumaini , des femmes Iraniennes, qui observent des retombées immédiates d’un régime misogyne sur leur quotidien, car on se souvient  durant le règne du mouvement islamique, une application ultra-rigoriste de la loi islamique était en place où les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’école, de travailler, subissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un chaperon masculin et étaient lapidées ou fouettées sur la place publique en cas d’adultère, par exemple ? Le Temps est révélateur !!!!

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion. La missive du Saint Coran est très clairement :  » Nulle contrainte en religion. »

L’islam le vrai loin de toute chiite est une religion de tolérance, de vivre ensemble, de dialogue qui appelle au salut de l’humanité entière. L’islam respecte les autres religions. Il respecte le droit des croyants des autres religions. Il appelle au respect des droits et des libertés religieuses et au respect des libertés de culte et de conscience.

Feu Hassan II n’a-t-il pas confié Au Figaro en février 1984 « Si Khomeini est musulman, alors je ne le suis pas. »

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Quand le Développement Humain est dans l’œil du cyclone : Une lecture du rapport du PNUD 2022

by Mustapha Maghriti 28 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que le standard de vie de la population mondiale s’est dégringolé en raison des effets économiques, financiers et sociaux pervers  de la pandémie du Covid19. Rendu public mardi le 8 Septembre 2022 intitulé  » Temps incertains, vies bouleversées : Façonner notre avenir dans un monde en mutation », le dernier rapport mondial sur le Développement Humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) corrobore ce que l’humanité ressentait depuis plus de deux chandelles en termes de pauvreté et vulnérabilité économique et sociale.

Faut-il souligner que l’Indice de Développement Humain (IDH) a été créé en réplique aux carences du PIB par habitant, qui ne sonde que la production économique et ne renseigne pas sur le bien-être individuel ou collectif.

Selon les auteurs du rapport du PNUD, pour la première fois depuis trente-deux ans, l’Indice de Développement Humain a mordu la poussière et ce pour deux années successives pour plus de 90 % des pays de la planète et plus de 40% ont vu leur score chuter au cours de ces deux années. Désormais, le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, biffant ainsi une grande partie des prouesses en matière de réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Selon les rapporteurs du PNUD, les raisons de cette dégringolade  tiennent aux effets pervers du Covid19: L’immense misère dans le monde a escaladé de 20 % au cours des deux premières années de la pandémie du Covid19.

En effet, entre 2020 et 2022, 110 à 150 Millions de démunis supplémentaires se sont additionnés aux 689 Millions de ceux qui s’efforcent de survivre avec moins de 1,90 Dollar par jour, énumérées en 2018. Aussi, le rebondissement de l’économie mondiale Post-Covid a été fragmentaire et inégale, et moult pays d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine, et d’Asie du Sud ne sont toujours pas remis des séquelles du tumulte économique. En sus, la crise alimentaire résultant du changement climatique, la guerre en Ukraine et l’inflation ont eu des conséquences tragiques sur le pouvoir d’achat des ménages et la pauvreté partout dans le monde.

En outre, l’amplitude des métamorphoses géopolitiques et la pérennité de conflits dans d’autres parties du monde génère de nouvelles souffrances et afflictions humaines dans un contexte géopolitique onduleux et un système multilatéral cadavérique. Les hausses inédites du mercure, les incendies et les tempêtes battent tous les records et sonnent le glas des systèmes planétaires de plus en plus détraqués.

Au regard de ces cataclysmes d’une immensité inédite, aux corollaires durables, dont le sentiment et la perception des enjeux ont progressé, ce sont l’incertitude et l’inquiétude face à l’avenir qui prédominent : La pandémie de la COVID-19 a chamboulé de fond en comble notre conception collective de l’incertitude, car il n’y a pas de mésaventures analogues à la crise CORONAVIRUS au cours du dernier siècle. L’humanité a été sapée par les épidémies de grippe, économiquement le lundi noir, financièrement le jeudi noir de 1929 et la crise financière de 2008.

