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Mustapha Maghriti
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Les Relations Economiques Internationale Virales à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 24 juin 2020
written by Mustapha Maghriti
La pandémie du Coronavirus qui est née en Décembre 2019 à Wuhan en Chine a bouleversé l’ordre mondial. Cet état de choc et de détresse ou ce que certains économistes appellent « sidération mondialisée » a eu un impact important sur les Relations Internationales en attisant les agissements énergumènes chez tous ceux qui étaient enclins à développer des théories « complotistes », provoquant ainsi le développement de tensions nouvelles, sur les laboratoires biologiques ou bactériologiques, entre les Etats-Unis et la Chine. Ainsi, une guerre sanitaire est venue se greffer à la guerre commerciale qui oppose ces deux pays. Elle s’est traduite par une crise sanitaire pernicieuse, un choc brutal sur l’économie mondiale, et l’exacerbation des Relations Internationales notamment entre les Etats-Unis et la Chine.

Du fait de l’autarcie de la totalité des pays et du confinement de la planète, la pandémie du Covid-19 a engendré une panne foudroyante des Relations Economiques Internationale. C’est la plus alarmante crise économique mondiale depuis celle des années 30, car elle porte préjudice à la demande et à l’offre : D’une part, les salariés (demande) n’ont plus de sources de revenu et les entreprises (Offre) à la pause économique ne génèrent plus de chiffre d’affaires, d’autre part.
La boule de cristal du FMI sur les projections de croissance de l’économie mondiale pour les années 2020-2021 sont inquiétantes avec une anémie économique de plus de 3 points du PIB, et une fissure du commerce mondial de 11%. La Banque Mondiale dans son dernier rapport « Perspectives économiques mondiales » prophétise une contraction de 5,2 % de l’économie planétaire. Ces statistiques ne sont pas figées et évolueront au gré de la pandémie et/ou le rebond de l’activité économique mondiale.

Ainsi, avec le village planétaire de la globalisation et de l’interférence économique entre pays qui en résulte, moult pays occidentaux ont anticipé de relocaliser leurs unités des biens stratégiques en raison de la décélération de l’économie internationale, d’où une menace du retour des barricades du protectionnisme. Ceci est d’autant plus d’actualité que l’OMC a été partiellement verrouillée par Donald Trump ce qui porte préjudice à la Coopération Economique Internationale alors que le G20, qui avait joué un rôle décisif dans le désamorçage de la crise économique mondiale de 2008, se trouve paralysé et inerte dans la gouvernance mondiale de la pandémie du Covid 19 ce qui obscurcit et envenime davantage les Relations Internationales.
A cet égard, faut-il rappeler que depuis le scrutin de Donald Trump en Janvier 2017 à la maison blanche, la politique étrangère Américaine s’est régentée vers la fameuse sémantique « America First » ou  » L’Amérique d’abord  » qui s’est matérialisée par la défense farouche et conformiste du nationalisme avec une scepticisme à l’égard du multilatéralisme et l’aide au développement.
C’est ainsi que le pays d’Oncle Sam a tiré sa révérence de plusieurs accords, à l’instar de l’Accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, le TPP (Partenariat transpacifique), Accord de Paris sur le climat et l’ALENA ainsi que de quelques Organisations internationales comme l’UNESCO et du Conseil des Droits de l’Homme.
Cherchant à reboucher le vide laissé par les USA, la Chine tente de légitimer ses meilleures mesures de réplique à la crise à l’aide d’une propagande de communication sans précédent, en vue d’évaser sa sphère d’influence, d’émasculer davantage l’alliance transatlantique, et de resserrer la pertinence de son modèle de gouvernance.

La Chine profite ainsi de cette crise pour conforter sa position en tant que protagoniste de l’assistance internationale en faveur des pays du Sud, notamment Africains. La Russie semble également prête à se saisir de l’opportunité stratégique offerte par cette pandémie pour déployer ses outils d’influence et réaffirmer sa place en tant que grande puissance sur l’échiquier mondial. Pour éviter une redistribution des cartes qui leur seraient défavorable, les Etats-Unis ne seront-ils pas amenés à déployer des efforts louables pour redorer leur blason d’or de puissance sur l’arène internationale?
Aussi, Donald Trump s’est incommodé sur les Relations Economiques Internationales notamment avec la Chine considérée comme le principal concurrent des USA pour siéger à la première place sur l’échiquier international.
En sus, dès 2018, Donald Trump a déchaîné une guerre commerciale à l’encontre de la Chine constituée de hausses en cascade des taxes douanières et de mesures de représailles. Et ironie du sort, la pandémie du Covid 19 va lui donner une autre occurrence de s’acharner contre la Chine, en l’accusant d’avoir différé l’annonce de la pandémie du Covid 19 qui s’est manifestée à Wuhan, ainsi que d’avoir dépassionné sa gravité.
A ce titre, les Relations Internationales entre Pékin et Washington se sont tendues en réclamant des Milliards de dollars à la Chine pour les dommages collatéraux causés par la Covid-19.
De surcroît, les Relations Internationales sont devenues tempétueuses entre les USA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dirigé par l’Ethiopien Tedros Adhanon en le taxant d’avoir mal géré la crise du Covid-19, et de soupçonner l’OMS d’être en connivence avec la Chine. En corollaire, Donald Trump ordonna la suspension de la contribution financière des Etats-Unis à l’OMS qui est de l’ordre de 500 millions de dollars annuellement.
Entre souris et chat, toujours en querelle, le casse-gueule Chine/Etats-Unis s’est rencogné lors de la 73ème Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue virtuellement à Genève les 18 et 19 Mai 2020 où les USA et certains pays occidentaux ont tenté de faire adhérer Taiwan à l’Assemblée mondiale de la Santé, mais en vain du fait de la répulsion et le rejet ferme de la Chine qui considère que Taiwan fait partie de la territorialité chinoise.
En sus, les Relations Internationales ont été court-circuitées au sein de l’Union Européenne qui a négocié le début de la pandémie du Covid-19 sans coordination ni solidarité entre des pays de l’Union Européenne, notamment l’Espagne et l’Italie qui ont le plus pâti de la pandémie.
La Commission Européenne, qui avait pourtant promis de faire entrer l’Europe dans l’ère de la géopolitique, n’a-t-elle pas irradié par sa taciturnité alors que les États membres ont préféré répondre par des mesures individuelles et unilatérales, en barrant leurs frontières et en interdisant l’exportation de matériels de protection pour éviter l’épuisement de leurs stocks ?
Cette balkanisation de la solidarité Européenne était ostensible au grand jour de la pandémie lors des appels à l’aide lancés par les deux pays les plus sèchement macérés (Italie, Espagne), qui ont dû accepter l’appui inattendu émanant de pays comme la Russie et la Chine.
La désolidarisation entre les pays de l’UE se mesure avant tout au refus des dirigeants du G20 de permettre aux pays pauvres frappés par la pandémie de suspendre le remboursement de leurs dettes. Ces divisions se traduisent également par une guerre sémantique qui étancher l’adoption de déclaration ou de résolution commune au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. L’approche étriquée et avaricieuse des Organisations Internationales au regard de cette pandémie consacre l’obscurcissement du multilatéralisme, qui continue de subir des coups de boutoir, au moment où l’Humanité en a le plus besoin.
Avec les déplaisances des instances de Bruxelles et pour atténuer les contestations, l’Allemagne et de la France proposèrent le 18 Mai 2020 la création d’un Fonds de relance doté de 500 milliards d’euros au profit des secteurs et des régions de l’Union Européenne les plus affligés par la Covid-19 en autorisant des déficits publics supérieurs à 3%. Cependant, les pays du Nord de l’Europe continuent de rejeter l’idée de mutualiser leurs dettes en créant un fonds de relance financé par la dette commune de l’ensemble des Etats membres (coronabonds).
Ces divergences, qui ressurgissent au lendemain du Brexit, jettent également de l’ombre sur les ambitions d’autonomie stratégique de l’UE. La crise sanitaire du Covid-19 a ainsi révélé les défaillances du projet Européen en tant qu’entité politique, en dévoilant de nouvelles fractures au sein de la zone Euro et en créant un « collapsus » qui risque d’alimenter les courants eurosceptiques. Par ailleurs, mannes financières promises restent « abstraites » aux yeux de l’opinion publique européenne et contrastant fortement avec la « matérialité » » de l’aide chinoise et russe, sur lesquelles les deux pays ne cessent de communiquer à profusion.
A cet égard et pour tempérer encore une fois les déconvenues qui s’alimentent dans l’Union Européenne, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proposé un secours résidant dans la mutualisation de la dette c’est-à-dire sans que les pays affectés n’aient de prêts à rembourser. Le Parlement Européen plaida de son côté pour que le plan de relance global atteigne les 2 000 Milliards d’euros. Toutefois, si les instances Européennes s’accordent sur la nécessité impérieuse d’une action commune et solidaire, les vieux « fendages » économiques entre États du Sud et du Nord sont toujours présents.

