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Mustapha Maghriti
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Le Cri d’Orfraie de la Famine dans le monde

by Mustapha Maghriti 28 août 2019
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous, n’a pas pensé que la famine a été inhumée dans le cercueil de l’histoire économique ? On était tous convaincu que la dénutrition et la sous-alimentation étaient amollies de notre planète et que l’humanité pouvait manger à sa faim et subvenir à ses besoins fondamentaux.Inopportunément, le dernier document des Nations Unies de Juillet 2019 baptisé « l’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019″nous interpelle sur la triste réalité que la famine nous guette et que la sous-alimentation est en train de dévaster les personnes les plus vulnérables et les plus fragiles dans le monde. 
Ce rapport sur la malnutrition dans le monde constitue un cri d’alarme sur l’évolution de la famine dans le monde et ce nonobstant les engagements pris par les pays à travers les politiques publiques mises en place pour atteindre les objectifs du développement durable ODD à l’orée 2030. 
Faut-il rappeler que la lutte contre la malnutrition et la famine faisaient partie intégrante de ce nouveau consensus quant aux objectifs du développement adopté par la communauté internationale.Le récent rapport publié par l’ONU exhibe de façon saisissable que la faim et la malnutrition dans le monde ont accusé une envolée comminatoire au cours de l’année 2018. Ce trend haussier apparaît après plusieurs années de rétrogression, à partir de 2015 où la famine et la malnutrition étaient d’actualité.
Selon ce rapport, le nombre de personnes pâtissant de la faim dans le monde est évalué à 821,6 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 10 millions de personnes par rapport à 2017. Ce chiffre s’envole pour frôler les deux Milliards de personnes si on inclut les personnes en situation d’insécurité alimentaire.Au niveau de la ventilation géographique de la famine dans le monde et sans aucune surprise, c’est notre continent noir qui vient en tête de peloton de ce classage avec plus de 20% du total de la population qui sont des « souffre-douleurs » de ce stigmate. Les autres continents ont, à leur part, ont été affectés par un recrudescence de la famine, notamment en Asie avec 12%, l’Amérique latine et les Caraïbes avec 8%.Les pays qui endurent le plus de la malnutrition sont le Yémen, le Congo démocratique, l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Sud Soudan et le Nord du Nigéria.Cependant, ce phénomène ne se cantonne pas aux pays pauvres et des pays en développement : Les pays développés ont également connu le regain de la famine au cours des dernières années avec notamment les crises économiques et sociales qui corrodent l’économie mondiale, notamment auprès des couches pauvres et marginalisées.Mais, le côté le plus dantesque est que la famine ronge de plus en en plus les mômes. En effet, le rapport des Nations-Unies atteste que le nombre d’enfants qui sont ravagés par la faim et la malnutrition dans le monde est de 149 millions d’enfants ; un chiffre qui nous apostrophe sur le grand chaos du bilan de l’alimentation dans le monde. 

Un tableau très sombre et ébène de l’évolution de la famine qui montre incontestablement que les objectifs fixés dans le consensus sur le développement et les objectifs l’Objectif de la faim zéro et du développement durable ODD en 2030 d’enrayer la famine sont reportés aux calendes grecs.Parmi les raisons de la détérioration des conditions de l’alimentation dans le monde, on énumère le rôle des guerres, des conflits et de l’instabilité politique en général et les catastrophes naturelles qui ont joué un rôle important dans le retour des crises alimentaires.Mais, en dépit de son importance, ce rapport ne s’est intéressé que de manière subsidiaire à la question des politiques agricoles et des choix de développement mis en place dans ce domaine qui expliquent, à notre sens, largement cette dégénérescence des conditions de l’alimentation.Malheureusement, depuis la seconde guerre mondiale, les politiques agricoles et les choix de développement agricoles ont été jalonnés par l’omnipotence des politiques industrielles et les intérêts urbains par rapport à ceux du milieu rural et de l’agriculture. 
Plusieurs mobiles sont derrière la marginalisation de l’agriculture : 
– La première raison est d’ordre idéologique qui considère que le monde rural est le lieu de survivance des idées conservatrices et qu’il se rattache aux valeurs antiques et rejette , en corollaire, le progrès de par une volonté timorée de se lancer dans l’ère de la modernité.- Le second argument est d’ordre économique et s’explique par la vieille conception que l’itinéraire du développement est à l’origine du retrait du secteur primaire en faveur du secteur industrielle. Ce dogme a longtemps influencé les choix de développement économique dans les pays développés et dans les pays en développement et explique pour une large part la relégation du secteur primaire et du monde rural depuis plusieurs décades. Ce retrait est à l’origine de ce retour en force des famines et de la malnutrition. 

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’une cassure avec les choix passés afin de mettre l’agriculture et l’alimentation au centre pour mettre fin à l’outrage de la faim et de l’insécurité alimentaire dans notre planète qui tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme. 
Ces stratégies passent par une réorientation des systèmes agricoles visant à privilégier le développement durable ; stratégies où les organismes humanitaires ont un rôle à jouer en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable, pour instaurer des mesures visant à élargir l’accès à la nourriture pour tous, pour améliorer l’économie locale et contribuer à la sécurité alimentaire. Il faudrait toutefois qu’un cadre politique, de gouvernance mondiale crée un environnement favorable en encourageant la paix, la stabilité macroéconomique et en définissant les domaines prioritaires d’un programme de lutte contre la faim.
Avouons-le, en guise de conclusion, la faim dans le monde n’est pas une fatalité,les thèses malthusiennes et néomalthusiennes sont fausses et battues en brèche, les ressources naturelles sont suffisantes depuis la création de la planète. Pour preuve, DIEU dans Sourate FUSSILAT verset 9 et 10 dit « Renierez-vous [l’existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et LUI donnerez-vous des égaux ? Tel est le SEIGNEUR de l’univers, c’est LUI qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t’interrogent. » 

Le droit à l’alimentation pour tous est une revendication légitime où chacun a son rôle à jouer, des ONG aux pouvoirs politiques sans occulter chacun d’entre nous qui à sa façon, ses propres moyens, peut contribuer à cette lutte par un don, une offre de bénévolat, un effort pour préserver les potentialités de la nature. Le droit à l’alimentation est un droit de naissance pour tout être humain. 
Nelson Mandela n’a-t-il pas argué que « La pauvreté n’est pas un accident comme l’esclavage et l’Apartheid, elle a été faite par l’Homme et elle peut être supprimé par des actions communes de l’humanité » ?? 

