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Mustapha Maghriti
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ADIEU SALAH : Un journaliste d’exception

by Mustapha Maghriti 10 décembre 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est comme ce jour Jeudi 10 Décembre 2020 que le grand journaliste Salaheddine El Ghomari nous a quittés subitement suite à une crise cardiaque, à l’âge de 52 ans.

Ce jour du Jeudi 10 Décembre 2020, non seulement le monde des médias marocains est en deuil, mais aussi tous les téléspectateurs Marocains.

Connu du grand public pour avoir présenté le journal télévisé arabophone de 2M pendant deux décennies, Les ondes et le quatrième pouvoir étaient dans ses veines : Après des études de journalisme en Russie, il a rejoint la chaîne d’Ain Sebaa en l’an 2000, où il s’est imposé comme l’un des présentateurs charismatiques les plus en vue du journal télévisé en langue arabe.

Salah Eddine El Ghomari est né et a grandi à Meknès le 22 septembre 1969, où il a étudié dans les écoles locales de la ville et était responsable du Flower Magazine, qui a été publié à partir de son lycée. Salah a commencé à maîtriser l’arabe et sa grammaire dès son jeune âge, grâce à son père, et a continué à travailler avec son oncle Ahmed Balmahdi Al Habib au journal de l’ambassadeur du Maroc et au Meknès Express au début des années 1990 quand il avait 20 ans.

Salah Eddine El Ghomari a commencé sa carrière professionnelle à un âge précoce, choisissant de se former dans le journalisme audiovisuel, et est devenu plus intéressé par le sport, mais s’est intéressé à sa spécialité dans le journalisme. Ghomari a terminé ses études supérieures en Russie, avant de retourner au Maroc, à Casablanca, après avoir été accepté à travailler à 2M où il a rejoint son département politique.

Salaheddine Ghomari s’est spécialisé dans la présentation du communiqué en langue arabe sur Channel 2. Il a également fait une certaine couverture médiatique du séisme de 2004 à Al Hoceima. Au fil du temps, Ghomari est devenu un grand présentateur de nouvelles sur Channel 2.

Surtout, la cote de popularité de Salaheddine El Ghomari montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains depuis le déclenchement de la pandémie du nouveau coronavirus surtout dans la terrible et dure phase du confinement total, grâce au programme de sensibilisation et d’information qu’il a animé durant toutes les phases de cette crise sanitaire la populaire émission quotidienne à forte audience “Questions sur le Coronavirus” ; une émission qui a fait exploser l’audimat en cette période de crise sanitaire. 

Selon des sources proches du défunt, le concept de l’émission a été pensé et préparé en 24 heures. En ces temps moroses engendrés par la pandémie du Covid-19, il était important de parler au public et surtout de lui donner la parole. Salaheddine  recevait 40.000 messages vidéo et écrits par jour en interaction avec l’émission de prédilection au temps du Covid-19 “Questions sur le Coronavirus”.

Avec grande ardeur et zèle, Salaheddine El Ghomari redoublait et suait d’efforts laborieux et louables pour sensibiliser la population marocaine sur la gestion au quotidien de la pandémie.

Même après le déconfinement, Salaheddine El Ghomari  restait toujours présent sur facebook, instgram en insistant toujours sur les mesures de distanciation sociale et le port du masque et en invitant, en sus, les Marocains et les internautes à rester chez eux autant que possible.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Journaliste engagé, passionné par son métier, adulé pour son franc-parler, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par sa vivacité que par son engagement.

Non seulement 2M et le monde de la presse écrite et du paysage audiovisuel, mais tout le Maroc perd l’une des figures les plus marquantes du Maroc.

Certes, SALAH nous a quittés, mais ses proses journalistiques, son émission, son dévouement le rendent immortel. ADIEU SALAH.

10 décembre 2021 0 comment
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La relance par l’Investissement au Maroc à l’heure du Covid-19, ou le renouveau des politiques économiques keynésiennes

by Mustapha Maghriti 8 décembre 2021
written by Mustapha Maghriti

La pandémie du Coronavirus était initialement une crise sanitaire mondiale, mais qui a fait tâche d’huile en évoluant rapidement vers une crise économique et sociale en affectant tous les contrés du monde à des degrés différents, mais surtout les plus intégrés d’entre eux. La perturbation des chaînes de valeur mondiales, les arrêts de production ont touché les grandes puissances économiques mondiales, d’une manière brutale et soudaine.

