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Mustapha Maghriti
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Une nouvelle posture géopolitique Maghrébine : L’autre dimension du Discours du trône du 31 Juillet 2021

by Mustapha Maghriti 18 août 2021
written by Mustapha Maghriti

Si les modulations géopolitiques et géo-économiques internationales rendent plus qu’immanquable et manifeste une refonte de la coopération en Méditerranée, il n’en demeure pas moins que l’édification d’une Union Maghrébine (UMA) reste toujours un projet historique porteur d’espoir pour les 5 pays du Maghreb. Ainsi, à la lumière de l’éloge Royal dans lequel le Souverain Marocain tend la main à l’Algérie, nous chronique a pour ambition de réfléchir sur l’importance et la pertinence d’une Union maghrébine qui reste un impératif de stabilité régionale, pouvant assurer non seulement la prospérité économique et l’arrimage à la rive Nord de la Méditerranée mais représenter aussi un pôle géopolitique contribuant à la préservation des équilibres mondiaux.

Cette serrure, depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, ne bute-t-il pas sur un droit naturel et un principe juridique authentique, consacré par les instruments internationaux, notamment le Traité de Marrakech scellé le 17 Février 1989 à Marrakech , texte fondateur de l’Union du Maghreb Arabe qui prévoit la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux entre les pays constitutifs de l’espace maghrébin : Maroc, Tunisie, Algérie, Libye et la Mauritanie ?

A travers le panégyrique Royal, le Souverain s’attache à poursuivre ses efforts sincères et louables pour cimenter la sécurité et la stabilité dans son environnement africain et euro-méditerranéen, et plus singulièrement dans son voisinage maghrébin, en particulier avec l’Algérie à travers l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage.

C’est la partie la plus large du discours vu le contexte géopolitique très particulier dans lequel le Maroc a évolué dernièrement. Tandis que certains y voient un desiderata édifiant, d’autres une approche créative, une troisième grille de lecture, celle de la rigueur, semble avoir été totalement omise par les analystes. Deux niveaux d’analyse nous semblent importants.

– Le premier niveau d’analyse est la nature prochronique et désuète des éréthismes actuels, en singulier l’enclos des frontières entre nos deux jumeaux pour reprendre l’expression du Souverain Marocain. Une muraille héritée du passé et qui n’a plus lieu d’être eu égard à l’interdépendance et la complémentarité irrécusable entre nos deux pays autant au niveau historique et civilisationnel qu’au niveau économique, stratégique et géopolitique pour toute la région que ce soit la coopération verticale Nord/Sud (la méditerrané et l’Europe) ou les échanges horizontaux Sud/Sud avec le reste de l’Afrique. 

Au regard des blocs commerciaux régionaux, le Maghreb demeure l’une des régions les moins intégrées du monde. Le  » non-Maghreb » bloquerait le potentiel de développement de la région où diverses sources estimeraient le coût du « non Maghreb » entre 1 et 2 % du PIB. Quant à l’intrus à l’origine de la division actuelle dont il est question dans le discours Royal, cela renvoie, à certaines puissances et forces occidentales du point de vue contemporain :

Ces mainmises œuvrent inépuisablement en vue de pérenniser le Maghreb dans un morphogramme de division permanente, quitte à entreprendre des « Openfields » pléonastiques de désinformation (affaire Pegasus), de déstabilisation (printemps arabes) et d’isolement du Maroc sur la scène internationale (provocations de l’Espagne, activisme diplomatique anti-marocain mené par l’Allemagne, rôle de l’Open Society dans l’affaire Pegasus.)

Dans une région qui concentre des intérêts stratégiques de première importance, les grandes puissances n’épient-elles et ne suivent-elles pas de près les mutations qui s’accélèrent ?

Le projet d’intégration maghrébine n’a-t-il pas pâti de facteurs exogènes tel le développement du Partenariat euro-méditerranéen ? Au moment où l’UMA entrait en sommeil, l’UE perfectionnait son projet de partenariat avec la rive sud de la Méditerranée avec l’objectif d’établir une « zone euro-méditerranéenne de libre échange » dont l’architecture est constituée par les accords d’association de l’UE avec les États de la rive sud de la Méditerranée dont l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Concernant le cœur sur la main du Souverain et la main tendue par le Maroc à l’Algérie, le premier niveau de lecture est substantiel et pragmatiste. Les « Jumeaux » sont confrontés à des menaces géostratégiques et géopolitiques homologues.

Pour preuve, le Souverain Marocain, dans sa rhétorique, a bien souligné que  » La vérité est que le Maroc et l’Algérie sont tous deux confrontés aux problèmes de l’immigration, de la contrebande, du narcotrafic et de la traite des êtres humains. Les bandes qui s’adonnent à ces activités criminelles sont notre véritable ennemi commun. Si, ensemble, nous nous attelons à les combattre, nous parviendrons à mettre fin à leurs agissements en extirpant leur mal à la racine. »

Les intérêts du Maroc et l’Algérie étant convergents et leurs destinées attelées et cadenassées par l’histoire et la géographie, le Maroc et l’Algérie ont tout intérêt à outrepasser les faux clivages qui les départagent et à agir de concert et de front pour rasséréner la région et enchaîner une nouvelle géopolitique étayée sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage, car tandis que la stabilité et la sécurité régionale se « co-construisent », l’instabilité de l’un agit de facto sur l’autre.

– Le deuxième niveau de lecture où résiderait la rigueur du discours Royal, concerne le principe de réciprocité évoqué par le Souverain  » Ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable. Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie; car les deux pays font indissolublement corps. »

Aussi, pour contextualiser le discours du Souverain, nous préférons faire référence aux évènements diplomatiques à travers la note adressée par l’Ambassadeur du Maroc à l’ONU, à la présidence du Mouvement des non-alignés, où il rappelle que « le principe d’autodétermination n’est pas un principe à la carte », et « le peuple Kabyle mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination. »

Il en résulte que situé dans son contexte, ce que ce qui touche le Maroc dans son Sahara, affectera tout autant l’Algérie dans sa Kabylie.

La seule alternative viable pour le pouvoir algérien serait donc de serrer une fois pour toutes la main qui lui est tendue par le Maroc, et de contribuer activement à jeter les bases d’un nouveau pacte de développement, de stabilité régionale fertile et propice à la géopolitique maghrébine évoluant dans son environnement régional et international, qui en plus de profiter irrémédiablement à peuples Maghrébins, mettra fin à la déperdition des points de croissance, desserrera l’étau de la contrainte de la dépendance structurelle à l’égard de l’Europe et renforcera la stabilité dans la région au détriment des ingérences étrangères dont les agendas vont à l’encontre de nos intérêts les plus vitaux, malgré le caractère fallacieux et mielleux de leurs discours officiels.