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Le Roi Mohammed VI et la Majesté d’un Modèle de développement Majestueux

by Mustapha Maghriti 6 août 2019
written by Mustapha Maghriti

A l’occasion du 20 éme anniversaire du règne, le Roi Mohammed VI, dans le Discours du Trône du 30 Juillet 2019, vient instiller une nouvelle âme visant à la refondation d’un Modèle de développement plus inclusif et plus innovant. 
Cette commémorative est une occasion pour mettre des points d’orgue en faisant la déchronologie d’un Maroc moderne, souvent cité comme illustration en Afrique en termes d’attraction et d’émergence économique. Ces 20 chandelles de Majesté permettent, en sus, d’entreprendre une introspection constructive et d’inciser un interrogatoire éclairé, réaliste et judicieux, ceci est d’autant plus opportun que les incommodités sont décelées et les tares sont devenues un secret de polichinelle. 
A cet égard, le Souverain Marocain appelle dans son panégyrique à une commutation substantiel, étayé sur les multiples acquis du Royaume en s’inscrivant dans la pérennité. 
Nous devons souligner que cet évolutionnisme de notre Modèle de développement doit impérativement être polyvalent et multidimensionnel : Figer le modèle de développement sur le seul volet économique, comme le suggèrent certains économistes, serait une saugrenuité et une réplique plus que tronquée à la nécessité de reconstituer la foi et le crédit en l’avenir, mais surtout d’échafauder un Maroc plus équitable, plus incluant et inclusif, pour passer à une nouveau palier dont les paradigmes seront, selon le Souverain « Responsabilité » et « Essor « . 
En outre, le Modèle de développement doit être architecturé sur le pilier de quatre challenges : 

1- Le défi de la consolidation de la confiance, 
2- Le défi de l’ouverture et le refus du repli sur soi, 
3- Le défi de l’accélération économique et de l’efficacité institutionnelle et 
4- Le défi de la justice sociale et spatiale. 
Ce nouveau modèle de confiance, qui emprunte le crédo Keynésien porteur d’espoir, permettra au tissu social Marocain d’avoir les moyens de concourir et de participer au développement d’un Maroc nouveau reposant sur la redistribution, l’inclusivité, la solidarité et l’égalité des chances. De ce fait, la mise en œuvre de l’édifice de ce modèle de développement est  » OPEN » à toutes les qualifications et toutes les compétences. 
Sous cet angle, le Souverain Marocain a ordonné le Chef de l’exécutif à formuler des suggestions à même à émailler les postes de responsabilité en les pourvoyant de profils de haute habileté et de professionnalisme choisie selon les critériums de compétence et de mérite. 
L’apostrophe et l’alarme du Souverain vise à couper court avec la médiocratie qui plombe la compétitivité de l’économie marocaine pour la substituer à la  » méritocratie » greffée sur le professionnalisme, l’efficacité, le sérieux et le punch. 

Et dans le dessein de donner au modèle de développement sa dimension mondiale, régionale et maghrébine et pour répondre aux contraintes des blocs commerciaux régionaux, le Souverain Marocain encore une fois réaffirme son engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères. 
La Commission en charge du Modèle de développement, qui sera désignée ultérieurement, aura du pain sur la planche pour éplucher et épucer l’appareil productif et administratif Marocain en faisant preuve de bravoure, de front et d’effronterie afin de soumettre des aboutissements arrimés à l’économie cognitive du 21éme siècle . 

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Victoire de l’Algérie au CAN 2019 : Gage et preuve que l’Union Maghrébine est toujours possible

by Mustapha Maghriti 2 août 2019
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous Musulman, Arabe et surtout Maghrébin n’a pas suivi avec euphorie la bataille de l’Algérie en plein tumulte politique arrachant de façon chevaleresque le trophée de l’Afrique des Nations CAN 2019, dans une finale alliciante Algérie-Sénégal ? Transcendons la dimension sportive et intéressons nous à la dimension politique pour alléguer une évidence et un secret de polichinelle que le football est devenu un vecteur emblématique ayant une portée politique éloquente. 
Marocains, Tunisiens, Mauritaniens et Libyens en pleine guerre civile ne se sont-ils pas associés au peuple Algérien pour solenniser cette prouesse sportive ? Cette union autour de la victoire Algérienne n’est-elle pas révélatrice combien existe l’amour et la passion de l’Unicité Maghrébine ? Ne faut-il pas joindre l’utilité à l’agréable pour que cette hilarité sportive commune devienne une réalité politique ? 
Partout dans le monde, le football est un rétroviseur et réflecteur de ce que nous sommes et de ce que nous pourrions devenir. Il est tout aussi un jeu comme la politique d’ailleurs. 
Parlons, à cet égard, de jeu et surtout d’enjeu politique, le peuple Algérien qui, depuis le fameux Vendredi 22 Février 2019, soit 6 Mois, n’a pas cessé d’exhiber au village planète terre son opiniâtreté de prémunir l’Algérie, qui a « objectivé » et protesté dans la sérénité, la dignité et la responsabilité. Une Algérie qui a su exprimer sur les  » apophtegmes », les slogans irréprochable, ainsi que les positions les plus légitimes pour dire à une camarilla de généraux militaires affairistes qu’il était temps d’étancher la corruption et la rente et d’écouter la fulmination et le cœur battant de la république populaire. 

