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Mustapha Maghriti
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Doing Business 2020 Versus Climat de l’investissement au Maroc

by Mustapha Maghriti 4 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le Climat des affaires a le vent en poupe depuis l’annonce Jeudi 24 octobre 2019 par la première institution de Brettons-Woods, une prouesse émérite en se hissant à la 53éme place sur un panel de 190 pays devenant le leader incontestable en Afrique du Nord et le 3éme sur la ceinture Moyen Orient et Afrique du Nord MENA. Ce classement est sans équivoque puisqu’il émane d’une entité internationale officielle et crédible, la Banque mondiale en l’occurrence.
Cependant voilà une couronne et une consécration d’obédience libérale scellée et paraphée par la Société Financière Internationale SFI qui dissemble in extenso avec l’émotion et le véritable « feeling » du milieu du business quant à l’environnement global des affaires économiques au Maroc.
A l’appui de notre allégation, moult études et enquêtes publiées récemment par des organismes financiers nationaux à l’instar de Bank Al-Maghreb ou de quelques Think-Thank comme le Centre Marocain du Conjoncture évoquant un climat de l’investissement ayant du plomb dans les ailes, puisque plus de 4.140 entreprises ont fait faillite lors du 1er semestre de l’année 2019, ce qui représente 9,1 % de hausse par rapport à l’année 2018.
Sur le marbre de la réalité de l’investissement au Maroc, le climat des affaires ne se cantonne pas aux embellies énumérées par Doing Business 2020 comme la mise en place du système de paiement électronique des redevances portuaires, la suppression des démarches de transit sur support papier, la réduction du taux de l’impôt sur les entreprises, car au regard de ces améliorations, l’acte d’investir se trouve, paradoxalement, face à un cloison de partialité d’aubaines dans l’acquisition des marchés avec cerise sur le gâteau la « sinusoïdale » du recouvrement et son coffret de favoritisme, de clientélisme et de « stellionat » .
A notre sens, le véritable calibrage du climat des affaires doit porter sur les non-dits de Doing Business à l’instar de la mécanique judiciaire : Recourir à la justice avec la gage et la sûreté de son impartialité, sa souveraineté et sa droiture, et de se faire rétribuer et indemniser quand la sentence judiciaire est en faveur de l’investisseur. 
 
Selon des recensements, la lenteur et la faible efficacité de la justice contribuent à l’exacerbation des déficiences des PME/PMI qui forgent l’essentiel du tissu économique Marocain à l’instar du secteur du Commerce (2022 défaillances), l’Immobilier (1200 défaillances) et le BTP (895 défaillances). Ces trois secteurs s’approprient à eux seuls 72% des défaillances des entreprises, ce qui met en lumière l’hiatus abyssal entre les résultats de Doing Business de la banque mondiale et le vécu quotidien des investisseurs et des entreprises nationales et étrangères et exhibe les augustes défaillances et défis à relever. 
En corollaire, seul et seul l’investisseur qui côtoie au jour le jour les dédales épineux de l’administration qui dispose de l’habilité d’attester et de juger la notation du « Hit-Parade de la banque mondiale, seul l’entrepreneur qui courtise au quotidien les tribunaux judicaires, administratifs et de commerce qui est capable de témoigner de la note attribuée par la SFI, seul le promoteur économique qui fréquente les engrenages du Business qui dispose du monopole de certifier le rating de l’environnement des affaires au Maroc.
L’obsession du Gouvernement et du CNEA de l’objectif d’une entrée dans le top 50 à la fin du mandat du Gouvernement Pjd est, in fine, à portée de main, mais reflétera-t-il l’authenticité et la réalité du climat de l’investissement au Maroc et permettra-t-il d’apporter répliques à la quadrature du cercle du chômage, de l’éducation, de la croissance et la récurrente problématique du nouveau modèle de développement que le Souverain Marocain n’a cessé d’y acculer le Team et l’exécutif ELOTHMANI à une « coda » célère!!
4 novembre 2019 0 comment
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La vision du Roi Mohammed VI de l’investissement : Une justice impartiale et saine au service de l’investissement

by Mustapha Maghriti 27 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Quelle trame se tisse entre les flux d’investissement dans un pays et sa mécanique judicaire ? Quelle intimité y a-t-il entre la coulée du business international et des affaires économiques dans un État, sa probité et son impartialité judiciaire ? Quelles osmose et symbiose y a-t-il entre le climat de l’investissement dans un territoire économique et sa rectitude juridique ? Tandem et duo idyllique et intime assurément. 

C’est dans ce sillage que s’est déroulé la deuxième édition de la Conférence internationale de Marrakech sur la justice tenue les 21 et 22 octobre 2019 dans la cité ocre, sous le thème «Justice et investissement : défis et enjeux». Placée sous les auspices du Roi Mohammed VI, ce « synode » d’envergure, organisé de concert par le Ministère de la Justice, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la présidence du Ministère Public, s’inscrit dans l’optique des Hautes Orientations Royales visant l’exhortation à l’investissement, le raffermissement de la compétitivité de l’économie nationale et l’embellie du climat de l’investissement, par l’adoption de la culture de dialogue, de concertation et de coordination entre les différents acteurs du secteur de la justice au Maroc et à l’échelle internationale. 

Cette Conférence internationale s’inscrit dans l’objectif du calibrage, l’évaluation et la consolidation des bonnes pratiques juridiques et judicaires en tant que levier du développement durable. Cette rencontre de « haut standing » a été l’opportunité de discuter des différents aspects juridiques, économiques, financiers et sociaux liés à la problématique du diptyque Justice/ Investissement avec la participation d’environ 800 représentants venus de plus de 80 pays, dont une quarantaine de Ministres de la Justice, plusieurs présidents de Conseils supérieurs de la justice et de Ministères publics, outre des représentants d’institutions économiques et financières internationales. 

C’est un secret de polichinelle que la justice est l’un des sésames incontournables pour affûter l’environnement de l’investissement, promouvoir la liberté d’entreprendre et protéger le milieu des affaires. La mise en place d’un climat bienveillant et propice à l’investissement implore des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la conviction, et la sûreté dans le système judiciaire et par conséquent la confiance dans le site et la destination Maroc. « Au-delà de l’actualisation des législations incitatives en vigueur, la mise en place d’un climat propice à l’investissement requiert des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la confiance dans le système judiciaire et d’assurer une sécurité totale aux investisseurs », a relevé le Souverain Marocain dans un message adressé aux participants à la 2éme Conférence Internationale sur la justice. 

Rétrospectivement, le Souverain Marocain n’a-t-il pas mis les pleins phares sur la justice dans son historique discours royal du 20 août 2009, entièrement consacré à la réforme de la justice, et a  été reprise dans son allocution royale du 9 mars 2011 ? 

Insistant sur l’ampleur de se livrer à un alignement des normes et des procédures de règlement des différends liés à l’investissement, aux niveaux national, régional et international, le Souverain Marocain, dans sa vision de l’investissement a allégué qu’il est cardinal de transcender les problématiques liées à la compétence des juridictions nationales, en mettant en place un système juridique adéquat. 

