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Mustapha Maghriti
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Le Roi Mohammed VI et la TPE : L’opus Royal au service de la Jeunesse Marocaine

by Mustapha Maghriti 13 février 2020
written by Mustapha Maghriti
Après plus de trois Mois de l’appel royal, le secteur bancaire Marocain a été, in fine, au rendez-vous, les différentes institutions bancaires ont répondu présent à l’appel Royal avec un nouveau projet en faveur des TPE/PME. Le menu est affriandant à travers la fondation d’un numéraire de 6 Milliards de dirhams au prorata entre l’État et les banques échelonnée sur trois années pour adosser l’entrepreneuriat et lubrifier les mécanismes des relations entre l’institution bancaire et les demandeurs de crédit à travers un déblocage d’un portefeuille financier d’aide de 2 Milliards de dirhams de la part du Fonds Hassan II octroyé sous forme de crédits gratuits, relèvement du taux de la garantie de la Caisse Centrale de Garantie CCG à 80% et l’instauration d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghrib au taux préférentiel de 1,25%.
Dans le dessein d’accompagner le financement des entreprises, l’effort consenti par le GPBM est époustouflant : Pour la première fois et dans l’histoire du système bancaire et financier au Royaume, le coût du crédit est ainsi plafonné à 2% et atteint même le summum de 1,75% pour la demande dans le monde rural.
L’audience Royale accordée pour la présentation du programme de financement des TPE, n’est pas exclusivement une occurrence financière, en arrière-fond se dessine une véritable clairvoyance Royale du Sultan Mohammed VI, qui s’inscrit dans la trame du projet du développement économique et social du Maroc du 21éme siècle. Dans cette maquette Royale, toutes les institutions y collaborent, le Ministère des Finances, l’institution d’émission, et le système bancaire. Sur ces crédits, les banques auront accès à un refinancement au taux de 1,25%.
En contrepartie, elles ne pourront plus, dorénavant exiger des garanties personnelles, ce qui constituait, naguère, la principale obstruction au crédit pour les jeunes porteurs de projet et constituera au rebours un terme pour ceux qui décrient depuis toujours les épineuses conditions d’accès au financement bancaire.
Ce qui est aussi le plus saillant, c’est l’agencement d’une structure d’accompagnement, de commissions régionales et surtout de la participation de deux banques dans le milieu rural.
Ce projet résulte d’une vision d’ensemble caractérisée par plusieurs aspects où la fluidité de l’accès au financement en est le principal. Aussi, les détenteurs de projet auront l’accompagnement nécessaire à même à optimiser les meilleures chances de réussite.
Ces structures régionales répondent à un choix stratégique, d’ailleurs deux banques, déjà implantées, en milieu rural, s’engagent à consolider la bancarisation et à promouvoir les financements des projets.
A terme, la jeunesse marocaine sera la première bénéficiaire de ce programme qui aura des corollaires certains en termes d’emploi en générant 27.000 emplois directs par an et à l’accompagnement de 13.500 entreprises supplémentaires, selon les dires de l’argentier du Royaume, une retombée qui est loin d’être négligeable, surtout que cela concerne l’ensemble du territoire Marocain, y compris le monde rural.
Cette missive Royale met en exergue un vecteur crucial et vital pour le processus de croissance et de développement économique considérée, à notre sens, comme une courroie de transmission et de captation de l’investissement, source du développement économique et credo de toute politique économique du Maroc, quels que soit le sigle et la couleur du gouvernement.
La vision Royale de cet ambitieux projet véhicule un message politique qui est tout aussi important que l’impact économique et social : L’épître Royale adressée à la jeunesse Marocaine nous oblique et nous vire des discours souvent alarmistes et défaitistes.
Ainsi le jeune Marocain pourra concrétiser son rêve en devenant propriétaire de son propre projet, soutenu en amont par des structures dédiées à cette initiative Royale. Une telle initiative renforcera un climat de confiance porteur d’espoir pour les jeunes Marocains. De ce fait, ce programme TPE est une véritable aubaine pour la jeunesse Marocaine qui croit en ses rêves, ses potentialités et ses convictions en mettant un terme à l’Eldorado d’autres cieux et le brain-drain dont pâtit le tissu économique et social Marocain.
Pour réussir ce projet, les entités régionales doivent infailliblement avoir une vision d’ensemble découlant des projections intrinsèques à chaque région. Sous cet angle, cette décision prise par le Monarque ne sera-t-il pas un autre levier au service de la régionalisation avancée tant attendue et débattue ?
L’histoire ne nous éclaire-t-elle pas le présent et le futur ? Le passé n’est-il pas une leçon du présent en nous balisant les voies du futur ? De ce fait et pour faire florès cette détermination Royale, le Team Saadine Elothmani doit impérativement prendre en considération au moins Trois points essentiels :
– Les enseignements de l’échec du crédit jeunes promoteurs qui nous démontrent que faute de rigueur, de belles créativités échouent,
– La mise en œuvre, le suivi, l’évaluation constante et le calibrage pérenne, doivent être au centre des préoccupations de l’Exécutif.
– Le Suivi en aval à travers les stratégies de distribution et de l’accès aux marchés. Elles sont les maillons qui permettent de vendre et reproduire le système des TPE.
La concrétisation de cette initiative Royale passe inéluctablement par l’investissement dans le jeune Marocain et pour le jeun Marocain afin qu’il secrète les «exponentiels» de l’investissement, de la productivité et de l’emploi. Si l’économiste Jean Bodin dans, les «Six livres de la république française», dissertait son célèbre aphorisme économique «Il n’est de richesse que d’hommes», j’épilogue mon propos «Il n’est de richesse que de jeunes Marocains épanouis» car, in fine, toi, oui toi jeune Marocain : «Rien de ce qui existe en ce monde n’est en dehors de toi. Cherche bien en toi-même ce que tu veux être puisque tu es tout. L’histoire entière du monde sommeille en chacun de nous disait Djalâl-ud Din Rûmi
13 février 2020 0 comment
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Accord de libre Echange Rabat/Ankara : Les dessous économiques de la pomme de discorde