Le monde a vécu des menaces et des catastrophes qui ont eu des retombés géopolitiques mondiales, régionales ou nationales : Tchernobyl dans les années 80, l’invasion du Koweït par l’Irak durant les années 90, les attentats du 11 septembre 2001, les ouragans et les Tsunamis. Cependant la pandémie de la COVID-19 demeure unique : c’est une crise assurément planétaire avec des contrecoups plus profonds et plus complexes que toute autre crise que les décideurs actuels ont pu observer et/ou subir avec une incertitude totale.

Avant même la pandémie, plus de six personnes sur sept dans le monde ne se sentaient pas en sécurité, en dépit des années d’amélioration des indicateurs habituels de mesure du bien-être. C’est notamment au sein des pays nantis que la hausse de ce sentiment d’insécurité a été la plus marquée.

A l’heure où le raccordement et l’interconnexion de l’économie mondiale et la globalité des enjeux sont plus manifestes que jamais, les auteurs du PNUD expliquent notamment l’incapacité collective à s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés par la montée de la polarisation politique, de la frustration à l’égard des dirigeants et de la suspicion où moins de 30 % des personnes à travers le monde pensent que l’on peut faire confiance aux autres. 

Face à  nos sociétés aux aléas d’un monde plus incertain, ce rapport alarmant ne nous invite-t-il pas à un partage plus large des risques et suggère de déployer de nouvelles assurances collectives, en investissant dans la protection sociale, et en donnant aux individus les moyens de leur émancipation grâce à l’accès à la santé ou à l’éducation ?

Alors que les conditions de la reprise économique et de la transition énergétique restent des options qui pointent à l’horizon, le rapport du PNUD véhicule un message clair, sans détour et sans équivoque : C’est un appel à l’action, sans ambiguïté pour reprendre le contrôle de nos vies, nous ne pouvons poursuivre comme seul objectif la création de nouvelles richesses tout en négligeant le développement humain.

Pour sortir de l’impasse et mettre fin aux incertitudes mondiales, c’est d’un sursaut de solidarité internationale dont nous avons besoin, car  » Nous sommes collectivement paralysés face à ces changements. Dans un monde défini par l’incertitude, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la solidarité mondiale pour relever nos défis communs et interconnectés  » pour paraphraser Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

Et Pour traverser l’incertitude,  » Nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes …..Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir.  » déclare Pedro Conceição, auteur principal du rapport PNUD.

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A DIEU Noureddine : Une comédie, un humour et un gag d’exception

by Mustapha Maghriti 5 septembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand comédien NOUREDDINE BIKR qui s’est éteint  Vendredi 2 Septembre 2022 à Casablanca , suite à une longue maladie, à l’âge de 70 chandelles.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale.

Né le 11 Février 1952 à Derb Sultan à Casablanca, nourri dans le sérail de la comédie d’un quartier populaire, très connu par de célèbres comédiens et artistes.

Le virus de la comédie lui a été transmis précocement à l’âge de 17 ans en 1967  dans l’école connu sous le nom « Le théâtre Amateur de la Fraternité Arabe » supervisé par l’un des vétérans de la scène artistique et médiatique Marocaine, le défunt et artiste ABDELADIM Chennaoui avec qui il a acquis une grande expérience de la comédie et de la dérision.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré NOUREDDINE BIKR, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques en allant au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms.

La pièce théâtrale que je n’oublierai à jamais de NOUREDDINE BIKR alors que j’ai été encore étudiant est « ALMOUDIR ALJADID » avec Mustapha Dasoukine et  » Kari Hankou » en 1991 à côté de Mustapha Dasoukine, Hmmadi Ammor, ADELATIF Hilal.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra en 1990 de NOUREDDINE BIKR avec la pièce célèbre théâtrale « Dar Sidi Larbi » qui a connu un grand succès auprès du public Marocain à côté de ses confrères ABDELILAH Ajil ; une pièce produite par la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision SNRT qui a été reprise en 2008, mais avec des changements au niveau du texte à travers une adaptation avec les mutations qu’a connues la société Marocaine.

