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Mustapha Maghriti
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Quand la théorie des contrats est primée par la Banque Centrale de Suède

by Mustapha Maghriti 14 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

C’est ce Lundi 10 Octobre 2016 que le réputé prix Nobel d’économie en sciences économiques, en mémoire d’Alfred Nobel, a été décerné lundi à l’Américano-Britannique Oliver Hart et au Finlandais Bengt Holmström pour leurs travaux sur la théorie du contrat. Ces chercheurs ont développé la théorie du contrat, un cadre exhaustif d’analyse des multiples aspects du contrat comme la rémunération des dirigeants basée sur leur performance, les franchises ou les copayeurs dans les assurances, ou encore la privatisation de secteurs publics. 
Oliver Hart est né en 1948 à Londres. Il a la double nationalité américano-britannique. Il a étudié les mathématiques au King’s College (Cambridge) et les sciences économiques à l’Université de Warwick. Docteur de l’Université de Princeton, il occupe successivement des postes de chercheur au Churchill College (Cambridge), Professeur à la London School of Economics and Political Science, au Massachusetts Institute of Technology, et finalement depuis 1993 à l’Université de Harvard. Ses recherches portent sur la théorie de la firme, la théorie des contrats et la finance d’entreprise. 

Bengt Holmström est né en 1949, à Helsinki en Finlande. Il est professeur d’économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) depuis 1994. Depuis 1997, il est titulaire de la chaire Paul Samuelson du MIT. Il est connu pour son travail sur la théorie des incitations et pour ses travaux sur la théorie de la firme. 
De la fin du XIXéme siècle aux années 1960, la théorie économique a principalement cherché à comprendre comment les prix se fixent sur les marchés. Le «modèle d’équilibre général» de Walras a montré ses limites, notamment parce qu’il ne prenait pas bien en compte les comportements des acheteurs et des vendeurs, ou bien des demandeurs et de offreurs d’emploi, dans un contexte où la concurrence n’est pas parfaite et les informations asymétriques. Les théories des contrats et des incitations tentent de combler ces failles. Hart et Holmström sont cités dans tous les livres dans le domaine. 

Les économies modernes sont interconnectées par d’innombrables contrats. Les nouveaux outils théoriques créés par Hart et Holmström permettent de mieux comprendre les contrats et les institutions de la vie réelle et les pièges potentiels dans la conception des contrats», a commenté l’Académie. «Les nombreuses relations contractuelles de la société incluent ceux passés entre actionnaires et cadres dirigeants d’une entreprise, entre une compagnie d’assurance et les propriétaires de voiture, entre une autorité publique et ses fournisseurs: ce type de relations impliquent des conflits d’intérêt, les contrats doivent être correctement conçus, de sorte qu’ils garantissent aux parties de prendre des décisions mutuellement bénéfiques». 
Le prix était allé l’an dernier à Angus Deaton, également Américano-Britannique, qui s’est notamment attaché à démontrer que la création et l’accumulation de richesses n’allaient pas nécessairement de pair avec l’amélioration du bien-être. Il avait succédé au Français Jean Tirole, primé en 2014 pour son analyse de la régulation des marchés 

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Promesses électorales des législatifs 7 Octobre 2016 et Spéculations économiques au Maroc

by Mustapha Maghriti 5 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

A 48 heures près aux législatifs tant attendus du 7 Octobre 2016, les Marocains qui se rendront aux urnes sont confrontés à tout un armada de programmes électoraux émanant de chacun des partis politiques, des programmes qui se différencient certes, mais qui restent semblables et homologues au niveau de leur fond. Une grande contiguïté dans les promesses électorales qui se focalisent pour l’essentiel sur les secteurs sensitives et prioritaires pour la grande frange sociale des Marocaines à l’instar de l’emploi, la santé, la couverture sociale…etc. 
La grande apostrophe qui nous interpelle : Pourquoi les promesses électorales de chacun de ces partis ne se concrétisent pas sur le terrain ? 
D’abord, le montage du programme électoral s’étaie pour l’essentiel sur le volet économique à travers tout un éventail d’indicateurs macro-économiques à titre illustratif : Le taux de croissance économique, le taux de chômage ou la qualité des services sociaux, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, ainsi que d’autres donnes économiques comme l’investissement, le domaine rural à travers les promesses de son désenclavement, la lutte contre la précarité et le rétablissement de la justice sociale. 

Cependant autant en emporte le vent, au fil du mandat électoral, on note un hiatus abyssal entre ce qui a été promis et ce qui a été réalisé. Nous constatons aussi hélas, que les programmes socio-économiques demeurent loin de la réalité dans la mesure où ces programmes restent pas excellence des programmes électoraux ayant pour but primordial d’avoir assistance et appui politique auprès du citoyen Marocain et d’avoir légitimité à travers les urnes afin de gérer la chose publique. 
Aussi, la quête acharnée pour la légitimité politique auprès du citoyen Marocain conjuguée à la concurrence rude et féroce entre les partis politiques impulsent les futurs élus à concocter des programmes électoraux à chacune des franges sociales : Un programme pour assister et épauler les femmes veuves, un calendrier pour la couverture médicale pour les étudiants, un agenda pour la parité homme-femme ou un planning pour les handicapés. Tout ceci concourt à donner un caractère parcellisé à ces programmes électoraux et leur ôter leur cohérence et leur synergie. 
Nous augurons, par ailleurs, que les partis politiques accorderont pour les législatives du 7 Octobre une attention singulière à la classe moyenne du fait : 
-Qu’elle est un précieux facteur de relance économique ;
– Qu’elle occupe une place et une assise au sein de l’architecture sociale marocaine et se situe au centre des préoccupations des hommes politiques Marocains
Aussi, la question du rôle de l’Etat à l’ombre de la polémique entre le PJD et le PAM qui ont des idéologies différentes où le parti PAM promet dans son programme électoral de revoir le statut de la famille. 
Au total, même si les partis politiques demeurent mécènes dans leur programme électoral, ce dernier dépend foncièrement des indicateurs macro-économiques où interfère l’international, le régional, le national et le local. 