Et comme dit le journaliste et le politicien Français Émile de GIRARDIN dans la politique universelle (1852) « gouverner, c’est prévoir », ce nouveau mécanisme doit permettre d’anticiper les problèmes éventuels et de diguer les contentieux, grâce à l’édification d’organes spécialisés dans la résolution de différends, selon des délais raisonnables. Il doit, en outre, être en mesure de prendre en considération les singularités des litiges financiers et d’agir avec diligence, efficacité et souplesse. 

A cet égard et pour que le système judiciaire puisse jouer son rôle fondamental de relais et moyen d’action à l’investissement aussi bien national qu’étranger, le Maroc a adopté une armada juridique moderne et structurant afin de développer le monde de la finance et des affaires, d’encourager l’investissement et d’insuffler une dynamique vigoureuse au circuit économique, en soutenant les entreprises nationales qui sont les transmissions de la croissance économique. 

Pour être au tempo de l’environnement économique et juridique international, récemment, le Maroc a adopté d’importants textes, comme la version remaniée du Code de commerce, les lois sur les sociétés, la loi sur les garanties mobilières, ainsi que la consolidation de l’approche qui exhorte les magistrats à dépasser les limites de leur mandat traditionnel pour remplir des missions à visée économique et sociale, en les encourageant à garantir la sécurité et la paix sociale dans l’entreprise. 

C’est grâce à cet ensemble de mesures que le Maroc pourra s’affirmer, davantage comme un pays crédible et digne de crédit auprès des investisseurs nationaux, étrangers et des différents acteurs économiques et financiers internationaux. 

Sous cet angle, la Cour de Cassation est interpellée à apporter crédibilité, stabilité, et souplesse aux décisions arbitrales étrangères et à renforcer la protection juridique des brevets d’invention et des droits d’auteur. 

Dans le cadre de ces réformes législatives qui ont d’ores et déjà généré une dynamique porteuse d’efficacité, le Souverain Marocain appelle l’exécutif à accélérer l’approbation des derniers textes juridiques connexes, à élaborer les documents réglementaires se rapportant aux lois approuvées. 

Pour mieux se positionner dans les juridictions du business international, le Souverain Marocain n’a-t-il pas appelé à une supputation de l’expérience des tribunaux de commerce et de lui donner les moyens de se développer, en consolidant ses acquis et en lui ouvrant des horizons nouveaux, inspirés des expériences les plus réussies dans le monde, comme celle des juridictions des affaires, que certains pays ont mises en place, soutenant qu’une attention particulière doit être créditée à la formation spécialisée des différentes composantes du système de justice en vue d’accroître la capacité des juridictions à rendre, dans des délais raisonnables, des sentences justes et appropriées ? 

En sus, et dans le dessein d’engager les différentes composantes du système de justice dans le chantier de la transition numérique et pour assurer une meilleure diffusion et transparence de l’information juridique et judiciaire et pour que le travail judiciaire gagnera en fluidité et en efficacité, le Souverain Marocain a recommandé l’utilisation des nouvelles technologies, le renforcement et la généralisation de la dématérialisation des formalités et procédures juridiques et judiciaires, ainsi que le recours aux services de justice à distance. 

En outre, pour mettre en place un environnement sain pour l’investissement, fort de ses assises économique, sociale, administrative et institutionnelle et sensible à la dimension de promotion des droits de l’Homme, le Souverain a appelé à œuvrer davantage à consolider l’Etat de droit, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à favoriser les occurrences d’anticipation juridique, à donner aux acteurs de la justice une formation de qualité, à moderniser l’administration judiciaire et à renforcer sa gouvernance. 

De surcroît, pour prendre en considération la dimension internationale et la composante technologique de la mondialisation des échanges commerciaux, financiers et économiques, il est vital d’aborder les affaires liées à l’investissement sous tous les aspects associés aux législations commerciale et bancaire, fiscale et douanière, foncière, notariale et sociale 

Grâce à la conjonction de tous ces efforts, le Royaume gagnera en crédibilité et attirera, par ricochet plus d’investissement et progresserait dans le peloton du classement Doing Business et être candidat au cinquante pays les mieux classés pour la qualité du climat des affaires 2021 que s’est fixé le Gouvernement Pjd lors de sa première investiture. 

Le renforcement des outils et structures juridiques et judiciaires, permettra d’avoir des effets positifs à moyen terme et un impact à long terme sur la qualité de notre justice.
La réforme de la justice ne conditionne-t-elle pas la réussite des autres grands chantiers l’investissement porteur de production, de croissance et d’emploi.
A ce titre et en guise de conclusion, si le politicien français et le maçon de la Creuse Martin Nadaud disait, dans son fameux discours à l’assemblée nationale du 5 mai 1850 « Quand le bâtiment va, tout va », je répliquerai à mon tour qu’au Maroc, quand la Justice va, tout va 

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Après le Maroc, Jasmin et la deuxième exception démocratique Tunisienne

by Mustapha Maghriti 21 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Souvent, on taxe l’Afrique d’un continent où la dictature bat des records, où la corruption gangrène les économies africaines et où les règles de la démocratie ne sont guère respectées. Seulement, voilà depuis le fameux tumulte politique du printemps Arabe, le Maroc s’en sortit vaincu et a fait la première exception jalonnée par la Constitution du 30 Juillet 2011, et vient en suite la Tunisie à travers les dernières élections présidentielles où le candidat indépendant Kais Saied a été élu Président de la Tunisie avec 73% des voix.

De ce fait, nous pensons que la récurrente phrase que l’Afrique n’a jamais été pas un site de démocratie et de démocrates n’est qu’une boutade et gageure et la perception impérialiste qui voudrait décontenancer la mainmise Occidentale sur l’Afrique est plus que jamais anachronique.On peut multiplier les exemples à travers l’Afrique du Sud avec le combat de longue haleine d’Alias Papa Madiba, Nelson Mandela en l’occurrence, ou le Rwanda qui a fait des bonds de géant sur les plans économique et humain après un pénible génocide et un tortueux chemin vers la démocratie.Aujourd’hui, l’illustration démocratique émane d’un pays frère, voisin et limitrophe, situé dans une aire très minée par des abasourdissements et de tohu-bohu qui est la Tunisie.. 

