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Mustapha Maghriti
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Le deuil de la globalisation au temps du Covid-19

by Mustapha Maghriti 22 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
C’est devenu un secret de polichinelle que la Covid-19 chavire et ébranle, de jour en jour, notre planète, même le plus ignare constata que le Coronavirus chamboule, au fil des jours, notre train de vie, notre routine et notre monotonie.
Par l’amplitude de la tragédie des pertes humaines (plus de 320 255 décès selon l’OMS.), la célérité de sa contamination (plus de 4,9 Millions cas) et notre agénésie à stopper sa transmissibilité, ce microbe est à l’origine d’une grande frousse sans égale depuis la seconde Guerre mondiale et la grande dépression des années 30.
En sus de l’effroi qu’elle a suscité, cette pandémie sanitaire de grande magnitude est en train de remettre en cause nos accoutumances et notre seconde nature ? La Covid 19 n’est-elle pas entrain de révolutionner nos pratiques politiques, économiques et sociales ? Cette épidémie n’est-elle pas témoin des dérivations d’une économie globalisée qui a eu des effets pervers sur notre biodiversité et notre société ?
C’est devenu une tarte à la crème l’opinion que plus rien ne sera comme avant, monde du business et des affaires, milieu politique, acteurs de la société civile, intellectuels et penseurs
C’est une autre économie que nous devrons nous atteler à rebâtir loin des vertus de la fameuse métaphore de la main invisible d’Adam Smith, c’est un autre économie que nous devrons nous attacher à refondre très loin de l’économie mondialisée très cher à l’ex-Secrétaire d’État de Bill Clinton, Robert Reich en l’occurrence dans son Best-seller dans les années 90  » l’Economie Mondialisée ».
Nous pensons que c’est un nouvel édifice économique qui se reconstruit autour de six piliers essentiels.
– Le premier pilier concerne le comeback en force du concept de la souveraineté de l’Etat et de frontières. Or, faut-il rappeler que la globalisation a été étayée sur le désaveu du paradigme national de la souveraineté politique et économique de l’Etat au profit des grandes audiences multilatérales, à l’instar des Firmes Multinationales FMN ou les grandes unités inter-territoriales pour reprendre l’expressions de Maurice Byé.
Ce credo est en train d’être supplée et les pays, au temps du Covid-19 sont en train de remémorer la nostalgie de l’auréole nationale, notamment dans les investissements massifs dans les infrastructures et les industries stratégiques, comme les grands projets des barrages durant les années 70 avec la vision éclairée de feu Hassan II, les industries industrialisantes en Algérie si cher à Destanne de Bernis, et les industries lourdes en Asie notamment au Japon et en Corée du Sud. C’est aussi, aujourd’hui que sur l’arène mondiale, singulièrement les pays développés, ont découvert leur obédience et leur aliénation pour les produits industriels attisée par la mainmise de la Chine et de l’Inde qui produisent aujourd’hui plus de 80% de la production mondiale de ces produits actifs.
Avec la pandémie du Covid-19 et la barricade des voies terrestre, aériennes et maritimes, les Etats sont entrain de perdre leurs illusions du mythe de la fin de souveraineté pour se repositionner sur les chaines de valeur mondiales et les activités stratégiques abandonnées jusque-là.
– Le second pilier a trait au retour majestueux de l’Etat et la mission prédominante qu’il est entrain de jouer dignement dans la gestion de cette pandémie et qu’il continuera à assurer dans le monde post-covid-19. Ce regain sensationnel de l’Etat dans la bataille contre les effets alarmants de la pandémie, ainsi que sa gestion économique et sociale, a volatilisé les conceptions du rôle régulateur de  » l’Etat Gendarme » et la nécessité de cantonner son interventionnisme dans ses fonctions régaliennes et à la correction des incohérences du marché.
– Le troisième pilier concerne le retour en force, partout dans le monde, de la dimension sociale. Les inégalités sociales extrêmes à travers des rapports alarmants d’OXFAM ( qui montrent, avec des réalités chiffrées, l’hiatus abyssal entre nantis et démunis) n’ont-elles pas dévoilé les limites de la globalisation « happy » à contribuer à l’optimum social et à endiguer la pauvreté, la vulnérabilité et la marginalisation ?
Aujourd’hui plus que jamais, la pandémie du Covid-19 est à l’origine d’un retour du social et d’une plus grande prise en compte de l’effort de solidarité et des investissements dans la santé et dans l’éducation par l’Etat afin de créer une nouvelle sociabilité.
– Le quatrième étai est lié à la globalisation de la production et à la perturbation des chaînes de valeur mondiale qui a favorisé une grande division internationale du travail au niveau mondial et qui a fait de notre monde un petit village planétaire pour paraphraser Marshall McLuhan. Assurément, ce trend a été fortement remis en cause au cours des dernières années avec les guerres commerciales et les mesures de représailles, singulièrement entre les Etats-Unis et la Chine. Sur l’échiquier mondial, la pandémie de la Covid-19 n’est-elle pas en train de remettre en cause cette tendance et d’interpeller les relations économiques internationales à un retour des Etats-nations, des régions et des blocs commerciaux régionaux ?
– Le cinquième chevalet est en rapport avec la financiarisation de l’économie jalonnée par la sophistication de l’ingénierie financière (marché à terme, contrat dérivés, titrisation……….etc) qui a constitué une armature essentielle de la globalisation et un pendant majeur de celle de la production. Manifestement, la crise de 2008-2009 a contribué à ciseler ce mythe et les normes de risques mises en place avec les accords de Bâle 3 dictée par le G20 en 2010 qui ont été à l’origine d’une introversion des grands groupes bancaires et financiers sur leurs bases nationales ou régionales.
– Le dernier pilier concerne la gouvernance de la globalisation, de la finance mondiale et la tentation de circonscrire la place des entités multilatérales comme la Banque Mondiale, l’OMC, le FMI, les Nations- Unies….etc. Or, la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas exhibé l’importance du rôle des institutions de gouvernance mondiale dans la gestion des crises économiques : Pour preuve, pour éviter le pire, l’Exécutif Marocain, à travers l’argentier du Royaume n’a-t-il pas procéder auprès du FMI, en Avril 2020, à un tirage sur la Ligne de Précaution et de liquidité (LPL) pour un montant équivalent à près de 3 Milliards de dollars, remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans afin de renflouer les réserves en devises permettront de maintenir la capacité de notre économie à satisfaire ses besoins en termes de produits fondamentaux, alimentaires et énergétiques qui sont libellé en devises clés , et ce suite à la paralysie du secteur du tourisme et les préjudice causés aux secteurs exportateurs, en plus de la baisse des transferts des MRE et des investissements directs étrangers (seules sources des réserves de changes) ?
A l’appui des points évoqués ci-haut, à la différence de toutes les épidémies de l’histoire des faits économiques et sociaux, la pandémie du Covid-19 n’est-elle pas venue renforcer la crise de la globalisation et la mélancolie qui la couvre depuis quelques années ? Les politiques mises en place aujourd’hui et les choix et les décisions des acteurs économiques ne sont-ils pas en train de façonner un nouveau monde et une nouvelle architecture qui vont renforcer la sortie de la globalisation débridée mise en place depuis quelques décennies ? La pandémie du Covid-19 n’est-elle pas en train d’ouvrir une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité à travers l’émergence d’une nouvelle expérience humaine plus solidaire, ouverte et démocratique ? Le temps est révélateur !!
22 mai 2020 0 comment
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Une économie mondiale en sursis

by Mustapha Maghriti 11 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
Depuis l’amorce de la pandémie du Covid19, il y a plus de trois mois, le monde des médias, les gourous de l’économie, de la sociologie et de la politique ont avancé les spéculations les plus folâtres sur les répercussions sinistres de cette endémie, que certains baptisent de guerre mondiale, de complot Chinois, de manigance biologique ou de réprobation et d’exécration providentielle.

Des économistes de tout bord, se sont hasardés jusqu’à prophétiser l’apocalypse du capitalisme et appellent à refondre les accords de Brettons Woods.

