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Mustapha Maghriti
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La fin de « l’Afrexit » du Maroc pour une réintégration de l’Union Africaine : Quelles éventuelles retombées sur l’économie Marocaine

by Mustapha Maghriti 31 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

Lundi 18 juillet 2016, la fin de « l’Afrexit » du Maroc: Le Royaume retrouve l’Union Africaine (UA), qui a pris le relais de la défunte Organisation de l’Union africaine (OUA) que Rabat a choisi de quitter, il y a plus de 32 ans pour protester contre l’adhésion illégale de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), à travers la lettre adressée par le Souverain Marocain au 27ème Sommet de l’UA qui s’est déroulée à Kigali au Rwanda. Au regard de ce regain historique, plusieurs apostrophes nous interpellent des éventuelles retombées économiques sur le tissu économique Marocain.Une précision est à souligner en guise de prologue : Si, en 1984, le Royaume s’est retiré d’une organisation censée de par le nom qu’elle portait développer l’Union Africaine, il n’a jamais tourné le dos au continent ; on ne peut aller à contre-courant de considérations tenant d’une logique géographique mais aussi et surtout historique et culturelle. Sur ce registre, feu Hassan II ne se plaisait-il pas à répéter la célèbre métaphore que « Le Maroc est un arbre qui plonge ses racines en Afrique ». Aussi, son successeur le Souverain Mohammed VI n’a-t-il pas préludé, le 24 février 2014, le discours d’ouverture du Forum économique d’Abidjan que « la crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques (…) accompagnés par une action crédible et un engagement constant». En premier abord, le regain du Maroc à l’instance africaine permettra au Royaume d’élargir ses relations économiques avec d’autres pays Africains et ce en durcissant sa présence, cette fois ci, tant sur le plan institutionnel que sur le plan des instances Africaines.

En sus, le retour du Maroc à l’Union Africaine s’inscrit dans le cadre de la présence du Maroc dans la trajectoire africaine à travers les périples perpétuels du Souverain Marocain dans moult pays africains lithographiés, entre autres, par un accueil des plus chaleureux réservé à au Souverain, aussi bien au plan officiel que populaire et qui se sont concrétisés, sur le plan économique, par des investissements Marocains d’envergure dans les différentes sphères économiques africains ce qui atteste que le Maroc, malgré son retrait de l’OUA depuis plus de 30 chandelles, a perpétué sa stratégie d’ouverture sur le continent Africain en devenant le deuxième investisseur africain après l’Afrique du Sud et en jouant un rôle crucial dans les enjeux climatiques, migratoires et sécuritaires.Nous pensons que la reprise des relations du Maroc avec l’Union Africaine est un corollaire logique de la fortification des connexités économiques entre Rabat et les autres pays du continent noir et que le temps économique doit rattraper le temps politique à travers le raffermissement de la présence politique au sein de l’Union Africaine.Par ailleurs, la réactivation des relations de Rabat à l’Union Africaine va permettre au Maroc d’exporter les compétences Marocains en apportant assistance technique et managérial aux pays Africains dans plusieurs domaines notamment dans les infrastructures, les télécommunications et les énergies renouvelables.Aussi, le Maroc pourra miser et parier sur les ressources naturelles et minières que recèlent les pays Africains à travers des expériences, la présence et les investissements des Firmes Marocaines dans tels créneaux.

De surcroît, l’omniprésence du Maroc dans les marchés africains aura des répercussions sur le plan des recettes d’exportation et de devises et permettra de renforcer la coopération Sud/Sud pour ne pas se scléroser et se lapidifier à la logique unilatérale avec les débouchés Européens.Par ailleurs, la reviviscence des liens du Maroc avec l’Union Africaine permettra au Maroc, d’outrepasser le cadre bilatéral avec des pays comme le Mali, le Gabon ou le Côte d’Ivoire pour institutionnaliser des relations économiques internationales avec des pays africains dans le cadre d’accords multilatéraux.En guise d’épilogue, on ne peut que congratuler notre diplomatie économique et politique sous l’impulsion du Souverain Marocain pour cet acquis historique et qui aura des effets vertueux économiques d’abord puis l’instance politique rattrapera l’instance économique où le Maroc pourra jouer pleinement son rôle au sein de cette instance africaine, et arc-bouter mieux de l’intérieur la question du Sahara.

31 octobre 2016 0 comment
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Le Secteur Informel au Maroc entre nécrose économique et exutoire social

by Mustapha Maghriti 25 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

Le département de Lahlimi, en l’occurrence, le Haut Commissariat au plan HCP vient de livrer sa dernière investigation sur le secteur informel. Faut-il, en épilogue, souligner que ce secteur regroupe toutes les unités de production non agricoles qui exercent des activités de production de biens et services sans se conformer aux dispositions statutaires et comptables auxquelles sont soumises les entreprises opérant dans l’économie nationale. 
En s’appyant sur les résulats de cette enquête, on peut, d’emblée, affirmer que ce  » secteur occulte » continue à dépraver le tissu économique national, à gangrener le climat des affaires économiques et à déposséder l’Etat des plus values économiques estimées à à 410 Milliards de dirhams, en hausse de 6,5% par rapport à l’enquête de 2007. 
En effet, l’économie souterraine persiste à plomber le système productif marocain dans la mesure où le nombre des centres de production informels s’élève à 1,68 million, en progression moyenne de 19.000 nouvelles unités par an contre 40.000 en 2007. Des chiffres qui montrent que le secteur informel, qui se situe entre une fourchette de 20 % à 30 % du Revenu National Brut RNB, porte préjudice à la compétitivité des entreprises nationales et internationales. 
Une grande partie du secteur formel reste obstruée par le secteur non structuré tel qu’entendu par le Bureau international du travail BIT, plus singulièrement dans le secteur du commerce étant donné que plus de la moitié de production du secteur informel est enregistrée dans le commerce en accaparant près de 70% du chiffre d’affaires total, suivies des activités de l’industrie (13,1%), des services (9%) et du BTP (8,1%). 