Avec la crise économique du Covid-19, la relance économique exige aujourd’hui la présence d’un Etat fort et la mise en place d’un mécanisme institutionnel stabilisateur dans lequel l’investissement joue un rôle central.

Dans ce contexte économique déprimé et tumultueux, l’économie postkeynésienne avec ses principes de base (incertitude radicale, relance de l’investissement, souveraineté, confiance, politique publique), ses codes, reprend son pouvoir partout dans le monde, car elle rime avec le cycle économique dans lequel se trouve l’économie internationale aujourd’hui.

Remémorons-nous tous, en 1972, le président Américain Nixon.R n’hésita pas à déclarer « désormais nous sommes tous keynésiens » La situation périlleuse du Covid-19 nous ne inciterait-elle presque à reprendre ses mots ? Aux Etats-Unis, le plan de soutien Américain, en plein confinement, avoisina les 850 Milliards, complété par  » Helicopter Money » : Un chèque de 1.000 Euros pour chaque adulte Américain et la moitié pour enfants. Les économies Européennes sortirent l’artillerie lourde sur le plan budgétaire. Ces dispositifs contra-cycliques de dépenses publiques supplémentaires n’ont-ils pas des allures de politique keynésienne, terme renvoyant au célèbre économiste britannique John Maynard Keynes.

Souvenons-nous tous durant les premiers cours de l’économie politique de la macroéconomie que pendant la grande crise économique des années 1930, John Maynard Keynes rédigea son œuvre majeure « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie  » qui provoqua ce qu’on appelle la « révolution keynésienne ». Sa thèse centrale, contrairement à l’approche néoclassique, est que le marché ne s’autorégule pas : il n’assure pas le plein-emploi et l’intervention de l’État à travers l’investissement public est nécessaire pour réamorcer l’économie dans les périodes de récession.

En effet, schématiquement,  un plan de relance keynésienne de l’économie consiste à infiltrer de l’argent dans l’économie pour lui permettre de redémarrer par la dépense publique (commandes et travaux publics…   ), ces commandes baissent le solde de l’État dans un premier temps, mais elles entraînent une augmentation des besoins (main d’œuvre, matériaux, équipement, matières premières), relaçant les investissements des fournisseurs (outils de production, embauches…), diminuant le chômage, augmentant le pouvoir d’achat et, in fine, engendrant un effet multiplicateur dans tous les secteurs d’activité.

Ce plan de relance keynésienne a été formalisé par l’économiste J.M.Keynes après la crise de 1929 et a été pratiquée avec succès après la seconde guerre mondiale ce qu’on appelait les trente glorieuses.

Atteindre ces objectifs de relance économique requiert de réhabiliter la politique budgétaire comme instrument clé de la politique économique, à rebours de sa marginalisation depuis plusieurs décennies. La crise du Covid-19 impose de changer le référentiel intellectuel prédominant en macroéconomie. La politique budgétaire devient, ainsi,  l’outil privilégié de la politique économique comme le recommandent les post-keynésiens au contraire des tenants du nouveau consensus en macroéconomie néoclassique où ces politiques d’austérité d’obédience néolibérales, bien avant la crise du Coronavirus, ont révélé leurs limites et ont eu des conséquences néfastes, car elles diminuèrent la capacité productive et allèrent à l’encontre de l’objectif de plein emploi engendrant chômage, inégalité sociales, creusement du déficit commercial, dette publique et privée, exclusion sociale.

La crise du Covid-19 a certes un fond keynésien : Lorsque les forces économiques privées sont confinées chez elles et que seule la puissance publique peut intervenir, le marché ne peut logiquement être autorégulateur, à supposer qu’il le soit déjà en temps normal. La mise des prérogatives sociales de l’Etat et des stabilisateurs automatiques, mis en avant par le néo-keynésien Samuelson, jouent en faveur de Keynes.