by Mustapha Maghriti 29 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti
Adam Smith est souvent considéré comme l’auteur emblématique et le pape du libéralisme qui incarnerait la foi dans les vertus du marché et de l’ouverture commerciale, qui à l’en croire, le libre jeu des mécanismes du marché et de la levée des barrières commerciales conduit à une situation d’optimum économique et que la liberté économique améliore la situation des pays libre-échangistes conceptualisé à travers sa fameuse théorie des avantages absolus. Qu’en est-il dans la réalité ?
Il n’en est rien. Pour preuve, le Maroc compte amender et replâtrer l’ensemble des dispositions de son accord de libre-échange avec la Turquie scellé en 2006.
Faut-il souligner, dans cette chronique, que l’ensemble des réactions relatives à l’accord de libre échange Maroc/Turquie ont été l’œuvre des seuls acteurs économiques et aucune position officielle de l’Exécutif Marocain n’a été observée comme c’est le cas avec la dernière sortie médiatique du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique qui a fait le buzz durant plus de 2 semaines.
En effet, selon le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, l’ALE avec Ankara est asymétrique et bénéficie plus à l’économie Turque qu’à celle du Maroc qui enregistre des pertes annuelles estimées à plus 2 Milliards de dollars.
Le textile demeure le secteur le plus affecté par ledit Accord qui se matérialise par une chronicité du déficit de la balance commerciale où les importations des produits textiles en provenance de ce pays immolent l’industrie et les postes d’emploi au Maroc.
Ces ripostes contre l’asymétrie de cet ALE ne datent pas d’aujourd’hui : Rétrospectivement, en 2013, lors d’une visite officielle de Tayyip Erdogan et d’une importante délégation économique Turque, la Confédération Générale des Entreprises au Maroc (CGEM) avec à sa tête Miriem Bensalah-Chaqroun n’a-t-elle pas boycotté cette visite en signe de désapprobation contre les pratiques commerciales de la Turquie lors du Gouvernement Benkirane ?
Ne fut-il pas également le cas en 2018 avec la pression exercée par l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’habillement (AMITH) sur le gouvernement actuel ?
Comment peut-on expliquer une telle position de l’exécutif Marocain au regard de cet ALE Maroc/Turquie ?
– Primo, il y a lieu de mettre l’accent sur l’argument économique: Certaines marques turques portent préjudice à d’autres franchises et marques Marocaines en dépit de l’augmentation de la taxation sur les produits turcs puisque le Maroc ne peut manipuler le levier douanier en vertu de l’Accord bilatéral de libre échange.
Ces enseignes Turques éludent cette hausse de la TVA en délocalisant leurs usines dans d’autres pays. Ainsi, les intérêts des industriels Marocains se trouvent en fulmination. Ceci d’autant plus que l’essentiel des échanges avec la Turquie se cantonne sur deux secteurs traditionnels qui sont l’alimentaire et le textile.
De ce fait, le commerce international entre le Maroc et la Turquie est assurément asymétrique ; un tel déséquilibre se concrétise par la détérioration de la balance commerciale. En effet, selon les données de l’Office de Changes, les Exportations Turcs ont totalisé 21,5 Milliards de DH en 2018, soit quatre fois leur valeur de 2006. De lors côté, les exportations Marocaines vers la Turquie n’ont pas cessé de dégringoler de 20% par rapport à 2017 et de 25,7% par rapport à 2016 pour atteindre seulement 5,5 MMDH à fin 2018.
Aussi, depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2006, le déficit commercial est passé de 4,4 milliards à 16 Milliards de dirhams en 2018.
– Secundo, l’autre argument est géostratégique du Maroc avec l’UE et les pays du Golfe : Notre pays entretient de bonnes relations diplomatiques avec ces pays qui ne voient pas d’un bon œil le rôle joué par la Turquie au Moyen-Orient et en Méditerranée. Ce contexte pourrait donc bien impacter les relations économiques Maroco-turques.
Le Maroc, devant l’ALE procéda jusqu’à présent à l’augmentation des taxes et à la levée des exonérations sur les importations de textile, et ne peut agir sur les droits de douane puisqu’il est lié par l’accord bilatéral avec la Turquie et que celle-ci peut déposer plainte auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, ce qui serait préjudiciable au Royaume et à son image de marque vu que l’OMC y est née en 1995 à la cité ocre Marrakech
Les marges de manœuvre du Maroc sont très limitées. C’est pour cela que le Ministre Marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique avait menacé de rompre l’ALE entre Rabat et Ankara.
Face à une telle situation, le Maroc et la Turquie ont convenu de réviser l’actuel accord de libre-échange pour un commerce équitable lors d’une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une réunion d’affaires tenue en marge de la 5éme session de suivi de l’Accord de libre-échange Maroc-Turquie ce 15 Janvier 2020.
Les investissements turcs doivent être encouragés au lieu des importations turques vers le Maroc qui sapent l’économie Marocaine à travers la perte d’emploi.
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La Galanterie au 21éme siècle : Un comportement sexy ou une attitude sexiste?

by Mustapha Maghriti 19 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti

Où est cette attitude à prononcer  » Lady is first » à la femme sur le seuil d’une porte ?

Où est cette gentillesse masculine à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages à les placer dans le compartiment d’un train sans se sentir avilies ?

Où sont ces attitudes des hommes qui épaulent les femmes à porter leurs valises dans les Aéroports ?

Où sont ces mecs qui invitent leurs femmes au restaurant en tirant légèrement le siège pour les inviter à s’asseoir, à leur ouvrir la portière de la voiture avant de monter lui-même ?

Où est cette délicatesse à tirer la chaise pour que la femme puisse s’assoir, prendre délicatement son manteau à son arrivée, la précéder dans les escaliers afin de ne pas être tenté de regarder sous son jupon ?

Où est cette contenance à être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération.

Hormis le jour du Saint-Valentin avec son cortège de roses, de lettres parfumées, des proses en eau de rose sur un ton doucereux et douceâtre, la galanterie, hélas, devient de plus en plus rare.

Comme disait Honoré de Balzac dans la comédie humaine, le caractère de notre temps, a gangrené la galanterie ; le mot  » galant  » s’esquive ; la courtoisie à la femme fait de plus en plus lugubrement défaut ; la galanterie est reléguée au rang des accessoires, avec le sexisme qui prédomine.

Pour preuve, selon des sondages, toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France !

Etymologiquement, la galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l’habillement d’une femme.

Elle consiste, à titre illustratif, à laisser la priorité à la femme sur le seuil d’une porte, à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages.

Plus généralement, il s’agit d’être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération ». La galanterie serait donc une séduction  » Soft » des hommes envers les femmes consistant à témoigner à ces dernières un respect, des attentions et des égards particuliers.

Que penser de la galanterie qui fut pendant des lustres comme un élément sublime de la civilisation occidentale, un symbole de l’élégance ?

Est-elle autre chose qu’un comportement phallocentrique et macho destiné à bisser aux femmes qu’elles sont congénitalement faibles qui les empêche aussi bien d’ouvrir aisément les portes que de porter seules leurs valises ? Quelles sont les frontières entre la galanterie, la séduction et le harcèlement ?