Aussi, les programmes électoraux restent tributaire des prix des matières premières, des fluctuations du prix du pétrole dans les marchés mondiaux, des échanges commerciaux ou de la pluviométrie, ou des recettes touristiques ou des mouvements des RME. In fine, les promesses électorales des partis politiques demeurent justement de simples promesses et liés à la période de la compagne électorale dans la mesure où la nature du suffrage au Maroc ne permet pas d’avoir une majorité absolue : Le parti ayant eu la majorité relative se trouve obligée de composer avec les autres partis alliés et de concéder avec eux une grande partie de leur programme.

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Le Secteur informel au Maroc : une riposte et réplique au secteur formel

by Mustapha Maghriti 5 septembre 2016
written by Mustapha Maghriti

La pesée du secteur informel est unanimement considérée comme une tribulation au développement de l’économie marocaine. On le réprimande de tous les tares et de tous les pervertissements économiques et sociaux : Fraude fiscale, exploitation de la main d’œuvre, corruption, concurrence déloyale. Il s’abreuve 41 % des emplois (hors agriculture, administration et collectivités locales), calcine 14 % du PIB et comporte plus de 1,75 million d’unités informelle selon les chiffres du HCP. 
D’emblée, nous pensons que la réplétion du secteur informel est une riposte rationnelle aux nombreuses pathologies dont pâtit le secteur formel. Autrement dit, ce n’est pas le secteur informel qu’il faut médiciner et stigmatiser, mais bel et bien le secteur formel : Si les pouvoirs publics veulent exhorter et convaincre les agents économiques à agir dans la légalité, il leur faut accomplir un dépoussiérage radical du secteur formel pour le rendre plus sain et plus attractif. En l’état actuel, le secteur formel est vécu par la majorité des agents économiques comme inefficient, contraignant, punitif et confiscatoire. 
A l’appui de notre allégation, un rapport de la Banque mondiale éplucha la situation du secteur privé dans les pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord MENA dont le Maroc, intitulé « Des privilèges à la concurrence : renforcer la croissance par le développement du secteur privé dans la région du MENA », le document de la Banque mondiale dressa un check-up critique sur le contexte dans lequel évoluent les entreprises privées marocaines : la fiscalité, le coût des terrains, les pratiques arbitraires et discrétionnaires, les situations de rente, les pratiques de passe-droits et les inégalités de traitement entre investisseurs rendent le secteur privé moins performant comparativement aux pays de la région MENA. L’institution de Bretton woods se montre aporétique et tire la sonnette d’alarme contre la caducité d’un secteur qui est appelé à relever le challenge de contribuer à la création d’emplois nouveaux dont aura besoin la région au cours des prochaines décennies. 

En dépit des réformes mises en œuvre durant les dernières années, « aucun pays de la région, à l’exception de certains pays du Golfe, n’a pour l’instant réussi à déclencher une transformation structurelle de son économie (…) et aucune économie de la région ne semble connaître le dynamisme et le type de transformation économique que des pays comme la Malaisie, la Chine, la Corée du Sud, la Pologne, la Turquie et d’autres économies émergentes ont connu », note les auteurs du document de la Banque mondiale.En sus, l’accès et le coût du financement figurent également parmi les principales obstructions du secteur privé marocain.Le rapport de l’institution mondiale indique, de surcroît, que le taux d’insatisfaction élevé dans le domaine du financement au Maroc, comme en Arabie Saoudite et au Liban, est dû essentiellement à l’intensité de la demande sur les crédits bancaires. Les difficultés d’accès au crédit touchent plus singulièrement les petites entreprises perçues par les banques comme étant moins translucides financièrement que les grandes entreprises. Aussi, le rapport dénonce que les pratiques de spéculation altérèrent le marché du foncier et plombent sérieusement le climat des affaires. Au vu de ces constats, au lieu de stigmatiser les agents qui préfèrent agir dans l’informel, quitte à transgresser les lois, il faudrait fustiger le secteur formel et le refondre en substance. La charge de la preuve doit être inversée : C’est aux responsables du secteur formel de prouver aux agents économiques qu’il est plus rationnel d’agir dans la légalité et la légitimité. 

Une pièce à conviction supplémentaire de l’inadéquation du secteur formel est le nombre ascendant de dérogations accordées aux résidents et investisseurs étrangers ou au MRE pour les encourager à s’établir et à investir dans le pays. 
Au lieu de foisonner les régimes fiscaux dérogatoires et les zones franches, ponctuant la discrimination entre agents économiques selon leur nationalité ou leurs ressources, ne faudrait-il pas changer de paradigme en mettant en place un secteur formel plus réactif, moins contraignant et moins confiscatoire pour tous les agents économiques ? 
Certes, l’introduction du statut de l’auto-entrepreneur au Maroc est une très bonne initiative qu’il faut saluer : C’est une manière de prendre acte du secteur informel et de proposer à ses acteurs un régime formel plus attractif. Pour une fois, l’Etat use de la carotte et non pas du bâton. Cependant, il faudra rester prudent sur les modalités de mise en œuvre du statut. Tout dépend des modalités pratiques et de son opérationnalisation qui ne doivent pas le vider de sa substance, de son esprit et de ses objectifs. 
Le nec plus ultra consiste à donner appétence aux agents à participer à un secteur formel modernisé et habilitant au lieu de les contraindre à se conformer à un secteur dont l’archaïsme et les contraintes sont formels. 
En attendant que la création du surplus économique et les revenus fiscaux soient boostés par la libération des agents économiques, les responsables publics doivent réduire drastiquement les budgets alloués à des services publics improductifs et persuader les partenaires financiers internationaux d’appuyer un nouveau plan stratégique à moyen terme à même de réinvention le secteur formel marocain. 

