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Mustapha Maghriti
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Une géopolitique Méditerranéenne Française sournoise contre le Maroc

by Mustapha Maghriti 30 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

 » L’amitié se fortifie dans les épreuves et grandit avec le temps » dit l’adage français. Ce qui s’est passé récemment avec l’attitude sournoise du Gouvernement Français vient de sceller au contraire une belle preuve d’indignation envers le Maroc : Notre voisin, la France complote sur le dos du Royaume, et accueille, en catimini, dans la capitale française, l’Élysée, le logographe du régime répressif Algérien, Saïd Chengriha confirmant les intentions de l’axe Paris-Alger.

Ne s’agit-il pas d’une altération et d’une déchéance qui stigmatise et ternit une géopolitique millénaire et séculaire entre Paris et Rabat en exhibant les cryptographies serpentines et  sinueuse de la politique étrangère Française, où l’Elysée paraphe des contrats d’armement au nom des « micmacs » et spéculations politiciennes.

Cette félonie Française qui borde l’accueil ésotérique de Saïd Chengriha révèle l’écran de fumée, la gueule taciturne et l’ambivalence du Gouvernement Français qui, d’une part, tambourine le Maroc et, de l’autre, adule l’Algérie, avec une irrévérence insidieuse et une certaine immoralité politique, une cause Nationale pour le Royaume et son peuple : La ferme Souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. N’est-ce pas le substrat du cachet des contrats fructueux de fusillade où l’on sait congrûment à quoi vont servir les 23 Milliards de pétrodollars réservés par le régime Algérien à l’armement au titre de la seule année 2023 avec une envolée de plus de 120% par rapport au budget 2022.

En effet, les récents contrats d’artillerie livrés par l’Elysée, l’exhaussement colossal du budget militaire de la junte militaire intrépidement belliqueuse en 2023 et la visite de Saïd Chengriha à Paris pour décaisser les caisses du complexe militaro-industriel français viennent corroborer, un chavirage irréfutable de l’Elysée sous Mandat présidentiel de Macron vers l’Algérie au préjudice du Maroc et de ses intérêts géostratégiques. De ce fait, ce qui s’est avéré être de la tergiversation française est dorénavant un choix manifeste qui alerte sur les irréfragables desseins géopolitiques de l’axe Paris-Alger.  

Regardons-nous en face, disons les 4 vérités en face à la France : Que représente la visite de Said Chengriha à Paris et le contrat du siècle de l’armement signé avec l’Elysée ? Assurément, des fusils pour flinguer et ébranler notre Patrie et attiser le feu du conflit stéréotypé et chimérique autour des sables d’Or du Maroc.

Avouons-le, aujourd’hui, il y a une vérité diplomatique sournoise et insidieuse à éclipser où Paris est écartelé entre sa relation stratégique avec le Maroc, ses équivoques profondes avec le Maroc au sujet des fondamentaux et des invariantes du Royaume et ses liaisons contraintes avec l’Algérie.

Plusieurs apostrophes interpellent notre politique de Voisinage avec la France, en particulier et avec l’Union Européenne en général :

Pourquoi Paris a-t-elle préféré de tourner les armes françaises contre le Maroc ? La France n’est-elle pas entrain de préjudicier le voisinage à cause de juteux contrats avec Alger ?

La visite du chef d’état-major de l’armée Algérienne par l’achat des armes contre notre Patrie ne constitue-t-elle pas un test de fiabilité de nos relations et de leur sincérité, et de savoir si elles ne sont pas réduites à un simple slogan ? Historiquement, aux temps d’épreuve du voisinage, le Maroc n’a-t-il pas soutenu la France lors de la Seconde Guerre mondiale par les « GOUMIERS MAROCAINS » soldats d’élite ?

Curieusement, quand il s’agit de se coaliser avec l’Algérie, le Maroc sort du radar de la France, mais quand il s’agit de la politique migratoire ou de terrorisme, le Maroc redevient le gendarme de l’Union Européenne. Étonnamment, Alger dont le régime est d’une grande précarité, dépourvue de toute légitimité politique, confronté à un désaveu interne sans précédent, d’un pouvoir militaire maladroitement récusé par les Algériens eux-mêmes, combien apparaît, au contraire, très fréquentable aux yeux de l’Elysée.

La fréquence de ces errances Algériens en France est qu’elles interférèrent avec un contexte politique singulier où la dextérité diplomatique Marocaine cherche à persuader Paris de trancher le nœud gordien de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses sables comme l’avait fait ostensiblement et sans détour la maison blanche lors du mandat du républicain Donald Trump et confirmé par le démocrate Joe Biden.

La génuflexion d’Alger pour Paris a bel et bien une raison : Les généraux Algériens savent indubitablement que Paris possède la dernière cheville pour mettre en sarcophage le phantasme séparatiste du Polisario. Dit autrement, les militaires Algériens savent pertinemment que si la diplomatie Française scelle à découvert l’orientation de Washington, elle entraînera derrière elle l’ensemble de l’armature Européenne.

Et pertinemment le fait que Paris carotte cette carte et sa capacité d’entraînement Européen que le régime militaire Algérien est en train de s’incliner à l’Elysée en lui consentant toutes les privilèges politiques économiques et stratégiques à même d’empêcher Paris de se rallier du côté de Rabat pour son droit irréversible de son Sahara.

Pour reprendre, in fine, les proses du Souverain su 20 Aout 2022 à l’occasion du 69ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple,  le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit. S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, Nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque.

Avec de vrais partenaires, on ne manœuvre pas derrière le dos sur une question fondamentale, enraciné dans l’ADN de plus de 36 Millions Marocains qui est le SAHARA.

30 janvier 2023 0 comment
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Davos 2023 : un Forum économique et une mondialisation aux pieds d’argile

by Mustapha Maghriti 24 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Le Forum économique mondial, qui réunit chaque année le milieu du Business International, responsables politiques, organisations internationales, intellectuels, et journalistes afin de débattre des paris et des challenges de la mondialisation, a fermé ses rideaux Vendredi 20 Janvier 2023 sur des débats de la géopolitique mondiale d’après Covid et d’après guerre Ukraino-Russe.

Les débats de Davos 2023 ont peu porté sur les solutions et les partenariats public-privé pour relever les défis mondiaux les plus impérieux telque les disettes énergétiques et alimentaires dans un contexte de changement climatique , de l’envolée de l’inflation , des risques de dettes publiques non honorées et de récession économique, du conflit russo-ukrainien et des bouleversements géopolitiques qui l’accompagnent, des aides humanitaires et de la reconstruction alors qu’on a cru qu’ils ambitionneront dans la  53éme édition d’améliorer l’état du monde et de tenter de trouver des solutions impératives aux grands problèmes urgents de la géopolitique internationale. 

Les discussions ont basculées et centrées sur comment les 3 premières puissances mondiales USA, Europe et la Chine vont cohabiter ensemble dans une nouvelle ère économique d’après Covid et Post guerre en Ukraine de façon plus ou moins autonome. De ce fait, les masqués sont tombés au Davos 2023 et d’ores et déjà  il n’y a plus de grandes puissances que ce soit les USA ou la Chine qui veut jouer à la philanthropie de l’Organisation Mondiale du Commerce OMC.

Dans cette kermesse des riches, on a remarqué comment la Chine et les USA défendirent farouchement leur intérêt ; des intérêts qui s’apparentent à des stratégies d’équilibre de Nash, dans lequel chacune des parties ne peut rompre l’équilibre qu’en s’exposant à être détruit ou ce qu’on appelait à l’époque de la guerre froide, l’équilibre de la terreur ou destruction mutuelle assurée entre, d’une part par l’Union soviétique (et ses satellites au sein du Pacte de Varsovie), et d’autre part par les États-Unis (et ses alliés au sein de l’OTAN).

L’Union Européenne aussi dans ce Forum économique fustigea la loi IRA « Inflation Reduction Act » et son volet protectionniste, laquelle conjugue non seulement des investissements massifs dans le secteur de l’énergie et en faveur du climat, mais aussi de fortes subventions de 400 Milliards de Dollars d’aides à la relocalisation sur le sol Américain, comme les véhicules électriques, les batteries ou encore les projets d’énergie renouvelable.

De telles subventions font craindre à l’Europe une distorsion de concurrence et un exode de ses industriels de l’autre côté de l’Atlantique. Venant d’un Etat allié, le coup sera rude pour les industriels Européens. A défaut de subventions équivalentes, Paris cherche à convaincre Bruxelles d’imposer des mesures de rétorsion.  

L’IRA va amplifier la prise de conscience de la part des Européens qu’ils sont de plus en plus pris en étaux entre deux superpuissances avec les Etats-Unis qui prennent le chemin comme la Chine d’une économie de plus en plus dirigée et protectionniste  pour paraphraser Elvire Fabry, experte de politique commerciale à l’Institut Jacques Delors. 