Avec une telle nouvelle reconfiguration géopolitique Maghrébine et pour d’évidentes raisons géostratégiques, les puissances mondiales, l’ensemble des acteurs régionaux et extra-régionaux ne se trouveraient pas dans l’obligation de prendre en considération un rapport de force régional entièrement nouveau ?

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La Famine au temps du Covid-19 : Épée de Damoclès et Cri d’Orfraie sur la planète

by Mustapha Maghriti 4 août 2021
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous, n’a pas pensé que la dénutrition a été séquestrée dans le sarcophage de la littérature économique ? On était tous persuadé que et la sous-alimentation étaient mollies de notre planète et que l’humanité pouvait manger à sa faim et subvenir à ses besoins fondamentaux. Malencontreusement, en grande partie aux répercussions de la pandémie de Covid-19, la faim dans le monde s’est considérablement attisée en 2020,  alerté l’agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) dans un rapport récent sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde établi conjointement par avec le concours de quatre organismes de l’ONU (le Fonds international de développement agricole (FIDA),l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Selon ce document, 1/10 environ de la population mondiale, ce qui pourrait représenter jusqu’à 811 Millions de personnes  est en situation de sous-alimentation en 2020.

Inopportunément, la pandémie du Covid-19 continue de faire ressortir les faiblesses de nos systèmes alimentaires, lesquelles mettent en péril la vie et les moyens d’existence des personnes partout dans le monde.

Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, le Sommet de la nutrition pour la croissance et la vingt-sixième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), qui ont tous lieu cette année, doivent offrir une occasion de progresser vers l’objectif de la sécurité alimentaire et de la nutrition par la transformation des systèmes alimentaires et doivent avoir une incidence déterminante  sur la deuxième moitié de la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition, un engagement pris au niveau mondial qui cherche encore son rythme.

Avec le Coronavirus, l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde  en 2021 nous interroge sur la réalité calamiteuse que l’épée de Damoclès de la famine nous épie et que la malnutrition est en train de saper les personnes les plus vulnérables dans le monde. 
La sous-alimentation, dans le monde, constitue un cri d’alarme sur l’évolution de la famine et ce nonobstant les engagements pris par les pays à travers les politiques publiques mises en place pour atteindre les objectifs du développement durable ODD à l’orée 2030. 
La lutte contre la malnutrition et la famine, Faut-il rappeler, faisaient partie intégrante de ce nouveau consensus quant aux objectifs du développement adopté par la communauté internationale.

Avec les pertes d’emploi, le chômage, la faim et la malnutrition dans le monde ont accusé une envolée fulminante où le nombre de personnes pâtissant de la faim dans le monde est évalué à 768 en 2020, 821,6 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 10 millions de personnes par rapport à 2017. Ce chiffre s’envole pour frôler les deux Milliards de personnes si on inclut les personnes en situation d’insécurité alimentaire.

Aussi, selon  un récent rapport d’OXFAM intitulé  » le Virus de la faim se propage », 11 personnes risquent de mourir de faim chaque minute, soit un rythme plus élevé que le nombre de victimes du Covid-19 qui est environ de 7 personnes par minute. Au niveau de la ventilation spatiale de la famine dans le monde et sans aucune surprise, c’est notre continent noir qui vient en tête de peloton de ce classement ; l’Afrique subsaharienne, où 224,3 millions de personnes souffraient de malnutrition.

Les autres continents ont, à leur part, ont été affectés par une recrudescence de la famine, notamment en Asie avec 12%, l’Amérique latine et les Caraïbes avec 8%.Les pays qui endurent le plus de la malnutrition sont le Yémen, le Congo démocratique, l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Sud Soudan et le Nord du Nigéria. Cependant, cette calamité ne se cantonne pas aux pays pauvres et des pays en développement : Les pays développés ont également connu le regain de la famine au cours des dernières années avec notamment les crises économiques et sociales qui corrodent l’économie mondiale, notamment auprès des couches pauvres et marginalisées. Mais, le côté le plus odieux est que la famine ronge de plus en en plus les mômes. En effet, le rapport des Nations-Unies atteste que le nombre d’enfants qui sont ravagés par la faim et la malnutrition dans le monde est de 149 millions d’enfants ; un chiffre qui nous apostrophe sur le grand chaos du bilan de l’alimentation dans le monde. 

Un tableau très noir  de l’évolution de la famine qui montre incontestablement que les objectifs fixés dans le consensus sur le développement et les objectifs l’Objectif de la faim zéro et du développement durable ODD en 2030 d’enrayer la famine sont reportés aux calendes grecs. Parmi les raisons de la détérioration des conditions de l’alimentation dans le monde, on énumère le rôle des guerres, des conflits et de l’instabilité politique en général et les catastrophes naturelles qui ont joué un rôle important dans le retour des crises alimentaires. Mais, en dépit de son importance, ce rapport ne s’est intéressé que de manière accessoire à la question des politiques agricoles et des choix de développement mis en place dans ce domaine qui expliquent, à notre sens, largement la dystrophie des conditions de l’alimentation. Malheureusement, depuis la seconde guerre mondiale, les politiques agricoles et les choix de développement agricoles ont été marqués par la prépondérance des politiques industrielles et les intérêts urbains par rapport à ceux du milieu rural et de l’agriculture. 

Plus que jamais, aujourd’hui, nous avons besoin d’une rupture avec les choix passés afin de mettre l’agriculture et l’alimentation au centre pour mettre fin à l’outrage de la faim et de l’insécurité alimentaire dans notre planète qui tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme. 

Ces stratégies passent inlassablement  par une réorientation des systèmes agricoles visant à privilégier le développement durable ; stratégies où les organismes humanitaires ont un rôle à jouer en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable, pour instaurer des mesures visant à élargir l’accès à la nourriture pour tous, pour améliorer l’économie locale et contribuer à la sécurité alimentaire. Il faudrait toutefois qu’un cadre politique, de gouvernance mondiale crée un environnement favorable en encourageant la paix, la stabilité macroéconomique et en définissant les domaines prioritaires d’un programme de lutte contre la faim.
Avouons-le, en guise de conclusion, la faim dans le monde n’est pas une fatalité, les thèses malthusiennes et néo-malthusiennes sont fausses et battues en brèche, les ressources naturelles sont suffisantes depuis la création de la planète. Pour preuve, DIEU dans Sourate FUSSILAT verset 9 et 10 dit “Renierez-vous [l’existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et LUI donnerez-vous des égaux ? Tel est le SEIGNEUR de l’univers, c’est LUI qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t’interrogent.” 

Le droit à l’alimentation pour tous est une revendication légitime où chacun a son rôle à jouer, des ONG aux pouvoirs politiques sans occulter chacun d’entre nous qui à sa façon, ses propres moyens, peut contribuer à cette lutte par un don, une offre de bénévolat, un effort pour préserver les potentialités de la nature. Le droit à l’alimentation est un droit de naissance pour tout être humain. 
Nelson Mandela n’a-t-il pas argué que “La pauvreté n’est pas un accident comme l’esclavage et l’Apartheid, elle a été faite par l’Homme et elle peut être supprimé par des actions communes de l’humanité” ?? 