En guise de conclusion, Montesquieu a écrit ‘ »une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi ; mais elle doit être loi parce qu’elle est juste ». Tous ceux qui considèrent que le secteur informel est à l’origine des damnations de l’économie marocaine et que le secteur formel, dans sa forme actuelle, est la solution, feraient mieux de contempler cette sentence de Montesquieu.

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Les trajectoires économiques Royales pour une Afrique prospère: Discours Royal du 20 Août 2016

by Mustapha Maghriti 22 août 2016
written by Mustapha Maghriti

En dépit de sa position à la croisée des chemins de l’Europe et du monde arabe, le Maroc a toujours affirmé son arrimage à l’Afrique. L’histoire retient que cet ancrage date de l’époque du commerce caravanier et chamelier transsaharien, entre le Maroc, les pays Méditerranéens et ceux de l’Afrique subsaharienne. 
Au plan politique, le Maroc a mené chevaleresquement avec le continent noir la bataille pour l’Indépendance et a continué cette lutte après les années 60 : l’un des moments indélébiles de cette joute a été la sempiternelle conférence de Casablanca de 1961 initiée par Feu Mohammed 5. Un an avant, en 1960, Mohammed 5, le grand-père du souverain Marocain Mohammed VI, se rapprocha de certains leaders du continent noir, comme le Congolais Patrice Lumumba, le Malien Modibo Kéita, le Guinéen Ahmed Sékou Touré. Feu Mohammed 5 convia ces dirigeants africains à s’unir contre la puissance coloniale. La Conférence de Casablanca de 1961 naîtra de cette rencontre, qui a cristallisé l’engagement pour une Afrique digne et forte. 
Plus d’un demi-siècle après, le Roi Mohammed VI ressuscite et exhume l’histoire à travers Le discours prononcé le 20 Août 2016 à l’occasion de la 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple. 

Dans ce panégyrique sur l’implication marocaine en Afrique, le Souverain Marocain a réitéré une analyse solennelle et majestueuse : Il a pointé, avec une réverbération inédite la responsabilité du colonialisme dans les tares que subissent les africains aujourd’hui : » Les problèmes qui affligent les pays africains actuellement, notamment ceux du sous-développement, de la pauvreté, de l’émigration, des guerres et des conflits, outre la tentation, en désespoir de cause, de se jeter dans les bras des groupes extrémistes et terroristes, sont autant de maux engendrés par la politique calamiteuse que le colonialisme a menée pendant des décennies ». 
Et pour mettre en valeur les motivations marocaines qui expliquent et justifient le grand intérêt du royaume pour l’espace africaine, le Souverain Marocain évoque 4 sentiers importants. 
Le premier sentier est de participer à la manumission et à l’exultation du citoyen africain. A cet égard, le Souverain Marocain emprunte un discours qui parle aux jeunes générations africaines. Le Souverain Marocain a fait valoir que le Maroc donne toujours aux peuples de son continent sans attendre d’en recevoir une contrepartie, précisant que l’engagement du Royaume en faveur des causes et des préoccupations de l’Afrique n’a jamais été motivé par une volonté mercantile d’exploitation de ses richesses et de ses ressources naturelles où l’Afrique n’est pas  » un marché pour vendre et écouler les produits marocains, ou un cadre pour le lucre rapide, mais plutôt comme un espace d’action commune pour le développement de la région, au service du citoyen africain ». 

C’est dans ce contexte que le Maroc apporte son concours à la réalisation de projets de développement humain et de prestations sociales ayant un impact direct sur la vie des populations de la région. Ainsi, le Maroc ne se cantonne pas à exporter des médicaments, mais il tient à construire des laboratoires pharmaceutiques, et bâtir des établissements et autres centres de santé, ajoutant, en sus, que le Royaume réalise, des infrastructures et des centres de formation professionnelle et technique, ainsi que des projets porteurs d’emplois et de revenus stables, et apportant, en outre, son soutien aux petits agriculteurs et encourage la préservation des écosystèmes où pour nous  » L’Afrique n’est pas un objectif; c’est plutôt une vocation au service du citoyen africain, où qu’il soit ». Ajoutant que « l’intérêt que nous portons à l’amélioration de ses conditions de vie dans son pays, est le même que celui dont bénéficient les migrants africains au Maroc, contrairement à ce qu’ils endurent dans plusieurs régions du monde ». 
Le deuxième sentier est le potentiel humain et naturel que recèle l’Afrique où le Souverain est convaincu  » que l’Afrique est capable d’assurer son propre développement et de changer par elle-même son destin, grâce à la forte détermination de ses peuples, à leurs potentialités humaines et à leurs ressources naturelles », 

Le troisième sentier est la réintégration du Maroc à l’Union Africaine où le Souverain précise que  » la réintégration par le Maroc de sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle continentale, n’est que l’illustration de cet engagement d’aller de l’avant pour faire prévaloir les causes qui sont celles de ses peuples ». car l’Afrique  « C’est bien davantage qu’une appartenance géographique et des liens historiques. Elle évoque, en vérité, des sentiments sincères d’affection et de considération, des liens humains et spirituels profonds et des relations de coopération fructueuse et de solidarité concrète. Elle est, somme toute, le prolongement naturel et la profondeur stratégique du Royaume ». 
Le quatrième sentier porte la marque d’un intérêt marocain original aux drames des africains est sa gestion de la crise migratoire, notamment celle qui touche les citoyens subsahariens. Le Souverain révoque une réalité révérée sur le plan international: Le Maroc compte parmi les premiers pays du Sud à avoir adopté une politique liguée, solidaire et authentique pour abriter les migrants subsahariens, selon une approche philanthrope et humanoïde qui prémunit leurs droits et préserve leur dignité. 
Le Souverain profite de cette occasion pour mettre les pleins phares sur les carences et insuffisances de certains pays de la région : »Nous regrettons les dérives qui ont marqué la gestion des questions de la migration au niveau de l’espace méditerranéen, faisant l’impasse sur toute politique réelle d’insertion des immigrés ». 

