• Accueil
  • À propos
  • Biographie
  • Mes Chroniques
  • Ephéméride
  • Revue de presse
  • Documents Universitaires
  • Mes Publications
Mustapha Maghriti
Non classé

La Seringue de l’Espoir

by Mustapha Maghriti 13 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

In fine, l’espoir ressuscite et se ranime après le communiqué officiel par le Ministre en charge du portefeuille de la Santé, Khalid Aït Taleb, de l’amorçage prochain de la campagne de vaccination massive contre la pandémie du Covid-19. Aussi, l’optimisme béat réapparait et se confirme après la décision magnanime et noble du Souverain Marocain qui a décrété la gratuité du vaccin contre l’épidémie de la Covid-19 au profit de tous les Marocains aux dires du Cabinet Royal. Le Souverain Marocain a tranché le nœud gordien que le vaccin contre la Covid-19 ne devant pas être un bien commercial, mais un bien public accessible à tous les Marocains. 

Selon des sources dignes de foi, les premières opérations d’injection de la seringue de l’Espoir démarreront dans les deux semaines du Mois courant de Décembre. Une telle information du Ministre de la Santé est révélatrice de la stratégie chevaleresque initiée par les autorités Marocaines sous les directives du Souverain Marocain, faite de prospectives et d’anticipations positives à l’instar de la décision Royale du confinement de Mars 2020, la conclusion d’accords de partenariat avec la Société Etatique chinoise SINOPHARM  (sixième plus grand fabricant de vaccins au monde), la participation aux essais cliniques qui a donné ses dividendes en bénéficiant du vaccin anti-Covid-19, ainsi que le lancement des opérations de vaccinations dans les meilleurs délais.

Et, c’est tout à fait judicieux que les accès pour le Vaccin seront réservés en premier lieu à  l’Armée Blanche (le personnel de la Santé), la Sûreté nationale (les forces de l’ordre, les agents d’autorité), les enseignants, les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques avant que la vaccination ne soit élargi à tous les adultes.

Vacciner 25 Millions de Marocains est un engagement colossal. C’est pour cela que cette campagne de grande ampleur mobilisera une logistique inédite : Actuellement, le Staff du Ministère de la Santé est dans la phase concrète de la prise des dispositions pratiques des vaccinations, en termes de logistique, des structures d’accueil dédiées, l’équipement en réfrigérateurs spéciaux de toutes les pharmacies centrales du pays pour conserver le vaccin à une température de 2 à 8 degrés, des espaces de vaccination et de personnels habilités.

Comme dit le dicton français ancestral, chaque pièce a son revers, Il s’agit, de la communication massive et tous azimuts qui devrait embrasser les opérations de vaccination afin de sensibiliser l’ensemble des Marocains à l’extrême importance de se faire vacciner.

Sous cet angle, il convient d’apprécier que selon la déclaration du Ministre de la Santé, la vaccination ne sera pas obligatoire et les seules nouvelles mesures « astreignantes » relatives à l’obligation de disposer à côté du passeport international, d’un « passeport Santé » pour se déplacer à l’étranger qui signale que le détenteur a été vacciné.

Les raisons de cette relative équanimité sont connues. Elles tiennent à la faiblesse de la communication dévolue à cette opération souvent essentielle pour les personnes âgées, les malades ou les enfants, mais aussi au prix d’un vaccin qui n’est pas considéré comme essentiel par nombre de nos concitoyens.

C’est donc la nécessité de lancer la bataille de la communication qui se pose dès à présent afin que le maximum des Marocains se plient à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur conseiller que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour éradiquer le Coronavirus, de rester vigilants et de ne pas relâcher en parallèle les mesures sanitaires.

Aussi, le risque est réel que des  réticences et des doutes s’expriment largement à l’encontre du vaccin anti-Covid : Beaucoup de gens au Maroc et sur d’autres cieux sont peureux et doutent de l’efficacité du Vaccin anti-Covid, même ceux et celles qui sont nourris dans le sérail de la santé malheureusement (des médecins, des professeurs, épidémiologues…)

Je me rappelle d’un Jour en pleine pandémie et surtout en plein confinement total après le décret de l’état d’urgence sanitaire en Mars, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été médusé par toute une armada d’internautes originaires de plusieurs pays du globe, y compris le Maroc, y compris hélas des intellectuels Marocains, du démenti du Coronavirus et du doute de l’efficacité du Vaccin.

Des voix populistes sonnaillent et résonnent sur les réseaux sociaux au Maroc et à l’international, semant le doute autour même de l’existence de la pandémie du Covid-19, sur sa gravité, la crainte d’une trop grande précipitation dans la conception du vaccin, ou la peur d’effets secondaires.  

En outre, les théories complotistes  et des boutades à dormir debout alléguant, par exemple, que le vaccin contre le Covid-19 servira à implanter une puce électronique sont également particulièrement présentes sur les réseaux sociaux au Maroc et dans le monde. Cette zizanie ne risque-t-elle pas de dissuader la population au vaccin et freiner la couverture vaccinale ?

Saluer cette dénégation et ce désaveu,  n’est-il pas un indicateur qui montre incontestablement l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une telle pensée de doute. Semer la méfiance n’est-il pas un indicateur qui exhibe l’effort louable et laborieux de la communication que doit déployer le Staff du Ministère de la santé pour exorciser une telle suspicion.

On ne peut pas autoriser ces paranos de soupçon et ces psychoses de méfiance : Le Maroc mort, la situation est grave. Plus de six mille morts, un virus assassin et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.

Communiquer est un Must, tout le monde sait que seul le vaccin pourra anéantir cette pandémie du Covid-19.

D’où encore une fois de plus la nécessité impérieuse de lancer le combat de la communication qui se pose en amont : L’adhésion de la population est incontournable, la communication est essentielle avant toute campagne de vaccination de masse, afin de clarifier aux citoyens tous les aspects liés au processus de vaccination pour assurer leur implication et instaurer un climat de confiance, et contrer les voies réticentes loin de toute théorie de complot.

Le vaccin chinois ?