Surtout, la cote de popularité de NOUREDDINE BIKR montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains en connaissant des éloges de la comédie durant les années 90 avec la célèbre bande « THEATRE ALHAY » à côté de Mohamed EL KHAYARI, ABDELLAH  Ajil et HASSAN Foulane dans de grandes pièces plébiscitées par le public Marocain, à l’instar de“Charah Malah”, “Hab wa Tben” en 1998 et ou «Chouf ou hen» une adaptation du texte du grand dramaturge, metteur en scène, écrivain et poète allemand Bertolt Brecht des années 1920.

En outre, le défunt NOUREDDINE BIKR a été connu notamment pour son rôle dans des séries télévisées comme la série « Serb Lahmam » , « Le mirage », « Saken w mskoun » et récemment dans « Zenkat Saâda »  mais aussi pour ses contributions à la Télévision et au cinéma tel que « Les évadés », « Attention Miloud » en 2003, « Mon oncle » en 2017 et « Braquage à la marocaine » en 2019.

La disparition subite de NOUREDDINE BIKR a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, NOUREDDINE BIKR était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu NOUREDDINE BIKR, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu NOUREDDINE BIKR, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des comédiens disparus, lui,NOUREDDINE BIKR en fait partie . Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles . A DIEU NOUREDDINE.

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Les Marocains du Monde, une force économique pour l’Economie Marocaine : du Brain Dain au Brain Gain

by Mustapha Maghriti 28 août 2022
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Ils sont à quelque cinq Millions d’individus éparpillés sur les cinq continent, surtout en Europe avec une large prééminence pour la France où ils résident depuis un siècle, auxquels s’ajoutent des centaines de milliers de juifs Marocains à l’étranger relevé dans le discours du Souverain Marocain à l’occasion de la célébration de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août . En réalité, si l’on compte les clandestins et les enfants de moins de 16 ans exclus des statistiques, les immigrés Marocains sont plus de cinq millions.

Cette diaspora marocaine soutient directement l’économie Marocaine à travers trois principaux canaux, que sont leurs transferts réguliers de fonds, les recettes voyage dégagées de leurs séjours au Maroc en tant que touristes, ainsi que les investissements qu’ils y réalisent.

On s’en souvient lors du marasme économique en raison des restrictions de déplacements et du manque de visibilité dans le  contexte de la crise économique et sanitaire de la pandémie du Covid-19, les transferts de fonds des Marocains du Monde ont fait preuve d’une forte résilience, en réalisant une surprenante hausse de 5%, en 2020, pour s’établir à 68 milliards de dirhams, contre 64,7 Milliards de dirhams, en 2019 dans un contexte économique mondial particulièrement délicat.

Ces remises de fonds peuvent représenter jusqu’à 8 à 10% de la richesse nationale PIB et jouent un rôle de taille dans les équilibres macro-économiques (lissage de la croissance économique, abondement des réserves de change…)

N’est-ce-pas une force économique et sociale pouvant participer à la dynamique économique et sociale du Maroc ? N’est-ce-pas une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc pour une diplomatie économique efficace et efficiente ?

A cet égard, le Souverain Marocain, dans son discours à l’occasion de la célébration de la 69 éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple du 20 Août, a décelé que l’Etat déploie, certes, des efforts considérables afin de garantir un bon accueil aux Marocains du monde, mais ce dispositif demeure insuffisant : Le Souverain Marocain a relevé que bon nombre de membres des Marocains du monde se heurtent encore à plusieurs écueils pour régler leurs affaires administratives ou pour lancer leurs projets.

Il convient par conséquent de remédier à cet état de fait, car le Maroc a besoin de toutes les compétences Marocaines établies à l’étranger où ces talents peuvent s’installer au Maroc, comme elles peuvent apporter leur concours, via toutes sortes de partenariats, depuis leurs pays d’accueil.

A ce titre, le Souverain Marocain a affirmé que le temps est venu de doter cette communauté de l’encadrement nécessaire ainsi que des moyens et des conditions pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, dans l’intérêt bien compris de son pays et de son développement. Dans ce sens, le Souverain Marocain a souligné la nécessité d’établir une relation structurelle suivie avec les compétences marocaines à l’étranger, y compris avec les Marocains juifs, à travers la création d’un mécanisme chargé d’accompagner les compétences et les talents marocains à l’étranger, d’appuyer leurs initiatives et leurs projets d’investissement.

