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Mustapha Maghriti
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La bataille contre le Coronavirus Covid-19 au Maroc : Un combat national

by Mustapha Maghriti 26 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

L’anathème du Coronavirus a chambardé et chamboulé toutes les évidences et les manifestes des prévisionnistes, des scientifiques, des chercheurs, des médecins, même des plus érudits. Une unique et seule contre-offensive : Démolir et détraquer le maillon de la contagion et de l’infection, puisqu’à ce jour, il n’y a aucune sérothérapie, ni vaccin, ni antisepsie. La seule immunisation possible jusqu’à ce moment, c’est annihiler et anéantir la contamination.

Pour preuve, les scientifiques ne se sont-ils pas acculés devant des secrets de polichinelle de l’hygiène, de la désinfection, de la prévention, de la stérilisation, de l’asepsie et de l’antisepsie ?

Les scientifiques ne sont-ils pas coincés devant des mesures séculaires et des bonnes manières primitives à l’instar de se laver les mains régulièrement, éviter les accolades et les étreintes, et se conformer à la distanciation sociale et le confinement ?

Toutefois et paradoxalement à ce que l’on pourrait penser, le confinement ou la distanciation sociale n’est pas une fracture des fils, ni une rupture des fibres sociaux, mais au contraire c’est un acte de solidarité : Chacun de nous est interpellé, pour se prémunir, à protéger les autres. Ainsi, nous redécouvrons que c’est la différence et l’altérité qui forgent le vivre ensemble.

Nul n’ignore que cet ébranlement sanitaire et les corollaires qu’ilentraîne ont, assurément, des répercussions économiques et sociales et qu’on ne peut les outrepasser qu’en s’étayant sur deux valeurs substantielles : La discipline et la solidarité.

En effet, au Maroc, à partir de 18H du Vendredi 20 Mars 2020, l’état d’urgence sanitaire a été appliqué à travers l’adoption, par l’exécutif Marocain, de deux projets de décrets lois, l’un pour créer un cadre légal aux situations d’urgence sanitaire, une notion qui n’existait pas en tant que telle dans le corpus juridique Marocain. L’autre pour se mettre en conformité concernant l’actuelle période. Cet état d’urgence sanitaire est d’une durée d’un Mois au maximum, soit jusqu’au 20 avril 2020 à 18H s’il n’est pas renouvelé.
Malgré ce qu’implique ce confinement sur le plan économique, social et psychologique, nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme. Faut-il le rappeler, cela rentre dans l’optique du devoir de la responsabilité collective et partante dans la solidarité.
Depuis que le Souverain Mohammed VI a donné ses instructions pour procéder à la création d’un fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus, le 15 Mars 2020, la solidarité dans notre patrie, il faut l’avouer, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer.
Contre ce vibrion et microbe, nous affrontons un combat que nous ne pouvons triompher qu’ensemble et que je gage que nous allons gagner parce que nous sommes une nation de solidarité.
A l’appui de notre allégation : Pour atténuer les contrecoups sociaux et économiques du virus Corona, des Millions et des Milliards de dirhams ont déjà été collectés, et le peuple Marocain, chaque Marocain, chacun selon ses moyens, s’attroupe et se mobilise.
Cet engouement et ce zèle ne nous rappelle-t-il pas celui qui a couronné la Marche verte  du 6 Novembre 1975? Voir une nation solidaire, soudée et unie avec une seule visée celui de tarir et contenir le virus Covid 19.
Aussi, la solidarité se matérialise par les gestes au jour le jour : N’est-il pas mirifique cette jouvence Marocaine dotée  de masques, de désinfectants, à leurs frais pour aseptiser les moyens de transport et qui propose ses services, pour faire les courses à la place des plus âgés ou ceux et celles qui partagent des subsistances et des provisions avec leurs circonvoisin ?
En plus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces Armées Royales ne montre-elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ?
La stratégie Marocaine suscite l’admiration non seulement par la célérité de sa mise en œuvre, mais également et surtout par l’implication multi-forme de toutes les institutions et composantes de la société.
 
Les chiffres sont en effet éloquents : Le Royaume arrive parmi le quatuor de tête dans les pays ayant mobilisé le plus de moyens par rapport au PIB. Ainsi, le Maroc est classé quatrième avec 2,7% du PIB juste derrière la Suède, le Chili et la Nouvelle Zélande. Une prouesse importante qui en dit long sur le degré d’implication pour stopper la propagation de la pandémie Covid-19.
L’expérience singulière du Maroc en matière de lutte contre le coronavirus s’impose comme l’une des meilleures à l’échelle de la planète. Le constat n’est pas fait au Maroc mais il est de plus en plus dressé par les observateurs avisés de l’étranger. Le dernier article en date a été publié par le quotidien espagnol à grand tirage, El Pais dimanche 22 Mars 2020 où ce dernier positionne le Royaume à «l’avant-garde mondiale» en matière d’adoption de mesures drastiques pour freiner l’expansion du nouveau coronavirus (Covid-19). «El Pais» explique en outre que le Maroc a pris l’initiative de prendre des mesures «plus restrictives» pour faire face à cette pandémie alors que d’autres pays sévèrement touchés par le coronavirus ont pris du retard.
Cette solidarité atteste et certifie que nous faisons Nation. Nous serons une brigade Marocaine irréductible tant que la discipline et la solidarité prédomineront. Nous devrons garder cet état d’âme quelle que soit la durée de la pandémie Covid-19.
Le Maroc n’est-il pas in fine, en train de vivre un tournant dans son histoire ? Un nouveau chapitre s’écrit, ce nouveau modèle de développement tant attendu, la pandémie planétaire l’a interpellée en chemin ! Il est en train de se forger d’une manière instinctuelle où la survie du peuple passe avant l’économie et tout cela par la grandeur du Roi Mohammed 6 qui à pris les bonnes mesures, au moment opportun pour aviver un plan de bonne gouvernance et de sauvetage de bonnes augures.
Nous devons nous demander non seulement, en guise de conclusion, comment surmonter l’épée de damoclès de la Covid-19 puisque la discpline et la solidarité sont là, mais aussi et surtout quel genre de Maroc nous habiterons une fois la tempête du Corona est passée ?
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Périple meurtrier d’un anathème chinois sur notre planète : Quelles mesures de riposte ?

by Mustapha Maghriti 12 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

Depuis l’annonce du premier cas de coronavirus dans un marché aux fruits de mer de Wuhan en Chine le 31 décembre 2019, le nombre de sujets affectés par le Covid-19 ne cesse de faire tâche d’huile en entamant son périple sanguinaire dans plusieurs contrées de la planète (les statistiques actuelles livrées par l’OMS font état de 110.000 affectés et 3800 Morts) avant de passer au Maroc à travers l’infection d’un concitoyen ayant séjourné quelques jours en Italie pour que le bilan passe à 28 affectés . De ce fait, le coronavirus fait partie aujourd’hui du paysage national, avec sa malignité, les inquiétudes qu’il suscite, la frayeur qu’il génère chez les Marocains.