Il a déjà été utilisé sur un million de Chinois. Si leur vaccin n’était pas sérieux, testé et corroboré cliniquement et scientifiquement, jamais le Souverain Marocain ne l’aura autorisé, le Maroc n’aurait jamais commandé des millions de doses.

L’arrivée imminente des vaccins anti-covid et la décision Royale de la gratuité du vaccin va, à coup sûr, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui hante et obsède la planète, sans aucun doute, la plus grande épreuve subie par notre monde depuis des dizaines de décennies. Certaines personnes perdent patience et sombrent dans des dépressions. Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

C’est très bientôt, nous allons de nouveau voyager, donner libre cours à notre égotisme et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité. Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt.  La « normalité » sera bientôt de retour, Stay open !!

13 décembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

ADIEU, Salah, Salaheddine El Ghomari : Un Journaliste d’exception

by Mustapha Maghriti 11 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

 

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde des médias marocains est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du journaliste Salaheddine El Ghomari qui s’est éteint dans la soirée d’hier du Jeudi 10 décembre 2020 à Mohammedia, des suites d’une crise cardiaque, à l’âge de 52 ans.

Connu du grand public pour avoir présenté le journal télévisé arabophone de 2M pendant deux décennies, Les ondes et le quatrième pouvoir étaient dans ses veines : Après des études de journalisme en Russie, il a rejoint la chaîne d’Ain Sebaa en l’an 2000, où il s’est imposé comme l’un des présentateurs charismatiques les plus en vue du journal télévisé en langue arabe.

Surtout, la cote de popularité de Salaheddine El Ghomari montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains depuis le déclenchement de la pandémie du nouveau coronavirus surtout dans la terrible et dure phase du confinement total, grâce au programme de sensibilisation et d’information qu’il a animé durant toutes les phases de cette crise sanitaire la populaire émission quotidienne à forte audience « Questions sur le Coronavirus » ; une émission qui a fait exploser l’audimat en cette période de crise sanitaire. 

Selon des sources proches du défunt, le concept de l’émission a été pensé et préparé en 24 heures. En ces temps moroses engendrés par la pandémie du Covid-19, il était important de parler au public et surtout de lui donner la parole. Salaheddine  recevait 40.000 messages vidéo et écrits par jour en interaction avec l’émission de prédilection au temps du Covid-19 « Questions sur le Coronavirus ».

Avec grande ardeur et zèle, Salaheddine El Ghomari redoublait et suait d’efforts laborieux et louables pour sensibiliser la population marocaine sur la gestion au quotidien de la pandémie.

Même après le déconfinement, Salaheddine El Ghomari  restait toujours présent sur facebook, instgram en insistant toujours sur les mesures de distanciation sociale et le port du masque et en invitant, en sus, les Marocains et les internautes à rester chez eux autant que possible.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Journaliste engagé, passionné par son métier, adulé pour son franc-parler, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par sa vivacité que par son engagement.

Non seulement 2M et le monde de la presse écrite et du paysage audiovisuel, mais tout le Maroc perd l’une des figures les plus marquantes Marocains.

Certes, il nous a quittés, mais ses proses journalistiques, son émission, son dévouement le rendent immortel. ADIEU Salaheddine.

11 décembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Le Déracinement du Dogme de la Haine : Un Préalable irrécusable contre le Terrorisme

by Mustapha Maghriti 6 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Il y a quelques jours, plusieurs dizaines d’agriculteurs ont été massacrés par des djihadistes dans le Nord-Est du Nigéria. Ainsi, le problème du terrorisme revient sur le devant de la scène après la revendication de cette odieuse scène par le groupe terroriste Boko Haram, dont une partie est affiliée à l’État islamique. Ces outrages ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, de colère et de solidarité. Ils ont aussi réveillé la peur, parfois l’effroi face à des actes de primitivisme où la violence aveugle et froide des terroristes, tuant au hasard, a contribué à désubjectiver chaque victime réduite à une simple cible à atteindre. Il s’agirait de représailles contre des incriminations de combattants auprès de l’armée.

La terreur gagne l’espace social en Afrique alimentant des fantasmes de martyre et de tyrannie, faisant (re)vivre à chacun l’angoisse de la mort. N’est-ce pas l’apogée de la subversion,  du terrorisme, le jihadisme?

Malheureusement, ces terroristes sont des jeunes en perte de repère et ils tuent d’autres jeunes. Ils cherchent, semble-t-il, à détruire une société africaine en quête de liberté, de démocratie, de culture et d’ouverture. Cette projection de la violence et de la haine sur l’autre va parfois jusqu’au retournement de cette violence contre soi ; le tueur finit par se tuer, comme s’il achevait ainsi, par sa propre mort, le cycle de cette violence destructrice sans limite, dans un mouvement d’auto-désengendrement.

Nous pensons que la guerre contre le terrorisme est incontournable, mais au préalable, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente que les armes qui est celle du déracinement des idéologies de la haine et de la répulsion.

C’est dans le continent noir, et pas seulement dans la zone sahélienne, que les groupes se réclamant de Daech, sont aujourd’hui les plus éveillés et les plus actifs, parsemant la terreur, la phobie et le terrorisme, sans toutefois contrôler des territoires comme ils l’ont fait au Moyen Orient. 

C’est un travail de longue haleine qui concerne notre continent. Inopportunément, dans l’Afrique, ce sont les projets de schizoïdie et d’introversion, qui l’emportent. Pour preuve, cette étendue géographique est sensationnelle, et tient autant sinon plus à la fragilité des structures étatiques locales et à la misère, qu’au pouvoir d’attraction du djihad global.

Faut-il souligner que ces groupes sont actifs dans plusieurs contrées du continent : 

–  Primo, sur les terres d’islam d’Afrique de l’Ouest, qui connurent autrefois de véritables « guerres saintes », au 19ème siècle contre les armées coloniales,

– Secundo, en Somalie, dans la corne de l’Afrique, où les « Chebabs » islamistes sévissent depuis des années, dans une guerre sempiternelle,

– Tertio, dans l’Est de la République démocratique du Congo, irréfragable  talon d’Achille  de l’Afrique où la guerre fait partie du quotidien depuis si longtemps où le djihadisme est venu s’ accoler à bien d’autres sources locales de conflit ;

– Quarto, dans le nord du Mozambique, sur la côte de l’Océan indien, où l’islam est ancré depuis des siècles, et où, depuis trois ans, sévit un groupe lui aussi affilié à l’État islamique.