Je pense que la galanterie, expression d’affabilité, est une révérence à la femme, une escorte à sa faillibilité, une forme d’hommage à une mère, une manière de bienséance à une sœur, une manière de préséance à sa femme.

La galanterie, c’est la class, la galanterie est romanesque et chevaleresque, c’est une touche auguste et noble. C’est l’ex-voto de la féminité, c’est l’expression même de la virilité et le symbole de la masculinité : C’est en cela que la galanterie est plus sexy que sexiste. Les hommes galants sont toujours ces hommes qui estiment les Femmes.

A notre sens, la galanterie, c’est l’exact contraire de la rusticité, de l’impolitesse, de l’impudence, des gestes inconvenants dont se plaignent nombre de femmes à l’heure actuelle, quand, dans la rue, elles sont confrontées aux sifflements et chuintements. Dans les bus et les tramways, elles sont accolées aux attouchements et au frotteurisme et à autres comportements aborigène et primitifs.

Contrairement, à la galanterie qui apparue en France qu’au XIIe siècle connue à l’époque sous le nom « d’amour courtois » ou aujourd’hui dans les sociétés modernes, comme un objet archéologique, l’islam, depuis plus de 14 siècle, accorda une grande considération à la femme, expression une déférence de l’homme envers la femme.

Pour pièce à conviction, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous ne recommande-t-il pas dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles ?

Pour preuve, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI ne les fait-il pas ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités ?

Nous ne croyons pas que l’égalité et la parité que cherche la femme, soit au Maroc ou sur d’autres cieux, doit se conquérir au préjudice de l’élégance, de la politesse et des règles de bienséance qui rendent la vie en société plus agréable.

La galanterie doit être vécue comme une forme de respect et de profonde politesse en réinventant le savoir-vivre et de douceur des relations entre hommes et femmes tout en évitant tout amalgame entre galanterie, séduction, drague et harcèlement.

Au lieu de garder au frigo son feeling et ses sentiments jusqu’au jour du 14 Février de chaque année, les hommes ne doivent-ils pas rendre Saint-Valentin day everday envers leurs femmes?

Guillaume Apollinaire , n’a-t-il pas dit, dans les Trois Don Juan, qu’un homme bien né se reconnaît à deux qualités : la galanterie et la bravoure ?

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Humour et Humeur: Perte de temps ou sources de motivation au travail ?

by Mustapha Maghriti 1 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti

Le rire n’est-il pas le propre de l’homme disait l’écrivain français humaniste de la Renaissance,Rabelais, alias Alcofribas Nasier ?  Et pourtant, durant mes années dans le secteur public, plus de 23 chandelles, et encore aujourd’hui, je constate que le rire est souvent galvaudé et tiré par les cheveux. En effet, un grand nombre d’agents et de cadres administratifs pensent qu’être un bon fonctionnaire, un bon chef de service, un excellent chef de division ou un directeur signifie froncer les sourcils du matin au soir. Et pourtant, je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes premiers collègues dans le Ministère de l’Education Nationale dans laquelle j’ai atterri un bon Lundi providentiel du 4 Mars 1996 : Pour être un bon fonctionnaire, il faut savoir être sérieux sans se prendre au sérieux.

De fait, pour la majorité, si non quasi-la totalité d’entre nous, nous ne sauvons pas de vie au quotidien et je me suis toujours demandé ce qui pouvait justifier que quelqu’un s’énerve ou se mine le moral pour une question de montonie de travail.

Je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes collègues lorsque j’étais jeune fonctionnaire quand je n’arrivai pas à trouver un fichier d’un grand fonctionnaire en état de promotion du travail; j’étais stressé, très stressé, et mon collègue de bureau m’a dit froidement et calemement la chose suivante : Mustapha, je vois dans tes yeux que cette affaire te stressait. Dis-toi une bonne chose, détend toi, il n’y a rien d’important ou de vital dans cette affaire.

Et, il se mettait à me raconter une blague qui faisait la toile à cette époque toute en cherchant la fiche et Eureka, il l’a trouvée. Autant vous dire que mon état d’esprit n’était pas tout à fait le même après.

De ce fait et après ce jour j’ai commencé à relativiser, à dédramatiser mais aussi à gérer le stress avec l’humour et la bonne humeur. Pourquoi ?

Primo, l’Humour aide à dédramatiser :

Comme disait Marguerite Yourcenar « Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin », ouvrir le bal et ébaucher une réunion potentiellement sérieuse par l’humour, une anecdote, une historiette permet d’aérer l’atmosphère sérieuse qui règne sur la réunion, une telle plaisanterie permet de trimer, certes, mais entre personnes positives qui vont résoudre des problèmes et chercher des solutions plutôt que des coupables !!

L’humour et la bonne humeur d’un responsable dans la fonction publique ou un manager dans le secteur privé permet à tout le Team de travailler dans l’équanimité, l’accalmie et légalité d’âme. Je pense que la plus grande erreur qu’un administrateur ou un manager puisse avoir est d’oppresser son équipe quand on sait que dans le secteur privé plus de 50% des démissions sont imputables et motivées par la décision de s’écarter des vibrations négatives de son manager.

Secundo, l’humour relaxe et relâche la parole :
Je crois profondément que le management public d’aujourd’hui pâtit, semble-t-il , des non-dits, des refoulements par manque de climat de confiance. La bonne humeur et l’humour permettent à toute l’équipe de dire ce qu’il pense, de vivre les 8/24 en convivialité. En clair, un responsable capable d’humour est moins anxiogène qu’un responsable qui ne va sourire que quand on le pince !

Avec humour, j’entends qu’il ne s’agit pas d’apprendre par cœur les meilleures blagues de Gad Elmaleh ou de Fellag. Un responsable qui a de l’humour, qu’il soit dans la sphère publique ou privée, c’est avant tout un manager qui sait « procréer » de la bonne humeur au travail pour fluidifier la parole de ses collaborateurs. Sa position hiérarchique ne doit aucunement lui être une entrave pour arriver à ce stade.

Bien des gens pensent que le fait de s’amuser et de rire au travail constitue une perte de temps suceptible de nuire à la productivité. Je pense plutôt le contraire. Pour moi une équipe qui rit, c’est une équipe unie.

Je crois viscéralement aux effets induits de l’Humour en termes de motivation et de productivité. Nous nous ne sommes pas tous beaucoup plus à l’aise en face de quelqu’un qui sourit plutôt qu’au regard de quelqu’un de méga-sérieux, qui ne doute de rien et qui prétend connaitre les quatre vérités du monde ?