Les dernières élections présidentielles Tunisiennes ont requis de la part des médias internationaux une bienveillance singulière : A l’une, les articles des journaux les plus réputés sur l’arène des médias internationaux n’ont pas asséché de mettre en piédestal l’exception Tunisienne. Ainsi, aux USA, les prestigieux New York Times ou le Washington Post, en France, le Monde, en Allemagne le Der Spiegel, et en Espagne El País ont tous jetés l’encre de leur plume et leurs ondes sur les urnes tunisiennes qu’ils ont qualifiées d’sensationnelles.
Très vite, après la Révolution du Jasmin, nos confrères Tunisiens ont pigé qu’un microcosme démocratique réussi passe inlassablement par un « prorata » des pouvoirs. D’ailleurs grâce à ce partage des pouvoirs, quoiqu’il a une connotation péjorative, que la première chambre de Carthage a préconisé un système parlementaire où les prérogatives du chef de l’exécutif transcendent ceux du Président de la république Tunisienne. A travers ce partage du pouvoir, le parlement prémunit solennellement la volonté populaire des Tunisiens exprimée par les urnes et ce pour éviter toute éventualité de frénésie du président de la Tunisie.
Au regard de ces défis, la Tunisie a gagné la confiance de ses citoyens et l’estime international.La transition politique Tunisienne a irréfutablement authentiqué des prouesses notables avec l’intronisation de l’Etat de droit, l’éclaircie de la transparence, de la bonne gouvernance et du respect des libertés fondamentales. Ces « métempsycoses » de l’espace public et du paysage politique ont permis à la Tunisie d’ouvrir un nouveau chapitre dans son histoire moderne avec le crépuscule du despotisme et l’émersion d’une nouvelle démocratie.
Ainsi, l’arène politique a connu une grande avancée et moult partis politiques, d’associations et d’organisations de la société civile ont vu le jour, donnant au paysage politique Tunisien une diversité et une richesse qu’il n’a jamais connues par le passé.

En sus, l’espace médiatique qui a été muselé du temps du tortionnaire Zine Abidine ben Ali a connu une extraversion de la parole et un accroissement de ses supports médiatiques aussi bien dans l’audiovisuel que dans la presse écrite mais aussi sur le net. Cette ardeur politique, médiatique porte la Tunisie depuis 2011 et en a fait une grande officine d’idées et de nouvelles pratiques politiques et sociales.Mais, si Jasmin a franchi des pas importants dans le domaine de la transition politique, la transition économique, elle, reste en panne d’inspiration.
Sous cet angle, le nouveau président Tunisien et son Team qui sera formé très prochainement aura du pain sur la planche, puisque plusieurs chantiers et dossiers économiques sont en mode stand by :
D’abord, la croissance économique, même si elle a connu un léger rebond, reste minuscule et inhabile à enchaîner une nouvelle dynamique économique et sociale porteuse d’emploi, d’investissement et d’espoir. 
Aussi, les deniers publics traversent une grande crise économique qui a été à l’origine d’une envolée fulgurante de l’endettement public.

Au niveau des échanges commerciaux et financiers, ne faut-il pas mettre en lumière les déséquilibres qui plombent la balance courante et la baisse inexorable des réserves de change ?

Parallèlement à ces achoppements macroéconomiques, il faut, en outre, souligner les entraves structurelles qui se matérialisent avec la chute de l’investissement et l’attentisme de plus en plus marqué des investisseurs. Les retards accusés dans les réformes économiques ne sont-ils pas à l’origine des écueils dans les négociations avec les institutions internationales et particulièrement le FMI ?

Comparativement à l’économie Marocaine, le modèle de développement Tunisien n’arrive pas à sortir du tunnel basé sur les faibles coûts de main-d’œuvre pour structurer un nouveau modèle de développement et entrer de plein-pied dans l’ère des industries 5.0 étayée sur la qualité et la formation de la main d’œuvre.

L’ensemble de ces dénonciateurs sont éloquents et significatifs non seulement d’une déliquescence de la situation économique, mais aussi d’une transition économique en débrayage. Une situation qui émane de l’immobilisme et l’inertie qui a singularisé les politiques économiques durant les deux dernières années en entrainant l’économie Tunisienne vers le tumulte économique.
Aujourd’hui, en dépit des éloges et argumentaires triomphalistes, le modèle Tunisien reste économiquement en point mort et « endure » les plus grandes contrariétés à retrouver les pistes d’une dynamique économique et sociale solide.
Cette crise économique a été à l’origine de remous sociaux sans égal et de l’envolée des mécontentements qui s’expriment tantôt de manière organisée et tantôt de façon agressive. 

Ces manifestations ne nous rappellent-elles pas les promesses non tenues du printemps Arabe ? 

Ainsi, le malaise des jeunes chômeurs qui les a mis parfois sur l’itinéraire d’un aventurisme politique courtisant avec les extrêmes ou sur des bateaux d’Eldorado, et les fureurs des régions désenclavées dans l’effort de développement laissent beaucoup à désirer.

Curieusement, en dépit de la gravité de la crise économique qui sape la Tunisie, les questions économiques ont été écartées dans le débat public. Ce constat est d’autant plus préoccupant que la situation économique ne cesse de se dégringoler et que la Tunisie piétine à réaliser sa transition économique et l’édifice d’un nouveau modèle de développement durable et inclusif.

Aujourd’hui, il est temps de mettre l’instance économique au cœur du débat public avec l’élection du nouveau président Kais Saied. Il est un Must de prendre à bras-le-corps les challenges économiques pour leur apporter des répliques nouvelles et sortir ainsi des sentiers battus qui ont été suivis depuis quelques années.

Nous pensons, en guise de conclusion, que pour sortir de taciturnité économique et sociale, le nouvel exécutif de Carthage doit de sortir de l’attentisme et de la tergiversation en dénouant avec les choix conformistes et stéréotypés qui ont jalonné les politiques économiques et mettre du front dans l’action politique et économique.

In fine, l’action politique, économique et sociale doit désormais s’inscrire dans une optique effrontée et volontariste en ouvrant de nouveaux horizons féconds à la transition politique et redonner l’espoir dans la capacité de la Tunisie à répondre à la « desiderata » de la Révolution afin de réussir la deuxième exception Tunisienne dans l’orbite de l’emploi, de la liberté et de la dignité nationale. Bon vent à Jasmin !!

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Quand la pauvreté est primée par le prix Nobel d’Economie 2019

by Mustapha Maghriti 15 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Hier, Lundi 14 Octobre 2019, pour la deuxième fois dans l’histoire de l’Académie Royale Suédoise en économie, le prix Nobel a été attribué à une femme. En effet, le prestigieux prix d’Alfred Nobel d’économie 2019 a été décerné à la Française Esther Duflo, professeure au MIT (Massachussets Institute of Technology), où elle occupe la « chaire Abdul Latif Jameel sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement, récipiendaire aussi en 2010 de la médaille John Bates Clark. Ses travaux lui avaient valu en 2013 d’être choisie par la Maison-Blanche pour conseillère au sein du cabinet du président Barack Obama sur les questions de développement. A côté d’elle, deux autres économistes Américains, l’un l’époux d’ Esther Duflo Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Ils ont été récompensés pour leurs travaux sur l’allègement de la pauvreté globale. 
Faut-il rappeler que le Prix Nobel a été crée 1968 par la Banque Centrale de la Suède en mémoire à Alfred Nobel, un chimiste, industriel, fabricant d’armes suédois et inventeur de la dynamite où dans son testament, rédigé en 1895, il laissa sa fortune de 32 millions de Couronnes Suédoises (environ 3,5 millions d’Euro) comme héritage pour créer le prix Nobel. 
Les investigations du triplet du prix Nobel d’Economie 2019 ont porté sur les sentiers et les moyens pour lutter contre la pauvreté globale. Plus d’une vingtaine d’années, leur approche économique, étayée sur les essais et recherches, a métamorphosé l’économie du développement, qui est actuellement un champ de recherche resplendissant, en décomposant, à titre illustratif, la quadrature du cercle de la pauvreté en sujets plus restreints, mais plus facilement adressables, à l’instar de la santé des enfants ou l’amélioration des systèmes éducatifs. 
Pour Michael Kremer, il a réalisé ces premières recherches économiques au Kenya, pour trouver des moyens à améliorer les résultats scolaires en posant des apostrophes sur ce qui aidera le mieux à améliorer le niveau d’éducation d’élèves en difficulté dans des pays en développement comme l’accès à des livres, ou les cantines gratuites. 