Pour autant, ces labels djihadistes agissent comme des « franchises », c’est-à-dire sans centralité, sans concentration et sans commandement unique ; même s’il est probable que les groupes agissent de concert en apprenant l’un de l’autre.

En Afrique, les terroristes savent tirer parti des vulnérabilités des États, qu’il s’agisse d’un État « insolvable » comme la Somalie ou « perclus » comme au Nigéria. Au Mozambique, les djihadistes agissent dans une zone en passe de devenir l’Eldorado du gaz naturel où les petits paysans sont des proies faciles pour ces groupes violents.

Dans ce contexte miné, la réplique au terrorisme ne peut être cantonnée à la seule dimension sécuritaire ; même au Sahel où la contre-offensive militaire est la plus exploitée. Ce sont des décennies de problèmes livrés à eux même qui attisent cette subversion meurtrière de la violence armée et la radicalisation.

L’aberration serait de mettre ces désenchantements séditieux et ces messages écrits avec des plaies, du sang, des larmes, des souffrances, sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, inopportunément, plusieurs discours laissent entendre en particulier l’Islam.

La communauté internationale a un mandat laborieux à brasser. Avant les fusils et les armes, il y a des idéologies à neutraliser, avant les flingues, il y a des cultes à désamorcer.

Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans les pays musulmans n’est pas indemne de toute répréhension. Chez certains, elle incorpore gauchement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut excommunier la Salafiya Jihadia et son obsession subversive. 

La bataille contre la prolifération du terrorisme doit être absolument globale et internationale. La coopération internationale existe mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension en Afrique, ont plutôt envenimé le phénomène jihadiste.

Faute de quoi, la terreur continuera à terroriser, y compris les terroristes, la violence se transmettra en spirale de génération en génération dans la haine et la vengeance.

La Communauté internationale doit s’atteler à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette lourde responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’épargner que d’autres Etats ne s’agitent. Aussi, il appartient tout un chacun de nous d’apporter sa quote-part par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien.

Avouons-le et disons nos 4 vérités en face : On ne naît pas terroriste, on le devient. Le mal est en l’homme, il n’a pas de territoire privilégié, il est partout sur cette Terre. Ce mal, il nous le combattre par la raison, la loi, le savoir, l’école, l’éducation, l’ordre, la justice et par la promotion et la défense des valeurs universelles et universalistes liées aux droits humains.

Je me rappelle d’un Lundi 19 Décembre 2016, après l’assassinat ignoble de l’ambassadeur Russe en Turquie, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par le comportement fanatique et téméraire d’une armada internautes originaires de plusieurs pays arabes, y compris le Maroc, saluant l’assassinat de l’ambassadeur Russe. N’est-ce pas le Summum de la haine ? 

Saluer cet assassinat odieux n’est-il pas un indicateur qui montre incontestablement l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire. N’est-ce pas le pinacle de la subversion et du terrorisme?

L’altruisme, la clémence, la tolérance et le consentement sont les contrepoisons et les palliatifs dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise d’épilogue, de décider d’opter pour l’amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King.

6 décembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Quelle nouvelle cartographie du Commerce International à l’heure du Covid-19 ?

by Mustapha Maghriti 1 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

L’aéronomie économique mondiale est à la taciturnité pour les responsables politiques, institutions internationales (FMI, OMC, OCDE, CNUCED….), dirigeants économiques, qui s’intéressent à l’évolution de Relations Commerciales Internationales. Il faut dire que les impulsions de la mélancolie économique internationale ne manquent pas. Il y a d’abord la croissance mondiale qui a du mal à retrouver sa véhémence et son ardeur économique d’avant la grande déconfiture économique, financière et sociale de 2008/2009 déchaînée par la pandémie du Covid-19.

Les fiscal stimulus lancés par de nombreux pays, les politiques monétaires latitudinaires, ainsi que les politiques budgétaires permissives, n’ont pas réussi à redonner à l’économie mondiale une dynamisation de croissance plus marquée.

La vulnérabilité de la croissance économique globale n’est pas le seul facteur des inquiétudes pour l’économie mondiale, le commerce international est une des préoccupations actuelles.

En effet, moult rapports ont décelé que le tempo de la croissance du commerce international devrait enregistrer en 2020 une contraction comprise entre 13% et 32% en 2020, sous l’effet de la pandémie du nouveau coronavirus qui a fortement affecté les chaines de valeurs mondiales et la vie normale dans le monde selon l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Les économistes de l’OMC arguent que cette baisse sera probablement supérieure à la contraction du commerce mondial causée par la crise financière mondiale de 2008-2009 où les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à deux chiffres dans presque toutes les régions de la planète.

Pour certains économistes, inutile de s’attendre à une véritable reprise du commerce mondial : La stagnation serait un fait perdurable auquel il faut adapter notre modèle économique.

Avec l’élection de Joe Biden,  les caméscopes du monde sont épinglés sur les premières œuvres du nouvel élu de la maison blanche, qui devrait tenir les gouvernails de la première puissance mondiale à la mi-Janvier 2021. Sa position en matière du commerce mondial sera plus singulièrement interpellée, en particulier les relations économiques internationales tumultueuses avec le Céleste Empire, attisées par le président sortant D.Trump, un adepte du mercantilisme et ne croit pas, en matière de commerce, au jeu à somme positive. Au contraire, il voit, dans le protectionnisme et l’isolationnisme, la seule voie pour défendre les intérêts américains. 

A bien des égards, la compétition commerciale et l’ouragan des échanges commerciaux s’est focalisée autour de ce nouvel affrontement sur l’échiquier mondial, notamment Est-Ouest.

Les argumentations du pays d’uncle Sam pour tenter de rééquilibrer leur déficit commercial le plus élevé du monde (616,8 Milliards de dollars en 2019) sont connus en théorie, et pour certains, légitimaires : affaiblissement du Yuan au regard du Dollar pour aviver les exportations chinoises, barrières à l’entrée au marché Chinois via des barrières non-tarifaires, contingents, préférence nationale appliquée par la Chine, notamment en matière technologique.