En outre, avec la pandémie du Covid-19 et la barricade des voies terrestre, aérienne et maritime, les Relations Economiques Internationales ont subi de plein fouet la perturbation des chaînes de valeur mondiale ; une perturbation qui favoriserait assurément le retour vers les Etats-Nations, des régions et des blocs commerciaux régionaux.
D’ores et déjà, la priorité sera désormais accordée à la proximité dans le cadre de mouvements de relocalisation pour permettre aux pays de se protéger des risques de dépendance vis-à-vis des contrées lointaines.
En guise de conclusion et à la différence de toutes les pandémies de l’histoire des faits économiques et sociaux, la pandémie Covid-19 aura indubitablement dévoilé un monde désuni sous le prisme de multipolarités exacerbées et venue fustiger la crise de la globalisation et le spleen qui la couvre depuis des années.
Les Relations Economiques Internationales sont en panne d’inspiration, le tribut économique payé par l’économie mondiale au COVID 19 est colossal : Tout s’est arrêté puisqu’il faut stopper la vie économique pour ne pas risquer la mort des citoyens. Cette équation a mis en péril tout l’échafaudage de l’économie internationale et de la finance mondiale (fermeture des marchés étrangers, chute des IDE, arrêt des fusions-acquisitions……..etc.)
Les politiques mises en place aujourd’hui et les choix et les décisions des acteurs économiques sont en train de configurer une nouvelle architecture des Relations Economiques Internationales qui vont renforcer la sortie de la globalisation débridée mise en place depuis des décennies.

C’est une autre forme de Relations Economiques Internationales que nous devrons nous atteler à rebâtir loin des vertus de la métaphore de la main invisible d’Adam Smith. C’est une autre économie internationale que nous devrons nous attacher à refondre loin de l’économie mondialisée très cher à l’ex-Secrétaire d’État de Bill Clinton, Robert Reich dans son Best-seller des années 90 « l’Economie Mondialisée ».
24 juin 2020 0 comment
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Plus contagieuse que la Covid-19, la pandémie du racisme , I can’t breathe

by Mustapha Maghriti 12 juin 2020
written by Mustapha Maghriti
De Toronto à Madrid, le dernier chant de cygne « I Can’t Breathe » de George Floyd n’est-il pas devenu le cri d’orfraie d’un monde qui feutre sous la tyrannie du racisme ? De Berlin à Paris, le dernier soupir « I Can’t Breathe » de George Floyd n’est-il pas la « clabauderie » d’une humanité suffoqueé par le despotisme de la xénophobie ? De Washington à Sidney, la dernière haleine « I Can’t Breathe » de George Floyd n’est-elle pas le stigmate d’une aversion asphyxiée par un jingoïsme chauvin ? « I Can’t Breathe » tout court n’est-il pas devenue le slogan aussi plus contaminant et plus contagieux que la Covid-19 ?
Faut-il rappeler que « I Can’t Breathe » est une phrase originale prononcée par Eric Garner avant sa mort en Juillet 2014, alors qu’il subit une immobilisation par étranglement d’un officier du département de police de New York. La vidéo de Garner détenue par plusieurs officiers le montrait disant  » Je ne peux pas respirer » onze fois avant rendre l’âme. À la suite de l’acquittement en Décembre 2014 de l’officier en cause, le slogan « I Can’t Breathe » devient populaire dans les manifestations raciales qui se généralisent partout dans le monde.
Dans plusieurs contrée, à l’âme de George Floyd et en geste politique, la posture d’un genou sur le cou incarné par des policiers, des stars, des emblèmes politiques et par la foule humaine chronométré de 8 minutes 46 secondes de silence, qui a agonisé tout ce temps sous les genoux de ce policier misanthrope Américain en guise de solidarité avec la famille de George Floyd et la famille de bonne couleur du monde entier.

Sur les réseaux sociaux : Le visage de George Floyd figure sur des milliers de publications ; son cri étouffé fait écho dans le monde entier, « I Can’t breathe », ou avec des hashtags comme « Black Lives Matter » tweeté par des Millions d’internautes. Ces rébellions ne dénoncent-elles pas la misanthropie policière et rappelle que le racisme persiste encore au 21éme Siècle ?
La bestialité de la mort de George Floyd à Minneapolis aux USA, lundi 25 mai 2020 transcendant les frontières Américaines et Communautaires pour se muer en icône mondiale remet sur le marbre de l’actualité la plus importante de la Xénophobie depuis des décennies par son ampleur et sa persistance et ressuscite celle de Martin Luther King connu par son discours prophétique « I’ve Been to the Mountaintop » pour sa lutte non-violente contre l’apartheid racial , ou de Malcolm X figure de proue du mouvement des droits civiques aux États-Unis, défenseur des droits de l’homme afro-américain et des discriminations raciales et les les ségrégation raciale qu’on a cru inhumer.
Le discours emblématique « I have a dream » de Martin Luther King prononcé à Washington en 1963 nous inspire encore aujourd’hui. En effet, nous devons prôner un modèle de société ouvert et tolérant.

Dans cette société, il ne peut pas y avoir de place, même infinitésimal, pour le racisme, la xénophobie et les discriminations fondées sur la couleur des gens. C’était tout le sens du combat pacifique et non-violent de Martin Luther King, dont la missive est plus que jamais d’actualité.
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Le Maroc entre vulnérabilité économique et Forteresse sociale au temps du Covid-19