Faut-il rappeler que la conférence de Brettons Woods, connue sous le nom de conférence monétaire et financière des Nations-Unies s’est tenue du 1er au 22 Juillet 1944 dans l’ambition était d’échafauder un édifice économique du capitalisme capable de réamorcer l’économie mondiale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Cette conférence avait accouché un système monétaire international (SMI) indexé sur le prix de l’or à travers l’enfantement du Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ayant pour mandat de financer la remise sur les rails des pays ébranlés par la guerre mondiale.

La conférence de Brettons Woods a aussi édicté la royauté du pays de l’oncle Sam et que le billet vert, le Dollar Américain en l’occurrence était la devise de référence, à un moment où l’économie Américaine pesait d’un poids lourd avec plus de 45% de l’économie mondiale. Cet exposé succinct est certes de la protohistoire mais qui explique en bonne partie ce qui se trame aujourd’hui.

Avec les dommages collatéraux du Covid-19, le monde a-t-il besoin d’une nouvelle feuille de route loin de l’armature de Brettons Woods ? Sur ce point, c’est le mystère absolu, le monde ne va-t-il plus être ce qu’il était, à commencer par cette globalisation exubérante? Sur cette interrogation, c’est l’équivoque totale.

Déjà, la boule de cristal de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) annonça dans une étude publiée au mois de Mars que les investissements directs étrangers (IDE) dans le monde vont baisser de 30 à 40% pour les deux prochaines années, tout en précisant que le Covid-19 n’est pas uniquement un problème de logistique et de commerce mais aussi de confiance dans le modèle actuel. C’est peut-être ce qui explique le foisonnement, dans plusieurs pays, des courants politiques prônant le nationalisme économique et le rapatriement des investissements à l’étranger.

Cette pandémie a engendré un séisme économique, financier et social d’une grande amplitude jalonnée par une contraction brutale de l’économie mondiale ; ces désordres mondiaux ont sapé d’un seul coup les pays développés prétendant être riche comme Crésus, les puissances émergentes et les Etats les plus démunis. A présent, les sociétés doivent affronter une crise globale d’une intensité immense et dont la durée paraît sine die et imprévisible :

– Globale, parce que tous les acteurs étatiques et non étatiques sont concernés en chaque point du globe ;

– Globale, en sus, car toutes les dimensions des activités humaines sont impliquées, aussi bien économiques, politiques, sociales, et culturelles.

Autant de données qui exigent de rappeler dans un premier temps les germes et les enjeux des mécanismes économico financiers mis en cause avant de pouvoir proposer un cadre d’analyse opératoire.

Historiquement, lors de la réunion du G7 tenue en Novembre 1998, l’Ex-président B. Clinton n’avait-il pas souligné l’impérieuse et urgente nécessité d’humaniser la mondialisation ? Plus de 22 ans plus tard, le propos s’impose avec plus d’acuité et d’actualité encore. En effet, au cours de cette dernière décade, la mondialisation n’a pas été synonyme, loin s’en faut, de croissance générale et solidaire d’une économie mondiale unifiée et pacifiée. A l’échelle internationale, elle n’a pas non plus permis de colmater et de rétrécir l’hiatus abyssal des inégalités les plus criantes où moult pays ont ainsi été évincés de la redistribution des richesses et progressivement marginalisés. Aussi avec les différentes répercussions dangereuses en longueur et en largeur, des exclusions sociales existent-ils aussi, au plan interne, dans les pays développés, au point d’entraîner des « sécessions sociales » pour paraphraser Robert Reich.

Qu’en sera-t-il à présent en termes de disparités sociales, que ce soit le clivage Nord/Sud et Sud/Sud, alors même que la finance mondiale connaît une crise majeure attisée par la pandémie du Corona-Virus pointant l’épée de Damoclès sur la sécurité humaine ?

Au fil de ces dernières années et au regard de cette tragédie sanitaire mondiale, les institutions de Brettons-Woods se sont montrées impuissantes à prévenir les crises, mettant ainsi en évidence la vulnérabilité d’un système financier étayé pour l’essentiel sur une très large dérégulation. Aussi, un grand nombre d’experts préconisent-ils l’échafaudage d’une gouvernance mondiale de la finance. Mais ceci suppose de mener au préalable une radioscopie et un check-up de la mainmise, de l’exceptionnalisme Américain et des limites d’une gouvernance impériale et léonine qui aurait dû maintenir la finance sous contrôle- si l’on croit des gourous de la stabilité hégémonique comme Charles Kindlberger ou Robin Glipi. Avec la pandémie du Covid19 et le voyeurisme de la communauté internationale qui s’ensuit, l’échec de ce crédo libéral ne paraît-il pas à présent avéré ?

Pour autant, moult options stratégiques s’affrontent quant à la mise en place d’une gouvernance mondiale avec deux grandes apostrophes :

1- Les Etats doivent-ils s’orienter vers plus de multilatéralisme ?

2- Ou les Etats doivent-ils tirer révérence des pans entiers de leur souveraineté, à même de permettre l’éclosion d’une autorité supra étatique transcendant et imposant une régulation internationale de la finance ?

Difficile d’augurer d’un consensus en témoigne les divergences et les guerres intestinales politiques, les bras de fer et les enjeux de pouvoir que révèlent le duel USA Vs Chine.

A la faveur des bouleversements récents de la pandémie du covid19, les populations ont fait l’expérience d’un système libéral qui ne leur a finalement offert aucune garantie d’équité, ni de solidarité internationale. Au contraire c’est le  » chaqu’un pour soi » qui prédomine où différents courants politiques, dans plusieurs pays, à travers le monde, prônent le nationalisme économique et le rapatriement des investissements à l’étranger.

En outre, il règne toujours une grande nébulosité, une incertitude dans les échanges et une perte de sens face à laquelle le monde politique reste comme frappé de tétanie conceptuelle.

Tout concourt à affûter et à accentuer celle-ci : Aussi bien l’impossibilité d’anticiper les micro-actions individuelles d’acteurs innombrables et apparemment erratiques, que le retrait continu de la puissance étatique et de ses moyens de régulation.

A l’heure de l’existence d’une présumée communauté internationale, il convient assurément d’examiner la redéfinition de valeurs communes si souvent évoquées. En effet, la brutalité de la crise économique nous invite à aborder les impératifs du développement durable au regard de la crise économique, financière et de ses contraintes systémiques, impératives sans lesquels toute référence à l’existence de biens communs ne serait que pure rhétorique et placerait l’économie mondiale en sursis.

11 mai 2020 0 comment
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Les Relations Financières Internationales du Maroc avec le FMI au temps du Corona

by Mustapha Maghriti 2 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute que la pandémie du Covid-19, d’une ampleur sans précédent, augure d’une crise économique mondiale bien plus profonde que celle de 2008/2009, l’économie nationale extravertie, a été impactée en conséquence, notamment au niveau des secteurs orientés vers l’extérieur, à l’instar des Métiers Mondiaux du Maroc 3M (les secteurs exportateurs ayant dimunié de 80%), les recettes au titre des voyages, les transferts des Marocains du Monde MDM ( -10%) et les investissements directs étrangers IDE.

 

Dans cette optique et pour éviter le pire, l’Exécutif Marocain, à travers l’argentier du Royaume a pris une décision prudente en procédant , Mardi 7 Avril 2020 à un tirage sur la Ligne de Précaution et de liquidité (LPL) pour un montant équivalent à près de 3 Milliards de dollars, remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans.

 

Faut-il rappeler que l’accord conclu avec le FMI au titre de la LPL accompagne la mise en œuvre des politiques économiques des autorités Marocaines et visent à atténuer les vulnérabilités budgétaires et extérieures tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive, ainsi qu’une assurance utile contre les risques exogènes. Et pertinemment pour se prémunir contr les risques des chocs externes dûs à la pandémie, le Maroc a procédé sagement à cette nouvelle décision qui vient s’additionne aux mesures prises par le Comité de Veille Économique (CVE) et aux efforts déployés en matière de mobilisation des financements extérieurs.