Pour plusieurs analystes, même si la politique étrangère évoluerait sur la forme vis-à-vis de la Chine, celle de Joe Biden ne devra pas s’éloigner de la trame tissée D. Trump. Sous cet angle, Hubert Védrine, l’ex-ministre des affaires étrangères n’a-t-il pas dit : N’oublions pas que le futur Président des États-Unis sera avant tout Américain, et aura à cœur de défendre les intérêts de son pays ? A cet effet, soutenir les intérêts stratégiques des USA ne nécessitera-t-elle pas de reconduire le bras de fer avec Pékin ?

Dans les coutumes et les Us de la chose politique aux USA : Les républicains sont isolationnistes, les démocrates protectionnistes ; la main invisible du libéralisme dominant aux États-Unis s’estompe là où les intérêts stratégiques du pays de 50 États sont en jeu.

En additionnant les dommages collatéraux du Covid-19 et la gestion timide et réticente de la pandémie par l’Oncle Sam par D.Trump, l’on se trouve  devant une « olla-podrida » engendrant mécaniquement une attitude aussi bien méga-défensive pour prémunir le marché intérieur, qu’offensive pour percer les marchés mondiaux.

Dans ce cas d’espèce de la réduction de ses débouchés au sein de ce grand marché Américain, des tensions additionnelles dans le commerce mondial vont avoir lieu : La Chine va systématiquement investir dans de nouvelles zones commerciales et ce dans le dessein de préserver un niveau de dynamique économique idoine pour conserver ses parts de marché, ainsi que ses fondamentaux économiques et sociaux. Dans cette reconfiguration du commerce mondial, nous assistons à une guérilla économique entre les deux superpuissances ; dans ce faciès du commerce international, l’Europe constitue l’estrade d’opérations principales puisque le vieux continent prédispose d’un PIB par habitant consistant, bien que son marché soit mûri.

Cependant, l’Europe mène la contre-offensive, comme en témoigne la récente mise en place de sanctions européennes à l’encontre du mastodonte Boeing, inculpé d’avoir bénéficié de subsides publics Américains. 

Aussi, avec la perturbation des chaines de valeurs mondiales à l’heure du Covid-19, l’Europe a notifié sa fermeté de relocaliser certaines industries stratégiques sur son tissu économique afin d’amortir la surexposition de ses chaînes de valeurs à l’Asie du Sud-Est : Commotionnés par l’arrêt brutal de leurs approvisionnements, les grands groupes industriels Européens envisagent l’éventualité de raccourcir leurs unités industrielles de l’Europe, afin d’être moins exposés aux différentes incertitudes de pénurie.

Comme la réaction de l’Europe contre les USA, la réplique de la Chine  ne se fera pas attendre : Pékin évitera à tout prix tout rush de désengagement des Firmes Multinationales FMN du grand atelier du monde, et pourrait agir par le biais de la fermeture de son marché aux produits de ceux qui sont tentés de partir. Qu’en est-il de l’Afrique dans cette nouvelle cartographie du Commerce International ?

L’Afrique, pour sa part, recèle un potentiel de croissance d’envergure et fait l’objet de toutes les convoitises commerciales. Résolument enraciné dans le continent noir depuis la fin des années 90, la Chine dispose d’avantages compétitifs et concurrentiels en Afrique dans plusieurs niches telles les industries extractives, grands investissements dans les infrastructures, exportations de produits finis semi-finis et d’intrants industriels.

D’ailleurs depuis l’éclatement de la pandémie, Pékin a redéployé des efforts laborieux en direction du continent noir, multipliant les prodromes d’investissement et consentant un effort massif pour épauler l’Afrique à lutter contre le virus du Covid-19.

Mis à part quelques accords de libre échange, l’Amérique n’ont jamais explicitement défini leur politique commerciale envers l’Afrique, et s’échine à mettre en place une dynamique commerciale gagnante.

L’Europe, quant à elle, historiquement prédominante a perdu des places même dans des aires géographiques commerciales où elle était séculairement présente.

Dans cette nouvelle gravure du commerce mondial et pour reprendre la célèbre phrase du légendaire footballeur anglais Gary Lineker en 1990 « Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne gagne », Idem, pour le Commerce Mondial des deux dernières décades, « une compétition commerciale qui se joue à 193 pays, et à la fin, c’est la Chine qui gagne » hormis que la pandémie du Covid-19 est en train de remettre en question de manière abyssale les chaînes de valeurs mondiales, révélant à la fois une surexposition des industries manufacturières mondiales à l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’une férule des plateformes technologiques. La pandémie de COVID-19 représente, somme toute, un bouleversement sans précédent de l’économie mondiale : Sommes-nous à l’aurore d’un grand redimensionnement de l’échiquier Commercial Mondial ?

1 décembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Violence contre les femmes ou le silence des agneaux face à une société misogyne

by Mustapha Maghriti 25 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Ce Mercredi 25 Novembre 2020, le monde célèbre La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est une opportunité pour mettre l’accent sur les efforts déployés au Maroc pour faire face au phénomène de la violence à l’égard des femmes, ainsi que les avancées réalisées dans ce domaine. 

Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de bordure géographique et culturelle, il faut avouer que les dernières statistiques qui ont été avancées par le HCP Décembre dernier font froid dans le dos. En effet, parmi 13,4 millions de Femmes âgées entre 15 à 74 ans, plus de 7,6 millions, soit 57% de la population féminine avait subi au moins un acte de violence, tous contextes et toutes formes confondus. 

Conformément des résultats de l’enquête nationale relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes, sur le volet de la ventilation géographique, la prévalence de la violence faite aux femmes est de 5,1 millions de femmes, soit 58% en milieu urbain et de, 2,5 millions de femmes rurales, soit 55% en milieu rural. 

Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%. 

Par espace de vie, le contexte domestique, remembrant le contexte conjugal demeure le plus jalonné par la violence, avec une prévalence de 52%, soit 6,1 millions de femmes. 