Bob Marley, une légende qui se battait pour la cause africaine par ses rimes et syllabes du Reggae n’a-t-il pas dit qu’ »Il faut plus que des idées pour changer l’Afrique, il faut quelqu’un pour les porter », voici le Roi Chérifien Mohammed VI porte ces idées en gageant sur l’Afrique, en tablant sur son développement, en pariant sur l’aspiration démocratique du peuple africain et en misant sur le succès d’une vision qui transcende le mercantile pour s’intéresser au fondamental avec comme trame de fond l’Homme africain.  Ceci qui m’incite, en guise d’épilogue à ressusciter une célèbre phrase du père de l’unité africaine des peuples Marcus Garvey « Soyez autant fiers de votre race aujourd’hui que l’étaient vos pères dans le passé. Nous avons une histoire magnifique, et nous allons en créer une autre dans l’avenir qui étonnera le monde ».

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Leçons d’un 5éme pouvoir: Facebook et déchets italiens au Maroc

by Mustapha Maghriti 24 juillet 2016
written by Mustapha Maghriti

Il continue de faire le buzz sur les réseaux sociaux : L’affaire dite des « déchets italiens » a pris de l’amplitude tant par son caractère irrévérencieux que par son aspect saugrenu. Tout le monde parle des contrats scellés par la ministre déléguée auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, Hakima El Haite pour l’importation de déchets italiens pour des cimenteries Marocaines et ce à quelques mois de la tenue de la fameuse COP22 et venant juste après la parade  » Zéro Mica ».
C’est à en perdre son latin ! L’affaire a éclaté par l’annonce, d’abord rocambolesque, de l’accostage d’un cargo au Jorf Al Asfar chargé de deux mille cinq cent tonnes de déchets.
Ce n’est pas le gourou ou le clerc qui s’étonne, mais le simple citoyen Marocain quand on sait que la combustion d’un minuscule sac de plastique dégage cette odeur acrimonieuse et asphyxiante. Que dire alors de tonnes de déchets ?

Il m’a fallu du temps pour réaliser que nous sommes en présence d’un esclandre écologique surtout lorsque nous avons appris que les déchets émanaient de Naples et que dans cette région italienne c’est la mafia qui contrôle le marché des ordures ; des déchets narcotiques italiens que l’on importe d’un pays déjà admonesté par la Cour de Justice Européenne pour son infraction des règles européennes sur la gestion de ses propres déchets à payer une amende de 40 millions d’Euros
Je me mis, alors à me poser des apostrophes, peut être crédules, dont la première était: Nous payaient-ils pour les débarrasser de leurs ordures ou c’est nous qui payons pour les avoir ?
Je me mis alors à m’informer, impulsé non par la simple curiosité légitime devant un phénomène nouveau mais par cette caverneuse acariâtreté que de voir mon pays, son sol et son atmosphère pollués sans vergogne pour une question d’économie de coût de production. « L’avocat du diable » de cette affaire nous annonça en termes rébarbatifs qu’il s’agit de ce qu’ils appellent les RDF (Refuse–derived fuel) qui est un combustible de substitution, un substitut aux combustibles fossiles.

Si vraiment ces déchets étaient des « Refused Derived Fuel » RDF comme le prétend la ministre, pourquoi l’Italie ne les aurait pas utilisés comme combustible pour ses cimenteries. En réalité, l’Italie n’arrive pas à respecter les directives européennes et notamment celle de 2000/76/CE, qui instaurent des limites intransigeantes des émissions de l’incinération des déchets. Autrement dit, ce n’est que parce qu’un pays de l’Union Européenne ne peut destiner ces déchets à la co-combustion industrielle de peur qu’il ne nuise gravement à la santé de ses citoyens et qu’il ne tombe sous le coup des sanctions des instances de Bruxelles qu’il consente à les exporter au Maroc.
Avouons-le, composés de plastique, de carton, de bois ou de tissu, triés puis broyés, « ces déchets sont utilisés par les cimenteries du monde entier ». Dans ma tête de Marocain opiniâtre, je me disais que le plastique reste plastique même broyé et s’il est toxique entier, il restera toxique en poudre !

Une leçon que j’ai pu retenir de cette affaire est que les réseaux sociaux sont devenus un vrai 5éme pouvoir, plus singulièrement Facebook : Nous l’avons vu, nous l’avons appris, la mobilisation sur Facebook a fait agenouiller le Gouvernement Benkirane sur la dénégation des déchets destinés aux cimentiers, comme sur d’autres problématiques sociétales. C’est dire que la majorité que dégage Facebook est de loin plus cohérente et plus homogène que toutes les majorités hétéroclites et à l’emporte-pièce que dégagent nos urnes ‘‘conditionnées’’, à chaque échéance électorale, accouchant ainsi de Gouvernements fantasmagoriques !!!!In fine, il paraît, aujourd’hui que la parole de Facebook est plus crédible que celle de tous les partis politiques Marocains!!!

