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Mustapha Maghriti
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Violence contre les femmes ou le silence des agneaux face à une société misogyne

by Mustapha Maghriti 25 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Ce Mercredi 25 Novembre 2020, le monde célèbre La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est une opportunité pour mettre l’accent sur les efforts déployés au Maroc pour faire face au phénomène de la violence à l’égard des femmes, ainsi que les avancées réalisées dans ce domaine. 

Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de bordure géographique et culturelle, il faut avouer que les dernières statistiques qui ont été avancées par le HCP Décembre dernier font froid dans le dos. En effet, parmi 13,4 millions de Femmes âgées entre 15 à 74 ans, plus de 7,6 millions, soit 57% de la population féminine avait subi au moins un acte de violence, tous contextes et toutes formes confondus. 

Conformément des résultats de l’enquête nationale relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes, sur le volet de la ventilation géographique, la prévalence de la violence faite aux femmes est de 5,1 millions de femmes, soit 58% en milieu urbain et de, 2,5 millions de femmes rurales, soit 55% en milieu rural. 

Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%. 

Par espace de vie, le contexte domestique, remembrant le contexte conjugal demeure le plus jalonné par la violence, avec une prévalence de 52%, soit 6,1 millions de femmes. 

En outre, le HCP indique, que les autres cadres de vie ont connu une décrue de la violence en singulier dans l’espace public où la prévalence est passée de 13%, suivi par le lieu d’enseignement avec un pourcentage de 19%. 

Avec le foisonnement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’hémorragie des réseaux sociaux, le HCP invoque la cyber-violence, comme étant une nouvelle forme de violence ayant éclore ; celle-ci touche près de 1,5 million de femmes au Maroc avec une prévalence de 14%, par le biais de courriels électroniques, d’appels téléphoniques, de SMS, …etc. . 

Le risque d’être victime de ce type de violence est plus accru parmi les citadines (16%), les jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans (29%), celles ayant un niveau d’enseignement supérieur (25%), les célibataires (30%) et les élèves, surtout les étudiantes sont touchées avec un pourcentage de 34%. 

Le reste des cas de cyber-violence échoit, à part égale de près de 4%, à des personnes ayant un lien avec la victime notamment le partenaire, un membre de la famille, un collègue de travail, une personne dans le cadre des études. 

En outre, l’enquête du HCP relève que 10,5% des victimes de violences ont déposé une plainte après l’incident auprès de la police ou d’une autre autorité compétente, par contre, elles sont moins de 8% à le faire en cas de violence conjugale contre 11,3% pour la violence non conjugale. 

Selon l’enquête du département Lahlimi, la résolution du conflit par consentement, l’intervention de la famille, la crainte de la vengeance de l’auteur de violence, le sentiment de honte ou d’embarras particulièrement en cas de violence sexuelle, sont déclarées comme principales causes qui empêchent les victimes à déposer une plainte auprès des autorités compétentes. 

Ceci ne n’exhibe-t-il pas la « mutité » des femmes Marocaines pâtissant en silence ? 

Aussi, le recours des victimes à la société civile demeure infime suite à la survenue de l’incident de violence qui ne concerne que 1,3% des femmes. Il est de 2,5% pour les victimes de la violence conjugale contre 0,3% en cas de violence dans les autres cadres de vie.  

La furtivité, la pusillanimité et la crainte demeurent prépondérant dans une société macho et phallocentrique où le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme et de facto, les résolutions à ces formes de violence et d’agressivité transcendent la paperasserie du département de Jamila el_Moussali. 

Nous pensons, de surcroît, que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va inhumer à la violence contre les femmes. 

Les différents remèdes de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats concluants. A cet égard, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos Us dictés par l’Islam il y a plus de 14 siècle ? 

Ne devrons-t-nous pas réitérer nos sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de servilité imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apporteront riposte aux extrémistes qui se sont adossés sur certaines interprétations coraniques tronquées à leurs « capriccio », en déraillant vers des déductions vicieuses, sadiques, selon lesquelles l’Islam exhorterait à la violence contre les femmes. 

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.  

Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ? C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘AICHA » 

En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. » 

Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: « Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes ». 

Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès :

 » Je vous conseil la bonté envers les Femmes ». 

In fine, la femme n’est-elle pas une jolie mélodie quand l’homme est un bon musicien ? Soyons de bons Musiciens !!! A toutes les Femmes, vous êtes d’anges-heureuses, il ne vous manque que des Ailes !!! 

25 novembre 2020 0 comment
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Les dunes de sable et la malice des milices

by Mustapha Maghriti 24 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Essoufflés, exténués et acculés à tous les niveaux et au regard des innombrables provocations des vauriens du polisario, la détermination, la rectitude et  l’intransigeance firent office de langage approprié où notre chère patrie affirme que le Maroc est dans son plein droit pour assurer, en toute légitimité, sa sécurité et préserver sa souveraineté.

De ce fait, l’intervention menée par les Forces Armées Royales FAR dans la zone d’El Guerguerat sur Hautes instructions du Souverain Marocain n’a pas été saluée par toute la Communauté Internationale ? Le Monde entier savait indubitablement que le Maroc exerce sa pleine justesse et sa pleine probité.

L’unanimité Internationale  sait congrûment qu’aucune Nation ne saurait rester, indéfiniment, irrésolue  et pusillanime  face à une telle infraction délibérée, lorsqu’il s’agit de porter préjudice à ses intérêts souverains et légitimes, ainsi qu’à la libre circulation des biens et des personnes.

La liste des soutiens internationaux au Maroc ne s’allonge-t-elle pas en longueur et en largueur de jour en jour ?

À l’occasion de la Marche verte et dans son éloge du 7 Novembre 2020, le Souverain Marocain a donné une lecture resplendissante du conflit stéréotypé autour des sables du Sud. 

Un conflit abreuvé par un capharnaüm de mythomanies bassinées par le duo Algérie – Front polisario qui, pendant des décades, tente de spéculer l’Histoire. A force de raconter des fables, les maléfiques voient toutes leurs thèses attentatoires à l’intégrité territoriale de notre Patrie réduites en cendre.

De l’Organisation des nations-unie (ONU) à l’Union africaine (UA), la sagacité de la Diplomatie Marocaine a fini par avoir raison des intrigues et des bassesses délétères et des machinations dilatoires des pirates Polisario.

