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Mustapha Maghriti
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Les Sirènes de Kaboul

by Mustapha Maghriti 17 mai 2021
written by Mustapha Maghriti
JRS Herat

Pour reprendre, en guise de prologue, les proses de Yasmina Khadra dans son best-seller « Les Hirondelles de Kaboul » « : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques.

C’est le cas dimanche dernier à Kaboul, alors que les Américains sont en train de retirer leurs derniers soldats du pays, des explosions en cascade à la porte de l’établissement scolaire « Sayed Al-Shuhada » s’est produite devant cet établissement scolaire pour filles du quartier surtout peuplé de chiites hazaras, dans l’ouest de la capitale Afghane, au moment où nombre de ses habitants faisaient leurs courses : Plus de 50 personnes, en majorité des lycéennes de jeunes filles de 13 à 18 ans, bravant la peur, les interdits et les menaces,  ont été tuées et ont été enterrées dans un cimetière situé au sommet d’une colline appelé « cimetière des martyrs » à Kaboul.

Leurs âmes y reposent  laissant derrière plusieurs apostrophes sans réponse : Quel est leur crime ? S’instruire ? S’émanciper ? S’alphabétiser, apprendre ? Ou  vivre leur droit incessible  à l’éducation ?

Ce drame sidère la communauté internationale et laisse, en vain, le monde  à la recherche de réponses tant cette fatalité, comme celles qui l’ont précédé, se dérobe à la raison et se loge dans des cultes extrémistes.

La semaine dernière, ces sirènes avaient contesté contre le manque de corps professoral et de matériel didactique. Ses sirènes plus lumineuses studieuses se battaient chaque jour pour aller à l’école sous le joug des talibans.

Cet attentat misogyne contre des innocentes de Kaboul n’est pas une mésaventure esseulée : C’est une chronologie qui serine au jour le jour, à  des filles qui misent leur vie à la quête de leurs ambitions.

A Kaboul, les agressivités et les violences contre les femmes orchestrées dans le cadre d’une stratégie politique délibérée et préméditée : Les talibans et toutes les forces ignorantistes et obscurantistes les instrumentalisent pour oppresser les femmes et confisquer leurs droits les plus élémentaires de lire, d’écrire, de penser par elles-mêmes, et de se libérer de la servitude des phallocrates pour vivre dans une société à leur égale.

Avec ce drame, les Sirènes de Kaboul regagnèrent le cavalcade ténébreux  des lycéennes de Chibok au Nigeria, des jeunes Yézidies, des dizaines de milliers de victimes de viol au Soudan, en RDC, en Colombie, au Népal, en Inde, en Tchétchénie.

En 2020, l’Afghanistan est encore l’un des pires pays où naître femme: faible taux de scolarisation des filles, mariage des filles et mariages arrangés, violences basées sur le genre, santé reproductive et maternelle catastrophique, entre autres…

Plus récemment, on constate que les femmes sont les victimes invisibles du Covid-19 en raison de la distance avec les centres de santé, mais surtout des attitudes conservatrices des hommes qui refusent que leur femme, mère ou fille se rende à l’hôpital non accompagnée – la plupart des femmes doivent toujours être accompagnées d’un mahram, un homme de leur famille, pour se déplacer.

Ce féminicide nous rappelle, sur d’autres cieux, que les jeunes filles sont devenues des instruments de terrorisme en Afrique du Sud,  en Ouganda, ou au Sierra Leone.

La dévastation des Sirènes de Hazaras nous apostrophe sur la nécessité impérieuse de construire des abris pour nos filles ; les violences à l’encontre des femmes ne peuvent plus continuer dans une société misogyne.

C’est un Must,  de « réalléguer » le droit l’apprentissage à l’éducation comme un droit fondamental, véridique et authentique  à la déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, et à la déclaration universelle des Droits de l’Enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’unanimité le 20 novembre 1959.

C’est un Must, de défendre ensemble l’universalité des valeurs humanistes contre tous les extrémismes et conservatismes de tout bord.

C’est un Must, d’assurer une implication effective des femmes dans les valeurs de paix et excommunier l’emportement des révoltes sexistes pour consacrer une véritable diplomatie des droits des femmes.

Le deuil des Sirènes de Kaboul rétrocèdent un héritage plus immémorial que la mort : Le credo en l’humanité, la justice et la promotion de la parité comme cause mondiale.

17 mai 2021 0 comment
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L’Espagne et l’accueil du disciple du diable « Brahim Ghali » : L’écran de fumée envers le Maroc

by Mustapha Maghriti 3 mai 2021
written by Mustapha Maghriti

« L’amitié se fortifie dans les épreuves et grandit avec le temps » dit un proverbe français. Ce qui se passe récemment avec l’attitude sournoise du Gouvernement espagnol vient de sceller au contraire une belle preuve d’inimité et d’indignation envers le Maroc : Notre voisin, l’Espagne solidarise avec l’ennemi du Maroc, complote sur le dos du Royaume, et accueille sur son territoire Brahim Ghali, le baron du Polisario poursuivi en Espagne pour crimes contre l’humanité.

Ne s’agit-il pas d’une défloraison qui a terni cette amitié séculaire entre Madrid et Rabat en exhibant les cryptogrammes sinueux et machiavéliques de la politique internationale Espagnole, où l’on piaffe les conventions internationales au nom des manigances et spéculations politiciennes.

Cette traîtrise espagnole qui borde l’affaire Brahim Ghali révèle l’écran de fumée, la gueule taciturne et l’ambivalence du gouvernement espagnol qui, d’une part, tambourine le Maroc et, de l’autre, adule l’Algérie, quitte à mettre sur la caudrette, avec une irrévérence insidieuse et une certaine immoralité politique, une cause Nationale pour le Royaume et son peuple : La ferme Souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. N’est-ce pas le substrat et le substratum de cette affaire ?

Regardons-nous en face, disons les 4 vérités en face à l’Espagne : Que représente Brahim Ghali ? Un pupazzo et un guignol aux souliers d’Alger, manié et exploité pour ébranler notre Patrie et attiser le feu du conflit stéréotypé et chimérique autour des sables d’Or du Maroc. Et ostensiblement, le gouvernement espagnol est de connivence de ces  » Careless Whispers »!!! Car Madrid sait pertinemment que le dénommé Brahim Ghali est un violeur qui a fédéré l’esclavage, la torture, les crimes de guerre, les enfants soldats et le génocide.

Rappelons-nous, dans cette chronique, que c’est le deuxième coup lynché au Royaume par ses prétendants partenaires ; il y a deux mois, le Maroc prît la décision de suspendre tout contact avec l’Ambassade d’Allemagne à Rabat, suite aux équivoques profondes avec Berlin au sujet des fondamentaux et des invariantes du Royaume du Maroc.

Jusqu’a ce jour, un silence Radio de la part de Madrid : Rabat attend toujours une réponse convaincante  de la part du Gouvernement Espagnol au sujet de sa décision d’autoriser au dénommé Brahim Ghali, poursuivi par la justice espagnole pour des crimes de génocide et de terrorisme, d’entrer à son territoire.