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Quand l’armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes : leçons d’un pronunciamiento Turc

by Mustapha Maghriti 20 juillet 2016
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Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une partie de l’armée turque a tenté d’organiser un coup d’Etat qui s’est soldé par un fiasco où le gouvernement avait repris la situation en main Samedi. 
Si un ex-voto est à rendre, c’est au peuple turc : Le président Erdogan est apparu sur la chaîne de télévision CNN-Türk dans une courte interview où Il a appelé la population à descendre sur les places et dans les aéroports en signe de soutien.Des dizaines de milliers de personnes, brandissant des drapeaux turcs, ont bravé les militaires rebelles, grimpant sur les chars déployés dans les rues ou se rendant à l’aéroport d’Istanbul pour accueillir Erdogan. 
Une gratitude au peuple Turc qui est descendu dans la rue pour défendre la légalité, la démocratie et ses institutions, et le peuple turc montre au monde qu’il n’y a de souveraineté que la souveraineté populaire.Cependant, je ne peux m’empêcher de constater l’aplomb expectatif et l’aphasie observée par les gouvernements Occidentaux et le SG de l’ONU, quatre heures durant, après la tentative du putsch, ce qui dénote du cynisme et de l’hypocrisie de l’Occident. 

Le Jour de la restauration, les mêmes, après que le vent ait tourné, parlent de la nécessité de respecter la légalité et les institutions démocratiques. Erdogan en sortira grandi, mais désormais il saura mettre de l’eau dans son vin, pour abandonner le dessein du Califat qui le caresse.
La vraie démocratie secrète de vrais fruits ; Erdogan, a beaucoup fait pour son pays, pour preuve en est la réalisation d’un taux de croissance de plus de 6%, avec un rôle de plus en plus important de l’empire Oottoman sur l’échiquier des relations économiques internationales. Songer un instant si le pronunciamiento avait réussi, qu’aurait dit l’Occident ?? Certainement, les Musulmans ne méritent pas la démocratie’’. Il ne dira pas ‘’ la démocratie ne s’est pas encore enracinée en Turquie’’. Avec l’échec de la tentative du putsch en Turquie, c’est tout le monde Musulman qui a été sauvé.
Grâce au soutien populaire de la majorité des Turcs, la Turquie a du putsch manqué,. Si besoin était, l’échec du putsch militaire prouve, si besoin était, que la Turquie s’est engagée résolument sur la voie de la démocratie.Nulle vengeance, nulle purge, nulle justice expéditive contre les militaires suspects.La démocratie c’est aussi et surtout une justice impartiale et indépendante. Assurez aux putschistes une justice juste. 

Une grande leçon du putsch Turc : Seul le peuple est capable de défendre la démocratie, seul le peuple Turc a même de sauver ses institutions et il n’y a de légitimité d’un régime que celle que voudrait bien lui conférer le peuple; ce peuple qui reste la seule unique incarnation de la souveraineté nationale et l’armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes.

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British Exit ou Brexit : Quels rejaillissements sur l’économie Marocaine ?

by Mustapha Maghriti 7 juillet 2016
written by Mustapha Maghriti

Les britishs ont filé à l’anglaise en disant oui au « Brexit ». Les favorables au retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne (pro-Brexit) l’ont emporté avec 51,9% contre 48,1% pour les pro-européens. La participation au scrutin a été forte, avec 72,2%, selon les chiffres officiels. 
C’est un événement majeur qui met en lumière le scepticisme de plus en plus grandissant des citoyens européens vis-à-vis des instances de Bruxelles. C’est aussi une apostasie cinglante à 60 ans de construction européenne. Les équivoques du Royaume-Uni vis-à-vis à l’Union européenne existent de longue date, et celui-ci n’a d’ailleurs jamais joué de rôle moteur dans la construction européenne, bien au contraire.
Au-delà, ce vote met en lumière l’incapacité des « élites  » européennes à se mettre au niveau des citoyens pour leur expliquer cette belle idée qui est l’Europe : Un destin commun, une ouverture sur le monde et un espace de paix et de tolérance. Ce vote, c’est aussi la victoire de la compagne sur la ville, du passé sur l’avenir, des crispations sur l’émancipation et des vieux sur les jeunes. Faut-il préciser que les deux tiers de plus de 60 ans ont voté en faveur de la sortie de la Grande Bretagne de l’Europe. 

Il est pour l’instant très épineux de supputer de façon précise les rejaillissements économiques de ce vote. Certes, la GB sera mortifiée par cette décision ; la volatilité des marchés financiers et par ricochet de celle de la croissance économique de la GB continueront à sévir dans le court et le moyen terme. Mais les estimations économiques des conséquences du Brexit sont discutables et sont tributaires des variables examinées, des méthodes de simulation ou économiques préconisées et de la période considérée dans le futur.
Néanmoins, dans le cas de l’économie Marocaine, on peut avancer que le Brexit aura un impact sur les échanges commerciaux entre le Maroc et la Grande-Bretagne. En effet, suite à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, il y aura un rétablissement des droits de douane entre les deux pays et, de facto, il est à craindre une décrue des échanges commerciaux entre Rabat et Londres. A cet égard, le Maroc, qui possède un statut avancé avec l’UE, doit entamer des négociations avec la Grande-Bretagne pour sceller de nouveaux accords de libre-échange de façon à rétablir l’exonération des droits de douane. Aussi, Le Maroc devrait avoir une vision ouverte et être capable de négocier des accords Win-Win, surtout que la Grande-Bretagne sera un pays libre des restrictions européennes ; un processus qui risque de prendre du temps et d’affecter les échanges commerciaux entre les deux pays.