En outre, le HCP indique, que les autres cadres de vie ont connu une décrue de la violence en singulier dans l’espace public où la prévalence est passée de 13%, suivi par le lieu d’enseignement avec un pourcentage de 19%. 

Avec le foisonnement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’hémorragie des réseaux sociaux, le HCP invoque la cyber-violence, comme étant une nouvelle forme de violence ayant éclore ; celle-ci touche près de 1,5 million de femmes au Maroc avec une prévalence de 14%, par le biais de courriels électroniques, d’appels téléphoniques, de SMS, …etc. . 

Le risque d’être victime de ce type de violence est plus accru parmi les citadines (16%), les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans (29%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (25%), les célibataires (30%) et les élèves, surtout les étudiantes sont touchées avec un pourcentage de 34%. 

Le reste des cas de cyber-violence échoit, à part égale de près de 4%, à des personnes ayant un lien avec la victime notamment le partenaire, un membre de la famille, un collègue de travail, une personne dans le cadre des études. 

En outre, l’enquête du HCP relève que 10,5% des victimes de violences ont déposé une plainte après l’incident auprès de la police ou d’une autre autorité compétente, par contre, elles sont moins de 8% à le faire en cas de violence conjugale contre 11,3% pour la violence non conjugale. 

Selon l’enquête du département Lahlimi, la résolution du conflit par consentement, l’intervention de la famille, la crainte de la vengeance de l’auteur de violence, le sentiment de honte ou d’embarras particulièrement en cas de violence sexuelle, sont déclarées comme principales causes qui empêchent les victimes à déposer une plainte auprès des autorités compétentes. 

Ceci ne n’exhibe-t-il pas la « mutité » des femmes Marocaines pâtissant en silence ? 

Aussi, le recours des victimes à la société civile demeure infime suite à la survenue de l’incident de violence qui ne concerne que 1,3% des femmes. Il est de 2,5% pour les victimes de la violence conjugale contre 0,3% en cas de violence dans les autres cadres de vie.  

La furtivité, la pusillanimité et la crainte demeurent prépondérant dans une société macho et phallocentrique où le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme et de facto, les résolutions à ces formes de violence et d’agressivité transcendent la paperasserie du département de Jamila el_Moussali. 

Nous pensons, de surcroît, que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va inhumer à la violence contre les femmes. 

Les différents remèdes de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats concluants. A cet égard, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos Us dictés par l’Islam il y a plus de 14 siècle ? 

Ne devrons-t-nous pas réitérer nos sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de servilité imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apporteront riposte aux extrémistes qui se sont adossés sur certaines interprétations coraniques tronquées à leurs « capriccio », en déraillant vers des déductions vicieuses, sadiques, selon lesquelles l’Islam exhorterait à la violence contre les femmes. 

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.  

Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ? C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘AICHA » 

En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. » 

Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: « Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ». 

Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès :

 » Je vous conseil la bonté envers les Femmes ». 

In fine, la femme n’est-elle pas une jolie mélodie quand l’homme est un bon musicien ? Soyons de bons Musiciens !!! A toutes les Femmes, vous êtes d’anges-heureuses, il ne vous manque que des Ailes !!! 

25 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Les dunes de sable et la malice des milices

by Mustapha Maghriti 24 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Essoufflés, exténués et acculés à tous les niveaux et au regard des innombrables provocations des vauriens du polisario, la détermination, la rectitude et  l’intransigeance firent office de langage approprié où notre chère patrie affirme que le Maroc est dans son plein droit pour assurer, en toute légitimité, sa sécurité et préserver sa souveraineté.

De ce fait, l’intervention menée par les Forces Armées Royales FAR dans la zone d’El Guerguerat sur Hautes instructions du Souverain Marocain n’a pas été saluée par toute la Communauté Internationale ? Le Monde entier savait indubitablement que le Maroc exerce sa pleine justesse et sa pleine probité.

L’unanimité Internationale  sait congrûment qu’aucune Nation ne saurait rester, indéfiniment, irrésolue  et pusillanime  face à une telle infraction délibérée, lorsqu’il s’agit de porter préjudice à ses intérêts souverains et légitimes, ainsi qu’à la libre circulation des biens et des personnes.

La liste des soutiens internationaux au Maroc ne s’allonge-t-elle pas en longueur et en largueur de jour en jour ?

À l’occasion de la Marche verte et dans son éloge du 7 Novembre 2020, le Souverain Marocain a donné une lecture resplendissante du conflit stéréotypé autour des sables du Sud. 

Un conflit abreuvé par un capharnaüm de mythomanies bassinées par le duo Algérie – Front polisario qui, pendant des décades, tente de spéculer l’Histoire. A force de raconter des fables, les maléfiques voient toutes leurs thèses attentatoires à l’intégrité territoriale de notre Patrie réduites en cendre.

De l’Organisation des nations-unie (ONU) à l’Union africaine (UA), la sagacité de la Diplomatie Marocaine a fini par avoir raison des intrigues et des bassesses délétères et des machinations dilatoires des pirates Polisario.

Faut-il rappeler que 163 pays, soit 85% des États membres des Nations unies, ne reconnaissent pas l’entité frelaté du Polisario, est accusateur d’une dénégation éloquente de la Communauté Internationale ?

Faut-il rappeler que pas moins de 16 pays aient ouvert, de façon solennelle, des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla, sont des pièces à conviction attestant de la Marocanité du Sahara ?

A ces revers successifs et de plus en plus prononcés, l’Algérie  et son polichinelle, frustré et émoussé (Polisario), répliquent par la provocation au travers d’incursions répétitives dans la zone tampon de Guerguerat et d’obstructions de la circulation civile et commerciale régulière dans cette zone.

Somme toute, l’intervention menée par les Forces Armées Royales dans la zone d’El Guerguerat sur Hautes instructions du Souverain Marocain est un acte  légitime, souverain doublé d’un acte de sécurisation du passage pour la libre circulation des biens et des personnes, non seulement entre le Maroc et le reste de l’Afrique, mais plus encore entre l’Europe et l’Afrique.

Ces glapissements ne représentent-ils pas le fardeau de désespoir du Polisario qui vit une frustration humanitaire, sanitaire et identitaire ?