L’humour est une arme invincible du management de la motivation, j’en mets la main au feu : Savoir rigoler, reconnaître ses faiblesses par un Manager, n’augmenterait-elles pas sa crédibilité lorsqu’il s’agit de faire progresser les autres?

De là, dérive deux types de managers :

1- Celui qui sait tout : majestueux, outrecuidant, inaccessible, ce manager pense détenir son pouvoir par son savoir et son expérience. Ce manager gère un business et non un être humain.

2- Celui qui doute, et en premier de lui-même : humain, empathique, ce manager détient son pouvoir de sa relation à son équipe et de sa capacité à faire progresser celle-ci. Ce manager gère l’humain.

Ma prédilection et mon inclination va sans détour vers le second type de management. Le côté absolument essentiel du doute et de la relativité et du droit à l’erreur et de la délégation sont des piliers importants dans le management ; avec ce doute lié à une certaine dose d’erreur, l’équipe sera motivée comme jamais.

Un manager doit avant tout être humain aux yeux de son équipe. Or, nul être humain n’est parfait. L’humour est un excellent moyen pour faire passer ce message à son équipe.

Quand dans la direction des investissements extérieurs dans laquelle j’ai bossé avant qu’elle ne se mue en Agence, j’avais quelqu’un de très stressé surtout le stagiaire par les enjeux d’un stage impayé, par le travail qui lui a été confié, je ne manquais jamais de lui raconter l’anecdote que ça m’est arrivé le même stress de l’époque. Expliquer à quelqu’un que l’expérience qu’il est en train de vivre, vous l’avez déjà connue, maitrisée et que désormais, c’est à votre tour d’être zen et de rassurer les gens est important.

Dans toutes les études scientifiques , c’est un secret de polichinelle que le sourire est bon pour la santé, il abaisse le rythme cardiaque et réduit temporairement la pression sanguine. Le smile réduit également le stress en libérant des endorphines, lesquelles diminuent naturellement les hormones du stress, nous mettant ainsi de meilleure humeur. Les endorphines, de leur côté, réduisent les sensations de douleur. Le sourire et le rire sont ainsi bénéfiques à la santé. Ils renforcent le système immunitaire en lui permettant de réagir plus rapidement et de manière plus efficace contre les envahisseurs.

C’est pour cela qu’une tendance devient de plus en plus présente dans le secteur privé ; le milieu des entreprirses qui est le management par le sourire surtout pour les managers empressés de réduire leur turn-over et, d’optimiser en productivité et punch.

Tenir son smile, avoir l’aptitude à être épicurien en toute situation, pouvoir garder sa bonne humeur quelle que soit l’ampleur et le sérieux de la situation a des avantages en tant que manager.

Pardoxalement, le management paternaliste est un concept obsolète et vétuste. De nos jours, le relationnel est le sésame du succès du management ; le temps où les managers faisaient amalgame entre autoritarisme et autorité est anachronique.

La bonne humeur et la bonne humour, en toute circonstance, permet d’obtenir au mieux le meilleur de ses équipes car ces dernières se sentent revalorisées, traitées comme des adultes et non pas « infantilisées ». Divertir et égayer avec son Team, c’est se garantir une totale implication, un dévouement et un loyalisme plus fort.

A titre illustratif, avoir un manager qui vous donne envie de travailler pour lui,n’est-ce-pas comme en amitié, on préfère toujours le copain qui se marre, optimiste à celui qui se lamente sans cesse ? Et de cette comparaison, en management, il est toujours plus facétieux d’avoir des équipes souriantes que des équipes qui font grise mine durant le temps du travail voire même après, ce qui aura un impact négatif en termes d’effcience et de productivité.

Notre Islam est plus qu’une religion; c’est un mode de vie à part entière. Il nous enseigne à nous comporter convenablement du matin au soir et nous apprend même les meilleurs moyens pour vivre heureux. le sourire n’est-il pas une Sunnah comme l’a enseigné le Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM : « Ne néglige aucune œuvre de bien, pas même le fait de rencontrer ton frère avec un visage radieux. » [Rapporté par Muslim Et Timirhi]

Aussi, Abdoullah Ibn Al Harith a dit du Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus souriant autant que le prophète MOHAMMED.. » [Tirmidhi].
le Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM n’hésitait d’ailleurs pas à convier ses frères musulmans à sourire. Il considérait d’ailleurs le fait de sourire à un frère en islam comme un acte de charité en atteste ses nobles paroles : « ET Sourire à ton frère est une aumône » [Tirmidhi].