Il fera, toute chose égale par ailleurs, des victimes dans tous les pays qu’il visite à l’instar de sa présence dans plus de soixante États de par le monde. Au regard de ce virus, il convient de rationaliser l’irrationnel en évitant, au moins,  6 écueils : 

– Primo, Il ne faut pas succomber à la frayeur, laquelle est notamment attisée par des Fake/News qui châtient et pullulent sur les réseaux sociaux, ce fléau fait de plus en plus place à une vraie endémie, c’est « l’infodémie » qui l’accompagne ; la fluidité de diffusion de l’information et à l’accès à celle-ci couplés aux infox auxquelles sont exposées les internautes, expliquent en partie le foisonnement des comportements irrationnels 

– Secundo, en raison de son statut de pays touristique, les autorités compétentes doivent claustrer et barricader les frontières terrestres, maritimes et aériennes à travers des cellulles de veille, de riposte et de surveillance épidémiologique qui s’imposent face au virus Corona à travers un dispositif de contrôle et de diagnostic virologique draconien pour éviter que des cas supplémentaires ne passent entre les mailles du filet dans le futur, 

– Tertio, il est un Must de dépassionner les rumeurs relatives au virus Corona en menant de véritables campagnes d’information les plus évasées, les plus étendus, les plus explicites en milieu urbain, rural ou en milieu péri-urbain à travers les ondes de radios, de chaînes de télévision, de supports écrits et affichage pour des actions de longue durée sur les moyens de prévention, car depuis que le Ministère de tutelle a commencé à comptabiliser les premiers cas de Covid-19, nos concitoyens qui sont à la fois surinformés et désinformés sont pris de phobie et d’effroi. A cet égard, le speech du chef de l’exécutif Marocain Saâdine El Othmani est à saluer pour dépassionner le débat, ainsi que les mesures préventives à prendre pour se prémunir contre le Coronavirus,


– Quarto, afin d’éviter sa transmissibilité, le Ministère de tutelle devra se pencher sur les mécanismes à mettre en place pour augmenter, pour les professionnels de santé , la capacité de production de gants, de masques médicaux et de gel hydro-alcoolique pour se prémunir eux-mêmes, et éviter que leurs patients ne soient infectés ou infectent d’autres personnes. Ils ont aussi besoin de respirateurs, lunettes de protection, écrans faciaux, blouses, etc.
– Quanto, les services du contrôle des prix relevant respectivement du Ministère de l’Intérieur et du département du Commerce et de l’Industrie doivent rassurer les Marocains que l’offre des denrées alimentaires couvrent largement la demande pour éviter les comportements « Panurgiens » et hystériques dans les différentes grandes surfaces et des comportements spéculatifs qui peuvent en résulter qui risqueraient de hausser les prix, 



– Ultimo, le renforcement de la coopération en la matière devient de plus en plus une nécessité impréieuse pour tous les membres de la communauté international. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les besoins mensuels en masques médicaux, en gants et en lunettes de protection sont évalués respectivement à 89 millions, 76 millions et 1,6 million. 

Faut-il souligner, en guise de conclusion, une chose rassurante : Malgré toutes ses tares, ses failles et lacunes, les autorités sanitaires Marocaines, véhiculent des informations transparentes , au jour le jour, accompagnées de mesures d’isolement pour les cas douteux, ainsi que la disponibilité d’infrastructures adéquates pour traiter les malades ; le Maroc est aujourd’hui dans la première phase de son plan de veille et de riposte au Covid-19. Il ne passera à la deuxième phase que si le nombre de cas suspectés dépasse les 200 et celui des cas confirmés les 50.D’où pas de panique.!!!

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Le Succès d’une Oeuvre Royale de l’Entreprenariat Juvénile TPE-PME : Quelles sont les conditions de réussite ?

by Mustapha Maghriti 2 mars 2020
written by Mustapha Maghriti

Au regard de l’épée de Damoclès du chômage qui touche plus de 26% chez les jeunes de 15-36 ans selon les dernières statistiques du département Lahlimi HCP, l’entreprenariat Juvénile semble représenter le remède le plus adéquat et le plus pérenne à une telle tare économique et sociale. En effet, la cloche Royale lancée en faveur du nouveau Programme Intégré d’appui aux des TPE/PME par le Souverain Marocain est venue à point nommée à travers tout un menu alléchant : 6 Milliards de dirhams entre l’État et les banques étalée sur trois années pour cortéger l’entrepreneuriat et huiler les mécanismes des relations entre la sphère bancaire et les demandeurs de crédit à travers un déblocage d’un portefeuille financier d’aide de 2 Milliards de dirhams de la part du Fonds Hassan II octroyé sous forme de crédits gratuits, relèvement du taux de la garantie de la Caisse Centrale de Garantie CCG à 80% et l’instauration d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghrib au taux préférentiel de 1,25%.

Un programme de financement intégré qui a mis la jouvence Marocaine au cœur de ses orientations stratégiques, une œuvre Royale qui ne peut réussir sans prendre en considération quelques conditions incontournables :

– Primo, Tirer des enseignements du crédit jeunes promoteurs en évitant de reproduire les erreurs du passé par l’accompagnement des jeunes promoteurs :

Les enseignements de l’échec du crédit jeunes promoteurs ne nous démontrent-ils pas que faute de rigueur, de belles créativités échouent ? Rétrospectivement, les solutions proposées par le pays depuis le début des années 90 pour lancer l’entreprenariat chez les jeunes connu sous le nom du Crédit Jeunes Promoteurs lancé le 20 février 1991 (Dahir n° 1-90-190 du 5 chaâbane 1411), ont buté au moins sur trois déficiences: le fardeau procédural, le dessèchement du financement, la non concordance des projets et la préparation immature des jeunes créateurs entrepreneurs.

 

Conséquence : Le bilan des crédits jeunes promoteurs a été très décevant ; presque un projet sur trois a été voué à l’échec, un volume de contentieux alarmant, des impayés et des retards de déblocage des fonds de l’Etat. Les mesures d’accompagnement prévues par la loi firent défaut.

En matière de management des projets, faut-il souligner que l’aspect financement n’est qu’un des volets de la réussite du programme intégré des TPE/PME, les mesures de soutien sont incontournables. De là, découle d’autres conditions inéluctables.

– Secundo, la réussite du programme TPE/PME ne peut se faire sans l’assistance de la CGEM, des chambres de commerce et professionnelles, le secteur bancaire et l’OFPPT.

Dans cette optique et pour mémoire, l’OFPPT a tenté de lancer des projets ambitieux comme les stages d’insertion en collaboration avec la CGEM qui restèrent sans suite.
Le Hic majeur vient de l’absence de cohérence et de synergie entre les différentes instances impliquées dans l’octroi du crédit. D’une part, les banques ont leurs contraintes et ne peuvent faire de l’aumône et la miséricorde, le CNJA se contentait de sa sphère consultative et n’avait pas de pouvoir décisionnel, les entreprises elles-mêmes cherchèrent plus à survivre qu’à former des jeunes.

Aussi, les couches sociales ciblées n’ont bénéficié ni de l’information nécessaire, ni de la formation suffisante pour s’engager et mener à bien leur projet.

 

En matière d’entreprenariat, la priorité doit résider dans la motivation, la qualité et la faisabilité du projet. Les institutions publiques dédiées, les banques, la CGEM, les conseillers privés, les ONG, les Autorités, l’Université et le réseau de la formation professionnelle doivent de concert s’investir en repérant les talents prometteurs et les projets à fort potentiel.

A ce titre, toute mesure n’est susceptible de produire des effets spécifiques sur l’emploi des jeunes diplômés que si elle est appuyée et soutenue par d’autres mesures préconisées dans le cadre d’une cohérence à portée plus générale. Dit autrement, l’insertion des diplômés implique une série d’actions synergiques propices au système d’éducation et de formation d’une part, et au système productif d’autre part, c’est à dire à l’environnement social et économique de l’emploi.

C’est à ce niveau vital que le pointeur du nouveau programme de financement TPE-PME, lancé par le Sultan Marocain devrait être recadré.

– Tertio, la mise en place des critères d’écrémage et d’éclectisme rigoureux, transparents, objectifs et impartiaux : Comme dit la maxime française  » Qui ne risque rien, n’a rien », il va sans dire qu’un taux d’échec judicieux est incontournable. De ce fait, les projets innovants et ambitieux, sont même sous-tendus par des taux de risque élevés, c’est pourquoi, le risque d’échec ne doit dissuader ni le bailleur de fond, ni le détenteur de projet.

Il en résulte, une mise en place d’un mode de sélection des acquéreurs des projets qui doit être étayé sur des critères rationnels, transparents écarté de tout esprit de favoritisme et de népotisme.

–  Quarto, une mobilisation optimale des ordonnateurs, des décideurs et des donneurs d’ordre :

Le rôle du climat de l’investissement, le milieu des affaires et du business est interpellé à s’assembler et à se mobiliser en faveur de cet appel Royal de bonnes augures. A cet égard, une véritable synergie des donneurs d’ordres doit se mettre en place en vue de lever toutes les entraves à la réussite de cette initiative. Le réseau bancaire doit offrir des produits et services adaptés aux besoins des jeunes entrepreneurs ainsi que l’accueil, la gestion, le suivi et la promotion nécessaire des détenteurs de projets. Avouons le, le vrai sujet n’est pas l’argent ou le décaissement du crédit, mais l’assistance des jeunes entrepreneurs. Ainsi, l’accompagnement sera décisif dans la viabilité du programme et sera un des facteurs déterminants dans la compétition entre banques et révélera, par ricochet, qui , parmi les banques Marocaines, sont les mieux armées pour la clientèle entreprise.