Toutefois, nous devons souligner que l’impact commercial sera minuscule. A l’appui de nos dires, nous n’avons pas une connexité économique forte avec le Royaume-Uni dans la mesure où le volume des importations est moins important (15éme fournisseur du Maroc) ; le déficit de la balance commerciale entre le Maroc et le Royaume-Uni est estimé à la fin de 2015 à 1,98 milliard de DHS, un faible chiffre au regard du solde de notre balance commerciale qui s’élève à 300 milliards de DHS en vertu des statistiques de l’Office de changes. 
Les exportations du Maroc vers la Grande-Bretagne sont estimées à 6,01 milliards de dirhams, alors que ses importations s’élevaient à 7,99 milliards de dirhams à fin 2015. Ce volume d’échange est analogue aux échanges avec des pays du MENA, à l’instar de l’Egypte à titre illustratif.
Devenu un pays hors UE, le Royaume-Uni pourrait aiguiller et brasser différemment ses relations avec le globe, en optant pour tel ou tel bloc commercial régional et on s’interpelle, dans le futur, si le Maroc figurera parmi les prévalences de la Grande-Bretagne ? D’où l’effort que le Maroc doit fournir en matière d’agressivité commerciale et de promotion de l’image du Maroc au pays du big ben. 

Sur un autre registre, si la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE causera une régression économique au niveau européen, la demande européenne adressée au Maroc connaîtra une baisse, qui sera émoussée et estompée par la diversification des débouchés du royaume.
Sur le volet des relations financières et monétaires internationales, le retrait du pays de Shakespeare de l’UE n’aura qu’un effet infime sur les Investissements Directs Etrangers IDE dans la mesure où le Royaume-Uni est le 62ème investisseur au Maroc et le Royaume du Maroc ne reçoit que 1% des investissements britanniques dans le monde.
Aussi, l’impact sera chétif au niveau de la balance des invisibles (services) étant donné la modestie du nombre de touristes qui passent leurs vacances au Maroc qui sont loin derrière les Français, les Espagnols ou les Allemands.
Au niveau de l’échange monétaire, Il n’y aura aucun impact à ce niveau, puisque le Maroc est arrimé à l’euro et compte un panier monétaire diversifié en fonction des liens commerciaux entre les partenaires économiques. Certes, ce facteur aura une légère incidence sur les exportations marocaines (agriculture et pêche) vers le Royaume-Uni en termes de valeurs mais pas en termes de volume qui restera, semble-t-il inchangé. 
Sur le plan des flux migratoires : La Grande Bretagne n’ayant jamais fait partie de l’espace Schengen, ne verra pas sa politique aux frontières modifiée fondamentalement, notamment pour ce qui est de la délivrance de visas. Il en est de même pour sa politique migratoire, puisque le pays n’a jamais connu une forte présence d’immigrants Marocains ; leur nombre est estimé en 2013 à peine 70.000, très loin des 1,3 million en France et de ce fait Le Brexit aura un ricochet dérisoire sur les transferts des MRE.

A long terme, le véritable risque, c’est qu’il y ait un regain des mesures de représailles et des réflexes protectionnistes, d’où un rejaillissement négatif sur nos accords avec l’UE, auquel cas on sortirait de la logique multilatérale à un ajustement de nos politiques commerciales dans un cadre bilatéral.

7 juillet 2016 0 comment
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Blasphème contre Ramadan, Blasphème contre l’humanité

by Mustapha Maghriti 4 juillet 2016
written by Mustapha Maghriti

Un diabétique Marocain rétamé et castagné à Rabat pour avoir bu en public n’est ce pas un blasphème contre Ramadan ? Une femme, à Marrakech, tyrannisée, rudoyée et terrifiée pour son rhabillage n’est ce pas un sacrilège contre Ramadan et l’humanité??? Un jeune homme a été roué de coups après avoir allumé une cigarette dans une salle de jeux à Marrakech n’est-ce pas flétrissure et opprobre contre l’humanité ???
Une religion si irascible, si spleenétique, un culte si neurasthénique à s’immiscer dans les affaires privées du commun des mortels. Je me rejoins à Ghandi quand il dit, noir sur blanc, que “Là où il y a la peur, il n’y a pas de religion.” Et j’adhère à Romain Rolland quand il prêche que “La violence n’est le Credo d’aucune religion.”
Ce comportement moyenâgeux qui statufie le quotidien ramadanesque du Marocain n’est que fanatisme et monstre qui ose se dire le fils de la religion pour reprendre une l’expression de Voltaire.Cette attitude médiévale qui méduse de plus en plus les Marocains est-il une réplique et nouvelle mouture de dire non à Al-Fassad ?

Al-Fassad est à piocher dans les rugosités sociales, il est à creuser dans la déprédation et les stellionats des deniers publics, dans l’injustice, l’iniquité, l’arbitraire et la partialité.Si Khalil Gibran disait que “Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.”, je dirai que votre comportement au jour le jour est votre religion. Assez de blasphème contre l’humanité.
A l’extrême, “Une société d’athées inventerait aussitôt une religion.” disait Honoré de Balzac dans le catéchisme social. C’est le cas de John Lennon (Beatles) quand il chante « Imagine » en rimes et syllabes “Imagine qu’il n’y ait ni pays, ni religion.”
Pour donner âme à la religion, ne faudrait-il pas amorcer par l’étiquette de l’éthique et de la morale. Chateaubriand n’a-t-il pas dit, à cet effet, “que ce n’est pas la religion qui découle de la morale, c’est la morale qui naît de la religion.”