by Mustapha Maghriti 3 juin 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute que la pandémie du Covid-19, d’une amplitude sans égale, engendra une asphyxie économique financière et sociale mondiale bien plus acérée que celle de 2008 avec touts les pronostics apocalyptiques des instances économiques internationales comme le FMI, l’OMC ou la CNUCED : Hausse de l’oisiveté, banqueroute de milliers d’entreprises, altération de la croissance économique et du PIB aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Tous ces indicateurs sont les pièces à conviction d’une crise économique et sociale sans précédent que le monde n’a vécu depuis le Jeudi noir des années 30.
Comme l’exception confirme la règle, au Maroc la pauvreté se délaie pour faire mouche à la classe moyenne qui est le pivot central de la consommation endurcissant une hausse du chômage et une quasi-léthargie des activités économiques liées à toutes les branches et les secteurs de l’économie Marocaine, principalement le secteur du tourisme, de la restauration et de voyage d’une façon irréfragable.
Les débouchés classiques du Maroc (France, Espagne et les pays de l’UE) sont fortement altérés par la pandémie du Covid-19. Le Maroc ne peut compter sur eux pour assurer ses exportations, attirer des investissements ou charmer des touristes qu’après quelques années. Les effets négatifs sur l’agriculture ou gouverner, c’est pleuvoir, l’industrie, le tourisme et les services sont nettement audibles.
La pandémie du Covid-19 n’épargna non plus les équilibres macroéconomiques : L’endettement extérieur ascensionna avec un coût économique tiré vers le haut tant que les fondamentaux économiques frôlent des seuils critiques. Le déficit public, celui de la balance commerciale ou de paiement s’inscrivent dans des trends haussiers. A ce titre, les réserves de changes sont très affectées surtout avec le décélération du tourisme, des transferts des MRE et des investissements directs étrangers IDE et les secteurs orientés vers l’extérieur, à l’instar des Métiers Mondiaux .
La situation ne devrait pas retourner à la normale dans délais courts vu que la conception d’un vaccin prendra plusieurs mois. Plusieurs prophylaxies doivent être prises en matière de déplacement, de shopping ou pour les services de loisir ce qui a impacté les chaînes de production et d’approvisionnement. Un constat qui a accéléré la création de nouveaux modèles économiques prenant en considération les risques sanitaires et épidémiologiques. Les activités de télétravail, les achats online, les services numériques commencent à prendre le relais à la place des modèles génériques.
Comme dit le dicton toute pièce a son revers, sur le plan social, on nota la résurgence du siège si chaleureux de la famille dans le corps social Marocain après de longues années de retrait au profit de l’individualisme, « l’égocentrisme » et de l’espace numérique.
La résurrection de la place de la « Smooth Family » se fit à travers la présence de canaux virtuels entre les individus. Un new mode social vit le jour faisant une mixture entre les us traditionnels et les interactions virtueles où le commun des mortels trouve asile en temps de confinement.
Le social est mis sur son piédestal à travers la redéfinition de la place de l’État et ce après son retrait partiel durant les années des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) et le rush des privatisations qui s’ensuivirent.

A l’appui de nos allégations ; Jeudi 28 Mai 2020, Chakib Alj patron du patronat et le bureau de la CGEM n’ont- il pas été reçus au Cabinet Royal en même temps que plusieurs Ministres ?  Le Souverain Marocain n’a-t-il pas ordonné ses Hautes Instructions pour une mobilisation forte de l’État pour accompagner les opérateurs économiques pour la réussite de la reprise économique pour soutenir le secteur privé. Ce message Royal à forte dose stratégique n’est-il pas témoin du renouveau du l’Etat ?

Pour émousser les rétroactions économiques du Covid-19, des Milliards de Dirhams ont déjà été recueillis, et chaque Marocain, chacun selon ses moyens, continue à se mobiliser.
Cette ferveur ne nous montre-t-elle pas tous les signes d’une nation solidaire, soudée et unie avec une seule visée celui de tarir le Covid 19.
Aussi, cette cohésion sociale se concrétise par les gestes au jour le jour : N’est-il pas admirable cette jouvence Marocaine dotée de masques, de désinfectants, à leurs frais pour aseptiser les moyens de transport et qui propose ses services, pour faire les courses à la place des plus âgés ou ceux et celles qui partagent des subsistances et des provisions avec leurs voisins ?
En plus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces Armées Royales n’exhibe -elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ? Cette missive n’est-elle pas témoin du soutien du Souverain Marocain aux opérateurs économiques toutes tailles, tous secteurs et toutes régions confondus ?
Cette confiance royale ne consolide-t-elle pas notre détermination à réussir la relance de notre économie dont les valeurs sont: la solidarité, le patriotisme et la citoyenneté ?
La gestion du confinement, de la crise économique et des mesures de lutte sanitaire ne relève-elle pas exclusivement des institutions publiques ? La pandémie du Covid-19 n’a-t-il pas renforcé le rôle de l’Etat en matière d’encadrement des citoyens ?
Aujourd’hui, l’apostrophe qui interpelle les décideurs Marocains : Quel est le mode de développement nous voulons pour le Maroc Post-Covid-19 ? Est-ce que nous allons étayer nos chaines de valeurs mondiales, ainsi que nos débouchés sur nos partenaires classiques à travers le fameux modèle la croissance tirée par les exportations Export Led Growth Strategy ? Ou nous allons édifier et relancer les piliers de l’économie nationale sur le modèle Keynésien à travers la consommation intérieure et l’industrie tout en soutenant la classe moyenne ?
Ce choix nécessitera davantage une audace politique et une sagacité stratégique où il est pertinent de revoir le système fiscal national pour être plus juste permettant une répartition équitable des richesses afin de lutter contre la pauvreté et d’élargir la classe moyenne censée être le moteur de la demande intérieure.
Aussi, il est primordial de mettre en place les jalons d’une économie solidaire basée sur la production collective et le produit local et du terroir, les plateformes d’échanges numériques et non numériques locales sur la base d’une utilisation durable des ressources et des énergies, le développement des compétences locales dans le cadre d’un système, culturel, intégré, solidaire et durable.
A côté de la vulnérabilité de l’économie Marocaine, cette solidarité certifie que nous faisons Nation. Nous serons une brigade Marocaine irréductible tant que la solidarité prédominera. Combien j’éspère que nous gardions cet état d’âme après la pandémie Covid-19.
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Abderrahmane Youssoufi : Un homme d’exception

by Mustapha Maghriti 29 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
Ce vendredi du 29 Mars 2020, le grand architecte de l’alternance consensuelle Abderrahmane Youssoufi n’est plus laissant derrière lui un grand leg et héritage politique, économique et social.
Cet avocat exceptionnel et au parcours exceptionnel, a marqué de son empreinte toute une société, toute une génération de politiciens, d’économistes, d’étudiants de par ses réflexions et de par militantisme politique. Natif de Tanger du quartier populaire Dradb le 8 mars 1924.
Le contexte national dans lequel si Abderrahmane El Youssoufi a vécu et grandi l’a amené très vite à choisir son clan et à faire son choix : celui de la lutte pour l’indépendance du Maroc et pour l’émancipation des peuples opprimés où le défunt fut membre du secrétariat général de l’Union nationale des forces populaires, qui va devenir en 1975 l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe “Attahrir” entre 1959 et 1965.

Abderrahmane Youssoufi s’est engagé très jeune au sein du parti de l’Istiqlal. Il a fait partie des toutes premières cellules de la résistance et de l’armée de libération, ce qui lui valut le titre du Grand Moujahid. A l’indépendance, il dirige le parti dans la zone Nord et va jouer un rôle essentiel dans la préparation de la scission qui a créé l’UNFP. En 1975, il adressa un message historique au congrès extraordinaire de l’USFP soutenant l’option démocratique et dénonçant l’aventurisme.
Parmi les grandes contributions du défunt Abderrahmane El Youssoufi figure celle de diriger le Gouvernement d’alternance consensuel nommé par feu Hassan II en 1998 : Le 04 février 1998, Feu Hassan II l’avait chargé de former le Gouvernement d’alternance qu’il présentera au Souverain le 14 mars de la même année où Il a pris chevaleresquement les commandes de l’exécutif Marocain à un moment très critique de l’économie Marocaine pour éviter  » la crise cardiaque  » au pays dont parlait feu Hassan et le fameux rapport rouge de la Banque Mondiale.
Après le décès de feu Hassan II, le Roi Mohammed VI a maintenu El Youssoufi à la tête du gouvernement pour sa droiture où il est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre dans le gouvernement formé le 6 septembre 2000 et y restera jusqu’au 9 octobre 2002.
Abderrahmane El Youssoufi a contribué à mettre l’économie Marocaine au rendez-vous de la globalisation économique à une ère si cruciale du bouillonnement de la mondialisation où il a été le grand pionnier des grandes réformes économiques du tissu économique et social Marocain à l’instar des grandes privatisations , pour ne citer que le grand cachet du consortium Médiel télecom et la privatisation de quelques parts du Maroc Télécom.
Aussi à son actif, il a participé à la lutte pour la cause Maghrébine dans l’ensemble des pays du Maghreb et a été l’un des défenseurs de l’Unité Africaine.
Sur le plan de sa personnalité, le disparu avait les qualités d’un homme d’Etat. Il avait le courage de ses positions qui étaient exclusivement motivées par l’intérêt du pays. L’homme était très fidèle en amitié, lien qu’il n’accordait pas facilement.
Si Abderrahmane était aussi très économe en paroles en ayant le sens de l’écoute. Il préférait écouter les uns et les autres avant de se faire une opinion de s’y tenir.
Si Abderrahmane n’est plus, mais il restera dans les anales de l’histoire parce qu’il en a été un des plus importants protagonistes de la scène politique Marocaine. Pour preuve, le Souverain s’était rendu au chevet d’Abderrahman Youssoufi, hospitalisé à Cheikh Zayed en octobre 2016 où le Souverain Marocain l’avait embrassé sur la tête. L’image, saisissante, avait vite fait le buzz et secoué la classe politique et l’opinion publique.
La vie de si Feu Abderrahman Youssoufi fut dense, fertile et productive dans la totale discrétion: Il nous a légué un patrimoine politique immortel. Et c’est avec une profonde émotion et une reconnaissance sincère que nous nous inclinons devant sa mémoire et lui rendons cet humble hommage.

