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Mustapha Maghriti
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Quand le Trésor Marocain profite du black friday sur les marchés de capitaux internationaux

by Mustapha Maghriti 1 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Fin Novembre, c’est le black Friday connu par tout dans le monde par une Frénésie d’achat liée à des soldes et des rabais commerciaux ; il marque comme à l’accoutumé le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Idem ce sont les soldes sur les marchés financiers internationaux matérialisés par des taux obligataires très bas, certains sont même négatifs, le Maroc, à travers le Trésor relevant du portefeuille de l’argentier du Royaume, très intelligent et très opportuniste a attendu pratiquement la fin de l’année pour boucler la première des deux emprunts sur le marché financier international par l’émission obligataire d’un Milliard d’Euros sur le marché des capitaux internationaux, sur 12 ans à 1,6%.

Le moment choisi de cet emprunt n’est pas tout fortuit, ce crédit à l’international se parant depuis plusieurs mois: Le Trésor a commencé par dépêcher des banques étrangères pour l’accompagner, notamment, l’anglaise Barclays, et les deux françaises Natixis et BNP Paribas.

Comme on sait, la tâche de ces banques conseil a été de servir de mandataires et d’intermédiaires de l’État marocain, auprès des investisseurs, de régenter l’émetteur sur la maturité, le taux de l’émission et la fenêtre de sortie sur le marché des capitaux tout en tenant compte de l’attitude des devises sur le marché international.

Puis il s’est ensuit le Road Show piloté et chapeauté par le Ministre de l’Économie et des Finances, et son team relevant de la Directrion du Trésor et des Finances Extérieures DTFE.

Ce périple européen a été effectuée à Paris, Zurich, Londres, Francfort, et Amsterdam-La Haye où les missionnaires ont rencontré une soixantaine de gestionnaires de fonds, d’investisseurs, d’assureurs et de représentants de fonds de pension.

Faut-il souligner que cette sortie du Trésor à l’international résulte d’une politique de gestion active de la dette publique puisqu’elle intervient après 5 ans de refinancement sur le marché domestique des capitaux. Et pour cause, le marché Marocain ayant été très liquide et les taux d’intérêt ayant beaucoup diminué, ce qui a permis de restructurer la dette domestique tout en abaissant sa charge.

Le moment choisi pour son comeback à l’international est imputable à l’intérêt de continuer à être côté sur les marchés de capitaux occidentaux. Ceci est d’autant plus opportun que le Maroc bénéficie du FMI une ligne de précaution et de liquidité, LPL, de 2,97 Milliards de Dollars sur deux ans, ce qui représente une assurance contre les risques extrinsèques et pour atténuer la fragilité budgétaire et extérieure, et lui faciliter ses sorties à l’international.

Cependant , la raison la plus judicieuse expliquant le choix du Trésor est l’attrait des niveaux de taux infiniment bas, voire négatifs, sur les marchés de capitaux internationaux. De ce fait, le Maroc a, pour sa part, profité de la conjoncture attractive des taux de la devise Euro et des taux d’intérêts relativement bas qui caractérisent actuellement le marché comparativement avec des pays comme la France et l’Allemagne s’endettant à des taux négatifs et que les investisseurs leur servent un intérêt pour placer leur argent dans leurs bons d’État garantis,

Et de fait, l’émission Marocaine a été très bien agrée et la bienvenue comme l’atteste le taux retenu, de 1,5% avec un spread ou prime de risque de 139,7, établi à partir d’un benchmark RIS qui cote 0,20%. Mais, l’obligation marocaine étant valorisée à 98,2 au lieu de 100, le taux de rémunération effectif de l’opération réhausse à 1,6%.

L’autre axe de cette intervention a été la prouesse commerciale qu’elle a obtenue puisque la demande pour l’émission marocaine a été de 5,3 milliards d’euros provennant de 285 investisseurs, affirmant  le crédit et la confiance dont jouit le Maroc auprès des grandes institutions financières internationales.

Et puisque l’appétit vient en mangeant, une apostrophe nous interpelle, pourquoi le Trésor n’a-t-il pas levé plus d’un Milliard d’Euros en réplique à cet engouement ?

Le principal mobile tire sa raison dans le plafond imposé par la Loi de finances 2019, soit 27 Milliards de Dirhams d’endettement extérieur, soit l’équivalent de 2,5 Milliards d’Euros. Et une partie est absorbée avec la BAD, l’AFD et la Banque Mondiale, et l’emprunt arrivant à la fin de l’année 2019, le Trésor devait se cantonner et se contenter au Milliard d’euros offert.

Cet emprunt international d’un Milliard d’Euros qui gravite autour de 11 MMDhs au Trésor va être d’un apport important à financer une loi de finances 2020 jalonnée par une politique budgétaire plus exubérante, avec des des demandes sociales colossales.

Aussi, ce Milliard d’euros consolidera-il le niveau de la réserve en devises qui est de 230 Milliards de dirhams et même de la consolider de 5%, confortant les 5 Mois de couverture assurés par cette dernière. Le Trésor interviendra une nouvelle fois sur le marché international en 2020. Cette opération sera neutre puisqu’il doit rembourser 1 Milliard d’euros emprunté en 2010 puisqu’a-t-on appris en économie, il n’ y a jamais de cadeaux !!!!

1 décembre 2019 0 comment
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L’avocat du diable

by Mustapha Maghriti 21 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
L’avocat du diable, le titre semble dévier l’imaginaire des cinéphiles vers le film « L’avocat du diable » de Sidney Lumet Juin 1993, incarné par Rebecca De Mornay, Don Johnson, Stephen Lang ou celui de Taylor Hackford 1998 « L’Associé du diable » joué magistralement par Al Pacino, Keanu Reeves, Charlize Theron. Il n’en est rien, il s’agit d’une chronique que nous accordons au métier noble de l’Avocat, un métier dont l’entrée est loin de faire l’objet d’un fair-play pour tous les juristes du Maroc.

 

En effet, quand un lauréat Marocain des Facultés de Droit espère revêtir la toge d’avocat et intégrer le parquet, il doit, en amont de la chaine de valeur de cette filière juridique et judiciaire, dépocher le cachet de 100.000 DH pour y avoir accès, une somme qui n’est pas à la portée de tous les Marocains surtout au début des études juridiques afin de s’insérer dans la vie active et intégrer le métier du barreau.