Sous cet angle, les Centres Régionaux de l’Investissement CRI selon leur nouvelle mouture auront à jouer un rôle crucial pour faire aboutir cette mission. Cela permettra de libérer les énergies de la jouvence Marocaine et transformera leur ambition entrepreneuriale en donnant une impulsion et dynamique forte à notre projet de développement national. Ce plan Royal intervient à point nommé puisqu’il s’inscrit pleinement dans un contexte de mûrissement stratégique qui nécessite d’agir sur des questions structurantes et à fort impact économique et sociale.

– Quinto, le Suivi post-financement en aval à travers les stratégies de distribution et de l’accès aux marchés :

Les TPE sont très peu expérimentés et ne connaissent pas les grandes dédales et labyrinthes des canaux de distribution. De ce fait, l’accès aux débouchées est un maillon incontournable qui permettra de reproduire et pérenniser le système des TPE et montrerait la bonne foi du pouvoir économique. En 2019, l’argentier du Royaume a élaboré un arrêté ministériel qui ouvrira aux coopératives et aux entrepreneurs l’accès aux marchés publics. On ne peut que révérer cette initiative porteuse d’espoir  pour le jeune milieu des affaires.

–  Ultimo, favoriser l’émergence d’une classe moyenne agricole :

Pour y parvenir, le Maroc mise sur un plan intégré d’accompagnement, basé sur des crédits à taux de crédits historiquement bas, plafonnés à 1,75% pour les bénéficiaires en zone rurale, et à 2% en milieu urbain, c’est une première dans le pays où l’oisiveté  touche plus de 26% chez les jeunes de 15-36 ans. Ceci passe aussi par les réductions des inégalités, la promotion  de l’emploi rural, l’accompagnement de l’entreprenariat individuel et de la petite et moyenne entreprise agricole Baptisé « Al Moustatmir Al Qaraoui », la coordination des actions d’appui et d’accompagnement de l’entrepreneuriat au niveau des régions et l’inclusion financière des populations rurales qui sont autant de sentiers pour créer de la valeur, individuelle et collective, et par ce biais, élever le revenu national.

Les crédits consentis selon leur répartition sectorielle et territoriale devront faire l’objet d’un monitoring régulier. Idem, un intérêt régulier doit être accordé aux dossiers qui n’ont pas bénéficié d’un accord positif  pour cerner les mobiles derrière le refus des crédits et y apporter éventuellement les réponses appropriées en matière d’accompagnement.

 

L’émergence d’un tissu de TPE compétitives présupposeraient d’agir sur le cycle de développement, de croissance et de maturation de ce chaînon de la maille de notre système productif. Des actions vigoureuses et créatives seront impératives pour développer des niches à fort potentiel, renforcer les capacités d’anticipation et surtout assurer une insertion réussie dans les chaines de valeur locales pour tirer profit des effets d’entrainement et des « positive-spillover-effects » des grands pouvoirs économiques. Cela suppose d’inscrire notre stratégie de développement et d’émergences des TPE en étroite cohérence avec les autres stratégies sectorielles des grands groupes. Sachant que notre tissu productif est formé de 95% de TPE qui ont une forte contribution de création d’emploi, elles repêcheront, in fine, à la création durable de la richesse, la lutte contre la pauvreté, à l’amélioration du niveau de vie et partant à l’inclusion sociale et au bien être Marocain.

 

2 mars 2020 0 comment
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Pression fiscale, équilibres politiques et sociaux : Quels liens ? Quelles accolades ?

by Mustapha Maghriti 13 février 2020
written by Mustapha Maghriti
L’existence de l’impôt a toujours posé la problématique de son acceptation. Maurice Hauriou l’un des pères du droit administratif français n’a-t-il pas disserté que les contestations du pouvoir fiscal et par suite de l’impôt, sont anciennes qui peuvent prendre la forme de révoltes collectives ponctuelles ? Cette question est plus que jamais présente aujourd’hui avec l’augmentation constante d’année en année de la pression fiscale qui est à l’origine de remous sociaux.
L’actualité économique, politique et sociale ne cesse de nous montrer les relations intimes et tumultueuses entre l’augmentation de la pression fiscale et les révoltes sociales ; elle est jalonnée d’épisodes de révoltes populaires suite à l’aggravation de la pression fiscale pour faire face aux crises des finances publiques.
Il y’a quelques Mois, la France vit au tempo des grondements de la contestation des gilets jaunes qui ne cessèrent de protester nonobstant de toute une batterie de mesures prises par l’Exécutif Macron et de son rétrogression sur quelques récriminations des manifestants et de sa décision d’ouvrir un débat national. Or, faut-il le rappeler, ce sont justement des décisions fiscales qui ont mis le feu aux poudres.
La première protestation a été enclenchée suite à une décision directe avec l’accroissement de la taxe sur les carburants. La seconde décision, plus ancienne, a été remise à l’ordre du jour par le mouvement des gilets et porta sur l’absolution de l’impôt sur la fortune et sa substitution par une imposition plus « Soft » du point de vue financier.
En dépit du refus de Macron de revoir sa révision de l’impôt sur la fortune, l’annulation de la taxe sur les carburants n’a pas pour autant convaincu les manifestants des gilets jaunes.
Cette osmose entre les politiques fiscales et les révoltes a été systématisée par deux sociologues, Issac Martin et Nadav Gabay dans des investigations et travaux empiriques dans leur article baptisé « Tax policy and tax protest in 20 rich democraties, 1980-2010 » et édité dans le British Journal of Sociology n°3 de l’année 2018.
Cet article palpitant revint sur des parenthèses importantes de l’histoire récente des grandes démocraties, en particulier sur les liens qui se tissent entre les révoltes et les rébellions politiques et sociales.
De telles épisodes devraient interpeller les économistes à  » dulcifier » une antique conviction conceptuelle, devenue une pratique de politique économique, surtout de politique fiscale.
Rappelons que Keynes et ses héritiers de l’économie politique, ont été convaincus que les impôts directs sont les plus anguleux et que toute pression additionnelle de l’impôt sur les revenus déchaînerait des remous politiques et contestations sociales.
En revanche, nous savons sciemment, depuis de longues années qu’un accroissement des impôts indirects est moins périlleuse du point de vue politique dans la mesure où ne ciblant pas de couches sociales particulières, elle est moins perceptible et plus ésotérique que discrétionnaire.

Or, cette investigation a remis en cause ce dogme en attestant qu’au contraire, ce sont les augmentations des impôts indirects qui ont été à l’origine des plus importantes dissidences au cours des dernières années.

Plusieurs argumentations ont été avancées par les deux sociologues, Issac Martin et Nadav Gabay pour corroborer cette hypothèse, en singulier lorsqu’il s’agit des taxes sur des biens et services particuliers ou lorsque le fardeau fiscal affecte un groupe social bien ciblé ou un produit particulier ou une industrie bien déterminée. Ces augmentations favoriseraient et attiseraient la structuration d’une rébellion sociale.

Les enseignements de l’histoire et les avancées théoriques montrent que la politique fiscale et les choix des priorités en termes d’imposition, pour accoler les dépenses et renflouer le budget de l’Etat, ne sont pas que des questions techniques/techniciens et qu’au contraire, il s’agit de choix foncièrement politiques qui ont des corollaires importants sur les équilibres sociaux et politiques. 
Historiquement, Jacques-Bénigne Bossuet alias « Aigle de Meaux » n’a-t-il pas demandé au prince de modérer les impôts et de ne point accabler le peuple car « qui presse trop les hommes excite à des révoltes et des séditions  » ?