En substance, Il n’a jamais eu d’intérêt pour autre chose que la politique dans le sens sublime et noble du terme. Pendant 96 ans, il a servi son pays, sans jamais se soucier de son bien-être. Son héritage moral est colossal, mais il ne lègue pas de patrimoine parce qu’il n’en a jamais constitué. Son patrimoine : C’est le respect des marocains.
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Le deuil de la globalisation au temps du Covid-19

by Mustapha Maghriti 22 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
C’est devenu un secret de polichinelle que la Covid-19 chavire et ébranle, de jour en jour, notre planète, même le plus ignare constata que le Coronavirus chamboule, au fil des jours, notre train de vie, notre routine et notre monotonie.
Par l’amplitude de la tragédie des pertes humaines (plus de 320 255 décès selon l’OMS.), la célérité de sa contamination (plus de 4,9 Millions cas) et notre agénésie à stopper sa transmissibilité, ce microbe est à l’origine d’une grande frousse sans égale depuis la seconde Guerre mondiale et la grande dépression des années 30.
En sus de l’effroi qu’elle a suscité, cette pandémie sanitaire de grande magnitude est en train de remettre en cause nos accoutumances et notre seconde nature ? La Covid 19 n’est-elle pas entrain de révolutionner nos pratiques politiques, économiques et sociales ? Cette épidémie n’est-elle pas témoin des dérivations d’une économie globalisée qui a eu des effets pervers sur notre biodiversité et notre société ?
C’est devenu une tarte à la crème l’opinion que plus rien ne sera comme avant, monde du business et des affaires, milieu politique, acteurs de la société civile, intellectuels et penseurs
C’est une autre économie que nous devrons nous atteler à rebâtir loin des vertus de la fameuse métaphore de la main invisible d’Adam Smith, c’est un autre économie que nous devrons nous attacher à refondre très loin de l’économie mondialisée très cher à l’ex-Secrétaire d’État de Bill Clinton, Robert Reich en l’occurrence dans son Best-seller dans les années 90  » l’Economie Mondialisée ».
Nous pensons que c’est un nouvel édifice économique qui se reconstruit autour de six piliers essentiels.
– Le premier pilier concerne le comeback en force du concept de la souveraineté de l’Etat et de frontières. Or, faut-il rappeler que la globalisation a été étayée sur le désaveu du paradigme national de la souveraineté politique et économique de l’Etat au profit des grandes audiences multilatérales, à l’instar des Firmes Multinationales FMN ou les grandes unités inter-territoriales pour reprendre l’expressions de Maurice Byé.
Ce credo est en train d’être supplée et les pays, au temps du Covid-19 sont en train de remémorer la nostalgie de l’auréole nationale, notamment dans les investissements massifs dans les infrastructures et les industries stratégiques, comme les grands projets des barrages durant les années 70 avec la vision éclairée de feu Hassan II, les industries industrialisantes en Algérie si cher à Destanne de Bernis, et les industries lourdes en Asie notamment au Japon et en Corée du Sud. C’est aussi, aujourd’hui que sur l’arène mondiale, singulièrement les pays développés, ont découvert leur obédience et leur aliénation pour les produits industriels attisée par la mainmise de la Chine et de l’Inde qui produisent aujourd’hui plus de 80% de la production mondiale de ces produits actifs.
Avec la pandémie du Covid-19 et la barricade des voies terrestre, aériennes et maritimes, les Etats sont entrain de perdre leurs illusions du mythe de la fin de souveraineté pour se repositionner sur les chaines de valeur mondiales et les activités stratégiques abandonnées jusque-là.
– Le second pilier a trait au retour majestueux de l’Etat et la mission prédominante qu’il est entrain de jouer dignement dans la gestion de cette pandémie et qu’il continuera à assurer dans le monde post-covid-19. Ce regain sensationnel de l’Etat dans la bataille contre les effets alarmants de la pandémie, ainsi que sa gestion économique et sociale, a volatilisé les conceptions du rôle régulateur de  » l’Etat Gendarme » et la nécessité de cantonner son interventionnisme dans ses fonctions régaliennes et à la correction des incohérences du marché.
– Le troisième pilier concerne le retour en force, partout dans le monde, de la dimension sociale. Les inégalités sociales extrêmes à travers des rapports alarmants d’OXFAM ( qui montrent, avec des réalités chiffrées, l’hiatus abyssal entre nantis et démunis) n’ont-elles pas dévoilé les limites de la globalisation « happy » à contribuer à l’optimum social et à endiguer la pauvreté, la vulnérabilité et la marginalisation ?
Aujourd’hui plus que jamais, la pandémie du Covid-19 est à l’origine d’un retour du social et d’une plus grande prise en compte de l’effort de solidarité et des investissements dans la santé et dans l’éducation par l’Etat afin de créer une nouvelle sociabilité.
– Le quatrième étai est lié à la globalisation de la production et à la perturbation des chaînes de valeur mondiale qui a favorisé une grande division internationale du travail au niveau mondial et qui a fait de notre monde un petit village planétaire pour paraphraser Marshall McLuhan. Assurément, ce trend a été fortement remis en cause au cours des dernières années avec les guerres commerciales et les mesures de représailles, singulièrement entre les Etats-Unis et la Chine. Sur l’échiquier mondial, la pandémie de la Covid-19 n’est-elle pas en train de remettre en cause cette tendance et d’interpeller les relations économiques internationales à un retour des Etats-nations, des régions et des blocs commerciaux régionaux ?
– Le cinquième chevalet est en rapport avec la financiarisation de l’économie jalonnée par la sophistication de l’ingénierie financière (marché à terme, contrat dérivés, titrisation……….etc) qui a constitué une armature essentielle de la globalisation et un pendant majeur de celle de la production. Manifestement, la crise de 2008-2009 a contribué à ciseler ce mythe et les normes de risques mises en place avec les accords de Bâle 3 dictée par le G20 en 2010 qui ont été à l’origine d’une introversion des grands groupes bancaires et financiers sur leurs bases nationales ou régionales.
– Le dernier pilier concerne la gouvernance de la globalisation, de la finance mondiale et la tentation de circonscrire la place des entités multilatérales comme la Banque Mondiale, l’OMC, le FMI, les Nations- Unies….etc. Or, la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas exhibé l’importance du rôle des institutions de gouvernance mondiale dans la gestion des crises économiques : Pour preuve, pour éviter le pire, l’Exécutif Marocain, à travers l’argentier du Royaume n’a-t-il pas procéder auprès du FMI, en Avril 2020, à un tirage sur la Ligne de Précaution et de liquidité (LPL) pour un montant équivalent à près de 3 Milliards de dollars, remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans afin de renflouer les réserves en devises permettront de maintenir la capacité de notre économie à satisfaire ses besoins en termes de produits fondamentaux, alimentaires et énergétiques qui sont libellé en devises clés , et ce suite à la paralysie du secteur du tourisme et les préjudice causés aux secteurs exportateurs, en plus de la baisse des transferts des MRE et des investissements directs étrangers (seules sources des réserves de changes) ?
A l’appui des points évoqués ci-haut, à la différence de toutes les épidémies de l’histoire des faits économiques et sociaux, la pandémie du Covid-19 n’est-elle pas venue renforcer la crise de la globalisation et la mélancolie qui la couvre depuis quelques années ? Les politiques mises en place aujourd’hui et les choix et les décisions des acteurs économiques ne sont-ils pas en train de façonner un nouveau monde et une nouvelle architecture qui vont renforcer la sortie de la globalisation débridée mise en place depuis quelques décennies ? La pandémie du Covid-19 n’est-elle pas en train d’ouvrir une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité à travers l’émergence d’une nouvelle expérience humaine plus solidaire, ouverte et démocratique ? Le temps est révélateur !!
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Une économie mondiale en sursis