A notre sens, c’est une procédure « darwinienne » qui implique, dans son essence, que le « Cric » social ne se manœuvre pas de façon équitable sur le marché de l’offre et la demande du travail, encore plus clair, cette somme de 10.000 dhs ne donne pas l’aubaine aux couches sociales les plus démunies de pénétrer la carrière du barreau.

Plusieurs interrogations nous interpellent :

Faut-il y voir une forme de discrimination ? Faut-il y voir une sorte de faveur et de favoritisme ? Nous ne pensons pas sûrement que c’est ainsi. Ou est-ce pour des mobiles purement pécuniaires de la part des entités compétentes?
Certainement, l’Ordre des avocats du Maroc a ses raisons que la raison ignore. Quelles qu’elles soient les raisons, nous pensons que la dimension sociale, les valeurs de l’équité et de l’égalité des chances doivent l’emporter et triompher.
  
Rétrospectivement et dans l’histoire du parquet et du barreau, combien nous avons vu des magistrats, combien nous avons vu des procureurs, combien nous avons vu des hommes et femmes issus du parquet avalisant d’éminentes fonctions de l’État : Primature, ministrables, ambassadeurs, et autres postes de commis de l’État et j’en passe…….
La plupart de ces émérites et chevronnés ne sont-ils pas venus et originaires de couches sociales populaires qui, d’antan, n’auraient pu acquiescer à cette auguste responsabilité s’il y avait eu une telle barricade à l’entrée moyennant des enveloppes fiduciaires.

La majorité des commis de l’Etat ne se sont-ils pas apprentis dans les parquets, tribunaux et magistrature du Maroc ?

De ce fait, pourquoi, à notre ère, assujettir, astreindre et acculer ce cachet de 10.000 dhs qui ne fait qu’évaporer le rêve de moult Marocains de porter la toge noire ? Et combien de souhaits et d’ambitions se sont foudroyés et démolis de par ce portefeuille ?

En guise de conclusion, nous invoquons un réexamen à reconsidérer cette somme combien généreux s’il fera l’objet d’une rémission à même à ressusciter le rêve d’une grande majorité des plus pauvres qui aspirent porter la robe noire. La séance est levée !!!!
21 novembre 2019 0 comment
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La chute du mur de Berlin, 30 chandelles après

by Mustapha Maghriti 16 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Je me rappelle quand j’ai été en 1ére à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur Monsieur Omar Kettani nous annonça la nouvelle, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe Maghreb ALKABIR, au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été ébranlé comme un château de cartes, oui, Oui dans le jour du 9 au 10 novembre 1989, le « Mur de la honte » bâtit en 1961, succomba sous les yeux des Berlinois, saillant le naufrage du bloc soviétique. Il scinda la ville de Berlin en deux et symbolisait avec force la Guerre froide. L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont enterré définitivement cette période.
Avec la réunification, on assista à une libération des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui amorçait une réunification progressive et globale du vieux continent, via en singulier l’Union européenne.
Après 30 bougies de séparation, la réunification aurait coûté 2.000 Milliards d’euros à l’économie Allemande, mais aussi appesanti sur l’ensemble des pays de l’UE. Une addition colossale qui, trente années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.
En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doignt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.
Trente ans après l’effondrement du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des hiatus considérables : Alors que le PIB par habitant de la La République Démocratique Allemande RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.
Aussi, le chômage resta difficile à contenir qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en trente ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi. Ainsi, le taux de chômage recule certes mais atteint encore les 6,9 % dans les cinq Länder de l’Est en 2019, soit deux fois plus que les 3,1 % de la moyenne nationale.
En outre, le standard de vie des Allemands de l’Est a certes assidûment augmenté depuis 1989, mais n’a pas ratrapper celui de l’Ouest. L’écart de revenu médian entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est épongé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est piane-piane remonté pour frôler les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte , l’écart des revenus a fluctué mais resta voisin de 20 %.
Certes et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest enfantent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.
Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire des trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en ressentiment devant les déconvenues et les humiliations.
La semaine dernière, l’Allemagne et l’Europe sanctifièrent les 30 bougies de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après Trois décennies du glacis communiste. D’autant plus que le climat politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrants, notamment dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui élucide un fossé politique persistant 30 ans après entre les deux parties du pays.
Certes, le mur de la honte s’est effondré, cependant , le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands persiste. Certes, l’heure des remparts et clôtures appartenait à l’histoire. Toutefois les remparts des inégalités sont toujours actualité : Le rattrapage de l’Est avec celui de l’Ouest demeure un processus très lent ; sur certains aspects économiques, la frontière entre les deux Allemagnes reste nettement marquée.
Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification?
16 novembre 2019 0 comment
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Notre Thé au Sahara Marocain

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Hier 6 Novembre 2019, le Maroc solennisa le 44éme chandelle de la légendaire Marche Verte, cette héroïque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour la bordure de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête et le recouvrement des provinces sahariennes du Sud expropriées et désappropriées par l’expansionnisme et l’impérialisme espagnol.
Le 6 novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, cuirassés et blindés par leur seul Saint CORAN et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.
Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démonerie et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain
Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les us de notre ethnie et peuplade Marocaine.
Affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa Cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain.
Mieux encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le 30 octobre écoulée, le mandat de la MINURSO pour une période d’une année.
Excepté deux abstentions, Russie et Afrique du Sud, cette impulsion Onusienne a été votée par l’écrasante majorité est une pièce à conviction de l’avancée de la diplomatie marocaine, sous les directives et les orientations Royales du Souverain Marocain.
Mieux encore, la durée du mandat de la MINURSO a été ramenée à six mois seulement. Ce rétrécissement est de bon augure, car il ne fera que pression et serra l’étau sur la boutade Polisario et l’entité fictive de la RASD pour accélérer le processus de règlement de ce conflit artificiel, et qui est entretenu par l’Algérie et ses stipendiés du Polisario depuis 1975.
Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 6 Novembre 2019 inscrit le Sahara non seulement dans sa dimension Nationale, mais combien généreux pour étendre le sable du Sahara à une portée plus ambitieuse maghrébine, africaine et arabe pour s’associer à l’édification d’un nouvel ordre arabe.
En guise de conclusion, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes :
Nous la gagnerons
Et nous la bâtirons d’amour
Car l’amour ne peut être vaincu
Pour ceux qui n’y ont jamais cru
Nous l’aurons mon amour
Nous l’aurons pour toujours.
Et j’irai concrétiser mon rêve de trinquer un bon thé au Sahara Marocain de l’autre bout de mes racines, mes sources, mes veines et mon ADN Aït Atta à M’Hamid El Ghizlane ,
Tchin-tchin!, à votre santé ………Mon Sahara
7 novembre 2019 0 comment
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Doing Business 2020 Versus Climat de l’investissement au Maroc