Ce mécanisme permettra de mieux connaître les profils, d’interagir en permanence avec eux et ainsi de leur présenter les atouts dont dispose leur pays dans les secteurs liés au processus de développement et d’investissement.

Le Souverain Marocain a, à ce propos, exhorté, une fois de plus, les jeunes et les porteurs de projets marocains, résidant à l’étranger, à profiter des multiples opportunités d’investissement offertes par la mère-patrie, à tirer le meilleur parti des mesures d’incitation et des garanties que prévoit la nouvelle Charte de l’Investissement.

Etant donné l’importance de la diaspora marocaine comme levier de développement socio-économique du pays, les autorités devraient mettre en place les mécanismes adéquats pour soutenir davantage les initiatives d’investissement de ladite diaspora, surtout la nouvelle génération des migrants Marocains est très désireuse de se lancer dans des projets d’investissement innovants, à condition de bénéficier de l’assistance nécessaire pour identifier les projets prometteurs et établir les bons partenariats, le Souverain Marocain a invité les établissements publics et le secteur national de la finance et des affaires à s’ouvrir davantage sur les investisseurs parmi les membres de la communauté, et à mettre en place, en leur faveur, des mécanismes efficaces de parrainage, d’accompagnement et de partenariat.

En sus, le CESE pourrait faire une radioscopie permttant d’identifier le manque existant et d’établir une cartographie d’excellence à laquelle pourraient contribuer positivement les Marocains du Monde en identifiant les secteurs clés dans lesquels pourraient investir les Marocains du monde connus pour être porteurs d’idées d’investissement novatrices, notamment dans des secteurs autres que l’immobilier, qui concentre déjà 70% du total de leurs investissements.

Le tissu économique et sociale Marocain pourra tirer profit des compétences et aux connaissances des expatriés au profit de leur pays d’origine. Il s’agit principalement des personnes hautement qualifiées qui, par leur expertise acquise dans les pays hôte, peuvent contribuer de manière consistante au développement scientifique et technologique du Maroc. Cette option oppose la perte provoquée par le départ définitif de l’élite scientifique appelé communément « brain drain » , au gain acquis grâce à son retour, définitif ou temporaire, virtuel ou réel, à son pays d’origine.

Dans une économie mondiale de plus en plus extravertie, où l’élite scientifique peut se déplacer aisément d’un pays à un autre, ce paradigme semble plus pertinent pour expliquer cette nouvelle forme de mobilité. Ce qui permet de repenser le modèle traditionnel du « brain drain » (fuite des cerveaux) qui se caractérise par un départ univoque et définitif du migrant du Sud vers le Nord. Le nouveau modèle du « brain gain » (gain des cerveaux) insiste sur la circulation des talents en direction de leur pays d’origine.

Ce qui devrait être le cas pour ces hauts potentiels expatriés, opérant dans les sphères économiques internationales  (Organisations internationales, Multinationales,.. etc.), qui s’avèrent une ressource inéluctable pour promouvoir la notoriété du Maroc, l’élire et le hisser au rang d’une terre d’accueil privilégiée pour les investisseurs étrangers ; ce sont des atouts indéniables en faveur d’un dispositif qualifié pour une diplomatie économique efficace et efficiente en atteste les expériences édifiantes de la Chine, l’Inde, l’Irlande…etc.

Ces potentialités expatriées joueraient le rôle d’ambassadeur et de diplomate économique au service de la promotion de l’Economie Marocaine avec la condition sine qua non  qu’il existe des dispositifs efficaces pour les inciter, les motiver et les soutenir dans cet effort.

C’est dans ce sens que le Souverain a en outre appelé à moderniser et à mettre à niveau le cadre institutionnel afférant à cette catégorie de citoyens et à reconsidérer le modèle de gouvernance des institutions existantes afin d’en rehausser l’efficience et la complémentarité et ce, compte tenu des aspirations sans cesse renouvelées des Marocains du monde qui sont notoirement connue pour les profils de classe mondiale qu’elle compte dans différentes filières : scientifiques, économiques, politiques, culturelles, sportives et autres.