24 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Le Passif de D.Trump et la mission de replâtrage de l’économie mondiale de Joe Biden

by Mustapha Maghriti 18 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Après un long suspens Hitchcockien,  le nœud gordien du piédestal de la Maison Blanche a été tranché en faveur de Joe Biden avec 273 votes du collège électoral et deviendra le 46éme président des États-Unis.

De part cette victoire aux urnes, les Américains ont démontré que la démocratie ne trébuche pas : Devant la peur d’un nouveau mandat de D.Trump, les Américains ont adhéré laborieusement au scrutin avec une participation record depuis 1900 (quand plus de 73,7% des Américains s’étaient rendus aux urnes pour élire le républicain William McKinley) avec plus de 160 Millions de votes, soit un taux de participation de 66,6%.

Après ce suspens, le monde, les médias, écrites et audiovisuels se pose la question récurrente que va faire Joe Biden ?

– Primo, la campagne électorale de J.Biden a été plutôt un vote pour ou contre Trump dont la gestion de la Covid-19 a été catastrophique sauf un point positif de la diminution des impôts qui a permis à l’Amérique de revitaliser son économie durant cette pandémie.

– Secundo, Joe Biden n’a pas développé réellement un programme économique ; on s’en souvient lors de sa propagande électorale.

Est-ce qu’il va garder le crédo protectionniste ? En vérité personne n’en sait rien : Revenir sur des décisions géostratégiques, surtout en ces temps d’inconstance à l’heure du Covid-19 !!

Par contre, on est sûr que les USA, dans le mandat présidentiel de J.Biden, vont rebrousser chemin vers le multilatéralisme : Joe Biden sera multilatéral là où D.Trump était unilatéral, il sera prévisible là où D.Trump est imprévisible ; et il respectera ses alliés là où Trump les maltraitait. Pour preuve,  Joe Biden a déjà donné des hypothèques et des gages en préfigurant que son premier acte de Président serait de réintégrer l’Accord de Paris sur le climat que les États-Unis ont officiellement quitté. Ce n’est qu’une bonne nouvelle pour notre étoile.

Aussi,  l’ex sénateur de Delaware compte réintégrer la diplomatie multilatérale là où Donald Trump ne croyait qu’à l’unilatéralisme à travers sa fameuse « America First and only ». De ce fait, Joe Biden cicatriserait les relations internationales tumultueuses en particulier avec la Chine, la Russie, l’Iran.

C’est ce qui explique, d’ailleurs, l’immense soupir de soulagement à Paris, Berlin, Ottawa ou Séoul, les capitales qui ont, sous une forme ou sous une autre, le plus pâtie du style arrogant du républicain D.Trump. C’est ce qui explique, aussi, le silence radio ou les réactions ambivalentes des leaders les plus proches ou ambigües vis-à-vis de Trump, à Londres, Budapest, Moscou, Brasilia ou Jérusalem.

Aussi, rester au sein de l’Organisation mondiale de la Santé OMS que D.Trump a quitté en pleine pandémie avec le blocage de la contribution financière des USA du montant de 500 Millions de dhs , et de participer au programme de vaccins pour tous, ce que D.Trump refusait.

Certes, ça ne sera pas pour autant un retour à la diplomatie de l’époque Obama en raison des mutations qu’a connu l’économie mondiale à travers l’émergence de pôles de puissance éclatés là où l’Amérique était encore une hégémonie finissante. Semble-t-il, Joe Biden n’aura pas les brigues, de réinstaurer cette hégémonie.

Le véritable challenge de l’ère Biden sera, au contraire, la structuration de ce nouveau monde multipolaire et pour y parvenir, J.Biden entend faire ressurgir une coalition de pays démocratiques, là où son prédécesseur D.Trump les traitait de ses détracteurs.

Joe Biden n’a-t-il pas annoncé les couleurs en organisant dès sa première année au pouvoir, un Sommet pour la démocratie, réunissant États et sociétés civiles ? Assurément, ce projet encore trop imprécis pour savoir s’il s’agit d’une coalition anti-chinoise sous le leadership Américain, ou d’un véritable effort de renouveau démocratique après des années de régression et de menaces autoritaires à l’ère de D.Trump.

De sa part, le vieux continent aborde cette nouvelle phase avec enthousiasme et d’aperception : Car si le retour à une diplomatie plus prévisible et attrayante est bienvenu, l’Europe ne sait pas encore dans quelles conditions. C’est pour cela que les Européens sont écartelés entre le sentiment béat exprimé par la Chancelière Angela Merkel -celle qui connait le mieux Joe Biden-, pour qui l’amitié transatlantique est indispensable  et qui propose de coopérer ensemble et le  scepticisme tweeté par le Secrétaire d’État aux affaires Européennes en France, Clément Beaune, pour qui « ce serait une faute de croire que tout change, l’Europe doit avant tout compter sur elle-même. »

Joe Biden esquissera sa vision d’une nouvelle Amérique qu’il souhaite pacifiée et unie, comme il l’a souligné dans son discours de victoire

Ainsi, il tentera de « bercer » le débat politique et cherchera à réunifier le pays à 330 Millions d’habitants. En outre, il a la volonté de faire progresser une cause délaissée depuis plusieurs décennies, celle de l’équité raciale, et de revenir sur les reculs de D. Trump en matière de santé et de politique climatique. Après quatre ans d’une présidence « Trumpienne » atypique, les Etats-Unis pourraient à nouveau avancer sur la route du progrès social.

Avec Donald Trump, quatre années de « pollution first »,  Joe Biden a décidé de retirer son pays de l’accord de Paris et annulé une longue série de réglementations favorables à l’environnement aux Etats-Unis. Une politique qui a provoqué un sursaut salutaire dans de nombreux Etats. N’est-elle pas, somme toute, une mission de replâtrage de l’économie mondiale par J.Biden ?