 

Rétrospectivement, ce tirage, s’inscrit dans le cadre de l’accord relatif à la LPL, conclu avec le Fonds Monétaire International en 2012 approuvé le 3 Août 2012 pour un montant d’environ 4,1 Milliards de dollars de DTS, le deuxième, d’un montant de 3,2 Milliards ayant été approuvé le 28 juillet 2014, et et le troisième, d’un montant de 2,5 Milliards, le 22 juillet 2016, renouvelé en décembre 2018, dans le but de l’exploiter comme assurance contre les chocs extrêmes, comme celui que connait actuellement l’économie mondiale.

 

En dépit des divergences du recours ou non à l’endettement, nous pensons, d’emblée, que cette levée va permettre d’estomper les contrecoups de cette crise mondiale sur l’économie nationale, et ce en préservant les réserves de change à des niveaux commodes ce qui se traduirait pas la consolidation de la confiance des investisseurs étrangers et des partenaires économiques du Maroc au regard du tissu économique Marocain.

 

Aussi, ces réserves en devises permettront de maintenir la capacité de notre économie à satisfaire ses besoins en termes de produits fondamentaux, alimentaires et énergétiques qui sont libellé en devises clés , et ce suite à la paralysie du secteur du tourisme et les préjudice causés aux secteurs exportateurs ( ayant dimunié de 80%) en plus de la baisse des transferts des MRE (-10%) et des investissements directs étrangers (seules sources des réserves de changes).

 

Ce tirage permttraient de renflouer et d’alimenter la balance de paiements en réserves de changes et n’impactera pas la dette publique selon les dires du Ministre de l’Economie et des Finances Mohamed Benchaâboun.

 

Avec la pandémie du Covid 19, nous perdrons des milliers d’emplois, décréter une politique de rigorisme et d’austérité est suicidaire pour la stabilité de notre patrie et inefficace même à terme. C’est pourquoi, aujourd’dui ,nous pensons qu’il n’ y pa de temps à la critique, aux querelle idéologiques et théoriques antilibérales, ce n’est pas aussi le moment de faire preuve de sectarisme qui va à l’encontre des institutions de Bretton Woods.

 

Cette circonstance exceptionnelle exige que chacun de nous se consacre pour le bien commun du Maroc. C’est l’urgence et le pragmatisme qui sont de mise et c’est d’ailleurs dans ce cadre qu’intervient la mesure sage et intelligente à travers laquelle le Parlement Marocain a donné son aval à l’éxecutif Marocain du surpassement de la barre de la dette extérieure décrétée dans le cadre de la loi de Finances de 2020.

 

Rappelons qu’en économie, il n’y a pas de cadeaux, le FMI a accordé cette ligne qui est loin d’être un gratis, mais parceque le Maroc mérite cette confiance basée sur plusieurs critères, entre autres la bonne tenue des fondamentaux économiques du Maroc et la mise en œuvre saine des politiques économiques ayant contribué aux solides résultats macroéconomiques. Il a fallu être intelligent pour éviter le pire en saisissant cette opportunité.

 

La décision est prise et ne pourra qu’être saluée, il s’agit maintenant de voir loin devant en mettant en place des mesures nécessaires pour assurer sa résilience face à cette crise avec la rapidité et l’efficacité nécessaires en termes de prise des décisions et des mécanismes appropriés permettant de mettre l’économie nationale sur les rails d’un sentier de croissance forte et durable, dans le monde d’après la crise.
2 mai 2020 0 comment
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La révélation Humaine et Sociale des Marocains au temps du Corona

by Mustapha Maghriti 28 avril 2020
written by Mustapha Maghriti
Avec la pandémie Covid-19, nous traversons une phase morose et épineuse, avec toutes les afflictions et les douleurs qui en résultent. Or, dans une telle atmosphère angoissante du corona, nous devons être optimistes en regardant la partie pleine du Verre :   le Covid-19 ne nous a-t-il pas dévoilé de précieuses révélations sur le plan social, et humain ? Certaines ont été déjà connues et se sont amplifiées, tandis que d’autres ne furent-elles pas de véritables dévoilements?

 

Ce séjour indésirable du covid 19 est en train de nous procurer des leçons sur le capital humain que recèle notre chère Patrie ; tous les Marocains de Tanger à Lagouira se sont montrés des héros dans la gestion au jour le jour si non minute-minute et seconde-seconde dans la gouvernance du corona.

 

Avec cet anathème, nous avons appris, chacun de nous, que l’Homme-Maroc-Citoyen instruit ou non instruit est un facteur déterminant dans la réussite de la bataille contre cette pandémie où les ressources sont d’abord et avant tout humaines.

 

Depuis peu, nous avons pu reconnaître, que les coûts cachés de l’ignorance et l’inconscience sont plus élevés que l’on croyait ; jadis, on estimait que les effets ravageurs de l’ignorance, de la maladresse et l’analphabétisme peuvent aller jusqu’à la délinquance, en passant par l’oisiveté et la pauvreté. Maintenant, ne voyons- nous pas littéralement que cela est aux antipodes dans notre patrie ?
Nous avons pu prendre acte que majestueusement c’est le Capital Humain du Maroc qui s’est réellement mobilisé, soit par des initiatives individuelles ou collectives pour empêcher le pire, en l’occurrence, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, désinfection et collecte des ordures à travers des agents de propreté ( Hommes et Femmes) en premières lignes droit devant le virus Covid-19 avec un important arsenal déployé pour désinfecter les agglomérations, pour nettoyer les rues et stériliser les espaces publics et ce dans un élan de solidarité et un devoir de citoyenneté.

 

En sus, cette contagion ne nous a pas attesté que tous les secteurs sont interreliés ? Santé, sécurité, économie, éducation, médias, n’interférerent-ils pas ensemble, pour induire que la transversalité devient la règle et que seul l’Homme Marocain constitue le point de relai entre les différetns champs d’action ?

 

Dès lors, nous en concluons que, les actions de l’Etat doivent être interdisciplinaires plutôt que de bâtir des plans économiques et chercher, subséquemment, des convergences sectorielles. Le professionnalisme par laquelle est entrain d’être bataillé ce virus au Maroc est due en grande partie à l’approche intégrée et multidisciplinaire d’un problème à caractère sanitaire. Ces efforts auraient pu être beaucoup plus consolidés par une infrastructure de R&D, hélas, quasi inexistante au Maroc. La recherche scientifique (pas seulement médicale) n’est-elle pas une maillon transversal incontournable qui cimente l’ensemble des activités économiques et sociales dans les pays émergents ou développés?

 

Aussi, nous remarquons avec satisfaction et gaieté que les médias traditionnels Marocains sont entrain de récupérer leur influence : Pour gagner son combat du 4éme pouvoir contre le Covid 19, l’Etat Marocain ont eu recours aux chaines officielles, en l’occurrence, boquets de la RTM et 2M, longtemps désertées à la faveur des réseaux sociaux, à cause d’une Overdose du contenu vicinal et rebattu. Toutefois, nous avons remarqué que les Marocains ont regagné les chaines TV Marocaines une fois le contenu s’est hissé, intéressés par les bulletins d’information, les capsules vidéo explicatives, informatives, constructives.

 

Ainsi les chaînes traditionnelles sont capables de redorer leur blason en bâtissant un Maroc fort et émergent que nous escomptons ; les chaines classiques sont capables de reconquérir l’auditoire Marocain à condition de télédiffuser plus de contenu intéressant et constructif dans leurs programmes.

 

En sus, acculé aux contraintes de la crise , le Maroc est en train de réaliser un grand tremplin vers l’économie digitale où le Capital Humain Marocain a pu développer un savoir-faire qui sera certainement capitalisé au profit de notre chère Patrie ?