Michael Kremer et son Team ont réalisé des empirismes, comparativement aux expériences en médecine, et ce en sélectionnant au pif des écoles aux mêmes caractéristiques (localisation, revenu des parents, etc.). Puis ils ont ventilé ces établissements en deux groupes aléatoirement : Certaines écoles recevaient de l’argent pour des livres, d’autres pour une cantine gratuite. Le résultat fut qu’aucune des deux méthodes n’était efficace. L’accès aux livres n’aidait que les élèves déjà les plus brillants de l’école. 
Ainsi, depuis, les trois chercheurs ont réalisé des expériences similaires dans d’autres domaines : Sur l’enseignement, Esther Duflo et Michael Kremer se sont focalisés sur l’efficacité des professeurs et à leur absentéisme dans les écoles des pays en développement. 
Aussi, Esther Duflo et Abhijit Banerjee ont montré que, contrairement à ce que l’on pensait, le microcrédit était peu efficace : Il aidait peu ou prou à développer des petites entreprises déjà existantes, mais n’a aucun impact sur la consommation ou d’autres indicateurs de développement. 
Du côté de la santé, d’autres recherches de Michael Kremer ont montré le corollaire du prix d’un médicament sur son utilisation. A titre d’exemple, un vermifuge antiparasitaire n’est donné que par 18% de familles s’il coûte 1 dollar, alors que s’il est gratuit, 75% des parents en fournissent à leur enfant. Cela semble couler de source, sauf que le prix de 1 dollar veut dire que le médicament est déjà très subventionné. 
D’autres investigations ont corroboré que la mise en place de cliniques mobiles triplait le taux de vaccination ; celui-ci augmentait encore si l’on proposait aux parents un sac de lentilles en échange de la vaccination de leurs enfants. Et le tout pour un coût par vaccination plus faible, dans la mesure où ces cliniques mobiles ont des coûts fixes importants. Alors plus il y a de patients, plus le coût d’une vaccination diminue. 
Ainsi les études du Trio du prix Nobel d’Economie 2019 ont façonné un nouveau champ de recherche de l’économie du développement. L’Organisation Mondiale de la Santé OMS, suite notamment à l’étude sur les vermifuges, recommande que les médicaments soient distribués gratuitement pour 800 millions d’enfants vivant dans des zones où plus de 20% d’entre eux sont touchés par des infections parasitaires. 

Sur l’éducation, le programme de soutien scolaire de l’OMS touche maintenant 5 millions d’enfants indiens dans 100.000 écoles. 
Notons en guise de conclusion que les travaux d’Amartya Sen prix Nobel d’économie 1998 ont porté sur l’analyse du bien-être économique et sur l’origine des famines et de la pauvreté.

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Une économie Marocaine en biais de Statu Quo: Une approche par les Politiques économiques

by Mustapha Maghriti 13 septembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Nul ne doute que le tissu économique et social Marocain vit une crise profonde. Pour preuve, les discours du Souverain Marocain, ces dernières années, coulent tous dans le même moule sur la lassitude du modèle de développement Marocain. 
Ces discours sont significatifs de l’aggravation de la crise que nous traversons depuis quelques années et de l’échec manifeste de nos politiques économiques pour y faire face, qu’il s’agisse du niveau de la dynamique économique à travers la croissance globale, de celle des finances publiques, de l’activité économique ou des performances de notre commerce extérieur. 
Mis à part des plaidoiries du sérail, le discours officiel de l’exécutif ELOTHMANI continue à privilégier la fuite en avant et la scotomisation de cette crise, en mettant l’accent sur quelques indicateurs économiques rabiotés ici et là tout en indiquant que ces difficultés sont indépendantes de sa volonté et qu’elle a pour cause les achoppements de l’économie mondiale. 
Si nous insistons sur les facteurs intrinsèques, c’est pour mettre l’accent sur l’absence d’une vision du Gouvernement et l’échec des politiques économiques mises en place afin d’améliorer la situation économique et pour mettre en place les réformes nécessaires à même à relancer la croissance économique. 
Très loin de l’idée de minorer les facteurs exogènes, qui se matérialisent à travers la décélération de la croissance chez nos partenaires économiques, particulièrement les pays de l’Union Européenne, ainsi que la grande incertitude et instabilité qui caractérisent l’économie internationale, il est important de mettre l’accent sur la responsabilité de nos choix de nos politiques économiques et leur « agénésie » à sortir notre pays de cette léthargie.

Mais, revenons d’abord sur les faiblesses de notre économie à travers toute une série de statistiques publiées par plusieurs organismes nationaux et internationaux (Office de changes, HCP, Bank AlMaghrib, FMI, banque mondiale……) qui montrent que les réalisations économiques et sociales s’écartent amplement des objectifs déclarés par le Gouvernement lors de son investiture. 
En effet, la croissance économique n’a été que de 4,1% en 2017, 3% en 2018, 2,7% estimé pour 2019 et 3,4% selon le Haut Commissariat au Plan HCP. Cette chute de la croissance économique est imputable à la baisse de la croissance du secteur agricole de l’économie en ces deux dernières années, en dehors de celui des services. 
Il s’agit des performances économiques les plus fragiles des deux dernières années qui font de l’objectif de croissance de 5,5% fixé à l’orée 2021 par le gouvernement dans la loi de Finances 2011 un lointain souvenir.
Parallèlement et en dépit d’un taux d’investissement des plus généreux au monde, 34 % du PIB par an depuis le milieu des années 2000, les corollaires en termes de croissance économique, création d’emplois et productivité, ont été décevants. Pour preuve, la croissance non agricole stagne autour de 3% et le taux de croissance annuel moyen des 4 années ne serait que de 3,3%. 
En termes de benchmarking, certains pays tels que la Turquie, les Philippines et la Colombie ont atteint des taux de croissance économique analogues ou supérieurs, avec des niveaux d’investissement nettement inférieurs. Les pays qui ont réussi leur Take-off économique sont parvenus à maintenir des taux annuels de croissance du PIB par habitant bien au-delà de 4 % pendant des décennies (contre des taux annuels moyens au Maroc de 2,9 % entre 2000 et 2017 et de seulement 1,6 % entre 1990 et 2000). 
Cette tendance saturnienne n’a pas suscité l’intérêt de la part des pouvoirs publics et des experts en dépit de son ampleur stratégique. Cette rétrogression est l’alerte du crépuscule d’un modèle et du projet économique de l’Etat postcolonial qui a échafaudé sa philosophie sur la nécessité de diversifier notre économie et de sortir de l’insertion rentière héritée de la période coloniale. Le nouveau projet économique de l’Etat indépendant avait alors donné un rôle stratégique à l’industrie qui devait porter ce programme d’autonomie économique, dans lequel les entreprises publiques et le secteur privé ont joué un rôle vital. La précellence du développement industriel a été donnée dans les premières années de l’indépendance aux activités d’import-substitution pour substituer les biens de consommation finale, importés de la métropole coloniale dans les années 1960 et les activités de promotion des exportations à partir du début des années 1970 à la forte intensité en main-d’œuvre non qualifiée.Mais, ce modèle de développement industriel a atteint ses limites dès la fin du siècle dernier et nous n’avons pas été en mesure de le renouveler malgré les alertes de la banque mondiale et du FMI. 
Une autre série de résultats est moins négative et concerne le faible recul du chômage dont le taux a dépassé les 14% en milieu urbain et près de 15% chez les jeunes de 25 à 34 ans. 
Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire dépasse le taux annoncé de 3% pour atteindre les 3,7% en 2018. Après privatisation, il est estimé à 3,6% du PIB en 2019 et prévu à 3,5% en 2020. Le taux d’endettement global culmine pour atteindre la barre de 81% du PIB et celui du trésor à 66%. 