by Mustapha Maghriti 4 novembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le Climat des affaires a le vent en poupe depuis l’annonce Jeudi 24 octobre 2019 par la première institution de Brettons-Woods, une prouesse émérite en se hissant à la 53éme place sur un panel de 190 pays devenant le leader incontestable en Afrique du Nord et le 3éme sur la ceinture Moyen Orient et Afrique du Nord MENA. Ce classement est sans équivoque puisqu’il émane d’une entité internationale officielle et crédible, la Banque mondiale en l’occurrence.
Cependant voilà une couronne et une consécration d’obédience libérale scellée et paraphée par la Société Financière Internationale SFI qui dissemble in extenso avec l’émotion et le véritable « feeling » du milieu du business quant à l’environnement global des affaires économiques au Maroc.
A l’appui de notre allégation, moult études et enquêtes publiées récemment par des organismes financiers nationaux à l’instar de Bank Al-Maghreb ou de quelques Think-Thank comme le Centre Marocain du Conjoncture évoquant un climat de l’investissement ayant du plomb dans les ailes, puisque plus de 4.140 entreprises ont fait faillite lors du 1er semestre de l’année 2019, ce qui représente 9,1 % de hausse par rapport à l’année 2018.
Sur le marbre de la réalité de l’investissement au Maroc, le climat des affaires ne se cantonne pas aux embellies énumérées par Doing Business 2020 comme la mise en place du système de paiement électronique des redevances portuaires, la suppression des démarches de transit sur support papier, la réduction du taux de l’impôt sur les entreprises, car au regard de ces améliorations, l’acte d’investir se trouve, paradoxalement, face à un cloison de partialité d’aubaines dans l’acquisition des marchés avec cerise sur le gâteau la « sinusoïdale » du recouvrement et son coffret de favoritisme, de clientélisme et de « stellionat » .
A notre sens, le véritable calibrage du climat des affaires doit porter sur les non-dits de Doing Business à l’instar de la mécanique judiciaire : Recourir à la justice avec la gage et la sûreté de son impartialité, sa souveraineté et sa droiture, et de se faire rétribuer et indemniser quand la sentence judiciaire est en faveur de l’investisseur. 
 
Selon des recensements, la lenteur et la faible efficacité de la justice contribuent à l’exacerbation des déficiences des PME/PMI qui forgent l’essentiel du tissu économique Marocain à l’instar du secteur du Commerce (2022 défaillances), l’Immobilier (1200 défaillances) et le BTP (895 défaillances). Ces trois secteurs s’approprient à eux seuls 72% des défaillances des entreprises, ce qui met en lumière l’hiatus abyssal entre les résultats de Doing Business de la banque mondiale et le vécu quotidien des investisseurs et des entreprises nationales et étrangères et exhibe les augustes défaillances et défis à relever. 
En corollaire, seul et seul l’investisseur qui côtoie au jour le jour les dédales épineux de l’administration qui dispose de l’habilité d’attester et de juger la notation du « Hit-Parade de la banque mondiale, seul l’entrepreneur qui courtise au quotidien les tribunaux judicaires, administratifs et de commerce qui est capable de témoigner de la note attribuée par la SFI, seul le promoteur économique qui fréquente les engrenages du Business qui dispose du monopole de certifier le rating de l’environnement des affaires au Maroc.
L’obsession du Gouvernement et du CNEA de l’objectif d’une entrée dans le top 50 à la fin du mandat du Gouvernement Pjd est, in fine, à portée de main, mais reflétera-t-il l’authenticité et la réalité du climat de l’investissement au Maroc et permettra-t-il d’apporter répliques à la quadrature du cercle du chômage, de l’éducation, de la croissance et la récurrente problématique du nouveau modèle de développement que le Souverain Marocain n’a cessé d’y acculer le Team et l’exécutif ELOTHMANI à une « coda » célère!!
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La vision du Roi Mohammed VI de l’investissement : Une justice impartiale et saine au service de l’investissement

by Mustapha Maghriti 27 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Quelle trame se tisse entre les flux d’investissement dans un pays et sa mécanique judicaire ? Quelle intimité y a-t-il entre la coulée du business international et des affaires économiques dans un État, sa probité et son impartialité judiciaire ? Quelles osmose et symbiose y a-t-il entre le climat de l’investissement dans un territoire économique et sa rectitude juridique ? Tandem et duo idyllique et intime assurément. 

C’est dans ce sillage que s’est déroulé la deuxième édition de la Conférence internationale de Marrakech sur la justice tenue les 21 et 22 octobre 2019 dans la cité ocre, sous le thème «Justice et investissement : défis et enjeux». Placée sous les auspices du Roi Mohammed VI, ce « synode » d’envergure, organisé de concert par le Ministère de la Justice, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la présidence du Ministère Public, s’inscrit dans l’optique des Hautes Orientations Royales visant l’exhortation à l’investissement, le raffermissement de la compétitivité de l’économie nationale et l’embellie du climat de l’investissement, par l’adoption de la culture de dialogue, de concertation et de coordination entre les différents acteurs du secteur de la justice au Maroc et à l’échelle internationale. 

Cette Conférence internationale s’inscrit dans l’objectif du calibrage, l’évaluation et la consolidation des bonnes pratiques juridiques et judicaires en tant que levier du développement durable. Cette rencontre de « haut standing » a été l’opportunité de discuter des différents aspects juridiques, économiques, financiers et sociaux liés à la problématique du diptyque Justice/ Investissement avec la participation d’environ 800 représentants venus de plus de 80 pays, dont une quarantaine de Ministres de la Justice, plusieurs présidents de Conseils supérieurs de la justice et de Ministères publics, outre des représentants d’institutions économiques et financières internationales. 