Après cette victoire au Coupe d’Afrique des Nations CAN 2019, le peuple Algérien est majestueux de son équipe. Il est tout aussi content de montrer au monde que l’Algérie est capable de se ressaisir et de recourir aux urnes transparentes en empruntant l’itinéraire de la démocratie. 
Certes, les richesses naturelles peuvent être un écueil puisque l’économie Algérienne est basée pour l’essentiel sur les revenus du pétrole et du gaz. Cependant quand on écoute le boulevard des protestataires sages d’Alger, quand on appréhende comment le cercle vicieux navigue vers un cercle vertueux de la démocratie, l’Algérie a tout l’espoir de voir que ces opulences naturelles serviront un peuple disposant d’une jeunesse sage et responsable ayant une prédisposition à la modernité, à la dignité, à une quête d’Union avec les autres pays du grand Maghreb. 
Après cette bravoure sportive, les responsables politiques des cinq pays ne devront-ils pas remettre sur le marbre de l’actualité le dossier de l’édification d’une union cimentée, et pérenne répondant aux aspirations des 5 peuples ? Une union viable, avec des ambitions pragmatiques qui ne doit rien à voir avec l’UMA, créée le 17 février 1989, élaborée à la hâte sans réelle préparation, ni prise en considération des facteurs intrinsèques et endogènes de chaque peuple. 
Au regard des blocs commerciaux régionaux (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, AELE..) qui se sont construits pour répliquer à la mondialisation, le Maghreb a besoin de cette Union. Il a besoin de se constituer en entité solide face à l’Europe, aux différents challenges de la globalisation et aux menaces climatiques. Toutes les raisons (économiques, politiques, sociales, géostratégiques……etc.) implorent cette Union. Nos différences et nos différents sont anodins et peuvent être agonisés dans une Union souveraine et raisonnée. 

Durant ces vingt années de règne, le Souverain Marocain a développé à l’égard des Algériens la politique de la main tendue et de la réconciliation. Le Roi Mohamed VI, dans son dernier discours du Trône du 30 Juillet 2019, n’a-t-il pas réaffirmé son engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères ? 
S’il lui arrivait de fustiger ouvertement l’obsessionnelle politique d’agressivité menée par leur régime à l’encontre du Maroc et de son unité territoriale, il parle régulièrement du manque à gagner pour les populations du Maghreb de cette discorde Marocco-Algérienne sur le Sahara marocain. 
Dans l’évocation régulière de l’énorme coût du Non-Maghreb, il y a une invitation aux Algériens à réfléchir sur les choix stratégiques de leur institution militaire qui paralyse et épaissit l’impasse. Le Sultan Mohammed VI sait que la question du Polisario ne bénéficie d’aucune popularité au sein du peuple Algérien. Elle est juste une affaire des services de sécurité qui l’instrumentalisent dans leur éternelle compétition avec le leadership Marocain. 
La position du Souverain Marocain à l’égard de l’Algérie a été résumée dans un discours prononcé à l’occasion du soixantième anniversaire de la conférence de Tanger et du quarante troisième anniversaire de la marche verte : « Mus par l’affection et l’estime que nous portons à l’Algérie, à sa direction et à son peuple, nous ne ménagerons aucun effort, au Maroc, pour asseoir nos relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage, inspirés en cela par la parole de Notre Aïeul, paix et salut sur lui : ‘’Jibril m’a tellement recommandé d’être bienveillant envers mes voisins que j’ai failli croire qu’il allait en faire mes propres héritiers’’ ». 
Mais quel qu’en soit l’issue, les Marocains formulent l’espoir que cela puisse ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux peuples, Algériens et Marocains : La dernière illustration en date de cette proximité remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, organisée récemment dans le pays des Pharaons, au cours de laquelle le Souverain et le peuple du Maroc, dans un élan spontané et sincère, ont témoigné leur sympathie et leur soutien enthousiastes à la sélection Algérienne. Ils se sont joints au peuple Algérien pour partager sa fierté, à la suite du sacre mérité lors de cette compétition, car, cette victoire, ils l’ont ressentie comme étant aussi la leur. 

Cette foi profonde dans la communauté de destin, sous-tendue par une histoire et une civilisation communes, nous incite à œuvrer, avec espoir et optimisme, à la réalisation des aspirations à l’unité, à la complémentarité et à l’intégration, portée par nos peuples Maghrébins frères. 
Somme toute, la joyeuseté et la festivité exprimée avec effusion et flamme par des milliers de Maghrébins après l’apothéose de l’équipe Algérienne est une gage et pièce à conviction que cette Union Maghrébine est toujours possible. 

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Immigration et la politique de l’autruche de l’Union Européenne envers l’Afrique