De telles désagrégations sont à la base des lignes de fracture géopolitiques, une fragmentation géoéconomique qui pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 7% du PIB, voire jusqu’à 8 à 12% dans certaines économies et pourrait réduire le PIB mondial de 0,2% selon le dernier rapport du Fonds monétaire international FMI publié le 15 Janvier 2023, un jour avant l’ouverture du forum.

Le Forum de Davos n’est plus considéré comme le temple de la mondialisation, il est plutôt un sommet post-mondialisation : La crise sanitaire, le retour de la guerre en Europe, la menace chinoise sur Taïwan, la flambée des prix de l’énergie et le dérèglement climatique ont mis fin à la perception d’un monde ouvert. 

Les mots récurrents au Forum Davos 2023 sont : résilience, adaptation ou souveraineté économique nationale où la Ministre du Commerce et de l’Industrie des Pays-Bas défendait la souveraineté industrielle de l’Europe dans le secteur des semi-conducteurs qui est un équipementier fondamental sur l’échiquier de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Dans une interview diffusée sur la chaîne Américaine CBS le premier Janvier 2023, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a anticipé une année difficile pour l’économie mondiale, dont 1/3 devrait entrer en récession en 2023. Les trois principales économies – les États-Unis, l’Union Européenne et la Chine – ralentissent toutes simultanément. Si « les États-Unis sont en mesure d’éviter la récession », l’Union européenne a quant à elle été très durement touchée par le conflit Russo-Ukranien, la moitié de l’UE sera en récession.

Ces multiples « Ouragans » politiques, économiques et les remous sociaux dans une époque où l’hiatus entre les riches et les pauvres se creusent un peu partout sous l’effet des crises, comme l’a montré le rapport de l’ONG Oxfam où selon ses auteurs les inégalités économiques ont atteint des niveaux alarmants et proposent une taxation « platonique » des riches pour imposer les revenus et le capital des plus aisés et les incertitudes créèrent une fragmentation accrue aux niveaux mondial et national, comme il a souligné Klaus Schwab, Fondateur et Président exécutif du conseil d’administration du WEF, lors de la cérémonie d’ouverture du Forum.

Ainsi, au regard d’une « Coopération dans un monde fragmenté » pour reprendre l’intitulé de la 53éme édition du Forum de Davos 2023 qui reflète la réalité épineuse de la géopolitique mondiale, seule une coopération accrue peut épauler l’économie mondiale et chaque économie à surmonter la crise selon les propos même du fondateur et président exécutif du WEF, Klaus Schwab afin de freiner l’érosion de la confiance que connaît le monde.

En outre, sans une implication plus audacieux et énergique des prépotences économiques et  politiques c’est comme un coup d’épée dans l’eau pour réussir les transitions écologiques, économiques et sociales incontournables. Certes, l’on peut fulminer, protester, plaider pour une démondialisation à cor et à cri, les possesseurs des espaces économiques et politiques hégémonique ont grappillé surabondamment de capital, de know-how, de technologie pour qu’une nouvelle gouvernance mondiale et une plus répartition seyante des richesses se fasse avec les damnés de la mondialisation.

Cependant, face à une fragmentation que connait l’économie mondiale, et pour paraphraser Dani Rodrik : A la place de récriminer des espaces fermés et de plaider pour le protectionnisme et des mesures de représailles et de rétorsions économiques et commerciales,  nous devons reformater et réédifier un équilibre circonspect entre gouvernance nationale et gouvernance mondiale à travers des moyens initiateurs pour réconcilier les actuelles tendances inégalitaires de la géopolitique et des technologies avec la démocratie et l’inclusion sociale par une géopolitique mondiale pluraliste où les États-nations conservent décemment d’autonomie pour rebâtir leur propre contrat social et développer des stratégies économiques à la mesure de leurs besoins.

24 janvier 2023 0 comment
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Le Forum de Davos 2023 à l’ère d’une géopolitique mondiale fragmentée

by Mustapha Maghriti 18 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Créé en 1971, le fameux Forum économique mondial de Davos réunit chaque année le milieu des affaires, responsables politiques et d’organisations internationales, intellectuels, et journalistes afin de débattre des enjeux de la mondialisation, a ouvert son bal hier Mardi à Davos pour sa 53éme édition après deux années de reports et d’annulations pour cause de Covid19.

Le Forum de Davos, qui a longtemps chanté en chorale les vertus du libre échange en  donnant le ton d’une mondialisation heureuse, a entrouvert ses portes dans un climat diamétralement différent : La mondialisation est en panne d’inspiration, la guerre est en Europe, et la géopolitique mondiale érige de nouvelles murailles. 

La normalité n’est plus ce qu’elle était. Les crises foisonnent et s’entremêlent comme l’a souligné le bâtisseur du Forum, Klaus Schwab : L’économie mondiale est accolée à des antagonismes immenses. La croissance s’est essoufflée où selon les dernières prophéties de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques OCDE publiées hier Mardi 17 Janvier 2023 de l’économie mondiale va subir un coup de frein passant de 3,1% en 2022 à 2,2% en 2023, avant de rebondir à 2,7% en 2024, tandis que la forte inflation s’est généralisée à l’ensemble des pays et des produits et s’avère persistante.

Les ruptures d’approvisionnement énergétique pourraient faire encore ascensionner les prix. Les hausses en cascade de taux directeurs nécessaires pour endiguer l’inflation, accentuent les fragilités financières. La guerre que mène la Russie contre l’Ukraine a provoqué un choc de très grande ampleur sur les prix de l’énergie, sans précédent depuis les années 1970.

L’économie mondiale paie une lourde « fustigation » à la hausse des prix de l’énergie, qui risque de s’aggraver en cas d’insuffisance des stocks de gaz européens et exacerbe les risques de surendettement dans les pays à faible revenu, mais aussi d’insécurité alimentaire.

Dans un tel contexte tumultueux, un rationnement de l’énergie pourrait s’imposer en Europe et les pays du monde entier pourraient en pâtir, sur fond de renchérissement du gaz à l’échelle mondiale. Il en résulterait une atrophie de la croissance et une augmentation des prix en Europe et dans le reste du monde.

En substance, Davos 2023 est acculé à des défis qui se chevauchent et s’entremêlent : la crise climatique, une pandémie mondiale, des conflits armés, l’insécurité alimentaire généralisée, une inflation généralisée et des millions de personnes étranglés par les bas salaires ou le chômage.

D’antan, Davos rêva d’une libre circulation des marchandises et des capitaux, une intégration des chaînes de production à l’échelle mondiale, et de la technologie pour le bien commun, mais, hélas, autant en emporte le vent, s’est heurté à des obstacles géopolitiques mondiales: L’incertitude est partout, le libre-échange, prôné par les ultralibéraux de DAVOS, est mal en point, la guerre hante l’Europe et la récession semble être l’horizon commun à tous.

Pour preuve, le milieu des affaires qui converge vers la Mecque du business est sans boussole où après avoir fait preuve d’un optimisme débordant l’an dernier, les dirigeants d’entreprise sont passés à l’extrême inverse de pessimisme : Près de 80 % des PDG mondiaux anticipent une baisse de la croissance économique mondiale au cours de l’année à venir, selon la 26éme édition de l’enquête « Global CEO Survey » du cabinet PwC réalisée auprès de plus de 4.400 dirigeants de 105 pays et publiée à l’occasion du forum de Davos.

D’ailleurs l’intitulé de la thèmatique de cette année 2023 est très révélatrice   « La coopération dans un monde fragmenté » où le forum de Davos escompte ressouder un monde qui se fragmente et où les participants à Davos analyseront comment le double déclenchement de la pandémie de COVID19 et de la guerre en Ukraine ont ébranlé un système mondial déjà velléitaire.

En somme Davos dans sa 53éme édition n’a jamais été rencogné à des enjeux et des défis aussi inédits qu’en 2023 où le monde se remet d’une pandémie globale, en s’efforçant de contenir les contrecoups ravageurs de l’anathème climatique et surfe dans un typhon géopolitique mondile en Burn-Out suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Une invasion qui n’a pas manqué de préoccuper, non seulement le milieu des affaires et les organisations syndicales, mais aussi les différents responsables nationaux et internationaux, réunis au Forum Economique Mondial de Davos, et à leur tête les institutions de Brettons Woods, le Fonds Monétaire international (FMI) qui s’interpellent sur la manière de réprimer ce qu’on appelle la fragmentation géopolitique marquée par un affaiblissement de multilatéralisme et un retour vers le protectionnisme, à même à réformer les systèmes de la gouvernance mondiale, afin de rétablir la confiance et le renforcement de la coopération internationale déjà émiettée.

La Chine et sa « maniaquerie » politique “zéro Covid” : Alors que la plupart des autres pays sont revenus à une situation normale, la Chine est submergée en ce mois de janvier 2023 par une importante vague d’infections et de décès due au Covid19 et la population subit jusqu’à ce jour les affres d’un confinement extrêmement draconien qui ne cesse d’avoir des effets pervers sur l’économie mondiale où le pays est en train de propager ses difficultés d’approvisionnement au reste du monde et attise une géopolitique mondiale déjà compliquée et fragmentée.