C’est un secret de polichinelle que la justice est l’un des sésames incontournables pour affûter l’environnement de l’investissement, promouvoir la liberté d’entreprendre et protéger le milieu des affaires. La mise en place d’un climat bienveillant et propice à l’investissement implore des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la conviction, et la sûreté dans le système judiciaire et par conséquent la confiance dans le site et la destination Maroc. « Au-delà de l’actualisation des législations incitatives en vigueur, la mise en place d’un climat propice à l’investissement requiert des garanties juridiques et économiques susceptibles de renforcer la confiance dans le système judiciaire et d’assurer une sécurité totale aux investisseurs », a relevé le Souverain Marocain dans un message adressé aux participants à la 2éme Conférence Internationale sur la justice. 

Rétrospectivement, le Souverain Marocain n’a-t-il pas mis les pleins phares sur la justice dans son historique discours royal du 20 août 2009, entièrement consacré à la réforme de la justice, et a  été reprise dans son allocution royale du 9 mars 2011 ? 

Insistant sur l’ampleur de se livrer à un alignement des normes et des procédures de règlement des différends liés à l’investissement, aux niveaux national, régional et international, le Souverain Marocain, dans sa vision de l’investissement a allégué qu’il est cardinal de transcender les problématiques liées à la compétence des juridictions nationales, en mettant en place un système juridique adéquat. 

Et comme dit le journaliste et le politicien Français Émile de GIRARDIN dans la politique universelle (1852) « gouverner, c’est prévoir », ce nouveau mécanisme doit permettre d’anticiper les problèmes éventuels et de diguer les contentieux, grâce à l’édification d’organes spécialisés dans la résolution de différends, selon des délais raisonnables. Il doit, en outre, être en mesure de prendre en considération les singularités des litiges financiers et d’agir avec diligence, efficacité et souplesse. 

A cet égard et pour que le système judiciaire puisse jouer son rôle fondamental de relais et moyen d’action à l’investissement aussi bien national qu’étranger, le Maroc a adopté une armada juridique moderne et structurant afin de développer le monde de la finance et des affaires, d’encourager l’investissement et d’insuffler une dynamique vigoureuse au circuit économique, en soutenant les entreprises nationales qui sont les transmissions de la croissance économique. 

Pour être au tempo de l’environnement économique et juridique international, récemment, le Maroc a adopté d’importants textes, comme la version remaniée du Code de commerce, les lois sur les sociétés, la loi sur les garanties mobilières, ainsi que la consolidation de l’approche qui exhorte les magistrats à dépasser les limites de leur mandat traditionnel pour remplir des missions à visée économique et sociale, en les encourageant à garantir la sécurité et la paix sociale dans l’entreprise. 

C’est grâce à cet ensemble de mesures que le Maroc pourra s’affirmer, davantage comme un pays crédible et digne de crédit auprès des investisseurs nationaux, étrangers et des différents acteurs économiques et financiers internationaux. 

Sous cet angle, la Cour de Cassation est interpellée à apporter crédibilité, stabilité, et souplesse aux décisions arbitrales étrangères et à renforcer la protection juridique des brevets d’invention et des droits d’auteur. 

Dans le cadre de ces réformes législatives qui ont d’ores et déjà généré une dynamique porteuse d’efficacité, le Souverain Marocain appelle l’exécutif à accélérer l’approbation des derniers textes juridiques connexes, à élaborer les documents réglementaires se rapportant aux lois approuvées. 

Pour mieux se positionner dans les juridictions du business international, le Souverain Marocain n’a-t-il pas appelé à une supputation de l’expérience des tribunaux de commerce et de lui donner les moyens de se développer, en consolidant ses acquis et en lui ouvrant des horizons nouveaux, inspirés des expériences les plus réussies dans le monde, comme celle des juridictions des affaires, que certains pays ont mises en place, soutenant qu’une attention particulière doit être créditée à la formation spécialisée des différentes composantes du système de justice en vue d’accroître la capacité des juridictions à rendre, dans des délais raisonnables, des sentences justes et appropriées ? 

En sus, et dans le dessein d’engager les différentes composantes du système de justice dans le chantier de la transition numérique et pour assurer une meilleure diffusion et transparence de l’information juridique et judiciaire et pour que le travail judiciaire gagnera en fluidité et en efficacité, le Souverain Marocain a recommandé l’utilisation des nouvelles technologies, le renforcement et la généralisation de la dématérialisation des formalités et procédures juridiques et judiciaires, ainsi que le recours aux services de justice à distance. 

En outre, pour mettre en place un environnement sain pour l’investissement, fort de ses assises économique, sociale, administrative et institutionnelle et sensible à la dimension de promotion des droits de l’Homme, le Souverain a appelé à œuvrer davantage à consolider l’Etat de droit, à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, à favoriser les occurrences d’anticipation juridique, à donner aux acteurs de la justice une formation de qualité, à moderniser l’administration judiciaire et à renforcer sa gouvernance. 

De surcroît, pour prendre en considération la dimension internationale et la composante technologique de la mondialisation des échanges commerciaux, financiers et économiques, il est vital d’aborder les affaires liées à l’investissement sous tous les aspects associés aux législations commerciale et bancaire, fiscale et douanière, foncière, notariale et sociale 

Grâce à la conjonction de tous ces efforts, le Royaume gagnera en crédibilité et attirera, par ricochet plus d’investissement et progresserait dans le peloton du classement Doing Business et être candidat au cinquante pays les mieux classés pour la qualité du climat des affaires 2021 que s’est fixé le Gouvernement Pjd lors de sa première investiture. 

Le renforcement des outils et structures juridiques et judiciaires, permettra d’avoir des effets positifs à moyen terme et un impact à long terme sur la qualité de notre justice.
La réforme de la justice ne conditionne-t-elle pas la réussite des autres grands chantiers l’investissement porteur de production, de croissance et d’emploi.
A ce titre et en guise de conclusion, si le politicien français et le maçon de la Creuse Martin Nadaud disait, dans son fameux discours à l’assemblée nationale du 5 mai 1850 « Quand le bâtiment va, tout va », je répliquerai à mon tour qu’au Maroc, quand la Justice va, tout va 

27 octobre 2019 0 comment
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Après le Maroc, Jasmin et la deuxième exception démocratique Tunisienne

by Mustapha Maghriti 21 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Souvent, on taxe l’Afrique d’un continent où la dictature bat des records, où la corruption gangrène les économies africaines et où les règles de la démocratie ne sont guère respectées. Seulement, voilà depuis le fameux tumulte politique du printemps Arabe, le Maroc s’en sortit vaincu et a fait la première exception jalonnée par la Constitution du 30 Juillet 2011, et vient en suite la Tunisie à travers les dernières élections présidentielles où le candidat indépendant Kais Saied a été élu Président de la Tunisie avec 73% des voix.