Au Maroc, devant la première chambre pour faire le point sur la situation économique et sociale du pays, Le Chef du gouvernement, AKHNOUCH n’a-t-il pas abordé la question de la consolidation des services publics à travers l’épithète de « l’État Social » (enseignement, création d’emplois, généralisation de la protection sociale …)

Faut-il souligner que le déclenchement de la crise économique provoquée par la Covid-19 au début de l’année 2020 n’est comparable ni à celui de la crise de 1929 ni à celui de 2008 ; ses effets non plus : La crise de 2020 se caractérise promptement par un très violent choc d’offre négatif (la production est en partie bloquée par les mesures de confinement ou les ruptures observées dans les chaînes de production globalisées) alors que la survenue consécutive, et d’ores et déjà amorcée, d’un choc de demande lui aussi négatif, est inévitable. Les commandes adressées aux entreprises se réduisent du fait de la baisse des revenus et de la contraction des exportations ; les anticipations de revenus futurs sont elles aussi revues déclenchant une diminution de l’investissement.

La politique budgétaire, du moins à court terme, ne peut pas prétendre répondre au choc d’offre. Néanmoins, en modifiant les conditions de la demande, la politique budgétaire peut, à terme, influencer les conditions de l’offre. Ainsi, en soutenant la demande effective et en générant de nouveaux investissements publics, la politique budgétaire encourage l’investissement privé et joue, à moyenne échéance, sur les conditions de l’offre.

C’est dans ce contexte et pour profiter de l’effet multiplicateur keynésien, que l’exécutif AZIZ AKHNOUCH s’attaque sérieusement à l’investissement. Pour preuve, le projet de loi de Finances PLF 2022 ne prévoit-il une prouesse des investissements publics de l’ordre de 245 Milliards de dhs, représentant plus de 20% du PIB, un plafond jamais franchi par le passé, pour aiguillonner la croissance, relancer l’économie et créant 250.000 emplois directs durant les deux prochaines années.

En sus d’être générateur de commandes, de marchés et de revenus pour les entreprises privées Marocaines, qui elles-mêmes créent des emplois, l’investissement public joue également un rôle structurant pour drainer davantage d’investissements et de capitaux du secteur privé, qu’ils soient étrangers ou Marocains.

Aussi, les entreprises Marocaines ayant tendance à être plus grandes, plus innovantes joueront un rôle important en accélérant la diversification économique et en stimulant les petites et moyennes entreprises Marocaines (PME) par le biais de connexions et liens  d’affaires permettant d’encourager une dynamique économique durable, inclusive, technologique et plus globale à l’ensemble du tissu économique et social Marocain.

C’est ce qui explique aussi les raisons qui ont amené le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH à multiplier les fréquences de réunions de la Commission des Investissements chaque semaine à l’investissement où moult conventions, mémorandums d´entente et partenariats sont scellés avec des opérateurs étrangers et Marocains, des réunions hebdomadaires, avec les directeurs des Centres Régionaux de l’Investissement CRI, pour dresser un bilan détaillé des projets conventionnés, de voir leur état d’avancement, d’identifier les retards et leurs causes afin de prendre les mesures qui s’imposent pour y remédier et fluidifier l’acte d’investir alors la Commission des Investissements  se réunit une fois tous les six mois sous l’ère des précédents gouvernements. Une démarche volontariste et soutenue qui confirme que la relance et la croissance passent irrémédiablement par l’investissement.

En outre, pour renforcer le chantier de l’investissement, le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH lors d’un conseil du Gouvernement, ce gisement sera renforcé par le projet de la nouvelle Charte de l’investissement, en cours d’élaboration, un minerai qui permettra de démultiplier l’investissement privé, de garantir toutes les conditions incitatives, légales, financières, fiscales, matérielles, techniques, logistiques aux entreprises et offrir  une visibilité au milieu des affaires, aux investisseurs étrangers, afin de jouer pleinement le rôle qui leur échoit pours le soutien de l’économie nationale et l’accélération de l’exécution des investissements, en singulier ceux ayant un impact en termes de création d’opportunités d’emploi et de valeur ajoutée.