L’économie mondiale ne peut se soustraire de l’instabilité  d’une géopolitique internationale dispersée et disloquée battant en brèche la rémission de l’économie internationale, d’autant plus qu’outre la contorsion des finances publiques, du durcissement des politiques monétaires, du regain du protectionnisme et des pressions inflationnistes, suite, notamment, aux augmentations des prix des carburants, d’autres produits d’importation essentiels comme les produits alimentaires et l’épineuse problématique de l’énergie.

Dani Rodrik avait raison de critiquer impétueusement la mondialisation économique portée à outrance, et suggère une explication plus pondérée des raisons pour lesquelles la psychose hyper-mondialiste des gratins et des technocrates a calfeutré les nations dans la réalisation d’objectifs économiques et sociaux légitimes à l’intérieur de leurs espaces nationaux : prospérité économique, stabilité financière et équité.

Dani Rodrik plaide pour une économie mondiale pluraliste où les États-nations conservent suffisamment d’autonomie pour élaborer leur propre contrat social et développer des stratégies économiques à la mesure de leurs besoins.

Au lieu de réclamer des frontières fermées et de défendre le protectionnisme, Dani Rodrik montre comment nous pouvons restaurer un équilibre raisonnable entre gouvernance nationale et gouvernance mondiale et trace une feuille de route d’avenir en proposant des moyens novateurs pour réconcilier les actuelles tendances inégalitaires de la géopolitique et des technologies avec la démocratie et l’inclusion sociale.

18 janvier 2023 0 comment
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« NIYA » entre l’héritage islamique du passé et coaching et loi de l’attraction du présent 

by Mustapha Maghriti 12 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

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Si les Lions d’Atlas ont épaté le monde lors du Mondial 2022, ils ont tout aussi internationalisé le concept « NIYA ». En effet, c’est grâce à l’entraîneur technique Marocain Walid Regragui qui a emprunté le concept de « NIYA »  pour enthousiasmer et exalter les Lions d’Atlas tout en gravant les échelons pour arriver au carré magique du quart de finale de la coupe du monde .  

Faut-il rappeler que la « NIYA » est un concept foncièrement islamique utilisé par سيدنا محمد رسول الله صلى الله عليه وسلم : Le Commandeur des Croyants, Abou Hafs Omar ben El-Kattab رضي الله عنه a dit : J’ai entendu l’Envoyé de DIEU صلى الله عليه وسلم سيدنا محمد  dire  إنما الأعمال بالنيات « ، وإنما لكل امرئ ما نوى   qui veut dire que  » Les actions ne valent que par leurs intentions. Chacun ne recevra la récompense qu’il mérite que selon ce qu’il a entendu faire.  La « NIYA » en Islam fait partie intégrante de l’éthique, basée sur la bonne foi.

Elle a occupé une place de choix dans la littérature religieuse des Érudits des hadiths علماء الحديث. Cette dernière qui peut être traduite étymologiquement par le vocable « Intention », « Détermination » est considérée comme la base sur laquelle s’étaie l’action, la foi et la ferme Volonté d’agir sans aucune hésitation.   

La « NIYA »  n’a jamais été autant ravivée et revigorée où moult Coachs internationaux s’interpellent et s’interrogent sur l’explication de  cette notion miraculeuse qui, après les prouesses des Lions d’Atlas contre l’Espagne, la Belgique et le Canada, est sur toutes les langues et parait sur tous les manchettes, sur les drapeaux, car ils semblaient croire en le spiritisme et de l’archimagie de la « NIYA »   pour avoir accès et atteindre l’excellence et la gloire.

Les missives de Walid Regragui à son Team les Lions d’Atlas, appelant à croire en la « NIYA », ont été repris par les médias qui ont inondé la coupe du monde Qatar 2022. La « NIYA »  est devenue internationale, rattachée au succès, à la gloire.

La mouture ultramoderne de la « NIYA » c’est une variante récente qui puise son essence dans la conception islamique où les Coachs enseignent, aujourd’hui, en développement personnel destinée à améliorer les compétences et la performance d’un individu, d’un groupe ou d’une organisation, grâce à l’amélioration des connaissances, l’optimisation des processus et des méthodes d’organisation et de contrôle.

Cette méthode moderne est utilisée afin de ressourcer l’être humain par une détermination invincible, une opiniâtreté ferme en se focalisant sur le triomphe et non les obstacles, sur le succès et non l’échec. Elle est aujourd’hui présent dans tous les domaines de la vie, sportif, professionnel, nutritionnel, parental, scolaire, etc.

la « NIYA » notion fondamentalement islamique, c’est ce qu’on appelle actuellement la loi de l’Attraction qui est la croyance qu’en se polarisant sur des pensées positives, les personnes peuvent apporter des expériences positives et édifiantes dans leur vie.

Notre conscience influence nos résultats où il y a une connectivité directe entre nos pensées et la réalité. Si nous nous concentrons sur nos désirs et nos rêves, ils deviennent réalité. Si nous sommes positifs et croyons fermement en nos habilités, nous attirons la réussite et le succès.

Les adeptes de ce credo associent généralement des techniques de recadrage cognitif avec des affirmations et des visualisations créatrices pour substituer des pensées défaitistes ou auto-destructrices -négatives- par des pensées plus autonomes et adaptées -positives-.

Cette croyance est bâtie sur l’idée que les personnes et leurs pensées sont à la fois de la  » pure énergie », et que, par le processus de  » l’énergie attire une énergie semblable » une personne peut améliorer ses performances, sa propre santé, sa richesse, et ses relations personnelles.

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C’est ce qui est arrivé avec la sélection Saoudienne en coupe du monde Qatar 2022 où avant le match contre l’Argentine, Hervé Renard a interpellé l’Equipe de l’Arabie Saoudite en changeant leur subconscient défaitiste à l’égard de la sélection de Léon Missi considérée dans leur inconscient comme une équipe imbattable et favori à la coupe du Monde: « Vous ne sentez rien ? Vous ne croyez pas qu’on peut les rejoindre ? Ils jouent comme ça, détendus… Allez les gars, c’est une Coupe du monde, donnez-tout ! ». C’est une intervention en anglais, traduite en arabe mais dont on comprend les ressorts émotionnels de croire en  la « NIYA » des talents de Team Saoudien.

Dans le vestiaire, à la pause, Hervé Renard a délivré une tirade qui restera gravée dans les annales de la Coupe du monde. Une périphrase enragée et sans concession pour ses joueurs Saoudiens, dans le but de les doper et revivifier de pensées positives de réussite et de prédétermination, ce qui leur a galvanisé de fermeté, de foi, d’acharnement, de frénésie, d’émotion, de  « NIYA » en la réussite et en effet la « NIYA » ou dit autrement la loi de l’Attraction a joué son jeu où en juste l’espace de 5 minutes, la séléction Saoudienne marqua  deux buts ; le plus grand exploit de l’histoire de l’Arabie Saoudite qui a battu le détenteur de la coupe du monde par une victoire 2 buts à 1 face à l’Argentine de Lionel Messi.  

D’ailleurs, cette vidéo du discours saisissant et vibrant d’Hervé Renard a été visionnée des Millions de fois, un speech qui a enflammé en faisant sensation sur les réseaux sociaux du quatre coins de la planète.

Ainsi, Hervé Renard, à travers la « NIYA » ou dit autrement la loi de l’Attraction a changé ou a effacé efficacement les schémas de pensée négative des joueurs Saoudiens ( que Léon Messi et sa bande sont inattaquable en « ressentant » (par la visualisation créatrice) que les changements souhaités se sont déjà produits. Cette combinaison de pensée et d’émotion positives permettrait d’« attirer » des expériences et des opportunités positives en se mettant en résonance avec la « Loi » énergétique proposée. 

 En substance, la « NIYA »  un héritage du passé purement islamique est toujours d’actualité et qu’elle apporte à chaque personne les conditions et les expériences objets de leurs pensées, attentes et désirs prédominants. 

La « NIYA », c’exactement la loi de l’attraction qui fonctionne universellement sur tous les plans d’action, et nous attirons tout ce que nous désirons ou attendons. Si nous désirons une chose et en attendons une autre, nous nous divisons en un conflit intérieur, et ceci amène rapidement à des résultats désolants. Déterminez-vous résolument à n’attendre que ce que vous désirez, alors vous n’attirerez que ce que vous désirez. 

la « NIYA » permet de reprendre le pouvoir sur sa vie et sur son destin prétendant faussement être négatif. 

Adhérer à cette conviction consiste à penser que rien n’est impossible. Il s’agit avant tout d’une question d’état d’esprit : Les obstacles ne sont pas des dangers, car elle aide l’être humain à mieux les appréhender et la transformer en opportunités. Par ailleurs, la « NIYA »  a un effet bénéfique au niveau de la pensée, c’est-à-dire que la personne développe de plus en plus de pensées positives et de moins en moins de pensées négatives. Se répéter ces pensées positives contribue non seulement à développer une émotion positive mais aussi à améliorer la confiance en soi et l’estime de soi. 