Faut-il rappeler que 163 pays, soit 85% des États membres des Nations unies, ne reconnaissent pas l’entité frelaté du Polisario, est accusateur d’une dénégation éloquente de la Communauté Internationale ?

Faut-il rappeler que pas moins de 16 pays aient ouvert, de façon solennelle, des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla, sont des pièces à conviction attestant de la Marocanité du Sahara ?

A ces revers successifs et de plus en plus prononcés, l’Algérie  et son polichinelle, frustré et émoussé (Polisario), répliquent par la provocation au travers d’incursions répétitives dans la zone tampon de Guerguerat et d’obstructions de la circulation civile et commerciale régulière dans cette zone.

Somme toute, l’intervention menée par les Forces Armées Royales dans la zone d’El Guerguerat sur Hautes instructions du Souverain Marocain est un acte  légitime, souverain doublé d’un acte de sécurisation du passage pour la libre circulation des biens et des personnes, non seulement entre le Maroc et le reste de l’Afrique, mais plus encore entre l’Europe et l’Afrique.

Ces glapissements ne représentent-ils pas le fardeau de désespoir du Polisario qui vit une frustration humanitaire, sanitaire et identitaire ?

24 novembre 2020 0 comment
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Le Passif de D.Trump et la mission de replâtrage de l’économie mondiale de Joe Biden

by Mustapha Maghriti 18 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Après un long suspens Hitchcockien,  le nœud gordien du piédestal de la Maison Blanche a été tranché en faveur de Joe Biden avec 273 votes du collège électoral et deviendra le 46éme président des États-Unis.

De part cette victoire aux urnes, les Américains ont démontré que la démocratie ne trébuche pas : Devant la peur d’un nouveau mandat de D.Trump, les Américains ont adhéré laborieusement au scrutin avec une participation record depuis 1900 (quand plus de 73,7% des Américains s’étaient rendus aux urnes pour élire le républicain William McKinley) avec plus de 160 Millions de votes, soit un taux de participation de 66,6%.

Après ce suspens, le monde, les médias, écrites et audiovisuels se pose la question récurrente que va faire Joe Biden ?

– Primo, la campagne électorale de J.Biden a été plutôt un vote pour ou contre Trump dont la gestion de la Covid-19 a été catastrophique sauf un point positif de la diminution des impôts qui a permis à l’Amérique de revitaliser son économie durant cette pandémie.

– Secundo, Joe Biden n’a pas développé réellement un programme économique ; on s’en souvient lors de sa propagande électorale.

Est-ce qu’il va garder le crédo protectionniste ? En vérité personne n’en sait rien : Revenir sur des décisions géostratégiques, surtout en ces temps d’inconstance à l’heure du Covid-19 !!

Par contre, on est sûr que les USA, dans le mandat présidentiel de J.Biden, vont rebrousser chemin vers le multilatéralisme : Joe Biden sera multilatéral là où D.Trump était unilatéral, il sera prévisible là où D.Trump est imprévisible ; et il respectera ses alliés là où Trump les maltraitait. Pour preuve,  Joe Biden a déjà donné des hypothèques et des gages en préfigurant que son premier acte de Président serait de réintégrer l’Accord de Paris sur le climat que les États-Unis ont officiellement quitté. Ce n’est qu’une bonne nouvelle pour notre étoile.

Aussi,  l’ex sénateur de Delaware compte réintégrer la diplomatie multilatérale là où Donald Trump ne croyait qu’à l’unilatéralisme à travers sa fameuse « America First and only ». De ce fait, Joe Biden cicatriserait les relations internationales tumultueuses en particulier avec la Chine, la Russie, l’Iran.

C’est ce qui explique, d’ailleurs, l’immense soupir de soulagement à Paris, Berlin, Ottawa ou Séoul, les capitales qui ont, sous une forme ou sous une autre, le plus pâtie du style arrogant du républicain D.Trump. C’est ce qui explique, aussi, le silence radio ou les réactions ambivalentes des leaders les plus proches ou ambigües vis-à-vis de Trump, à Londres, Budapest, Moscou, Brasilia ou Jérusalem.

Aussi, rester au sein de l’Organisation mondiale de la Santé OMS que D.Trump a quitté en pleine pandémie avec le blocage de la contribution financière des USA du montant de 500 Millions de dhs , et de participer au programme de vaccins pour tous, ce que D.Trump refusait.

Certes, ça ne sera pas pour autant un retour à la diplomatie de l’époque Obama en raison des mutations qu’a connu l’économie mondiale à travers l’émergence de pôles de puissance éclatés là où l’Amérique était encore une hégémonie finissante. Semble-t-il, Joe Biden n’aura pas les brigues, de réinstaurer cette hégémonie.

Le véritable challenge de l’ère Biden sera, au contraire, la structuration de ce nouveau monde multipolaire et pour y parvenir, J.Biden entend faire ressurgir une coalition de pays démocratiques, là où son prédécesseur D.Trump les traitait de ses détracteurs.

Joe Biden n’a-t-il pas annoncé les couleurs en organisant dès sa première année au pouvoir, un Sommet pour la démocratie, réunissant États et sociétés civiles ? Assurément, ce projet encore trop imprécis pour savoir s’il s’agit d’une coalition anti-chinoise sous le leadership Américain, ou d’un véritable effort de renouveau démocratique après des années de régression et de menaces autoritaires à l’ère de D.Trump.

De sa part, le vieux continent aborde cette nouvelle phase avec enthousiasme et d’aperception : Car si le retour à une diplomatie plus prévisible et attrayante est bienvenu, l’Europe ne sait pas encore dans quelles conditions. C’est pour cela que les Européens sont écartelés entre le sentiment béat exprimé par la Chancelière Angela Merkel -celle qui connait le mieux Joe Biden-, pour qui l’amitié transatlantique est indispensable  et qui propose de coopérer ensemble et le  scepticisme tweeté par le Secrétaire d’État aux affaires Européennes en France, Clément Beaune, pour qui « ce serait une faute de croire que tout change, l’Europe doit avant tout compter sur elle-même. »

Joe Biden esquissera sa vision d’une nouvelle Amérique qu’il souhaite pacifiée et unie, comme il l’a souligné dans son discours de victoire

Ainsi, il tentera de « bercer » le débat politique et cherchera à réunifier le pays à 330 Millions d’habitants. En outre, il a la volonté de faire progresser une cause délaissée depuis plusieurs décennies, celle de l’équité raciale, et de revenir sur les reculs de D. Trump en matière de santé et de politique climatique. Après quatre ans d’une présidence « Trumpienne » atypique, les Etats-Unis pourraient à nouveau avancer sur la route du progrès social.