De ce fait, nous pensons que la récurrente phrase que l’Afrique n’a jamais été pas un site de démocratie et de démocrates n’est qu’une boutade et gageure et la perception impérialiste qui voudrait décontenancer la mainmise Occidentale sur l’Afrique est plus que jamais anachronique.On peut multiplier les exemples à travers l’Afrique du Sud avec le combat de longue haleine d’Alias Papa Madiba, Nelson Mandela en l’occurrence, ou le Rwanda qui a fait des bonds de géant sur les plans économique et humain après un pénible génocide et un tortueux chemin vers la démocratie.Aujourd’hui, l’illustration démocratique émane d’un pays frère, voisin et limitrophe, situé dans une aire très minée par des abasourdissements et de tohu-bohu qui est la Tunisie.. 

Les dernières élections présidentielles Tunisiennes ont requis de la part des médias internationaux une bienveillance singulière : A l’une, les articles des journaux les plus réputés sur l’arène des médias internationaux n’ont pas asséché de mettre en piédestal l’exception Tunisienne. Ainsi, aux USA, les prestigieux New York Times ou le Washington Post, en France, le Monde, en Allemagne le Der Spiegel, et en Espagne El País ont tous jetés l’encre de leur plume et leurs ondes sur les urnes tunisiennes qu’ils ont qualifiées d’sensationnelles.
Très vite, après la Révolution du Jasmin, nos confrères Tunisiens ont pigé qu’un microcosme démocratique réussi passe inlassablement par un « prorata » des pouvoirs. D’ailleurs grâce à ce partage des pouvoirs, quoiqu’il a une connotation péjorative, que la première chambre de Carthage a préconisé un système parlementaire où les prérogatives du chef de l’exécutif transcendent ceux du Président de la république Tunisienne. A travers ce partage du pouvoir, le parlement prémunit solennellement la volonté populaire des Tunisiens exprimée par les urnes et ce pour éviter toute éventualité de frénésie du président de la Tunisie.
Au regard de ces défis, la Tunisie a gagné la confiance de ses citoyens et l’estime international.La transition politique Tunisienne a irréfutablement authentiqué des prouesses notables avec l’intronisation de l’Etat de droit, l’éclaircie de la transparence, de la bonne gouvernance et du respect des libertés fondamentales. Ces « métempsycoses » de l’espace public et du paysage politique ont permis à la Tunisie d’ouvrir un nouveau chapitre dans son histoire moderne avec le crépuscule du despotisme et l’émersion d’une nouvelle démocratie.
Ainsi, l’arène politique a connu une grande avancée et moult partis politiques, d’associations et d’organisations de la société civile ont vu le jour, donnant au paysage politique Tunisien une diversité et une richesse qu’il n’a jamais connues par le passé.

En sus, l’espace médiatique qui a été muselé du temps du tortionnaire Zine Abidine ben Ali a connu une extraversion de la parole et un accroissement de ses supports médiatiques aussi bien dans l’audiovisuel que dans la presse écrite mais aussi sur le net. Cette ardeur politique, médiatique porte la Tunisie depuis 2011 et en a fait une grande officine d’idées et de nouvelles pratiques politiques et sociales.Mais, si Jasmin a franchi des pas importants dans le domaine de la transition politique, la transition économique, elle, reste en panne d’inspiration.
Sous cet angle, le nouveau président Tunisien et son Team qui sera formé très prochainement aura du pain sur la planche, puisque plusieurs chantiers et dossiers économiques sont en mode stand by :
D’abord, la croissance économique, même si elle a connu un léger rebond, reste minuscule et inhabile à enchaîner une nouvelle dynamique économique et sociale porteuse d’emploi, d’investissement et d’espoir. 
Aussi, les deniers publics traversent une grande crise économique qui a été à l’origine d’une envolée fulgurante de l’endettement public.

Au niveau des échanges commerciaux et financiers, ne faut-il pas mettre en lumière les déséquilibres qui plombent la balance courante et la baisse inexorable des réserves de change ?

Parallèlement à ces achoppements macroéconomiques, il faut, en outre, souligner les entraves structurelles qui se matérialisent avec la chute de l’investissement et l’attentisme de plus en plus marqué des investisseurs. Les retards accusés dans les réformes économiques ne sont-ils pas à l’origine des écueils dans les négociations avec les institutions internationales et particulièrement le FMI ?

Comparativement à l’économie Marocaine, le modèle de développement Tunisien n’arrive pas à sortir du tunnel basé sur les faibles coûts de main-d’œuvre pour structurer un nouveau modèle de développement et entrer de plein-pied dans l’ère des industries 5.0 étayée sur la qualité et la formation de la main d’œuvre.

L’ensemble de ces dénonciateurs sont éloquents et significatifs non seulement d’une déliquescence de la situation économique, mais aussi d’une transition économique en débrayage. Une situation qui émane de l’immobilisme et l’inertie qui a singularisé les politiques économiques durant les deux dernières années en entrainant l’économie Tunisienne vers le tumulte économique.
Aujourd’hui, en dépit des éloges et argumentaires triomphalistes, le modèle Tunisien reste économiquement en point mort et « endure » les plus grandes contrariétés à retrouver les pistes d’une dynamique économique et sociale solide.
Cette crise économique a été à l’origine de remous sociaux sans égal et de l’envolée des mécontentements qui s’expriment tantôt de manière organisée et tantôt de façon agressive. 

Ces manifestations ne nous rappellent-elles pas les promesses non tenues du printemps Arabe ? 

Ainsi, le malaise des jeunes chômeurs qui les a mis parfois sur l’itinéraire d’un aventurisme politique courtisant avec les extrêmes ou sur des bateaux d’Eldorado, et les fureurs des régions désenclavées dans l’effort de développement laissent beaucoup à désirer.

Curieusement, en dépit de la gravité de la crise économique qui sape la Tunisie, les questions économiques ont été écartées dans le débat public. Ce constat est d’autant plus préoccupant que la situation économique ne cesse de se dégringoler et que la Tunisie piétine à réaliser sa transition économique et l’édifice d’un nouveau modèle de développement durable et inclusif.