by Mustapha Maghriti 11 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
Depuis l’amorce de la pandémie du Covid19, il y a plus de trois mois, le monde des médias, les gourous de l’économie, de la sociologie et de la politique ont avancé les spéculations les plus folâtres sur les répercussions sinistres de cette endémie, que certains baptisent de guerre mondiale, de complot Chinois, de manigance biologique ou de réprobation et d’exécration providentielle.

Des économistes de tout bord, se sont hasardés jusqu’à prophétiser l’apocalypse du capitalisme et appellent à refondre les accords de Brettons Woods.

Faut-il rappeler que la conférence de Brettons Woods, connue sous le nom de conférence monétaire et financière des Nations-Unies s’est tenue du 1er au 22 Juillet 1944 dans l’ambition était d’échafauder un édifice économique du capitalisme capable de réamorcer l’économie mondiale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Cette conférence avait accouché un système monétaire international (SMI) indexé sur le prix de l’or à travers l’enfantement du Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ayant pour mandat de financer la remise sur les rails des pays ébranlés par la guerre mondiale.

La conférence de Brettons Woods a aussi édicté la royauté du pays de l’oncle Sam et que le billet vert, le Dollar Américain en l’occurrence était la devise de référence, à un moment où l’économie Américaine pesait d’un poids lourd avec plus de 45% de l’économie mondiale. Cet exposé succinct est certes de la protohistoire mais qui explique en bonne partie ce qui se trame aujourd’hui.

Avec les dommages collatéraux du Covid-19, le monde a-t-il besoin d’une nouvelle feuille de route loin de l’armature de Brettons Woods ? Sur ce point, c’est le mystère absolu, le monde ne va-t-il plus être ce qu’il était, à commencer par cette globalisation exubérante? Sur cette interrogation, c’est l’équivoque totale.

Déjà, la boule de cristal de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) annonça dans une étude publiée au mois de Mars que les investissements directs étrangers (IDE) dans le monde vont baisser de 30 à 40% pour les deux prochaines années, tout en précisant que le Covid-19 n’est pas uniquement un problème de logistique et de commerce mais aussi de confiance dans le modèle actuel. C’est peut-être ce qui explique le foisonnement, dans plusieurs pays, des courants politiques prônant le nationalisme économique et le rapatriement des investissements à l’étranger.

Cette pandémie a engendré un séisme économique, financier et social d’une grande amplitude jalonnée par une contraction brutale de l’économie mondiale ; ces désordres mondiaux ont sapé d’un seul coup les pays développés prétendant être riche comme Crésus, les puissances émergentes et les Etats les plus démunis. A présent, les sociétés doivent affronter une crise globale d’une intensité immense et dont la durée paraît sine die et imprévisible :

– Globale, parce que tous les acteurs étatiques et non étatiques sont concernés en chaque point du globe ;

– Globale, en sus, car toutes les dimensions des activités humaines sont impliquées, aussi bien économiques, politiques, sociales, et culturelles.

Autant de données qui exigent de rappeler dans un premier temps les germes et les enjeux des mécanismes économico financiers mis en cause avant de pouvoir proposer un cadre d’analyse opératoire.

Historiquement, lors de la réunion du G7 tenue en Novembre 1998, l’Ex-président B. Clinton n’avait-il pas souligné l’impérieuse et urgente nécessité d’humaniser la mondialisation ? Plus de 22 ans plus tard, le propos s’impose avec plus d’acuité et d’actualité encore. En effet, au cours de cette dernière décade, la mondialisation n’a pas été synonyme, loin s’en faut, de croissance générale et solidaire d’une économie mondiale unifiée et pacifiée. A l’échelle internationale, elle n’a pas non plus permis de colmater et de rétrécir l’hiatus abyssal des inégalités les plus criantes où moult pays ont ainsi été évincés de la redistribution des richesses et progressivement marginalisés. Aussi avec les différentes répercussions dangereuses en longueur et en largeur, des exclusions sociales existent-ils aussi, au plan interne, dans les pays développés, au point d’entraîner des « sécessions sociales » pour paraphraser Robert Reich.

Qu’en sera-t-il à présent en termes de disparités sociales, que ce soit le clivage Nord/Sud et Sud/Sud, alors même que la finance mondiale connaît une crise majeure attisée par la pandémie du Corona-Virus pointant l’épée de Damoclès sur la sécurité humaine ?

Au fil de ces dernières années et au regard de cette tragédie sanitaire mondiale, les institutions de Brettons-Woods se sont montrées impuissantes à prévenir les crises, mettant ainsi en évidence la vulnérabilité d’un système financier étayé pour l’essentiel sur une très large dérégulation. Aussi, un grand nombre d’experts préconisent-ils l’échafaudage d’une gouvernance mondiale de la finance. Mais ceci suppose de mener au préalable une radioscopie et un check-up de la mainmise, de l’exceptionnalisme Américain et des limites d’une gouvernance impériale et léonine qui aurait dû maintenir la finance sous contrôle- si l’on croit des gourous de la stabilité hégémonique comme Charles Kindlberger ou Robin Glipi. Avec la pandémie du Covid19 et le voyeurisme de la communauté internationale qui s’ensuit, l’échec de ce crédo libéral ne paraît-il pas à présent avéré ?

Pour autant, moult options stratégiques s’affrontent quant à la mise en place d’une gouvernance mondiale avec deux grandes apostrophes :

1- Les Etats doivent-ils s’orienter vers plus de multilatéralisme ?

2- Ou les Etats doivent-ils tirer révérence des pans entiers de leur souveraineté, à même de permettre l’éclosion d’une autorité supra étatique transcendant et imposant une régulation internationale de la finance ?

Difficile d’augurer d’un consensus en témoigne les divergences et les guerres intestinales politiques, les bras de fer et les enjeux de pouvoir que révèlent le duel USA Vs Chine.

A la faveur des bouleversements récents de la pandémie du covid19, les populations ont fait l’expérience d’un système libéral qui ne leur a finalement offert aucune garantie d’équité, ni de solidarité internationale. Au contraire c’est le  » chaqu’un pour soi » qui prédomine où différents courants politiques, dans plusieurs pays, à travers le monde, prônent le nationalisme économique et le rapatriement des investissements à l’étranger.

En outre, il règne toujours une grande nébulosité, une incertitude dans les échanges et une perte de sens face à laquelle le monde politique reste comme frappé de tétanie conceptuelle.

Tout concourt à affûter et à accentuer celle-ci : Aussi bien l’impossibilité d’anticiper les micro-actions individuelles d’acteurs innombrables et apparemment erratiques, que le retrait continu de la puissance étatique et de ses moyens de régulation.

A l’heure de l’existence d’une présumée communauté internationale, il convient assurément d’examiner la redéfinition de valeurs communes si souvent évoquées. En effet, la brutalité de la crise économique nous invite à aborder les impératifs du développement durable au regard de la crise économique, financière et de ses contraintes systémiques, impératives sans lesquels toute référence à l’existence de biens communs ne serait que pure rhétorique et placerait l’économie mondiale en sursis.