18 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

La Chute du Mur de Berlin, 31 chandelles après

by Mustapha Maghriti 15 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Je me rappelle quand j’ai été en 1ére à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur d’économie politique Monsieur Omar Kettani nous annonça la nouvelle, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe Maghreb ALKABIR, au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été ébranlé comme un château de cartes, oui, Oui dans le jour du 9 au 10 novembre 1989, le « Mur de la honte » bâtit en 1961, succomba sous les yeux des Berlinois, saillant le naufrage du bloc Soviétique. Il scinda la ville de Berlin en deux et symbolisait et incarnait avec force la Guerre froide. L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont inhumé définitivement cette période.

Avec la réunification, on assista à une libération des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui amorçait une réunification progressive et globale du vieux continent, via l’Union européenne où des milliers de Berlinois de l’Est et de l’Ouest entrent dans l’histoire en escaladant les murs de béton, s’engouffrant dans les étroits points de passage de la frontière et s’attaquant au Mur de Berlin avec des burins et de marteaux. Les images de cet événement historique planétaire ont été diffusées dans le monde entier et resterons à jamais gravées dans l’imaginaire populaire. Qu’en-est-il après 31 bougies ?

Après 31 chandelles de séparation, la réunification aurait coûté plus 2.000 Milliards d’Euros à l’économie Allemande, mais aussi avec un fardeau sur l’ensemble des pays de l’UE. Une facture colossale qui, 31 années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.

En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doigt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.

31 ans après l’effondrement du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des hiatus considérables : Alors que le PIB par habitant de la République Démocratique Allemande RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.

Aussi, le chômage resta difficile à contenir qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en 31 ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi. Ainsi, le taux de chômage recule certes mais atteint encore les 6,9 % dans les cinq Länder de l’Est en 2019, soit deux fois plus que les 3,1 % de la moyenne nationale.

En outre, le standard de vie des Allemands de l’Est a certes assidûment augmenté depuis 1989, mais n’a pas rattrapé celui de l’Ouest. L’écart de revenu médian entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est épongé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est piane-piane remonté pour frôler les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte, l’écart des revenus a fluctué mais resta voisin de 20 %.

Certes et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest enfantent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire de plus trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en ressentiment devant les déconvenues et les humiliations. 

La semaine dernière, l’Allemagne et l’Europe sanctifièrent les 31 bougies de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après plus de trois décennies du glacis communiste. D’autant plus que le climat politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrante, notamment dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui élucide un fossé politique persistant 31 ans après entre les deux parties du pays. Le fascisme ne connaît-il pas un essor préoccupant avec la montée en puissance de l’AfD, due à ces clivages sociaux persistants entre l’Est et l’Ouest, se traduisant par la perte de vitesse de partis traditionnels comme le SPD, la CDU et la CSU ?

Certes, le 9 novembre 1989, le mur de la honte s’est effondré, cependant, le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands persiste. Certes, l’heure des forteresses et clôtures appartenait à l’histoire. Toutefois les remparts des inégalités sont toujours d’actualité : Le rattrapage de l’Est avec celui de l’Ouest demeure un processus très lent ; sur certains aspects économiques, la frontière entre les deux Allemagnes reste nettement marquée.

Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, François Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification?

Le mur de Berlin n’était-il pas, somme toute, qu’un épiphénomène découlant de l’empire du système capitaliste, qui n’a eu cesse de détrôner le camp socialiste ; son effondrement n’a-t-il pas servi de révélateur de l’hégémonie du capitalisme sur un échiquier mondial devenu unipolaire ?

15 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Covid-19 et repositionnement de l’Union Européenne sur l’Afrique : Une aubaine pour la centralité géopolitique de la Méditerranée

by Mustapha Maghriti 10 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que la crise du Covid19 a révélé toute la vulnérabilité de la globalisation, devenue à l’heure du Coronavirus plus chancelante, plus imprévisible qu’auparavant.  Au regard de cette fragilité,  le monde ne devra-t-il pas s’acheminer vers une multipolarité partagée ? À côté de la Chine (l’Asie) et des États-Unis (l’Amérique), l’Union Européenne (L’Europe) ne doit-elle pas prendre conscience de la nécessité du repositionnement géopolitique en créant un troisième pôle solidaire avec l’Afrique qui permettrait à la Méditerranée de retrouver sa centralité perdue ?

La pandémie du Covid-19 a engendré de grandes interruptions dans les chaînes de valeurs mondiales, et, de facto, elle a permis aux proximités et aux solidarités régionales de devenir les assises et les ateliers de souveraineté et d’autonomie nouvelle.

Dans cette optique, l’Union Européenne ne doit-elle pas concevoir le mouvement de relocalisation dont il est question ? Avec la rupture des chaines de valeurs internationales, n’est-il pas opportun pour l’Europe d’adhérer à une dynamique de « ré-régionalisation » dans le cadre d’une logique verticale ralliant l’Afrique et l’Europe avec la Méditerranée pour compatir à l’émergence d’une multipolarité partagée ?

Le Maroc est un arbre dont les racines sont ancrées en Afrique mais qui respire par ses feuilles en Europe pour reprendre la célèbre métaphore de Feu Hassan II, le Maroc, relais entre l’Afrique et l’Europe, devra s’insérer internationalement dans cette séquence vertueuse et les répliques qui seront apportées aux contraintes issues de la crise économique de la pandémie du Coronavirus  contribueront à émailler son nouveau modèle de développement économique et social.

En sus, la crise d’origine sanitaire,  2020 restera  dans  les annales de l’histoire économique et sociale, l’année du Coronavirus, et ainsi dans le Post-Covid-19, la primauté est à allouer à la dimension sociale : La suprématie sera accordée à la santé pour sauver la vie humaine, promouvoir la recherche scientifique pour manufacturer les médicaments à utiliser avant la course effrénée à la découverte de la formule chimique du vaccin, en vue d’en être à l’abri dans le futur.

Sur ce registre, la santé et la protection de la vie humaine vont devenir des choix stratégiques des politiques publiques. Avec les dommages collatéraux distillés par la pandémie du Covid-19, au même rang que la sécurité et la paix, la santé est en passe de devenir un bien commun de l’humanitarisme.

Corrélativement à la sauvegarde de la vie, partout dans le monde, les États s’attèlent, avec omnibus, au grand « PLAN MARSHALL » de parer l’effondrement de l’économie et la mise en place des instruments de relance des systèmes productifs.