Aujourd’hui, il est temps de mettre l’instance économique au cœur du débat public avec l’élection du nouveau président Kais Saied. Il est un Must de prendre à bras-le-corps les challenges économiques pour leur apporter des répliques nouvelles et sortir ainsi des sentiers battus qui ont été suivis depuis quelques années.

Nous pensons, en guise de conclusion, que pour sortir de taciturnité économique et sociale, le nouvel exécutif de Carthage doit de sortir de l’attentisme et de la tergiversation en dénouant avec les choix conformistes et stéréotypés qui ont jalonné les politiques économiques et mettre du front dans l’action politique et économique.

In fine, l’action politique, économique et sociale doit désormais s’inscrire dans une optique effrontée et volontariste en ouvrant de nouveaux horizons féconds à la transition politique et redonner l’espoir dans la capacité de la Tunisie à répondre à la « desiderata » de la Révolution afin de réussir la deuxième exception Tunisienne dans l’orbite de l’emploi, de la liberté et de la dignité nationale. Bon vent à Jasmin !!

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Quand la pauvreté est primée par le prix Nobel d’Economie 2019

by Mustapha Maghriti 15 octobre 2019
written by Mustapha Maghriti

Hier, Lundi 14 Octobre 2019, pour la deuxième fois dans l’histoire de l’Académie Royale Suédoise en économie, le prix Nobel a été attribué à une femme. En effet, le prestigieux prix d’Alfred Nobel d’économie 2019 a été décerné à la Française Esther Duflo, professeure au MIT (Massachussets Institute of Technology), où elle occupe la « chaire Abdul Latif Jameel sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement, récipiendaire aussi en 2010 de la médaille John Bates Clark. Ses travaux lui avaient valu en 2013 d’être choisie par la Maison-Blanche pour conseillère au sein du cabinet du président Barack Obama sur les questions de développement. A côté d’elle, deux autres économistes Américains, l’un l’époux d’ Esther Duflo Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Ils ont été récompensés pour leurs travaux sur l’allègement de la pauvreté globale. 
Faut-il rappeler que le Prix Nobel a été crée 1968 par la Banque Centrale de la Suède en mémoire à Alfred Nobel, un chimiste, industriel, fabricant d’armes suédois et inventeur de la dynamite où dans son testament, rédigé en 1895, il laissa sa fortune de 32 millions de Couronnes Suédoises (environ 3,5 millions d’Euro) comme héritage pour créer le prix Nobel. 
Les investigations du triplet du prix Nobel d’Economie 2019 ont porté sur les sentiers et les moyens pour lutter contre la pauvreté globale. Plus d’une vingtaine d’années, leur approche économique, étayée sur les essais et recherches, a métamorphosé l’économie du développement, qui est actuellement un champ de recherche resplendissant, en décomposant, à titre illustratif, la quadrature du cercle de la pauvreté en sujets plus restreints, mais plus facilement adressables, à l’instar de la santé des enfants ou l’amélioration des systèmes éducatifs. 
Pour Michael Kremer, il a réalisé ces premières recherches économiques au Kenya, pour trouver des moyens à améliorer les résultats scolaires en posant des apostrophes sur ce qui aidera le mieux à améliorer le niveau d’éducation d’élèves en difficulté dans des pays en développement comme l’accès à des livres, ou les cantines gratuites. 

Michael Kremer et son Team ont réalisé des empirismes, comparativement aux expériences en médecine, et ce en sélectionnant au pif des écoles aux mêmes caractéristiques (localisation, revenu des parents, etc.). Puis ils ont ventilé ces établissements en deux groupes aléatoirement : Certaines écoles recevaient de l’argent pour des livres, d’autres pour une cantine gratuite. Le résultat fut qu’aucune des deux méthodes n’était efficace. L’accès aux livres n’aidait que les élèves déjà les plus brillants de l’école. 
Ainsi, depuis, les trois chercheurs ont réalisé des expériences similaires dans d’autres domaines : Sur l’enseignement, Esther Duflo et Michael Kremer se sont focalisés sur l’efficacité des professeurs et à leur absentéisme dans les écoles des pays en développement. 
Aussi, Esther Duflo et Abhijit Banerjee ont montré que, contrairement à ce que l’on pensait, le microcrédit était peu efficace : Il aidait peu ou prou à développer des petites entreprises déjà existantes, mais n’a aucun impact sur la consommation ou d’autres indicateurs de développement. 
Du côté de la santé, d’autres recherches de Michael Kremer ont montré le corollaire du prix d’un médicament sur son utilisation. A titre d’exemple, un vermifuge antiparasitaire n’est donné que par 18% de familles s’il coûte 1 dollar, alors que s’il est gratuit, 75% des parents en fournissent à leur enfant. Cela semble couler de source, sauf que le prix de 1 dollar veut dire que le médicament est déjà très subventionné. 
D’autres investigations ont corroboré que la mise en place de cliniques mobiles triplait le taux de vaccination ; celui-ci augmentait encore si l’on proposait aux parents un sac de lentilles en échange de la vaccination de leurs enfants. Et le tout pour un coût par vaccination plus faible, dans la mesure où ces cliniques mobiles ont des coûts fixes importants. Alors plus il y a de patients, plus le coût d’une vaccination diminue. 
Ainsi les études du Trio du prix Nobel d’Economie 2019 ont façonné un nouveau champ de recherche de l’économie du développement. L’Organisation Mondiale de la Santé OMS, suite notamment à l’étude sur les vermifuges, recommande que les médicaments soient distribués gratuitement pour 800 millions d’enfants vivant dans des zones où plus de 20% d’entre eux sont touchés par des infections parasitaires. 

Sur l’éducation, le programme de soutien scolaire de l’OMS touche maintenant 5 millions d’enfants indiens dans 100.000 écoles. 
Notons en guise de conclusion que les travaux d’Amartya Sen prix Nobel d’économie 1998 ont porté sur l’analyse du bien-être économique et sur l’origine des famines et de la pauvreté.