De ce fait, la politique fiscale doit prendre particulièrement en considération quatre grandes prévalences :

– La première concerne l’efficience et l’efficacité où le levier fiscal doit chercher à cantonner la pression fiscale dont l’augmentation est de nature à dérober les acteurs de leur devoir fiscal et les activités formelles vers la contrebande et le secteur informel : « Trop d’impôt tue l’impôt » est manifestement réel comme disait le chef de file et le vétéran de l’école de l’offre Arthur Betz Laffer dans ce célèbre aphorisme économique.
– La seconde est d’ordre économique puisque l’usage de la fiscalité peut exhorter ou dissuader le milieu des affaires à investir dans activités économiques productives.
– La troisième est d’ordre social : La fiscalité peut favoriser la solidarité sociale en encourageant la redistribution du produit social.
– Enfin, la fiscalité doit contribuer à la réécriture du contrat social en mettant l’accent sur la question de l’équité et la justice entre les couches sociales.
Au-delà du débat entre les différentes écoles, notamment entre l’école de la conception d’individualiste de l’impôt et l’école de la conception du devoir social du pouvoir fiscal ou de l’impôt et en en dehors des manipulations techniques, nous pensons que la politique fiscale contribue à l’édifice et au « building » du lien social en cimentant la solidarité et en favorisant l’équité et l’égalité au sein des sociétés modernes.


De ce fait, la fiscalité ne constitue-t-elle pas, n’en déplaise à certains gourous à sa dimension technique et comptable, un moyen incontournable au rétablissement des grands équilibres politiques et sociaux ?
13 février 2020 0 comment
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Le Roi Mohammed VI et la TPE : L’opus Royal au service de la Jeunesse Marocaine

by Mustapha Maghriti 13 février 2020
written by Mustapha Maghriti
Après plus de trois Mois de l’appel royal, le secteur bancaire Marocain a été, in fine, au rendez-vous, les différentes institutions bancaires ont répondu présent à l’appel Royal avec un nouveau projet en faveur des TPE/PME. Le menu est affriandant à travers la fondation d’un numéraire de 6 Milliards de dirhams au prorata entre l’État et les banques échelonnée sur trois années pour adosser l’entrepreneuriat et lubrifier les mécanismes des relations entre l’institution bancaire et les demandeurs de crédit à travers un déblocage d’un portefeuille financier d’aide de 2 Milliards de dirhams de la part du Fonds Hassan II octroyé sous forme de crédits gratuits, relèvement du taux de la garantie de la Caisse Centrale de Garantie CCG à 80% et l’instauration d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghrib au taux préférentiel de 1,25%.
Dans le dessein d’accompagner le financement des entreprises, l’effort consenti par le GPBM est époustouflant : Pour la première fois et dans l’histoire du système bancaire et financier au Royaume, le coût du crédit est ainsi plafonné à 2% et atteint même le summum de 1,75% pour la demande dans le monde rural.
L’audience Royale accordée pour la présentation du programme de financement des TPE, n’est pas exclusivement une occurrence financière, en arrière-fond se dessine une véritable clairvoyance Royale du Sultan Mohammed VI, qui s’inscrit dans la trame du projet du développement économique et social du Maroc du 21éme siècle. Dans cette maquette Royale, toutes les institutions y collaborent, le Ministère des Finances, l’institution d’émission, et le système bancaire. Sur ces crédits, les banques auront accès à un refinancement au taux de 1,25%.
En contrepartie, elles ne pourront plus, dorénavant exiger des garanties personnelles, ce qui constituait, naguère, la principale obstruction au crédit pour les jeunes porteurs de projet et constituera au rebours un terme pour ceux qui décrient depuis toujours les épineuses conditions d’accès au financement bancaire.
Ce qui est aussi le plus saillant, c’est l’agencement d’une structure d’accompagnement, de commissions régionales et surtout de la participation de deux banques dans le milieu rural.
Ce projet résulte d’une vision d’ensemble caractérisée par plusieurs aspects où la fluidité de l’accès au financement en est le principal. Aussi, les détenteurs de projet auront l’accompagnement nécessaire à même à optimiser les meilleures chances de réussite.
Ces structures régionales répondent à un choix stratégique, d’ailleurs deux banques, déjà implantées, en milieu rural, s’engagent à consolider la bancarisation et à promouvoir les financements des projets.
A terme, la jeunesse marocaine sera la première bénéficiaire de ce programme qui aura des corollaires certains en termes d’emploi en générant 27.000 emplois directs par an et à l’accompagnement de 13.500 entreprises supplémentaires, selon les dires de l’argentier du Royaume, une retombée qui est loin d’être négligeable, surtout que cela concerne l’ensemble du territoire Marocain, y compris le monde rural.
Cette missive Royale met en exergue un vecteur crucial et vital pour le processus de croissance et de développement économique considérée, à notre sens, comme une courroie de transmission et de captation de l’investissement, source du développement économique et credo de toute politique économique du Maroc, quels que soit le sigle et la couleur du gouvernement.
La vision Royale de cet ambitieux projet véhicule un message politique qui est tout aussi important que l’impact économique et social : L’épître Royale adressée à la jeunesse Marocaine nous oblique et nous vire des discours souvent alarmistes et défaitistes.
Ainsi le jeune Marocain pourra concrétiser son rêve en devenant propriétaire de son propre projet, soutenu en amont par des structures dédiées à cette initiative Royale. Une telle initiative renforcera un climat de confiance porteur d’espoir pour les jeunes Marocains. De ce fait, ce programme TPE est une véritable aubaine pour la jeunesse Marocaine qui croit en ses rêves, ses potentialités et ses convictions en mettant un terme à l’Eldorado d’autres cieux et le brain-drain dont pâtit le tissu économique et social Marocain.
Pour réussir ce projet, les entités régionales doivent infailliblement avoir une vision d’ensemble découlant des projections intrinsèques à chaque région. Sous cet angle, cette décision prise par le Monarque ne sera-t-il pas un autre levier au service de la régionalisation avancée tant attendue et débattue ?
L’histoire ne nous éclaire-t-elle pas le présent et le futur ? Le passé n’est-il pas une leçon du présent en nous balisant les voies du futur ? De ce fait et pour faire florès cette détermination Royale, le Team Saadine Elothmani doit impérativement prendre en considération au moins Trois points essentiels :
– Les enseignements de l’échec du crédit jeunes promoteurs qui nous démontrent que faute de rigueur, de belles créativités échouent,
– La mise en œuvre, le suivi, l’évaluation constante et le calibrage pérenne, doivent être au centre des préoccupations de l’Exécutif.
– Le Suivi en aval à travers les stratégies de distribution et de l’accès aux marchés. Elles sont les maillons qui permettent de vendre et reproduire le système des TPE.
La concrétisation de cette initiative Royale passe inéluctablement par l’investissement dans le jeune Marocain et pour le jeun Marocain afin qu’il secrète les «exponentiels» de l’investissement, de la productivité et de l’emploi. Si l’économiste Jean Bodin dans, les «Six livres de la république française», dissertait son célèbre aphorisme économique «Il n’est de richesse que d’hommes», j’épilogue mon propos «Il n’est de richesse que de jeunes Marocains épanouis» car, in fine, toi, oui toi jeune Marocain : «Rien de ce qui existe en ce monde n’est en dehors de toi. Cherche bien en toi-même ce que tu veux être puisque tu es tout. L’histoire entière du monde sommeille en chacun de nous disait Djalâl-ud Din Rûmi
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Accord de libre Echange Rabat/Ankara : Les dessous économiques de la pomme de discorde