Plusieurs apostrophes interpellent notre politique de Voisinage avec l’Espagne, en particulier et avec l’Union Européenne en général :

Pourquoi le Maroc n’a pas été informé et l’a appris à ses dépens par la presse ? Pourquoi Madrid a-t-elle préféré coordonner avec les adversaires du Maroc ? L’Espagne n’est-elle pas entrain de préjudicier le voisinage à cause d’un disciple du diable dénommé Brahim Ghali ?

L’affaire Brahim Ghali ne constitue-t-elle pas un test de fiabilité de nos relations et de leur sincérité, et de savoir si elles ne sont pas réduites à un simple slogan ? Historiquement, aux temps d’épreuve du voisinage, le Maroc n’a-t-il pas soutenu l’Espagne face au séparatisme des indépendantistes Catalans pour paraphraser le chef de la Diplomatie Marocaine ?

Il ne s’agit nullement, pour reprendre les propos du Ministre Marocain des affaires étrangères de la Coopération, d’une relation à la carte : Quand il s’agit de se coaliser avec l’Algérie et le Polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand il s’agit de la politique migratoire ou de terrorisme, le Maroc redevient le gendarme de l’Union européenne.

Les grandes prouesses du Maroc, ces dernières décades, notamment l’exploit du Port Tanger-Med, le projet de règne de Dakhla, épeurent et apeurent la péninsule Ibérique qui aurait sous-estimé les capacités Marocaines, une opiniâtreté de l’Espagne se ralliant à l’Algérie afin de brider le Maroc pour ne pas devenir une puissance émergeante.

Avec de vrais partenaires, on ne manœuvre pas derrière le dos sur une question fondamentale, enraciné dans l’ADN de 36 Millions Marocains qui est le Sahara.

« Nous savons que l’erreur est humaine, mais la trahison est impardonnable. Et le Maroc ne sera jamais une fabrique pour les martyrs de la trahison …. Halte aux surenchères sur le Maroc, et halte à l’instrumentalisation de l’espace des droits et des libertés garantis par le pays pour comploter contre lui » pour reprendre, in fine, les proses du Souverain Marocain VI 6 nov. 2014 de la commémoration de la marche verte.  

3 mai 2021 0 comment
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Covid-19 : Une Hydre Coriace, la Bataille n’est pas terminée

by Mustapha Maghriti 30 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

Avec le progrès faramineux que connait la science, la découverte de plus de 6 vaccins antidcovid-19 (Sinopharm, Astrazeneca, Johnson&Jjhonson, Moderna, BioNTech Spoutnik…etc.) ainsi que 8 autres vaccins ont déjà atteint le stade des essais sur l’homme et la vaccination qui se fait à grande échelle dans le monde m’ont fait croire que l’orage est passé, qu’il n’y a plus de danger et qu’on peut respirer sans masque. Détrompes-vous, la situation épidémiologique alarmante en Inde (½ Millions en un jour, soit une moyenne de 52.894 cas par jour), au Brésil (où le nombre de décès frôle les 400.000), ou l’état dramatique tout près de nous en Tunisie m’ont fait perdre mes illusions : Le Covid-19 est subversif, coriace, récalcitrant et misanthrope, le Coronavirus nous suit toujours à la trace.

Après plus d’une année de stress de suivi des JT et des bilans épidémiologiques au Maroc et dans le monde, j’ai appliqué la politique de l’autruche en attendant que la vie normale reprenne d’autant plus qu’au Maroc à la veille du sacré Mois de Ramadan, la situation épidémiologique s’est nettement amoindrie, heureusement ou malheureusement très peu de personnes portent le masque, les salles de Fitness et les bains Maures ouverts à nouveau. Avec, la vaccination qui se fait de façon assidue, diligente et laborieuse m’ont fait croire que le Coronavirus est vaincu et qu’il n’y a plus de danger. Non et non, décillez les yeux.

Le Virus est coriace, redoutable et s’habille dans d’autres variantes plus mortelles à l’instar des variantes Indienne et Brésilienne considérées comme les plus mortifères : Elles se rebellent en tuant en bloc, elles se rebiffent en résistant aux vaccins.

Nous sommes tous, pays développés ou en développements, pays riches ou démunis dans le même temps d’épreuves, on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Dans ce contexte miné et avec  l’apparition de ces nouvelles souches ( Britannique, Sud-Africain ou Amazonien),  sont autant de facteurs qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ce virus redoutable qui n’épargne personne et accepter le durcissement des mesures restrictives durant Ramadan décidé par les autorités Marocaines.

Le propos de ma chronique n’est pas de saupoudrer l’horreur et la frayeur, le propos de ma missive est d’avertir nos concitoyens et leur alerter que la bataille n’est pas parachevée. Le virus filoche toujours  quoiqu’il est moins acerbe qu’en France ou moins venimeux en Espagne. C’est une « hydre de Lerne » qui ne cède pas ; c’est un polype qui ne renonce pas. La variante britannique se prolifère sept fois plus vite que le virus originel, six fois plus dangereux et 64% plus mortel que le coronavirus classique. Tout ceci pour  de redoubler de vigilance et de restaurer toutes les mesures de protection.

Faut-il souligner que quelques jours avant le Ramadan : Un relâchement  dans plusieurs villes du Royaume qui se matérialise par le port du masque sous le menton, d’autres n’en portent même pas, pas de distanciation, ni précaution. D’autres se croient qu’ils sont sortis de l’auberge par l’argument qu’ils sont vaccinés.

C’est une erreur, la vaccination pourrait être anéantie par les  redoutables variantes indienne ou brésilienne.

Nous sommes toujours  sous le tunnel, on n’a pas gagné la bataille ; pour le moment, c’est le virus qui triomphe toujours.

La politique de gestion de la pandémie du Covid-19 de notre Patrie à travers le confinement partiel est une sage décision, encore faut-il que nous participions tous à cet effort louable en restant vigilants, prudents et ne pas croire que la guerre est terminée et de se comporter plutôt que l’épée de Damoclès nous guette toujours.

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« TARAWIH » au temps de Coronavirus : Sauver la Vie des Marocains passe avant tout

by Mustapha Maghriti 23 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

Autant en emporte le vent, voilà encore une fois, on est emporté par le vent de la pandémie pour une deuxième année de confinement pour vivre sous le joug de l’épidémie du Coronavirus, nous privant d’une bonne respiration, de notre liberté nocturne et TARAWIH, objet de cette chronique.

Comparativement au Maroc qui a interdit TARAWIH, des pays à l’instar de l’Egypte, l’Arabie Saoudite sont parmi les pays ayant autorisé le rituel TARAWIH. Au Maroc, précautionneusement et prudemment, dans un environnement jalonné par la pandémie du Covid-19, pour la seconde année successive, les  TARAWIH ont été  interdit , une interdiction qui a engendré objurgation et réprobation qui a enflammé la toile sur les  réseaux sociaux. Plus encore, dans la réalité, dans la perle du Nord, Tanger, une proclamation a eu lieu pour implorer l’ouverture des mosquées dans l’espoir  d’accomplir TARAWIH durant le mois du Ramadan.