 

A titre illustratif, parmi, les compétence acquises grâce à la pandémie du Covid-19 est l’acheminement sensationnel vers la maitrise et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ainsi, le secteur public à travers les administrations, le secteur privé via les entreprises, les étudiants , etc. sont dorénavant taillés à utiliser les outils de la NTIC, stimulant conséquemment la transition numérique du Royaume. Partant, le E-learning, E-gouvernement, E-commerce, Remote Work, ………etc. ne sont-ils pas présentement une réalité alors qu’ils étaient des chantiers d’avenir?
Les illustrations sont alléchantes et prometteuses augurant d’un Maroc post-crise complétement différent. A titre d’exemple, sous l’étau du confinement, les enseignants sont capables désormais d’enseigner des cours à distance sur des plateformes en utilisant des logiciels adéquats, où les étudiants assimilent les connaissances sur le net et les différents portails académiques.

 

La Caisse Nationae de Sécurité Sociale CNSS dématérialise toutes les démarches d’indemnisation, les administrations sous la contrainte du confinement délivrent à distance des documents officiels numériques et tiennent des réunions à travers des téléconférences .

 

La pandémie du covid 19 a été un grand dévoilement aux responsables au niveau de l’administration centrale et régionale, rigoureux, plus expérimentés dans le travail en réseau, le travail en situation de tension, la gestion des priorités, la prise de décision, le discernement, la réactivité, la communication et autant de précieuses qualités qui passaient inaperçues en temps ordinaire.

 

Que ce soit dans le secteur public ou privé, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, à travers des agents de propreté Femmes et Hommes (veillant, craintif, responsable et social……) ont montré leurs meilleurs talents et compétences avec professionnalisme et dévouement et par conséquent le meilleur visage du Maroc :

 

D’ores et déjà, les Marocains accepteront plus commodément les changements majeurs, autant de prérequis péremptoires au Maroc de demain et qui est en train de démontrer assurément que nous sommes confinés mais engagés! Parce que la distanciation sociale nous rapproche de l’essentiel, Parce que les plus belles créations et ingéniosités se révèlent en tant de crise, Et parce que la solidarité et l’altruisme prennent encore plus de sens et de couleurs en ces temps.
28 avril 2020 0 comment
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Quelle Stratégie de Gouvernance Nationale de lutte contre le Covid-19 au Maroc ? Quelles sont les grandes priorités ?

by Mustapha Maghriti 21 avril 2020
written by Mustapha Maghriti
D’emblée et en guise de prologue, la crise du Covid-19 ne constitue-t-elle pas le plus important challenge que les politiques publiques ont eu à « manager » depuis l’indépendance dans notre patrie ? Historiquement et rétrospectivement, aucune crise économique, politique ou sanitaire n’a eu les corollaires dirimants et ravageurs que nous sommes en train de traverser aujourd’hui.

 

Le défi posé par cette pandémie du Corona est d’autant plus d’actualité que le Maroc vit une phase difficile et complexe : Si le Maroc a connu d’importantes avancées sur la voie de la mise en place d’une nouvelle expérience démocratique connue sous l’Exception Marocaine et réussissant le Printemps Arabe, les transitions économiques et sociales achoppent devant de grandes embarras et notre pays peine à définir un nouveau modèle de développement économique et à mettre en place un nouveau contrat social. Ces difficultés sont venues grever sur les effets déprédateurs de cette pandémie du Covid-19.

 

Les répliques des institutions officielles n’ont pas tardé à se mettre en place : Sans balbutiement, les stratégies et la réactivité des autorités de l’exécutif Marocain n’a pas tardé à rétorquer en embrassant les dimensions économiques, sociales et sanitaires de la crise.

 

De notre point de vue, ces réponses doivent continuer à s’inscrire dans une stratégie globale en cherchant à extirper la pandémie et prémunir les citoyens Marocains et les acteurs économiques. A cet égard, au moins, trois priorités nous semblent incontournables :
1- La première des urgences dans la lutte contre le Covid-19 concerne l’arrêt de la transmission du virus. La réponse et la réactivité de notre pays a été rapide indépendamment de l’évolution de la pandémie et des expériences des autres pays (chose qu’il faut saluer). C’est ainsi qu’on est passé d’une stratégie de confinement limité à l’état d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars jusqu’au lundi 20 avril 2020 et qui vient d’être prororgé d’un Mois, soit jusqu’au 20 Mai 2020 suite au conseil du Gouvernement du 18 Avril 2020.
Or, les autorités publiques éprouvent encore de grandes difficultés à faire respecter le confinement (plus de 25.000 arrestations pour non-respect des mesures de l’état d’urgence sanitaire selon la DGSN et la présidence du Minstère Public) pour plusieurs raisons qui ne sont pas toutes liées à un manque de conscience de la part des citoyens. Il faut aussi mentionner toute cette population exclue du modèle de développement, qui vit au jour le jour et qui ne peut survivre à un confinement aussi strict.

 

Ces mesures sont incontournables au vu de la progression de la pandémie et des mutations inquiétantes du virus dans le monde et qui rendent sa maîtrise encore plus difficile.
Ces mesures ont été rapidement renforcées par une mesure importante à savoir le port des masques à partir du 7 Avril 2020. A cet égard, Pour garantir ces masques en quantités suffisantes et dans le cadre de la mise en œuvre des instructions Royales, les autorités ont mobilisé un ensemble d’industriels nationaux pour les produire, de même que leur prix de vente a été fixé à 80 centimes l’unité et ce, avec le soutien du Fonds spécial Covid-19.

 

Tous nos efforts doivent converger vers la réalisation de ces deux objectifs majeurs pour favoriser une maîtrise rapide de la progression du virus. Sur ce registre, les mesures proactives sous hautes instructions Royales ont permis d’éviter le pire et de mettre la pandémie sous contôle au Maroc avait déclaré le Ministre de la Santé dimanche 19 Avril 2020. Ce sont ces mesures qui doivent être renforcées et valorisées ; elles sont des conditions sine qua non pour envisager un début de déconfinement.

 

2- La seconde priorité, c’est soutenir : Dans cette conjoncture mélancolique, l’Etat Keynésien est revenu sur le marbre de l’actualité, l’Etat qui est l’expression de la volonté du vivre en commun doit déployer des efforts laborieux dans la protection et la sécurité des citoyens et des acteurs économiques. A ce titre, toute une batterie de mesures ont été prises par le Gouvernement Marocain. Banque Al-Maghreb n’est pas en reste ; elle a également mis en place des mesures éminentes et « philanthropiques » qui couvrent les acteurs économiques en épaulant les entreprises à faire face à une caverneuse crise de liquidité et ce en différant moult échéances fiscales ou sociales.

 

Notre chère Patrie a été intelligente en manipulant le levier monétaire ; les mesures budgétaires ont besoin d’un temps de conception ; une réponse par le budget exige un mécanisme de validation, un vote au parlement… L’éxecutif a donc commencé par la politique monétaire, car elle reste plus flexible dans les situations d’urgence. Elle concerne également un rapport direct entre banques et entreprises en traitant un problème réel et urgent : celui de la trésorerie.
Aussi, Bank Al Maghreb a pris un certain nombre d’initiatives en abaissant son taux directeur et en ouvrant la possibilité à un refinancement beaucoup plus large. Toutefois, il faut désormais inciter les banques à transmettre ces orientations à la sphère de l’économie réelle. Il faut de la veille et de la surveillance. En situation de crise, la banque centrale doit être beaucoup plus vigilante que par le passé.

 

Ces mesures altruistes ont également comporté les ménages avec des aides sociales pour les couches les plus défavorisées et les plus touchées Ramedistes et non Ramedistes où c’est la première fois qu’on utilise le transfert monétaire en tant que revenu d’assistance.
Toutefois, il est important de souligner deux points essentiels :

 

 

– La base de données, créée pour donner corps au RAMED souffre certes d’un certain nombre d’insuffisances, de déperditions, des fuites qui se matérialisent par effets secondaires négatifs : Des personnes qui bénéficient de transferts sans les mériter, et d’autres qui les méritent mais qui n’en bénéficient pas qui se comprend et se justifie par le choc de l’urgence où il a fallait très vite. Ce biais, les autorités en ont pris conscience et c’est pour cela qu’un autre soutien à l’adresse des non Ramedistes a été mise en place en attendant la mise en place du Registre social unique, qui est dans l’agenda politique.
Si ces mesures étaient nécessaires et importantes, elles ont été marquées par l’urgence et l’approche de court terme ne doit prédominer ( certes, le choc et l’urgence de cette question nous imposaient de réagir pour aller très vite dans la solidarité). Or aujourd’hui, il est clair que ce virus continuera à affliger notre Patrie pour des mois. Il est important de réfléchir sur les moyens de transformer ces formes de protection et d’aides pour les acteurs économiques et les citoyens et les rendre plus durables.