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Le Deuil des Anges

by Mustapha Maghriti 16 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le lundi 9 Décembre 2019, à l’occasion de la campagne nationale et internationale de mobilisation pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, le Haut-commissariat au Plan (HCP), a livré les premiers jets de l’enquête sur la violence à l’encontre des femmes au Maroc.
Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de bordure géographique et culturelle, il faut avouer que les dernières statistiques qui ont été avancées par le HCP font froid dans le dos. En effet, parmi 13,4 millions de Femmes âgées entre 15 à 74 ans, plus de 7,6 millions, soit 57% de la population féminine avait subi au moins un acte de violence, tous contextes et toutes formes confondus.
Conformément des résultats de l’enquête nationale relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes, sur le volet de la ventilation géographique, la prévalence de la violence faite aux femmes est de 5,1 millions de femmes, soit 58% en milieu urbain et de, 2,5 millions de femmes rurales, soit 55% en milieu rural.
Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%.
Par espace de vie, le contexte domestique, remembrant le contexte conjugal demeure le plus jalonné par la violence, avec une prévalence de 52%, soit 6,1 millions de femmes.
En outre, le HCP indique, que les autres cadres de vie ont connu une décrue de la violence en singulier dans l’espace public où la prévalence est passée de 13%, suivi par le lieu d’enseignement avec un pourcentage de 19%.
Avec le foisonnement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’hémorragie des réseaux sociaux, le HCP invoque la cyber-violence, comme étant une nouvelle forme de violence ayant éclore ; celle-ci touche près de 1,5 million de femmes au Maroc avec une prévalence de 14%, par le biais de courriels électroniques, d’appels téléphoniques, de SMS, …etc. .
Le risque d’être victime de ce type de violence est plus accru parmi les citadines (16%), les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans (29%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (25%), les célibataires (30%) et les élèves, surtout les étudiantes sont touchées avec un pourcentage de 34%.
Le reste des cas de cyber-violence échoit, à part égale de près de 4%, à des personnes ayant un lien avec la victime notamment le partenaire, un membre de la famille, un collègue de travail, une personne dans le cadre des études.
En outre, l’enquête du HCP relève que 10,5% des victimes de violences ont déposé une plainte après l’incident auprès de la police ou d’une autre autorité compétente, par contre, elles sont moins de 8% à le faire en cas de violence conjugale contre 11,3% pour la violence non conjugale.
Selon l’enquête du département Lahlimi, la résolution du conflit par consentement, l’intervention de la famille, la crainte de la vengeance de l’auteur de violence, le sentiment de honte ou d’embarras particulièrement en cas de violence sexuelle, sont déclarées comme principales causes qui empêchent les victimes à déposer une plainte auprès des autorités compétentes.
Ceci ne n’exhibe-t-il pas la « mutité » des femmes Marocaines pâtissant en silence ?
Aussi, le recours des victimes à la société civile demeure infime suite à la survenue de l’incident de violence qui ne concerne que 1,3% des femmes. Il est de 2,5% pour les victimes de la violence conjugale contre 0,3% en cas de violence dans les autres cadres de vie.
La furtivité, la pusillanimité et la crainte demeurent prépondérant dans une société macho et phallocentrique où le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme et de facto, les résolutions à ces formes de violence et d’agressivité transcendent la paperasserie du département de Jamila el_Moussali.
Nous pensons, de surcroît, que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va inhumer à la violence contre les femmes.
Les différents remèdes de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats concluants. A cet égard, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos Us dictés par l’Islam il y a plus de 14 siècle ?
Ne devra-t-on pas réitérer nos sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de servilité imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apporteront riposte aux extrémistes qui se sont adossés sur certaines interprétations coraniques tronquées à leurs « capriccio », en déraillant vers des déductions vicieuses, sadiques, selon lesquelles l’Islam exhorterait à la violence contre les femmes.
Loin de tout abus de tout bord de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.
Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ? C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, Khadidja bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La sainte Khadidja bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète.
La sainte Khadidja bint Khuwaylid est donc le tout premier être humain de l’Histoire à devenir musulman, d’après les chroniques de Tabari. La sainte Khadidja bint Khuwaylid est la seule des épouses de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI à avoir reçu le salut de la part de l’Ange JIBRIL et le salut d’ALLAH. En effet, lors d’une de ses révélations, JIBRIL aurait dit à SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI : « Transmets à ta femme Khadija le salut de son Seigneur et le mien »
Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘Aïcha »
En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA.
Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. »
Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: « Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ».
Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès :
  » Je vous conseil la bonté envers les Femmes ».
In fine, la femme n’est-elle pas une jolie mélodie quand l’homme est un bon musicien ? Soyons de bons Musiciens !!! A toutes les Femmes, vous êtes d’anges-heureuses, il ne vous manque que des Ailes !!!
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Fuite de capitaux et Confiance: Quelle symbiose ? Quel impact ?