Avec Donald Trump, quatre années de « pollution first »,  Joe Biden a décidé de retirer son pays de l’accord de Paris et annulé une longue série de réglementations favorables à l’environnement aux Etats-Unis. Une politique qui a provoqué un sursaut salutaire dans de nombreux Etats. N’est-elle pas, somme toute, une mission de replâtrage de l’économie mondiale par J.Biden ?

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La Chute du Mur de Berlin, 31 chandelles après

by Mustapha Maghriti 15 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Je me rappelle quand j’ai été en 1ére à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Rabat-Agdal que notre Imminent Professeur d’économie politique Monsieur Omar Kettani nous annonça la nouvelle, dans le fameux amphithéâtre 1 à l’annexe Maghreb ALKABIR, au cours de notre cours d’Economie Politique, que le Mur de Berlin a été ébranlé comme un château de cartes, oui, Oui dans le jour du 9 au 10 novembre 1989, le « Mur de la honte » bâtit en 1961, succomba sous les yeux des Berlinois, saillant le naufrage du bloc Soviétique. Il scinda la ville de Berlin en deux et symbolisait et incarnait avec force la Guerre froide. L’ouverture de l’Union des républiques socialistes soviétiques URSS avec la Perestroïka de Gorbatchev et la volonté des allemands de l’Est ont inhumé définitivement cette période.

Avec la réunification, on assista à une libération des peuples d’Europe, surtout en Allemagne de l’Est qui amorçait une réunification progressive et globale du vieux continent, via l’Union européenne où des milliers de Berlinois de l’Est et de l’Ouest entrent dans l’histoire en escaladant les murs de béton, s’engouffrant dans les étroits points de passage de la frontière et s’attaquant au Mur de Berlin avec des burins et de marteaux. Les images de cet événement historique planétaire ont été diffusées dans le monde entier et resterons à jamais gravées dans l’imaginaire populaire. Qu’en-est-il après 31 bougies ?

Après 31 chandelles de séparation, la réunification aurait coûté plus 2.000 Milliards d’Euros à l’économie Allemande, mais aussi avec un fardeau sur l’ensemble des pays de l’UE. Une facture colossale qui, 31 années plus tard, n’a pourtant pas permis à l’Allemagne de l’Est de rattraper sa circonvoisine après 45 années de communisme.

En effet, Dans le rapport annuel sur « le statut de l’unité Allemande », publié en 2018, les autorités du pays pointaient du doigt le très lent rattrapage des Etats fédéraux (Länder) de l’ex-Allemagne de l’Est.

31 ans après l’effondrement du mur de Berlin, le taux de chômage et de la productivité connaissent encore des hiatus considérables : Alors que le PIB par habitant de la République Démocratique Allemande RDA représentait 43 % de celui de l’Ouest en 1990, le niveau des cinq Länder de l’Est atteignait 75 % de leurs voisins occidentaux en 2018.

Aussi, le chômage resta difficile à contenir qui était l’un des principaux objectifs de la réunification. Pourtant, en 31 ans, l’Est n’a pas réussi à regagner l’Ouest en matière, notamment, d’emploi. Ainsi, le taux de chômage recule certes mais atteint encore les 6,9 % dans les cinq Länder de l’Est en 2019, soit deux fois plus que les 3,1 % de la moyenne nationale.

En outre, le standard de vie des Allemands de l’Est a certes assidûment augmenté depuis 1989, mais n’a pas rattrapé celui de l’Ouest. L’écart de revenu médian entre les deux Allemagnes était à son maximum (à 4 432 euros par an en moyenne) au lendemain de la réunification, en 1991, puis s’est épongé jusqu’à 2 092 euros en 1997. Toutefois depuis le début des années 2000, il est piane-piane remonté pour frôler les 3 623 euros en 2016. Pour toute la période couverte, l’écart des revenus a fluctué mais resta voisin de 20 %.

Certes et vu le contexte économique et politique de l’époque, l’extension des deux Allemands a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union même si les relations entre l’Est et l’Ouest enfantent encore frustrations, rivalités et malentendus. Alors que l’économique devait prendre le dessus sur le politique, c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, l’aspiration à la liberté, qui fut si puissante en brisant le rideau de fer en 1989 n’a-t’-il pas débouché en Europe centrale sur le national-populisme et le repli identitaire ? La démocratie, pour laquelle les peuples se soulevèrent, ne recule-t-elle pas devant l’autoritarisme. De Berlin-Est à Bucarest, l’histoire de plus trois décennies écoulées est celle d’un amour déçu, d’un enthousiasme pour les valeurs occidentales s’est transformé en ressentiment devant les déconvenues et les humiliations. 

La semaine dernière, l’Allemagne et l’Europe sanctifièrent les 31 bougies de la chute du Mur de Berlin dans une homosphère indigeste, loin des espoirs nés de la fin du Rideau de fer après plus de trois décennies du glacis communiste. D’autant plus que le climat politique en Allemagne est polarisé comme jamais suite à la poussée électorale de l’extrême droite anti-migrante, notamment dans l’ancienne Allemagne de l’Est communiste qui élucide un fossé politique persistant 31 ans après entre les deux parties du pays. Le fascisme ne connaît-il pas un essor préoccupant avec la montée en puissance de l’AfD, due à ces clivages sociaux persistants entre l’Est et l’Ouest, se traduisant par la perte de vitesse de partis traditionnels comme le SPD, la CDU et la CSU ?

Certes, le 9 novembre 1989, le mur de la honte s’est effondré, cependant, le mur de la honte des inégalités entre les deux Allemands persiste. Certes, l’heure des forteresses et clôtures appartenait à l’histoire. Toutefois les remparts des inégalités sont toujours d’actualité : Le rattrapage de l’Est avec celui de l’Ouest demeure un processus très lent ; sur certains aspects économiques, la frontière entre les deux Allemagnes reste nettement marquée.

Avec le recul, lorsqu’on voit le poids de l’Allemagne aujourd’hui et le déséquilibre que sa puissance économique crée en Europe, François Mitterrand n’avait-il pas raison de redouter la réunification?

Le mur de Berlin n’était-il pas, somme toute, qu’un épiphénomène découlant de l’empire du système capitaliste, qui n’a eu cesse de détrôner le camp socialiste ; son effondrement n’a-t-il pas servi de révélateur de l’hégémonie du capitalisme sur un échiquier mondial devenu unipolaire ?