Par ailleurs, l’économie parallèle s’obstine à plomber le climat de l’investissement au Maroc. En effet, à l’appui de notre allégation, les unités de production informelles (UPI) ont investi 3,366 milliards de DH, en accroissement annuel de 3,2% depuis 2007. Le secteur des services en a réalisé 50%, le commerce plus du tiers, l’industrie 12,2% et les BTP 5,3%. De ce fait, le secteur informel constitue une parasite à l’environnement des affaires économiques et exerce une concurrence déloyale envers les entreprises structurées, ainsi qu’un obstacle rédhibitoire à l’implantation des entreprises étrangères. 
Toutefois, au Maroc, l’économie clandestine demeure un filet de sécurité économique, sert d’exutoire social et constitue un facteur d’intégration et de solidarité en lien avec sa logique productive de survie. Pour preuve, le secteur informel continue à être une fertile soure d’emplois et de revenus ; la sphère informelle absorbe une main-d’œuvre de 2,4 Millions de personnes représentant 36,3% de l’emploi non-agricole à l’échelle nationale. Dans ce cadre, 233 000 indépendants employeurs ont recruté 420 000 salariés et distribué 11,4 milliards de DH de salaires correspondant à près de 4% de la rémunération salariale à l’échelle nationale et représentant 11% de la valeur ajoutée globale du secteur informel. 
L’éloquence des statistiques évoquées ci-haut nous incite à avancer les conclusions suivantes : 
– le secteur informel emploie, produit et distribue des revenus au tissu social Marocain, 
– Ce mode d’accumulation informel joue un rôle dans les mécanismes de reproduction et de cohésion des unités domestiques, 

– Avec une telle participation au PIB national, l’économie Marocaine fonctionne en deça de ses potentialités économiques, ce qui ne cesse d’impacter négativement la dynamique économique et sociale et la recomposition de ces différentes dimensions liens formel/informel en un ensemble structuré nous conduit à une nouveau défrichage du secteur informel et sa capacité à participer au développement économique du Maroc.

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Croissance économique et emploi au Maroc : démêler l’écheveau et l’énigme d’une déconnexion

by Mustapha Maghriti 17 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

Les économistes utilisent le terme de croissance économique pour modéliser une augmentation de la production sur le long terme. A titre illustratif, François Perroux définit la croissance économique comme « l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d’un indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels. ». La définition de Simon Kuznets va au-delà et affirme qu’il y a croissance économique lorsque la croissance du PIB est supérieure à la croissance de la population. Arthur Okun en 1962 proposait une loi connue sous la loi d’Okun qui simule une relation linéaire empirique entre le taux de croissance du PIB et la variation du taux de chômage. En dessous d’un certain seuil de croissance, le chômage augmente. 
Au Maroc, les prévisions de croissance viennent d’être réajustées à la hausse : 4.5% en 2015 contre 2.8% en 2014. Cependant le chômage suit son trend haussier : Son taux effleure les 10% au niveau national, 14,6% en milieu urbain et 21,1% entre 25-34 ans, le taux d’activité de la population a baissé et le nombre de désœuvrés a accusé un accroissement de 86.000 personnes. L’économie marocaine n’a crée que 21.000 postes d’emploi nets. L’industrie et l’artisanat ont imputé des destructions d’emploi avec une perte qui excorie les 37.000 actifs. 

La croissance devient de moins en moins porteuse d’emplois. Certes depuis 2001, en moyenne arithmétique, l’économie marocaine a connu un nouveau palier de croissance atteignant 4.7% par an, ce qui a permis de générer 1.7 Millions d’emplois nets ramenant ainsi le taux de chômage à 9,7% en 2015 contre 9.5% en 2013 et 12.3% en 2001. 
Toutefois, la teneur en emplois de la croissance économique a enregistré un net ramollissement. Comment démêler l’écheveau et l’énigme de la carence en emplois de la croissance économique au Maroc ? 
– Primo, le taux de chômage moule et s’accouple avec le galbe de la transition démographique que connait le Maroc. En effet, en moyenne arithmétique, sur les sept dernières années, chaque estrade de croissance s’est traduite par une production de 24.000 emplois. Toutefois , à moyen terme, ce rythme de croissance reste lacunaire pour extravaser une baisse manifeste et expressive du chômage : Les perspectives du marché du travail qui se dessinent à la lumière de la croissance démographique laissent préfigurer une accession encore acérée de la population active due au développement de l’activité féminine. 
– Secundo, la littérature et les études empiriques sur les facteurs déterminants pour maintenir un taux de chômage faible semblent être le rythme et la stabilité du taux de croissance. Or, dans notre pays, l’ondoiement et l’ondulement de la croissance est toujours le même quoique qu’elle s’est atténuée cette dernière décennie. De plus, si la croissance stable s’accompagne d’une évolution de gains de productivité, le volume de l’emploi n’augmente que frugalement. 