by Mustapha Maghriti 22 juillet 2019
written by Mustapha Maghriti

Et voilà encore l’anathème du siècle, le terrorisme international en l’occurrence s’abreuve de plus en plus en Afrique, Pour pièce à conviction, dernièrement, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria ont été le point de mire d’offensives criminelles et misanthropes. 
Le terrain demeure miné et fertile au terrorisme puisque les Etats Africains sont ébranlables et vulnérables, car nécrosés par le chômage, l’économie rentière, la mauvaise gouvernance, la corruption, le « remue-ménage » des systèmes économiques où les matières premières sont extorquées et confisquées par un petit cercle proche du sérail et du pouvoir politique et économique qui ont ratiboisé les institutions Africaines. 
Selon plusieurs études économiques de la Banque mondiale, du FMI et d’autres organisations internationales, l’Afrique c’est le plus grand gisement de la croissance économique, l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. Des pays à l’instar du Rwanda, de l’Ethiopie ou du Ghana ont réalisé des prouesses économiques qui se confirment de plus en plus dans le temps en augurant une véritable émergence économique sur l’échiquier mondial.
Nous pensons que l’Europe et l’Afrique sont « boulonnées » par un destin commun et de facto, l’Europe ne peut pas rester indifférente en démissionnant de la destinée de l’Afrique et ce en se cantonnant aux orientations mercantiles et paternalistes tout en poursuivant son soutien à des régimes vermoulus au nom de la « Real politik ». 
C’est un secret de polichinelle que les deux épées de Damoclès les plus effarantes qui pèsent sur l’Europe sont l’immigration et le terrorisme : 
– D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays européens, 
– D’autre part, le danger terroriste qui se propulse et se translate, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en « déposant son bilan » de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe ; il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports post-colonialistes et post-impérialistes paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 

A ce titre, les nouveaux comportements des entrepreneurs européens commencent à appréhender les bienfaits du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d’une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle de l’Afrique, et d’autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 
Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 
Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.
Nous croyons fermement que la jeunesse africaine a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 
A cet égard, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes Africains de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Européen envers l’Afrique? 
La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 
Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 
C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper ». Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

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La revanche des politiques industrielles dans le monde : Les raisons d’une anaphore économique

by Mustapha Maghriti 19 juillet 2019
written by Mustapha Maghriti

Le débat relatif aux politiques industrielles a connu ces derniers années des rebondissements majeurs tant au niveau national qu’au niveau international, tant dans le débat économique que dans les politiques économiques publiques. 
Ce débat économique a connu une césure profonde dans les philosophies défendues par les économistes depuis le début des années 80 faisant des politiques industrielles l’anathème d’une branche économique en quête de recognition et de scientificité à la Karl Popper. Ces politiques économiques qui étaient le point de mire des efforts déployés de reconstruction d’après-guerre et postcoloniale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont été réfutées par la contre-révolution d’obédience néolibérale du début des années 80 qui a ratiboisé avec elle toute forme d’interventionnisme étatique. 
Dorénavant, c’est à la libre concurrence et au marché de prendre en charge la réallocation des ressources rares, l’Etat devant se limiter à son rôle régalien et de régulateur de l’activité économique.
La contre-révolution néolibérale a fait tâche d’huile et s’est également attaquée aux politiques commerciales protectionnistes qui se sont développées dans le sillage des politiques industrielles qui seraient, selon les nouveaux prophètes de l’économie libérale, à l’origine du développement de comportements rentiers et d’une grande inefficience dans la redistribution des ressources et des fruits de la croissance. Cette contre-offensive a ouvert la grande porte à la concurrence à l’échelle internationale et à la globalisation « malheureuse » ou « heureuse » qui fera de l’arène économique mondiale un grand marché au profit des grandes Firmes Multinationales FMN. 
Or autant en emporte le vent, ce consensus des économistes périclita rapidement avec les crises en cascade du capitalisme et le reculement du crédit des agents économiques dans la capacité du marché à contrôler l’ordre spontané du marché pour reprendre F.Hayek. 

De ce fait, les débats économiques se sont alors redirigés vers la problématique de la concurrence imparfaite et de l’information opaque qui ont ouvert, à son tour, la voie à une anaphore de l’Etat afin de « contrepeser » les différentes imperfections du marché.
En sus de cet hiatus du consensus chez les économistes, ce débat a été jalonné par une seconde rupture dans les politiques économiques publiques avec la décision des grands pouvoirs économiques à redéfinir le volet industriel et de s’y engager de manière proactive et ce dans le dessein de défendre leurs intérêts dans la quatrième révolution industrielle, ce qui a ouvert la voie à une concurrence effrénée sur les marchés internationaux. 
Pour illustrer notre propos, le 5 février 2019, le Gouvernement Allemand a annoncé le lancement d’une nouvelle politique économique industrielle baptisée « stratégie industrielle nationale 2030 ». Cette annonce constitue une dissonance charnière dans la conduite des politiques économiques, car, faut-il le rappeler, dans L’héritage politique et économique Allemand, l’Etat a toujours gardé son impartialité et sa neutralité au regard de l’économie germanique et plus singulièrement dans son comportement par rapport aux grands groupes industriels. 
Or, cette politique industrielle a montré ses limites aux yeux de l’exécutif Allemand puisque les entreprises Allemandes piétinent sur les marchés internationaux face à la concurrence féroce des entreprises multinationales, en particulier, chinoises. 
A titre illustratif, l’acquisition en décembre 2016 de la totalité du capital de l’entreprise Kuka, réputée dans la fabrication des bras articulés intelligents et considérée comme l’une des championnes de l’industrie 4.0, par le Groupe Chinois Midea, a eu un effet de choc aussi bien auprès du Gouvernement Allemand comme auprès de l’opinion publique pour préparer les esprits à même à reformater la conduite de la politique industrielle ayant pour objectif la défense des entreprises Allemandes face à la rivalité internationale.