La réaction des Marocains est certes compréhensible qui décrypte, loin s’en faut, que cette décision, à la veille du Ramadan, constitue une entorse à leur culte, voire une foulure à leur foi. Non et non !!!

– Soyons judicieux : le bon sens, veut que la préservation de la santé des Marocains transcende tout surtout dans un contexte international et national marqué par la recrudescence de la pandémie qui augure d’une redoutable 3éme vague de l’anathème sanitaire du Covid-19.

En outre, l’apparition de nouvelles souches ( Britannique, Sud-Africain ou Amazonien) ayant affecté le Royaume se proliférant dans plusieurs régions, le ralentissement manifeste de la campagne nationale de vaccination dû à la spéculation des vaccins anticovid-19 sur les marchés mondiaux avec la loi qui paie le plus, ainsi que la nature imprévoyable et mercurienne de la Covid-19 sont autant de mobiles qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ce virus redoutable et misanthrope qui n’épargne personne et accepter la décision du Gouvernement du durcissement des mesures restrictives durant Ramadan et se priver  des Tarwihs au nom de la santé des Marocains et ceux pour ne pas tomber dans un embrasement des vagues de contamination comme celle d’Aïd Al-Adha passé  auquel les Marocains, il faut le rappeler, lui ont vivement désavoué de s’être soustrait lorsqu’il a autorisé la célébration de l’Aïd Al-Adha qui a engendré des contaminations record frôlant les 6.000 cas positifs et des décès avoisinant les 90 par jour.

– Soyons alertes : Nous ne devons pas prendre le risque de ruiner tous les efforts déployés jusque-là par les autorités Marocains qui, depuis plus d’une chandelle, ont fait preuve d’exemplarité en acceptant, pour la bonne cause, de se voir privés de leurs libertés individuelles et familiales. Nous ne devons pas effondrer tous les acquis et les efforts prodigués jusque-là qui ont suscité l’admiration par l’implication multi-forme de toutes les institutions et composantes de la société.

Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Le Maroc mort, la situation est grave, on frôle les 9.000 décès et les nombres de contaminés à dépassé la barre de ½ Millions un virus assassin et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.. Faut-il le rappeler, cela rentre dans l’optique du devoir de la responsabilité collective et partante dans la solidarité.

– Soyons vigilants : Nous ne devons pas donner en aucun cas une aucune occasion pour ceux qui instrumentalisent la religion pour jouer aux séditieux et récalcitrants en semant les remous sociaux  au nom de la religion et de TARAWIH qui, il faut le souligner en noir et blanc dans cette chronique, dans le rite malékite, sont surérogatoires, c’est à dire  non obligatoires de l’avis même des théologiens Marocains.

D’ailleurs, le Conseil supérieur des oulémas a tranché le nœud gordien, le 21 avril 2020 pour qui « la préservation de la vie est privilégiée du point de vue de la charia sur tout autre acte, y compris la réunion pour les prières surérogatoires. » In fine et eu égard à la situation épidémiologique actuelle, liée à la pandémie du Covid-19, la préservation de la vie des Marocains et l’intérêt public prévalent, du point de vue de la Charia.

En corollaire la polémique autour de l’ouverture des mosquées pour l’accomplissement des TARAWIHS  pendant Ramadan  n’obéit ni à la religion, ni au bon sens ; il s’agit de faire passer l’intérêt public avant les rites spirituels.

Darwin a bien dit que « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » Adaptons-nous pour sauver la vie des Marocains.

23 avril 2021 0 comment
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Généralisation de la Protection Sociale: Nouveau Chantier de Règne à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 18 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

RAMADAN  n’est-il pas le Mois de la cohésion sociale par excellence ? Adéquatement et délibérément, le Souverain Marocain a fait du premier jour du sacré Mois RAMADAN un jour légendaire et illustre par le lancement, au palais royal de Fès, Mercredi 14 avril 2021, de la mise en œuvre du projet de généralisation de la protection sociale.

Ce nouveau chantier social de règne reflète parfaitement l’intérêt prééminent consacré par le Souverain Marocain aux problèmes sociaux, plus singulièrement ceux qui concernent les franges sociales les plus démunies de la population Marocaine.

Il n’est pas casuel que le lancement de ce vaste projet social intervienne au lendemain de l’enclenchement officiel par la Souverain Marocain de  » l’opération RAMADAN  » qui permettra à plus de 3 Millions de nos compatriotes en situation précaire de bénéficier d’aides alimentaires pour leur donner de vivre 30 jours de jeûne décent et sain.

Aussi, le projet de la Généralisation de la Protection Sociale exprime une autre révélation qui veut que le Souverain Marocain se situe très haut et en dehors des indéterminismes circonstanciels, des agendas politiques politiciens et des spéculations partisanes, qu’ils soient politiques ou syndicaux : Le Souverain Marocain a tranché le nœud gordien en affirmant que la couverture sociale universelle relève de l’intérêt supérieur de la Nation et la décision Royale le corrobore avec fermeté.

En outre, à travers la Couverture Sociale Universelle, le Sultan transcende les comportements corporatistes ou partisans dans l’ambition de donner à ce chantier social la noblesse et la chevalerie qu’elle lui échoit et satisfaire les besoins sociaux et les attentes des secteurs les plus défavorisés du tissu social Marocain.

Qu’en est-il des effets économiques et sociaux de ce vaste projet  de la Généralisation de la Protection Sociale?

Ce chantier « méga social » aura des retombés fructueux sur les conditions de la formation économiques et sociale et, par ricochet, sur la vie des citoyens Marocains, qui seront mieux allotis et prémunis économiquement et socialement.

En sus, à côtés de ceux qui ont un statut, la généralisation de la protection sociale touchera la main d’œuvre exerçant dans le secteur informel, qui sera dores et déjà éligible aux droits sociaux, tout en ciblant cette classe sociale vulnérable par son inclusion dans les circuits formels de tissu économique et social Marocain.

Ainsi, ces catégories sociales démunies auront le même statut, et seront soumises au même régime et bénéficieront des mêmes avantages que celles de l’économie formelle.

Il s’agit là d’un pylône cardinal et un repère inéluctable de la Monarchie Constitutionnelle démocratique, parlementaire et sociale Marocaine, comme en attestent explicitement les mesures déclarées par le Souverain Marocain dans le discours du Trône de 2020 et celui prononcé devant le Parlement en Octobre de la même année, et de ce fait  le pilier social demeure omniprésent dans toutes les lois fondamentales du Royaume  depuis celle de 1962 ce qui met en relief l’importance d’une pleine citoyenneté qui implique, aux côtés des droits politiques, civiques et économiques, les droits sociaux, garants de l’estime,  la dignité, la piété des Marocains et la justice sociale .

Avouons-le, en guise de conclusion : La politique n’est authentique que si elle débouche sur la dignité de l’être humain, la politique n’est solennelle que si elle parvient à promouvoir un projet de société, la politique n’est formelle et formaliste que si elle prend en charge la sueur de la force du travail et des vies des citoyens Marocains. D’où la leçon Royale qui s’inscrit dans la vision d’un projet de société dont tous les partis politiques doivent s’inspirer.