by Mustapha Maghriti 29 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti
Adam Smith est souvent considéré comme l’auteur emblématique et le pape du libéralisme qui incarnerait la foi dans les vertus du marché et de l’ouverture commerciale, qui à l’en croire, le libre jeu des mécanismes du marché et de la levée des barrières commerciales conduit à une situation d’optimum économique et que la liberté économique améliore la situation des pays libre-échangistes conceptualisé à travers sa fameuse théorie des avantages absolus. Qu’en est-il dans la réalité ?
Il n’en est rien. Pour preuve, le Maroc compte amender et replâtrer l’ensemble des dispositions de son accord de libre-échange avec la Turquie scellé en 2006.
Faut-il souligner, dans cette chronique, que l’ensemble des réactions relatives à l’accord de libre échange Maroc/Turquie ont été l’œuvre des seuls acteurs économiques et aucune position officielle de l’Exécutif Marocain n’a été observée comme c’est le cas avec la dernière sortie médiatique du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique qui a fait le buzz durant plus de 2 semaines.
En effet, selon le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, l’ALE avec Ankara est asymétrique et bénéficie plus à l’économie Turque qu’à celle du Maroc qui enregistre des pertes annuelles estimées à plus 2 Milliards de dollars.
Le textile demeure le secteur le plus affecté par ledit Accord qui se matérialise par une chronicité du déficit de la balance commerciale où les importations des produits textiles en provenance de ce pays immolent l’industrie et les postes d’emploi au Maroc.
Ces ripostes contre l’asymétrie de cet ALE ne datent pas d’aujourd’hui : Rétrospectivement, en 2013, lors d’une visite officielle de Tayyip Erdogan et d’une importante délégation économique Turque, la Confédération Générale des Entreprises au Maroc (CGEM) avec à sa tête Miriem Bensalah-Chaqroun n’a-t-elle pas boycotté cette visite en signe de désapprobation contre les pratiques commerciales de la Turquie lors du Gouvernement Benkirane ?
Ne fut-il pas également le cas en 2018 avec la pression exercée par l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’habillement (AMITH) sur le gouvernement actuel ?
Comment peut-on expliquer une telle position de l’exécutif Marocain au regard de cet ALE Maroc/Turquie ?
– Primo, il y a lieu de mettre l’accent sur l’argument économique: Certaines marques turques portent préjudice à d’autres franchises et marques Marocaines en dépit de l’augmentation de la taxation sur les produits turcs puisque le Maroc ne peut manipuler le levier douanier en vertu de l’Accord bilatéral de libre échange.
Ces enseignes Turques éludent cette hausse de la TVA en délocalisant leurs usines dans d’autres pays. Ainsi, les intérêts des industriels Marocains se trouvent en fulmination. Ceci d’autant plus que l’essentiel des échanges avec la Turquie se cantonne sur deux secteurs traditionnels qui sont l’alimentaire et le textile.
De ce fait, le commerce international entre le Maroc et la Turquie est assurément asymétrique ; un tel déséquilibre se concrétise par la détérioration de la balance commerciale. En effet, selon les données de l’Office de Changes, les Exportations Turcs ont totalisé 21,5 Milliards de DH en 2018, soit quatre fois leur valeur de 2006. De lors côté, les exportations Marocaines vers la Turquie n’ont pas cessé de dégringoler de 20% par rapport à 2017 et de 25,7% par rapport à 2016 pour atteindre seulement 5,5 MMDH à fin 2018.
Aussi, depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2006, le déficit commercial est passé de 4,4 milliards à 16 Milliards de dirhams en 2018.
– Secundo, l’autre argument est géostratégique du Maroc avec l’UE et les pays du Golfe : Notre pays entretient de bonnes relations diplomatiques avec ces pays qui ne voient pas d’un bon œil le rôle joué par la Turquie au Moyen-Orient et en Méditerranée. Ce contexte pourrait donc bien impacter les relations économiques Maroco-turques.
Le Maroc, devant l’ALE procéda jusqu’à présent à l’augmentation des taxes et à la levée des exonérations sur les importations de textile, et ne peut agir sur les droits de douane puisqu’il est lié par l’accord bilatéral avec la Turquie et que celle-ci peut déposer plainte auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, ce qui serait préjudiciable au Royaume et à son image de marque vu que l’OMC y est née en 1995 à la cité ocre Marrakech
Les marges de manœuvre du Maroc sont très limitées. C’est pour cela que le Ministre Marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique avait menacé de rompre l’ALE entre Rabat et Ankara.
Face à une telle situation, le Maroc et la Turquie ont convenu de réviser l’actuel accord de libre-échange pour un commerce équitable lors d’une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une réunion d’affaires tenue en marge de la 5éme session de suivi de l’Accord de libre-échange Maroc-Turquie ce 15 Janvier 2020.
Les investissements turcs doivent être encouragés au lieu des importations turques vers le Maroc qui sapent l’économie Marocaine à travers la perte d’emploi.
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La Galanterie au 21éme siècle : Un comportement sexy ou une attitude sexiste?

by Mustapha Maghriti 19 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti

Où est cette attitude à prononcer  » Lady is first » à la femme sur le seuil d’une porte ?

Où est cette gentillesse masculine à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages à les placer dans le compartiment d’un train sans se sentir avilies ?

Où sont ces attitudes des hommes qui épaulent les femmes à porter leurs valises dans les Aéroports ?

Où sont ces mecs qui invitent leurs femmes au restaurant en tirant légèrement le siège pour les inviter à s’asseoir, à leur ouvrir la portière de la voiture avant de monter lui-même ?

Où est cette délicatesse à tirer la chaise pour que la femme puisse s’assoir, prendre délicatement son manteau à son arrivée, la précéder dans les escaliers afin de ne pas être tenté de regarder sous son jupon ?

Où est cette contenance à être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération.

Hormis le jour du Saint-Valentin avec son cortège de roses, de lettres parfumées, des proses en eau de rose sur un ton doucereux et douceâtre, la galanterie, hélas, devient de plus en plus rare.

Comme disait Honoré de Balzac dans la comédie humaine, le caractère de notre temps, a gangrené la galanterie ; le mot  » galant  » s’esquive ; la courtoisie à la femme fait de plus en plus lugubrement défaut ; la galanterie est reléguée au rang des accessoires, avec le sexisme qui prédomine.

Pour preuve, selon des sondages, toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France !

Etymologiquement, la galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l’habillement d’une femme.

Elle consiste, à titre illustratif, à laisser la priorité à la femme sur le seuil d’une porte, à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages.

Plus généralement, il s’agit d’être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération ». La galanterie serait donc une séduction  » Soft » des hommes envers les femmes consistant à témoigner à ces dernières un respect, des attentions et des égards particuliers.

Que penser de la galanterie qui fut pendant des lustres comme un élément sublime de la civilisation occidentale, un symbole de l’élégance ?

Est-elle autre chose qu’un comportement phallocentrique et macho destiné à bisser aux femmes qu’elles sont congénitalement faibles qui les empêche aussi bien d’ouvrir aisément les portes que de porter seules leurs valises ? Quelles sont les frontières entre la galanterie, la séduction et le harcèlement ?

Je pense que la galanterie, expression d’affabilité, est une révérence à la femme, une escorte à sa faillibilité, une forme d’hommage à une mère, une manière de bienséance à une sœur, une manière de préséance à sa femme.

La galanterie, c’est la class, la galanterie est romanesque et chevaleresque, c’est une touche auguste et noble. C’est l’ex-voto de la féminité, c’est l’expression même de la virilité et le symbole de la masculinité : C’est en cela que la galanterie est plus sexy que sexiste. Les hommes galants sont toujours ces hommes qui estiment les Femmes.

A notre sens, la galanterie, c’est l’exact contraire de la rusticité, de l’impolitesse, de l’impudence, des gestes inconvenants dont se plaignent nombre de femmes à l’heure actuelle, quand, dans la rue, elles sont confrontées aux sifflements et chuintements. Dans les bus et les tramways, elles sont accolées aux attouchements et au frotteurisme et à autres comportements aborigène et primitifs.

Contrairement, à la galanterie qui apparue en France qu’au XIIe siècle connue à l’époque sous le nom « d’amour courtois » ou aujourd’hui dans les sociétés modernes, comme un objet archéologique, l’islam, depuis plus de 14 siècle, accorda une grande considération à la femme, expression une déférence de l’homme envers la femme.

Pour pièce à conviction, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous ne recommande-t-il pas dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles ?

Pour preuve, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI ne les fait-il pas ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités ?

Nous ne croyons pas que l’égalité et la parité que cherche la femme, soit au Maroc ou sur d’autres cieux, doit se conquérir au préjudice de l’élégance, de la politesse et des règles de bienséance qui rendent la vie en société plus agréable.

La galanterie doit être vécue comme une forme de respect et de profonde politesse en réinventant le savoir-vivre et de douceur des relations entre hommes et femmes tout en évitant tout amalgame entre galanterie, séduction, drague et harcèlement.