Idem, la Chine a fait le même choix quelques années plus tôt, en mettant en place une politique industrielle ambitieuse afin d’assurer la nouvelle prépotence chinoise sur l’industrie mondiale. Cette stratégie a été appelée MIC25 ou « Made in China 2025 » et les travaux préparatoires ont germiné déjà en 2013, avant qu’elle ne soit adoptée en 2015 avec pour dessein un retour aux fameuses vieilles stratégies d’import-substitution faisant du remplacement des importations par la production nationale le cœur de l’industrie chinoise 4.0. Cette politique industrielle s’est fixée des objectifs quantitatifs ciblés dans les différentes niches que les entreprises industrielles chinoises doivent atteindre. 
En sus, pour parvenir à ses objectifs, le Gouvernement Chinois a déployé tout un éventail sans précédent de moyens financiers qui sont estimés à plus de 2000 Milliards d’euros.Ainsi, comme d’autres exécutifs dans le monde, les Gouvernements Chinois et Allemand, ont lâché pied avec la neutralité et la stratégie industrielle du « benign neglect » pour s’engager dans des stratégies agressives à même de rebâtir leur compétitivité industrielle et commerciale sur l’échiquier mondial. 
Il faut mettre en lumière que malgré la pléthore de ces stratégies industrielles, il est possible de discerner trois grandes caractéristiques communes : 
– La première concerne les nouveaux secteurs industriels ou ce qui est communément appelé « l’industrie 4.0 » pour étançonner les capacités industrielles des Etats, les renforcer et maîtriser les transformations technologiques profondes que connaissent les différents secteurs, 
– La seconde caractéristique concerne l’intervention de l’Etat dans ces nouvelles stratégies industrielles et le rôle de plus en plus omniprésent qu’il prend dans différents chaines industrielles, de l’amont jusqu’à l’aval, notamment le financement, l’appui à la recherche scientifique et le soutien aux exportations, 
– La troisième caractéristique concerne l’appui aux entreprises nationales, particulièrement au regard de la concurrence internationale acharnée, et la mise en place de stratégies de constitution et de soutien aux « champions nationaux ».
Il importe de mettre en lumière, que nous traversons aujourd’hui d’importantes métamorphoses et transformations économiques qui ont amené les grands pays à sortir des politiques néolibérales ayant marqué les politiques publiques du début des années 80, et à mettre en place, des stratégies étatiques actives visant à soutenir leur compétitivité dans les nouveaux secteurs industriels. 

Ces commutations ne doivent-ils pas, en guise de conclusion, nous amener à repenser nos choix de politique économique, sortir de la vision étroite qui prédomine et qui cantonne leur rôle dans la gestion des grands équilibres macroéconomiques, et donner aux politiques industrielles, toute leur revanche et leur piédestal pour assurer un développement inclusif et une séquence vertueuse porteuse de croissance, d’investissement et d’emploi ? 

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Quand l’Inde  » flingue » la pauvreté au jour le jour

by Mustapha Maghriti 16 juillet 2019
written by Mustapha Maghriti

Depuis la nuit du temps, le commun des mortels mena un combat contre un des anathèmes de la terre, la pauvreté en l’occurrence. Une pauvreté qui fait priver l’être humain de la nourriture, l’eau potable, les vêtements, le logement et le chauffage, autrement dit le manque d’accès aux services sociaux de base, l’accès à des soins de santé et l’éducation. 
Partout dans le monde, pays développés ou en développement, les gouvernements ont une obsession universelle de la lutte contre la pauvreté, et s’efforcent tout au moins de la contrôler. 
Cette bataille contre un ennemi redoutable qui est la pauvreté n’est pas une entreprise facile et ne date pas d’aujourd’hui, le deuxième Khalife de l’Islam OMAR IBN ALKHATTAB qu’ALLAH l’agrée, a dit un jour « Si la pauvreté était un homme, je l’aurai tué ». Tuer la pauvre demande un arsenal des plus grands et des plus efficaces et à sa tête, la croissance et la solidarité 
En vertu de l’indice mondial Multidimensional Poverty Index 2019 MPI de l’ONU et de l’Oxford Poverty and Humam Development Initiative OPHI, (qui compte des revenus mais aussi d’indicateurs tels que la nutrition, l’assainissement, la mortalité infantile, l’accès à l’eau potable, l’électricité), la Terre compte 1,3 Milliard de pauvres multidimensionnels 
Sur ces 1,3 Milliard de pauvres multidimensionnels, 886 millions vivent dans des pays à revenu intermédiaire, 440 millions d’autres personnes vivent dans des pays à faible revenu. Il est également frappant de constater que, dans ces pays, 1 enfant sur 3 est multidimensionnellement pauvre, contre 1 adulte sur 6. 85 % des enfants les plus pauvres vivent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne. 

Les Nations Unies ont étudié un panel de 101 pays dont 10 pays comptant une population totale de 2 Milliards d’habitants afin de mieux suivre les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté. Il s’agit du Bangladesh, du Cambodge, de la République démocratique du Congo, de l’Ethiopie, d’Haïti, de l’Inde, du Nigeria, du Pakistan, du Pérou et du Vietnam. 
C’est en Asie du Sud que les progrès sont les plus importants, l’Inde (-271 millions de pauvres) et le Bangladesh (-19 millions) étant en tête de liste. 
Ce sont l’Éthiopie, le Pérou et l’Inde qui réalisent les progrès les plus importants pour tous les indicateurs. Mais les progrès les plus rapides sont enregistrés, au Cambodge et au Bangladesh et surtout surtout en Inde. 
Si, naguère, la Chine a été championne du monde de la lutte contre la pauvreté où elle fait sortir 35 000 personnes de la pauvreté chaque jour, ces nouveaux chiffres des Nations Unies montrent ces dernières années que l’Inde fait encore mieux et réalise également les progrès les plus rapides : En 2005-2006, 55,1 % de a population indienne (soit 640 millions de personnes) étaient des  » pauvres multidimensionnels ». 
Entre 2015 – 2016, ce chiffre est tombé à 27,9% (soit 369 millions) et en moyenne, entre 2006 et 2016, plus de 271 millions de personnes y ont été sorties de la pauvreté, soit un score éloquent de 74 250 par jour. 
Une Inde très vaste qui a emprunté une autre voie que celui dont se targue l’occident. Y a-t-il un secret dans cette décrue de la pauvreté? Rien de bien mystérieux. Y a-t-il un abracadabra ? Rien de sorcier : délaisser les modèles économiques qui brodent les portefeuilles des experts et organismes internationaux et retenez un sésame : un État patriote et protagoniste, une élite économique au service de l’investissement privé, un fort dynamisme entrepreneurial en Inde grâce notamment aux réformes de l’État menées dans les années 1980, une main-d’œuvre méga formée au rythme des chamboulements cognitifs et technologiques que connait l’économie mondiale, un projet ambitieux, une volonté de béton, une ténacité à toute épreuve et le tour est joué. 
Grâce à ces ingrédients, l’Inde carbure sur le toit de l’économie mondiale puisqu’elle occupe depuis 2018 le cinquième empire économique mondiale en tant que puissance sur l’échiquier mondial en dépassant le Royaume-Uni et la France et de facto trois des cinq plus grandes économies de la planète seront asiatiques : la Chine, l’Inde et le Japon. 