– Tertio, autant en emporte le vent, la politique d’éducation et de formation n’a pas tenu ses promesses. Au regard des métamorphoses de l’appareil productif, une césure est apparue entre les besoins de formation de la part des entreprises et la formation des ressources humaines. L’approche globale de l’adéquation entre l’offre et la demande de formation néglige les difficultés au niveau national comme au niveau de l’entreprise, de calibrer de façon exacte les besoins en formation. 
– Quarto, la quatrième observation attire l’attention sur le rôle joué par les restructurations sectorielles de l’activité économique : L’aggiornamento de notre système socio-productif peut générer des pertes d’emploi. Les mutations en cours des entreprises, dictées par les nouvelles contraintes de compétitivité s’adjoignent nécessairement de nouveaux modes de production et d’organisation qui font primer le recours à un emploi plus qualifié, plus flexible. 
– Quinto , les dispositifs d’insertion mis en place ont fait déceler une efficacité variable par rapport à la montée du chômage. Les effets d’éviction ont diminué l’impact des programmes de formation/adaptation/reconversion destinés aux diplômés chômeurs. Les « mesurettes » favorables aux jeunes promoteurs, l’encouragement à la création de strat-up n’ont eu que peu d’effets. Il est primordial de quantifier et chiffrer de façon systématique et rigoureuse les corollaires de ces strates des dispositifs mis en œuvre au fil du temps. 
Concrètement, des études factuelles et des enquêtes sur le terrain corroborent la déconnexion entre croissance et emploi. En effet, le HCP a réalisé une étude sur le secteur Textile en vue d’apporter un éclairage sur la disjonction entre emplois et exportations dans le secteur de l’industrie du textile et du cuir, entre 2013 et 2014 qui attestent qu’en filigrane, le Textile ne génère plus d’emplois. 
Rappelons, en prodrome, l’ampleur de l’industrie du textile et du cuir qui contribue pour 20% en moyenne, à la valeur ajoutée des industries de transformation et occupe près de 42% de l’emploi industriel. 
Ainsi, la reprise des exportations n’aurait pas permis de réamorcer immédiatement de nouvelles créations d’emplois. En effet, une perte de 32 000 postes a été enregistrée entre 2013 et 2014, soit une réduction de 7% en variation annuelle. Ces pertes ont été, principalement, le fait d’une réduction de 14% des effectifs employés dans le textile, 4,6% dans l’habillement et 8,6% dans les activités de la chaussure. 

Ces pertes d’emplois s’inscrivent, globalement, dans le prolongement de la tendance baissière qui avait marqué les activités du textile et du cuir depuis 2007. En singulier, 120 000 emplois perdus entre 2007 et 2014, soit 21,4% du total alors qu’au même moment les exportations n’ont reculé que de 2,7%. 
Par ailleurs, en termes de composition des emplois générés, une part de 70% des actifs occupés ne dispose pas d’une couverture médicale et n’est constituée que de travailleurs saisonniers, occasionnels ou non- rémunérés. Aussi, plus de 3 employés sur 5 qui exercent dans la branche ne disposent pas d’un contrat de travail. En résumé, même les emplois existants sont kaléidoscopiques et constituent une bombe sociale potentielle. 
Pourtant, la valeur ajoutée des industries du textile et du cuir se serait améliorée, en 2014, de 1,2%, en variation annuelle, après avoir régressé de 2,7% en 2013. Cette reprise aurait été, principalement, portée par le redressement de la production des unités de l’habillement et du textile, notamment les vêtements, les tapis, les articles à maille et de voyage. 
De surcroît, les exportations du secteur ont progressé de 3,9% en 2014, profitant du raffermissement des importations en provenance de l’Espagne et des Etats-Unis. De même, la relance des activités du textile et cuir aurait été principalement attribuable à l’amélioration de la demande extérieure adressée aux produits de la branche. 

Il semble que les sociétés de textile ajustent probablement leurs coûts en misant sur les appareils modernes à faible intensité de main d’œuvre. Aussi, devant la volatilité des commandes, ils privilégient de fonctionner avec un effectif minimal. Enfin, la tentation de sous-déclaration n’est pas à exclure vu la recours structurel à des travailleurs saisonniers. 
En sus, l’étude menée par la banque africaine de développement (BAD) à la demande du Maroc, dans le cadre du programme Compact II du Millennium Challenge Corporation MCC, est allée dans le sens de plusieurs analyses, soulevant le problème de la productivité insuffisante des investissements au Maroc. Ce paradoxe est dû à plusieurs facteurs quasi-structurels. 
En effet, avec un ratio de 31,7% du PIB, le Maroc affiche un des taux d’investissement, les plus élevés au monde (30,2% en 2015). Toutefois, la croissance moyenne du PIB, n’est pas celles des dragons économiques et ne permet pas de résorber les déficits sociaux dont le chômage. De plus, ces investissements n’ont pu transformer la structure de l’économie marocaine qui demeure inféodée à la pluviométrie, à certains secteurs exportateurs ou à l’immobilier. 
Ce paradoxe s’explique selon la BAD par la productivité insuffisante des facteurs de production, les contraintes qui pèsent sur les IDE et les investissements privés en général et le cloisonnement de certaines régions et zones au Maroc. 

En effet, la productivité insuffisante s’explique par l’innovation insuffisante dans le secteur privé. Aussi, les faibles performances de l’Enseignement au Maroc font que le marché de travail peine à trouver certains profils. De même, les « Skills » de certains salariés sont limités, affligeant la productivité générale. 
Pour notre part, nous pouvons aussi souligner le fait qu’une partie des investissements publics a été orientée vers les infrastructures comme les autoroutes, les ports ou les énergies renouvelables. Naturellement, de tels investissements ne peuvent donner leurs fruits en termes de croissance économique que sur le long terme. Aussi, la rentabilisation de ces infrastructures passe par un effet d’entrainement avec un investissement privé important capitalisant sur les réalisations publiques. 
Schématiquement, pour lutter contre le chômage, deux voies complémentaires plus qu’antinomiques sont concevables : Celle du partage et celle de la croissance. 
Au Maroc, on peut résoudre la question en partageant le travail. Il est plus facile de départager lorsque les revenus sont élevés et en hausse et cela éviterait de poser la question du partage comme elle est l’est trop souvent débattue. Seule une croissance plus soutenue et pro-emploi fluidifierait la mise en œuvre d’une vraie politique de lutte contre le chômage. Le calcul et les estimations économétriques montrent que le taux de croissance nécessaire pour résorber le stock de chômeurs accumulé est hors portée. 

Par ailleurs, on ne décrète pas un taux de croissance et l’environnement régional ne permet d’envisager des retombées sensibles sur la croissance nationale. D’où la nécessité d’explorer les marges disponibles. Ce sont sans doute les éléments qui généreraient un rythme de croissance économique suffisant pour absorber l’offre croissante de travail qu’il s’agit d’inventer.