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Asymétrie et Inégalité de la Vaccination Mondiale contre Covid-19: L’autre pandémie

by Mustapha Maghriti 28 juillet 2021
written by Mustapha Maghriti

La pandémie du Covid-19 continue de faire rage avec plus de 4,16 Millions de décès et  quelque 100.000 morts chaque semaine. Avec les dommages collatéraux qui en résulte, selon la Banque mondiale, ce sont jusqu’à 150 millions de personnes qui ont été précipitées dans une pauvreté extrême par la Covid-19. Et, d’après le Programme alimentaire mondial PAM, la famine menace 34 Millions de personnes, soit une hausse de 35 % en un an.

Les pays riches comme Crésus se sont accaparés du vaccin, alors que les pays pauvres comme Job font face à des déficits chroniques de doses compromettant leur campagne de vaccination.

Les pays riches disposent de plus de stocks qu’il n’en faut, et en sont même arrivés à l’obligation vaccinale face à des citoyens qui refusent de se faire piquer à l’instar de la France. Pendant ce temps, les pays intermédiaires et pauvres courent après les doses pour circonscrire les ravages d’une pandémie qui y tue chaque jour des milliers de personnes. Cette inégalité d’accès aux vaccins est forcément un terrain fertile  à la propagation du virus et à la naissance des variants.

La distribution inégale des vaccins n’est pas seulement un scandale moral, mais aussi un échec économique et épidémiologique, déclara le chef de l’agence de santé des Nations Unies lors d’une réunion ministérielle extraordinaire du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC).

Devant cette situation alarmante tant sur le plan économique, social que sanitaire, distribuer, de façon équitable, des vaccins partout dans le monde représente plus que jamais non seulement un impératif sanitaire et économique mais aussi éthique pour augmenter la couverture vaccinale et parvenir à l’immunité collective mondiale. Or, l’organisation actuelle de la vaccination mondiale pose un véritable problème de répartition et d’équité.

Pour preuve, plus de 80% de toutes les doses de vaccins contre le Covid-19 administrées dans le monde ont été accaparées dans des pays à haut revenus alors que les pays à faible revenu ont eu seulement la part chétive de 0,3%.

Sur les 832 Millions de doses de vaccin administrées, 82% sont allées à des pays à revenu élevé ou intermédiaire supérieur, tandis que seulement 0,2% ont été envoyées aux pays à faible revenu.

Et encore, ces statistiques générales camouflent des disproportions intenables. Ainsi, au moment des pays comme le Canada ou les USA disposeront respectivement de 10 et 8 doses par habitant, des pays aussi bien développés que ceux appartenant à l’Union européenne ne détiendront que de moitié moins. Quant à notre patrie, le Maroc, bien que le mieux loti parmi les pays en développement, ne s’adjuge que de 2,5 doses de vaccins anti-Covid-19 par habitant.

Les pays les plus nantis ou pays intermédiaires à bas revenus, ils ne leur échoient  que 1,9 pour le Brésil, 1% pour la Thaïlande, 0,7% pour l’Afrique du Sud, 0,2% pour la Tunisie et un infime ratio de 0,01 pour le Sénégal. Un ratio qui chute à 1 sur 500 dans les pays plus pauvres.

Avec ces ratios, on comprend bien que, compte des incertitudes sur la disponibilité et l’efficacité des vaccins, les recommandations de l’OMS de la nécessité d’une injection supplémentaire qui se profile pour 2022, il faut commander plus de trois doses par personne.

Pour les pays pauvres, on est très loin du compte de cet objectif,  la plupart des individus dans les pays les plus pauvres n’ont pas eu cette chance de se faire piquer par la seringue de l’espoir. Même le programme COVAX, porté entre autres par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et à ce jour le seul mécanisme d’attribution de vaccins qui répond à une logique mondiale, n’arrive pas à administrer plus de 5% du 1,28 Milliards d’injections déjà réalisées au niveau mondial.

Au regard de ce panorama inégal, bravissimo que notre pays arrive à s’en sortir et à tirer son épingle du jeu, en administrant pas moins de 9,9 Millions de doses à ses citoyens, sur les 1,28 Milliard de doses de vaccin contre le Covid-19 répartis au niveau planétaire.

Ceci n’enlève en rien au fait que le virus continuera à circuler avec l’apparition de nouvelles variants. Et de plus belle. Et que la dissémination de nouveaux variants risque d’acheminer la population de certains pays, notamment parmi les 10 les plus vaccinés dans le monde (d’Israël à la Serbie en passant le Royaume-Uni, les Emirats arabes unis, les États-Unis, la Hongrie, le Chili, le Canada, la Finlande, et l’Allemagne) tout droit vers une 4éme vague.

Variant britannique, sud-africain, résiliente , indien …. variant Béta, Variant Delta, Variant Gamma, …. plus de 4.000 variants du SARS-cov-2 ont été identifiés à travers le monde. Les variants foisonnent, mais l’Invariant reste l’ingratitude, l’égoïsme et le selfish Humain. L’Humanité ne sera Universelle que quand l’Humanité est Uni….Vers….Elle.

D’où, la nécessité impérieuse de la solidarité, car toute stratégie qui consiste à vacciner uniquement une partie de la population mondiale ne saura guère une stratégie efficace, car une pandémie mondiale ne peut être combattue seulement par une réplique nationale ou régionale, mais par l’union et la coopération de tous les pays de la planète.

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Le Nouveau Système Fiscal au Maroc à l’épreuve de l’Équité et la Démocratie : Quelques pistes de réflexion!!!

by Mustapha Maghriti 20 juillet 2021
written by Mustapha Maghriti

Tenues les 03 et 04 Mai 2019 à Skhirat, sous le thème « Équité fiscale », plus de deux chandelles après les 3éme Assises Nationales sur la Fiscalité marquées par l’annonce de l’argentier du Royaume relative à l’élaboration de la loi-cadre sur la fiscalité, cette dernière a enfin été adoptée il y a quelques jours lors du dernier Conseil des Ministres. Faut-il souligner que ce projet a pour dessein d’instituer une armature fiscale respectant les droits fondamentaux du contribuable tout en garantissant un meilleur financement des politiques publiques.

En outre, le projet ambitionne de mettre en place un système fiscal à fort tenue sociale à travers la cristallisation de la solidarité, pour le financement, en particulier des cordeaux sociaux de la protection sociale à l’instar de la couverture médicale, allocations familiales, réduction des inégalités sociales…..etc.

En sus, le nouveau système fiscal projette de refondre la fiscalité des collectivités territoriales à même de renflouer leurs ressources financières en synergie avec les dispositions régissant les impôts de l’Etat.