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La « NIYA »  agit sur la puissance de l’esprit subconscient en proposant à l’être Humain de prendre le plein contrôle de ses pensées, dans le but de réaliser des choses dans la vie, avec l’esprit, autant que par l’action.  

En somme, la « NIYA » avec la condition sine qua non quand on y croit, donne des ailes, permet d’affronter le risque, d’être audacieux et croire que tout est possible.  La « NIYA » booste l’ambition, stimule la détermination et l’énergie positive et permet de croire en soi et en la réussite. C’est in fine (تفاءلوا بالخير تجدوه وتوقعوا الأجمل يقع بإذن الله).

 

 

 

12 janvier 2023 0 comment
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A DIEU ABDERRAOUF: Un Humour et une Comédie d’exception

by Mustapha Maghriti 3 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand ABDERRAOUF qui s’est éteint ce Lundi 2 Janvier 2023 à Casablanca, suite à une longue maladie, à l’âge de 86 bougies.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale. Né le  27 décembre 1936 à Casablanca, qui a découvert sa passion pour le théâtre et la comédie en détention par les autorités coloniales : Emprisonné par les autorités coloniales au début des années 1950, ce précurseur du stand-up au Maroc dévoile son talent théâtral pour égayer la froideur de la prison. Une fois libéré, Abderraouf quitta sa ville et forme une troupe de théâtre avec des anciens codétenus. Ils jouent dans des cafés en adaptant des textes de Molière. Abderraouf exerça plusieurs métiers avant de revenir à l’art et en faire son métier après un grave accident de voiture.

Le virus de la comédie lui a été transmis durant les années 1960, en créant le personnage burlesque ABDERRAOUF inspiré d’un camarade de classe, véritable incarnation de la sottise. D’ailleurs son nom Abderraouf est devenu synonyme de ridicule dans le langage populaire Marocain. Il est devenu l’une des figures comiques les plus populaires au Maroc à travers le personnage clownesque Abderraouf, qui, avec beaucoup de dérision, de sarcasme et d’ironie, traitait des sujets les plus outrecuidants.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré ABDERRAOUF, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques en allant au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms et surtout depuis ma tendre enfance, je l’écoutais beaucoup avec tant d’attention et d’admiration sur les vieux disques 33 tours et 45 tours où  je passais des heures et des heures à l’écouter. Mon Dieu qu’il nous a fait passer comme moments merveilleux dans la simplicité la plus totale avec souvent juste un modeste bureau et une rudimentaire chaise.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra d’ABDERRAOUF  par son « tarbouche rouge « , ses sketches qui font toujours rire petits et grands même ceux qui n’ont pas vécu l’époque de ses spectacles à guichet fermé, ses sketches à succès enregistrés sur cassettes et ses rendez-vous attendus avec impatience sur la télévision nationale et j’en fait partie.

Il suffit d’écouter une réplique d’ABDERRAOUF pour plonger dans le rire. Cette icône de l’humour au Maroc remémorera toujours de bons moments de réunions familiales et surtout un talent qui a inspiré des générations d’humoristes et d’acteurs Marocains. Avec son saroual coloré, son gilet, son tarbouche rouge, sa voix spéciale, sa personnalité touchante et son humeur hors pair, le personnage d’Abderraouf ou «Ouf» est gravé dans notre imaginaire collectif. Avec un air naïf et ridicule, une comédie populaire, il abordait des thématiques qui touchent la culture de la société Marocaine.

En dépit de son seul et unique personnage ABDERRAOUF, il ne tombait jamais dans la monotonie. Le parrain des humoristes Marocains avait une vision sur la société. Il savait passer le message par son corps, sa voix avant son texte.

La voix nasillarde, le style bouffon et la chéchia rouge de «Si Ouf» sont devenus une allégorie et emblème de l’humour Marocain. Il a porté le Maroc à travers l’Europe où son talent a séduit les Marocains et les Marocains du Monde.

Une grande apothéose lui a été consacrée en le nommant à Anvers en 2011 «Meilleur humoriste Marocain du 20éme siècle» par la Fondation des Nuits de l’humour Arabe. ABDERRAOUF a rencontré un grand succès à la télévision avant d’être un peu oublié par la presse et les professionnels de la comédie. Mais le grand « Louis de Funès du Maroc » a refusé de tomber dans les oubliettes : Il revint dans les années 2000 avec de premiers rôles sur les grands écrans grâce au réalisateur Nassim Abassi où ABDERRAOUF a joué dans «Mon oncle» et «Majid», ainsi que « BILA HOUDOUD », le Chauffeur,  et la bicyclette de Ba Larbi..

Aussi, le 16éme Festival International du Film de Marrakech avait rendu un vibrant hommage au césar de la comédie ABDERRAOUF connu pour son style sans égale qui secrète toujours la sérotonine et l’endorphine.

Cet artiste précautionneux et attentif au grand Feeling apportait de sa personne pour son personnage. Derrière le personnage spécifique d’ABDERRAOUF connu pour ses grimaces se dissimulait un homme au tempérament et à l’instinct bien affirmé et un père de famille qui communique le modèle pour ses enfants comme pour beaucoup de jeunes Marocains. 

La disparition d’ABDERRAOUF a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, ABDERRAOUF était une hybridation de philanthropie, de simplicité, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et comédiennes, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu ABDERRAOUF, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu ABDERRAOUF, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il y a un cercle des comédiens disparus, lui, ABDERRAOUF en fait partie. Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles. Tu nous manqueras tant ABDERRAOUF. Puisse le tout Puissant t’accueillera en sa Sainte Miséricorde. A DIEU ABDERRAOUF.

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Taux directeur et le mirage de la maîtrise de l’inflation

by Mustapha Maghriti 1 janvier 2023
written by Mustapha Maghriti

Longtemps battu en brèche par les économistes pour ses sacerdoces classiques de ne plus se cantonner au ciblage de l’inflation, la Banque Centrale est aujourd’hui sollicitée plus que jamais à l’épineuse question de juguler l’inflation dans la mesure où cette dernière est devenue le premier ennemi qui obnubile les Banques Centrales contradictoirement à ce qu’il prévalait il y a quelques années, les années de la Stagflation qui prévalaient au cours des années 1970, à la suite du premier choc pétrolier de 1973).

Cependant au regard de la récurrence des crises économiques et financières et de l’envolée de l’inflation, BANK AL-MAGHRIB évolue vers des missions duales de conciliation entre la stabilité des prix et celle de la  stimulation de la croissance économique.  

Lors du dernier conseil de BANK AL-MAGHRIB, qui suit de près la conjoncture économique et les pressions inflationnistes, tant au niveau national qu’international, tenu le 20 Décembre 2022, le Patron de l’Institut d’Emission 
Abdellatif Jouahri a décidé de relever le taux directeur de 50 points de base, soit  à 2,50%  une seconde fois après la hausse du Mois de Septembre à un moment où les banques centrales du monde notamment la FED Américaine et la BCE de l’Union européenne ont serré la vis face à une inflation ascendante, en révisant à la hausse de manière conséquente leurs taux directeurs et ce dans l’ambition d’exorciser le spectre de l’inflation qui pèse d’un poids lourd sur les entreprises et les ménages, puisque l’inflation exprimée par l’Indice du Prix à la Consommation (IPC) a gravi à 8,3% le Mois de Novembre selon le département de Lahlimi Haut Commissariat au Plan  (HCP), un élan jugé alarmiste par le milieu des affaires et les analystes de la conjoncture économique.

Et tenant compte des données les plus récentes du Haut Commissariat au Plan, l’inflation devrait rechuter à 6,6% en 2022, après 1,4% en 2021, tirée considérablement  par la dynamique de la hausse des prix des produits alimentaires, des carburants et lubrifiants. Par la suite, elle se stabiliserait à 3,9% en moyenne en 2023 avant d’accuser un nouveau rebond en 2024 à 4,2%, en lien avec la décompensation programmée des prix des produits subventionnés.

Notre propos dans cette chronique  est que non seulement BANK AL-MAGHRIB, mais moult Banques centrales tombent dans la « chausse-trape » de répliquer aux pressions inflationnistes en avisant d’adopter des politiques monétaires rigoureuses, notamment à travers l’augmentation de leurs taux directeurs, dans le dessein de rendre plus rebutantes les coûts de financement des ménages et du secteur privé et faire baisser ainsi la demande agrégée, pour par la suite juguler l’inflation. 

Cette transmission nous semble très schématique et réductrice de la réalité économique : Ce schéma pourrait assurément fonctionner si l’inflation était toujours et intrinsèquement un phénomène monétaire. Toutefois, la réalité économique est toute autre, elle n’est pas aussi simple que ça et une réflexion sur les sources de l’inflation montre qu’elle est transmissible par les coûts sur les marchés internationaux.