 

– La troisième priorité, c’est de relancer : Le Souverain Marocain et la patrie sont persuadés que nous parviendrons à maîtriser cette pandémie. De ce fait, Il faudra avoir une vision de moyen et long terme dès maintenant en commençant à prévoir et planifier l’après avec le Must de renouveler nos modes de vie et notre contrat social.

A ce titre, nous devons entamer notre réflexion dès aujourd’hui sur trois questions essentielles :

– La première concerne le regain impérieux de l’apostrophe sociale et la nécessité de redéfinir nos priorités sociales et sociétales. Sous cette optique, une nouvelle vision des secteurs de la santé, de l’éducation et des mécanismes de solidarité sociale doit être au cœur de nos urgences. Cette priorité doit commencer sur la base des besoins mis en évidence par la pandémie.

 

– La seconde question prioritaire concerne le modèle de développement économique et nos choix stratégiques, notamment dans le domaine industriel. Cette crise a remis à l’ordre du jour la notion de souveraineté et la nécessité de développer et de maîtriser un grand nombre de secteurs stratégiques dont l’industrie pharmaceutique. Il est important aujourd’hui de réfléchir sur les priorités de notre développement et les secteurs stratégiques que nous devons développer.

 

– La troisième question concerne les nouvelles technologies et la numérisation de nos procédures. En dépit des affirmations officielles et des efforts de certaines startups, nous continuons à enregistrer un retard dans le domaine des nouvelles technologies et de la numérisation.

 

En effet, la distribution des aides sociales au cours de cette pandémie et les queues aiguisés par les mesures barrières pour les paiements ont montré ce retard. Il est temps aujourd’hui d’élaborer une véritable stratégie pour rattraper le temps perdu et entrer véritablement dans le monde 4.0.

 

Endiguer, protéger, soutenir et relancer doivent être les grandes priorités et les grandes urgences d’une stratégie de gouvernance nationale de lutte contre le Covid-19. Avec les orientations Royales et la solidarité crops et âme entre les Marcoains, nous gagnerons cette bataille.
21 avril 2020 0 comment
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Le Maroc au temps de Corona, un Maroc nouveau se façonne

by Mustapha Maghriti 9 avril 2020
written by Mustapha Maghriti

Un anathème sanitaire a sapé l’humanité avec une telle célérité qu’elle semble avoir médusé tous les dirigeants de la planète. Nous perdons nos illusions : Ce qui semblait être le monde dominant et commandant la nature avec les rushs et les ruées des révolutions cognitives, biotechnologiques, de la microbiologie et de la biologie moléculaire a sombré subitement d’un coup. Ces édifices architecturés sur les dogmes du libéralisme, de la mondialisation, de la royauté du marché, de la main invisible et l’Etat gendarme voire même voyeuriste a laissé libre cours à une métempsycose pure et dure du Keynésianisme, voire même d’un nouveau socialisme de réconciliation sociale.

Ainsi, la leçon est patente, le postulat est clair : le marché que chantait en chorale les courants d’obédience ultralibérale à lui seul, ne peut être à lui seul le régulateur de l’économie pour régenter les crises partout dans le monde.

Il a fallu que la razzia d’une pandémie planétaire (Covid 19) affecte l’humanité pour que nous nous rendions compte que moult choses auraient pu être faites et depuis longtemps afin que le Maroc soit différent, sinon meilleur : Crise d’analphabétisme, de pauvreté, de déficit de santé, de citoyenneté …

A quelque chose malheur est bon : Avec cette pandémie, près de 31 Milliards de Dhs ont été recueillis en quelques jours pour servir à équiper des hôpitaux, à réapprovisionner et ravitailler les besoins des familles les plus démunies, à approvisionner des stocks de médicaments pour étancher nos déficits sociaux. Cette mobilisation sociale sans précédent n’aurait-elle été pas faite naguère ?

Depuis avant-hier Mardi 7 Avril 2020, les familles et les personnes touchées par la crise ayant perdu leurs emplois et déclarés dans le système de la sécurité sociale, ainsi que les personnes disposant du RAMED ont commencé à percevoir leurs pensions issues du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus crée le 15 Mars 2020 sous les auspices du Souverain Marocain.

Aussi, toutes les personnes faisant partie de la trame de l’économie informelle ne disposant pas de RAMED percevront dans les jours prochains des indemnités sociales en fonction du nombre de personnes à charge dans chaque famille.

Ainsi, le Maroc s’est montré, sur l’arène internationale, capable de mettre en place un dispositif de revenu universel qui permettrait à tous ses citoyens de se sentir prémunis, insérés et intégrés dans la société Marocaine.

Nous ne sommes pas en train d’écrire une autre page de l’histoire pour les générations nouvelles et futures ? Nous y inscrivons la manière dont nous traversons ce moment scénique de notre époque ou d’une nouvelle ère qui s’invente chaque jour, chaque heure. Nous avons ainsi l’opportunité de leur démontrer et attester que nous faisons preuve de solidarité, de tolérance, de compassion et d’entraide les uns envers les autres.

Cette cohésion à la Marocaine ne suscite-t-elle pas le lyrisme non seulement par la vivacité de sa mise en action, mais surtout par l’implication de toutes les franges de la société ? Une prouesse sociale d’envergure qui en dit long sur le degré d’adhésion pour obstruer la prolifération de la pandémie Covid-19.

Cette adhérence authentifie que nous faisons Nation. Nous serons une pléiade Marocaine irréductible tant que la solidarité prédominera. Nous gageons que nous devrons garder cet état d’âme quelle que soit la durée de la pandémie Covid-19 et même une fois la tempête du Corona est passée.

9 avril 2020 0 comment
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La bataille contre le Coronavirus Covid-19 au Maroc : Un combat national

by Mustapha Maghriti 26 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

L’anathème du Coronavirus a chambardé et chamboulé toutes les évidences et les manifestes des prévisionnistes, des scientifiques, des chercheurs, des médecins, même des plus érudits. Une unique et seule contre-offensive : Démolir et détraquer le maillon de la contagion et de l’infection, puisqu’à ce jour, il n’y a aucune sérothérapie, ni vaccin, ni antisepsie. La seule immunisation possible jusqu’à ce moment, c’est annihiler et anéantir la contamination.

Pour preuve, les scientifiques ne se sont-ils pas acculés devant des secrets de polichinelle de l’hygiène, de la désinfection, de la prévention, de la stérilisation, de l’asepsie et de l’antisepsie ?

Les scientifiques ne sont-ils pas coincés devant des mesures séculaires et des bonnes manières primitives à l’instar de se laver les mains régulièrement, éviter les accolades et les étreintes, et se conformer à la distanciation sociale et le confinement ?

Toutefois et paradoxalement à ce que l’on pourrait penser, le confinement ou la distanciation sociale n’est pas une fracture des fils, ni une rupture des fibres sociaux, mais au contraire c’est un acte de solidarité : Chacun de nous est interpellé, pour se prémunir, à protéger les autres. Ainsi, nous redécouvrons que c’est la différence et l’altérité qui forgent le vivre ensemble.

Nul n’ignore que cet ébranlement sanitaire et les corollaires qu’ilentraîne ont, assurément, des répercussions économiques et sociales et qu’on ne peut les outrepasser qu’en s’étayant sur deux valeurs substantielles : La discipline et la solidarité.