L’adoption de la loi-cadre sur la fiscalité intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire du Covid-19 engendrant une flambée du seuil d’endettement international (où le Trésor a levé 3 Milliards de dollars sur le marché Eurobond, la plus importante levée de son histoire soit un endettement extérieur de 60 Milliards de DH en 2020 contre 25 Milliards en 2019), une dette nationale qui effleure les 78% et un taux d’endettement intérieur élevé avec l’absence de recettes exceptionnelles.Aussi cette réforme s’inscrit dans le cadre des recommandations de la Commission spéciale lors des troisièmes Assises Nationales sur la Fiscalité qui a appelé à la mise en place d’un système fiscal plus équitable en élargissant de manière importante l’assiette fiscale à travers la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, la rationalisation des dépenses fiscales et l’intégration de l’économie informelle.

Nous pensons que l’Etat ne parviendra pas à une équité fiscale sans la mise en place d’une politique fiscale intégrée en parfaite coordination avec les autres formes de politiques économiques et sans l’édification d’une nouvelle génération de réformes fiscales marquées par le front, l’audace et l’innovation à travers la neutralité totale de la TVA, un IR applicable à tous dans l’équité et un IS qui évite les frottements fiscaux tout en inscrivant cette réforme fiscale dans le cadre de l’efficience, l’adhésion et la citoyenneté.  

Sur ce registre dans le discours, adressé à la Nation le 20 août 2014, à l’occasion du 61éme anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple,  le Souverain Marocain a appelé  » à renforcer le rôle stratégique de l’Etat en matière de régulation et d’organisation et d’engager avec audace les grandes réformes, notamment […] de fiscalité, tout en veillant à poursuivre l’application des règles de bonne gouvernance dans tous les secteurs »

Force est de constater que nous ne sommes pas encore dans une politique fiscale d’audace et de volontarisme économique ; l’Etat est toujours sclérosée dans une politique fiscale d’équilibrage budgétaire et de renflouement des recettes. Pour preuve : La structure des recettes fiscales montre une concentration fiscale sur la TVA, l’IR et l’IS ; 50% des recettes des trois principaux impôts (TVA, l’IR et l’IS) sont issues uniquement de 140 entreprises, les recettes de l’impôt sur le revenu demeurent concentrées sur les salariés qui représentent la classe moyenne, soit une part de 73% de l’IR salarial contre 5% de l’IR professionnel. 80% des recettes de l’IS émanent de 1% des entreprises, alors que 50% de la TVA proviennent seulement de 150 entreprises ce qui atteste du fardeau de la pression fiscale sur les salariés et un nombre limité des firmes.

Le projet de loi-cadre relatif à la réforme des établissements et entreprises publics (EPP) ne s’inscrit-il pas dans la quête à l’amélioration des recettes de l’Etat ?

Le volontarisme économique n’exige-t-il pas un effort d’accompagnement à la demande (réforme de la TVA) et l’instauration d’une fiscalité active au niveau de l’offre ?

Cependant, la tendance actuelle dans la fiscalité déverse plutôt vers l’élargissement de l’assiette fiscale et le renforcement du contrôle des dépenses fiscales comme en témoigne la volonté d’intégrer certaines professions libérales non imposables ou celles qui échappent au contrôle fiscal ; une situation qui traduit, nous semble-t-il, un tarissement des ressources de l’Etat qui recourt davantage à l’impôt sans innovation en matière de mobilisation des deniers de l’Etat, qui est la norme au niveau international et au niveau même de la Constitution de 2011.

Aussi,  dans le système fiscal actuel, certains secteurs continent de bénéficier des avantages fiscaux sans contrepartie, comme celui de l’immobilier et paradoxalement d’autres pâtissent de charges fiscales comme le tourisme grevé par 13 taxes et impôts. Aussi, le taux de l’IR atteint 38% et celui de l’IS 31% ce qui érode en conséquence le pouvoir d’achat et l’épargne des contribuables. 

Dans un tel contexte, la nouvelle réforme fiscale doit rectifier plusieurs dysfonctionnements au niveau du système fiscal, notamment en matière d’efficacité et d’équité ; des distorsions qui  brident la réalisation des ambitions du système fiscal et constituent une écluse à la redistribution du revenu, à l’amélioration de la capacité dudit système en termes d’inclusion sociale, car un système fiscal bien conçu n’est-il celui qui est capable de générer suffisamment des ressources intérieures au budget de l’Etat et de s’assurer de la durabilité des dépenses publiques sans créer des distorsions économiques ou de la richesse au sens de Laffer (1980) où « Trop d’impôt tue l’impôts » ?

La théorie économique ne stipule-t-elle pas que, la fiscalité ne cherche pas seulement à mobiliser des recettes intérieures, mais à remplir simultanément les trois fonctions de Musgrave (1959), à savoir : l’allocation, la distribution et la stabilisation ?

C’est un secret de polichinelle que depuis 1980, les pouvoirs publics marocains ne cessent d’entamer des réformes fiscales afin de conduire la politique fiscale vers une sphère équitable capable d’améliorer le tissu économique. L’objectif principal de ces réformes était d’évaser la base imposable dans le sens d’un recouvrement accru des recettes fiscales. Cependant, les résultats n’étaient pas probants.

Avec un budget foncièrement fiscal (80% des recettes fiscales), le système fiscal marocain souffre de certaines déficiences, principalement, le taux de la pression fiscale élevé qui pèse sur la classe moyenne et un nombre limité des entreprises marocaines. Ainsi, la hausse du taux d’imposition entrave les programmes d’action de l’Etat en matière de création d’emplois, de lutte contre les inégalités sociales et spatiales et d’amélioration de la cohésion sociale ce qui laisse augurer un sentiment d’injustice fiscale chez les contribuables dans la mesure où la relation de confiance entre l’administration fiscale et les contribuables assujetties est devenue équivoque.

Compte tenu de l’importance de la fiscalité comme levier de la dynamique économique et sociale, une apostrophe principale nous interpelle en guise d’épilogue : Dans quelle mesure pouvons-nous orienter le système fiscal Marocain vers une meilleure mobilisation des recettes fiscales, sans adultérer le principe de l’équité fiscale, car les effets de la fiscalité deviennent néfastes dans la mesure où ils créent des distorsions économiques et conduisent les contribuables vers un comportement de l’incivisme fiscal, la fraude et l’évasion fiscale et font naître des comportements indésirables principalement la corruption?

La volonté des sociétés à payer volontairement leurs impôts dépend de la perception selon laquelle les institutions Gouvernementales sont honnêtes, réactives, proactives et capables de créer un régime démocratique et d’un État de droit.