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Covid-19 et repositionnement de l’Union Européenne sur l’Afrique : Une aubaine pour la centralité géopolitique de la Méditerranée

by Mustapha Maghriti 10 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que la crise du Covid19 a révélé toute la vulnérabilité de la globalisation, devenue à l’heure du Coronavirus plus chancelante, plus imprévisible qu’auparavant.  Au regard de cette fragilité,  le monde ne devra-t-il pas s’acheminer vers une multipolarité partagée ? À côté de la Chine (l’Asie) et des États-Unis (l’Amérique), l’Union Européenne (L’Europe) ne doit-elle pas prendre conscience de la nécessité du repositionnement géopolitique en créant un troisième pôle solidaire avec l’Afrique qui permettrait à la Méditerranée de retrouver sa centralité perdue ?

La pandémie du Covid-19 a engendré de grandes interruptions dans les chaînes de valeurs mondiales, et, de facto, elle a permis aux proximités et aux solidarités régionales de devenir les assises et les ateliers de souveraineté et d’autonomie nouvelle.

Dans cette optique, l’Union Européenne ne doit-elle pas concevoir le mouvement de relocalisation dont il est question ? Avec la rupture des chaines de valeurs internationales, n’est-il pas opportun pour l’Europe d’adhérer à une dynamique de « ré-régionalisation » dans le cadre d’une logique verticale ralliant l’Afrique et l’Europe avec la Méditerranée pour compatir à l’émergence d’une multipolarité partagée ?

Le Maroc est un arbre dont les racines sont ancrées en Afrique mais qui respire par ses feuilles en Europe pour reprendre la célèbre métaphore de Feu Hassan II, le Maroc, relais entre l’Afrique et l’Europe, devra s’insérer internationalement dans cette séquence vertueuse et les répliques qui seront apportées aux contraintes issues de la crise économique de la pandémie du Coronavirus  contribueront à émailler son nouveau modèle de développement économique et social.

En sus, la crise d’origine sanitaire,  2020 restera  dans  les annales de l’histoire économique et sociale, l’année du Coronavirus, et ainsi dans le Post-Covid-19, la primauté est à allouer à la dimension sociale : La suprématie sera accordée à la santé pour sauver la vie humaine, promouvoir la recherche scientifique pour manufacturer les médicaments à utiliser avant la course effrénée à la découverte de la formule chimique du vaccin, en vue d’en être à l’abri dans le futur.

Sur ce registre, la santé et la protection de la vie humaine vont devenir des choix stratégiques des politiques publiques. Avec les dommages collatéraux distillés par la pandémie du Covid-19, au même rang que la sécurité et la paix, la santé est en passe de devenir un bien commun de l’humanitarisme.

Corrélativement à la sauvegarde de la vie, partout dans le monde, les États s’attèlent, avec omnibus, au grand « PLAN MARSHALL » de parer l’effondrement de l’économie et la mise en place des instruments de relance des systèmes productifs.

Encore une fois, l’anathème du Coronavirus nous a révélé nos 4 vérités en face que  loin de tout autolâtrie, loin de l’égoïsme ou le Fisrt America ou d’autres épithètes égocentriques : Seulement par une action concertée que l’on pourra voir le bout du tunnel.  Ainsi, au plus profond de la crise sanitaire du Covid-19, doit jaillir et éclore un besoin d’unité, entre les États et Nations et de solidarité à l’intérieur de celles-ci entre les Forces Economiques et Sociales. Pour preuve, La crise du Covid-19 n’a-t-elle pas mis les pleins phares aux frontières et aux écueils de l’ultralibéralisme et de l’individualisme ? Avouons-le, la main invisible du marché pour reprendre la célèbre allégorie d’Adam Smith, ne peut, à elle seule, régenter et aiguiller l’économie mondiale.

Loin de tout bord, Etat providence ou État Gendarme, l’Etat que l’on veut désormais est  « Un Mieux Etat », qui  aura le mandat stratégique d’en redresser les outrages qui se mesurent en termes d’arrêt de l’investissement et de production (dimension économique), de pourrissement de l’environnement (dimension écologique), d’accentuation des inégalités (dimension sociale) et, aujourd’hui avec la pandémie du Coronavirus, d’apparition d’épidémies (dimension sanitaire).

La fragilité et la précarité que le Covid-19 a révélée ne nous apostrophe-t-elle pas nous, Marocains, Maghrébins, Africains, Européens et Sud-méditerranéens?

Ne doit-elle pas nous amener et nous animer à prendre conscience de la valeur inestimable du voisinage comme un bien commun, à ouvrir nos frontières, créer les socles et les piédestaux de réconciliation et de rapprochement, pour boiser et blinder nos positions de négociation dans la gestion de la mondialisation post-2020 ?

Dans l’espace Afro-Euro-méditerranéenne, l’Union Européenne ne doit-elle pas tirer les enseignements et les leçons de la crise sanitaire, économique et sociale causée par la Covid-19, et ce à travers la réduction de sa dépendance au niveau des chaines de valeur mondiales avec le lointain (la chine, l’Inde……) et créer des interdépendances solides avec sa proximité la zone afro-méditerranéenne ?

L’Union Européenne ne doit-elle promouvoir la relocalisation des activités industrielles pour les incorporer dans un maillage régional du pourtour Afro-méditerranéen permettant, in fine, de redonner à la Méditerranée sa centralité perdue en tant qu’espace géopolitique Européen et Africain pour mieux négocier sa position dans les chaines de valeur mondiales et  démontrer sa capacité à maîtriser ses rapports avec toutes les grandes puissances et à bâtir, dans la cadre de la multipolarité future et dans une approche de régionalisation avec l’Europe voisine, une zone de coproduction et une orthogonalité Afrique-Europe avec un nouveau centre de rayonnement : La Méditerranée.

Le Maroc, qui appartient à cette périphérie Afro-Euro-Méditerranéenne, tirera profit et fruit de cette séquence vertueuse porteuse d’investissement, de production, de croissance et d’emploi. 

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Mais encore de notre Sahara Marocain, Mais encore de notre sable d’Or Marocain !!!

by Mustapha Maghriti 9 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Avant-hier, 6 Novembre 2012, le Maroc blasonnera le 45éme chandelle de la mythique Marche Verte, cette chevaleresque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour les frontières de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête des provinces sahariennes du Sud expropriées par l’expansionnisme espagnol. Le 6 novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, blindés par leur seul Saint CORAN et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.

Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démonerie et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain .

Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les Us de notre ethnie Marocaine. 

Mais encore, affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa Cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain. 

Mais encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le mandat de la MINURSO pour une période d’une année. 

Mais encore, l’adoption des dernières résolutions du Conseil de sécurité n’anéantit-elle pas les approches et les thèses dépassées et irréalistes du Polisario et consacre l’irréversibilité de la solution politique, réaliste et consensuelle?

Mais encore, les milices affiliées aux séparatistes du blocage du poste-frontière de Guerguerat ne sont-elles pas les symptômes et les fuites en avant de la panne d’inspiration et l’essoufflement des stipendiés Polisario qui savent pertinemment que 163 pays, représentant 85% des États membres des Nations Unies, ne reconnaissent pas cette entité factice ?

Mais encore,  la série des inaugurations des représentations diplomatiques à Laâyoune et Dakhla qui ont eu lieu, en guise de geste fort ne réaffirme-t-elle pas la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par de nombreux pays ou après les Comores en décembre 2019, du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine en janvier 2020, ainsi que de la Côte d’Ivoire en février, de Djibouti, du Burundi, de la Guinée et du Libéria en mars, c’est au tour du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau et de la Guinée-Équatoriale d’ouvrir leurs consulats à Dakhla ?  

Mais encore, l’ouverture en cascade de nouveaux consulats dans les provinces du Sud  n’est-elle le signe de reconnaissance à la Marocanité des provinces sahariennes ? La toute récente ouverture du consulat des Emirats arabes unis le Mercredi 4 novembre 2020 à Laâyoune, n’est-elle pas une réussite éclatante de la diplomatie Marocaine ?

Mais encore, cette représentativité consulaires ne va-t-elle pas irriguer la région par un flux d’investissement d’envergure les domaines de l’énergie renouvelable, de l’agriculture, des ressources halieutiques, du tourisme et érigera le Sahara en force motrice du développement régional et continental ?

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ?

En guise de conclusion, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes : 

Nous la gagnerons 

Et nous la bâtirons d’amour 

Car l’amour ne peut être vaincu 

Pour ceux qui n’y ont jamais cru 

Nous l’aurons mon amour 

Nous l’aurons pour toujours. 

9 novembre 2020 0 comment
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La Course à la Maison Blanche, le Duel D.Trump/J.Biden : Quel impact sur la géopolitique mondiale et les Relations Internationales

by Mustapha Maghriti 1 novembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Moins de 2 jours avant le scrutin présidentiel prévu le 3 novembre 2020 qui affrontera l’actuel Président Donald Trump à Joe Biden ancien Vice-Président d’Obama, les élections présidentielles Américaines font la une des médias à travers des réflexions et des dissertations des contrecoups de l’élu à la maison blanche sur la géopolitique mondiale et les relations internationales.

Dans cette chronique, nous analyserons l’impact éventuel que pourrait avoir la course à  la « White House » sur les relations internationales. Pour ce faire, il serait judicieux de faire le bilan de la politique étrangère de Donald Trump depuis son élection en 2016.

Dès son accession au piédestal de la maison blanche, Donald Trump a voulu révolutionner la politique étrangère Américaine en se régentant vers la fameuse sémantique « America First » ou  » L’Amérique d’abord  » qui s’est matérialisée par la défense farouche et conformiste du nationalisme avec un scepticisme à l’égard du multilatéralisme, les organisations internationales et l’aide au développement. 

Sur le plan des relations commerciales internationales, l’OMC a été partiellement verrouillée par Donald Trump ce qui a porté préjudice à la Coopération Economique Internationale alors que le G20, qui avait joué un rôle décisif dans le désamorçage de la crise économique mondiale de 2008, se trouve paralysé dans la gouvernance mondiale de la pandémie du Covid 19 ce qui obscurcit et envenime davantage les Relations Internationales.

Aussi, Il a privilégié la compétition stratégique vis-à-vis de la Chine comme finalité première à travers les mesures de représailles commerciales et la levée en cascade des droits de douane.

En outre, la politique étrangère de Donald Trump a été jalonnée par la rétrogression des USA de plusieurs accords, à l’instar de l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, l’ALENA, l’Accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, le TPP (Partenariat transpacifique), de quelques Organisations internationales comme l’UNESCO et du Conseil des Droits de l’Homme.

En pleine pandémie du Coronavirus, cette crise est par nature globale et requiert par conséquent une approche coordonnée et coopérative, la prédominance des actions ponctuelles et unilatérales de D.Trump est manifeste : La Covid-19 n’a-t-elle pas dénudé l’usure des mécanismes de coordination concrétisés par le « selfish » de Donald Trump où le « chacun pour soi » est devenu le Maître-mot en matière de gouvernance du Covid-19 ? En sus,

les Relations Internationales sont devenues tempétueuses entre les USA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dirigé par l’Ethiopien Tedros Adhanon en le taxant d’avoir mal géré la crise du Covid-19, et de soupçonner l’OMS d’être en connivence avec la Chine. En corollaire, Donald Trump ordonna la suspension de la contribution financière des Etats-Unis à l’OMS qui est de l’ordre de 500 millions de dollars annuellement.

Sur l’éternel conflit israélien-palestinien, Donald Trump s’est rangé à travers son parti pris total sur les positions d’Israël qui se sont matérialisés par l’alignement sur la politique de colonisation systématique menée par Israël, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, la reconnaissance de l’annexion du plateau du Golan, le transfert de l’ambassade Américaine à Jérusalem, le plan de paix pro-israélien, et récemment à travers le contreseing d’accords d’Israël avec les Emirates Arabes Unis et le Bahreïn.

Par ailleurs, Donald Trump n’a pas hésité à prédilectionner les relations avec le régime  autoritaire de Kim Jon-un de Corée du Nord ou avec la Russie de Vladimir Poutine de Russie ou la Turquie d’Erdogan sans toutefois obtenir de résultats probants.

L’Europe quant à elle, elle ne fait partie de l’agenda de l’Europe en lui reprochant le financement insuffisant de l’OTAN et l’ascension du déficit commercial.

De surcroît, la politique « Trumpienne » s’est matérialisée par le durcissement des sanctions contre l’Iran et Cuba.