La quatrième série de résultats concerne le commerce extérieur et la dérive de nos échanges commerciaux : le déficit commercial a atteint à la fin de Juillet 2019 la valeur de 122,8 milliards de dirhams (MMDH) en vertu des statistiques de l’Office des changes. Les importations ont augmenté de 10,4 milliards de DH par rapport à juillet 2018, pour atteindre 291,1 milliards. En face, les exportations n’ont évolué que de 5,3 milliards de DH, à 168,3 milliards. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est donc dégradé de 58,1% à 57,8%. Ce déficit n’a pas cessé de se dégringoler aussi bien dans la phase I que la phase II du mandat de l’Exécutif PJD. 
Ceci nous interpelle sur les possibilités de financement de ce déficit : Notre pays a réussi par le passé à financer notre déficit commercial par l’excédent de la balance des services et le transfert de nos Marocains du Monde MDM. Or, l’ampleur de ce déficit rend ce scénario difficile à atteindre et se traduira par un recours plus important à l’endettement externe qui pourrait à terme peser lourdement sur notre capacité à respecter nos engagements externes.Les discours du Palais n’ont pas cessé de mettre l’accent sur l’essoufflement du modèle de notre économie ;Les facteurs évoqués par le Souverain Marocain dans ses derniers discours sont importants et il faut impérativement les prendre en considération dans une lecture objective de la situation économique de notre chère patrie. 
Cependant, le cabinet ElOthamni prend la tangente pour limiter les facteurs de crise aux causes externes. Nous pensons qu’il est important de prendre en compte les facteurs internes, ou ce que les économistes appellent les facteurs endogènes, particulièrement les politiques économiques poursuivies au cours des dernières années.
Nous pouvons souligner quatre éléments essentiels qui ont pesé sur les politiques économiques et expliquent leur limites pour construire de nouvelles dynamiques de croissance et sortir de la crise actuelle. 
– Le premier élément important concerne l’absence de vision globale en matière économique et la prédominance de la vision immédiate de court terme. Les choix de politiques économiques aujourd’hui obéissent à la volonté de gérer les chocs économiques, en particulier ceux liés aux grands équilibres macroéconomiques comme les déficits jumeaux des finances publiques et du commerce extérieur. Les résultats que nous connaissons aujourd’hui sont la preuve de la faillite de cette conception de la politique économique, car la réponse aux chocs économiques, aussi importants soient-ils, ne peut pas se limiter aux réponses conjoncturelles et exigent des réponses structurelles. Ainsi, par exemple, aujourd’hui, la riposte au déficit externe ne peut pas se figer à la contraction des importations, mais exige une relance des politiques industrielles afin de développer les exportations pour percer les marchés extérieurs.
– La seconde explication des difficultés des politiques économiques concerne les conséquences sur le secteur réel et le rôle majeur de la politique monétaire au cours des dernières années. De par le passé, notre pays a suivi une politique monétaire expansionniste pour sortir de la crise économique et nous épargner une forte dépression économique. Mais, la Banque centrale revernît sur ces choix en opérant un changement majeur dans nos politiques monétaires, en favorisant un tournant beaucoup plus restrictif en coordination avec le FMI dont l’objectif était de faire face aux pressions inflationnistes. Cette politique a été à l’origine d’une augmentation rapide des taux directeurs et une réduction des possibilités de financement de la Banque centrale pour les banques. Il semble aujourd’hui que ce tournant restrictif de la politique monétaire commence à avoir des effets sur la sphère réelle et à peser de tout son fardeau sur les investissements privés.
– Le troisième élément qui explique les limites de nos politiques économiques concerne la réduction des effets de la politique budgétaire expansionniste. Les différents gouvernements ont poursuivi une politique budgétaire expansionniste dont l’objectif était de relancer la croissance économique et de sortir le secteur privé de son attentisme. Cet expansionnisme budgétaire a été à l’origine d’un renforcement du budget d’investissement. Or, cette politique budgétaire semble atteindre ses limites. 
De surcroît, ses effets sont de plus en plus remis en cause par le tournant restrictif de la politique monétaire. Ceci pose la question de la cohérence des différentes composantes des politiques économiques et plus particulièrement la coordination des politiques monétaires et budgétaires.
– Le quatrième élément essentiel dans les échecs des politiques économiques concerne le recul du rôle de l’Etat et de sa capacité à exécuter ses décisions économiques et à les mettre en place. Impuissants, les pouvoirs publics se cantonnent à légiférer sans être en mesure de mettre en pratique leurs décisions. A titre illustratif, la charte de l’investissement tant attendu par le milieu des affaires est toujours en mode stand by. 
Cette situation exige des pouvoirs publics de sortir des calculs politiciens et de faire du respect de la loi et de l’application des décisions et particulièrement des réformes économiques, sa principale priorité en dépit de leurs conséquences politiques pour anticiper les élections prochaines
Nous connaissons aujourd’hui une crise économique de notre modèle de développement qui ne cesse de s’aggraver et une forte détérioration de la situation économique. 