Pour donner âme à la religion, n’est-il pas temps d’instaurer la religion de l’amour pour paraphraser Louis Aragon, car, sans amour, toute religion n’est qu’une sorte de divertissement métaphysique pour citer André Esparcieux. A cet égard, faisons de notre morale notre religion, faisons de notre justice notre religion, faisons de notre humanité notre religion, faisons de notre humanité notre opium.
Pour épiloguer, j’exhume la célèbre sagesse du pamphlétaire british Thomas Paine “Mon pays est le monde, et ma religion est de faire le bien. ” car, in fine, il n y a qu’une seule religion : l’Humanité. 

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Le bonheur c’est les autres : A la quête de la production d’ocytocine

by Mustapha Maghriti 16 juin 2016
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres incantatoires s’éclipsent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre. Il est le Graal irrévocable et définitif de l’humanité depuis deux mille ans: diversiforme, hétéromorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. 
Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. La thématique est indémodable et le desiderata du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur. Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La célébrité ou l’argent ? Une étude exceptionnelle menée depuis 75 ans auprès de 724 Américains en apporte une preuve édifiante et passionnante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps. 

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est catégorique, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives. Une grande apostrophe nous interpellé : Pourquoi ? 
Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la claustration subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes. 
Secundo, les bonnes relations protègent et entretiennent le cerveau : Les relations dignes et satisfaisantes préservent le cerveau. Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve difficile voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure. Robert Waldinger affirme que ces relations énergiques et conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement. Certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces querelles n’avaient pas d’implication sur leur mémoire. C’est la qualité qui compte et non pas la quantité. En effet, peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe. Vivre dans les conflits ne vaut pas mieux que se sentir seul. Ainsi, une relation maritale tumultueuse désargentée et dénuée d’affection peut être méphitique pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas « Il vaut mieux être seul que mal accompagné ». A l’inverse, des relations chaleureuses et affectueuses sont nourrissantes et protectrices.

La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une sagesse vieille comme le monde. Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples. La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en singulier sur le plan de la communication). Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles:
– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de pénibilité et avons tendance à anathématiser les autres– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’avons rien à nous reprocher– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des preuves de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière.– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations

Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection.
Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent. En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit! 

Les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

16 juin 2016 0 comment
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Aziz Belal : Un économiste d’exception

by Mustapha Maghriti 23 mai 2016
written by Mustapha Maghriti

C’est comme ce jour du 23 mai de l’année 1982, que le célèbre économiste Marocain, Aziz Belal, s’est éteint à l’âge de 50 ans, à la suite d’un incendie qui s’est produit à l’hôtel «Conrad Hilton» de Chicago : Le regretté s’y est rendu dans le cadre de ses fonctions, en tant que vice président de la commune d’Ain Diab de Casablanca, pour participer aux cérémonies de jumelage entre Chicago et Casablanca.
Cet économiste exceptionnel et au parcours exceptionnel, a marqué de son empreinte toute une société, toute une génération d’étudiants, d’économistes de par ses réflexions et de par sa plume. Natif de Taza le 23 mai 1932, iIssu d’une famille modeste, il perdit son père à l’âge de huit ans, ce qui l’amena à affronter très tôt les difficultés de la vie. Il poursuivit ses études primaires à Oujda où il fut un élève studieux et brillant. Après avoir obtenu son baccalauréat, il regagna la Capitale Rabat pour y préparer sa licence en sciences économiques de 1951 à 1953. Par la suite, il se rendit à Toulouse où il obtint son diplôme d’études supérieures (1956).
Le contexte national dans lequel si Aziz a vécu et grandi l’a amené très vite à choisir son clan et à faire son choix : celui de la lutte pour l’indépendance du Maroc et pour l’émancipation des peuples opprimés. Ainsi, très jeune à 19 ans, il adhéra au parti communiste marocain, alors clandestin, (devenu successivement parti de libération et du socialisme, puis parti du progrès et du socialisme) pour devenir l’un de ses illustres dirigeants en tant que membre du bureau politique. Depuis, Aziz Belal n’a jamais dissocié son activité politique de son activité scientifique : pour lui les deux vont de pair et s’enrichissent mutuellement,

Il fut chargé de mission au plan où il participa à l’élaboration du premier plan quinquennal (1960-1964). En 1959, il accéda – dans le cadre d’un gouvernement de coalition nationale présidé par Abdellah Ibrahim – au poste de secrétaire général du ministère du Travail. Et c’est grâce en grande partie à lui que la législation du travail, datant de la colonisation, fut révisée et améliorée à la demande de son parti, il démissionna de son poste pour ne pas cautionner les déviations du gouvernement par rapport aux orientations de départ.
En 1960, il intégra la faculté de droit de Rabat, la seule à l’époque, où il enseigna l’économie tout en œuvrant à la mise en place de la section de langue arabe et à la création du syndicat national de l’enseignement supérieur. 
Parallèlement à son activité en tant qu’enseignant et son engagement politique sur tous les fronts, il s’est mis à préparer une thèse d’Etat en sciences économiques sur «l’investissement au Maroc 1912-1964, et ses enseignements en matière de développement économique ». C’est grâce à cette thèse que j’ai découvert Feu Aziz Belal et ses œuvres heuristiques quand je préparais, à l’époque, mon diplôme de troisième cycle et par la suite mon Doctorat sur l’attractivité de l’investissement étranger au Maroc à la Faculté de Droit de Rabat-Agdal. 