A l’approche des rendez-vous politiques des élections 2021, la Généralisation de la Protection Sociale, expression d’une volonté Royale affirmée du leadership visionnaire du Souverain Marocain garantira la protection de la classe ouvrière et de ses droits, et de facto, personne ne pourra, ainsi, en pétitionner la paternité, personne ne l’instrumentalisera, par des promesses électoralistes pour illusionner les électeurs Marocains.

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Une Année après la Pandémie du Covid-19: Doit-on être Optimiste en Cette Période Sombre ?

by Mustapha Maghriti 11 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que partout sur notre planète terre, l’humanité vit au tempo des resserrements et des couvre-feux nocturnes avec des ports des mascarons qui ont déguisé nos gueules.

Certes, on doit cautionner tout cela (confinement, gestes barrières….etc.) au nom de l’intérêt collectif de la santé publique. Toutefois, on ne peut pas, dénier que la récession plombe les sphères économique et sociale. En effet, sur le volet économique, le tableau est sombre: Les entreprises Marocaines qui publièrent leur chiffre d’affaires de l’année 2020 affichent des reflux outrés qui donnent la migraine. Pour preuve, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc CGEM qui représente le secteur privé auprès des pouvoirs publics et des institutionnels n’a-t-elle pas annoncé, lors d’une webinaire tenue il y a plus d’un Mois que les entreprises affiliées à la CGEM accusèrent une décrue de plus de 50% de leur chiffre d’affaires en 2020 ? Aussi, la vague de faillites a coûté  la vie au tissu économique entrepreneurial avec comme conséquence la déconfiture des milliers d’entreprises, soit 6.612 entreprises fin 2020.

En outre, les chèques impayés atteignent des pinacles qui tourmentent l’Institut d’Emission et qui font ébranler la rentabilité des Banques Commerciales de près de 50%.

Sur le volet social, en vertu des statistiques du Haut Commissariat au Plan HCP, le chômage continue d’écumer, et notre tissu économique frôle le Million d’emplois perdus à fin Décembre 2020 avec un taux de chômage qui grimpa à 11,9% en 2020 selon la boule du cristal du Fond Monétaire International FMI.

A côté de ce panorama économique et social morose, soyons optimiste et regardons la partie pleine du verre : En dépit de la vulnérabilité de notre système sanitaire, une chandelle après le début de cette pandémie mondiale, les autorités Marocaines ont autant que faire ce peu, bien géré cette crise sanitaire ; une dépression qui a été, à bien des égards, une source d’opportunités d’investissement : Nous ne devons pas occulter que notre patrie a pu se reconvertir en investisseur, producteur et exportateur net de masques et producteur des kits de prélèvement PCR ( test PCR 100% Marocain) ainsi que d’autres matériels médicaux. 

Ce rappel optimiste est important, car il nous interpelle sur l’utilité, dans ce monde d’aujourd’hui et celui de demain, d’avoir un tissu productif dense et fort, avec des entreprises compétitives futées sur l’innovation et le savoir-faire. Cette crise doit servir de baliseur sur le plan industriel. C’est d’ailleurs, un des motifs pour lequel l’Etat aspire à substituer plus de 83 Milliards de dirhams d’importations par une production locale pour aller vers plus de souveraineté économique loin du modèle classique d’Industrialisation par Substitution aux Importations .

Toujours dans l’aura d’optimisme, sur un autre volet, la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par le pays d’Once Sam et la compagne de vaccination ont, il faut le dire, insufflé une brise d’optimisme au moral des Marocains.

Mais de là à ce que ces effets d’annonce soient instrumentalisés par certains membres de l’Exécutif et médias Marocains comme des indicateurs de rebond économique, on prend certainement la tangente en mettant la charrue avant les bœufs !

Loin des dogmes nationalistes, une apostrophe interpelle tout le milieu du business, des affaires économiques internationales et des fabricants d’opinion : Doit-on être optimiste en cette période sombre? Comment un patron d’entreprise qui vit cette toquade peut-il se prononcer et affirmer que les fondamentaux économiques sont bons et que son unité productive est bien prête pour prendre le sentier de la relance?

Dans ce flot de panique, d’inquiétude et surtout de peur d’un lendemain incertain, assurément, l’optimisme est une arme, mais à la condition d’être raccordé à la réalité, l’optimisme est une force manifestement, mais il doit être accolé à l’évidence.

Instaurer l’état de confiance à la Keynésienne est un arsenal infaillible, mais il doit être embranché à la factualité et au réalisme du tissu économique et social.

Dans cette atmosphère déprimée, le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté disait Antonio Gramsci.

Certes, être optimiste est un devoir moral comme disait Karl Popper, mais lancer des campagnes d’optimisme, dans ce contexte économique et social tumultueux, c’est manquer de réalisme et peut s’avérer coûteux et contreproductif. Soyons optimistes, soyons réalistes

11 avril 2021 0 comment
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Agitation des chaînes d’approvisionnement du Vaccin Covid-19, Perturbation de l’Agenda de la Compagne de Vaccination : les Raisons de la Frénésie

by Mustapha Maghriti 31 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

La pandémie du Coronavirus était initialement une crise mondiale sanitaire, mais qui a très rapidement évolué en une crise économique et sociale qui a affecté tous les contrés du monde à des degrés différents, mais surtout les plus intégrés d’entre eux. Les arrêts de production ont touché les grandes puissances économiques mondiales, d’une manière brutale et soudaine et la dépression économique généralisée n’est plus une crainte mais une réalité. Au même titre que ses partenaires, le Maroc a subi de plein fouet la crise du Covid 19 qui a mis rude épreuve les chaines de production mondiales à l’instar des équipementiers automobiles, qui pâtissent à une disette mondiale de puces électroniques et se trouvent refréner de laminer les ailes en comprimant leur investissement et partant leur production.

C’est dans ce sillage que le Géant Français de l’automobile Renault, avait annoncé, Février écoulé, le rajustement de sa production industrielle sur le Mois de Février dans plusieurs unités de production, dont celle de la perle du Nord Tanger, en raison de la perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales qui se matérialise par le manque de composants électroniques chez certains de ses approvisionneurs.

Une agitation des chaînes d’approvisionnement qui fait boule de neige  pour affecter celle des chaînes logistiques de l’industrie pharmaceutique. En effet, aujourd’hui avec la forte pression sur la provision en vaccin anticovid-19, l’on ne s’inquiète non seulement de la rareté des doses de vaccin, mais aussi de celle de tous les organiques qui composent la production des vaccins contre la Covid-19.

Faut-il rappeler que l’investissement dans l’industrie pharmaceutique doit produire plus de 10 Milliards de doses de vaccins anti-Covid-19 pour l’année 2021, soit, tous vaccins confondus, le double de la capacité de production de 2020.