Toutefois avec un vent d’optimisme et comme disait Winston,  » là où se trouve une volonté, il existe un chemin », nous continuons à croire que nous avons des chemins pour définir les politiques publiques nécessaires à une sortie de crise. D’ailleurs, le Souverain, dans son dernier discours du 20 Août 2019 a bien précisé que « nous ne devons pas avoir honte ni de reconnaître nos faiblesses, ni d’avouer nos erreurs. » Le Souverain a même exhorté le Gouvernement à corriger les dysfonctionnements et à relever les défis de la nouvelle étape. 
Pour cela, nous devons réunir au moins trois conditions nécessaires : 
– La première condition est la nécessité de sortir de la scotomisation et de l’abjuration qui régente dans les milieux officiels, 
– La seconde condition concerne l’importance de mettre l’économie au centre de nos priorités et nos objectifs économiques. 
– La troisième condition a trait à la nécessité de sortir des visions  » Keynésiennes » de court terme. Les échecs actuels montrent incontestablement que la politique de la quête de la liquidité a « immolé » la politique économique. La conjugaison de ces trois conditions constituera le point de départ pour la définition d’un programme de sauvetage de notre économie Marocaine. 
Il est temps et d’urgence d’inscrire la Loi de Finances 2020 dans l’esprit des ruptures permettant d’impulser une relance économique perceptible par le milieu des affaires. C’est ainsi que le Team ELOthamani pourrait regagner la confiance des investisseurs et redonner plus d’espoir aux citoyen Marocain et à l’entreprise pour stimuler la création et le développement d’un tissu économique productif porteur d’investissement, de croissance te d’emploi.

13 septembre 2019 0 comment
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Le bonheur c’est les autres : le rôle des l’amitié et des relations sociales

by Mustapha Maghriti 2 septembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres incantatoires s’éclipsent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre. Il est le Graal irrévocable et définitif de l’humanité depuis deux mille ans: diversiforme, hétéromorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. 
Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. La thématique est indémodable et le desiderata du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur. Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La célébrité ou l’argent ? Une étude exceptionnelle menée depuis 75 ans auprès de 724 Américains en apporte une preuve édifiante et passionnante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps. 

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est catégorique, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives. Une grande apostrophe nous interpellé : Pourquoi ? 
Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la claustration subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes. 
Secundo, les bonnes relations protègent et entretiennent le cerveau : Les relations dignes et satisfaisantes préservent le cerveau. Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve difficile voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure. Robert Waldinger affirme que ces relations énergiques et conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement. Certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces querelles n’avaient pas d’implication sur leur mémoire. C’est la qualité qui compte et non pas la quantité. En effet, peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe. Vivre dans les conflits ne vaut pas mieux que se sentir seul. Ainsi, une relation maritale tumultueuse désargentée et dénuée d’affection peut être méphitique pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas « Il vaut mieux être seul que mal accompagné ». A l’inverse, des relations chaleureuses et affectueuses sont nourrissantes et protectrices. 

La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une sagesse vieille comme le monde. Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples. La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en singulier sur le plan de la communication). Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles: 
– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de pénibilité et avons tendance à anathématiser les autres– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’avons rien à nous reprocher– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des preuves de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière.– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations 
Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection. 

Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent. En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit! 
Les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

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Le Cri d’Orfraie de la Famine dans le monde

by Mustapha Maghriti 28 août 2019
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous, n’a pas pensé que la famine a été inhumée dans le cercueil de l’histoire économique ? On était tous convaincu que la dénutrition et la sous-alimentation étaient amollies de notre planète et que l’humanité pouvait manger à sa faim et subvenir à ses besoins fondamentaux.Inopportunément, le dernier document des Nations Unies de Juillet 2019 baptisé « l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019″nous interpelle sur la triste réalité que la famine nous guette et que la sous-alimentation est en train de dévaster les personnes les plus vulnérables et les plus fragiles dans le monde. 
Ce rapport sur la malnutrition dans le monde constitue un cri d’alarme sur l’évolution de la famine dans le monde et ce nonobstant les engagements pris par les pays à travers les politiques publiques mises en place pour atteindre les objectifs du développement durable ODD à l’orée 2030. 
Faut-il rappeler que la lutte contre la malnutrition et la famine faisaient partie intégrante de ce nouveau consensus quant aux objectifs du développement adopté par la communauté internationale.Le récent rapport publié par l’ONU exhibe de façon saisissable que la faim et la malnutrition dans le monde ont accusé une envolée comminatoire au cours de l’année 2018. Ce trend haussier apparaît après plusieurs années de rétrogression, à partir de 2015 où la famine et la malnutrition étaient d’actualité.
Selon ce rapport, le nombre de personnes pâtissant de la faim dans le monde est évalué à 821,6 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 10 millions de personnes par rapport à 2017. Ce chiffre s’envole pour frôler les deux Milliards de personnes si on inclut les personnes en situation d’insécurité alimentaire.Au niveau de la ventilation géographique de la famine dans le monde et sans aucune surprise, c’est notre continent noir qui vient en tête de peloton de ce classage avec plus de 20% du total de la population qui sont des « souffre-douleurs » de ce stigmate. Les autres continents ont, à leur part, ont été affectés par un recrudescence de la famine, notamment en Asie avec 12%, l’Amérique latine et les Caraïbes avec 8%.Les pays qui endurent le plus de la malnutrition sont le Yémen, le Congo démocratique, l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Sud Soudan et le Nord du Nigéria.Cependant, ce phénomène ne se cantonne pas aux pays pauvres et des pays en développement : Les pays développés ont également connu le regain de la famine au cours des dernières années avec notamment les crises économiques et sociales qui corrodent l’économie mondiale, notamment auprès des couches pauvres et marginalisées.Mais, le côté le plus dantesque est que la famine ronge de plus en en plus les mômes. En effet, le rapport des Nations-Unies atteste que le nombre d’enfants qui sont ravagés par la faim et la malnutrition dans le monde est de 149 millions d’enfants ; un chiffre qui nous apostrophe sur le grand chaos du bilan de l’alimentation dans le monde. 

Un tableau très sombre et ébène de l’évolution de la famine qui montre incontestablement que les objectifs fixés dans le consensus sur le développement et les objectifs l’Objectif de la faim zéro et du développement durable ODD en 2030 d’enrayer la famine sont reportés aux calendes grecs.Parmi les raisons de la détérioration des conditions de l’alimentation dans le monde, on énumère le rôle des guerres, des conflits et de l’instabilité politique en général et les catastrophes naturelles qui ont joué un rôle important dans le retour des crises alimentaires.Mais, en dépit de son importance, ce rapport ne s’est intéressé que de manière subsidiaire à la question des politiques agricoles et des choix de développement mis en place dans ce domaine qui expliquent, à notre sens, largement cette dégénérescence des conditions de l’alimentation.Malheureusement, depuis la seconde guerre mondiale, les politiques agricoles et les choix de développement agricoles ont été jalonnés par l’omnipotence des politiques industrielles et les intérêts urbains par rapport à ceux du milieu rural et de l’agriculture. 
Plusieurs mobiles sont derrière la marginalisation de l’agriculture : 
– La première raison est d’ordre idéologique qui considère que le monde rural est le lieu de survivance des idées conservatrices et qu’il se rattache aux valeurs antiques et rejette , en corollaire, le progrès de par une volonté timorée de se lancer dans l’ère de la modernité.- Le second argument est d’ordre économique et s’explique par la vieille conception que l’itinéraire du développement est à l’origine du retrait du secteur primaire en faveur du secteur industrielle. Ce dogme a longtemps influencé les choix de développement économique dans les pays développés et dans les pays en développement et explique pour une large part la relégation du secteur primaire et du monde rural depuis plusieurs décades. Ce retrait est à l’origine de ce retour en force des famines et de la malnutrition. 