Dans une démocratie, les citoyens expriment leur confiance dans l’Etat en payant des impôts et ce dernier rétribue cette confiance par une politique de dépenses judicieuses. La réforme fiscale peut et doit aider à renforcer l’efficacité, l’équité  la légitimité et contribuer, de facto, à la démocratie.  

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L’Argent ne dort jamais ou le Boom des Fusions&Acquisitions au temps du Covid-19

by Mustapha Maghriti 29 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

L’argent ne dort jamais, le titre semble dévier  l’imaginaire des cinéphiles vers le film culte “Wall Street: Money Never Sleeps” d’Oliver Stone incarné magistralement par le trio Michael Douglas, Shia LaBeouf et Josh Brolin. Il n’en est rien, il s’agit des grandes opérations jamais réalisées en bourse aux USA et en Europe par les gourous de la finance. En effet, en raison de la crise sanitaire du coronavirus et au moment où le monde dissèque et disserte de la chlorose de la croissance économique et de la panne de la globalisation économique, les dynamiques de fusions acquisitions Internationales ne cessent de proliférer et les concentrations économiques n’ont jamais été aussi importantes.

Pièce à conviction en est, jamais les appétits d’acquisition insatiables n’auront été aussi enflammés qu’en début 2021, alors que se pointent les premiers signes de sortie de la crise pandémique : Plus de 1.770 Milliards de dollars de deals ont été signés dans le monde entre début janvier et fin avril 2021, en atteste l’agrégateur de données financières Refinitiv. Un record, proche de ceux de 2007, qui correspond à une hausse de 124 % en un an. Une frénésie d’achats tirée par les USA (plus de 1.000 Milliards de dollars), ou le mariage de deux géants dans l’automobile entre PSA et Fiat Chrysler, dans le ferroviaire avec Alstom et Bombardier.

Au niveau de la structure des F&A, c’est l’industrie IT qui a le vent en poupe malgré la crise sanitaire. Les transactions mondiales ont totalisé la somme de 243,37 milliards de dollars au 4e trimestre 2020 d’après GlobalData, soit une augmentation de 12,5% par rapport au trimestre précédent.

Dans la répartition entre les différentes régions du monde, l’Amérique du Nord est en tête avec un total des transactions annoncées au cours de la période s’élevant à 121,92 milliards de dollars.

L’Europe, qui occupe la seconde place du classement (suivant la valeur des transactions), voit l’ensemble de ses transactions s’élever à 85,61 milliards de dollars, suivi par l’Asie Pacifique qui comptabilise un total de 31,41 milliards de dollars de transactions.

Selon le rapport de GlobalData, le premier pays en termes d’activité de fusions et acquisitions au quatrième trimestre 2020 était les États-Unis avec 680 transactions, suivis du Royaume-Uni avec 159 et de la Chine avec 115. A noter que les États-Unis arrivent en tête de liste en termes de valeur de transactions à 117,97 milliards de dollars soit plus de 96% du montant total de la région Amérique du Nord.

Aussi, cette tendance ne se cantonne pas au seul créneau de la communication et de l’IT ; on la retrouve dans d’autres niches économiques dont l’industrie automobile, l’industrie pharmaceutique, ou l’industrie agroalimentaire. Cette dynamique nourrit une course au gigantisme et à l’acromégalie en dépit d’un climat tumultueux de la croissance économique.

Plusieurs facteurs expliquent ce mouvement de fusion & acquisition au sein de l’économie globale : 

-Le premier est d’ordre économique et constitue une réplique rationnelle aux grands groupes économiques et financiers et à la faible croissance via un accroissement de leurs parts de marché, 

-Le second facteur est d’ordre technologique et explique également ces rapprochements avec de grands groupes traditionnels qui prennent le contrôle des start-up dans les nouvelles technologies, 

-Le troisième est d’ordre politique où derrière cette course aux fusions de la part des géants mondiaux qui s’inquiètent de l’insatiabilité des mastodontes financiers chinois qui arrivent sur les grands marchés avec une force de frappe financière sans égal et parviennent à prendre le contrôle de quelques fleurons de l’industrie européenne ou américaine,

-Le quatrième est d’ordre fiscal : Les fusions-acquisitions internationales enregistrées, sont imputables à des reconfigurations d’entreprises, notamment à des transferts de domiciliation fiscale.

Ce phénomène a été singulièrement manifeste aux États-Unis et en Europe, où plusieurs entreprises multinationales ont conclu des mégatransactions pour transférer leur domicile fiscal dans des pays où l’impôt sur les sociétés est plus faible et où les bénéfices mondiaux ne sont pas imposés.
Cette omnium au gigantisme distille et secrète une véritable rivalité sur un marché relativement limité provoquant une surenchère sans précédent sur les débouchés économiques et financiers. Ainsi, les sommes déboursées par les grands groupes sont estimées entre 20 et 40% supérieures à la valorisation des entreprises achetées. 
En sus, dans moult cas, les fondamentaux ne sont guère respectés et les retours sur investissements restent visiblement en deça des moyennes exigées pour ce type d’investissement.il s’agit tout compte fait d’une concentration économique de nature particulière qui s’inscrit dans une stratégie défensive dont le dessein est de faire face à une croissance des débouchés et ce à travers une augmentation des parts des marchés.

Faut-il souligner que le souci financier est loin d’être la première préoccupation dans cette course au gigantisme mais il s’agit plutôt de cimenter et resserrer les positions et les parts de marché des grands groupes traditionnels, particulièrement dans un contexte jalonné par l’appétit des groupes asiatiques et surtout chinois.

Cette stratégie de fusions & acquisition est d’autant plus lubrifiée par des mécanismes et des conditions de financement laxistes : Le boom d’acquisition des années 2000 a été financée par les fonds de private equipty et les LBO qui répondent bien à un modèle de financement très particulier où l’exigence d’un très bon retour sur investissement est essentielle. Or, cette nouvelle vague bénéficie des politiques monétaires expansionnistes et des taux d’intérêt bas qui prévalaient dans la plupart des pays développés permettant par là aux grands groupes de franchir le rubicon et d’opérer leurs investissements en escomptant que l’effet taille contribue à l’amélioration de la rentabilité de ces investissements.

Tout compte fait, en dépit d’un contexte économique fébrile et d’une croissance atone marquée par la pandémie du Covid-19, les grands groupes continuent à foisonner et font de la course au gigantisme le moyen de renflouer leur rentabilité et de préserver leurs parts de marché. Toutefois, cette effervescence et cette forte concentration du pouvoir économique motionne au plus haut point les responsables politiques. Les dirigeants Américains n’ont-ils pas appelé les régulateurs à observer attentivement ces évolutions et à mettre les réglementations nécessaires à même d’éviter la formation de monopoles qui seront à l’origine de dysfonctionnements de marché qui peuvent avoir des effets pervers sur les consommateurs ?