Ce renouveau d’intérêt et ce changement de vision en matière d’investissement est encore plus d’actualité au regard de certaines orientations majeures prises par le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH : La régionalisation avancée n’en-est-elle pas la meilleure illustration ?

Pour disposer de régions compactes, fortes et denses, cela ne nécessitera-t-il pas un travail de rééquilibrage délibéré de l’investissement entre les territoires au vu des derniers chiffres du HCP où 3 régions, qui représentent l’axe Tanger-El Jadida, concentrent à elles seules plus de 60% de la création de richesse et de valeur ajoutée qui ne sont finalement que la résultante d’un déséquilibre de partage de l’investissement.

Aussi, une autre action de rééquilibrage est inéluctable entre la sphère publique et privée. Dorénavant, la norme standard admise à l’échelle mondiale stipule que dans une économie solide, le volume de l’investissement privé doit représenter le double de celui du public.

Pour 2022, à titre illustratif, dans le projet de loi de finances PLF2022, si l’Etat a prévu d’investir 245 Milliards de dhs, le secteur privé devrait en afficher 500 Milliards de dhs ce qui est encore l’une des options de l’avenir. En Turquie, le taux de l’investissement privé est de 85% contre 15% pour le public.

En somme, le Team AKHNOUCH envoie un signal fort en traduisant pas les chiffres, sa politique keynésienne qui veut faire de l’Etat et de l’investissement public les carburants de la relance économique. Cependant pour que la politique l’investissement public d’obédience keynésienne puisse impacter positivement la croissance économique, sa coordination est incontournable avec les autres formes de politiques économiques (politique monétaire, politique de change, politique industrielle….etc.) et disposer des compétences humaines de haut niveau, capables d’améliorer la capacité d’absorption du tissu économique national dans son ensemble.

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Earth Song ou le cri d’orfraie de la Terre

by Mustapha Maghriti 23 novembre 2021
written by Mustapha Maghriti

“Earth Song”, le titre semble dévier l’imaginaire des mélomanes vers le 3éme single, la chanson écologique de Michael Jackson la plus populaire qui incorpore des éléments de Blues, de Gospel et d’Opéra, tiré de l’album HIStory le 27 Novembre 1995, “Earth Song” qui a atteint le Top 5 de nombreux classements musicaux et classée N° 1 au Royaume-Uni en devenant la chanson de Michael Jackson la mieux vendue dans ce pays. Il s’accompagne d’un très beau clip, tourné dans 4 régions du monde : Croatie, Tanzanie, Brésil et New-York aux Etats-Unis.

“Earth Song” aborde la thématique récurrente de l’environnement, ses strophes et syllabes évoquent la guerre, la pollution, la déforestation, l’incendie et la frénésie envers la planète et les animaux. A travers “Earth Song”, Michael Jackson essaya de faire passer un message écologiste et estima lors d’une interview que la chanson représente une occasion de faire entendre aux gens la voix et les douleurs de la planète lorsqu’il chante “I think earth feels the pain, and she has wounds […] this is my chance to pretty much let people hear the voice of the planet.”

À l’époque, les questions environnementales deviennent un véritable sujet d’alerte, d’effarement à travers le monde. Chacun de nous se souvient, quelques années plus tôt, en 1986, de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, ou encore, en 1989, de la tournée médiatique du chef Raoni, accompagné du chanteur british Sting pour sonner et proclamer la déforestation de l’Amazonie. 

“Earth Song”, c’est cette mélodie de Michael Jackson qui nous inspira à rédiger cette chronique sur les préjudices et les dégâts subis envers la planète.

Historiquement, au Québec, et ce malgré les avertissements de bon nombre de scientifiques depuis les années 1970, ce sont le déluge du Saguenay ( à quelques kilomètres du Québec) de 1996 et la tempête de verglas de Janvier 1998 qui ont fortement révélé que notre société visant efficacité, productivité et optimisation industrielle n’a peut-être pas autant d’emprise que prévu sur les impacts du climat. En fait, non seulement cette société post-industrielle efficace, productive et optimisée a fortement fragilisée par la variabilité naturelle du climat, mais celle-ci a contribué vélocement à exaspérer sa vulnérabilité en ajoutant malencontreusement dans la biosphère la “strychnine” des gaz à effet de serre.