En effet, au Maroc, à partir de 18H du Vendredi 20 Mars 2020, l’état d’urgence sanitaire a été appliqué à travers l’adoption, par l’exécutif Marocain, de deux projets de décrets lois, l’un pour créer un cadre légal aux situations d’urgence sanitaire, une notion qui n’existait pas en tant que telle dans le corpus juridique Marocain. L’autre pour se mettre en conformité concernant l’actuelle période. Cet état d’urgence sanitaire est d’une durée d’un Mois au maximum, soit jusqu’au 20 avril 2020 à 18H s’il n’est pas renouvelé.
Malgré ce qu’implique ce confinement sur le plan économique, social et psychologique, nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme. Faut-il le rappeler, cela rentre dans l’optique du devoir de la responsabilité collective et partante dans la solidarité.
Depuis que le Souverain Mohammed VI a donné ses instructions pour procéder à la création d’un fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus, le 15 Mars 2020, la solidarité dans notre patrie, il faut l’avouer, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer.
Contre ce vibrion et microbe, nous affrontons un combat que nous ne pouvons triompher qu’ensemble et que je gage que nous allons gagner parce que nous sommes une nation de solidarité.
A l’appui de notre allégation : Pour atténuer les contrecoups sociaux et économiques du virus Corona, des Millions et des Milliards de dirhams ont déjà été collectés, et le peuple Marocain, chaque Marocain, chacun selon ses moyens, s’attroupe et se mobilise.
Cet engouement et ce zèle ne nous rappelle-t-il pas celui qui a couronné la Marche verte  du 6 Novembre 1975? Voir une nation solidaire, soudée et unie avec une seule visée celui de tarir et contenir le virus Covid 19.
Aussi, la solidarité se matérialise par les gestes au jour le jour : N’est-il pas mirifique cette jouvence Marocaine dotée  de masques, de désinfectants, à leurs frais pour aseptiser les moyens de transport et qui propose ses services, pour faire les courses à la place des plus âgés ou ceux et celles qui partagent des subsistances et des provisions avec leurs circonvoisin ?
En plus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces Armées Royales ne montre-elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ?
La stratégie Marocaine suscite l’admiration non seulement par la célérité de sa mise en œuvre, mais également et surtout par l’implication multi-forme de toutes les institutions et composantes de la société.
 
Les chiffres sont en effet éloquents : Le Royaume arrive parmi le quatuor de tête dans les pays ayant mobilisé le plus de moyens par rapport au PIB. Ainsi, le Maroc est classé quatrième avec 2,7% du PIB juste derrière la Suède, le Chili et la Nouvelle Zélande. Une prouesse importante qui en dit long sur le degré d’implication pour stopper la propagation de la pandémie Covid-19.
L’expérience singulière du Maroc en matière de lutte contre le coronavirus s’impose comme l’une des meilleures à l’échelle de la planète. Le constat n’est pas fait au Maroc mais il est de plus en plus dressé par les observateurs avisés de l’étranger. Le dernier article en date a été publié par le quotidien espagnol à grand tirage, El Pais dimanche 22 Mars 2020 où ce dernier positionne le Royaume à «l’avant-garde mondiale» en matière d’adoption de mesures drastiques pour freiner l’expansion du nouveau coronavirus (Covid-19). «El Pais» explique en outre que le Maroc a pris l’initiative de prendre des mesures «plus restrictives» pour faire face à cette pandémie alors que d’autres pays sévèrement touchés par le coronavirus ont pris du retard.
Cette solidarité atteste et certifie que nous faisons Nation. Nous serons une brigade Marocaine irréductible tant que la discipline et la solidarité prédomineront. Nous devrons garder cet état d’âme quelle que soit la durée de la pandémie Covid-19.
Le Maroc n’est-il pas in fine, en train de vivre un tournant dans son histoire ? Un nouveau chapitre s’écrit, ce nouveau modèle de développement tant attendu, la pandémie planétaire l’a interpellée en chemin ! Il est en train de se forger d’une manière instinctuelle où la survie du peuple passe avant l’économie et tout cela par la grandeur du Roi Mohammed 6 qui à pris les bonnes mesures, au moment opportun pour aviver un plan de bonne gouvernance et de sauvetage de bonnes augures.
Nous devons nous demander non seulement, en guise de conclusion, comment surmonter l’épée de damoclès de la Covid-19 puisque la discpline et la solidarité sont là, mais aussi et surtout quel genre de Maroc nous habiterons une fois la tempête du Corona est passée ?
26 mars 2020 0 comment
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Périple meurtrier d’un anathème chinois sur notre planète : Quelles mesures de riposte ?

by Mustapha Maghriti 12 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

Depuis l’annonce du premier cas de coronavirus dans un marché aux fruits de mer de Wuhan en Chine le 31 décembre 2019, le nombre de sujets affectés par le Covid-19 ne cesse de faire tâche d’huile en entamant son périple sanguinaire dans plusieurs contrées de la planète (les statistiques actuelles livrées par l’OMS font état de 110.000 affectés et 3800 Morts) avant de passer au Maroc à travers l’infection d’un concitoyen ayant séjourné quelques jours en Italie pour que le bilan passe à 28 affectés . De ce fait, le coronavirus fait partie aujourd’hui du paysage national, avec sa malignité, les inquiétudes qu’il suscite, la frayeur qu’il génère chez les Marocains.

Il fera, toute chose égale par ailleurs, des victimes dans tous les pays qu’il visite à l’instar de sa présence dans plus de soixante États de par le monde. Au regard de ce virus, il convient de rationaliser l’irrationnel en évitant, au moins,  6 écueils : 

– Primo, Il ne faut pas succomber à la frayeur, laquelle est notamment attisée par des Fake/News qui châtient et pullulent sur les réseaux sociaux, ce fléau fait de plus en plus place à une vraie endémie, c’est « l’infodémie » qui l’accompagne ; la fluidité de diffusion de l’information et à l’accès à celle-ci couplés aux infox auxquelles sont exposées les internautes, expliquent en partie le foisonnement des comportements irrationnels 

– Secundo, en raison de son statut de pays touristique, les autorités compétentes doivent claustrer et barricader les frontières terrestres, maritimes et aériennes à travers des cellulles de veille, de riposte et de surveillance épidémiologique qui s’imposent face au virus Corona à travers un dispositif de contrôle et de diagnostic virologique draconien pour éviter que des cas supplémentaires ne passent entre les mailles du filet dans le futur, 

– Tertio, il est un Must de dépassionner les rumeurs relatives au virus Corona en menant de véritables campagnes d’information les plus évasées, les plus étendus, les plus explicites en milieu urbain, rural ou en milieu péri-urbain à travers les ondes de radios, de chaînes de télévision, de supports écrits et affichage pour des actions de longue durée sur les moyens de prévention, car depuis que le Ministère de tutelle a commencé à comptabiliser les premiers cas de Covid-19, nos concitoyens qui sont à la fois surinformés et désinformés sont pris de phobie et d’effroi. A cet égard, le speech du chef de l’exécutif Marocain Saâdine El Othmani est à saluer pour dépassionner le débat, ainsi que les mesures préventives à prendre pour se prémunir contre le Coronavirus,


– Quarto, afin d’éviter sa transmissibilité, le Ministère de tutelle devra se pencher sur les mécanismes à mettre en place pour augmenter, pour les professionnels de santé , la capacité de production de gants, de masques médicaux et de gel hydro-alcoolique pour se prémunir eux-mêmes, et éviter que leurs patients ne soient infectés ou infectent d’autres personnes. Ils ont aussi besoin de respirateurs, lunettes de protection, écrans faciaux, blouses, etc.
– Quanto, les services du contrôle des prix relevant respectivement du Ministère de l’Intérieur et du département du Commerce et de l’Industrie doivent rassurer les Marocains que l’offre des denrées alimentaires couvrent largement la demande pour éviter les comportements « Panurgiens » et hystériques dans les différentes grandes surfaces et des comportements spéculatifs qui peuvent en résulter qui risqueraient de hausser les prix, 



– Ultimo, le renforcement de la coopération en la matière devient de plus en plus une nécessité impréieuse pour tous les membres de la communauté international. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les besoins mensuels en masques médicaux, en gants et en lunettes de protection sont évalués respectivement à 89 millions, 76 millions et 1,6 million. 