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Une économie Marocaine en biais de Statu Quo: Une approche par les Politiques économiques

by Mustapha Maghriti 13 septembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Nul ne doute que le tissu économique et social Marocain vit une crise profonde. Pour preuve, les discours du Souverain Marocain, ces dernières années, coulent tous dans le même moule sur la lassitude du modèle de développement Marocain. 
Ces discours sont significatifs de l’aggravation de la crise que nous traversons depuis quelques années et de l’échec manifeste de nos politiques économiques pour y faire face, qu’il s’agisse du niveau de la dynamique économique à travers la croissance globale, de celle des finances publiques, de l’activité économique ou des performances de notre commerce extérieur. 
Mis à part des plaidoiries du sérail, le discours officiel de l’exécutif ELOTHMANI continue à privilégier la fuite en avant et la scotomisation de cette crise, en mettant l’accent sur quelques indicateurs économiques rabiotés ici et là tout en indiquant que ces difficultés sont indépendantes de sa volonté et qu’elle a pour cause les achoppements de l’économie mondiale. 
Si nous insistons sur les facteurs intrinsèques, c’est pour mettre l’accent sur l’absence d’une vision du Gouvernement et l’échec des politiques économiques mises en place afin d’améliorer la situation économique et pour mettre en place les réformes nécessaires à même à relancer la croissance économique. 
Très loin de l’idée de minorer les facteurs exogènes, qui se matérialisent à travers la décélération de la croissance chez nos partenaires économiques, particulièrement les pays de l’Union Européenne, ainsi que la grande incertitude et instabilité qui caractérisent l’économie internationale, il est important de mettre l’accent sur la responsabilité de nos choix de nos politiques économiques et leur « agénésie » à sortir notre pays de cette léthargie.

Mais, revenons d’abord sur les faiblesses de notre économie à travers toute une série de statistiques publiées par plusieurs organismes nationaux et internationaux (Office de changes, HCP, Bank AlMaghrib, FMI, banque mondiale……) qui montrent que les réalisations économiques et sociales s’écartent amplement des objectifs déclarés par le Gouvernement lors de son investiture. 
En effet, la croissance économique n’a été que de 4,1% en 2017, 3% en 2018, 2,7% estimé pour 2019 et 3,4% selon le Haut Commissariat au Plan HCP. Cette chute de la croissance économique est imputable à la baisse de la croissance du secteur agricole de l’économie en ces deux dernières années, en dehors de celui des services. 
Il s’agit des performances économiques les plus fragiles des deux dernières années qui font de l’objectif de croissance de 5,5% fixé à l’orée 2021 par le gouvernement dans la loi de Finances 2011 un lointain souvenir.
Parallèlement et en dépit d’un taux d’investissement des plus généreux au monde, 34 % du PIB par an depuis le milieu des années 2000, les corollaires en termes de croissance économique, création d’emplois et productivité, ont été décevants. Pour preuve, la croissance non agricole stagne autour de 3% et le taux de croissance annuel moyen des 4 années ne serait que de 3,3%. 
En termes de benchmarking, certains pays tels que la Turquie, les Philippines et la Colombie ont atteint des taux de croissance économique analogues ou supérieurs, avec des niveaux d’investissement nettement inférieurs. Les pays qui ont réussi leur Take-off économique sont parvenus à maintenir des taux annuels de croissance du PIB par habitant bien au-delà de 4 % pendant des décennies (contre des taux annuels moyens au Maroc de 2,9 % entre 2000 et 2017 et de seulement 1,6 % entre 1990 et 2000). 
Cette tendance saturnienne n’a pas suscité l’intérêt de la part des pouvoirs publics et des experts en dépit de son ampleur stratégique. Cette rétrogression est l’alerte du crépuscule d’un modèle et du projet économique de l’Etat postcolonial qui a échafaudé sa philosophie sur la nécessité de diversifier notre économie et de sortir de l’insertion rentière héritée de la période coloniale. Le nouveau projet économique de l’Etat indépendant avait alors donné un rôle stratégique à l’industrie qui devait porter ce programme d’autonomie économique, dans lequel les entreprises publiques et le secteur privé ont joué un rôle vital. La précellence du développement industriel a été donnée dans les premières années de l’indépendance aux activités d’import-substitution pour substituer les biens de consommation finale, importés de la métropole coloniale dans les années 1960 et les activités de promotion des exportations à partir du début des années 1970 à la forte intensité en main-d’œuvre non qualifiée.Mais, ce modèle de développement industriel a atteint ses limites dès la fin du siècle dernier et nous n’avons pas été en mesure de le renouveler malgré les alertes de la banque mondiale et du FMI. 
Une autre série de résultats est moins négative et concerne le faible recul du chômage dont le taux a dépassé les 14% en milieu urbain et près de 15% chez les jeunes de 25 à 34 ans. 
Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire dépasse le taux annoncé de 3% pour atteindre les 3,7% en 2018. Après privatisation, il est estimé à 3,6% du PIB en 2019 et prévu à 3,5% en 2020. Le taux d’endettement global culmine pour atteindre la barre de 81% du PIB et celui du trésor à 66%. 