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Quand la rime culte knocking on heaven’s door est primée par le Comité Nobel

by Mustapha Maghriti 14 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

Contrairement à toutes les prophéties où on attendait le poète syrien Adonis, condamné à mort par les terroristes de Daech, ou encore le Kényan Ngugi wa Thiong’o qui avait les faveurs des parieurs quelques heures avant la remise du prix, ou encore le Japonais Haruki Murakami, c’est l’auteur de la prose culte »knocking on heaven’s door » qui a été déclaré lauréat de la prestigieuse récompense de stockholm, en l’occurrence le chanteur Américain légende Bob Dylan. 
Le Comité Nobel a justifié ce choix par la plaidoirie de la secrétaire générale de l’Académie suédoise, Sara Danius, qui a déclaré que l’auteur-compositeur-interprète Américian a été élu pour avoir créé, dans le cadre de la grande tradition de la musique de l’Uncle Sam, de nouveaux modes d’expression poétique. 
Il n’a jamais couru derrière les récompenses et les reconnaissances : En 2001, il avait reçu un oscar alors qu’il se trouvait en Afrique du Sud, et qu’on avait été le chercher au fond d’un bar pour lui annoncer la nouvelle, qui ne l’avait pas ému outre mesure. Depuis, il a également reçu le médaille présidentielle de la Liberté et aussi une mention spéciale du prestigieux prix Pulitzer, toujours dans sa plus grande indifférence. 
Bob Dylan est né le 24 mai 1941 à Duluth, dans le Minnesota, sous le nom de Robert Allen Zimmerman. Durant son enfance, qu’il passa à la frontière canadienne à Hibbing, il fait la connaissance du bluesman Big Joe Williams. Il se passionna dès lors pour le blues et commence à jouer de la guitare. A l’âge de vingt ans, il parcourt les Etats-Unis avant de commencer des études littéraires à l’université du Minnesota. Lors d’un passage à New-York, il rencontre son idole, Woody Guthrie, puis enregistre quelques titres avec la chanteuse Carolyn Hester. 

En 1962, il sort son premier album, intitulé Bob Dylan. C’est à ce moment-là que l’artiste prend ce nom de scène, en hommage au poète gallois Dylan Thomas. Cet album très marqué par le blues et le folk est suivi dès l’année suivante par « The Freewheelin’ Bob Dylan » qui dévoile les talents de poète de Bob Dylan. C’est un véritable succès, et dès ses débuts, Bob Dylan fait l’unanimité grâce à sa voix aiguë qui sort de l’ordinaire. En reprenant le titre « Blowin’ In The Wind » en 1963, le trio folk Peter, Paul & Mary élargissent encore son public. 
Blonde On Blonde, sorti en 1966, est le premier double album de l’histoire du rock. Bob Dylan tourne alors aux côtés de Joan Baez et joue dans les plus grands festivals, comme le Royal Festival Hall à Londres et le Festival de Newport. 
En 2008, Il a reçu le prix Pulitzer, qui récompense traditionnellement des travaux journalistiques. Il avait été distingué, selon les mots du jury,  » pour son profond impact sur la musique populaire et la culture américaine, à travers des compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire « . 

Bien qu’il n’ait scellé qu’un petit nombre de grands albums après l’apothéose créative des années 1965-1975, il reste, au même titre que le tandem Lennon-McCartney, l’un des chanteurs-auteurs-compositeurs les plus influents de l’histoire de la musique, maintes fois copié, jamais égalé. 
C’est le premier Américain à obtenir le prix Nobel de littérature depuis Toni Morrison, en 1993. 

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Quand la théorie des contrats est primée par la Banque Centrale de Suède

by Mustapha Maghriti 14 octobre 2016
written by Mustapha Maghriti

C’est ce Lundi 10 Octobre 2016 que le réputé prix Nobel d’économie en sciences économiques, en mémoire d’Alfred Nobel, a été décerné lundi à l’Américano-Britannique Oliver Hart et au Finlandais Bengt Holmström pour leurs travaux sur la théorie du contrat. Ces chercheurs ont développé la théorie du contrat, un cadre exhaustif d’analyse des multiples aspects du contrat comme la rémunération des dirigeants basée sur leur performance, les franchises ou les copayeurs dans les assurances, ou encore la privatisation de secteurs publics. 
Oliver Hart est né en 1948 à Londres. Il a la double nationalité américano-britannique. Il a étudié les mathématiques au King’s College (Cambridge) et les sciences économiques à l’Université de Warwick. Docteur de l’Université de Princeton, il occupe successivement des postes de chercheur au Churchill College (Cambridge), Professeur à la London School of Economics and Political Science, au Massachusetts Institute of Technology, et finalement depuis 1993 à l’Université de Harvard. Ses recherches portent sur la théorie de la firme, la théorie des contrats et la finance d’entreprise. 

Bengt Holmström est né en 1949, à Helsinki en Finlande. Il est professeur d’économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) depuis 1994. Depuis 1997, il est titulaire de la chaire Paul Samuelson du MIT. Il est connu pour son travail sur la théorie des incitations et pour ses travaux sur la théorie de la firme. 
De la fin du XIXéme siècle aux années 1960, la théorie économique a principalement cherché à comprendre comment les prix se fixent sur les marchés. Le «modèle d’équilibre général» de Walras a montré ses limites, notamment parce qu’il ne prenait pas bien en compte les comportements des acheteurs et des vendeurs, ou bien des demandeurs et de offreurs d’emploi, dans un contexte où la concurrence n’est pas parfaite et les informations asymétriques. Les théories des contrats et des incitations tentent de combler ces failles. Hart et Holmström sont cités dans tous les livres dans le domaine. 