28 août 2022 0 comment
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Quand la planète brûle

by Mustapha Maghriti 9 août 2022
written by Mustapha Maghriti

La planète s’enflamme, la planète prend feu. Détrompez-vous !!! ce n’est pas le fait des pyromanes. Le réchauffement climatique n’est plus un postulat, il n’est plus une spéculation, c’est une réalité amère qui se traduit par des incendies cyclopéens : Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies consument de plus en plus régulièrement différentes parties de la planète. En ce mois de juillet 2022, au Maroc, plusieurs hectares de forêt sont devenus des braises et des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …. Etc.

Ces brasiers qui calcinent la planète ne sont pas spécifiques au Maroc, il sont partout dans le monde, comme en attestent les incendies en Californie ; l’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les incendies qui dévorent la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont brûlés. Aussi, Des feux aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

L’Australie, faut-il le rappeler, entre 2019 et 2020, pendant plusieurs mois,  surnommée « Black Summer », les incendies ont détruit plus de 18 Millions d’hectares de végétation.

L’on comprend alors mieux l’inquiétude de l’Organisation des Nations Unies ONU, qui estime que « la sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’y a pas de vaccin pour la guérir ».

Historiquement, au Canada, et ce en dépit des détresses de bon nombre de scientifiques depuis les années 1970, ce sont le déluge du Saguenay ( à quelques kilomètres du Québec) de 1996 et la tempête de verglas de Janvier 1998 qui ont fortement affirmé que notre société capitaliste sans âme visant efficacité, productivité et optimisation industrielle n’a peut-être pas autant de domination et de contrôle que prévu sur les impacts du climat. En fait, non seulement notre société postindustrielle efficace, productive et optimisée a fortement atrophiée par la variabilité naturelle du climat, mais celle-ci a contribué continûment à assommer sa faillibilité en ajoutant inopportunément dans l’écosphère le poison des gaz à effet de serre.

Ce réchauffement climatique de la surface de la planète engendrera une gigantesque fonte de glaciers polaires et alpins, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer pouvant atteindre jusqu’à 95 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle. Cette flambe, induite par la fonte de glaciers mais, surtout par simple expansion thermique de l’eau réchauffée, rendrait singulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où plus de 50% des habitants de cette planète y vivent.

Avec une augmentation du nombre de journées avec de telles températures très chaudes, la fréquence des vagues de chaleur devrait croître. L’augmentation de ce type d’événements provoquera une augmentation dans le nombre de décès reliés à la chaleur et entraîne une plus grande incidence d’allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Aussi, des experts chevronnées nous mettent en alerte que d’ici 50 ans, plus d’un 1,5 Milliard de personnes pourraient être opprimées à s’évader des réchauffements températures indignes.

Les signes avant-coureurs de cette chauffée climatique ne se font-ils pas déjà sentir ? Cataclysmes naturelles d’origine climatique, météorologique, hydrologique, catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été.

Des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales, des invasions de criquets en Afrique de l’Est et des inondations acculant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

Les quelques illustrations fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups potentiels des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire de la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

Notre patrie a enregistré, cet été de nouvelles vagues de chaleur. Aussi, de nouveaux records de chaleur ont sapé plusieurs contrés, des incendies s’en sont suivis, qui ont ravagé les forêts au Californie notamment. Ne se sont-ils pas les signes précurseurs très effrayants de méga-sécheresses et de l’acidification des océans ? Tel est le résultat d’un réchauffement des températures mondiales.

Le mois Juillet 2022 ne fut-il pas l’un des juillets les plus chauds jamais enregistrés dans le monde, a indiqué Aujourd’hui 9 août l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l’Organisation des Nations Unies ONU ?

Avouons-le dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnent plutôt comme des plaintes de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti de plus bel à la hausse, pour atteindre en 2021 et 2022 leur niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Suite aux échecs des précédents engagements et après plusieurs reports dus à l’épidémie de Covid-19, le Sommet des Nations Unies la 15éme Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique qui a eu lieu 11 Octobre 2021, à Kunming en Chine n’a pas connu de grandes avancées palpables sur un nouveau traité international pour la conservation à même à endiguer la perte en cours de la diversité des plantes et des animaux sur Terre.