by Mustapha Maghriti 9 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le Team Saâdeddine_El_Othmani n’a-t-il pas, in fine, reconnu le rush de l’échappée des capitaux vers d’autres Eldorados ? Pour preuve, l’opération d’amnistie, alias contribution libératoire ne fait-elle pas le comeback à l’occasion du projet de loi de finances 2020 ?
Faut-il rappeler, en guise de prologue, que la fuite des capitaux désigne la partie du revenu échappant au circuit économique en raison de l’épargne, de prélèvements obligatoires ou d’importations. On discerne deux types de fuite des capitaux :
· La fuite brutale de capitaux à la suite d’une crise financière dans un pays ou une zone économique : les investisseurs craignent de perdre une partie du capital investi et retirent leurs investissements,
· La fuite de capitaux liée à l’expatriation volontaire des contribuables jugeant qu’ils n’ont pas à s’acquitter du paiement de leurs impôts dans le pays quitté.
A cela s’ajoutent les flux financiers illicites, par le biais par exemple du transfert de liquidités ou la contrebande.
Au Maroc, rétrospectivement, en 2014, le Gouvernement Benkirane Saison I avait relevé ce phénomène de fuite de capitaux suite à une armada d’articles de presse sur les différents médias Marocains faisant état d’une évasion financière de plus de 43 Milliards de Dollars placés par des Marocains dans des banques étrangères. Il s’ensuivait une clémence annoncée par le Team Benkirane à travers la publication de la circulaire de l’Office de Changes, le lundi 4 Février 2014, concernant les conditions d’application de la disposition de la Loi de Finances 2014 instaurant une amnistie sur les biens et avoirs détenus illégalement à l’étranger, une amnistie qui a renfloué le budget de l’Etat d’une manne financière de plus de 28 MMDH en contribution libératoire.
Dans la vie, comme en économie, les jours se suivent et se ressemblent, rien n’a changé depuis l’amnistie de changes de 2014, puisque les nantis Marocains continuent à recourir à la volte-face des capitaux nonobstant un arsenal dissuasif en passant pas des sanctions pécuniaires, jusqu’aux voies privatives de liberté.
L’apostrophe qui nous interpelle, quelle est la raison de cette désertion de capitaux ?
La réponse réside dans un facteur purement psychologique, indépendant du seul calcul raisonnable qui est la confiance, un facteur dont John Maynard Keynes a consacré un large chapitre sur les déterminants de l’incitation à investir et des anticipations à long terme des entrepreneurs dans son fameux ouvrage « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt de la monnaie », ouvrage qui marqua un tournant majeur dans la pensée économique et participa à l’essor de la macroéconomie dans l’après-guerre. Un facteur Confiance qui s’est fortement avarié au fil de plusieurs décennies : Historiquement, la fuite des capitaux a été remarquée avec l’arrivé du Gouvernement Socialiste au pouvoir connu sous le nom du Gouvernement d’alternance ELYoussoufi qui a tenu le gouvernail de l’exécutif Marocain en 1998. Ce même mouvement de fuites de capitaux vers des paradis fiscaux a été décelé en France avec l’arrivée du Gouvernement socialiste François Mitterrand en 1981.
Dernièrement, depuis plus deux années, le blocage politique du Gouvernement Benkirane dans sa saison II percuté en 2017 a laissé des stigmates sociaux et économiques : Les citoyens Marocains ne se sentaient pas prémunis et immunisés par un Gouvernement vigoureux à même à assumer ses responsabilités dans les grands dossiers politiques, économiques et sociaux. Les prises de bec partisanes, la déportation et la relégation des priorités des Marocains au second plan par les partis politiques avide de pouvoir, a attisé des émotions et des pressentiments d’incertitude et d’insécurité.
D’ailleurs, c’est à cette période de statuquo, que non seulement, le facteur capital qui commença à s’enfuir, mais aussi le facteur travail où beaucoup de citoyens Marocains, essentiellement issue de la classe moyenne, commencèrent à s’envoler vers d’autres ciels, mômes et avoirs financiers avec. Une telle crise de confiance conjuguée à une absence de visibilité ont poussé une autre couche sociale, celle des plus fortunés, à chercher d’autres coffre-fort plus alcyoniens et plus sûrs pour leur trésor et leur opulence. D’ailleurs, sur le sol Marocain, plus de 17 MMDH qui se sont gazéifiés des banques ne sont pas que le fruit du recours à la thésaurisation, qui, elle aussi, est un corollaire de ce manqué de confiance.
En général, en Afrique, la fuite des capitaux vers d’autres cieux est alimentée par le foisonnement des juridictions pratiquant la discrétion bancaire à travers des paradis fiscaux qui permettent de transplanter et de camoufler les capitaux illicites. Il peut s’agir de revenus issus du détournement des exportations de ressources naturelles, de l’évasion fiscale, de la corruption, des prix de transfert et de la contrebande pure et simple du capital en dehors des pays africains.
Un document d’une Organisation Non Gouvernementale ONG qui milite pour la transparence des économies mondiales révèle que le Maroc a perdu plus de 37 Milliards de Dirhams durant la période allant de 2006 à 2015, soit 3,9 Milliards de Dollars alors qu’entre 2004 et 2013, ce montant déserté était de 41 Milliards de Dollars.
Selon ce rapport, sur un panel de 149 pays, le Maroc a été classé 34éme dans la nomenclature des pays par fuites des capitaux. Les surfacturations restent la principale technique utilisée par les évadés fiscaux où le but est de payer moins de frais de douanes afin de pouvoir blanchir l’argent gagné lors des transactions dans des investissements ou dans le lancement des commerces.
La Suisse reste la destination de prédilection des évadés fiscaux Marocains où chaque année, 1 à 2 Milliards de Dollars en moyenne quittent incognito le Maroc pour aller se dérober en Suisse ou d’autres paradis fiscaux, selon le Boston Consulting Group.
En outre, une autre étude du Global Financial Integrity (GFI) qui porte sur la période 1970-2008 classe le Maroc en quatrième position avec 25 Milliards de Dollars en termes de volumes, après le géant pétrolier Nigérian en tête du classement avec 89,5 Milliards de dollars, suivi de l’Egypte (70,7 Milliards), de l’Algérie (25,7 Milliards), et de l’Afrique du Sud (24,9 Milliards).
Avec 854 milliards de dollars qui ont échappé le continent Noir, l’Afrique aurait pu, non seulement, rembourser sa dette extérieure (qui était de 250 Milliards à fin 2008), mais aussi injecter 600 Milliards de Dollars dans des programmes de lutte contre la pauvreté et de développement économique et social. L’Afrique subsaharienne demeure créditrice nette vis-à-vis du reste du monde, dans la mesure où le stock des capitaux ayant évadé le sous-continent demeure excédentaire dépassant de loin le stock de sa dette extérieure.
Faut-il rappeler, que c’est un secret de polichinelle que la fuite des capitaux constitue une entrave rédhibitoire à la fluidité de l’épargne et à la mobilisation des ressources financières destinées à l’investissement. Des simulations de la Banque mondiale estiment que chaque réduction de 40.000 dollars en fuite de capitaux se traduit par un décès infantile supplémentaire en Afrique. Ainsi, cette évasion de « quibus » déchaînerait plus de 77.000 décès de nourrissons supplémentaires par an. De ce fait, la fuite des capitaux n’est donc pas seulement de la truanderie financière, mais elle occasionne, en sus, des pertes de vies humaines.
Cette bataille contre la fuite des capitaux devient de plus en plus épineuse par la vulnérabilité des capacités de supervision technique et administrative des autorités étatiques, la limite des contrôles bancaires qui ne s’effectue souvent que sur documents, la carence des capacités de contrôles des services douaniers et fiscaux et la corruption qui nécrose encore certaines administrations malgré la compagne de lutte contre la corruption à travers l’Activation depuis novembre 2017 de la Commission nationale de lutte anticorruption (CNAC) .
Cependant, cette fuite continuelle de capitaux ne serait pas une létalité si l’on ne fait pas preuve de réactivité et de pro-activité, en revivifiant la confiance, la sécurité et la sûreté par des faits probants et non par des souhaits qui restent de simples intentions.
Comme dit le dicton ancestral Marocain, une seule main ne suffit pas à applaudir : A l’évidence, les services douaniers et fiscaux ne peuvent à eux seuls réduire ce fléau quelle que soit leur volonté. Pour tenter d’enrayer le phénomène, il faut s’attaquer à ses origines et nos aux symptômes. Comme dit la maxime économique anglaise « Capital is a coward » qui veut dire que le capital est un lâche; il va là où il est le bienvenu, il reste là où il est bien traité. Comme j’ai appris dans notre cours d’économie monétaire de notre professeur Monsieur TAZI LABZOUR, Mohammed Kamal à la FSJES Rabat-Agdal que la monnaie fiduciaire circule sur la base du fiducia en latin qui veut dire confiance. De ce fait, la monnaie, l’argent ou le capital cherche les zones économique de confiance, elle fuit l’insécurité, la mauvaise gouvernance, la taxation excessive, la corruption, la partialité de la justice et l’instabilité en général. Autant de chantiers qui nécessitent bien plus de simples enquêtes des inspecteurs de l’Office des Changes.
La confiance et la crédibilité ne sont-elles pas des mobiles, en filigrane et en catimini, de la tergiversation, et la pusillanimité des hommes d’affaires Marocains ? Ce qui met d’actualité économique la célèbre citation de William Shakespeare « À qui peut-on faire confiance dès qu’il s’agit de l’Argent ? »
C’est dans ce sillage et eu égard aux distorsions évoquées ci-haut qu’il faut inscrire l’action d’urgence qui doit être portée sur la confiance pour redorer son blason en rupture avec les accumulations négatives issues des approches unilatérales, partielles, ainsi que partiales et redonner crédit à la crédibilité auprès du milieu des affaires et des promoteurs économiques, car dans une économie de marché jalonné par la crise économique qui sape et mine actuellement toutes les économies, les facteurs les plus importants et le sésame à l’investissement sont : L’optimisme, la transparence et la Confiance.
Si Charles de Gaule disait « Rétablissons la confiance et l’intendance suivra », j’en mettrai la main au feu en disant : « Rétablissons la justice et l’investissement suivra ». L’actuel Gouvernement réussira-t-il à rétablir et la confiance tout en lui insufflant âme pour qu’elle soit âme sœur de l’Investissement ?
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Quand le Trésor Marocain profite du black friday sur les marchés de capitaux internationaux

by Mustapha Maghriti 1 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Fin Novembre, c’est le black Friday connu par tout dans le monde par une Frénésie d’achat liée à des soldes et des rabais commerciaux ; il marque comme à l’accoutumé le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Idem ce sont les soldes sur les marchés financiers internationaux matérialisés par des taux obligataires très bas, certains sont même négatifs, le Maroc, à travers le Trésor relevant du portefeuille de l’argentier du Royaume, très intelligent et très opportuniste a attendu pratiquement la fin de l’année pour boucler la première des deux emprunts sur le marché financier international par l’émission obligataire d’un Milliard d’Euros sur le marché des capitaux internationaux, sur 12 ans à 1,6%.