Faut-il souligner, en guise de conclusion, une chose rassurante : Malgré toutes ses tares, ses failles et lacunes, les autorités sanitaires Marocaines, véhiculent des informations transparentes , au jour le jour, accompagnées de mesures d’isolement pour les cas douteux, ainsi que la disponibilité d’infrastructures adéquates pour traiter les malades ; le Maroc est aujourd’hui dans la première phase de son plan de veille et de riposte au Covid-19. Il ne passera à la deuxième phase que si le nombre de cas suspectés dépasse les 200 et celui des cas confirmés les 50.D’où pas de panique.!!!

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Le Succès d’une Oeuvre Royale de l’Entreprenariat Juvénile TPE-PME : Quelles sont les conditions de réussite ?

by Mustapha Maghriti 2 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

Au regard de l’épée de Damoclès du chômage qui touche plus de 26% chez les jeunes de 15-36 ans selon les dernières statistiques du département Lahlimi HCP, l’entreprenariat Juvénile semble représenter le remède le plus adéquat et le plus pérenne à une telle tare économique et sociale. En effet, la cloche Royale lancée en faveur du nouveau Programme Intégré d’appui aux des TPE/PME par le Souverain Marocain est venue à point nommée à travers tout un menu alléchant : 6 Milliards de dirhams entre l’État et les banques étalée sur trois années pour cortéger l’entrepreneuriat et huiler les mécanismes des relations entre la sphère bancaire et les demandeurs de crédit à travers un déblocage d’un portefeuille financier d’aide de 2 Milliards de dirhams de la part du Fonds Hassan II octroyé sous forme de crédits gratuits, relèvement du taux de la garantie de la Caisse Centrale de Garantie CCG à 80% et l’instauration d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghrib au taux préférentiel de 1,25%.

Un programme de financement intégré qui a mis la jouvence Marocaine au cœur de ses orientations stratégiques, une œuvre Royale qui ne peut réussir sans prendre en considération quelques conditions incontournables :

– Primo, Tirer des enseignements du crédit jeunes promoteurs en évitant de reproduire les erreurs du passé par l’accompagnement des jeunes promoteurs :

Les enseignements de l’échec du crédit jeunes promoteurs ne nous démontrent-ils pas que faute de rigueur, de belles créativités échouent ? Rétrospectivement, les solutions proposées par le pays depuis le début des années 90 pour lancer l’entreprenariat chez les jeunes connu sous le nom du Crédit Jeunes Promoteurs lancé le 20 février 1991 (Dahir n° 1-90-190 du 5 chaâbane 1411), ont buté au moins sur trois déficiences: le fardeau procédural, le dessèchement du financement, la non concordance des projets et la préparation immature des jeunes créateurs entrepreneurs.

 

Conséquence : Le bilan des crédits jeunes promoteurs a été très décevant ; presque un projet sur trois a été voué à l’échec, un volume de contentieux alarmant, des impayés et des retards de déblocage des fonds de l’Etat. Les mesures d’accompagnement prévues par la loi firent défaut.

En matière de management des projets, faut-il souligner que l’aspect financement n’est qu’un des volets de la réussite du programme intégré des TPE/PME, les mesures de soutien sont incontournables. De là, découle d’autres conditions inéluctables.

– Secundo, la réussite du programme TPE/PME ne peut se faire sans l’assistance de la CGEM, des chambres de commerce et professionnelles, le secteur bancaire et l’OFPPT.

Dans cette optique et pour mémoire, l’OFPPT a tenté de lancer des projets ambitieux comme les stages d’insertion en collaboration avec la CGEM qui restèrent sans suite.
Le Hic majeur vient de l’absence de cohérence et de synergie entre les différentes instances impliquées dans l’octroi du crédit. D’une part, les banques ont leurs contraintes et ne peuvent faire de l’aumône et la miséricorde, le CNJA se contentait de sa sphère consultative et n’avait pas de pouvoir décisionnel, les entreprises elles-mêmes cherchèrent plus à survivre qu’à former des jeunes.

Aussi, les couches sociales ciblées n’ont bénéficié ni de l’information nécessaire, ni de la formation suffisante pour s’engager et mener à bien leur projet.

 

En matière d’entreprenariat, la priorité doit résider dans la motivation, la qualité et la faisabilité du projet. Les institutions publiques dédiées, les banques, la CGEM, les conseillers privés, les ONG, les Autorités, l’Université et le réseau de la formation professionnelle doivent de concert s’investir en repérant les talents prometteurs et les projets à fort potentiel.

A ce titre, toute mesure n’est susceptible de produire des effets spécifiques sur l’emploi des jeunes diplômés que si elle est appuyée et soutenue par d’autres mesures préconisées dans le cadre d’une cohérence à portée plus générale. Dit autrement, l’insertion des diplômés implique une série d’actions synergiques propices au système d’éducation et de formation d’une part, et au système productif d’autre part, c’est à dire à l’environnement social et économique de l’emploi.

C’est à ce niveau vital que le pointeur du nouveau programme de financement TPE-PME, lancé par le Sultan Marocain devrait être recadré.

– Tertio, la mise en place des critères d’écrémage et d’éclectisme rigoureux, transparents, objectifs et impartiaux : Comme dit la maxime française  » Qui ne risque rien, n’a rien », il va sans dire qu’un taux d’échec judicieux est incontournable. De ce fait, les projets innovants et ambitieux, sont même sous-tendus par des taux de risque élevés, c’est pourquoi, le risque d’échec ne doit dissuader ni le bailleur de fond, ni le détenteur de projet.

Il en résulte, une mise en place d’un mode de sélection des acquéreurs des projets qui doit être étayé sur des critères rationnels, transparents écarté de tout esprit de favoritisme et de népotisme.

–  Quarto, une mobilisation optimale des ordonnateurs, des décideurs et des donneurs d’ordre :

Le rôle du climat de l’investissement, le milieu des affaires et du business est interpellé à s’assembler et à se mobiliser en faveur de cet appel Royal de bonnes augures. A cet égard, une véritable synergie des donneurs d’ordres doit se mettre en place en vue de lever toutes les entraves à la réussite de cette initiative. Le réseau bancaire doit offrir des produits et services adaptés aux besoins des jeunes entrepreneurs ainsi que l’accueil, la gestion, le suivi et la promotion nécessaire des détenteurs de projets. Avouons le, le vrai sujet n’est pas l’argent ou le décaissement du crédit, mais l’assistance des jeunes entrepreneurs. Ainsi, l’accompagnement sera décisif dans la viabilité du programme et sera un des facteurs déterminants dans la compétition entre banques et révélera, par ricochet, qui , parmi les banques Marocaines, sont les mieux armées pour la clientèle entreprise.

Sous cet angle, les Centres Régionaux de l’Investissement CRI selon leur nouvelle mouture auront à jouer un rôle crucial pour faire aboutir cette mission. Cela permettra de libérer les énergies de la jouvence Marocaine et transformera leur ambition entrepreneuriale en donnant une impulsion et dynamique forte à notre projet de développement national. Ce plan Royal intervient à point nommé puisqu’il s’inscrit pleinement dans un contexte de mûrissement stratégique qui nécessite d’agir sur des questions structurantes et à fort impact économique et sociale.

– Quinto, le Suivi post-financement en aval à travers les stratégies de distribution et de l’accès aux marchés :

Les TPE sont très peu expérimentés et ne connaissent pas les grandes dédales et labyrinthes des canaux de distribution. De ce fait, l’accès aux débouchées est un maillon incontournable qui permettra de reproduire et pérenniser le système des TPE et montrerait la bonne foi du pouvoir économique. En 2019, l’argentier du Royaume a élaboré un arrêté ministériel qui ouvrira aux coopératives et aux entrepreneurs l’accès aux marchés publics. On ne peut que révérer cette initiative porteuse d’espoir  pour le jeune milieu des affaires.