Depuis 2015, l’Inde est le pays du G20 qui connaît le taux de croissance économique le plus élevé. Il caracole au-dessus de 7 % et fait mieux que la Chine voisine.   Cette situation n’est pas prête à s’arrêter et devrait se pérenniser, et l’économie d’un pays de 1,324 Milliards d’habitants prendra de plus en plus le large. La boule de cristal du Centre for Economics and Business Research ne prophétise-t-elle pas qu’en 2032, l’Inde deviendra la 3éme puissance mondiale ?

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Violence contre les femmes au Maroc : Le silence des agneaux face à une société misogyne et phallocrate

by Mustapha Maghriti 12 juillet 2019
written by Mustapha Maghriti

Ce Mardi dernier 9 Juillet 2019 s’est tenu à Rabat au siège de l’Agence Maghreb Arabe Presse le Forum de la MAP, qui est un espace de débat sur les questions d’actualité aux plans politique, économique, culturel et qui avait pour thématique  » lutte contre la violence à l’égard des femmes : Quelle approche? ». 
C’était une opportunité pour mettre l’accent sur les efforts déployés au Maroc pour faire face au phénomène de la violence à l’égard des femmes, ainsi que les avancées réalisées dans ce domaine. 
Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de frontières géographiques ni culturelles (toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France), Il faut avouer que les chiffres qui ont été avancés lors de cette rencontre font froid dans le dos. En effet, la prévalence de la violence à l’égard les femmes demeure très élevée ; elle a atteint un taux insoutenable qui était de l’ordre de 54,4%. 
Sur le plan de la répartition spatiale, le taux de prévalence des violences est plus élevé dans les zones urbaines, soit 55,8%, alors qu’il s’élève à 51,6% dans les zones rurales en vertu des résultats de la deuxième enquête nationale de Mars 2019 relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes. 
Par groupes d’âge, les plus ébranlables sont les femmes âgées de 25 à 29 ans avec un score inquiétant qui frôle les 60%. 
Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%. 
En outre, plus 349.688 femmes, soit 3,2% âgées entre 18 et 64 ans, ont subi toutes les formes de violence, tandis que 12,4% de femmes marocaines ont subi des actes de violence dans l’espace public avec un taux de 66,5% pour la violence sexuelle, 49,1% pour la violence psychique et 33,2% pour la violence physique. 

Il faut souligner que le harcèlement se développe de plus en plus en milieu professionnel dans la mesure où 24,3% des femmes employées ont été violentées en milieu du travail. 
Pour ce qui est de la violence électronique, force est de constater que 13,4% des femmes ont déclaré avoir été victimes de la cyber-violence. Ce sont les jeunes filles qui ont un niveau élevé d’enseignement qui sont plus vulnérables à ce type de violence dans un environnement de foisonnement des différents moyens de réseaux sociaux qui favorisant l’usage d’Internet à des fins volontairement offensantes et de harcèlement. 
Ce qui encore plus frappant et plus cruel est le mutisme des femmes Marocaines qui subissent toutes les formes de violence : Un total de 93,4% des femmes violentées ne portent pas plainte contre leur agresseur en souffrant en silence. 
Nous pensons que les solutions à ces formes de violence doivent transcender la vision du département de Bassima Hakkaoui (approche des droits de l’Homme, cohésion sociale et familiale, la répression). Le silence, la frayeur et la crainte demeurent prépondérant dans une société phallocrate et machiste: Le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme qui est de l’ordre de 6,6% seulement (7,7% pour les femmes urbaines et de 4,2% pour les femmes rurales). Nous pensons aussi que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va mettre un terme à la violence contre les femmes. 

Ces différents types de solutions de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats probants. A ce titre, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos sources de l’éthique et des valeurs dictées par l’Islam il y a plus de 14 siècle. 
Ne devra-t-on pas revenir aux sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de soumission imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apportent réponse aux extrémistes qui se sont basés sur certaines lectures coraniques et interprétations biaisées à leurs caprices, en glissant vers des conclusions vicieux, sadiques et infondées, selon lesquelles l’Islam inciterait à la violence contre les femmes. 
Très loin de tout extrémisme de tout bord barbu, de gauche ou de droite, il est un Must de rapprocher les préceptes de l’Islam, les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater une conscience humaine autour des valeurs de la promiscuité, et de la cohabitation. 
Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. » 
Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: « Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ». 

Face à cette agressivité envers les femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur lui, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer doux avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès :  » Je vous conseil la bonté envers les femmes ».