Les économies modernes sont interconnectées par d’innombrables contrats. Les nouveaux outils théoriques créés par Hart et Holmström permettent de mieux comprendre les contrats et les institutions de la vie réelle et les pièges potentiels dans la conception des contrats», a commenté l’Académie. «Les nombreuses relations contractuelles de la société incluent ceux passés entre actionnaires et cadres dirigeants d’une entreprise, entre une compagnie d’assurance et les propriétaires de voiture, entre une autorité publique et ses fournisseurs: ce type de relations impliquent des conflits d’intérêt, les contrats doivent être correctement conçus, de sorte qu’ils garantissent aux parties de prendre des décisions mutuellement bénéfiques». 
Le prix était allé l’an dernier à Angus Deaton, également Américano-Britannique, qui s’est notamment attaché à démontrer que la création et l’accumulation de richesses n’allaient pas nécessairement de pair avec l’amélioration du bien-être. Il avait succédé au Français Jean Tirole, primé en 2014 pour son analyse de la régulation des marchés 

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Promesses électorales des législatifs 7 Octobre 2016 et Spéculations économiques au Maroc

by Mustapha Maghriti 5 octobre 2016
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A 48 heures près aux législatifs tant attendus du 7 Octobre 2016, les Marocains qui se rendront aux urnes sont confrontés à tout un armada de programmes électoraux émanant de chacun des partis politiques, des programmes qui se différencient certes, mais qui restent semblables et homologues au niveau de leur fond. Une grande contiguïté dans les promesses électorales qui se focalisent pour l’essentiel sur les secteurs sensitives et prioritaires pour la grande frange sociale des Marocaines à l’instar de l’emploi, la santé, la couverture sociale…etc. 
La grande apostrophe qui nous interpelle : Pourquoi les promesses électorales de chacun de ces partis ne se concrétisent pas sur le terrain ? 
D’abord, le montage du programme électoral s’étaie pour l’essentiel sur le volet économique à travers tout un éventail d’indicateurs macro-économiques à titre illustratif : Le taux de croissance économique, le taux de chômage ou la qualité des services sociaux, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, ainsi que d’autres donnes économiques comme l’investissement, le domaine rural à travers les promesses de son désenclavement, la lutte contre la précarité et le rétablissement de la justice sociale. 

Cependant autant en emporte le vent, au fil du mandat électoral, on note un hiatus abyssal entre ce qui a été promis et ce qui a été réalisé. Nous constatons aussi hélas, que les programmes socio-économiques demeurent loin de la réalité dans la mesure où ces programmes restent pas excellence des programmes électoraux ayant pour but primordial d’avoir assistance et appui politique auprès du citoyen Marocain et d’avoir légitimité à travers les urnes afin de gérer la chose publique. 
Aussi, la quête acharnée pour la légitimité politique auprès du citoyen Marocain conjuguée à la concurrence rude et féroce entre les partis politiques impulsent les futurs élus à concocter des programmes électoraux à chacune des franges sociales : Un programme pour assister et épauler les femmes veuves, un calendrier pour la couverture médicale pour les étudiants, un agenda pour la parité homme-femme ou un planning pour les handicapés. Tout ceci concourt à donner un caractère parcellisé à ces programmes électoraux et leur ôter leur cohérence et leur synergie. 
Nous augurons, par ailleurs, que les partis politiques accorderont pour les législatives du 7 Octobre une attention singulière à la classe moyenne du fait : 
-Qu’elle est un précieux facteur de relance économique ;
– Qu’elle occupe une place et une assise au sein de l’architecture sociale marocaine et se situe au centre des préoccupations des hommes politiques Marocains
Aussi, la question du rôle de l’Etat à l’ombre de la polémique entre le PJD et le PAM qui ont des idéologies différentes où le parti PAM promet dans son programme électoral de revoir le statut de la famille. 
Au total, même si les partis politiques demeurent mécènes dans leur programme électoral, ce dernier dépend foncièrement des indicateurs macro-économiques où interfère l’international, le régional, le national et le local. 

Aussi, les programmes électoraux restent tributaire des prix des matières premières, des fluctuations du prix du pétrole dans les marchés mondiaux, des échanges commerciaux ou de la pluviométrie, ou des recettes touristiques ou des mouvements des RME. In fine, les promesses électorales des partis politiques demeurent justement de simples promesses et liés à la période de la compagne électorale dans la mesure où la nature du suffrage au Maroc ne permet pas d’avoir une majorité absolue : Le parti ayant eu la majorité relative se trouve obligée de composer avec les autres partis alliés et de concéder avec eux une grande partie de leur programme.

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Le Secteur informel au Maroc : une riposte et réplique au secteur formel

by Mustapha Maghriti 5 septembre 2016
written by Mustapha Maghriti

La pesée du secteur informel est unanimement considérée comme une tribulation au développement de l’économie marocaine. On le réprimande de tous les tares et de tous les pervertissements économiques et sociaux : Fraude fiscale, exploitation de la main d’œuvre, corruption, concurrence déloyale. Il s’abreuve 41 % des emplois (hors agriculture, administration et collectivités locales), calcine 14 % du PIB et comporte plus de 1,75 million d’unités informelle selon les chiffres du HCP. 
D’emblée, nous pensons que la réplétion du secteur informel est une riposte rationnelle aux nombreuses pathologies dont pâtit le secteur formel. Autrement dit, ce n’est pas le secteur informel qu’il faut médiciner et stigmatiser, mais bel et bien le secteur formel : Si les pouvoirs publics veulent exhorter et convaincre les agents économiques à agir dans la légalité, il leur faut accomplir un dépoussiérage radical du secteur formel pour le rendre plus sain et plus attractif. En l’état actuel, le secteur formel est vécu par la majorité des agents économiques comme inefficient, contraignant, punitif et confiscatoire. 
A l’appui de notre allégation, un rapport de la Banque mondiale éplucha la situation du secteur privé dans les pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord MENA dont le Maroc, intitulé « Des privilèges à la concurrence : renforcer la croissance par le développement du secteur privé dans la région du MENA », le document de la Banque mondiale dressa un check-up critique sur le contexte dans lequel évoluent les entreprises privées marocaines : la fiscalité, le coût des terrains, les pratiques arbitraires et discrétionnaires, les situations de rente, les pratiques de passe-droits et les inégalités de traitement entre investisseurs rendent le secteur privé moins performant comparativement aux pays de la région MENA. L’institution de Bretton woods se montre aporétique et tire la sonnette d’alarme contre la caducité d’un secteur qui est appelé à relever le challenge de contribuer à la création d’emplois nouveaux dont aura besoin la région au cours des prochaines décennies. 