La carence de certaines matières premières nécessaires à la production de vaccins se fait de plus en plus se faire sentir à l’exemple des verres, plastiques, bouchons…etc, une pénurie sur les chaînes d’approvisionnement préoccupante à tel point qu’elle a fait l’objet d’une symposium récent entre différents acteurs, dont les partenaires du système Covax, notamment l’Organisation mondiale de la santé, la GAVI (Alliance pour les vaccins), sa branche recherche (CEPI) et la Fédération internationale de l’industrie pharmaceutique.

Le dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) est une nouvelle collaboration mondiale novatrice visant à accélérer la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins contre la COVID-19, ainsi qu’à en assurer un accès équitable. Le COVAX est co-dirigé par l’Alliance Gavi, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’OMS. Son objectif est d’accélérer la mise au point et la fabrication de vaccins contre la COVID-19 et d’en assurer un accès juste et équitable, à l’échelle mondiale

Durant ce congrès,  les participants ont rapporté  les contrôles sur les exportations à l’instar des États-Unis avec le « Defense Production Act ». Ce qui atteste des dissidences sur le marché des vaccins, qui va continuer, semble-t-il avec les nouvelles vagues du Covid-19 ce qui n’est pas sans conséquence sur le risque de préjudicier les agendas des compagnes de vaccination à travers le globe.

D’ailleurs, plus que quelques jours avant que le Maroc ne consomme la totalité de son stock de vaccins anti-Covid-19 : Ayant reçu 8,5 millions de doses depuis le début de la campagne de vaccination fin janvier dernier, le Maroc en a déjà administré 7,75 millions à sa population, soit plus de 91% des doses en sa possession. L’urgence d’une nouvelle cargaison est signalée aux principaux partenaires du Royaume, mais la lenteur des productions et la très forte demande internationale compliquent la mission des autorités marocaines à l’exemple de la hausse des cas de contamination en Inde a contraint le Serum Institute of India (SII), l’usine productrice du vaccin Covishield -sous licence d’AstraZeneca- basée à Pune (Inde) de suspendre ses exportations à l’étranger ; une suspension qui risque de durer encore plusieurs semaines.

C’est dans ce contexte que le Maroc multiplie ses efforts pour trouver d’autres fournisseurs comme  Russie avec le vaccin Sputnik V, tandis que le Vaccin Américain Johnson and Johnson autorisé fin février 2021 par l’agence américaine des médicaments (FDA) reste une des options de l’avenir car le Royaume ne peut recevoir sa première commande qu’en janvier 2022

In fine, et à l’évidence, le Maroc, recadrera sa campagne de vaccination, et autant en emporte le vent, il semble invraisemblable de la boucler, comme prévu,  dans les 3 à 6 prochains Mois en vaccinant environ 30 millions de citoyens marocains, soit 80% de la population pour atteindre l’immunité collective.

31 mars 2021 0 comment
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Le Bonheur au Temps du Coronavirus

by Mustapha Maghriti 25 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies servi en livres, les ouvrages aux titres évocateurs disparaissent des rayons aussi vite qu’ils y sont entrés. L’Homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle, Quand on veut, on peut!, du pape de la pensée positive, Norman Vincent Peal, ou Le Sel de la vie, de l’anthropologue Françoise Héritier, font partie de ces best-sellers. En films, avec le succès des Petits Mouchoirs, les Intouchables ou plus récemment de Comme des frères, voyage de trois camarades autour du souvenir d’une amie disparue, en émissions de télévision, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre.

Il est le Graal ultime de l’humanité depuis deux mille ans: capricieux, polymorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le désigne de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. 

Le sujet est indémodable et la recherche du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est propulsé sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la quête de la molécule du bonheur. D’autres estiment qu’on peut même le mesurer et le calibrer.

Et  précisément, la sustainable development solutions network publie chaque 20 Mars, à New York, le rapport sur le Bonheur dans le Monde le  World happiness report, qui coïncide avec la Journée Internationale du Bonheur de l’ONU,  en se basant sur plusieurs batteries d’indicateurs tel que le PIB par habitant, l’entraide sociale, l’espérance de vie, la liberté, la générosité, la perception de la corruption.

Sur le panel de 165 pays sondés et sans surprise, la Finlande se classe en tête de l’euphorie suivie du Danemark, de la Suisse, l’Islande,  la Norvège et des Pays Bas.

Qu’en est-il du Maroc en matière de félicité et de gaieté?

Au plan de la géographie mondiale du Bonheur et de l’extase, le rapport de 172 pages dans son édition 2021verrouille le Maroc dans la 102 ème position, en obtenant un score de 5,09 points. Il s’agit d’un recul palpable par rapport à l’année dernière, où il avait occupé le 96ème rang. Ce recul est imputable à l’anathème du Covid-19 : Après une année dure et éprouvante qui a chamboulé leur quotidien, les Marocains ont l’air moins heureux que d’habitude. Par ses restrictions de déplacement, son coup dur aux relations sociales, son confinement liberticide et ses corollaires venimeux sur les activités économiques, la pandémie a pesé lourdement sur l’état d’âme de la grande majorité de la population, plongée dans un climat d’angoisse généralisée.

Les Etats d’Afrique possédant les indices du Bonheur les plus élevés, selon le rapport,  sont Les iles Maurice, la Libye (que l’actualité présente chaque jour comme un pays à guérilla et de dissension), la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Congo.

Les pays du continent ayant les plus faibles indices au bien-être sont le Soudan du Sud, le Zimbabwe, le Rwanda, la Centrafrique et la Tanzanie

Le plus frappant est le positionnement du Royaume par rapport à son entourage régional. Les Marocains seraient moins heureux que treize pays africains qui les ont devancés dans ce classement Onusien, dont l’Île Maurice (53e), la Libye (85e), la Côte d’Ivoire (90e), le Bénin (91e), Congo (93e), le Ghana (96e).

À l’échelle des pays arabes,  le Maroc est arrivé derrière les Emirats Arabes Unis (23e), l’Arabie Saoudite (29e), le Bahreïn (44e), le Koweït (52e). Par contre, le Royaume reste en tête du classement dans la région du Maghreb, devant l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, qui occupent respectivement les 107e,  136e et 137e places.

A notre sens, la méthode, voire le principe même de calibrer le bonheur, reste très discutable et même réfutable : On pense qu’il convient de séparer de manière tranchée et nette, d’une part la mesure objective du développement, du bien être et du bonheur collectifs et, d’autre part, la mesure subjective du bonheur individuel. Dans notre esprit, le bonheur collectif constitue un ensemble de conditions qui rendent plus facile l’accession au bonheur individuel.

Aussi et surtout, nous soutenons l’idée que ce n’est pas parce que la Finlande est en tête du classement que tous les Finlandais sont heureux, ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Marocains.

A l’appui de notre allégation, le classement de la Finlande au peloton des pays de la délectation et du Bonheur est sibyllin en s’étayant sur les chiffres alarmants de l’Institut Statistique Européen Eurostat qui dénombre plus de 13 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux supérieur à la moyenne européenne. Difficile avec un tel ratio de suicide et d’autodestruction prétendre à la sérotonine et au bonheur : Le suicide n’ jamais fait bon ménage avec le bonheur, l’annihilation n’a jamais fait bon flirt avec l’ascèse, le suicidaire n’a jamais fait bonne cavalière avec l’allégresse.