L’amour de sa patrie est tellement fort dans ses veines et son ADN qu’après des études universitaires en économie à Grenoble en France, thèse soutenue brillamment à l’université de Grenoble en 1965, fit date dans les anales de la recherche socio-économique du pays faisant de Aziz Belal le premier économiste marocain titulaire d’une thèse d’Etat.
Nommé professeur d’université, il poursuivait inlassablement son activité académique et politique : présent dans tous les débats scientifiques et politiques aussi bien au Maroc qu’à l’étranger; partisan acharné du travail organisé; ardent défenseur de la cause des déshérités. Grâce à ses qualités d’intellectuel talentueux, d’humaniste sans faille et d’orateur hors pair, il a acquis une facilité à argumenter et à convaincre à lui seul, il constituait une école : l’école Aziz Belal à laquelle ses anciens étudiants et ses nombreux amis qui occupèrent et occupent de grands postes dans la sphère publique et privée. Il n’a eu de cesse de professer que la culture et l’argent font rarement bon ménage ! Tel est brièvement si Aziz en tant qu’homme. 
Son apport scientifique est tout est aussi fécond que riche et diversifié : Il enlace des champs de connaissance variés.
Les aspects qui nous paraissent toujours d’actualité sont :1- Le bilan de la colonisation : le travail de Belal sur la période coloniale constitue, avec celui réalisé par Albert Ayache, une référence incontournable pour connaitre les effets de la colonisation française sur l’économie et la société marocaines. Le bilan que dresse l’auteur est implacable et nous donne une image nette sur les 50 années de colonisation : Au cours de cette période, l’économie marocaine a connu la croissance sans connaitre le développement ; c’est une croissance « estropiée», écrit Aziz Belal, croissance dont l’objectif est de servir les intérêts de l’économie du centre métropolitaine dominante et dont la progression se trouvait conditionnée par l’accentuation du  » satellisation  » économique et monétaire de la périphérie (le Maroc) par rapport au centre ( l’économie de la métropole). 
2- L’économie de développement : une lecture attentive des travaux de Belal nous autorisent à le considérer comme un véritable théoricien du développement et l’un des fondateurs de «l’économie de développement». La stratégie de développement qu’il a préconisée pour le Maroc au milieu des années 60 du siècle dernier n’a rien perdu de sa pertinence et de son actualité : un investissement efficace aux effets multiplicatifs élevés; un rôle dominant du secteur public ; des institutions démocratiques, décentralisées et dotées de larges attributions en matière économique et sociale ; la conciliation des impératifs d’efficacité économique et de justice sociale ; 3- Les facteurs non-économiques de développement : cette question centrale a été déjà esquissée par Feu Aziz Belal dans sa thèse en donnant une place de choix aux facteurs culturels et idéologiques dans l’enclenchement du processus de développement économique. Et ce fut en 1980 qu’il présenta une construction théorique élaborée sur cette problématique dans un ouvrage intitulé: «développement et facteurs non économiques». Après avoir critiqué les théories dominantes de développement fondées sur le «rattrapage» selon le schéma « Rostowien » et montré les limites de l’idéologie de la «troisième voie» prônée en Afrique et dont on voit aujourd’hui les déboires et les dégâts, Aziz Belal a opté pour une conception large du concept de développement intégrant l’ensemble des facteurs économiques, culturels, idéologiques voire civilisationnels. Il s’agit pour lui de s’attaquer aux quatre problèmes fondamentaux intimement liés : libération nationale, révolution sociale, développement et civilisation. Et partant, il définit le développement comme étant «un processus cumulatif socialement maîtrisé et continu de croissance des forces productives, englobant l’ensemble de l’économie et de la population, à la suite de mutations structurelles profondes permettant la mise à jour de forces et de mécanismes internes d’accumulation et de progrès ». Tel qu’il est défini, un tel développement «n’est pas possible sans l’élimination des blocages sociaux, politiques et idéologiques qui l’entravent, c’est-à-dire de la domination externe-interne qui ronge et inhibe les formations sociales périphériques. Ce qui signifie, en bref, la réalisation d’un processus de libération nationale authentique et de révolution sociale profonde – dans les structures socio-économiques, les rapports sociaux et les valeurs idéologiques et culturelles – et sa consolidation persévérante dans le temps».

D’autres apostrophes économiques ont retenu l’attention de Aziz Belal dans ses écrits dont notamment : l’unité maghrébine, les relations entre le Maroc et la CEE Ainsi, a-t-il pensé les blocages à l’intégration maghrébine en s’étayant sur les tendances lourdes et les raisons structurelles auxquelles viennent se greffer les raisons contingentaires :
Primo, les forces socio- politiques qui avaient dirigé la lutte pour l’indépendance des trois pays et la façon dont elles l’imposèrent n’étaient pas les mêmes, 
Secundo, certaines différences dans l’évolution socio-historique antérieure à la colonisation européenne ont également joué un rôle négatif dans l’unité maghrébine. 
Ultimo, la découverte et l’exploitation de gisements de pétrole et de gaz en Algérie jouaient un facteur «déséquilibrant» dans les relations intermaghrébines en donnant à ce pays un sentiment de supériorité voire d’hégémonie. Ces facteurs continuent de faire obstacle à l’édification du grand Maghreb.Par ailleurs, Aziz Belal a consacré une large littérature aux relations Maroc/Maghreb-CEE en considérant celles-ci comme une nouvelle forme de domination «néo- coloniale» qui s’est substituée à la domination directe. Il était favorable à une autre forme de relations fondées plutôt sur la coopération et le partenariat dans une optique «Win-Win». Et l’histoire économique a fini par donner raison à Aziz Belal.En substance, la vie de Feu Aziz Belal fut dense et productive : Il nous a légué un trésor de connaissances et un patrimoine scientifique immortel. Et c’est avec une profonde émotion et une reconnaissance sincère que nous nous inclinons devant sa mémoire et lui rendons cet humble hommage. 
S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des économistes disparus. Certes, il nous a quittés, mais ses proses économiques l’ont rendu immortel.

23 mai 2016 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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