En effet, Il n’est pas douteux, qu’il s’est développée ces dernières années une propagation générale de l’inflation où les experts internationaux remarquaient qu’il y a eu au cours des dernières années, un synchronisme nettement plus étroit entre les mouvements de prix dans les différents pays qu’entre les changements dans l’intensité de la demande.

Outre, des causes internes, plus ou moins particulières expliquant l’inflation, il serait apparue des causes externes communes à l’origine, ou favorisant la poursuite de ce mouvement général ; les poussées inflationnistes se sont propagées de pays à pays, et elles se sont jusqu’à un certain point, renforcées mutuellement .

En première analyse, il est facile d’attribuer ce phénomène au développement croissant des échanges internationaux, qu’ils s’agissent de mouvements de biens et services.

Cette question étant à la fois complexe et controversée, relevons simplement quelques éléments qui paraissent essentiels : Ces effets prix sautent aux yeux quand ils prennent la forme d’une hausse des prix à l’importation.

Dans ce cas des importations, s’il s’agit de produits non concurrentiels, une hausse se répercute sur les prix de revient des industriels pour les matières premières et produits intermédiaires, sur les prix de détail dans le cas de produits finis. S’il s’agit de produits concurrentiels, il se produit des influences réciproques entre importations et concurrents intérieurs.

A titre illustratif, les fortes pressions inflationnistes au Maroc durant le premier semestre 2022 sont d’origine externe que par des facteurs intrinsèques notamment suite à l’augmentation des prix des produits énergétiques et alimentaires, mais aussi à la hausse de l’inflation chez les principaux partenaires économiques. Ceci dit que c’est une inflation importée et Bank Al-Maghrib l’a bien souligné dans les deux derniers rapports de politique monétaire. 

De ce fait, BAM s’aligne sur la trajectoire des grandes Banques Centrales à l’international pour lutter contre une inflation usuellement importée au Maroc où plus de 50% des importations du Maroc se font en Dollar et concernent principalement les produits énergétiques et céréaliers. Cette situation a propulsé l’hiatus entre le cours de référence du Dirham et son Mid panier à plus de +3,60%, soit un plus haut depuis la mise en place de la réforme de change en 2018 où ce dernier se rapproche ainsi du seuil haut de la bande de fluctuation du dirham fixé à 5%. Dans ces conditions, la parité Dollar/Dirham atteint son apogée de plus de 10 ans, à 10,81, en hausse de +17% depuis le début de l’année.

Au niveau du circuit économique, les prix échangeables représentent plus de 90% de la structure des prix au Maroc. C’est pour dire que toute oscillation à la hausse ou à la baisse des prix des inputs affecte le niveau de l’inflation. L’arme dont dispose Bank Al-Maghrib pour juguler l’inflation n’est autre que la politique monétaire à travers la hausse ou la baisse des taux directeurs pour prévenir tout désencrage des anticipations d’inflation et assurer les conditions d’un retour rapide à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix.

Bien que les prévisions de la Banque Centrale tablent sur un taux d’inflation de 2,4% en 2023, nous pensons que le revirement du cycle inflationniste dépend encore des effets de la guerre en Ukraine qui persiste encore parce que si le conflit russo-ukrainien prend une autre tournure , les hypothèses retenues par la Banque Centrale seraient perturbées et l’inflation repartirait à la hausse.

D’ailleurs, Fitch Solutions avait anticipé une nouvelle hausse, cette fois plus forte, du taux directeur de 100 points de base, pour le porter à 3% cette fin d’année en raison notamment d’une Banque centrale européenne (BCE) plus belliciste (étant donné que l’euro a la pondération le plus élevé dans le système monétaire géré du Maroc) et de pressions inflationnistes soutenues, et des performances économiques plus fortes que prévu, ainsi que la baisse des réserves de change qui pèsent davantage sur le Dirham.

Bank Al-Maghrib justifie la dernière hausse du taux directeur à 2,50% par ses prévisions du retour de l’inflation à des niveaux modérés en 2023 et non pas par ses sources qui ne sont pas monétaires. Cependant, avec les incertitudes que connait le monde actuellement, le scénario de la perpétuité de la hausse générale des prix est fort probable. Un tel synopsis pousserait les autorités monétaires, à nouveau, à relever leur taux directeur, dans le souhait de faire face à l’inflation, qui n’est pas monétaire, chose qui ne va que préjudicier davantage l’économie Marocaine. 

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Victoire du Maroc au Qatar 2022: Preuve et Gage que l’Union Arabe, Maghrébine et Africaine est toujours possible

by Mustapha Maghriti 28 décembre 2022
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous Musulman, Arabe et Maghrébin n’a pas suivi avec euphorie la bataille des Lions d’Atlas décrochant majestueusement la 4éme place de la Coupe du Monde Qatar 2022 en détrônant des équipes favorites pour remporter la Coupe du Monde tel que la Belgique, l’Espagne ou le Portugal ? Transcendons la dimension sportive et focalisons nous sur la dimension politique pour invoquer un secret de polichinelle que le football est devenu un vecteur allégorique ayant une dimension politique persuasive. 

Après la qualification du Maroc au carrée magique du quart de Final, plusieurs médias Arabes, Islamiques, Maghrébins, Africains et même internationaux ont salué le jeu des Lions de l’Atlas pour leur exploit  durant la Coupe du Monde Qatar 2022.
Partout dans le monde, le football est un rétroviseur et réflecteur de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions devenir. Il est tout aussi un jeu comme la politique d’ailleurs.  Parlons, à cet égard, de jeu et surtout d’enjeu politique.

On l’a vu à la TV Marocain et bien que le petit écran Algérien a zappé à maintes reprises les exploits des Lions de l’Atlas  le public Algérien qui, tout au long des compétitions des Lions Atlas a prié à chaque match des Lions de l’Atlas. Une Algérie qui a su exprimer sur les slogans irréprochable, ainsi que les positions les plus légitimes pour dire à une camarilla de généraux militaires affairistes qu’il était temps d’étancher la corruption et la rente et d’écouter la fulmination et le cœur battant de la république populaire Algérienne. 

Marocains, Tunisiens, Mauritaniens, Libyens, Egyptiens, Indonésiens ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas : De Jakarta à Kuala Lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à Beyrouth , de Doha à Abidjan, de Amman à RAMALLAH , de Tripoli à Dakar, ou de Dubaï à Riyad ne se sont-ils pas associés au peuple Marocain pour solenniser cette prouesse sportive ? Cette consonance et cette symphonie sociale autour de la victoire Marocaine n’est-elle pas révélatrice à combien existe l’amour et l’attachement de l’Unicité Musulmane, Arabe, Maghrébine et Africaine ? Ne faut-il pas joindre l’utilité à l’agréable pour que cette jubilation sportive commune devienne une réalité politique et économique ?

Elle exprime avec vigueur l’impérieuse nécessité d’agir pour la levée de tous les obstacles à l’échange entre les pays de la région, d’aller vers un marché unifié porteur d’une dynamique vertueuse, créateur d’opportunités d’investissements pour les entreprises de la région ou du reste du monde.

Ainsi, les richesses économiques naturelles ne peuvent plus être un écueil pour cette Union Arabe, Maghrébine et Africaine. A titre illustratif, avec le Nigéria qui possède les plus grandes réserves de gaz d’Afrique avec environ 200 billions de pieds cubes, dont la plupart sont inexploitées ou réinjectées dans des puits de pétrole, l’ambitieux projet  du gazoduc Nigéria-Maroc qui s’achemine sur 5600 kilomètres le long des de l’Afrique de l’Ouest, à partir du Nigeria, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et Mauritanie avant d’arriver au Maroc.et qui devrait fournir du gaz à 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , et permettrait même d’en expédier vers l’Espagne et le reste de l’Europe

Avec le triomphe du Maroc  lors de ce palmarès au Qatar 2022, quand on écoute le boulevard des supporters des Lions d’Atlas d’Alger, ces derniers souhaitent que cette union sportive se transsubstantie en Euphorique politique où on appréhendera comment le cercle vicieux surfera vers un cercle vertueux de la démocratie de la richesse Arabe, Maghrébine et Africaine,

Toujours avec le projet  du Gazoduc Nigéria-Maroc, le Nigéria a tout l’espoir de voir que ces richesses naturelles serviront un continent Africain disposant d’une jeunesse dynamique et responsable ayant une prédisposition à la modernité, à la dignité et à une quête d’Union avec les autres pays de l’Afrique. 
Translatons cette prouesse sportive sur les rails politiques : En se cantonnant à la dimension Maghrébine, après cette vaillance sportive du Maroc, les responsables politiques des cinq pays ne devront-ils pas remettre sur le devant de l’actualité le dossier somnolent de la refondation d’une Union bétonnée, et durable dans le temps répondant aux ambitions des 5 pays Maghrébins ? Une cohésion  Maghrébine impérissable, s’articulant sur des aspirations pragmatiques avec un agenda précis qui ne doit rien à voir avec l’UMA, créée le 17 Février 1989, élaborée à la hâte sans réelle préparation, ni prise en considération des facteurs endogènes de chaque pays. 