En dépit des réformes mises en œuvre durant les dernières années, « aucun pays de la région, à l’exception de certains pays du Golfe, n’a pour l’instant réussi à déclencher une transformation structurelle de son économie (…) et aucune économie de la région ne semble connaître le dynamisme et le type de transformation économique que des pays comme la Malaisie, la Chine, la Corée du Sud, la Pologne, la Turquie et d’autres économies émergentes ont connu », note les auteurs du document de la Banque mondiale.En sus, l’accès et le coût du financement figurent également parmi les principales obstructions du secteur privé marocain.Le rapport de l’institution mondiale indique, de surcroît, que le taux d’insatisfaction élevé dans le domaine du financement au Maroc, comme en Arabie Saoudite et au Liban, est dû essentiellement à l’intensité de la demande sur les crédits bancaires. Les difficultés d’accès au crédit touchent plus singulièrement les petites entreprises perçues par les banques comme étant moins translucides financièrement que les grandes entreprises. Aussi, le rapport dénonce que les pratiques de spéculation altérèrent le marché du foncier et plombent sérieusement le climat des affaires. Au vu de ces constats, au lieu de stigmatiser les agents qui préfèrent agir dans l’informel, quitte à transgresser les lois, il faudrait fustiger le secteur formel et le refondre en substance. La charge de la preuve doit être inversée : C’est aux responsables du secteur formel de prouver aux agents économiques qu’il est plus rationnel d’agir dans la légalité et la légitimité. 

Une pièce à conviction supplémentaire de l’inadéquation du secteur formel est le nombre ascendant de dérogations accordées aux résidents et investisseurs étrangers ou au MRE pour les encourager à s’établir et à investir dans le pays. 
Au lieu de foisonner les régimes fiscaux dérogatoires et les zones franches, ponctuant la discrimination entre agents économiques selon leur nationalité ou leurs ressources, ne faudrait-il pas changer de paradigme en mettant en place un secteur formel plus réactif, moins contraignant et moins confiscatoire pour tous les agents économiques ? 
Certes, l’introduction du statut de l’auto-entrepreneur au Maroc est une très bonne initiative qu’il faut saluer : C’est une manière de prendre acte du secteur informel et de proposer à ses acteurs un régime formel plus attractif. Pour une fois, l’Etat use de la carotte et non pas du bâton. Cependant, il faudra rester prudent sur les modalités de mise en œuvre du statut. Tout dépend des modalités pratiques et de son opérationnalisation qui ne doivent pas le vider de sa substance, de son esprit et de ses objectifs. 
Le nec plus ultra consiste à donner appétence aux agents à participer à un secteur formel modernisé et habilitant au lieu de les contraindre à se conformer à un secteur dont l’archaïsme et les contraintes sont formels. 
En attendant que la création du surplus économique et les revenus fiscaux soient boostés par la libération des agents économiques, les responsables publics doivent réduire drastiquement les budgets alloués à des services publics improductifs et persuader les partenaires financiers internationaux d’appuyer un nouveau plan stratégique à moyen terme à même de réinvention le secteur formel marocain. 

En guise de conclusion, Montesquieu a écrit ‘ »une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi ; mais elle doit être loi parce qu’elle est juste ». Tous ceux qui considèrent que le secteur informel est à l’origine des damnations de l’économie marocaine et que le secteur formel, dans sa forme actuelle, est la solution, feraient mieux de contempler cette sentence de Montesquieu.

5 septembre 2016 0 comment
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Les trajectoires économiques Royales pour une Afrique prospère: Discours Royal du 20 Août 2016

by Mustapha Maghriti 22 août 2016
written by Mustapha Maghriti

En dépit de sa position à la croisée des chemins de l’Europe et du monde arabe, le Maroc a toujours affirmé son arrimage à l’Afrique. L’histoire retient que cet ancrage date de l’époque du commerce caravanier et chamelier transsaharien, entre le Maroc, les pays Méditerranéens et ceux de l’Afrique subsaharienne. 
Au plan politique, le Maroc a mené chevaleresquement avec le continent noir la bataille pour l’Indépendance et a continué cette lutte après les années 60 : l’un des moments indélébiles de cette joute a été la sempiternelle conférence de Casablanca de 1961 initiée par Feu Mohammed 5. Un an avant, en 1960, Mohammed 5, le grand-père du souverain Marocain Mohammed VI, se rapprocha de certains leaders du continent noir, comme le Congolais Patrice Lumumba, le Malien Modibo Kéita, le Guinéen Ahmed Sékou Touré. Feu Mohammed 5 convia ces dirigeants africains à s’unir contre la puissance coloniale. La Conférence de Casablanca de 1961 naîtra de cette rencontre, qui a cristallisé l’engagement pour une Afrique digne et forte. 
Plus d’un demi-siècle après, le Roi Mohammed VI ressuscite et exhume l’histoire à travers Le discours prononcé le 20 Août 2016 à l’occasion de la 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple. 