–  Ultimo, favoriser l’émergence d’une classe moyenne agricole :

Pour y parvenir, le Maroc mise sur un plan intégré d’accompagnement, basé sur des crédits à taux de crédits historiquement bas, plafonnés à 1,75% pour les bénéficiaires en zone rurale, et à 2% en milieu urbain, c’est une première dans le pays où l’oisiveté  touche plus de 26% chez les jeunes de 15-36 ans. Ceci passe aussi par les réductions des inégalités, la promotion  de l’emploi rural, l’accompagnement de l’entreprenariat individuel et de la petite et moyenne entreprise agricole Baptisé « Al Moustatmir Al Qaraoui », la coordination des actions d’appui et d’accompagnement de l’entrepreneuriat au niveau des régions et l’inclusion financière des populations rurales qui sont autant de sentiers pour créer de la valeur, individuelle et collective, et par ce biais, élever le revenu national.

Les crédits consentis selon leur répartition sectorielle et territoriale devront faire l’objet d’un monitoring régulier. Idem, un intérêt régulier doit être accordé aux dossiers qui n’ont pas bénéficié d’un accord positif  pour cerner les mobiles derrière le refus des crédits et y apporter éventuellement les réponses appropriées en matière d’accompagnement.

 

L’émergence d’un tissu de TPE compétitives présupposeraient d’agir sur le cycle de développement, de croissance et de maturation de ce chaînon de la maille de notre système productif. Des actions vigoureuses et créatives seront impératives pour développer des niches à fort potentiel, renforcer les capacités d’anticipation et surtout assurer une insertion réussie dans les chaines de valeur locales pour tirer profit des effets d’entrainement et des « positive-spillover-effects » des grands pouvoirs économiques. Cela suppose d’inscrire notre stratégie de développement et d’émergences des TPE en étroite cohérence avec les autres stratégies sectorielles des grands groupes. Sachant que notre tissu productif est formé de 95% de TPE qui ont une forte contribution de création d’emploi, elles repêcheront, in fine, à la création durable de la richesse, la lutte contre la pauvreté, à l’amélioration du niveau de vie et partant à l’inclusion sociale et au bien être Marocain.

 

2 mars 2020 0 comment
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Pression fiscale, équilibres politiques et sociaux : Quels liens ? Quelles accolades ?

by Mustapha Maghriti 13 février 2020
written by Mustapha Maghriti
L’existence de l’impôt a toujours posé la problématique de son acceptation. Maurice Hauriou l’un des pères du droit administratif français n’a-t-il pas disserté que les contestations du pouvoir fiscal et par suite de l’impôt, sont anciennes qui peuvent prendre la forme de révoltes collectives ponctuelles ? Cette question est plus que jamais présente aujourd’hui avec l’augmentation constante d’année en année de la pression fiscale qui est à l’origine de remous sociaux.
L’actualité économique, politique et sociale ne cesse de nous montrer les relations intimes et tumultueuses entre l’augmentation de la pression fiscale et les révoltes sociales ; elle est jalonnée d’épisodes de révoltes populaires suite à l’aggravation de la pression fiscale pour faire face aux crises des finances publiques.
Il y’a quelques Mois, la France vit au tempo des grondements de la contestation des gilets jaunes qui ne cessèrent de protester nonobstant de toute une batterie de mesures prises par l’Exécutif Macron et de son rétrogression sur quelques récriminations des manifestants et de sa décision d’ouvrir un débat national. Or, faut-il le rappeler, ce sont justement des décisions fiscales qui ont mis le feu aux poudres.
La première protestation a été enclenchée suite à une décision directe avec l’accroissement de la taxe sur les carburants. La seconde décision, plus ancienne, a été remise à l’ordre du jour par le mouvement des gilets et porta sur l’absolution de l’impôt sur la fortune et sa substitution par une imposition plus « Soft » du point de vue financier.
En dépit du refus de Macron de revoir sa révision de l’impôt sur la fortune, l’annulation de la taxe sur les carburants n’a pas pour autant convaincu les manifestants des gilets jaunes.
Cette osmose entre les politiques fiscales et les révoltes a été systématisée par deux sociologues, Issac Martin et Nadav Gabay dans des investigations et travaux empiriques dans leur article baptisé « Tax policy and tax protest in 20 rich democraties, 1980-2010 » et édité dans le British Journal of Sociology n°3 de l’année 2018.
Cet article palpitant revint sur des parenthèses importantes de l’histoire récente des grandes démocraties, en particulier sur les liens qui se tissent entre les révoltes et les rébellions politiques et sociales.
De telles épisodes devraient interpeller les économistes à  » dulcifier » une antique conviction conceptuelle, devenue une pratique de politique économique, surtout de politique fiscale.
Rappelons que Keynes et ses héritiers de l’économie politique, ont été convaincus que les impôts directs sont les plus anguleux et que toute pression additionnelle de l’impôt sur les revenus déchaînerait des remous politiques et contestations sociales.
En revanche, nous savons sciemment, depuis de longues années qu’un accroissement des impôts indirects est moins périlleuse du point de vue politique dans la mesure où ne ciblant pas de couches sociales particulières, elle est moins perceptible et plus ésotérique que discrétionnaire.

Or, cette investigation a remis en cause ce dogme en attestant qu’au contraire, ce sont les augmentations des impôts indirects qui ont été à l’origine des plus importantes dissidences au cours des dernières années.

Plusieurs argumentations ont été avancées par les deux sociologues, Issac Martin et Nadav Gabay pour corroborer cette hypothèse, en singulier lorsqu’il s’agit des taxes sur des biens et services particuliers ou lorsque le fardeau fiscal affecte un groupe social bien ciblé ou un produit particulier ou une industrie bien déterminée. Ces augmentations favoriseraient et attiseraient la structuration d’une rébellion sociale.

Les enseignements de l’histoire et les avancées théoriques montrent que la politique fiscale et les choix des priorités en termes d’imposition, pour accoler les dépenses et renflouer le budget de l’Etat, ne sont pas que des questions techniques/techniciens et qu’au contraire, il s’agit de choix foncièrement politiques qui ont des corollaires importants sur les équilibres sociaux et politiques. 
Historiquement, Jacques-Bénigne Bossuet alias « Aigle de Meaux » n’a-t-il pas demandé au prince de modérer les impôts et de ne point accabler le peuple car « qui presse trop les hommes excite à des révoltes et des séditions  » ?

De ce fait, la politique fiscale doit prendre particulièrement en considération quatre grandes prévalences :

– La première concerne l’efficience et l’efficacité où le levier fiscal doit chercher à cantonner la pression fiscale dont l’augmentation est de nature à dérober les acteurs de leur devoir fiscal et les activités formelles vers la contrebande et le secteur informel : « Trop d’impôt tue l’impôt » est manifestement réel comme disait le chef de file et le vétéran de l’école de l’offre Arthur Betz Laffer dans ce célèbre aphorisme économique.
– La seconde est d’ordre économique puisque l’usage de la fiscalité peut exhorter ou dissuader le milieu des affaires à investir dans activités économiques productives.
– La troisième est d’ordre social : La fiscalité peut favoriser la solidarité sociale en encourageant la redistribution du produit social.
– Enfin, la fiscalité doit contribuer à la réécriture du contrat social en mettant l’accent sur la question de l’équité et la justice entre les couches sociales.
Au-delà du débat entre les différentes écoles, notamment entre l’école de la conception d’individualiste de l’impôt et l’école de la conception du devoir social du pouvoir fiscal ou de l’impôt et en en dehors des manipulations techniques, nous pensons que la politique fiscale contribue à l’édifice et au « building » du lien social en cimentant la solidarité et en favorisant l’équité et l’égalité au sein des sociétés modernes.


De ce fait, la fiscalité ne constitue-t-elle pas, n’en déplaise à certains gourous à sa dimension technique et comptable, un moyen incontournable au rétablissement des grands équilibres politiques et sociaux ?
13 février 2020 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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