A cet égard, le 3 Novembre 2020, si le démocrate Jo Biden gagne la course les urnes présidentielles Américaines, sa politique étrangère aura un impact certain sur la géopolitique mondiale en prenant sur plusieurs points le contre-pied de Donald Trump.

La première ambition  de l’ex vice-présiden d’Obama sera de replâtrer  la crédibilité du pays d’Uncle Sam sur l’arène internationale :

– primo, Joseph Biden, dit Joe Biden rétablira le crédit avec les partenaires des USA, en  singulier en ce qui concerne les relations commerciales internationales. Dans son speech, les USA doivent redevenir une référence de la démocratie dans le monde contrairement à l’égocentrisme de Donald Trump. A cet égard, Joe Biden suggère de plafonner le seuil annuel de réfugiés autorisés à entrer aux USA à 125.000 par an et à l’augmenter au fil des années. Tout en sécurisant les frontières, il garantira la respectabilité des immigrants et défendra les droits des demandeurs d’asile.

– Secundo, Joe Biden promet de consolider la coopération avec les pays d’Amérique Centrale en lui accordant un budget de quatre Milliards de dollars. En sus, Il déposera un projet de loi au Congrès prohibant les contributions financières privées aux candidats à des élections fédérales.

– Tertio, Joe Biden s’engagera à réunir aux Etats-Unis un Sommet mondial de la démocratie pour se défendre ensemble contre l’autoritarisme et faire progresser les droits de l’homme.

– Quarto, Joe Biden promet de se prononcer contre le protectionnisme et pour un commerce international équitable, et encouragera les secteurs innovants tels que les énergies propres, l’informatique quantique, l’intelligence artificielle, la 5G et les trains à grande vitesse.

– Quanto, contre la Chine, il proposera d’opposer un front uni des alliés et partenaires de l’Amérique, en définissent des règles communes, en imposant la transparence et en jouant un rôle de leader. Il maintiendra l’effort de défense afin que les Etats-Unis demeurent la première puissance militaire mondiale, et n’hésitera pas à utiliser la force si nécessaire pour protéger le peuple américain.

– Sexto, Pour les alliés des Etats-Unis, en particulier l’Europe, Joe Biden promet que le pays d’Uncle Sam reviendra à l’Accord de Paris sur le climat et s’engagera sur l’ambition d’une économie entièrement décarbonnée en 2050. Aussi, les USA rejoindront également l’Accord sur le nucléaire iranien si les dirigeants de l’Iran respectent leurs engagements.

– Septimo, sur l’agenda nucléaire, Joe Biden se prononcera pour le non prolifération nucléaire et pour parvenir à un accord avec la Russie sur la limitation de l’arme atomique.

En guise de conclusion, il est certain que si Joe Biden sera élu Président des  Etats-Unis, les relations internationales vont être plus apaisées, la géopolitique mondiale sera attiédie, et semble-t-il,   un nouveau lexique de l’ordre mondial sera érigé surtout après la grande épidémie du Covid 19 qui a frappé la planète en cette année 2020 et définira le ton et le tempo de la géopolitique internationale.

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Blasphème contre le PROPHÈTE, Blasphème contre l’humanité : Plus contagieuse que la Covid-19, la pandémie de l’intolérance

by Mustapha Maghriti 29 octobre 2020
written by Mustapha Maghriti

A quelques jours de la célébration de la fête de la naissance du PROPHETE SIDNA MOHAMMED que la Salate soit sur LUI connu sous le nom de  » AID ALMAWLID », dans le pays des lumières, des projections des caricatures insultantes ont eu lieu sur les hôtels de la région, envers le PROPHETE à Toulouse et à Montpellier, des  Affiches blasphématoires  au nom de l’État de droit et les droits et libertés fondamentaux.

Sur les réseaux sociaux : Le Affiches profanatrice et blasphémateurs contre le PROPHETE figurent sur des milliers de publications ; ces caricatures insultantes font écho dans le monde entier, « Notre Prophète est une ligne rouge », ou avec des hashtags comme  » boycotter les produits français, Macron injurie le Prophète, la France injurie le Prophète de la nation, le Prophète est une ligne rouge » tweeté par des Millions d’internautes. Ces rébellions ne dénoncent-elles pas que la culture de la haine et rappelle que l’intolérance persiste encore au 21éme Siècle ?

Les Affiches sacrilèges et irrévérencieux contre le PROPHETE en France, transcendant les frontières Françaises et Communautaires pour se muer en icône mondiale, remettent sur le marbre de l’actualité le chauvinisme et la Xénophobie depuis des décennies par son ampleur et sa persistance et ressuscite celle de Martin Luther King connu par son discours prophétique  » I’ve Been to the Mountaintop » pour sa lutte non-violente contre l’apartheid racial , ou de Malcolm X figure de proue du mouvement des droits civiques aux États-Unis, défenseur des droits de l’homme afro-américain et des discriminations raciales et les ségrégation religieuses qu’on a cru inhumer. Le discours emblématique « I have a dream » de Martin Luther King prononcé à Washington en 1963 nous inspire encore aujourd’hui.

Dans notre planète, il ne peut pas y avoir de place, même infinitésimal, pour l’intolérance et les discriminations étayées pour l’essentiel sur la couleur des religions. C’était tout le sens du combat pacifique et non-violent de Martin Luther King, dont la missive est plus que jamais d’actualité.

Nous pensons que la guerre contre l’intolérance et l’inéquation des cultes est un Must, mais qu’elle reste miteuse. Aussi, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente qui est celle de l’éradication des idéologies de la haine. C’est un travail de longue haleine qui concerne toutes les sociétés de la planète. Inopportunément et malencontreusement, dans les pays occidentaux, ce sont les projets d’écluse et d’introversion, qui l’emportent. L’islam est peu ou prou anathématisé en tant que religion. 

La laïcité est étalée comme une arme de guerre contre cette foi, alors qu’elle est censée l’immuniser au même titre que les autres dogmes, credo et cultes. L’intolérance  s’exacerbe dans la réverbération de la messe de l’abrutissement, il se nourrit  et s’abreuve dans les gadoues de la lassitude et du démolissage. 