Dans ce panégyrique sur l’implication marocaine en Afrique, le Souverain Marocain a réitéré une analyse solennelle et majestueuse : Il a pointé, avec une réverbération inédite la responsabilité du colonialisme dans les tares que subissent les africains aujourd’hui : » Les problèmes qui affligent les pays africains actuellement, notamment ceux du sous-développement, de la pauvreté, de l’émigration, des guerres et des conflits, outre la tentation, en désespoir de cause, de se jeter dans les bras des groupes extrémistes et terroristes, sont autant de maux engendrés par la politique calamiteuse que le colonialisme a menée pendant des décennies ». 
Et pour mettre en valeur les motivations marocaines qui expliquent et justifient le grand intérêt du royaume pour l’espace africaine, le Souverain Marocain évoque 4 sentiers importants. 
Le premier sentier est de participer à la manumission et à l’exultation du citoyen africain. A cet égard, le Souverain Marocain emprunte un discours qui parle aux jeunes générations africaines. Le Souverain Marocain a fait valoir que le Maroc donne toujours aux peuples de son continent sans attendre d’en recevoir une contrepartie, précisant que l’engagement du Royaume en faveur des causes et des préoccupations de l’Afrique n’a jamais été motivé par une volonté mercantile d’exploitation de ses richesses et de ses ressources naturelles où l’Afrique n’est pas  » un marché pour vendre et écouler les produits marocains, ou un cadre pour le lucre rapide, mais plutôt comme un espace d’action commune pour le développement de la région, au service du citoyen africain ». 

C’est dans ce contexte que le Maroc apporte son concours à la réalisation de projets de développement humain et de prestations sociales ayant un impact direct sur la vie des populations de la région. Ainsi, le Maroc ne se cantonne pas à exporter des médicaments, mais il tient à construire des laboratoires pharmaceutiques, et bâtir des établissements et autres centres de santé, ajoutant, en sus, que le Royaume réalise, des infrastructures et des centres de formation professionnelle et technique, ainsi que des projets porteurs d’emplois et de revenus stables, et apportant, en outre, son soutien aux petits agriculteurs et encourage la préservation des écosystèmes où pour nous  » L’Afrique n’est pas un objectif; c’est plutôt une vocation au service du citoyen africain, où qu’il soit ». Ajoutant que « l’intérêt que nous portons à l’amélioration de ses conditions de vie dans son pays, est le même que celui dont bénéficient les migrants africains au Maroc, contrairement à ce qu’ils endurent dans plusieurs régions du monde ». 
Le deuxième sentier est le potentiel humain et naturel que recèle l’Afrique où le Souverain est convaincu  » que l’Afrique est capable d’assurer son propre développement et de changer par elle-même son destin, grâce à la forte détermination de ses peuples, à leurs potentialités humaines et à leurs ressources naturelles », 

Le troisième sentier est la réintégration du Maroc à l’Union Africaine où le Souverain précise que  » la réintégration par le Maroc de sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle continentale, n’est que l’illustration de cet engagement d’aller de l’avant pour faire prévaloir les causes qui sont celles de ses peuples ». car l’Afrique  « C’est bien davantage qu’une appartenance géographique et des liens historiques. Elle évoque, en vérité, des sentiments sincères d’affection et de considération, des liens humains et spirituels profonds et des relations de coopération fructueuse et de solidarité concrète. Elle est, somme toute, le prolongement naturel et la profondeur stratégique du Royaume ». 
Le quatrième sentier porte la marque d’un intérêt marocain original aux drames des africains est sa gestion de la crise migratoire, notamment celle qui touche les citoyens subsahariens. Le Souverain révoque une réalité révérée sur le plan international: Le Maroc compte parmi les premiers pays du Sud à avoir adopté une politique liguée, solidaire et authentique pour abriter les migrants subsahariens, selon une approche philanthrope et humanoïde qui prémunit leurs droits et préserve leur dignité. 
Le Souverain profite de cette occasion pour mettre les pleins phares sur les carences et insuffisances de certains pays de la région : »Nous regrettons les dérives qui ont marqué la gestion des questions de la migration au niveau de l’espace méditerranéen, faisant l’impasse sur toute politique réelle d’insertion des immigrés ». 

Bob Marley, une légende qui se battait pour la cause africaine par ses rimes et syllabes du Reggae n’a-t-il pas dit qu’ »Il faut plus que des idées pour changer l’Afrique, il faut quelqu’un pour les porter », voici le Roi Chérifien Mohammed VI porte ces idées en gageant sur l’Afrique, en tablant sur son développement, en pariant sur l’aspiration démocratique du peuple africain et en misant sur le succès d’une vision qui transcende le mercantile pour s’intéresser au fondamental avec comme trame de fond l’Homme africain.  Ceci qui m’incite, en guise d’épilogue à ressusciter une célèbre phrase du père de l’unité africaine des peuples Marcus Garvey « Soyez autant fiers de votre race aujourd’hui que l’étaient vos pères dans le passé. Nous avons une histoire magnifique, et nous allons en créer une autre dans l’avenir qui étonnera le monde ».

22 août 2016 0 comment
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Leçons d’un 5éme pouvoir: Facebook et déchets italiens au Maroc

by Mustapha Maghriti 24 juillet 2016
written by Mustapha Maghriti

Il continue de faire le buzz sur les réseaux sociaux : L’affaire dite des « déchets italiens » a pris de l’amplitude tant par son caractère irrévérencieux que par son aspect saugrenu. Tout le monde parle des contrats scellés par la ministre déléguée auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, Hakima El Haite pour l’importation de déchets italiens pour des cimenteries Marocaines et ce à quelques mois de la tenue de la fameuse COP22 et venant juste après la parade  » Zéro Mica ».
C’est à en perdre son latin ! L’affaire a éclaté par l’annonce, d’abord rocambolesque, de l’accostage d’un cargo au Jorf Al Asfar chargé de deux mille cinq cent tonnes de déchets.
Ce n’est pas le gourou ou le clerc qui s’étonne, mais le simple citoyen Marocain quand on sait que la combustion d’un minuscule sac de plastique dégage cette odeur acrimonieuse et asphyxiante. Que dire alors de tonnes de déchets ?