Le moment choisi de cet emprunt n’est pas tout fortuit, ce crédit à l’international se parant depuis plusieurs mois: Le Trésor a commencé par dépêcher des banques étrangères pour l’accompagner, notamment, l’anglaise Barclays, et les deux françaises Natixis et BNP Paribas.

Comme on sait, la tâche de ces banques conseil a été de servir de mandataires et d’intermédiaires de l’État marocain, auprès des investisseurs, de régenter l’émetteur sur la maturité, le taux de l’émission et la fenêtre de sortie sur le marché des capitaux tout en tenant compte de l’attitude des devises sur le marché international.

Puis il s’est ensuit le Road Show piloté et chapeauté par le Ministre de l’Économie et des Finances, et son team relevant de la Directrion du Trésor et des Finances Extérieures DTFE.

Ce périple européen a été effectuée à Paris, Zurich, Londres, Francfort, et Amsterdam-La Haye où les missionnaires ont rencontré une soixantaine de gestionnaires de fonds, d’investisseurs, d’assureurs et de représentants de fonds de pension.

Faut-il souligner que cette sortie du Trésor à l’international résulte d’une politique de gestion active de la dette publique puisqu’elle intervient après 5 ans de refinancement sur le marché domestique des capitaux. Et pour cause, le marché Marocain ayant été très liquide et les taux d’intérêt ayant beaucoup diminué, ce qui a permis de restructurer la dette domestique tout en abaissant sa charge.

Le moment choisi pour son comeback à l’international est imputable à l’intérêt de continuer à être côté sur les marchés de capitaux occidentaux. Ceci est d’autant plus opportun que le Maroc bénéficie du FMI une ligne de précaution et de liquidité, LPL, de 2,97 Milliards de Dollars sur deux ans, ce qui représente une assurance contre les risques extrinsèques et pour atténuer la fragilité budgétaire et extérieure, et lui faciliter ses sorties à l’international.

Cependant , la raison la plus judicieuse expliquant le choix du Trésor est l’attrait des niveaux de taux infiniment bas, voire négatifs, sur les marchés de capitaux internationaux. De ce fait, le Maroc a, pour sa part, profité de la conjoncture attractive des taux de la devise Euro et des taux d’intérêts relativement bas qui caractérisent actuellement le marché comparativement avec des pays comme la France et l’Allemagne s’endettant à des taux négatifs et que les investisseurs leur servent un intérêt pour placer leur argent dans leurs bons d’État garantis,

Et de fait, l’émission Marocaine a été très bien agrée et la bienvenue comme l’atteste le taux retenu, de 1,5% avec un spread ou prime de risque de 139,7, établi à partir d’un benchmark RIS qui cote 0,20%. Mais, l’obligation marocaine étant valorisée à 98,2 au lieu de 100, le taux de rémunération effectif de l’opération réhausse à 1,6%.

L’autre axe de cette intervention a été la prouesse commerciale qu’elle a obtenue puisque la demande pour l’émission marocaine a été de 5,3 milliards d’euros provennant de 285 investisseurs, affirmant  le crédit et la confiance dont jouit le Maroc auprès des grandes institutions financières internationales.

Et puisque l’appétit vient en mangeant, une apostrophe nous interpelle, pourquoi le Trésor n’a-t-il pas levé plus d’un Milliard d’Euros en réplique à cet engouement ?

Le principal mobile tire sa raison dans le plafond imposé par la Loi de finances 2019, soit 27 Milliards de Dirhams d’endettement extérieur, soit l’équivalent de 2,5 Milliards d’Euros. Et une partie est absorbée avec la BAD, l’AFD et la Banque Mondiale, et l’emprunt arrivant à la fin de l’année 2019, le Trésor devait se cantonner et se contenter au Milliard d’euros offert.

Cet emprunt international d’un Milliard d’Euros qui gravite autour de 11 MMDhs au Trésor va être d’un apport important à financer une loi de finances 2020 jalonnée par une politique budgétaire plus exubérante, avec des des demandes sociales colossales.

Aussi, ce Milliard d’euros consolidera-il le niveau de la réserve en devises qui est de 230 Milliards de dirhams et même de la consolider de 5%, confortant les 5 Mois de couverture assurés par cette dernière. Le Trésor interviendra une nouvelle fois sur le marché international en 2020. Cette opération sera neutre puisqu’il doit rembourser 1 Milliard d’euros emprunté en 2010 puisqu’a-t-on appris en économie, il n’ y a jamais de cadeaux !!!!

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L’avocat du diable

by Mustapha Maghriti 21 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
L’avocat du diable, le titre semble dévier l’imaginaire des cinéphiles vers le film « L’avocat du diable » de Sidney Lumet Juin 1993, incarné par Rebecca De Mornay, Don Johnson, Stephen Lang ou celui de Taylor Hackford 1998 « L’Associé du diable » joué magistralement par Al Pacino, Keanu Reeves, Charlize Theron. Il n’en est rien, il s’agit d’une chronique que nous accordons au métier noble de l’Avocat, un métier dont l’entrée est loin de faire l’objet d’un fair-play pour tous les juristes du Maroc.

 

En effet, quand un lauréat Marocain des Facultés de Droit espère revêtir la toge d’avocat et intégrer le parquet, il doit, en amont de la chaine de valeur de cette filière juridique et judiciaire, dépocher le cachet de 100.000 DH pour y avoir accès, une somme qui n’est pas à la portée de tous les Marocains surtout au début des études juridiques afin de s’insérer dans la vie active et intégrer le métier du barreau.