Ainsi, au moment où la croissance est morose, les inégalités à leur apogée suscitant lassitude et désespoir, les mastodontes et financiers continuent leur quête d’expansion. De telles attitudes n’appellent-ils pas les pouvoirs démocratiques à une plus grande vigilance afin que la liberté économique ne détruise pas les deux autres piliers des sociétés démocratiques : la justice et l’équité ?



29 juin 2021 0 comment
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Baccalauréat au Maroc au temps du Covid-19 et l’énigme des Mentions !!!

by Mustapha Maghriti 23 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Avant-hier, Dimanche 20 Juin 2021 était le jour qui tenait en haleine tous les bacheliers du Maroc ; il était un jour J exceptionnel pour tous les bacheliers du Royaume. Résultat, Ils étaient  221.031 candidats et candidates scolarisés de l’enseignement public et privé à avoir décroché le précieux titre du baccalauréat pour cette année 2021, soit 68,43%, (une évolution de 3 points par rapport à 2020) qui leur ouvrira le sésame des universités et des grandes écoles.

Des Epreuves, faut-il souligner, se sont déroulées dans un contexte tumultueux marqué par la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19 avec le protocole du port du masque et gestes barrières durant les examens.

IL y a dix ans, le taux de réussite au baccalauréat ne dépassait guère les 35%. 
En termes d’évolution, entre 2007-2008, le taux de réussite était de 44%, ce taux de réussite a escaladé, en une seule année, de près de 8,19 points entre 2019 et 2018. Faut-il rappeler qu’en une seule décennie, il a grimpé de 28 points et de 17 points en deux ans, après une évolution en dents de scie entre 2007 et 2015. 

116.518 candidats scolarisés ont obtenu leur bac avec mention, soit 52,72 % de l’ensemble des bacheliers.

La meilleure moyenne au niveau national, soit 19,53/20, a été obtenue au niveau de l’Académie régionale d’éducation et de formation de Marrakech-Safi, dans la branche des sciences physiques, section française selon les chiffres officiels du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique-département de l’Éducation nationale. 

L’apostrophe qui nous interpelle : Que s’est-il passé en moins de deux décennies pour qu’on ait atteint un tel niveau de réussite dans un laps de temps très court, et que les mentions bien et très bien soient distribuées à discrétion ? 

Serait-ce imputable à un coup de balai du diplôme ou à des candidats bien plus doués, plus clairvoyants, plus perspicaces que notre génération et la génération qui nous a précédés?

Serait-ce assignable à un système de notation courtisan ? Serait-ce attribuable à un système éducatif miséricordieux par lequel certaines écoles privées gratifieraient leurs élèves de notes non méritées ? 

De ce fait, ce qui devrait, de prime abord, s’apercevoir et se dévoiler comme une nouvelle exhilarante nous interpelle à poser moult apostrophes. 
Le système éducatif marocain que tous les rapports mondiaux issus d’organisations internationales pointent du doigt en l’affublant de toutes les épithètes péjoratives ne saurait expliquer ce jubilé inopiné, encore moins cet “ouragan” des mentions dont s’adjugent 52,72 % des lauréats Marocains. Des moyennes de 17, 18 et 19 et qui frôle le 20 au bac sont servies à profusion et à volonté. 

Devant ce pullulement des mentions, une note de 13 ou de 14, qui était dans notre génération une prouesse et un exploit ne garantit plus une inscription aux grands instituts cotés du Royaume qui, en sus, des moyennes élevées comme premier ticket d’entrée, ne sont accueillants que sur concours.

Si jadis, le bac du cercle des poètes disparus, de par sa rigueur, constituait un réel clé d’entrée pour diverses disciplines, son obtention est aujourd’hui imposée y compris pour certaines filières de la formation professionnelle fondées à l’origine dans les années 70 pour ceux qui n’avaient pas atteint le niveau bac ou qui n’avaient pas réussi à le décrocher. 

Le mystère  et l’occulte sur ces records historiques de réussite et ces moyennes générales tellement élevées et en grand nombre qu’elles en deviennent peu plausibles. Seule des enquêtes et des investigations rigoureuses permettraient d’ouvrir la boite de pandore, l’énigme et le talisman du foisonnement des mentions !!!

23 juin 2021 0 comment
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Géopolitique du terrorisme en Afrique : Odieuse et Insidieuse

by Mustapha Maghriti 13 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Le problème du terrorisme revient sur le devant de la scène après la scène odieuse  de 160 morts (Parmi les victimes figurent une vingtaine d’enfants ) par des djihadistes dans le village de Solhan, province du Yagha (région du Sahel) dans le Nord-Est du Burkina Faso, un bilan fatal le plus meurtrier que le pays ait connu depuis le début des violences djihadistes, en 2015.

Ces offenses ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, de colère et de solidarité. De sa part, le Maroc, via le chef de la diplomatie Nasser Bourita a condamné vivement ces attaques terroristes ignobles qui sont rejetées par toutes les religions et les valeurs humanistes universelles.

Aussi, ces attaques misanthropes ont réveillé la peur, parfois l’effroi au regard des actes de primitivisme où la violence aveugle, tuant sans loi, ni foi, a contribué à désubjectiver chaque victime réduite à une simple cible à atteindre. Il s’agirait de représailles contre des incriminations de combattants auprès de l’armée.

La terreur gagne l’espace social en Afrique alimentant des fantasmes de martyre et de tyrannie, faisant revivre à chacun l’angoisse de la mort. N’est-ce pas l’apoastre de la subversion,  du terrorisme, le jihadisme?

Inopportunément, ces terroristes sont des jeunes en perte de boussole et ils tuent d’autres jeunes. Ils cherchent, semble-t-il, à détruire une société africaine en quête de liberté, de démocratie, de culture et d’ouverture. Cette projection de la violence et de la haine sur l’autre va parfois jusqu’au retournement de cette violence contre soi ; le tueur finit par se tuer, comme s’il achevait ainsi, par sa propre mort, le cycle de cette violence destructrice sans limite, dans un mouvement d’auto-désengendrement.

Nous pensons que la guerre contre le terrorisme est incontournable, mais au préalable, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente que les armes qui est celle du déracinement des idéologies de la haine et de la répulsion.

C’est dans le continent noir, et pas seulement dans la zone sahélienne, que les groupes se réclamant de Daech, sont aujourd’hui les plus éveillés et les plus actifs, parsemant la terreur, la phobie et le terrorisme, sans toutefois contrôler des territoires comme ils l’ont fait au Moyen Orient. 

C’est un travail de longue haleine qui concerne notre continent. Inopportunément, dans l’Afrique, ce sont les projets de schizoïdie et d’introversion, qui l’emportent. Pour preuve, cette étendue géographique est sensationnelle, et tient autant sinon plus à la vulnérabilité des structures étatiques locales et à la misère, qu’au pouvoir d’attraction du djihad global.