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Baccalauréat au Maroc et la boite de pandore des mentions

by Mustapha Maghriti 8 juillet 2019
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Le Dimanche du 23 Juin 2019 était le jour qui tenait en haleine tous les bacheliers du Maroc ; il était un jour J exceptionnel pour tous les bacheliers du Royaume. Résultat, Ils étaient 212.169 candidats et candidates à avoir décroché le précieux titre du baccalauréat pour cette année 2019, soit 65,5%. IL y a dix ans, le taux de réussite au baccalauréat ne dépassait guère les 35%. 
En termes d’évolution, entre 2007-2008, le taux de réussite était de 44%, ce taux de réussite a escaladé, en une seule année, de près de 8,19 points entre 2019 et 2018. Faut-il rappeler qu’en une seule décennie, il a grimpé de 28 points et de 17 points en deux ans, après une évolution en dents de scie entre 2007 et 2015. 
109.187 candidats ont obtenu leur BAC avec mention, soit 51,46% de l’ensemble des bacheliers, 57,3% sont des filles ont obtenu une mention. 
La meilleure moyenne a été obtenue au niveau de l’Académie régionale de Rabat-Salé-Kénitra dans la branche Sciences-Mathématiques B – section française (19,40) selon les chiffres officiels du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique-département de l’Éducation nationale. 
L’apostrophe qui nous interpelle : Que s’est-il passé en moins de deux décennies pour qu’on ait atteint un tel niveau de réussite dans un laps de temps très court, et que les mentions bien et très bien soient distribuées à discrétion ? 
Serait-ce imputable à un coup de balai du diplôme ou à des candidats bien plus doués, plus clairvoyants, plus perspicaces que notre génération et la génération qui nous a préludés? Serait-ce assignable à un système de notation courtisan ? Serait-ce attribuable à un système éducatif miséricordieux par lequel certaines écoles privées gratifieraient leurs élèves de notes non méritées ? 
De ce fait, ce qui devrait, de prime abord, s’apercevoir et se dévoiler comme une nouvelle exhilarante nous interpelle à poser moult apostrophes. 
Le système éducatif marocain que tous les rapports mondiaux issus d’organisations internationales pointent du doigt en l’affublant de toutes les épithètes péjoratives ne saurait expliquer ce jubilé inopiné, encore moins cet « ouragan » des mentions dont s’adjugent 51,46% des lauréats Marocains. Des moyennes de 17, 18 et 19 au bac sont servies à profusion et à volonté. 
Devant ce pullulement des mentions, une note de 13 ou de 14, qui était dans notre génération une prouesse et un exploit ne garantit plus une inscription aux grands instituts cotés du Royaume qui, en sus, des moyennes élevées comme premier ticket d’entrée, ne sont accueillants que sur concours.

Si jadis, le bac du cercle des poètes disparus, de par sa rigueur, constituait un réel clé d’entrée pour diverses disciplines, son obtention est aujourd’hui imposée y compris pour certaines filières de la formation professionnelle fondées à l’origine dans les années 70 pour ceux qui n’avaient pas atteint le niveau bac ou qui n’avaient pas réussi à le décrocher. 
Le Ministre de l’Education Nationale, avait promis, une refonte du système du baccalauréat à partir de cette rentrée scolaire 2018-2019. Le mystère sur ces records historiques de réussite et ces moyennes générales tellement élevées et en grand nombre qu’elles en deviennent peu plausibles. Seule des enquêtes rigoureuses permettraient d’ouvrir la boite de pandore, l’énigme et le talisman du foisonnement des mentions. 

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Le Co développement : Une réplique et solution à l’immigration des Africains vers l’Europe

by Mustapha Maghriti 3 juillet 2019
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Et voilà encore l’anathème du siècle, le terrorisme international en l’occurrence s’abreuve de plus en plus en Afrique, Pour pièce à conviction, dernièrement, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria ont été le point de mire d’offensives criminelles et misanthropes. 
Le terrain demeure miné et fertile au terrorisme puisque les Etats Africains sont ébranlables et vulnérables, car nécrosés par le chômage, l’économie rentière, la mauvaise gouvernance, la corruption, le « remue-ménage » des systèmes économiques où les matières premières sont extorquées et confisquées par un petit cercle proche du sérail et du pouvoir politique et économique qui ont ratiboisé les institutions Africaines. 
Selon plusieurs études économiques de la Banque mondiale, du FMI et d’autres organisations internationales, l’Afrique c’est le plus grand gisement de la croissance économique, l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. Des pays à l’instar du Rwanda, de l’Ethiopie ou du Ghana ont réalisé des prouesses économiques qui se confirment de plus en plus dans le temps en augurant une véritable émergence économique sur l’échiquier mondial.

Nous pensons que l’Europe et l’Afrique sont « boulonnées » par un destin commun et de facto, l’Europe ne peut pas rester indifférente en démissionnant de la destinée de l’Afrique et ce en se cantonnant aux orientations mercantiles et paternalistes tout en poursuivant son soutien à des régimes vermoulus au nom de la « Real politik ». 
C’est un secret de polichinelle que les deux épées de Damoclès les plus effarantes qui pèsent sur l’Europe sont l’immigration et le terrorisme : 
– D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays européens, 
– D’autre part, le danger terroriste qui se propulse et se translate, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en « déposant son bilan » de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe ; il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports post-colonialistes et post-impérialistes paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 
A ce titre, les nouveaux comportements des entrepreneurs européens commencent à appréhender les bienfaits du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d’une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle de l’Afrique, et d’autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 
Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 
Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse africaine a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 
A cet égard, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes Africains de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Européen envers l’Afrique? 
La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 
Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 

C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 
A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper ». Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