En sus, le rapport sur le bonheur, depuis sa première apparition, ne cesse de mettre en piédestal les pays scandinaves comme les nations qui savourent la Dolce Vita et les auteurs qui dissertent sur le bonheur, brandissent en permanence le package bonheur des vikings : équité sociale, politique familiale paritaire, économie florissante et on les décrit comme des lieux de plénitude et on en occulte presque qu’ils ont des taux de suicide parmi les plus élevés du Monde avec respectivement 28,9% en Finlande et 16% au Danemark.

Cette année, le Happiness Research Institute qui siège à Copenhague au Danemark  pointe un taux de divorce et un taux de suicide tous deux assez importants, à même d’entacher la réputation du paradis du bonheur, de l’aubaine et de l’enchantement en Finlande ce qui met de manière tangible l’absence de corrélation entre développement économique et sentiment de bien-être connu communément sous l’appellation du paradoxe d’Easterlin.

Cependant et rigueur scientifique nous l’oblige, nous pouvons être d’accord sur des facteurs qui rendent les Marocains moins heureux ou plus rigoureusement des soucis qui préoccupent les Marocains. A cet égard, l’étude menée par le département de Lahlimi, le Haut commissariat au Plan en l’occurrence, nous illumine et nous renseigne sur les différentes inquiétudes dont se soucient les Marocains qui sont :

Primo, le logement vient en tête, avec 60% des réponses des 3.200 personnes sondées avec une note obtenue sur le plan national de 4,7/10, autant dire que les Marocains, à 64%, ressentent plutôt mal leurs conditions de logements, tant au niveau de l’espace dans lequel ils vivent que des conditions qui sont les leurs dans les logements,

Secundo, les Marocains restent soucieux également pour les questions de santé, et surtout au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins qui leur sont prodigués. Ils attribuent la mauvaise note de 3,4/10 à la question de la santé, sans différence singulière entre milieux urbain et rural. Récemment, une feuille de route sanitaire a été élaborée, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental, pour une meilleure répartition de l’offre de soins à travers tout le Maroc,

Tertio, l’éducation est une source de chagrin et de préoccupation à son tour : Elle représente 33% de sentiments négatifs des Marocains, 15,3% de ces sentiments pour la qualité des infrastructures et 11,8% pour la compétence des enseignants,

Quarto, les conditions de travail sont notées, elles, à 4,7/10, les Marocains interrogées dénonçant essentiellement le niveau de salaire et celui du système de retraite qui inquiète de plus en plus les Marocains, avec 63% des sentiments négatifs impactant le bien-être de l’homme Marocain. Soulignons que cette investigation avait été menée, bien avant les remous actuels sur la réforme de la retraite,

Quanto, l’environnement constitue à son tour une source de tribulation, les Marocains n’ayant pas un grand crédit dans leurs institutions et principalement sur le plan politique : Les partis, les communes, les organismes parlementaires n’inspirent pas une grande confiance aux sondés, qui leur attribuent le score de 4,5/10,

Sexto, la culture, et bien entendu les loisirs, ne rendent pas les Marocains particulièrement heureux. Les infrastructures dédiées sont en nombre insuffisant et de qualité douteuse, et les sondés attribuent une note moyenne globale de 3,8/10.

A notre sens, d’autres facteurs s’ajoutant à ceux évoqués ci-haut par le HCP, nous paraissent importants, qui mettent de l’endorphine dans le quotidien des Marocains. En effet, l’enquête menée récemment par la Compagnie d’Assurance Atlanta, en faisant appel à l’expertise du cabinet Institut International de Sondages Ipsos , met en exergue des facteurs qui secrètent de la dopamine et distillent du sel dans la vie des Marocains, Il en est ainsi de :

– La religion qui apparaît comme créatrice de béatitude en apportant sérénité, réconfort et confiance aux Marocains. L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique du culte procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attelée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse.

Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme Marocain qui, à travers la pratique religieuse, tente de se réconcilier avec soi.

DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate AR-RA’D (LE TONNERRE) (Verset 28), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah ». N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs? « . A défaut, Dieu n’a-t-il pas dit dans Sourate TAHA (Verset 124), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne ».

– La stabilité : A priori, beaucoup auraient pu penser que, selon la perception des Marocains, l’argent est le secret du bonheur : Il n’en est rien, pour le Marocain et comme dit le dicton ancestral français « L’argent ne fait pas le bonheur » puisque l’enquête, auprès d’un échantillon de 2.100 personnes révèle que le bonheur des Marocains réside dans leur tranquillité d’esprit. Ainsi, 36% des personnes interrogées y consentent une importance capitale. Effectivement, la paix intérieure (stabilité) nous permet de ressentir un état de tiédeur intrinsèque indispensable à la perception extérieure de la joie de vivre.

Sur ce registre, la stabilité ne peut être que source de bonheur et de quiétude au vu de ce qui passe dans certaines régions du monde : Depuis ces dernières années, certains pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont en proie à des tourbillonnements incessants : l’ordre public est chaotique, la sécurité des personnes n’est plus assurée et leur vie sombre dans une situation épineuse et instable. Toutes ces subversions ont été une source de grandes calamités pour les habitants de ces pays et placent en piédestal la stabilité comme source de bonheur.

Jean Claude Martinez l’ancien Numéro 2 du Front National FN qui a publié « Mohammed VI, le Roi stabilisateur » qui est une bonne raclée au « Roi prédateur » n’est-il pas convaincu que dans un Maghreb et un Sahel instables, le dernier rempart aux menaces terroristes d’AQMI et de Boko Haram est le Royaume Chérifien du Maroc.
A cet égard, il y aura toujours certains individus malintentionnés qui voudront tirer parti des problèmes à caractère économique et social qui subsistent dans notre patrie pour fomenter des troubles. Il nous faut donc impérativement rester lucide. Nous devons autant que faire ce peu savoir apprécier à sa juste valeur cette excellente exception Marocaine et préserver consciencieusement l’harmonie et la stabilité, saisir et mettre à profit l’importante période stratégique actuelle et persévérer sur la voie de la dynamique économique et sociale.

L’avenir sourira alors au Maroc, et gageons que les conditions de vie de son peuple seront encore meilleures.

– La Famille : Cette étude nationale sur le bonheur d’Atlanta Assurances nous a permis de naviguer dans l’océan qui fait le Bonheur des Marocains, à savoir les relations familiales sociales solides dont jouit le tissu familial Marocain qui sont des conditions importantes du bien-être psychologique où 70% des Marocains le citent comme source de bonheur.

Il nous semble que les résultats de cette étude sont un véritable document de référence sur les projections des Marocains pour le bonheur. Ce qui peut aider les acteurs politiques et économiques dans la planification et la construction des éléments de bonheur pour le Marocain : L’étude du HCP le confirme, il faut travailler dans l’ordre du logement, en trouvant une solution à cette offre de plus en plus problématique des « champions » de la promotion immobilière qui se trouvent être aujourd’hui, presque tous, dans l’œil du cyclone. Puis il y a la santé, comme cela a également été confirmé par l’enquête récemment menée par Atlanta. Ce n’est pas à elle seule l’argent qui fait le bonheur.