Au lieu de garder au frigo son feeling et ses sentiments jusqu’au jour du 14 Février de chaque année, les hommes ne doivent-ils pas rendre Saint-Valentin day everday envers leurs femmes?

Guillaume Apollinaire , n’a-t-il pas dit, dans les Trois Don Juan, qu’un homme bien né se reconnaît à deux qualités : la galanterie et la bravoure ?

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Humour et Humeur: Perte de temps ou sources de motivation au travail ?

by Mustapha Maghriti 1 janvier 2020
written by Mustapha Maghriti

Le rire n’est-il pas le propre de l’homme disait l’écrivain français humaniste de la Renaissance,Rabelais, alias Alcofribas Nasier ?  Et pourtant, durant mes années dans le secteur public, plus de 23 chandelles, et encore aujourd’hui, je constate que le rire est souvent galvaudé et tiré par les cheveux. En effet, un grand nombre d’agents et de cadres administratifs pensent qu’être un bon fonctionnaire, un bon chef de service, un excellent chef de division ou un directeur signifie froncer les sourcils du matin au soir. Et pourtant, je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes premiers collègues dans le Ministère de l’Education Nationale dans laquelle j’ai atterri un bon Lundi providentiel du 4 Mars 1996 : Pour être un bon fonctionnaire, il faut savoir être sérieux sans se prendre au sérieux.

De fait, pour la majorité, si non quasi-la totalité d’entre nous, nous ne sauvons pas de vie au quotidien et je me suis toujours demandé ce qui pouvait justifier que quelqu’un s’énerve ou se mine le moral pour une question de montonie de travail.

Je me rappellerai toujours ce que m’a dit l’un de mes collègues lorsque j’étais jeune fonctionnaire quand je n’arrivai pas à trouver un fichier d’un grand fonctionnaire en état de promotion du travail; j’étais stressé, très stressé, et mon collègue de bureau m’a dit froidement et calemement la chose suivante : Mustapha, je vois dans tes yeux que cette affaire te stressait. Dis-toi une bonne chose, détend toi, il n’y a rien d’important ou de vital dans cette affaire.

Et, il se mettait à me raconter une blague qui faisait la toile à cette époque toute en cherchant la fiche et Eureka, il l’a trouvée. Autant vous dire que mon état d’esprit n’était pas tout à fait le même après.

De ce fait et après ce jour j’ai commencé à relativiser, à dédramatiser mais aussi à gérer le stress avec l’humour et la bonne humeur. Pourquoi ?

Primo, l’Humour aide à dédramatiser :

Comme disait Marguerite Yourcenar « Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin », ouvrir le bal et ébaucher une réunion potentiellement sérieuse par l’humour, une anecdote, une historiette permet d’aérer l’atmosphère sérieuse qui règne sur la réunion, une telle plaisanterie permet de trimer, certes, mais entre personnes positives qui vont résoudre des problèmes et chercher des solutions plutôt que des coupables !!

L’humour et la bonne humeur d’un responsable dans la fonction publique ou un manager dans le secteur privé permet à tout le Team de travailler dans l’équanimité, l’accalmie et légalité d’âme. Je pense que la plus grande erreur qu’un administrateur ou un manager puisse avoir est d’oppresser son équipe quand on sait que dans le secteur privé plus de 50% des démissions sont imputables et motivées par la décision de s’écarter des vibrations négatives de son manager.

Secundo, l’humour relaxe et relâche la parole :
Je crois profondément que le management public d’aujourd’hui pâtit, semble-t-il , des non-dits, des refoulements par manque de climat de confiance. La bonne humeur et l’humour permettent à toute l’équipe de dire ce qu’il pense, de vivre les 8/24 en convivialité. En clair, un responsable capable d’humour est moins anxiogène qu’un responsable qui ne va sourire que quand on le pince !

Avec humour, j’entends qu’il ne s’agit pas d’apprendre par cœur les meilleures blagues de Gad Elmaleh ou de Fellag. Un responsable qui a de l’humour, qu’il soit dans la sphère publique ou privée, c’est avant tout un manager qui sait « procréer » de la bonne humeur au travail pour fluidifier la parole de ses collaborateurs. Sa position hiérarchique ne doit aucunement lui être une entrave pour arriver à ce stade.

Bien des gens pensent que le fait de s’amuser et de rire au travail constitue une perte de temps suceptible de nuire à la productivité. Je pense plutôt le contraire. Pour moi une équipe qui rit, c’est une équipe unie.

Je crois viscéralement aux effets induits de l’Humour en termes de motivation et de productivité. Nous nous ne sommes pas tous beaucoup plus à l’aise en face de quelqu’un qui sourit plutôt qu’au regard de quelqu’un de méga-sérieux, qui ne doute de rien et qui prétend connaitre les quatre vérités du monde ?

L’humour est une arme invincible du management de la motivation, j’en mets la main au feu : Savoir rigoler, reconnaître ses faiblesses par un Manager, n’augmenterait-elles pas sa crédibilité lorsqu’il s’agit de faire progresser les autres?

De là, dérive deux types de managers :

1- Celui qui sait tout : majestueux, outrecuidant, inaccessible, ce manager pense détenir son pouvoir par son savoir et son expérience. Ce manager gère un business et non un être humain.

2- Celui qui doute, et en premier de lui-même : humain, empathique, ce manager détient son pouvoir de sa relation à son équipe et de sa capacité à faire progresser celle-ci. Ce manager gère l’humain.

Ma prédilection et mon inclination va sans détour vers le second type de management. Le côté absolument essentiel du doute et de la relativité et du droit à l’erreur et de la délégation sont des piliers importants dans le management ; avec ce doute lié à une certaine dose d’erreur, l’équipe sera motivée comme jamais.

Un manager doit avant tout être humain aux yeux de son équipe. Or, nul être humain n’est parfait. L’humour est un excellent moyen pour faire passer ce message à son équipe.

Quand dans la direction des investissements extérieurs dans laquelle j’ai bossé avant qu’elle ne se mue en Agence, j’avais quelqu’un de très stressé surtout le stagiaire par les enjeux d’un stage impayé, par le travail qui lui a été confié, je ne manquais jamais de lui raconter l’anecdote que ça m’est arrivé le même stress de l’époque. Expliquer à quelqu’un que l’expérience qu’il est en train de vivre, vous l’avez déjà connue, maitrisée et que désormais, c’est à votre tour d’être zen et de rassurer les gens est important.

Dans toutes les études scientifiques , c’est un secret de polichinelle que le sourire est bon pour la santé, il abaisse le rythme cardiaque et réduit temporairement la pression sanguine. Le smile réduit également le stress en libérant des endorphines, lesquelles diminuent naturellement les hormones du stress, nous mettant ainsi de meilleure humeur. Les endorphines, de leur côté, réduisent les sensations de douleur. Le sourire et le rire sont ainsi bénéfiques à la santé. Ils renforcent le système immunitaire en lui permettant de réagir plus rapidement et de manière plus efficace contre les envahisseurs.

C’est pour cela qu’une tendance devient de plus en plus présente dans le secteur privé ; le milieu des entreprirses qui est le management par le sourire surtout pour les managers empressés de réduire leur turn-over et, d’optimiser en productivité et punch.

Tenir son smile, avoir l’aptitude à être épicurien en toute situation, pouvoir garder sa bonne humeur quelle que soit l’ampleur et le sérieux de la situation a des avantages en tant que manager.

Pardoxalement, le management paternaliste est un concept obsolète et vétuste. De nos jours, le relationnel est le sésame du succès du management ; le temps où les managers faisaient amalgame entre autoritarisme et autorité est anachronique.

La bonne humeur et la bonne humour, en toute circonstance, permet d’obtenir au mieux le meilleur de ses équipes car ces dernières se sentent revalorisées, traitées comme des adultes et non pas « infantilisées ». Divertir et égayer avec son Team, c’est se garantir une totale implication, un dévouement et un loyalisme plus fort.

A titre illustratif, avoir un manager qui vous donne envie de travailler pour lui,n’est-ce-pas comme en amitié, on préfère toujours le copain qui se marre, optimiste à celui qui se lamente sans cesse ? Et de cette comparaison, en management, il est toujours plus facétieux d’avoir des équipes souriantes que des équipes qui font grise mine durant le temps du travail voire même après, ce qui aura un impact négatif en termes d’effcience et de productivité.