On est toujours si loin d’atteindre la vision à 2050 de vivre en symbiose avec la nature et des cibles visant à ce qu’au moins 30 % des zones terrestres et des zones maritimes soient conservées grâce à des systèmes de zones protégées et d’autres mesures de conservation efficaces ou à limiter les pollutions agricoles ou plastiques.

Quelques semaines plus tard, cette conférence a été suivie par l’émérite sommet mondial sur le climat COP26 à Glasgow qui s’est soldé à son tour par un échec : Alors que la planète se trouve selon l’ONU sur un sentier  “ effroyable ” de réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle, les 200 pays de la COP26 ont adopté le 13 Novembre 2021 un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide financière des pays pauvres. Echec qui peut être expliqué par le conformisme des politiques des gouvernements et leur connivences vis-à-vis des lobbies qui les empêchent d’avancer, critiquant “les promesses non tenues de certains pays au lieu d’engagements sérieux” selon le candidat écologiste Yannick Jadot, un échec audible sur le visage avec les larmes aux yeux du président de la conférence sur le Climat, Alok Sharma.

Les rapports accablants nous cessent de s’enchaîner, les preuves à crever les yeux ne cessent jamais de s’accumuler, les scénarios les plus sombres ne cessent de se confirmer sur le crie d’orfraie de la terre. Nous restons pourtant étrangement des « voyeuristes » au regard de ce qui constitue le plus grand risque de mettre notre espèce en péril.

La communauté internationale, in fine , ne doit-elle pas cesser ses promesses de monts et merveilles et ses conduites timides en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours chaotique de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde ? A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les propos du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!!

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009 « Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé »

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La Portée économique du Discours du Trône 30 Juillet 2022

by Mustapha Maghriti 4 août 2022
written by Mustapha Maghriti

Coïncidant avec le 1er jour du nouvel An de l’Hégire, le Samedi dernier 30 juillet 2022 a permis au Maroc de célébrer le 23éme  anniversaire de l’accession au trône du Souverain Marocain. Pour ce faire, le Souverain n’a pas dérogé au rituel du discours du Trône, qui donne le tempo sur des sujets chauds que le Souverain aura décidé de mettre en exergue pour montrer le cap que se choisit notre patrie sur nombre de dossiers, politiques ou économiques, mais aussi sociaux ou environnementaux.

L’année 2022 est particulièrement mouvementée par d’importants événements à haute portée géopolitique et sociale qui se sont succédés depuis le discours du Souverain de l’année dernière. Celui de cette année est jalonnée par un contexte agité où la crise sanitaire et économique de la pandémie Covid 19 et les modulations de l’environnement international continuent à se répercuter sur l’économie nationale et mondiale.

Certes, le discours Royal véhicule des messages « Hard  » tous azimuts : volet politique, géopolitique et social. Le propos de cette chronique est de décrypter et de se cantonner uniquement sur le message économique du discours du 30 juillet 2022 du Souverain Marocain.

En effet, dans son éloge à la Nation à l’occasion du 23éme anniversaire de son accession au Trône, le Souverain Marocain est revenu sur les efforts concertés de l’État et des secteurs public et privé, qui ont permis à l’économie nationale de résister aux crises et aux remous et de réaliser, ainsi des résultats concluants dans les différentes filières de production.

Mais cette éclaircie n’a pas fait long feu en raison de la conjoncture internationale, a souligné le Souverain notant qu’en sus d’une modeste campagne agricole, des facteurs extrinsèques ont entraîné un élan des prix de certains produits de première nécessité avant de souligner qu’il s’agit d’un problème auquel aucun pays n’a échappé.

Conscient des effets pervers de cette situation sur les conditions de vie de nombreuses franges sociales, le Souverain Marocain a évoqué dans sa périphrase, le lancement d’un programme national pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale, outre, des orientations qu’il a livrées au Gouvernement pour l’allocation de crédits importants à la subvention de certains produits de base et pour qu’il assure l’approvisionnement des marchés en ces produits.