Avouons-le, le chauvinisme a distillé des effets pervers dont le plus préjudiciable est le rejet des religions, en particulier l’Islam. Celle-ci n’est pas une quête de liberté d’expression, mais une grotte et caverne identitaire contre l’Islam, incriminé de tous les dommages collatéraux. Ce sont des élites politiques qui commettent cette fois-ci ces misanthropies en l’occurrence Manuel Macron. La France a un mandat pesant à jouer : Avant les armes et les fusils, il y a des idéologies à neutraliser, avant les fusils, il y a des cultes à désamorcer. 

Nous devons reconnaître après ces faits outrageants, que la liberté d’expression  laïque  est indemne de toute réprobation : Chez certains, elle saupoudre maladroitement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut ostraciser la haine et le terrorisme qui en résulte et son obsession criminelle. 

La fusillade contre la culture de la haine doit être optimisée, elle doit être absolument globale et internationale. La coopération existe mais elle n’est pas aussi que l’on voudrait. Notre malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que Dieu n’a guidé personne d’autre qu’eux pour paraphraser Ibn Sina (Avicenne). 

La Communauté internationale doit s’agglomérer à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’exempter que d’autres Etats ne se contorsionnèrent. Mais, il appartient tout un chacun de nous d’apporter son écot par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien. 

Le discours de Macron est dénonciateur de l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire et sépulcrale. 

Si Montesquieu narrait que  » Il n’y a point de plus atroce césarisme et de despotisme que celle que l’on exerce à l’ombre  des lois et avec les Couleurs de la justice » je réplique devant ces affiches blasphématrices qu’il n’y a point de plus atroce despotisme que celui que l’on exerce à la pénombre des lois et avec les Couleurs de la liberté d’expression.

Pour donner âme à la religion, ne faudrait-il pas amorcer par l’étiquette de l’éthique et de la morale. Chateaubriand n’a-t-il pas dit, à cet effet, “que ce n’est pas la religion qui découle de la morale, c’est la morale qui naît de la religion.”

Pour donner âme à la religion, n’est-il pas temps d’instaurer la religion de l’amour pour paraphraser Louis Aragon, car, sans amour, toute religion n’est qu’une sorte de divertissement métaphysique pour citer André Esparcieux. 

A cet égard, faisons de notre morale notre religion, faisons de notre justice notre religion, faisons de notre humanité notre religion, faisons de notre humanité notre opium.

Pour épiloguer, j’exhume la célèbre sagesse du pamphlétaire british Thomas Paine “Mon pays est le monde, et ma religion est de faire le bien. ” car, in fine, il n y a qu’une seule religion : l’Humanité. 

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Anges et démons

by Mustapha Maghriti 23 octobre 2020
written by Mustapha Maghriti

Anges et démons, le titre semble dévier l’imaginaire des passionnés du cinéma vers le film Thriller policier Américain  » Anges & Démons » de Ron Howard incarné magistralement par Tom Hanks, Ewan McGregor et Ayelet July Zurer. Il n’en est rien, il s’agit de pédocriminalité sanglante commise à l’égard d’Adnane Bouchouf.

Parti à vau-de-route, pris hâtivement, déterré impitoyablement, sanguinairement et bestialement par un pervers : C’est le sort fatal d’Adnane, un ange de 11 printemps tout juste, qui a poussé des cris d’orfraie de façon barbare, assassiné par un putride sadique dans la ville de Tanger.

Juste après ce drame, d’autres violences sexuelles contre nos petits enfants ont réapparu et enflammé la toile ce qui montre que le crime contre l’innocent Adnane n’est que le microcosme d’une cellule dormante de pédophiles et que des enfants souffrent en silence : Les larmes, la sédition et l’irascibilité sont collectives par tous les Marocains. Car tout un chacun de nous ne voit-il pas en cet « angelot », si sadiquement tyrannisé, un fils, un petit frère, un petit-fils… encore sous les ailes de la candeur ? Une candeur dont s’est servi un misanthrope pour commettre son acte odieux et insidieux. Ainsi, au-delà des remous, et au regard à une telle monstruosité et cannibalisme, le réflexe instinctif et instinctuel des parents se met en hyperesthésie.

Aucun du commun des mortels ne connaît les pulsions libidineuses et bestiales qui se logent chez l’inconnu croisé dans la rue? Chaque jour, nous coudoyons, nous frôlons des esprits subversifs et tyranniques dont nous ne découvrons le vrai faciès qu’une fois, malencontreusement, l’irréparable commis. Et, inopportunément, si l’infanticide d’Adnane est très illustratif des délits dont sont victimes les mineurs de la part d’individus pervertis, il n’en reste pas moins que beaucoup d’autres mômes font l’objet de toute sorte d’agressivité (sexuelle, violence…) plusieurs fois passées sous silence.

Moult pédocriminalités ne restent-ils pas dans les enceintes des commissariats ou au mieux des tribunaux, sans parvenir jusqu’à la presse ?

Avec ce crime pédérastique, ostrogoth et monstrueux qui a enflammé les réseaux sociaux, avec ce crime est méphistophélique qui a secoué profondément les Marocains et a soulevé un rush d’écœurements,  le débat sur la peine de mort revient sur la scène médiatique avec la montée au créneau de militants associatifs et autres intervenants actifs dans le domaine des droits de l’Homme.

La peine de mort ?

La peine de mort  n’a aucun effet dissuasif et tous les pays qui l’ont utilisée et la pratiquent encore, comme les Etats-Unis, l’Iran, la Russie, n’ont pas pu réduire le taux de pédocriminalité.

Castrons-les ?

Certes, la castration chimique est capable de les priver de « leur arme » et de les neutraliser. Toutefois, des pervers frustrés ne trouveront-ils pas une alternative dans le meurtre et autres dépravations ? Ces pédophiles ne commettront-ils pas des vengeances aussi cruelles pour compenser la perte de leur « Ustensile » ?

D’autres familles préfèrent le silence à cause du fardeau de la honte et du déshonneur qui devient parfois plus pesant que le bien de l’enfant victime et l’atrocité du crime lui-même.

Que faire alors ?

Il faut investir bien en amont dans d’autres aspects outre que répressifs pour lutter contre la pédocriminalité : L’éducation, l’éducation et l’éducation assurément et ce en brisant tous les interdits et tabous qui empêchent la société Marocaine d’aborder avec eux certains sujets comme l’éducation sexuelle : Parler aux enfants, les prévenir, les préparer, les anticiper à armer leur innocence. Dès l’âge de cinq-six ans, il est possible d’évoquer avec eux le problème de la pédocriminalité, la question de l’inceste, l’existence du viol, l’existence du Mal qui peut parfois prendre le visage d’une personne aimable.