11 mai 2020 0 comment
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Les Relations Financières Internationales du Maroc avec le FMI au temps du Corona

by Mustapha Maghriti 2 mai 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute que la pandémie du Covid-19, d’une ampleur sans précédent, augure d’une crise économique mondiale bien plus profonde que celle de 2008/2009, l’économie nationale extravertie, a été impactée en conséquence, notamment au niveau des secteurs orientés vers l’extérieur, à l’instar des Métiers Mondiaux du Maroc 3M (les secteurs exportateurs ayant dimunié de 80%), les recettes au titre des voyages, les transferts des Marocains du Monde MDM ( -10%) et les investissements directs étrangers IDE.

 

Dans cette optique et pour éviter le pire, l’Exécutif Marocain, à travers l’argentier du Royaume a pris une décision prudente en procédant , Mardi 7 Avril 2020 à un tirage sur la Ligne de Précaution et de liquidité (LPL) pour un montant équivalent à près de 3 Milliards de dollars, remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans.

 

Faut-il rappeler que l’accord conclu avec le FMI au titre de la LPL accompagne la mise en œuvre des politiques économiques des autorités Marocaines et visent à atténuer les vulnérabilités budgétaires et extérieures tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive, ainsi qu’une assurance utile contre les risques exogènes. Et pertinemment pour se prémunir contr les risques des chocs externes dûs à la pandémie, le Maroc a procédé sagement à cette nouvelle décision qui vient s’additionne aux mesures prises par le Comité de Veille Économique (CVE) et aux efforts déployés en matière de mobilisation des financements extérieurs.

 

Rétrospectivement, ce tirage, s’inscrit dans le cadre de l’accord relatif à la LPL, conclu avec le Fonds Monétaire International en 2012 approuvé le 3 Août 2012 pour un montant d’environ 4,1 Milliards de dollars de DTS, le deuxième, d’un montant de 3,2 Milliards ayant été approuvé le 28 juillet 2014, et et le troisième, d’un montant de 2,5 Milliards, le 22 juillet 2016, renouvelé en décembre 2018, dans le but de l’exploiter comme assurance contre les chocs extrêmes, comme celui que connait actuellement l’économie mondiale.

 

En dépit des divergences du recours ou non à l’endettement, nous pensons, d’emblée, que cette levée va permettre d’estomper les contrecoups de cette crise mondiale sur l’économie nationale, et ce en préservant les réserves de change à des niveaux commodes ce qui se traduirait pas la consolidation de la confiance des investisseurs étrangers et des partenaires économiques du Maroc au regard du tissu économique Marocain.

 

Aussi, ces réserves en devises permettront de maintenir la capacité de notre économie à satisfaire ses besoins en termes de produits fondamentaux, alimentaires et énergétiques qui sont libellé en devises clés , et ce suite à la paralysie du secteur du tourisme et les préjudice causés aux secteurs exportateurs ( ayant dimunié de 80%) en plus de la baisse des transferts des MRE (-10%) et des investissements directs étrangers (seules sources des réserves de changes).

 

Ce tirage permttraient de renflouer et d’alimenter la balance de paiements en réserves de changes et n’impactera pas la dette publique selon les dires du Ministre de l’Economie et des Finances Mohamed Benchaâboun.

 

Avec la pandémie du Covid 19, nous perdrons des milliers d’emplois, décréter une politique de rigorisme et d’austérité est suicidaire pour la stabilité de notre patrie et inefficace même à terme. C’est pourquoi, aujourd’dui ,nous pensons qu’il n’ y pa de temps à la critique, aux querelle idéologiques et théoriques antilibérales, ce n’est pas aussi le moment de faire preuve de sectarisme qui va à l’encontre des institutions de Bretton Woods.

 

Cette circonstance exceptionnelle exige que chacun de nous se consacre pour le bien commun du Maroc. C’est l’urgence et le pragmatisme qui sont de mise et c’est d’ailleurs dans ce cadre qu’intervient la mesure sage et intelligente à travers laquelle le Parlement Marocain a donné son aval à l’éxecutif Marocain du surpassement de la barre de la dette extérieure décrétée dans le cadre de la loi de Finances de 2020.

 

Rappelons qu’en économie, il n’y a pas de cadeaux, le FMI a accordé cette ligne qui est loin d’être un gratis, mais parceque le Maroc mérite cette confiance basée sur plusieurs critères, entre autres la bonne tenue des fondamentaux économiques du Maroc et la mise en œuvre saine des politiques économiques ayant contribué aux solides résultats macroéconomiques. Il a fallu être intelligent pour éviter le pire en saisissant cette opportunité.

 

La décision est prise et ne pourra qu’être saluée, il s’agit maintenant de voir loin devant en mettant en place des mesures nécessaires pour assurer sa résilience face à cette crise avec la rapidité et l’efficacité nécessaires en termes de prise des décisions et des mécanismes appropriés permettant de mettre l’économie nationale sur les rails d’un sentier de croissance forte et durable, dans le monde d’après la crise.
2 mai 2020 0 comment
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La révélation Humaine et Sociale des Marocains au temps du Corona

by Mustapha Maghriti 28 avril 2020
written by Mustapha Maghriti
Avec la pandémie Covid-19, nous traversons une phase morose et épineuse, avec toutes les afflictions et les douleurs qui en résultent. Or, dans une telle atmosphère angoissante du corona, nous devons être optimistes en regardant la partie pleine du Verre :   le Covid-19 ne nous a-t-il pas dévoilé de précieuses révélations sur le plan social, et humain ? Certaines ont été déjà connues et se sont amplifiées, tandis que d’autres ne furent-elles pas de véritables dévoilements?

 

Ce séjour indésirable du covid 19 est en train de nous procurer des leçons sur le capital humain que recèle notre chère Patrie ; tous les Marocains de Tanger à Lagouira se sont montrés des héros dans la gestion au jour le jour si non minute-minute et seconde-seconde dans la gouvernance du corona.

 

Avec cet anathème, nous avons appris, chacun de nous, que l’Homme-Maroc-Citoyen instruit ou non instruit est un facteur déterminant dans la réussite de la bataille contre cette pandémie où les ressources sont d’abord et avant tout humaines.

 

Depuis peu, nous avons pu reconnaître, que les coûts cachés de l’ignorance et l’inconscience sont plus élevés que l’on croyait ; jadis, on estimait que les effets ravageurs de l’ignorance, de la maladresse et l’analphabétisme peuvent aller jusqu’à la délinquance, en passant par l’oisiveté et la pauvreté. Maintenant, ne voyons- nous pas littéralement que cela est aux antipodes dans notre patrie ?
Nous avons pu prendre acte que majestueusement c’est le Capital Humain du Maroc qui s’est réellement mobilisé, soit par des initiatives individuelles ou collectives pour empêcher le pire, en l’occurrence, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, désinfection et collecte des ordures à travers des agents de propreté ( Hommes et Femmes) en premières lignes droit devant le virus Covid-19 avec un important arsenal déployé pour désinfecter les agglomérations, pour nettoyer les rues et stériliser les espaces publics et ce dans un élan de solidarité et un devoir de citoyenneté.

 

En sus, cette contagion ne nous a pas attesté que tous les secteurs sont interreliés ? Santé, sécurité, économie, éducation, médias, n’interférerent-ils pas ensemble, pour induire que la transversalité devient la règle et que seul l’Homme Marocain constitue le point de relai entre les différetns champs d’action ?

 

Dès lors, nous en concluons que, les actions de l’Etat doivent être interdisciplinaires plutôt que de bâtir des plans économiques et chercher, subséquemment, des convergences sectorielles. Le professionnalisme par laquelle est entrain d’être bataillé ce virus au Maroc est due en grande partie à l’approche intégrée et multidisciplinaire d’un problème à caractère sanitaire. Ces efforts auraient pu être beaucoup plus consolidés par une infrastructure de R&D, hélas, quasi inexistante au Maroc. La recherche scientifique (pas seulement médicale) n’est-elle pas une maillon transversal incontournable qui cimente l’ensemble des activités économiques et sociales dans les pays émergents ou développés?