Il m’a fallu du temps pour réaliser que nous sommes en présence d’un esclandre écologique surtout lorsque nous avons appris que les déchets émanaient de Naples et que dans cette région italienne c’est la mafia qui contrôle le marché des ordures ; des déchets narcotiques italiens que l’on importe d’un pays déjà admonesté par la Cour de Justice Européenne pour son infraction des règles européennes sur la gestion de ses propres déchets à payer une amende de 40 millions d’Euros
Je me mis, alors à me poser des apostrophes, peut être crédules, dont la première était: Nous payaient-ils pour les débarrasser de leurs ordures ou c’est nous qui payons pour les avoir ?
Je me mis alors à m’informer, impulsé non par la simple curiosité légitime devant un phénomène nouveau mais par cette caverneuse acariâtreté que de voir mon pays, son sol et son atmosphère pollués sans vergogne pour une question d’économie de coût de production. « L’avocat du diable » de cette affaire nous annonça en termes rébarbatifs qu’il s’agit de ce qu’ils appellent les RDF (Refuse–derived fuel) qui est un combustible de substitution, un substitut aux combustibles fossiles.

Si vraiment ces déchets étaient des « Refused Derived Fuel » RDF comme le prétend la ministre, pourquoi l’Italie ne les aurait pas utilisés comme combustible pour ses cimenteries. En réalité, l’Italie n’arrive pas à respecter les directives européennes et notamment celle de 2000/76/CE, qui instaurent des limites intransigeantes des émissions de l’incinération des déchets. Autrement dit, ce n’est que parce qu’un pays de l’Union Européenne ne peut destiner ces déchets à la co-combustion industrielle de peur qu’il ne nuise gravement à la santé de ses citoyens et qu’il ne tombe sous le coup des sanctions des instances de Bruxelles qu’il consente à les exporter au Maroc.
Avouons-le, composés de plastique, de carton, de bois ou de tissu, triés puis broyés, « ces déchets sont utilisés par les cimenteries du monde entier ». Dans ma tête de Marocain opiniâtre, je me disais que le plastique reste plastique même broyé et s’il est toxique entier, il restera toxique en poudre !

Une leçon que j’ai pu retenir de cette affaire est que les réseaux sociaux sont devenus un vrai 5éme pouvoir, plus singulièrement Facebook : Nous l’avons vu, nous l’avons appris, la mobilisation sur Facebook a fait agenouiller le Gouvernement Benkirane sur la dénégation des déchets destinés aux cimentiers, comme sur d’autres problématiques sociétales. C’est dire que la majorité que dégage Facebook est de loin plus cohérente et plus homogène que toutes les majorités hétéroclites et à l’emporte-pièce que dégagent nos urnes ‘‘conditionnées’’, à chaque échéance électorale, accouchant ainsi de Gouvernements fantasmagoriques !!!!In fine, il paraît, aujourd’hui que la parole de Facebook est plus crédible que celle de tous les partis politiques Marocains!!!

24 juillet 2016 0 comment
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Quand l’armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes : leçons d’un pronunciamiento Turc

by Mustapha Maghriti 20 juillet 2016
written by Mustapha Maghriti

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une partie de l’armée turque a tenté d’organiser un coup d’Etat qui s’est soldé par un fiasco où le gouvernement avait repris la situation en main Samedi. 
Si un ex-voto est à rendre, c’est au peuple turc : Le président Erdogan est apparu sur la chaîne de télévision CNN-Türk dans une courte interview où Il a appelé la population à descendre sur les places et dans les aéroports en signe de soutien.Des dizaines de milliers de personnes, brandissant des drapeaux turcs, ont bravé les militaires rebelles, grimpant sur les chars déployés dans les rues ou se rendant à l’aéroport d’Istanbul pour accueillir Erdogan. 
Une gratitude au peuple Turc qui est descendu dans la rue pour défendre la légalité, la démocratie et ses institutions, et le peuple turc montre au monde qu’il n’y a de souveraineté que la souveraineté populaire.Cependant, je ne peux m’empêcher de constater l’aplomb expectatif et l’aphasie observée par les gouvernements Occidentaux et le SG de l’ONU, quatre heures durant, après la tentative du putsch, ce qui dénote du cynisme et de l’hypocrisie de l’Occident. 

Le Jour de la restauration, les mêmes, après que le vent ait tourné, parlent de la nécessité de respecter la légalité et les institutions démocratiques. Erdogan en sortira grandi, mais désormais il saura mettre de l’eau dans son vin, pour abandonner le dessein du Califat qui le caresse.
La vraie démocratie secrète de vrais fruits ; Erdogan, a beaucoup fait pour son pays, pour preuve en est la réalisation d’un taux de croissance de plus de 6%, avec un rôle de plus en plus important de l’empire Oottoman sur l’échiquier des relations économiques internationales. Songer un instant si le pronunciamiento avait réussi, qu’aurait dit l’Occident ?? Certainement, les Musulmans ne méritent pas la démocratie’’. Il ne dira pas ‘’ la démocratie ne s’est pas encore enracinée en Turquie’’. Avec l’échec de la tentative du putsch en Turquie, c’est tout le monde Musulman qui a été sauvé.
Grâce au soutien populaire de la majorité des Turcs, la Turquie a du putsch manqué,. Si besoin était, l’échec du putsch militaire prouve, si besoin était, que la Turquie s’est engagée résolument sur la voie de la démocratie.Nulle vengeance, nulle purge, nulle justice expéditive contre les militaires suspects.La démocratie c’est aussi et surtout une justice impartiale et indépendante. Assurez aux putschistes une justice juste. 

Une grande leçon du putsch Turc : Seul le peuple est capable de défendre la démocratie, seul le peuple Turc a même de sauver ses institutions et il n’y a de légitimité d’un régime que celle que voudrait bien lui conférer le peuple; ce peuple qui reste la seule unique incarnation de la souveraineté nationale et l’armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes.

20 juillet 2016 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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