Le Maghreb a besoin de se bâtir en forteresse blindée au regard de l’Europe, aux maints défis de la globalisation et aux intimidations et pressions climatiques. Toutes les justesses (économiques, politiques, sociales, géopolitiques……etc.) revendiquent cette Union Maghrébine. Une telle intégration économique pourrait secréter  à plus ou moins long terme, un corollaire consistant sur la dynamique économique régionale pour au moins deux raisons :

– Primo, tout d’abord, il y a des impacts d’économies d’échelle et de concurrence qui rendraient la région plus attrayante pour l’investissement régional et étranger.

– Secundo, l’intégration Maghrébine constituerait un Hub logistique qui réduirait les effets dits de « Hub-and-Spoke » à même de d’optimiser les flux de transport des entreprises et de réduire ses coûts de distribution entre l’Union Européenne et le Maghreb.

En outre, le gain issu de l’intégration sera plus perceptible et fructueux si le progrès vers un marché commun intégré est appuyé par de grands projets d’infrastructures fédérateurs (transport, eau, énergie…) et des projets communs entre entreprises privées Maghrébines.  

Avouons-le  dans cette chronique : Nos différences et nos différents sont anodins et peuvent être agonisés et succombés dans une Union suprême, souveraine et mûrement réfléchie. 

Les estimations du coût du non-Maghreb foisonnent. Les recherches universitaires et les travaux des organismes régionaux ou internationaux prolifèrent dans la mesure et l’évaluation  de ce coût :

Selon le Secrétariat de l’UMA, le blocage du processus d’intégration maghrébine coûtait, à chaque pays de la région, 2% de son taux de croissance annuel. De son côté, la Commission Economique de l’Afrique considère que l’existence d’une Union Maghrébine ferait gagner aux cinq pays l’équivalent de 5% de leurs PIB cumulés. Pour sa part, la Banque Mondiale estime qu’une intégration maghrébine plus approfondie (qui prend en compte la libéralisation des services et les réformes du climat de l’investissement) ferait croître le PIB réel par habitant sur une dizaine d’années entre 24% et 34%, selon les pays.

Face à ce coût du non-Maghreb qui se décline selon des partitions différentes ( Energie, banques, transports, agroalimentaire, éducation, culture ou tourisme), le Maghreb, vaste ensemble de plus de 90 millions d’habitants, riche en pétrole, en gaz, en eau, est à la fois l’ensemble géopolitique le plus homogène sur le plan linguistique, religieux et culturel, et le moins intégré sur le plan économique qui équivaut à 1,3 % de leurs échanges extérieurs, le taux régional le plus bas du monde et envers aux agglomérats commerciaux régionaux (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, AELE..) qui se sont forgés pour répliquer à la mondialisation, le Maghreb, l’Afrique et les pays Arabes ont impérieusement besoin de cette Union.

Ce projet d’intégration Maghrébine a besoin d’un leadership politique pour l’aiguiller et le perpétuer, d’une responsabilité politique qui affirme la volonté de céder un certain degré de souveraineté dans la quête du bien général. Comme il a besoin d’institutions de coordination rénovées et d’instances de délégation de pouvoir. A défaut,  la représentation des intérêts Maghrébins restera sclérosée au niveau national et le Maghreb se fragmenterait en entités protectionnistes hostiles et  apparaîtrait comme un espace économique et politique poreux livré aux incertitudes et aux instabilités les plus vulnérables

D’où l’importance d’agir par une volonté politique sur les facteurs qui déstructurent l’avenir maghrébin et dessiner ainsi des chemins praticables pour une union maghrébine solide, dotée d’instruments aptes à construire un Maghreb solide.

Dans ce contexte, le Maroc était guidé par une réelle volonté de contribuer, avec ses partenaires Maghrébins, à reconstruire l’unité Arabe, en amorçant l’assainissement des relations maghrébines, et en s’engageant dans une nouvelle ère, qui serait plus positive pour la nation arabe tout entière. A partir de ces considérations, aussi nobles que morales, le Souverain Marocain  a fait de l’unité Maghrébine une option stratégique de sa politique extérieure. C’est dans cet esprit que le Souverain avait pris, en 2004 et en 2005, de nombreuses initiatives en faveur de la normalisation de ses relations avec l’Algérie et de la relance effective de la construction maghrébine.

Le Sultan Marocain a eu toujours le cœur sur la main où durant ces années de règne, le Souverain Marocain a développé à l’égard des Algériens la politique de la main tendue et de la réconciliation. Le Sultan Marocain, dans l’éloge du Trône du 30 Juillet 2019, n’a-t-il pas réaffirmé sa position et son engagement gracieux et digne à garder la main tendue en direction de nos confrères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères ? 
S’il lui arrivait de stigmatiser de front l’obnubilant politique d’agressivité menée par le régime Algérien à l’encontre du Maroc et de son intégrité territoriale, il parle licitement du manque à gagner pour les populations du Maghreb engendré par cette discorde Marocco-Algérienne sur le Sahara Marocain. 

Les Marocains formulent l’espoir que cela puisse ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux peuples, Algériens et Marocains : La dernière illustration en date de cette proximité remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, organisée dans le pays des Pharaons, au cours de laquelle le Souverain Marocain et le peuple du Maroc, dans une vivacité spontanée et sincère, ont proféré leur compassion et leur épaulement zélateurs à la sélection Algérienne. On s’en souvient, les Marocains se sont joints au peuple Algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur. 

Cette foi profonde dans la communion de destin, étayée sur une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec  détermination, espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples Maghrébins, Arabes et Africains. 
Somme toute, la festivité exprimée avec ferveur, ferveur et vénération par des millions de Maghrébins, Arabes et Africains après l’apothéose de l’équipe Marocaine par les Lions d’Atlas est une gage et pièce à conviction que cette Union Maghrébine, Arabe et Africaine est toujours possible.

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Quand le Foot Marocain transmet des valeurs aux Quatre coins du Monde

by Mustapha Maghriti 22 décembre 2022
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Au terme d’un suspens Hitchcockien d’une finale mythique et légendaire, le pays du Tango et Lionel Messi sont les apôtres de la Coupe du Monde (Edition Qatar 2022 ).  Certes, nous ne pouvions rêver d’un meilleur épilogue pour ce podium Mondial sans nul autre pareil. Un match de légende, une finale de légende, un joueur de légende, une organisation de légende et surtout une équipe Marocaine Walid Regragui de légende !

Le store se clore sur un périple footballistique sans égal. Une Coupe du Monde qui sera lithographiée à jamais dans les anales de l’Histoire, grâce à ce dénouement mythique, mais aussi à travers les prouesses féeriques des Lions de l’Atlas, entraînés par un Coach hors-classe et un Staff exceptionnel.

30 Jours durant lequel les Lions de l’Atlas ont attesté aux quatre coins du Monde qu’avec force sueur , dévouement, et de pétulance, il était plus possible qu’une ethnie Musulmane, Arabe et Africaine d’arriver au carré magique des 4 meilleurs équipes en Coupe du Monde.

30 Jours durant lequel les Lions d’Atlas ont réussi chevaleresquement à briser le plafond de glace et ont eu voix au chapitre tout en prouvant que l’excellence peut être universelle, les lions d’Atlas ont attesté que l’éminence n’est pas l’apange de l’Europe ou de l’Amérique Latine.

30 Jours, les lions d’Atlas ont écrit un nouveau chapitre du Maroc qui transcende le volet footballistique pour  passer des messages nobles, à travers le ballon Rond, les valeurs qui cimentent notre identité telles que  la reconnaissance et la prosternation à DIEU,  النية  ( la Foi) ,  رضات الوالدين ( la bénediction des parents).

30 Jours durant lequel notre drapeau a été bravement hissé très Haut dans le Monde entier. Avec ces valeurs seigneuriales qui ont touché le cœur et l’âme de toute la planète,  le Monde Arabo-Musulman et non Musulman  soutint notre équipe nationale et même s’identifier à nos couleurs.

De Jakarta à Kuala lumpur, du Caire à Bamako, de Gaza à New York , de Doha à Abidjan, de Amman à Bruxelles , de Tripoli à Dakar, ou de Dubai à Riyad ont résonné et vibré, pleuré et prié à chaque match des Lions de l’Atlas.

30 Jours où le Maroc a fait rêver des Milliers et des Millions d’enfants, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, qui peuvent aujourd’hui s’identifier  et s’imaginer en Ziyech, Bounou, Hakimi, Ounahi et comme ils s’imaginent en Messi, Neymar, Cristiano et Mbappé, mais avec cette fois l’édition Qatar 2022, la possibilité de s’identifier hautement à leurs idoles, parce que Marocaines, Arabes, Amazighes Musulmanes et Africaines.  