 

Aussi, nous remarquons avec satisfaction et gaieté que les médias traditionnels Marocains sont entrain de récupérer leur influence : Pour gagner son combat du 4éme pouvoir contre le Covid 19, l’Etat Marocain ont eu recours aux chaines officielles, en l’occurrence, boquets de la RTM et 2M, longtemps désertées à la faveur des réseaux sociaux, à cause d’une Overdose du contenu vicinal et rebattu. Toutefois, nous avons remarqué que les Marocains ont regagné les chaines TV Marocaines une fois le contenu s’est hissé, intéressés par les bulletins d’information, les capsules vidéo explicatives, informatives, constructives.

 

Ainsi les chaînes traditionnelles sont capables de redorer leur blason en bâtissant un Maroc fort et émergent que nous escomptons ; les chaines classiques sont capables de reconquérir l’auditoire Marocain à condition de télédiffuser plus de contenu intéressant et constructif dans leurs programmes.

 

En sus, acculé aux contraintes de la crise , le Maroc est en train de réaliser un grand tremplin vers l’économie digitale où le Capital Humain Marocain a pu développer un savoir-faire qui sera certainement capitalisé au profit de notre chère Patrie ?

 

A titre illustratif, parmi, les compétence acquises grâce à la pandémie du Covid-19 est l’acheminement sensationnel vers la maitrise et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ainsi, le secteur public à travers les administrations, le secteur privé via les entreprises, les étudiants , etc. sont dorénavant taillés à utiliser les outils de la NTIC, stimulant conséquemment la transition numérique du Royaume. Partant, le E-learning, E-gouvernement, E-commerce, Remote Work, ………etc. ne sont-ils pas présentement une réalité alors qu’ils étaient des chantiers d’avenir?
Les illustrations sont alléchantes et prometteuses augurant d’un Maroc post-crise complétement différent. A titre d’exemple, sous l’étau du confinement, les enseignants sont capables désormais d’enseigner des cours à distance sur des plateformes en utilisant des logiciels adéquats, où les étudiants assimilent les connaissances sur le net et les différents portails académiques.

 

La Caisse Nationae de Sécurité Sociale CNSS dématérialise toutes les démarches d’indemnisation, les administrations sous la contrainte du confinement délivrent à distance des documents officiels numériques et tiennent des réunions à travers des téléconférences .

 

La pandémie du covid 19 a été un grand dévoilement aux responsables au niveau de l’administration centrale et régionale, rigoureux, plus expérimentés dans le travail en réseau, le travail en situation de tension, la gestion des priorités, la prise de décision, le discernement, la réactivité, la communication et autant de précieuses qualités qui passaient inaperçues en temps ordinaire.

 

Que ce soit dans le secteur public ou privé, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, à travers des agents de propreté Femmes et Hommes (veillant, craintif, responsable et social……) ont montré leurs meilleurs talents et compétences avec professionnalisme et dévouement et par conséquent le meilleur visage du Maroc :

 

D’ores et déjà, les Marocains accepteront plus commodément les changements majeurs, autant de prérequis péremptoires au Maroc de demain et qui est en train de démontrer assurément que nous sommes confinés mais engagés! Parce que la distanciation sociale nous rapproche de l’essentiel, Parce que les plus belles créations et ingéniosités se révèlent en tant de crise, Et parce que la solidarité et l’altruisme prennent encore plus de sens et de couleurs en ces temps.
28 avril 2020 0 comment
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Quelle Stratégie de Gouvernance Nationale de lutte contre le Covid-19 au Maroc ? Quelles sont les grandes priorités ?

by Mustapha Maghriti 21 avril 2020
written by Mustapha Maghriti
D’emblée et en guise de prologue, la crise du Covid-19 ne constitue-t-elle pas le plus important challenge que les politiques publiques ont eu à « manager » depuis l’indépendance dans notre patrie ? Historiquement et rétrospectivement, aucune crise économique, politique ou sanitaire n’a eu les corollaires dirimants et ravageurs que nous sommes en train de traverser aujourd’hui.

 

Le défi posé par cette pandémie du Corona est d’autant plus d’actualité que le Maroc vit une phase difficile et complexe : Si le Maroc a connu d’importantes avancées sur la voie de la mise en place d’une nouvelle expérience démocratique connue sous l’Exception Marocaine et réussissant le Printemps Arabe, les transitions économiques et sociales achoppent devant de grandes embarras et notre pays peine à définir un nouveau modèle de développement économique et à mettre en place un nouveau contrat social. Ces difficultés sont venues grever sur les effets déprédateurs de cette pandémie du Covid-19.

 

Les répliques des institutions officielles n’ont pas tardé à se mettre en place : Sans balbutiement, les stratégies et la réactivité des autorités de l’exécutif Marocain n’a pas tardé à rétorquer en embrassant les dimensions économiques, sociales et sanitaires de la crise.

 

De notre point de vue, ces réponses doivent continuer à s’inscrire dans une stratégie globale en cherchant à extirper la pandémie et prémunir les citoyens Marocains et les acteurs économiques. A cet égard, au moins, trois priorités nous semblent incontournables :
1- La première des urgences dans la lutte contre le Covid-19 concerne l’arrêt de la transmission du virus. La réponse et la réactivité de notre pays a été rapide indépendamment de l’évolution de la pandémie et des expériences des autres pays (chose qu’il faut saluer). C’est ainsi qu’on est passé d’une stratégie de confinement limité à l’état d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars jusqu’au lundi 20 avril 2020 et qui vient d’être prororgé d’un Mois, soit jusqu’au 20 Mai 2020 suite au conseil du Gouvernement du 18 Avril 2020.
Or, les autorités publiques éprouvent encore de grandes difficultés à faire respecter le confinement (plus de 25.000 arrestations pour non-respect des mesures de l’état d’urgence sanitaire selon la DGSN et la présidence du Minstère Public) pour plusieurs raisons qui ne sont pas toutes liées à un manque de conscience de la part des citoyens. Il faut aussi mentionner toute cette population exclue du modèle de développement, qui vit au jour le jour et qui ne peut survivre à un confinement aussi strict.

 

Ces mesures sont incontournables au vu de la progression de la pandémie et des mutations inquiétantes du virus dans le monde et qui rendent sa maîtrise encore plus difficile.
Ces mesures ont été rapidement renforcées par une mesure importante à savoir le port des masques à partir du 7 Avril 2020. A cet égard, Pour garantir ces masques en quantités suffisantes et dans le cadre de la mise en œuvre des instructions Royales, les autorités ont mobilisé un ensemble d’industriels nationaux pour les produire, de même que leur prix de vente a été fixé à 80 centimes l’unité et ce, avec le soutien du Fonds spécial Covid-19.

 

Tous nos efforts doivent converger vers la réalisation de ces deux objectifs majeurs pour favoriser une maîtrise rapide de la progression du virus. Sur ce registre, les mesures proactives sous hautes instructions Royales ont permis d’éviter le pire et de mettre la pandémie sous contôle au Maroc avait déclaré le Ministre de la Santé dimanche 19 Avril 2020. Ce sont ces mesures qui doivent être renforcées et valorisées ; elles sont des conditions sine qua non pour envisager un début de déconfinement.

 

2- La seconde priorité, c’est soutenir : Dans cette conjoncture mélancolique, l’Etat Keynésien est revenu sur le marbre de l’actualité, l’Etat qui est l’expression de la volonté du vivre en commun doit déployer des efforts laborieux dans la protection et la sécurité des citoyens et des acteurs économiques. A ce titre, toute une batterie de mesures ont été prises par le Gouvernement Marocain. Banque Al-Maghreb n’est pas en reste ; elle a également mis en place des mesures éminentes et « philanthropiques » qui couvrent les acteurs économiques en épaulant les entreprises à faire face à une caverneuse crise de liquidité et ce en différant moult échéances fiscales ou sociales.