Eveiller nos enfants, leur inculquer une certaine capacité de discernement, leur donner les clés pour sonner le glas en cas de comportement malsain à leur égard, revient uniquement à mieux les prémunir, leur inculquer à ne pas tomber dans l’amalgame entre Hchouma et Haram.

A défaut, tant que nous resterons prisonniers du joug du  « Hchouma » et d’une certaine pseudo-pudeur, ils seront toujours à la merci des pédophiles, kidnappeurs et pervers, car in fine, Adnane et d’autres victimes, cela a toujours existé, le fait est simplement qu’on ose davantage en parler.

Le crime causé à Adnane n’est que la partie émergée de l’iceberg et qu’il existe beaucoup de victimes comme Adnane qui sont dans le « Dark Web » et  pâtissent en silence : Le silence des agneaux ..!

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L’Europe et le Sud : Quelles sont les conditions de la concrétisation d’un rêve des deux rives ?

by Mustapha Maghriti 22 octobre 2020
written by Mustapha Maghriti

Après plus de cinq ans de dissensions et de désaccords publics entre États membres et Commission, très attendu depuis plus d’un an, à Bruxelles, Mercredi 23 septembre 2020, la Commission Européenne a enfin tranché le nœud gordien en présentant la nouvelle mouture du « Pacte Européen sur la Migration et l’Asile ».

Avec une touche de philanthropie et d’humanité, ce protocole se présente comme une refondation de la politique migratoire Européenne en s’appuyant sur cinq pylônes principaux :

– Primo, renforcer et amplifier l’omniprésence Européenne en mer Méditerranéenne dans le dessein de dissuader les prétendants à « l’Eldorado Européen » et pour « terreauter » les opérations de sauvetage.

– Secundo, briser les lances contre les passeurs, harmoniser la politique d’asile en faveur de ceux qui peuvent prétendre à en bénéficier, tout en améliorant la politique de reconduite à la frontière de ceux qui n’en bénéficient pas.

– Tertio, renforcer la solidarité entre États membres par l’abrogation du règlement connu sous l’appellation   » Règlement de Dublin » en le substituant par une nouvelle mouture de gouvernance de la migration.

– Quarto, le mécanisme rénové convoite d’améliorer la politique d’intégration des bénéficiaires du droit d’asile.

Assurément et aussi pertinent ce nouveau dispositif soit-il et au regard de la réalité concrète des flux migratoires, des itinéraires escarpés, empruntées par les migrants, des contrées traversées, des canalisations et des réseaux criminels de passeurs qui ne cesse pas de s’élargir, ostensiblement, il apparaît qu’il manque un chainon vital au maillon du nouveau Pacte Européen sur la Migration et l’Asile : Avouons-le, sans planification et sans coordination avec les pays de la rive Sud du Méditerranée, ce mécanisme rénové, comme ceux qui l’ont précédé, serait un coup d’épée dans l’eau.

A l’appui de notre allégation : Quoique la problématique migratoire soit névralgique en Europe, cette apostrophe ne demeure-t-elle pas foncièrement Méditerranéenne ? Ne s’agit-il pas d’un même destin pour les deux rives ? A cet égard, nous pensons que l’Union Européenne gagnerait à impliquer davantage ses partenaires du pourtour Sud Méditerranéen dans la mise en œuvre de son pacte Européen sur la migration. Nous gageons que cette implication de l’Europe entrainera une séquence vertueuse pour les deux bassins.

Dans une approche normative et au prélude à la schématisation de ce que pourrait être ce nouveau partenariat Méditerranéen, il serait judicieux  que les pays du Sud reconnaissent que l’hyperesthésie de la controverse migratoire en Europe ( imputable à la problématique de l’échec global des politiques d’intégration dans la plupart des pays Européens et à celle de la montée de l’islam radical ) est légitimaire et que l’opiniâtreté des pays Européens de mieux contrôler les flux migratoires contribuerait assurément, sur le plan géopolitique, à une plus grande stabilité du bassin Méditerranéen, qui est traversé par beaucoup de tumultes géostratégiques.

Une fois ce préliminaire accolé, il est tout aussi nécessaire de convaincre les partenaires Européens que la stabilité de la rive sud et les prouesses économiques du Maghreb constitueraient la meilleure armature et le véritable rempart contre l’immigration clandestine. Pour ce faire, le nec plus ultra serait d’aider les pays du pourtour sud Méditerranéen pour accélérer rapidement l’émergence économique de leur tissu industriel, une émergence porteuse d’investissement, de production, de croissance et d’emploi.

Le Maroc est irréprochablement dans cette posture : Le Royaume dispose d’un tissu économique qui permet d’en faire un Hub Euro-africain capable de contribuer à une meilleure redistribution des richesses et des hommes entre les deux rives. Surtout, que le Maroc est réputé sur le plan  mondial, africain par sa tolérance grâce à un Islam du milieu et, de ce facto, il constitue un blindage contre les extrémismes de tout bord.

Ainsi, dans le cadre de ce nouveau Pacte Européen sur la Migration et l’Asile, le renforcement de la coopération internationale avec le Maroc constitue une opportunité à saisir et ceux en joignant les efforts des deux rives où l’Union Européenne et le Maroc peuvent démontrer que ce qui les rassemble est beaucoup plus fort que ce qui les sépare.

Cependant, cette quête, cette ambition et ce rêve pour les deux rives a besoin d’un engagement des deux côtés, avec des cautionnements forts au niveau des mesures opérationnelles qui anime les deux rives. De manière fonctionnelle, dans le domaine de la surveillance des côtes, les opérations maritimes conjointes pourraient être accentuées : L’Europe en prenant le coût à sa charge (équipement, formation, entretien), les pays du sud s’inscrivant à un engagement sur le long terme. Aussi, l’Europe doit valoriser les modèles politiques favorisant la stabilité économique et sociale en structurant une politique de co-localisations qui permettra un partage de la valeur ajoutée.

Les nouveaux comportements des entrepreneurs Européens commencent à appréhender les vertus du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d’une part, de bénéficier de la proximité géographique et culturelle du Sud, et d’autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 

Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 

Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse du Sud a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 

La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 

Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 

C’est tout le sens que doit donner l’Europe au nouveau mécanisme rénové et à la vision Africaine, étayée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social.

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme et l’immigration clandestine, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper ». Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

22 octobre 2020 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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