30 Jours où le Maroc et ses Lions ont gagné les cœurs et ont groupé, à travers la planète, moult communautés supposées différentes, voire incompatibles, mais toutefois ont constitué, le temps de ce Poduim Mondial, cette même et unique Communauté de destin, s’unissant au gré des prouesses et des exploits de nos Lions d’Atlas.

30 Jours, enfin, où le Maroc, accompagné par les palmes d’autres pays Africains et arabes au premier tour ( à l’instar de la Victoire de l’Arabie Saoudite contre l’Argentine détenteur de cette coupe du Monde ou la Tunisie contre La France classée deuxième place), aura irrémissiblement néantisé et détruit le complexe d’infériorité, supposé mais inconscient et latent, des équipes qualifiées  à chaque Coupe du Monde.

Il existe un dicton, très cher à Gianni Infantino président de la FIFA et avant lui Blater, qui veut que chaque Coupe du Monde soit « la meilleure de tous les temps » en attendant la prochaine. Pour nous Marocains et Lions Atlas, elle l’est indubitablement, en attendant la prochaine Inchallah. Avec cette édition Qatar 2022, nous sommes et nous resterons, à jamais les premiers en Afrique comme c’était le cas au Mexique en 1986.

Cette épopée légendaire des Lions de l’Atlas aura été majestueuse par le fait que cette Coupe du Monde Qatar 2022 se tint dans un pays Arabe et Musulman où , dans cette chronique, nous rendons hommage au Qatar pour l’organisation inédite de cette Coupe du Monde 2022 et aussi au Team Abdellatif Hammouchi pour le côté sécuritaire.

En outre, avec l’accueil et la fête Royale et majestueuse aux Lions d’Atlas,  le Souverain Marocain avant tout, plus la Moudwana, plus que la fête des Mères, a consacré la la Mère Marocaine.

Avec le Succès inouï  des Lions d’Atlas dans cette édition Qatar 2022, nous aurons tous,  pour l’éternité, des centaines d’images, de souvenirs et d’émotions qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

In fine, Je suis persuadé qu’en sus du Football Marocain, dans d’autres domaines le Maroc excellera : Il y aura au Maroc un avant et après Coupe du Monde 2022 où je gage que cette demi-finale mythique n’est pas un aboutissement, elle est un commencement !

Comme l’a bien dit très pertinemment Walid Regragui à l’ensemble des Joueurs pour attiser leur appétit pour d’autres performances : Pour étinceler à l’échelon mondial, il faut d’abord briller au niveau continental. Les prochaines échéances sont multiples : Le Chan 2023, la Coupe du Monde des Clubs au Maroc, les compétions continentales de Clubs, la CAN U23, la Coupe du Monde féminine et la CAN en Côte d’Ivoire.

Ndirrou Nyya !!!

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Le Monde est Foo……t ou la leçon d’un Made in Morocco

by Mustapha Maghriti 15 décembre 2022
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A côté de sa fameuse rime éternelle  » Le  monde est Fou » Julio Iglesias aurait chanté « Le Monde est Foo……t », le monde est beau avec les prouesses réalisées par les Lions de l’Atlas

En effet, avec les prestations sans égal du lions de Walid Regragui, les Marocains et même les pays Arabes ont mis de côté leurs bouderies. On a oublié les chicanerie de la monotonie du Jour au Jour. Aussi, avec l’arrivée des Lions d’Atlas au quart du Final, on a délaissé l’inflation et la cherté qui érode le pouvoir d’achat et consume le portefeuille des Marocains. On a déguerpi le cauchemar du coronavirus qui continue insidieusement d’attaquer. Avec l’exploit du Maroc au Qatar 2022, on a dédaigné nos mauvaise-passes et nos tribulations. Grosso modo, on a tout ou presque déserté, dans la béatitude collective surgie de consécrations successives du fabuleux Team de Walid Regragui. Le Maroc est devenu célèbre et sur les langues de toute la planète. C’est fou comme le foot peut changer la face d’un pays… en quelques minutes et quelques heures.

Mardi dernier, le Maroc est devenu une écluse de décompactage après du succès historique des Lions de Walid Regragui contre l’Espagne, à l’issue des séances de tirs au but. Pour la première fois de son histoire, un pays Arabe, le Maroc en l’occurrence accède à un quart de finale d’une Coupe du monde. Aussi, Youssef En-Nesyri en sautant à plus de 2,78 m a inscrit le but historique qui a permis au Maroc d’atomiser et d’ atterrer le Portugal de de Cristiano Ronaldo.

Pour la première fois, un pays Arabe, un pays Musulman, un pays Africain figure parmi le carré magique du demi Final et figure parmi les 4 meilleurs pays d’un Mondial. Pour la première fois, la La Fédération royale Marocaine de Football FRMF de Fouzi Lekjaa mise sur un entraîneur National qui, avec un timing serré et en seulement 2 Mois, Walid emmène son pays à ce niveau de la compétition mondiale.

On peut comprendre que les Marocains aient fait la fête très tard la nuit du Samedi qui nous fait revivre  » la Fiévre de Samedi Soir » ou « A Saturday a Night Fever ». Et l’on comprend tout à fait que le Souverain Marocain, que l’on a aperçu dans sa voiture, ait communié avec le peuple Marocain, drapeau national à la main.

Loin là-bas, au Qatar 2022 à Doha , le Team Walid  ont fait plonger plus de 37 Millions de Marocains dans un émotion extatique. Forcément, dans le Royaume, la nuit du Samedi fut longue.

Oui, le foot peut être fou ! Faut-il rappeler qu’en 2018, le Maroc n’a pas réussi à s’extirper des phases de poule, malgré de bonnes prestations et un nul arraché in extremis par les Espagnols, durant les arrêts de jeu (2-2). Le vent a donc tourné. Ici au Maroc , des larmes de joie. Là-bas, des larmes de déception. C’est la plus belle coupe du monde, on y parle de DIEU, de fraternité, de NIYA et pour la 1er fois de l’histoire, les Mamans sont à l’honneur : Un commentateur allemand a parlé des scènes des joueurs marocains étreignant et embrassant leurs parents et des prières de groupe après chaque match.
Il a dit:
 » Nous ne voyons plus les liens familiaux intimes dans nos sociétés occidentales. Le concept de famille s’estompe, et on ne peut que voir les joueurs embrasser leurs mannequins et leurs petites amies pendant que leurs parents sont laissés dans des maisons de retraite.

Le soutien moral de la famille a joué un grand rôle dans les victoires du Maroc ; derrière ces victoires successives, il y a la bénédiction des Mamans, des épouses, de la sœur. Nietzsche n’a -t-il pas dit que le Bonheur est une Femme !!

A côté du soutien des pays arabes, islamiques, des africains, l’appui d’autres ethnies ont scruté cette coupe : L’ex-entraîneur du Maroc Hervé Renard s’est confié sur  les ondes de RMC : Je suis français, je suis né en France, j’ai un passeport français  mais, demain, je suis désolé je supporterai l’équipe du Maroc, parce que ce pays m’a marqué, les gens m’ont apporté de l’amour à un point que vous ne pouvez même pas imaginer.

Aussi Samuel Eto’o a bien  dit qu’on doit supporter car le Maroc est un modèle de changement de mentalités défaitistes vers des mentalités de victoire. Oui, oui, Samuel Eto’o a raison : depuis notre tendre enfance, on nous a programmé à considérer que le palmarès et le Podium , est l’apanage des autres : Europe ( Allemagne, France, Espagne…. ou Asie : Brésil et Argentine. Et on a même l’impression, voir la conviction, que nous avons tous été des acolytes et auxiliaires de cette mauvaise « Programmation-Neuro-Linguistique » de nos joueurs, quoi que, pour Walid Regragui, je pense que sa personnalité, ses traits de caractère et ses ambitions, légitimes, l’immunisent contre de telles « contagions ». Les ferveurs de joie populaire Marocaine, autant c’était spontané, légitime et indispensable, autant il me semble que nous n’avons pas rendu service à notre équipe.

L’hilarité et la jubilation hystérique programmera « inconsciemment » nos joueurs pour chercher à aller de l’avant puisque pour le vétéran Walid Regragui on ne doit jamais nous faire coller que se qualifier aux quarts de finale était déjà un exploit historique et « exceptionnel ».

Pour Walid l’appétit vient toujours en mangeant et lui et l’équipe ont toujours Faim Et qui dit exceptionnel, penserait « anormal » sans le dire !
Malgré notre défaite hier face à la France, l’appétit viendra toujours en mangeant pour d’autres exploits et pourquoi pas la Coupe d’Afrique dont on s’est privé depuis 1976.

Un grand bravo aux Lions de l’Atlas pour ce parcours incontestablement réussi. Être parmi les quatre meilleures équipes du monde n’est pas donné à n’importe quelle équipe. Le Maroc a ébloui un immense public, un made in Morocco a été découvert par des centaines de Millions de spectateurs. Cette équipe de Walid Regragui restera dans les annales du football Arabe et  Africain comme le premier porte drapeau de l’Afrique et du monde arabe dans cette compétition universelle. Merci à tous ceux qui nous ont fait rêver, joueurs.