 

Notre chère Patrie a été intelligente en manipulant le levier monétaire ; les mesures budgétaires ont besoin d’un temps de conception ; une réponse par le budget exige un mécanisme de validation, un vote au parlement… L’éxecutif a donc commencé par la politique monétaire, car elle reste plus flexible dans les situations d’urgence. Elle concerne également un rapport direct entre banques et entreprises en traitant un problème réel et urgent : celui de la trésorerie.
Aussi, Bank Al Maghreb a pris un certain nombre d’initiatives en abaissant son taux directeur et en ouvrant la possibilité à un refinancement beaucoup plus large. Toutefois, il faut désormais inciter les banques à transmettre ces orientations à la sphère de l’économie réelle. Il faut de la veille et de la surveillance. En situation de crise, la banque centrale doit être beaucoup plus vigilante que par le passé.

 

Ces mesures altruistes ont également comporté les ménages avec des aides sociales pour les couches les plus défavorisées et les plus touchées Ramedistes et non Ramedistes où c’est la première fois qu’on utilise le transfert monétaire en tant que revenu d’assistance.
Toutefois, il est important de souligner deux points essentiels :

 

 

– La base de données, créée pour donner corps au RAMED souffre certes d’un certain nombre d’insuffisances, de déperditions, des fuites qui se matérialisent par effets secondaires négatifs : Des personnes qui bénéficient de transferts sans les mériter, et d’autres qui les méritent mais qui n’en bénéficient pas qui se comprend et se justifie par le choc de l’urgence où il a fallait très vite. Ce biais, les autorités en ont pris conscience et c’est pour cela qu’un autre soutien à l’adresse des non Ramedistes a été mise en place en attendant la mise en place du Registre social unique, qui est dans l’agenda politique.
Si ces mesures étaient nécessaires et importantes, elles ont été marquées par l’urgence et l’approche de court terme ne doit prédominer ( certes, le choc et l’urgence de cette question nous imposaient de réagir pour aller très vite dans la solidarité). Or aujourd’hui, il est clair que ce virus continuera à affliger notre Patrie pour des mois. Il est important de réfléchir sur les moyens de transformer ces formes de protection et d’aides pour les acteurs économiques et les citoyens et les rendre plus durables.

 

– La troisième priorité, c’est de relancer : Le Souverain Marocain et la patrie sont persuadés que nous parviendrons à maîtriser cette pandémie. De ce fait, Il faudra avoir une vision de moyen et long terme dès maintenant en commençant à prévoir et planifier l’après avec le Must de renouveler nos modes de vie et notre contrat social.

A ce titre, nous devons entamer notre réflexion dès aujourd’hui sur trois questions essentielles :

– La première concerne le regain impérieux de l’apostrophe sociale et la nécessité de redéfinir nos priorités sociales et sociétales. Sous cette optique, une nouvelle vision des secteurs de la santé, de l’éducation et des mécanismes de solidarité sociale doit être au cœur de nos urgences. Cette priorité doit commencer sur la base des besoins mis en évidence par la pandémie.

 

– La seconde question prioritaire concerne le modèle de développement économique et nos choix stratégiques, notamment dans le domaine industriel. Cette crise a remis à l’ordre du jour la notion de souveraineté et la nécessité de développer et de maîtriser un grand nombre de secteurs stratégiques dont l’industrie pharmaceutique. Il est important aujourd’hui de réfléchir sur les priorités de notre développement et les secteurs stratégiques que nous devons développer.

 

– La troisième question concerne les nouvelles technologies et la numérisation de nos procédures. En dépit des affirmations officielles et des efforts de certaines startups, nous continuons à enregistrer un retard dans le domaine des nouvelles technologies et de la numérisation.

 

En effet, la distribution des aides sociales au cours de cette pandémie et les queues aiguisés par les mesures barrières pour les paiements ont montré ce retard. Il est temps aujourd’hui d’élaborer une véritable stratégie pour rattraper le temps perdu et entrer véritablement dans le monde 4.0.

 

Endiguer, protéger, soutenir et relancer doivent être les grandes priorités et les grandes urgences d’une stratégie de gouvernance nationale de lutte contre le Covid-19. Avec les orientations Royales et la solidarité crops et âme entre les Marcoains, nous gagnerons cette bataille.
21 avril 2020 0 comment
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Le Maroc au temps de Corona, un Maroc nouveau se façonne

by Mustapha Maghriti 9 avril 2020
written by Mustapha Maghriti

Un anathème sanitaire a sapé l’humanité avec une telle célérité qu’elle semble avoir médusé tous les dirigeants de la planète. Nous perdons nos illusions : Ce qui semblait être le monde dominant et commandant la nature avec les rushs et les ruées des révolutions cognitives, biotechnologiques, de la microbiologie et de la biologie moléculaire a sombré subitement d’un coup. Ces édifices architecturés sur les dogmes du libéralisme, de la mondialisation, de la royauté du marché, de la main invisible et l’Etat gendarme voire même voyeuriste a laissé libre cours à une métempsycose pure et dure du Keynésianisme, voire même d’un nouveau socialisme de réconciliation sociale.

Ainsi, la leçon est patente, le postulat est clair : le marché que chantait en chorale les courants d’obédience ultralibérale à lui seul, ne peut être à lui seul le régulateur de l’économie pour régenter les crises partout dans le monde.

Il a fallu que la razzia d’une pandémie planétaire (Covid 19) affecte l’humanité pour que nous nous rendions compte que moult choses auraient pu être faites et depuis longtemps afin que le Maroc soit différent, sinon meilleur : Crise d’analphabétisme, de pauvreté, de déficit de santé, de citoyenneté …

A quelque chose malheur est bon : Avec cette pandémie, près de 31 Milliards de Dhs ont été recueillis en quelques jours pour servir à équiper des hôpitaux, à réapprovisionner et ravitailler les besoins des familles les plus démunies, à approvisionner des stocks de médicaments pour étancher nos déficits sociaux. Cette mobilisation sociale sans précédent n’aurait-elle été pas faite naguère ?

Depuis avant-hier Mardi 7 Avril 2020, les familles et les personnes touchées par la crise ayant perdu leurs emplois et déclarés dans le système de la sécurité sociale, ainsi que les personnes disposant du RAMED ont commencé à percevoir leurs pensions issues du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus crée le 15 Mars 2020 sous les auspices du Souverain Marocain.

Aussi, toutes les personnes faisant partie de la trame de l’économie informelle ne disposant pas de RAMED percevront dans les jours prochains des indemnités sociales en fonction du nombre de personnes à charge dans chaque famille.

Ainsi, le Maroc s’est montré, sur l’arène internationale, capable de mettre en place un dispositif de revenu universel qui permettrait à tous ses citoyens de se sentir prémunis, insérés et intégrés dans la société Marocaine.

Nous ne sommes pas en train d’écrire une autre page de l’histoire pour les générations nouvelles et futures ? Nous y inscrivons la manière dont nous traversons ce moment scénique de notre époque ou d’une nouvelle ère qui s’invente chaque jour, chaque heure. Nous avons ainsi l’opportunité de leur démontrer et attester que nous faisons preuve de solidarité, de tolérance, de compassion et d’entraide les uns envers les autres.

Cette cohésion à la Marocaine ne suscite-t-elle pas le lyrisme non seulement par la vivacité de sa mise en action, mais surtout par l’implication de toutes les franges de la société ? Une prouesse sociale d’envergure qui en dit long sur le degré d’adhésion pour obstruer la prolifération de la pandémie Covid-19.

Cette adhérence authentifie que nous faisons Nation. Nous serons une pléiade Marocaine irréductible tant que la solidarité prédominera. Nous gageons que nous devrons garder cet état d’âme quelle que soit la durée de la pandémie Covid-19 et même une fois la tempête du Corona est passée.

9 avril 2020 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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