Quelle géopolitique du terrorisme en Afrique ? Les groupes Jihadistes et fanatiques sont actifs dans plusieurs contrées du continent Africain : 

–  Primo, sur les terres d’islam d’Afrique de l’Ouest, qui connurent autrefois de véritables “guerres saintes”, au 19ème siècle contre les armées coloniales,

– Secundo, en Somalie, dans la corne de l’Afrique, où les “Chebabs” islamistes sévissent depuis des années, dans une guerre sempiternelle,

– Tertio, dans l’Est de la République démocratique du Congo, irréfragable  talon d’Achille  de l’Afrique où la guerre fait partie du quotidien depuis si longtemps où le djihadisme est venu  s’accoler à bien d’autres sources locales de conflit ;

– Quarto, dans le nord du Mozambique, sur la côte de l’Océan indien, où l’islam est ancré depuis des siècles, et où, depuis trois ans, sévit un groupe lui aussi affilié à l’État islamique.

Pour autant, ces labels djihadistes agissent comme des “franchises”, c’est-à-dire sans centralité, sans concentration et sans commandement unique ; même s’il est probable que les groupes agissent de concert en apprenant l’un de l’autre.

En Afrique, les terroristes savent tirer parti des fragilités des États, qu’il s’agisse d’un État “insolvable” comme la Somalie ou “perclus” comme au Nigéria. Au Mozambique, les djihadistes agissent dans une zone en passe de devenir l’Eldorado du gaz naturel où les petits paysans sont des proies faciles pour ces groupes violents.

Dans ce contexte miné, la réponse au terrorisme ne peut être figée à la seule dimension sécuritaire ; même au Sahel où la contre-offensive militaire est la plus exploitée. Ce sont des décennies de problèmes livrés à eux même qui attisent cette subversion meurtrière de la violence armée et la radicalisation.

L’aberration serait de mettre ces désenchantements anarchistes et ces messages écrits avec des plaies, du sang, des larmes, des souffrances, sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, inopportunément, plusieurs discours laissent entendre en particulier l’Islam.

La communauté internationale a un mandat laborieux à conclure. Avant les fusils et les armes, il y a des idéologies à neutraliser, avant les flingues, il y a des cultes à désamorcer.

Il est plus facile d’écraser des armées que de venir à bout d’une idéologie surtout celle qui s’abreuve de haine, d’aversion, de fanatisme et de cruauté. L’idéologie n’est à craindre que lorsqu’elle s’appuie sur la haine. 

Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans les pays musulmans n’est pas indemne de toute répréhension. Chez certains, elle incorpore gauchement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut exorciser la Salafiya Jihadia et son obsession subversive. 

La bataille contre la prolifération du terrorisme doit être absolument globale et internationale. La coopération internationale existe, mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension en Afrique, ont plutôt envenimé le phénomène jihadiste.

Faute de quoi, la terreur continuera à terroriser, y compris les terroristes, la violence se transmettra en spirale de génération en génération dans la haine et la vengeance.

La Communauté internationale doit s’atteler à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette lourde responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’épargner que d’autres Etats ne s’agitent. Aussi, il appartient tout un chacun de nous d’apporter sa quote-part par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien.

Avouons-le et disons nos 4 vérités en face : On ne naît pas terroriste, on le devient. Le mal est en l’homme, il n’a pas de territoire privilégié, il est partout sur cette Terre. Ce mal, il nous faut le combattre par la raison, la loi, le savoir, l’école, l’éducation, l’ordre, la justice et par la promotion et la défense des valeurs universelles et universalistes liées aux droits humains.

Malheureusement, je me rappelle, il y a plus de 5 ans (Lundi 19 Décembre 2016), après l’assassinat ignoble de l’ambassadeur Russe en Turquie, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par le comportement fanatique et téméraire d’une armada internautes originaires de plusieurs pays arabes, y compris le Maroc, saluant l’assassinat de l’ambassadeur Russe. N’est-ce pas l’apogée de la haine ? 

Saluer cet assassinat odieux n’est-il pas un accusateur qui montre immanquablement l’hiatus qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour enterrer  une pensée funéraire. N’est-ce pas l’apothéose de la subversion et du terrorisme?

L’altruisme, la clémence la tolérance et l’amour sont les palliatifs dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise d’épilogue, de décider d’opter pour l’Amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King.

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Covid-19 et si la Vie est Belle reprend de plus belle !!

by Mustapha Maghriti 7 juin 2021
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Alors que l’humanité vécut au tempo des resserrements et des couvre-feux nocturnes, la pandémie du Covid-19 marque un trend baissier chez nous au Maroc, comme ailleurs à travers le monde, notre Gouvernement se montre généreux sur l’agenda et les conditions d’un retour à une vie déconfinée :

Assurément, l’optimisme béat réapparaît et se confirme, la fréquentation des espaces publics, à l’instar des lieux de restauration et loisirs (les théâtres, cinémas, musées ….) ou de culte, est rendue possible, quoique que graduellement.

Aussi, l’espoir ressuscite et se ranime où la liberté retrouvée va de concert avec la possibilité accordée aux étudiants, thésards et chercheurs de pouvoir se rendre dans les bibliothèques, enfin autorisés à ouvrir leurs portes, à raison de 50% de leurs capacités.

Le retour très vite à une vie normale nécessite l’implication large et volontaire d’une grande frange de la population dans le processus de vaccination ; le maximum des Marocains, soit 25 Millions doivent se prêter à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur avertir que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour ostraciser le Coronavirus

Malgré la grande difficulté de s’approvisionner en vaccin, le Maroc déploie des efforts louables et laborieux afin d’en acquérir des quantités importantes. En Afrique, le Maroc est en tête du peloton en termes du nombre et du taux d’individus vaccinés, tandis qu’au niveau mondial, le Royaume est à la 15ème place pour ce qui est du nombre des personnes ayant reçu l’injection du vaccin.

L’adhésion des Marocains est inéluctable, la communication demeure toujours incontournable, afin de les impliquer et instaurer un climat de confiance, et contrer les voies réticentes

Tout le monde sait que seul le vaccin pourra éradiquer cette pandémie du Covid-19. La vaccination de masse est de nature à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui tenaille et obnubile la planète, sans aucun doute, le plus grand schibboleth pour reprendre Voltaire,  subi par notre monde depuis des dizaines de décennies. Certaines personnes perdent patience et succombent dans des dépressions.

Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de fatalité et de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

C’est très bientôt, nous allons donner libre cours à notre égotisme, nous allons de nouveau voyager et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité. Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt.  La “Dolce Vita” sera bientôt de retour, Stay open !!