Évoquant la Caisse de compensation, dont le budget a doublé en 2022 excédant les 32 Milliards de Dhs, le Souverain Marocain, dans sa missive économique du discours Royal, a appelé à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale et à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix.

Aussi, le Souverain Marocain a estimé dans son discours que le Maroc devra tirer le meilleur parti des opportunités et des perspectives ouvertes par les mutations que connait l’économie mondiale afin de drainer plus d’investissements, stimuler les exportations et promouvoir le produit national.

Dans le dessein d’atteindre un « Level » d’attractivité mature et figurer sur la short-list pour paraphraser Albert Michalet dans son célèbre ouvrage  » la séduction des Nations ou comment attitrer les Investissements », il est incontournable de renforcer la confiance des investisseurs dans nos institutions, l’amélioration du climat des affaires, la rapidité et la simplification des procédures et des formalités administratives, l’amélioration de l’accès au foncier, ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et réglementaire en matière d’investissement.

A cet égard, le Souverain Marocain a engagé  le Team AKHNOUCH, ainsi que les sphères politique et économique à offrir plus de facilités et de fluidités aux investissements étrangers qui, en cette conjoncture internationale, élurent notre pays, en éliminant tout obstacle qu’ils peuvent rencontrer, en singulier les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels où ces agissements et ces comportements égoïstes qui entravent la libération de toutes les capacités de notre économie doivent être combattus et bannis.

Notre pays dispose d’atouts importants pour un bon climat des affaires (situation géographique stratégique, bonnes infrastructures routières, ferroviaires et maritimes, secteur industriel florissant, etc ) qui interpelle le Gouvernement AKHNOUCH à renforcer tous les dispositifs permettant de favoriser les apports de capitaux et d’encourager les entreprises, notamment privées, nationales ou étrangères, d’investir des fonds dans notre économie.

D’ailleurs, l’esprit de la Nouvelle Charte de l’Investissement, dont le projet de loi-cadre N°03-22 a été enfin adopté en Conseil des Ministres le 13 juillet 2022, consiste à inverser la tendance actuelle visant l’orientation des investissements vers les secteurs productifs à haute valeur ajoutée, le développement durable, le renforcement de l’attractivité du Royaume pour en faire un pôle continental et international en matière d’investissements directs étrangers (IDE) et ce en portant la part de l’investissement privé de 33% pour atteindre 350 Milliards de dirhams, soit à 67% du total de l’investissement à l’horizon 2035.

A cet effet, le Souverain Marocain a dit attention au Gouvernement : Il faut chercher les investissements directs étrangers (IDE). Cet appel du Souverain Marocain intervient dans la mesure où il considère que le Maroc a atteint un point de maturité important au niveau de l’économie Marocaine et de nos investissements, et que le Maroc est très en avance à l’instar des chantiers structurants et des prouesses réalisées dans les niches de l’automobile, l’aéronautique, les technologies de l’information et autres.

Tout cela fait que le Maroc est véritablement sur un itinéraire et un sentier que les autres pays ne peuvent pas atteindre et que «  si on veut continuer dans l’excellence, il faut aller à la recherche des IDE, et faire en sorte que nos investissements soient plus compétitifs que les autres. »

En outre, Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, créé suite aux instructions du Souverain Marocain jouera un rôle de premier plan dans la promotion de l’investissement et du relèvement des capacités de l’économie nationale.

Il interviendra pour doter les secteurs productifs du soutien nécessaire et pour financer et accompagner les grands projets envisagés, dans le cadre de partenariats public-privé.

C’est dans ce sillage que le Souverain Marocain exhorte l’exécutif à donner de la visibilité au milieu des affaires pour s’installer au Maroc afin de tirer profit d’investissements porteurs d’investissements, de croissance et d’emploi.

En somme, dans sa plaidoirie du Trône, le Souverain Marocain a choisi de fixer au Gouvernement AKHNOUCH et à toutes les institutions concernées un objectif clairement désigné et identifié, un cahier des charges qu’il convient d’appréhender comme les challenges que le Maroc devra relever les prochaines années.

4 août 2022 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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