Notre Islam est plus qu’une religion; c’est un mode de vie à part entière. Il nous enseigne à nous comporter convenablement du matin au soir et nous apprend même les meilleurs moyens pour vivre heureux. le sourire n’est-il pas une Sunnah comme l’a enseigné le Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM : « Ne néglige aucune œuvre de bien, pas même le fait de rencontrer ton frère avec un visage radieux. » [Rapporté par Muslim Et Timirhi]

Aussi, Abdoullah Ibn Al Harith a dit du Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus souriant autant que le prophète MOHAMMED.. » [Tirmidhi].
le Prophète SALLA ALLAH ALLAYHO WA SALAM n’hésitait d’ailleurs pas à convier ses frères musulmans à sourire. Il considérait d’ailleurs le fait de sourire à un frère en islam comme un acte de charité en atteste ses nobles paroles : « ET Sourire à ton frère est une aumône » [Tirmidhi].

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Le Deuil des Anges

by Mustapha Maghriti 16 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le lundi 9 Décembre 2019, à l’occasion de la campagne nationale et internationale de mobilisation pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, le Haut-commissariat au Plan (HCP), a livré les premiers jets de l’enquête sur la violence à l’encontre des femmes au Maroc.
Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de bordure géographique et culturelle, il faut avouer que les dernières statistiques qui ont été avancées par le HCP font froid dans le dos. En effet, parmi 13,4 millions de Femmes âgées entre 15 à 74 ans, plus de 7,6 millions, soit 57% de la population féminine avait subi au moins un acte de violence, tous contextes et toutes formes confondus.
Conformément des résultats de l’enquête nationale relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes, sur le volet de la ventilation géographique, la prévalence de la violence faite aux femmes est de 5,1 millions de femmes, soit 58% en milieu urbain et de, 2,5 millions de femmes rurales, soit 55% en milieu rural.
Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%.
Par espace de vie, le contexte domestique, remembrant le contexte conjugal demeure le plus jalonné par la violence, avec une prévalence de 52%, soit 6,1 millions de femmes.
En outre, le HCP indique, que les autres cadres de vie ont connu une décrue de la violence en singulier dans l’espace public où la prévalence est passée de 13%, suivi par le lieu d’enseignement avec un pourcentage de 19%.
Avec le foisonnement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’hémorragie des réseaux sociaux, le HCP invoque la cyber-violence, comme étant une nouvelle forme de violence ayant éclore ; celle-ci touche près de 1,5 million de femmes au Maroc avec une prévalence de 14%, par le biais de courriels électroniques, d’appels téléphoniques, de SMS, …etc. .
Le risque d’être victime de ce type de violence est plus accru parmi les citadines (16%), les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans (29%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (25%), les célibataires (30%) et les élèves, surtout les étudiantes sont touchées avec un pourcentage de 34%.
Le reste des cas de cyber-violence échoit, à part égale de près de 4%, à des personnes ayant un lien avec la victime notamment le partenaire, un membre de la famille, un collègue de travail, une personne dans le cadre des études.
En outre, l’enquête du HCP relève que 10,5% des victimes de violences ont déposé une plainte après l’incident auprès de la police ou d’une autre autorité compétente, par contre, elles sont moins de 8% à le faire en cas de violence conjugale contre 11,3% pour la violence non conjugale.
Selon l’enquête du département Lahlimi, la résolution du conflit par consentement, l’intervention de la famille, la crainte de la vengeance de l’auteur de violence, le sentiment de honte ou d’embarras particulièrement en cas de violence sexuelle, sont déclarées comme principales causes qui empêchent les victimes à déposer une plainte auprès des autorités compétentes.
Ceci ne n’exhibe-t-il pas la « mutité » des femmes Marocaines pâtissant en silence ?
Aussi, le recours des victimes à la société civile demeure infime suite à la survenue de l’incident de violence qui ne concerne que 1,3% des femmes. Il est de 2,5% pour les victimes de la violence conjugale contre 0,3% en cas de violence dans les autres cadres de vie.
La furtivité, la pusillanimité et la crainte demeurent prépondérant dans une société macho et phallocentrique où le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme et de facto, les résolutions à ces formes de violence et d’agressivité transcendent la paperasserie du département de Jamila el_Moussali.
Nous pensons, de surcroît, que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va inhumer à la violence contre les femmes.
Les différents remèdes de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats concluants. A cet égard, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos Us dictés par l’Islam il y a plus de 14 siècle ?
Ne devra-t-on pas réitérer nos sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de servilité imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apporteront riposte aux extrémistes qui se sont adossés sur certaines interprétations coraniques tronquées à leurs « capriccio », en déraillant vers des déductions vicieuses, sadiques, selon lesquelles l’Islam exhorterait à la violence contre les femmes.
Loin de tout abus de tout bord de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.
Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ? C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, Khadidja bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La sainte Khadidja bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète.
La sainte Khadidja bint Khuwaylid est donc le tout premier être humain de l’Histoire à devenir musulman, d’après les chroniques de Tabari. La sainte Khadidja bint Khuwaylid est la seule des épouses de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI à avoir reçu le salut de la part de l’Ange JIBRIL et le salut d’ALLAH. En effet, lors d’une de ses révélations, JIBRIL aurait dit à SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI : « Transmets à ta femme Khadija le salut de son Seigneur et le mien »
Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘Aïcha »
En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA.
Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. »
Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: « Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ».
Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès :
  » Je vous conseil la bonté envers les Femmes ».
In fine, la femme n’est-elle pas une jolie mélodie quand l’homme est un bon musicien ? Soyons de bons Musiciens !!! A toutes les Femmes, vous êtes d’anges-heureuses, il ne vous manque que des Ailes !!!
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Fuite de capitaux et Confiance: Quelle symbiose ? Quel impact ?