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’une cassure avec les choix passés afin de mettre l’agriculture et l’alimentation au centre pour mettre fin à l’outrage de la faim et de l’insécurité alimentaire dans notre planète qui tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme. 
Ces stratégies passent par une réorientation des systèmes agricoles visant à privilégier le développement durable ; stratégies où les organismes humanitaires ont un rôle à jouer en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable, pour instaurer des mesures visant à élargir l’accès à la nourriture pour tous, pour améliorer l’économie locale et contribuer à la sécurité alimentaire. Il faudrait toutefois qu’un cadre politique, de gouvernance mondiale crée un environnement favorable en encourageant la paix, la stabilité macroéconomique et en définissant les domaines prioritaires d’un programme de lutte contre la faim.
Avouons-le, en guise de conclusion, la faim dans le monde n’est pas une fatalité,les thèses malthusiennes et néomalthusiennes sont fausses et battues en brèche, les ressources naturelles sont suffisantes depuis la création de la planète. Pour preuve, DIEU dans Sourate FUSSILAT verset 9 et 10 dit « Renierez-vous [l’existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et LUI donnerez-vous des égaux ? Tel est le SEIGNEUR de l’univers, c’est LUI qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t’interrogent. » 

Le droit à l’alimentation pour tous est une revendication légitime où chacun a son rôle à jouer, des ONG aux pouvoirs politiques sans occulter chacun d’entre nous qui à sa façon, ses propres moyens, peut contribuer à cette lutte par un don, une offre de bénévolat, un effort pour préserver les potentialités de la nature. Le droit à l’alimentation est un droit de naissance pour tout être humain. 
Nelson Mandela n’a-t-il pas argué que « La pauvreté n’est pas un accident comme l’esclavage et l’Apartheid, elle a été faite par l’Homme et elle peut être supprimé par des actions communes de l’humanité » ?? 

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Le Roi Mohammed VI et la Majesté d’un Modèle de développement Majestueux

by Mustapha Maghriti 6 août 2019
written by Mustapha Maghriti

A l’occasion du 20 éme anniversaire du règne, le Roi Mohammed VI, dans le Discours du Trône du 30 Juillet 2019, vient instiller une nouvelle âme visant à la refondation d’un Modèle de développement plus inclusif et plus innovant. 
Cette commémorative est une occasion pour mettre des points d’orgue en faisant la déchronologie d’un Maroc moderne, souvent cité comme illustration en Afrique en termes d’attraction et d’émergence économique. Ces 20 chandelles de Majesté permettent, en sus, d’entreprendre une introspection constructive et d’inciser un interrogatoire éclairé, réaliste et judicieux, ceci est d’autant plus opportun que les incommodités sont décelées et les tares sont devenues un secret de polichinelle. 
A cet égard, le Souverain Marocain appelle dans son panégyrique à une commutation substantiel, étayé sur les multiples acquis du Royaume en s’inscrivant dans la pérennité. 
Nous devons souligner que cet évolutionnisme de notre Modèle de développement doit impérativement être polyvalent et multidimensionnel : Figer le modèle de développement sur le seul volet économique, comme le suggèrent certains économistes, serait une saugrenuité et une réplique plus que tronquée à la nécessité de reconstituer la foi et le crédit en l’avenir, mais surtout d’échafauder un Maroc plus équitable, plus incluant et inclusif, pour passer à une nouveau palier dont les paradigmes seront, selon le Souverain « Responsabilité » et « Essor « . 
En outre, le Modèle de développement doit être architecturé sur le pilier de quatre challenges : 

1- Le défi de la consolidation de la confiance, 
2- Le défi de l’ouverture et le refus du repli sur soi, 
3- Le défi de l’accélération économique et de l’efficacité institutionnelle et 
4- Le défi de la justice sociale et spatiale. 
Ce nouveau modèle de confiance, qui emprunte le crédo Keynésien porteur d’espoir, permettra au tissu social Marocain d’avoir les moyens de concourir et de participer au développement d’un Maroc nouveau reposant sur la redistribution, l’inclusivité, la solidarité et l’égalité des chances. De ce fait, la mise en œuvre de l’édifice de ce modèle de développement est  » OPEN » à toutes les qualifications et toutes les compétences. 
Sous cet angle, le Souverain Marocain a ordonné le Chef de l’exécutif à formuler des suggestions à même à émailler les postes de responsabilité en les pourvoyant de profils de haute habileté et de professionnalisme choisie selon les critériums de compétence et de mérite. 
L’apostrophe et l’alarme du Souverain vise à couper court avec la médiocratie qui plombe la compétitivité de l’économie marocaine pour la substituer à la  » méritocratie » greffée sur le professionnalisme, l’efficacité, le sérieux et le punch. 

Et dans le dessein de donner au modèle de développement sa dimension mondiale, régionale et maghrébine et pour répondre aux contraintes des blocs commerciaux régionaux, le Souverain Marocain encore une fois réaffirme son engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères. 
La Commission en charge du Modèle de développement, qui sera désignée ultérieurement, aura du pain sur la planche pour éplucher et épucer l’appareil productif et administratif Marocain en faisant preuve de bravoure, de front et d’effronterie afin de soumettre des aboutissements arrimés à l’économie cognitive du 21éme siècle . 

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Victoire de l’Algérie au CAN 2019 : Gage et preuve que l’Union Maghrébine est toujours possible

by Mustapha Maghriti 2 août 2019
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous Musulman, Arabe et surtout Maghrébin n’a pas suivi avec euphorie la bataille de l’Algérie en plein tumulte politique arrachant de façon chevaleresque le trophée de l’Afrique des Nations CAN 2019, dans une finale alliciante Algérie-Sénégal ? Transcendons la dimension sportive et intéressons nous à la dimension politique pour alléguer une évidence et un secret de polichinelle que le football est devenu un vecteur emblématique ayant une portée politique éloquente. 
Marocains, Tunisiens, Mauritaniens et Libyens en pleine guerre civile ne se sont-ils pas associés au peuple Algérien pour solenniser cette prouesse sportive ? Cette union autour de la victoire Algérienne n’est-elle pas révélatrice combien existe l’amour et la passion de l’Unicité Maghrébine ? Ne faut-il pas joindre l’utilité à l’agréable pour que cette hilarité sportive commune devienne une réalité politique ? 
Partout dans le monde, le football est un rétroviseur et réflecteur de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions devenir. Il est tout aussi un jeu comme la politique d’ailleurs. 
Parlons, à cet égard, de jeu et surtout d’enjeu politique, le peuple Algérien qui, depuis le fameux Vendredi 22 Février 2019, soit 6 Mois, n’a pas cessé d’exhiber au village planète terre son opiniâtreté de prémunir l’Algérie, qui a « objectivé » et protesté dans la sérénité, la dignité et la responsabilité. Une Algérie qui a su exprimer sur les  » apophtegmes », les slogans irréprochable, ainsi que les positions les plus légitimes pour dire à une camarilla de généraux militaires affairistes qu’il était temps d’étancher la corruption et la rente et d’écouter la fulmination et le cœur battant de la république populaire. 