A notre sens, c’est une procédure « darwinienne » qui implique, dans son essence, que le « Cric » social ne se manœuvre pas de façon équitable sur le marché de l’offre et la demande du travail, encore plus clair, cette somme de 10.000 dhs ne donne pas l’aubaine aux couches sociales les plus démunies de pénétrer la carrière du barreau.

Plusieurs interrogations nous interpellent :

Faut-il y voir une forme de discrimination ? Faut-il y voir une sorte de faveur et de favoritisme ? Nous ne pensons pas sûrement que c’est ainsi. Ou est-ce pour des mobiles purement pécuniaires de la part des entités compétentes?
Certainement, l’Ordre des avocats du Maroc a ses raisons que la raison ignore. Quelles qu’elles soient les raisons, nous pensons que la dimension sociale, les valeurs de l’équité et de l’égalité des chances doivent l’emporter et triompher.
  
Rétrospectivement et dans l’histoire du parquet et du barreau, combien nous avons vu des magistrats, combien nous avons vu des procureurs, combien nous avons vu des hommes et femmes issus du parquet avalisant d’éminentes fonctions de l’État : Primature, ministrables, ambassadeurs, et autres postes de commis de l’État et j’en passe…….
La plupart de ces émérites et chevronnés ne sont-ils pas venus et originaires de couches sociales populaires qui, d’antan, n’auraient pu acquiescer à cette auguste responsabilité s’il y avait eu une telle barricade à l’entrée moyennant des enveloppes fiduciaires.

La majorité des commis de l’Etat ne se sont-ils pas apprentis dans les parquets, tribunaux et magistrature du Maroc ?

De ce fait, pourquoi, à notre ère, assujettir, astreindre et acculer ce cachet de 10.000 dhs qui ne fait qu’évaporer le rêve de moult Marocains de porter la toge noire ? Et combien de souhaits et d’ambitions se sont foudroyés et démolis de par ce portefeuille ?

En guise de conclusion, nous invoquons un réexamen à reconsidérer cette somme combien généreux s’il fera l’objet d’une rémission à même à ressusciter le rêve d’une grande majorité des plus pauvres qui aspirent porter la robe noire. La séance est levée !!!!
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La chute du mur de Berlin, 30 chandelles après

by Mustapha Maghriti 16 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Je me rappelle quand j’ai été en 1ére à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur Monsieur Omar Kettani nous annonça la nouvelle, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe Maghreb ALKABIR, au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été ébranlé comme un château de cartes, oui, Oui dans le jour du 9 au 10 novembre 1989, le « Mur de la honte » bâtit en 1961, succomba sous les yeux des Berlinois, saillant le naufrage du bloc soviétique. Il scinda la ville de Berlin en deux et symbolisait avec force la Guerre froide. L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont enterré définitivement cette période.
Avec la réunification, on assista à une libération des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui amorçait une réunification progressive et globale du vieux continent, via en singulier l’Union européenne.
Après 30 bougies de séparation, la réunification aurait coûté 2.000 Milliards d’euros à l’économie Allemande, mais aussi appesanti sur l’ensemble des pays de l’UE. Une addition colossale qui, trente années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.
En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doignt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.
Trente ans après l’effondrement du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des hiatus considérables : Alors que le PIB par habitant de la La République Démocratique Allemande RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.
Aussi, le chômage resta difficile à contenir qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en trente ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi. Ainsi, le taux de chômage recule certes mais atteint encore les 6,9 % dans les cinq Länder de l’Est en 2019, soit deux fois plus que les 3,1 % de la moyenne nationale.
En outre, le standard de vie des Allemands de l’Est a certes assidûment augmenté depuis 1989, mais n’a pas ratrapper celui de l’Ouest. L’écart de revenu médian entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est épongé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est piane-piane remonté pour frôler les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte , l’écart des revenus a fluctué mais resta voisin de 20 %.
Certes et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest enfantent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.
Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire des trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en ressentiment devant les déconvenues et les humiliations.
La semaine dernière, l’Allemagne et l’Europe sanctifièrent les 30 bougies de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après Trois décennies du glacis communiste. D’autant plus que le climat politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrants, notamment dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui élucide un fossé politique persistant 30 ans après entre les deux parties du pays.
Certes, le mur de la honte s’est effondré, cependant , le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands persiste. Certes, l’heure des remparts et clôtures appartenait à l’histoire. Toutefois les remparts des inégalités sont toujours actualité : Le rattrapage de l’Est avec celui de l’Ouest demeure un processus très lent ; sur certains aspects économiques, la frontière entre les deux Allemagnes reste nettement marquée.
Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification?
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Notre Thé au Sahara Marocain

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Hier 6 Novembre 2019, le Maroc solennisa le 44éme chandelle de la légendaire Marche Verte, cette héroïque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour la bordure de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête et le recouvrement des provinces sahariennes du Sud expropriées et désappropriées par l’expansionnisme et l’impérialisme espagnol.
Le 6 novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, cuirassés et blindés par leur seul Saint CORAN et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.
Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démonerie et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain
Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les us de notre ethnie et peuplade Marocaine.
Affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa Cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain.
Mieux encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le 30 octobre écoulée, le mandat de la MINURSO pour une période d’une année.
Excepté deux abstentions, Russie et Afrique du Sud, cette impulsion Onusienne a été votée par l’écrasante majorité est une pièce à conviction de l’avancée de la diplomatie marocaine, sous les directives et les orientations Royales du Souverain Marocain.
Mieux encore, la durée du mandat de la MINURSO a été ramenée à six mois seulement. Ce rétrécissement est de bon augure, car il ne fera que pression et serra l’étau sur la boutade Polisario et l’entité fictive de la RASD pour accélérer le processus de règlement de ce conflit artificiel, et qui est entretenu par l’Algérie et ses stipendiés du Polisario depuis 1975.
Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 6 Novembre 2019 inscrit le Sahara non seulement dans sa dimension Nationale, mais combien généreux pour étendre le sable du Sahara à une portée plus ambitieuse maghrébine, africaine et arabe pour s’associer à l’édification d’un nouvel ordre arabe.
En guise de conclusion, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes :
Nous la gagnerons
Et nous la bâtirons d’amour
Car l’amour ne peut être vaincu
Pour ceux qui n’y ont jamais cru
Nous l’aurons mon amour
Nous l’aurons pour toujours.
Et j’irai concrétiser mon rêve de trinquer un bon thé au Sahara Marocain de l’autre bout de mes racines, mes sources, mes veines et mon ADN Aït Atta à M’Hamid El Ghizlane ,
Tchin-tchin!, à votre santé ………Mon Sahara
7 novembre 2019 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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Mustapha Maghriti
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