Merci aux joueurs et à Walid Regragui de nous avoir fait vivre cette odyssée, d’avoir porté les espoirs de millions de personnes à travers le monde. Walid Regragui aura réussi à « changer les mentalités ». Le Maroc a ouvert la voie aux Africains, au Monde Arabe. Désormais il est permis d’y croire. Désormais, il faut y croire.

Bravo à la FIFA, à la Fédération Royale Marocaine de Football, à F Lakjaa et au Roi Mohammed VI et à l’Académie qui porte son nom qui a formé bon nombre de nos joueurs.

Bravo aussi à tous les « bâtisseurs » et anciens sélectionneurs comme Hervé Renard – que l’on n’oublie pas – qui ont apporté une pierre à l’édifice et participé à cet élan.

Bravo et merci au Qatar qui, malgré les critiques, l’hypocrisie et la jalousie de quelques-uns, aura fait preuve d’une incroyable hospitalité envers tous, et contribué, lui aussi, à changer les mentalités. Quoi qu’on en dise, il aura réussi à organiser l’une des plus belles et des plus grandioses coupes du monde de football de l’histoire.

Une coupe qui a sans doute rapproché les peuples et les nations plus qu’aucune autre et qui a permis de partager un peu l’écran avec les nations Arabo-Musulmanes.
On espère que le Maroc, grande Nation de football, pourra également accueillir cette coupe du monde car il le mérite.
Cette coupe nous rappelle aussi que notre continent et notre pays forge des talents. Retenons ces talents. Donnons leur tous les moyens dont ils ont besoin, que ce soit dans le sport ou ailleurs.
Sourions comme Bono, car ce n’est que le début !!!

Personnellement, je suis assouvi , satisfait et fier de la prestation sans égal de notre équipe. Proudly Morocco

Sirrrrrr, Sirrrrr, Sirrr pour d’autres prouesses, d’autres palmarès….

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COP 27 entre une terre à sec, une planète qui brûle et tensions géopolitiques

by Mustapha Maghriti 24 novembre 2022
written by Mustapha Maghriti

C’est un truisme que l’humanité n’est plus agnostique à une planète qui brûle, une terre à sec avec les outrages qui oppriment la biosphère, l’agriculture et la santé humaine. Les immersions, les catastrophes naturelles, les cyclones en sont les meilleures illustrations.  

Cataclysmes, déluge, calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés à l’ombre, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes sombrant sous les eaux des pays comme le Pakistan qui a connu une des plus pires submersions de l’histoire qui ont affecté 33 Millions de personnes, causé la mort de plus 1 700 personnes, détruit des centaines de Milliers de maisons, endommagé des milliers de kilomètres de routes et des centaines de ponts à travers le pays et des feux laminant en cendres des pays entiers comme la Californie aux USA : L’incendie « McKinney », le plus vaste de cette année qui a détruit plus de 20.638 hectares de la forêt nationale de Klamath ou les feux qui ont dévoré la France où plus de 20.000 hectares sont partis en fumée à la Gironde ou en Italie les pompiers italiens se battirent contre des incendies ; le feu le plus important en Toscane où 860 hectares ont été brûlés. Aussi, Des flammes aux conséquences parfois meurtrières ont sévi également au Portugal et en Espagne.

Même le changement climatique n’a pas épargné notre patrie où en Juillet 2022, plusieurs hectares de forêt sont devenus des flammes qui ont décimé des milliers d’hectares de couvert forestier dans les provinces de Larache, d’Ouezzane, Tétouan et de Chefchaouen …..

A ce titre, nul ne doute que la thématique récurrente de la chauffe climatique est dans tous les esprits parmi les participants à la 27éme session de la Conférence des Parties (COP 27) après un été marqué par des épisodes de chaleur extrême.

Sous cet angle, les Conférenciers de la fameuse COP, dont la 27ème édition s’est ouverte Lundi 7 Novembre 2022 à la station balnéaire Sharm el Sheikh en Égypte, ont eu la lourde responsabilité de faire le bilan des actions déjà actées et de tenter de trouver de nouveaux compromis à même de réduire l’impact sur la communauté internationale des changements climatiques.

S’il est indéniable que la grande apostrophe du Climat est désormais une onde de tempête de l’actualité mondiale, force est de constater que la capacité de mobilisation collective de tous les États du monde est fortement tributaire du contexte international : La crise économique aux corollaires financiers inédits qu’a provoqués la pandémie de la Covid-19, les dissensions et les représailles sur les échanges commerciaux, l’inflation qui détone et la guerre qui s’éternise en Ukraine, sont autant d’entorses conjoncturelles aux bonnes volontés liées à l’épineuse question du Climat.

S’y ajoutent les antinomies politiques existantes entre les pays ou les continents, les modèles de développement différents et la disjonction entre pays développés nantis aux économies suffisamment mûres pour prévoir une transition vers une écologie plus verte et philanthrope, et tous les autres pays démunis. Toutes les catastrophes naturelles qui se sont enchainées encore cette année, des feux ravageurs aux inondations, ne font toujours pas le poids au regard des autres réalités alarmantes précitées.

L’agenda de Charm el-Cheikh qui s’est déroulée dans le contexte Post- Covid 19 qui a duré deux semaines et qui a réuni près de 200 pays; conférence considérée comme la dernière chance pour sauver la planète, et qui s’est attaquée en priorité à la problématique de l’adaptation et le redoublement de la résilience de plus de 4 Milliards de personnes vivant dans les communautés les plus fragiles aux changements climatiques d’ici 2030 et qui se préoccupa aussi bien de savoir comment réduire les émissions de carbone que de faire face aux effets néfastes du changement climatique et présenter des plans concrets de limiter dans l’idéal à 1,5°C et pour réduire les gaz à effet de serre.

Alors que la plupart des pays de la planète peinent à réduire prodigieusement leur empreinte carbone, dans les pays du Sud, en général et en Afrique en particulier, continent qui représente moins de 4% du total mondial des émissions de carbone, le débat est différent :

Pour les pays Africains, la problématique n’est pas de savoir comment réduire les émissions de carbone, mais surtout comment financer les effets dévastateurs du changement climatique ce qui nécessite des mannes financières énormes que les pays Africains ne peuvent se permettre et ce, d’autant plus que les plus démunis d’entre eux (33 figurent parmi les 47 pays les moins avancés) s’embarrassent du fait qu’ils n’ont pas reçu aujourd’hui les fons  promis par les pays développés.  

A égard, une étude de l’ONU n’a-t-elle pas estimé, il y a quelques années, que l’Afrique subsaharienne aurait à elle seule besoin d’un financement d’environ 50 Milliards de dollars US par an pour l’acclimatement au changement climatique d’ici 2050.

A titre illustratif, l’Afrique du Sud, qui est fortement tributaire du charbon et qui est le 14 éme émetteur mondial de gaz à effet de serre, a clairement indiqué que son abandon du charbon est conditionnée aux financements des pays riches. De ce fait, le verre à moitié plein pourrait rester un verre à moitié vide, les pays  développés n’ayant toujours pas tenu leur ancienne promesse de mobiliser 100 Milliards de dollars par an à destination des pays en développement.

Ainsi, au regard des dommages climatiques affligés à l’Afrique, les infimes financements et la carence de l’appui technologique qui lui sont dévolus, confirment, de la manière la plus manifeste, le coma du système international qui chante en chorale, à chaque sommet climatique, la sérénade du changement climatique et du COP de la dernière chance.

Pire encore, la 27ème conférence des parties (COP) organisée par l’ONU s’est déroulée dans un contexte géopolitique où les considérations environnementales ont reculé devant les considération économiques c’est-à-dire dans un contexte compliqué de crise énergétique, de crise de sécurité alimentaire, de stress hydrique et le défi de la sécurité de l’eau , de crise économique et d’endettement, avec un multilatéralisme à l’arrêt.

la COP27 a clairement échoué à accélérer significativement la lutte globale contre le dérèglement climatique, faute d’accord sur les énergies fossiles, même après une prolongation des débats de trente-sept heures.

Avouons-le, dans cette chronique, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid,  Glasgow et aujourd’hui de Charm el-Cheikh. Ces communions, en grande pompe, sonnent plutôt comme une cascade de promesses renvoyées aux calendes grecques.

Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti à la hausse, pour atteindre en 2022 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Les quelques gages fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des contrecoups pervs des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

En guise d’épilogue, la communauté internationale doit cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde.

A l’issue de la COP27, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies (ONU), a exprimé son regret que la conférence n’ait pas réussi à élaborer un plan de réduction drastique des émissions. Et réduction des des émissions une question à laquelle la COP27 n’a pas répondu». Après Charm El-Cheikh, c’est Dubaï qui accueillera, en novembre 2023, une COP28 qui pourrait encore ressembler à un cha-cha-cha : un pas en avant, un pas en arrière…

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009  » Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé . »

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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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