Après cette victoire au Coupe d’Afrique des Nations CAN 2019, le peuple Algérien est majestueux de son équipe. Il est tout aussi content de montrer au monde que l’Algérie est capable de se ressaisir et de recourir aux urnes transparentes en empruntant l’itinéraire de la démocratie. 
Certes, les richesses naturelles peuvent être un écueil puisque l’économie Algérienne est basée pour l’essentiel sur les revenus du pétrole et du gaz. Cependant quand on écoute le boulevard des protestataires sages d’Alger, quand on appréhende comment le cercle vicieux navigue vers un cercle vertueux de la démocratie, l’Algérie a tout l’espoir de voir que ces opulences naturelles serviront un peuple disposant d’une jeunesse sage et responsable ayant une prédisposition à la modernité, à la dignité, à une quête d’Union avec les autres pays du grand Maghreb. 
Après cette bravoure sportive, les responsables politiques des cinq pays ne devront-ils pas remettre sur le marbre de l’actualité le dossier de l’édification d’une union cimentée, et pérenne répondant aux aspirations des 5 peuples ? Une union viable, avec des ambitions pragmatiques qui ne doit rien à voir avec l’UMA, créée le 17 février 1989, élaborée à la hâte sans réelle préparation, ni prise en considération des facteurs intrinsèques et endogènes de chaque peuple. 
Au regard des blocs commerciaux régionaux (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, AELE..) qui se sont construits pour répliquer à la mondialisation, le Maghreb a besoin de cette Union. Il a besoin de se constituer en entité solide face à l’Europe, aux différents challenges de la globalisation et aux menaces climatiques. Toutes les raisons (économiques, politiques, sociales, géostratégiques……etc.) implorent cette Union. Nos différences et nos différents sont anodins et peuvent être agonisés dans une Union souveraine et raisonnée. 

Durant ces vingt années de règne, le Souverain Marocain a développé à l’égard des Algériens la politique de la main tendue et de la réconciliation. Le Roi Mohamed VI, dans son dernier discours du Trône du 30 Juillet 2019, n’a-t-il pas réaffirmé son engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères ? 
S’il lui arrivait de fustiger ouvertement l’obsessionnelle politique d’agressivité menée par leur régime à l’encontre du Maroc et de son unité territoriale, il parle régulièrement du manque à gagner pour les populations du Maghreb de cette discorde Marocco-Algérienne sur le Sahara marocain. 
Dans l’évocation régulière de l’énorme coût du Non-Maghreb, il y a une invitation aux Algériens à réfléchir sur les choix stratégiques de leur institution militaire qui paralyse et épaissit l’impasse. Le Sultan Mohammed VI sait que la question du Polisario ne bénéficie d’aucune popularité au sein du peuple Algérien. Elle est juste une affaire des services de sécurité qui l’instrumentalisent dans leur éternelle compétition avec le leadership Marocain. 
La position du Souverain Marocain à l’égard de l’Algérie a été résumée dans un discours prononcé à l’occasion du soixantième anniversaire de la conférence de Tanger et du quarante troisième anniversaire de la marche verte : « Mus par l’affection et l’estime que nous portons à l’Algérie, à sa direction et à son peuple, nous ne ménagerons aucun effort, au Maroc, pour asseoir nos relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage, inspirés en cela par la parole de Notre Aïeul, paix et salut sur lui : ‘’Jibril m’a tellement recommandé d’être bienveillant envers mes voisins que j’ai failli croire qu’il allait en faire mes propres héritiers’’ ». 
Mais quel qu’en soit l’issue, les Marocains formulent l’espoir que cela puisse ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux peuples, Algériens et Marocains : La dernière illustration en date de cette proximité remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, organisée récemment dans le pays des Pharaons, au cours de laquelle le Souverain et le peuple du Maroc, dans un élan spontané et sincère, ont témoigné leur sympathie et leur soutien enthousiastes à la sélection Algérienne. Ils se sont joints au peuple Algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur. 

Cette foi profonde dans la communauté de destin, sous-tendue par une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples Maghrébins frères. 
Somme toute, la joyeuseté et la festivité exprimée avec effusion et flamme par des milliers de Maghrébins après l’apothéose de l’équipe Algérienne est une gage et pièce à conviction que cette Union Maghrébine est toujours possible. 

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Immigration et la politique de l’autruche de l’Union Européenne envers l’Afrique

by Mustapha Maghriti 22 juillet 2019
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Et voilà encore l’anathème du siècle, le terrorisme international en l’occurrence s’abreuve de plus en plus en Afrique, Pour pièce à conviction, dernièrement, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria ont été le point de mire d’offensives criminelles et misanthropes. 
Le terrain demeure miné et fertile au terrorisme puisque les Etats Africains sont ébranlables et vulnérables, car nécrosés par le chômage, l’économie rentière, la mauvaise gouvernance, la corruption, le « remue-ménage » des systèmes économiques où les matières premières sont extorquées et confisquées par un petit cercle proche du sérail et du pouvoir politique et économique qui ont ratiboisé les institutions Africaines. 
Selon plusieurs études économiques de la Banque mondiale, du FMI et d’autres organisations internationales, l’Afrique c’est le plus grand gisement de la croissance économique, l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. Des pays à l’instar du Rwanda, de l’Ethiopie ou du Ghana ont réalisé des prouesses économiques qui se confirment de plus en plus dans le temps en augurant une véritable émergence économique sur l’échiquier mondial.
Nous pensons que l’Europe et l’Afrique sont « boulonnées » par un destin commun et de facto, l’Europe ne peut pas rester indifférente en démissionnant de la destinée de l’Afrique et ce en se cantonnant aux orientations mercantiles et paternalistes tout en poursuivant son soutien à des régimes vermoulus au nom de la « Real politik ». 
C’est un secret de polichinelle que les deux épées de Damoclès les plus effarantes qui pèsent sur l’Europe sont l’immigration et le terrorisme : 
– D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays européens, 
– D’autre part, le danger terroriste qui se propulse et se translate, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en « déposant son bilan » de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe ; il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports post-colonialistes et post-impérialistes paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 

A ce titre, les nouveaux comportements des entrepreneurs européens commencent à appréhender les bienfaits du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d’une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle de l’Afrique, et d’autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 
Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 
Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.
Nous croyons fermement que la jeunesse africaine a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 
A cet égard, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes Africains de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Européen envers l’Afrique? 
La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 
Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 
C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper ». Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

22 juillet 2019 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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