by Mustapha Maghriti 9 décembre 2019
written by Mustapha Maghriti
Le Team Saâdeddine_El_Othmani n’a-t-il pas, in fine, reconnu le rush de l’échappée des capitaux vers d’autres Eldorados ? Pour preuve, l’opération d’amnistie, alias contribution libératoire ne fait-elle pas le comeback à l’occasion du projet de loi de finances 2020 ?
Faut-il rappeler, en guise de prologue, que la fuite des capitaux désigne la partie du revenu échappant au circuit économique en raison de l’épargne, de prélèvements obligatoires ou d’importations. On discerne deux types de fuite des capitaux :
· La fuite brutale de capitaux à la suite d’une crise financière dans un pays ou une zone économique : les investisseurs craignent de perdre une partie du capital investi et retirent leurs investissements,
· La fuite de capitaux liée à l’expatriation volontaire des contribuables jugeant qu’ils n’ont pas à s’acquitter du paiement de leurs impôts dans le pays quitté.
A cela s’ajoutent les flux financiers illicites, par le biais par exemple du transfert de liquidités ou la contrebande.
Au Maroc, rétrospectivement, en 2014, le Gouvernement Benkirane Saison I avait relevé ce phénomène de fuite de capitaux suite à une armada d’articles de presse sur les différents médias Marocains faisant état d’une évasion financière de plus de 43 Milliards de Dollars placés par des Marocains dans des banques étrangères. Il s’ensuivait une clémence annoncée par le Team Benkirane à travers la publication de la circulaire de l’Office de Changes, le lundi 4 Février 2014, concernant les conditions d’application de la disposition de la Loi de Finances 2014 instaurant une amnistie sur les biens et avoirs détenus illégalement à l’étranger, une amnistie qui a renfloué le budget de l’Etat d’une manne financière de plus de 28 MMDH en contribution libératoire.
Dans la vie, comme en économie, les jours se suivent et se ressemblent, rien n’a changé depuis l’amnistie de changes de 2014, puisque les nantis Marocains continuent à recourir à la volte-face des capitaux nonobstant un arsenal dissuasif en passant pas des sanctions pécuniaires, jusqu’aux voies privatives de liberté.
L’apostrophe qui nous interpelle, quelle est la raison de cette désertion de capitaux ?
La réponse réside dans un facteur purement psychologique, indépendant du seul calcul raisonnable qui est la confiance, un facteur dont John Maynard Keynes a consacré un large chapitre sur les déterminants de l’incitation à investir et des anticipations à long terme des entrepreneurs dans son fameux ouvrage « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt de la monnaie », ouvrage qui marqua un tournant majeur dans la pensée économique et participa à l’essor de la macroéconomie dans l’après-guerre. Un facteur Confiance qui s’est fortement avarié au fil de plusieurs décennies : Historiquement, la fuite des capitaux a été remarquée avec l’arrivé du Gouvernement Socialiste au pouvoir connu sous le nom du Gouvernement d’alternance ELYoussoufi qui a tenu le gouvernail de l’exécutif Marocain en 1998. Ce même mouvement de fuites de capitaux vers des paradis fiscaux a été décelé en France avec l’arrivée du Gouvernement socialiste François Mitterrand en 1981.
Dernièrement, depuis plus deux années, le blocage politique du Gouvernement Benkirane dans sa saison II percuté en 2017 a laissé des stigmates sociaux et économiques : Les citoyens Marocains ne se sentaient pas prémunis et immunisés par un Gouvernement vigoureux à même à assumer ses responsabilités dans les grands dossiers politiques, économiques et sociaux. Les prises de bec partisanes, la déportation et la relégation des priorités des Marocains au second plan par les partis politiques avide de pouvoir, a attisé des émotions et des pressentiments d’incertitude et d’insécurité.
D’ailleurs, c’est à cette période de statuquo, que non seulement, le facteur capital qui commença à s’enfuir, mais aussi le facteur travail où beaucoup de citoyens Marocains, essentiellement issue de la classe moyenne, commencèrent à s’envoler vers d’autres ciels, mômes et avoirs financiers avec. Une telle crise de confiance conjuguée à une absence de visibilité ont poussé une autre couche sociale, celle des plus fortunés, à chercher d’autres coffre-fort plus alcyoniens et plus sûrs pour leur trésor et leur opulence. D’ailleurs, sur le sol Marocain, plus de 17 MMDH qui se sont gazéifiés des banques ne sont pas que le fruit du recours à la thésaurisation, qui, elle aussi, est un corollaire de ce manqué de confiance.
En général, en Afrique, la fuite des capitaux vers d’autres cieux est alimentée par le foisonnement des juridictions pratiquant la discrétion bancaire à travers des paradis fiscaux qui permettent de transplanter et de camoufler les capitaux illicites. Il peut s’agir de revenus issus du détournement des exportations de ressources naturelles, de l’évasion fiscale, de la corruption, des prix de transfert et de la contrebande pure et simple du capital en dehors des pays africains.
Un document d’une Organisation Non Gouvernementale ONG qui milite pour la transparence des économies mondiales révèle que le Maroc a perdu plus de 37 Milliards de Dirhams durant la période allant de 2006 à 2015, soit 3,9 Milliards de Dollars alors qu’entre 2004 et 2013, ce montant déserté était de 41 Milliards de Dollars.
Selon ce rapport, sur un panel de 149 pays, le Maroc a été classé 34éme dans la nomenclature des pays par fuites des capitaux. Les surfacturations restent la principale technique utilisée par les évadés fiscaux où le but est de payer moins de frais de douanes afin de pouvoir blanchir l’argent gagné lors des transactions dans des investissements ou dans le lancement des commerces.
La Suisse reste la destination de prédilection des évadés fiscaux Marocains où chaque année, 1 à 2 Milliards de Dollars en moyenne quittent incognito le Maroc pour aller se dérober en Suisse ou d’autres paradis fiscaux, selon le Boston Consulting Group.
En outre, une autre étude du Global Financial Integrity (GFI) qui porte sur la période 1970-2008 classe le Maroc en quatrième position avec 25 Milliards de Dollars en termes de volumes, après le géant pétrolier Nigérian en tête du classement avec 89,5 Milliards de dollars, suivi de l’Egypte (70,7 Milliards), de l’Algérie (25,7 Milliards), et de l’Afrique du Sud (24,9 Milliards).
Avec 854 milliards de dollars qui ont échappé le continent Noir, l’Afrique aurait pu, non seulement, rembourser sa dette extérieure (qui était de 250 Milliards à fin 2008), mais aussi injecter 600 Milliards de Dollars dans des programmes de lutte contre la pauvreté et de développement économique et social. L’Afrique subsaharienne demeure créditrice nette vis-à-vis du reste du monde, dans la mesure où le stock des capitaux ayant évadé le sous-continent demeure excédentaire dépassant de loin le stock de sa dette extérieure.
Faut-il rappeler, que c’est un secret de polichinelle que la fuite des capitaux constitue une entrave rédhibitoire à la fluidité de l’épargne et à la mobilisation des ressources financières destinées à l’investissement. Des simulations de la Banque mondiale estiment que chaque réduction de 40.000 dollars en fuite de capitaux se traduit par un décès infantile supplémentaire en Afrique. Ainsi, cette évasion de « quibus » déchaînerait plus de 77.000 décès de nourrissons supplémentaires par an. De ce fait, la fuite des capitaux n’est donc pas seulement de la truanderie financière, mais elle occasionne, en sus, des pertes de vies humaines.
Cette bataille contre la fuite des capitaux devient de plus en plus épineuse par la vulnérabilité des capacités de supervision technique et administrative des autorités étatiques, la limite des contrôles bancaires qui ne s’effectue souvent que sur documents, la carence des capacités de contrôles des services douaniers et fiscaux et la corruption qui nécrose encore certaines administrations malgré la compagne de lutte contre la corruption à travers l’Activation depuis novembre 2017 de la Commission nationale de lutte anticorruption (CNAC) .
Cependant, cette fuite continuelle de capitaux ne serait pas une létalité si l’on ne fait pas preuve de réactivité et de pro-activité, en revivifiant la confiance, la sécurité et la sûreté par des faits probants et non par des souhaits qui restent de simples intentions.
Comme dit le dicton ancestral Marocain, une seule main ne suffit pas à applaudir : A l’évidence, les services douaniers et fiscaux ne peuvent à eux seuls réduire ce fléau quelle que soit leur volonté. Pour tenter d’enrayer le phénomène, il faut s’attaquer à ses origines et nos aux symptômes. Comme dit la maxime économique anglaise « Capital is a coward » qui veut dire que le capital est un lâche; il va là où il est le bienvenu, il reste là où il est bien traité. Comme j’ai appris dans notre cours d’économie monétaire de notre professeur Monsieur TAZI LABZOUR, Mohammed Kamal à la FSJES Rabat-Agdal que la monnaie fiduciaire circule sur la base du fiducia en latin qui veut dire confiance. De ce fait, la monnaie, l’argent ou le capital cherche les zones économique de confiance, elle fuit l’insécurité, la mauvaise gouvernance, la taxation excessive, la corruption, la partialité de la justice et l’instabilité en général. Autant de chantiers qui nécessitent bien plus de simples enquêtes des inspecteurs de l’Office des Changes.
La confiance et la crédibilité ne sont-elles pas des mobiles, en filigrane et en catimini, de la tergiversation, et la pusillanimité des hommes d’affaires Marocains ? Ce qui met d’actualité économique la célèbre citation de William Shakespeare « À qui peut-on faire confiance dès qu’il s’agit de l’Argent ? »
C’est dans ce sillage et eu égard aux distorsions évoquées ci-haut qu’il faut inscrire l’action d’urgence qui doit être portée sur la confiance pour redorer son blason en rupture avec les accumulations négatives issues des approches unilatérales, partielles, ainsi que partiales et redonner crédit à la crédibilité auprès du milieu des affaires et des promoteurs économiques, car dans une économie de marché jalonné par la crise économique qui sape et mine actuellement toutes les économies, les facteurs les plus importants et le sésame à l’investissement sont : L’optimisme, la transparence et la Confiance.
Si Charles de Gaule disait « Rétablissons la confiance et l’intendance suivra », j’en mettrai la main au feu en disant : « Rétablissons la justice et l’investissement suivra ». L’actuel Gouvernement réussira-t-il à rétablir et la confiance tout en lui insufflant âme pour qu’elle soit âme sœur de l’Investissement ?
9 décembre 2019 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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