La quatrième série de résultats concerne le commerce extérieur et la dérive de nos échanges commerciaux : le déficit commercial a atteint à la fin de Juillet 2019 la valeur de 122,8 milliards de dirhams (MMDH) en vertu des statistiques de l’Office des changes. Les importations ont augmenté de 10,4 milliards de DH par rapport à juillet 2018, pour atteindre 291,1 milliards. En face, les exportations n’ont évolué que de 5,3 milliards de DH, à 168,3 milliards. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est donc dégradé de 58,1% à 57,8%. Ce déficit n’a pas cessé de se dégringoler aussi bien dans la phase I que la phase II du mandat de l’Exécutif PJD. 
Ceci nous interpelle sur les possibilités de financement de ce déficit : Notre pays a réussi par le passé à financer notre déficit commercial par l’excédent de la balance des services et le transfert de nos Marocains du Monde MDM. Or, l’ampleur de ce déficit rend ce scénario difficile à atteindre et se traduira par un recours plus important à l’endettement externe qui pourrait à terme peser lourdement sur notre capacité à respecter nos engagements externes.Les discours du Palais n’ont pas cessé de mettre l’accent sur l’essoufflement du modèle de notre économie ;Les facteurs évoqués par le Souverain Marocain dans ses derniers discours sont importants et il faut impérativement les prendre en considération dans une lecture objective de la situation économique de notre chère patrie. 
Cependant, le cabinet ElOthamni prend la tangente pour limiter les facteurs de crise aux causes externes. Nous pensons qu’il est important de prendre en compte les facteurs internes, ou ce que les économistes appellent les facteurs endogènes, particulièrement les politiques économiques poursuivies au cours des dernières années.
Nous pouvons souligner quatre éléments essentiels qui ont pesé sur les politiques économiques et expliquent leur limites pour construire de nouvelles dynamiques de croissance et sortir de la crise actuelle. 
– Le premier élément important concerne l’absence de vision globale en matière économique et la prédominance de la vision immédiate de court terme. Les choix de politiques économiques aujourd’hui obéissent à la volonté de gérer les chocs économiques, en particulier ceux liés aux grands équilibres macroéconomiques comme les déficits jumeaux des finances publiques et du commerce extérieur. Les résultats que nous connaissons aujourd’hui sont la preuve de la faillite de cette conception de la politique économique, car la réponse aux chocs économiques, aussi importants soient-ils, ne peut pas se limiter aux réponses conjoncturelles et exigent des réponses structurelles. Ainsi, par exemple, aujourd’hui, la riposte au déficit externe ne peut pas se figer à la contraction des importations, mais exige une relance des politiques industrielles afin de développer les exportations pour percer les marchés extérieurs.
– La seconde explication des difficultés des politiques économiques concerne les conséquences sur le secteur réel et le rôle majeur de la politique monétaire au cours des dernières années. De par le passé, notre pays a suivi une politique monétaire expansionniste pour sortir de la crise économique et nous épargner une forte dépression économique. Mais, la Banque centrale revernît sur ces choix en opérant un changement majeur dans nos politiques monétaires, en favorisant un tournant beaucoup plus restrictif en coordination avec le FMI dont l’objectif était de faire face aux pressions inflationnistes. Cette politique a été à l’origine d’une augmentation rapide des taux directeurs et une réduction des possibilités de financement de la Banque centrale pour les banques. Il semble aujourd’hui que ce tournant restrictif de la politique monétaire commence à avoir des effets sur la sphère réelle et à peser de tout son fardeau sur les investissements privés.
– Le troisième élément qui explique les limites de nos politiques économiques concerne la réduction des effets de la politique budgétaire expansionniste. Les différents gouvernements ont poursuivi une politique budgétaire expansionniste dont l’objectif était de relancer la croissance économique et de sortir le secteur privé de son attentisme. Cet expansionnisme budgétaire a été à l’origine d’un renforcement du budget d’investissement. Or, cette politique budgétaire semble atteindre ses limites. 
De surcroît, ses effets sont de plus en plus remis en cause par le tournant restrictif de la politique monétaire. Ceci pose la question de la cohérence des différentes composantes des politiques économiques et plus particulièrement la coordination des politiques monétaires et budgétaires.
– Le quatrième élément essentiel dans les échecs des politiques économiques concerne le recul du rôle de l’Etat et de sa capacité à exécuter ses décisions économiques et à les mettre en place. Impuissants, les pouvoirs publics se cantonnent à légiférer sans être en mesure de mettre en pratique leurs décisions. A titre illustratif, la charte de l’investissement tant attendu par le milieu des affaires est toujours en mode stand by. 
Cette situation exige des pouvoirs publics de sortir des calculs politiciens et de faire du respect de la loi et de l’application des décisions et particulièrement des réformes économiques, sa principale priorité en dépit de leurs conséquences politiques pour anticiper les élections prochaines
Nous connaissons aujourd’hui une crise économique de notre modèle de développement qui ne cesse de s’aggraver et une forte détérioration de la situation économique. 

Toutefois avec un vent d’optimisme et comme disait Winston,  » là où se trouve une volonté, il existe un chemin », nous continuons à croire que nous avons des chemins pour définir les politiques publiques nécessaires à une sortie de crise. D’ailleurs, le Souverain, dans son dernier discours du 20 Août 2019 a bien précisé que « nous ne devons pas avoir honte ni de reconnaître nos faiblesses, ni d’avouer nos erreurs. » Le Souverain a même exhorté le Gouvernement à corriger les dysfonctionnements et à relever les défis de la nouvelle étape. 
Pour cela, nous devons réunir au moins trois conditions nécessaires : 
– La première condition est la nécessité de sortir de la scotomisation et de l’abjuration qui régente dans les milieux officiels, 
– La seconde condition concerne l’importance de mettre l’économie au centre de nos priorités et nos objectifs économiques. 
– La troisième condition a trait à la nécessité de sortir des visions  » Keynésiennes » de court terme. Les échecs actuels montrent incontestablement que la politique de la quête de la liquidité a « immolé » la politique économique. La conjugaison de ces trois conditions constituera le point de départ pour la définition d’un programme de sauvetage de notre économie Marocaine. 
Il est temps et d’urgence d’inscrire la Loi de Finances 2020 dans l’esprit des ruptures permettant d’impulser une relance économique perceptible par le milieu des affaires. C’est ainsi que le Team ELOthamani pourrait regagner la confiance des investisseurs et redonner plus d’espoir aux citoyen Marocain et à l’entreprise pour stimuler la création et le développement d’un tissu économique productif porteur d’investissement, de croissance te d’emploi.

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Le bonheur c’est les autres : le rôle des l’amitié et des relations sociales

by Mustapha Maghriti 2 septembre 2019
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres incantatoires s’éclipsent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre. Il est le Graal irrévocable et définitif de l’humanité depuis deux mille ans: diversiforme, hétéromorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. 
Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. La thématique est indémodable et le desiderata du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur. Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La célébrité ou l’argent ? Une étude exceptionnelle menée depuis 75 ans auprès de 724 Américains en apporte une preuve édifiante et passionnante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps. 

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est catégorique, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives. Une grande apostrophe nous interpellé : Pourquoi ? 
Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la claustration subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes. 
Secundo, les bonnes relations protègent et entretiennent le cerveau : Les relations dignes et satisfaisantes préservent le cerveau. Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve difficile voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure. Robert Waldinger affirme que ces relations énergiques et conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement. Certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces querelles n’avaient pas d’implication sur leur mémoire. C’est la qualité qui compte et non pas la quantité. En effet, peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe. Vivre dans les conflits ne vaut pas mieux que se sentir seul. Ainsi, une relation maritale tumultueuse désargentée et dénuée d’affection peut être méphitique pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas « Il vaut mieux être seul que mal accompagné ». A l’inverse, des relations chaleureuses et affectueuses sont nourrissantes et protectrices. 

La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une sagesse vieille comme le monde. Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples. La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en singulier sur le plan de la communication). Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles: 
– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de pénibilité et avons tendance à anathématiser les autres– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’avons rien à nous reprocher– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des preuves de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière.– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations 
Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection. 

Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent. En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit! 
Les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

2 septembre 2019 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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