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Khalid Jamaï, un Journaliste d’exception, une Plume sans détour

by Mustapha Maghriti 3 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Une plume d’exception vient de nous quitter hier 1er Juin 2021 en l’occurrence Khalid Jamaï à l’âge de 77 bougies. En sus noir sur blanc de ces proses franches, il était doté d’une grande carrure : Une plume sans détour, une langue qui ne mâche jamais ses mots lorsqu’il s’agit de dire les 4 vérités.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré Khalid Jamaï, cependant je l’ai côtoyé à travers ses chroniques sur les pages de l’Opinion dont il fut belle lurette le Rédacteur en chef.

Figure emblématique d’un 4éme pouvoir de force d’âme audace, de bravoure et de fermeté : Pour pièce à conviction, le lectorat Marocain se souviendra de Khalid Jamaï comme le journaliste  qui osa crâner et braver le tout grand puissant vizir Driss Basri qui avait la mainmise sur les medias, les services de police, de sécurité et de renseignement, alors qu’il était à l’apogée de sa prépotence et  son magnat, avec sa missive culte formulée  à travers une chronique acrimonieuse redevenue fétiche et réintitulée par l’épigraphe populaire Marocaine « Chkoun Nta ? ».

La presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémore d’un Journaliste qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales d’une plume qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de journalistes et de chercheurs.

Khalid Jamaï était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme et militantisme  limpide, cristallin.

Aux effrois, affres et frayeurs de ce  » Présumé Coupable » pour reprendre le titre de son livre édité en 2003 aux éditions Tarik où il décrit son incarcération en 1973, la supplice, la répression et de la martyre des années de plomb, Khalid Jamaï n’avait jamais perdu de sa crânerie, de sincérité et de sa transparence.  

 S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des journalistes disparus. Certes, il nous a quittés, mais ses écrits  resteront immortels.

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Le Serpent de Mer à Gaza ou Le Cessez-le-Feu entre Israël et le Hamas

by Mustapha Maghriti 25 mai 2021
written by Mustapha Maghriti

Un bilan lourd, plus de dix jours  de tirs où le ministère Palestinien de la Santé à Gaza a annoncé que le bilan des victimes des violents raids israéliens contre la Bande de Gaza s’est alourdi à 230 morts, dont 65 enfants , 39 femmes, 17 personnes âgées et 1 710 blessés. Plus de 40 000 personnes ont fui leur logement dans le micro-territoire.

Un tel bilan est une aubaine pour le Premier Ministre Israélien Netanyahu, qui n’a pas réussi encore à former un Exécutif, et qui est poursuivi par la justice israélienne pour de moult infractions. Il prétend être le tutélaire d’Israël où dans un discours à la télévision, le tortionnaire Israélien Netanyahu  a promis de donner « une fricassée » au Hamas. C’est ainsi que les avions de chasse et les hélicoptères israéliens ont lancé un rush de bombes sur Gaza.

Parallèlement à ces événements mortels et pour la première fois, les Palestiniens de nationalité israélienne se sont soulevés contre les Israéliens brûlant des commerces, des voitures, et des synagogues.

On ne peut que se lamenter de ces affrontements sanguinolents entre Israéliens et Palestiniens.

Le cessez-le-feu déclaré après 11 jours de bombardements n’est qu’un serpent de mer, qui peut réapparaître à tout moment. La solution du conflit israélo-palestinien ne peut être militaire, mais politique : Historiquement, c’est par la force et la trahison  que les juifs ont traqué les Palestiniens de leur terre et ont créé un Etat d’Israël en 1948.

Depuis cette date, plusieurs guerres israélo-arabes ont eu lieu et moult Accords de paix ont été signés à l’instar des accords de Camp David entre l’Égypte et Israël en 1977, mais dont le plus prometteur est l’Accord d’Oslo signé le 13 Septembre 1993. Cet Accord a engendré la création de l’Autorité palestinienne censée préfigurer un Etat palestinien indépendant. Cependant, le signataire israélien de l’Accord Yitzhak Rabin est assassiné le 4 Novembre 1995 par un fanatique juif religieux d’extrême droite pour avorter le processus d’Oslo.

Et depuis 2009, le gouvernement israélien, présidé par le misanthrope Netanyahu, est prédominé par le parti de droits Likoud et d’autres partis d’extrême droite.

Aussi, Israël a toujours bénéficié du soutien inconditionnel USA du fait du puissant lobby juif American Israeli Public Affairs Committee AIPAC aux Etats-Unis dont le budget et la mainmise ne cesse d’augmenter. Pour preuve, Donald Trump n’a-t-il pas  reconnu le 6 Décembre 2017 Jérusalem comme capitale d’Israël, en transférant l’Ambassade Américaine le 14 Mai 2018 de Tel Aviv à Jérusalem. Donald Trump n’a-t-il pas  reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau syrien du Golan ? Donald Trump n’a-t-il pas protesté contre la colonisation illégale d’Israël à Jérusalem-Est et en Cisjordanie ?

L’apostrophe est désormais de savoir si cette alliance stratégique continuera d’exister, quelle que soit l’attitude du gouvernement israélien. Et après les mitraillades sur Gaza et les attaques à Jérusalem, la question peut de nouveau être posée : D.Trump a tout accepté de la part de Netanyahou. Joe Biden sera moins tolérant, mais, certes, il ne devrait pas remettre en cause cette alliance. Les événements récents ont cependant apporté l’ouverture d’un débat sur ce point aux USA. Il y a un mois, la grande organisation Human Rights Watch baptisait Apartheid la destinée réservée aux Palestiniens par Israël.

En outre, la communauté juive américaine prend du recul avec Netanyahou, celui-ci était lié à Donald Trump alors que les juifs américains votent aux 2/3 pour les démocrates. De jeunes élus démocrates, à l’instar d’Alexandra Ocasio-Cortez, critiquent ostensiblement l’attitude d’Israël. D’ailleurs, Joe Biden a même fait le 18 Mai l’éloge public de Rashida Tlaib, Congress woman d’origine palestinienne qui avait pourtant critiqué le soutien américain à Israël

La seule issue politique du conflit sempiternel israélo-palestinien est la création d’un Etat Palestinien viable. Pour y parvenir, le cessez-le-feu pour stopper les bombardements de part et d’autre entre Israël et la Bande de Gaza n’est pas la solution.

Il faut aussi arrêter toute nouvelle implantation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

En sus, des négociations doivent s’ouvrir le plus rapidement possible entre Israéliens et Palestiniens sous les auspices du Quartet pour le Moyen-Orient constitués de l’ONU, de l’Union Européenne, de la Russie et des USA.

Le rôle du Quartet où l’Union européenne doit jouer un rôle crucial, est important dans la mesure où le Conseil de sécurité de l’ONU a été incapable de s’accorder sur une déclaration commune.

Si ce processus n’est pas entamé avec des résultats probants, les confrontations continueront entre Israéliens et Palestiniens avec de nouvelles victimes dont des enfants innocents et le serpent de mer du cessez-le-feu resurgit.

 

25 mai 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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