Bonheur et bien-être devraient donc être érigés en tant qu’objectifs de politique publique, non seulement pour leur finalité en tant que tels mais aussi pour leurs nombreux effets secondaires et leurs externalités positives car le bonheur des uns fait le bonheur des autres ; Le bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent : c’est une des conclusions des recherches menées pendant plus de 20 ans par deux scientifiques américains, dont l’étude est publiée, en décembre de cette année 2015, par le British Medical Journal (BJM).

Ce serait pourtant dans l’intérêt de tout le Maroc, car, à notre sens, plus un Marocain est heureux, plus il est productif, gagne davantage et se comporte plus civilement en société: On n’est plus, in fine, dans le Produit National Brut (PNB) ; l’économie n’a pas à elle seule la clé du Bonheur, mais bel et bien dans le Bonheur National Brut (BNB) du Maroc.

Stabilité-Santé-Religion-Famille: Voilà le quadrilatère et la molécule du bonheur chez les Marocains. Stabilité-Santé-Religion-Famille : C’est la thérapie d’une terre-happy du Maroc !!


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Le Roi Mohammed VI : Le Cœur sur la Main / Le Cœur sur l’Humain

by Mustapha Maghriti 16 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle de narrer de la magnanimité et la mansuétude du Souverain Marocain : Plantureusement, on ne tarit pas d’apothéose et d’auréole la stratégie de vaccination contre la Coronavirus mise en œuvre par le Monarque Marocain. Pour preuve, les révérences ne sont-elles pas prodiguées au Sultan Marocain pour sa clairvoyance dans l’offensive de lutte contre la pandémie du Covid-19 ?

Subséquemment, on doit noter le desideratum ferme du Souverain Marocain de prendre en charge, depuis le début la Coronavirus, l’épineux dossier de la pandémie en balisant la voie et en mobilisant notre patrie dans toutes ses composantes (Gouvernement, société civile, …..Etc.) et ce avec discernement, modicité et prédétermination.

Rétrospectivement, dès l’apparition du premier cas du Coronavirus (d’un ressortissant Marocain résident en Italie) lundi 02 Mars 2020, alors que les uns et les autres, effrayés et apeurés, tentèrent de sacrifier l’humain à l’économique, le Souverain Marocain, soucieux de prémunir son peuple contre ce virus, s’est fait le choriste et le félibre de la défense de la santé et de la vie de son peuple et des Marocains sur l’économie où nul ne doute que depuis l’envolée de la pandémie du Covid-19, le Souverain Marocain a consenti, avec dévouement des sacrifices immenses pour sauver des âmes humaines et ce en faisant primer la vie des Marocains sur l’économie à travers différentes moyens : Etat d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars 2020, le confinement qui a été accueilli à bras ouverts par tous les Marocains en dépit ses contrecoups économiques et ses terribles effets psychiques et psychologiques avec ces 100 jours ou presque de confinement drastique qui ont étouffé l’économie du Maroc et achevé le moral des familles.

Ainsi et dans le dessein de maîtriser les conséquences  économiques ravageuses de la pandémie, sur hautes instructions Royales, le Souverain Marocain a ordonné une mobilisation forte de l’État pour accompagner les opérateurs économiques pour la réussite de la reprise économique en soutenant le secteur privé au travers de la création du Fonds de solidarité nationale le 15 Mars 2020 mobilisant plus de 33 Milliards de Dhs  et du Comité de veille économique CVE qui n’avait d’autre point de mire que d’apaiser les supplices dont pâtissent le peuple Marocain à travers la création d’un Fond Mohammed VI de l’investissement (doté d’un montant initial prévu de 45 milliards de DH, dont 15 Milliards issus du budget 2021 de l’État) qui, à travers mécanismes budgétaires et financiers,  permettra  de faire redémarrer la machine économique sapée par la pandémie.

Cette ferveur Royale ne nous montre-t-elle pas tous les signes d’une nation solidaire, soudée et unie et d’un Sultan qui a pour seule visée, celle de guerroyer le Covid 19 ?

En sus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces Armées Royales n’exhibe-elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ?

Cette missive Royale n’est-elle pas témoin du soutien du Souverain Marocain aux opérateurs économiques toutes tailles, tous secteurs et toutes régions confondus ?

La solidarité, il faut l’avouer, dans notre patrie, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer relevant que notre pays a été cité en exemple œcuménique pour son respect des mesures préventives et pour les résultats probants qu’il a enregistrés durant la période de confinement.

En outre, dès que l’opération de la vaccination amorça dans le monde, le Souverain Marocain a pris la décision noble de la gratuité du vaccin contre l’épidémie de la Covid-19 au profit de tous les Marocains et les différentes diasporas étrangères installées au Maroc et ce en tranchant le nœud gordien que le vaccin contre la Covid-19 ne devant pas être un bien commercial, mais un bien public accessible à tous les Marocains. Vacciner 25 Millions, soit 80% de Marocains est un engagement de longue haleine  et campagne de grande ampleur pour éliminer les cas de contamination et de décès dus à l’épidémie, contenir la propagation du virus, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra , in fine, de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

Ainsi, sous les auspices du Sultan Marocain, la bataille de la vaccination contre la pandémie de la Covid-19 donna ses fruits et sert d’exemple au monde entier où tous les pays s’associèrent pour rendre hommage à cette prouesse Royale, et ce en hissant le Maroc dans le peloton des dix Etats ayant réussi le challenge d’éradiquer le Virus ?

Cette piété épandue de l’Organisation Mondiale de Santé OMS n’est pas la seule, elle se rallie à celle  proférée par la presse écrite et audiovisuelle à l’échelon international, ou récemment, exprimé par les diasporas étrangères installées au Maroc qui ont tenu chacune à son étiage, standing et à sa manière à exprimer leur reconnaissance au Souverain Marocain pour leur avoir permis de bénéficier bénévolement du vaccin dans les mêmes conditions que des Marocains qui souligne la dimension philanthrope du Monarque Marocain.

Sans aucune hiérarchisation ou discernement de cette vision, les directives Royales de gratuité pour la couverture à toutes les personnes vivant sur l’aire nationale de bénéficier du sérum, dans l’immédiat et à terme, restent fermes ayant pour socle l’épithète la solidarité et du partage; une valeur qui s’inscrit dans la culture de fraternité et l’altruisme du Sultan Marocain depuis son accession au Trône.

Cette Stratégie chevaleresque, dynamique, entreprenante porteuse d’espoir et à forte dose altruiste n’est-elle pas la gage d’un Roi qui a le cœur sur la main et le cœur sur l’Humain?

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Le Multilatéralisme entre œil de cyclone et hurricane à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 9 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

En pleine pandémie du Covid-19, de grands mastodontes pharmaceutiques se sont épanchés à un sprint récalcitrant pour concevoir l’équation miracle de l’immunité contre la Covid-19: Sinopharm, AstraZeneca, Moderna, Pfizer, Johnson&Johnson et Sputnik se sont attelés à une course effrénée à la microscopie biochimique de dernière génération pour aboutir à la combinaison chimique du vaccin anti-covid-19.