Encore une fois, l’anathème du Coronavirus nous a révélé nos 4 vérités en face que  loin de tout autolâtrie, loin de l’égoïsme ou le Fisrt America ou d’autres épithètes égocentriques : Seulement par une action concertée que l’on pourra voir le bout du tunnel.  Ainsi, au plus profond de la crise sanitaire du Covid-19, doit jaillir et éclore un besoin d’unité, entre les États et Nations et de solidarité à l’intérieur de celles-ci entre les Forces Economiques et Sociales. Pour preuve, La crise du Covid-19 n’a-t-elle pas mis les pleins phares aux frontières et aux écueils de l’ultralibéralisme et de l’individualisme ? Avouons-le, la main invisible du marché pour reprendre la célèbre allégorie d’Adam Smith, ne peut, à elle seule, régenter et aiguiller l’économie mondiale.

Loin de tout bord, Etat providence ou État Gendarme, l’Etat que l’on veut désormais est  « Un Mieux Etat », qui  aura le mandat stratégique d’en redresser les outrages qui se mesurent en termes d’arrêt de l’investissement et de production (dimension économique), de pourrissement de l’environnement (dimension écologique), d’accentuation des inégalités (dimension sociale) et, aujourd’hui avec la pandémie du Coronavirus, d’apparition d’épidémies (dimension sanitaire).

La fragilité et la précarité que le Covid-19 a révélée ne nous apostrophe-t-elle pas nous, Marocains, Maghrébins, Africains, Européens et Sud-méditerranéens?

Ne doit-elle pas nous amener et nous animer à prendre conscience de la valeur inestimable du voisinage comme un bien commun, à ouvrir nos frontières, créer les socles et les piédestaux de réconciliation et de rapprochement, pour boiser et blinder nos positions de négociation dans la gestion de la mondialisation post-2020 ?

Dans l’espace Afro-Euro-méditerranéenne, l’Union Européenne ne doit-elle pas tirer les enseignements et les leçons de la crise sanitaire, économique et sociale causée par la Covid-19, et ce à travers la réduction de sa dépendance au niveau des chaines de valeur mondiales avec le lointain (la chine, l’Inde……) et créer des interdépendances solides avec sa proximité la zone afro-méditerranéenne ?

L’Union Européenne ne doit-elle promouvoir la relocalisation des activités industrielles pour les incorporer dans un maillage régional du pourtour Afro-méditerranéen permettant, in fine, de redonner à la Méditerranée sa centralité perdue en tant qu’espace géopolitique Européen et Africain pour mieux négocier sa position dans les chaines de valeur mondiales et  démontrer sa capacité à maîtriser ses rapports avec toutes les grandes puissances et à bâtir, dans la cadre de la multipolarité future et dans une approche de régionalisation avec l’Europe voisine, une zone de coproduction et une orthogonalité Afrique-Europe avec un nouveau centre de rayonnement : La Méditerranée.

Le Maroc, qui appartient à cette périphérie Afro-Euro-Méditerranéenne, tirera profit et fruit de cette séquence vertueuse porteuse d’investissement, de production, de croissance et d’emploi. 

10 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Non classé

Mais encore de notre Sahara Marocain, Mais encore de notre sable d’Or Marocain !!!

by Mustapha Maghriti 9 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Avant-hier, 6 Novembre 2012, le Maroc blasonnera le 45éme chandelle de la mythique Marche Verte, cette chevaleresque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour les frontières de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête des provinces sahariennes du Sud expropriées par l’expansionnisme espagnol. Le 6 novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, blindés par leur seul Saint CORAN et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.

Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démonerie et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain .

Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les Us de notre ethnie Marocaine. 

Mais encore, affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa Cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain. 

Mais encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le mandat de la MINURSO pour une période d’une année. 

Mais encore, l’adoption des dernières résolutions du Conseil de sécurité n’anéantit-elle pas les approches et les thèses dépassées et irréalistes du Polisario et consacre l’irréversibilité de la solution politique, réaliste et consensuelle?

Mais encore, les milices affiliées aux séparatistes du blocage du poste-frontière de Guerguerat ne sont-elles pas les symptômes et les fuites en avant de la panne d’inspiration et l’essoufflement des stipendiés Polisario qui savent pertinemment que 163 pays, représentant 85% des États membres des Nations Unies, ne reconnaissent pas cette entité factice ?

Mais encore,  la série des inaugurations des représentations diplomatiques à Laâyoune et Dakhla qui ont eu lieu, en guise de geste fort ne réaffirme-t-elle pas la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par de nombreux pays ou après les Comores en décembre 2019, du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine en janvier 2020, ainsi que de la Côte d’Ivoire en février, de Djibouti, du Burundi, de la Guinée et du Libéria en mars, c’est au tour du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau et de la Guinée-Équatoriale d’ouvrir leurs consulats à Dakhla ?  

Mais encore, l’ouverture en cascade de nouveaux consulats dans les provinces du Sud  n’est-elle le signe de reconnaissance à la Marocanité des provinces sahariennes ? La toute récente ouverture du consulat des Emirats arabes unis le Mercredi 4 novembre 2020 à Laâyoune, n’est-elle pas une réussite éclatante de la diplomatie Marocaine ?

Mais encore, cette représentativité consulaires ne va-t-elle pas irriguer la région par un flux d’investissement d’envergure les domaines de l’énergie renouvelable, de l’agriculture, des ressources halieutiques, du tourisme et érigera le Sahara en force motrice du développement régional et continental ?

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ?

En guise de conclusion, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes : 

Nous la gagnerons 

Et nous la bâtirons d’amour 

Car l’amour ne peut être vaincu 

Pour ceux qui n’y ont jamais cru 

Nous l’aurons mon amour 

Nous l’aurons pour toujours. 

9 novembre 2020 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts
Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

  • Facebook
  • Twitter

@2020 - All Right Reserved. Designed and Developed by Zakaria Mahboub


Back To Top
Mustapha Maghriti
  • Accueil
  • À propos
  • Biographie
  • Mes Chroniques
  • Ephéméride
  • Revue de presse
  • Documents Universitaires
  • Mes Publications