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Banques Islamiques au Maroc 2019 : Un halal accouchant d’une souris dans le microcosme financier marocain

by Mustapha Maghriti 27 juin 2019
written by Mustapha Maghriti

C’était lundi 17 juin 2019 à Casablanca, sous la thématique intitulée «Quel rôle pour la finance participative dans le développement économique», plus de 400 acteurs de la finance islamique, Marocains et étrangers, ont pris part à cette deuxième édition du Forum international Al Yousr de la banque participative du Groupe Banque Populaire. Une opportunité de faire un bilan d’étape de l’activité participative marocaine. 
D’emblée, nous pouvons alléguer qu’après deux chandelles de leur lancement, les Banques Islamiques ou participatives ou dit encore Halal n’ont pas encore atteint leur point de mire : Le bilan reste très mitigé, dans la mesure où elles n’ont pas réussi à amasser les montants pronostiqués que les adeptes de la finance Halal prétendaient pour prêcher la nécessité d’aller sur ce sentier de la finance participative. Pour preuve, ces banques n’ont réalisé que 52.000 comptes ouverts à fin octobre 2018, alors qu’elles prophétisaient des sommes ostensiblement supérieurs. 
Plusieurs raisons expliquent ce trend timide de la finance islamique : 
– Une grande part des clients Marocains ne s’aperçoivent pas de la différence entre les deux systèmes et ne croient pas à la finance made in Halal et trouvent qu’elle ne s’écarte pas de la finance conventionnelle déjà existante en termes des produits financiers exposés. A ce titre, au Kuwait qui est une économie en dualité où cohabitent les banques classiques et les banques islamiques, deux économistes Edris & Almahmeed étaient les pionniers à avoir étudié le comportement des entreprises en général et en Kuwait en particulier : Les résultats de leur étude a fait ressortir que les entreprises, quoiqu’il s’agisse d’un pays musulman, préfèrent les banques commerciales aux banques islamiques. La variable « conformité des produits et des contrats à la Charia » est relégué à la 5ème position tandis que le premier déterminant du choix est la taille de la banque, 

– Le coût des produits participatifs sont plus onéreux que les produits conventionnels en raison de la nature même de certains produits tels que la « Mourabaha » où la banque, au lieu de prêter de l’argent moyennant intérêt, acquiert le bien pour le revendre à son client avec une marge bénéficiaire fixée à l’avance. L’acquêt par la banque donne lieu à des frais d’acquisition répercutés dans le prix de vente, et la revente par la banque donne lieu aussi à des frais de transfert de propriété, le tout est supporté in fine par le client Marocain. Le prix se trouve majoré aussi par la multiplication des marges des intermédiaires générée par le double contrat. Au regard de ce coût élevé, le client Marocain n’accepterait guère de payer plus cher pour sa foi, 
En sus, les banques participatives calculent leur marge bénéficiaire en tenant compte du risque de défaillance de leurs clients, surtout dans le cas d’un climat juridique qui ne protège pas les créanciers. Ainsi, l’intégration de la prime de risque renchérit davantage le coût mensuel de la traite, 
– Le client Marocain est déjà engagé et ligoté par des crédits à moyen et à long terme auprès des banques commerciales classiques à l’instar des crédits logements et des crédits voiture, 
– Une partie de la clientèle Marocaine non bancarisée scrupuleuse pour motif de convictions religieuses ; un système de la finance basée sur la Charia qui craint le « Riba » se trouve encouragée et soulagée par les crédits 0% des banques commerciales classiques. Le foisonnement des crédits leasing 0% des voitures en sont la meilleure illustration. 

À cet égard et par rapport à la variable religion, un rapport sur la finance islamique élaboré par la Banque mondiale et la Banque islamique de développement BID intitulé «Global Report on Islamic Finance – Islamic Finance : A Catalyst for Shared Prosperity ?», publié au Mois de Févier 2017, révéla que 3,81 Millions de Marocains âgés de plus 15 ans, soit 26,8%, ne disposent pas de compte bancaire pour raisons religieuses. 
De ce fait, jusqu’à ce jour, les professionnels de la finance islamique n’ont pas encore innové par rapport aux banques classiques et se cantonnent à capitaliser sur la conformité de leurs offres de services par rapport à l’engagement religieux de leurs clients, 
– A l’ère de l’économie cognitive et de la connaissance, l’homo-œconomicus Marocain est devenu très intelligent devant l’intelligence économique, il est devenu éveillé et très intransigeant au regard des produits financiers qui se présente à lui. Devant la digitalisation de l’économie qui a nourri l’intelligence émotionnelle et l’inconscient du Marocain, ce dernier ne succombe pas facilement aux tentatives des produits bancaires ; le client marocain apprécie, confronte et met en balance les droits et obligations pour reprendre la terminologie du droit commercial avant de conférer la sueur et les économies de sa vie dans une banque quelque soit commerciale ou Halal en attribuant une forte pondération aux critères du coût du capital et de couverture. 
De ce fait, le client Marocain sait pertinemment que les promesses d’assurance et de coût du capital n’ont pas été tenues et jusqu’à ce jour les banques participatives achoppent sur le produit de l’assurance participative, en l’occurrence Takaful : Les crédits ne sont pas assurés avec ce que cela implique comme risque de crédit, ou alors couverts par des assurances conventionnelles, assimilées à du « non-halal ». 
Ainsi, deux bougies après le lancement de la finance islamique, le produit Halal n’a accouché que d’une souris en drainant une mesquine part qui gravite autour de 1,6 MMDH de dépôts, soit une part infime qui n’est que l’équivalent des dépôts d’une minuscule succursale d’une banque commerciale marocaine et de facto on est très loin de la barre des 10% et 15% de parts de marché sur lequel tablait les protagonistes de la finance islamique. 

Difficile avec une telle part de la finance participative être un levier d’accélération et transmission économique en termes de relance de la consommation, de l’investissement et du développement de secteurs importants tels que l’immobilier et la protection sociale. 
La finance participative, somme toute, ne trouvera pas écho auprès d’un marché qui n’est pas librement concurrentiel, la finance Halal ne trouvera pas adhésion auprès d’une clientèle marocaine exigeante en se sclérosant pour l’essentiel à concilier convictions de religion et consommation de produits financiers onéreux. Nous pensons qu’aucun client Marocain ne serait prêt à payer plus cher pour respecter son culte et sa spiritualité. Voltaire n’a-t-il pas dit  » Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion » ? 

27 juin 2019 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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