En se livrant à un embrasement échevelé pour arriver à la formule chimique du sérum anti-covid-19 , de nouvelles fissures et fêlures sont manifestées à travers une bataille sans merci pour la production, l’acheminement, l’injection et l’immunisation du vaccin, un combat faisant l’éclosion d’une nouvelle géopolitique mondiale sans boussole du vaccin remettant en cause les équilibres internationaux et les rapports de forces mondiaux.

Avec le selfish des pays développés au temps du Coronavirus envers les pays du Sud et parfois entre des pays qui prétendaient être intégrés commercialement dans des espaces économiques similaires en termes de développement, à l’instar de l’Europe qui a négocié le début du Covid-19 sans solidarité entre des pays de l’Union Européenne, notamment l’Espagne et l’Italie qui ont le plus pâti de la pandémie ; cet effritement de la solidarité Européenne était tangible lors des SOS à l’aide lancés par les deux pays les plus durement touchés (Italie, Espagne), qui ont dû accepter l’appui inattendu émanant de pays comme la Russie et la Chine ou de  l’ère de la temple de D.Trump, qui consacra le repli et le renoncement des USA au rôle de protagoniste global, résultat de l’unilatéralisme prôné par son administration et son retrait progressif de la scène internationale en écho à l’oukase tapageur « America First ».

Aussi, cette désolidarisation se matérialisa par par l’absence d’engagements concrets et chiffrables en faveur des pays vulnérables du Sud. ; Elle se mesura à travers le refus des dirigeants du G20 de permettre aux pays démunis sapés par la pandémie de suspendre le remboursement de leurs dettes.

La guerre du plasma ne signifie-t-elle pas le crépuscule de nos illusions pour l’émergence d’un monde économique multilatéral ? Pour preuve, la pandémie du Coronavirus n’a-t-elle pas dénudé la caducité des instruments de concertation multilatérale matérialisés par une gouvernance financière, économique et sociale mondiale mise à genoux par la rapidité de la propagation de la bactérie du Covid-19 ?

Alors que cette crise est par nature globale et requiert par conséquent une approche multilatérale coordonnée et coopérative, la prédominance des actions ponctuelles et unilatérales a été manifeste. La Covid-19 n’a-t-elle pas dévêtue la vétusté des mécaniques de coordination concrétisés par « l’égocentrisme ” des Etats où le “chacun pour soi” est devenu le Maître-mot en matière de gouvernance du Covid-19 et le retour des postures du self-help prônées par les théoriciens du néoréalisme, à l’instar de l’Américain Kenneth Waltz ?

Que ce soit l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses multiples girandoles dont l’Organisation Mondiale de Santé (OMS), la parole des panthéons multilatéraux n’a-t-elle pas été décrédibilisée lors de l’anathème sanitaire du Covid-19 ?

Censés recomposer les rapports entre les Etats sur des thématiques cardinaux, ces entités multilatérales ont été reléguées au second statut d’organes confusément et obscurément consultatifs, dont la sentence consensuelle s’est liquéfiée dans le récital des convictions unilatérales.

Ces idées reçues, parfois dogmatiques, agnostique, souvent antinomiques, ont été bassinées par des institutions et des pseudo-experts aux prises avec une situation sanitaire, économique et sociale chaotique, et qui n’ont pas eu d’autres options que de tâtonner des résolutions faute d’avoir une politique aiguillée par un savoir commun fortifié et consolidé à un palier transnational.

Pour preuve, au cours de l’épreuve tragique du Covid-19, pas une seule initiative multilatérale n’a permis d’endiguer et de refréner  efficacement la pandémie du Covid-19 hormis la tentative philanthrope de la Commission Européenne de canaliser et de centraliser les commandes de vaccins.

Cette action, comme l’a élucidé récemment l’épreuve de force avec AstraZeneca, a également montré ses limites tant juridiques qu’organisationnelles, douchant tous les zèles et les ferveurs de ceux qui ambitionnent une coopération multilatérale sur le revers de la pandémie du Coronavirus.

Pire encore, même au niveau économique, des instances à la composition plus amenuisée, rituellement plus efficaces dans la prise de décision tel que le G7, tergiverse et tatillonne sur l’itinéraire à suivre, bien que l’arrivée au bureau ovale de J.Biden semble avoir étanché les agitations.

Ainsi, insuffler une nouvelle dynamique à une coopération multilatérale ne semble pas être plausible rapido-presto, d’autant plus que dans cette reconfiguration géopolitique, les Gouvernements sont sous l’étau rocambolesque pour catapulter à très brève échéance leurs campagnes de vaccination avec des obstacles aussi nombreux que complexes :

-D’un côté, les fournisseurs de sérum sont assujettis à la contrainte temporelle pour devoir organiser leurs chaînes de production dans les meilleurs délais et solutionner en quelques jours des difficultés qu’ils surplombent coutumièrement en plusieurs mois.

-De l’autre côté, les Etats doivent édifier une chaîne de valeurs logistique inouïe en temps record à même à organiser le convoyage aux habitants. Dans les deux cas de figure, les challenges sont cyclopéens et tout un éventail d’options cornéliennes pavoise le sentier du sérum sans occulter les batailles commerciales, juridiques et diplomatiques pour l’arrivage du vaccin.

En somme, l’approche avaricieuse et bridée des Organisations internationales face à la  pandémie du Covid-19 ne consacre-t-elle l’imbroglio du multilatéralisme, qui continue de subir des coups de boutoir, au moment où l’humanité en a le plus besoin.

L’épidémie du Coronavirus n’a-t-elle pas dévoilé un monde désuni sous le prisme d’une unilatéralité enflammée travers des stratégies ponctuelles et nationales ?  Cette « belligérance » des vaccins, ne réverbère-t-elle pas les fractures économiques natives de la globalisation, ainsi que les close-combats des empires transnationaux, cantonnant les autres au rang de simples voyeuristes ?

Au regard d’un monstre qui ne connait pas de frontières, une réponse multilatérale et solidaire demeure dans l’intérêt de tous pour faire face aux enjeux sanitaires, économiques et sociétaux d’aujourd’hui, mais aussi ceux de demain. Le multilatéralisme et la diplomatie sont essentiels pour accomplir des progrès en matière de paix et de sécurité, de développement durable et de droits de l’homme.

La crise actuelle du COVID-19 et ses lendemains incertains exigent des répliques multilatérales plus réactives apportée par les différents partenaires du développement, notamment les agences des Nations Unies, ainsi que les institutions financières internationales et les banques multilatérales de développement à travers une gouvernance mondiale plus inclusive, une meilleure cohérence des politiques, une coordination institutionnelle multilatérale et sectorielle et un alignement des priorités Comme l’a souligné le président de l’Assemblée générale des Nations Unies Volkan Bozkır que « le régime multilatéral est l’unique voie crédible pour sortir de la crise de la Covid-19, réduire les inégalités et renforcer, ainsi, les développements socioéconomiques, partout dans le monde ».

9 mars 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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