Ce réchauffement des températures de la surface de la planète provoquera une importante fonte de glaciers polaires et alpins, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer pouvant atteindre jusqu’à 95 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle. Cette flambée, induite par la fonte de glaciers mais, surtout par simple expansion thermique de l’eau réchauffée, rendrait particulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où plus de 50% des habitants de cette planète y vivent.

Avec une augmentation du nombre de journées avec de telles températures très chaudes, la fréquence des vagues de chaleur et des épisodes de smog devraient croître. L’augmentation de ce type d’événements provoquera une augmentation dans le nombre de décès reliés à la chaleur et entraîne une plus grande incidence d’allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Aussi, des experts nous mettent en garde que d’ici 50 ans, plus d’un 1,5 Milliard de personnes pourraient être tyrannisées à s’évader des réchauffements températures odieuses.

Les signes précurseurs de cette chauffée climatique ne se font-ils pas sentir ? Désastres naturelles d’origine climatique, météorologique, hydrologique, catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés, de pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été.

Des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales, des invasions de criquets en Afrique de l’Est et des inondations forçant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

Les quelques illustrations fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des impacts potentiels des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire de la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

Notre patrie a enregistré, cet été et même en automne, de nouvelles vagues de chaleur. Aussi, de nouveaux records de chaleur ont sapé plusieurs contrés, des incendies s’en sont suivis, qui ont ravagé les forêts au Canada et Californie notamment. Ne se sont-ils pas les signes avant-coureurs très alarmants de méga-sécheresses et de l’acidification des océans ? Tel est le résultat d’un réchauffement des températures mondiales.

Avouons-le, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnaillent plutôt comme une ribambelle de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques. Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti de plus bel à la hausse, pour atteindre en 2021 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Suite aux échecs des précédents engagements et après plusieurs reports dus à l’épidémie de Covid-19, le Sommet des Nations Unies la 15éme Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique qui a eu lieu 11 Octobre 2021, à Kunming en Chine n’a pas connu de grandes avancées nécessaires sur un nouveau traité international pour la conservation à même à stopper la perte en cours de la diversité des plantes et des animaux sur Terre. On est toujours loin d’atteindre la vision à 2050 de vivre en harmonie avec la nature et des cibles visant à ce qu’au moins 30 % des zones terrestres et des zones maritimes soient conservées grâce à des systèmes de zones protégées et d’autres mesures de conservation efficaces ou à limiter les pollutions agricoles ou plastiques.

Quelques semaines plus tard, cette conférence a été suivie par le fameux sommet mondial sur le climat COP26 à Glasgow qui s’est soldé à son tour par un échec : Alors que la planète se trouve selon l’ONU sur une trajectoire “catastrophique” de réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle, les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi 13 Novembre 2021 un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide financière des pays démunis. Fiasco qui peut être expliqué par le conformisme des politiques des gouvernements et leur complaisance vis-à-vis des lobbies qui les empêchent d’avancer, critiquant “les promesses d’ivrognes” de certains pays au lieu d’”engagements sérieux” selon le candidat écologiste à l’élection présidentielle de l’Élysée Yannick Jadot, un échec audible sur le visage avec les larmes aux yeux du président de la conférence sur le Climat, Alok Sharma.

Les rapports alarmants nous cessent de s’enchaîner, les preuves tangibles ne cessent jamais de s’accumuler, les scénarios les plus noirs ne cessent de se confirmer sur les cries d’orfraie de la terre. Nous restons pourtant étonnamment amorphes et inertes au regard de ce qui constitue le plus grand risque de mettre notre espèce en péril.

La communauté internationale, somme toute, ne doit-elle pas cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde ? A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les propos du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!!

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Mon Thé au Sahara Marocain

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2021
written by Mustapha Maghriti

Hier 6 Novembre 2021, le Maroc solennisa le 46éme chandelle de la légendaire Marche Verte, cette héroïque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour la bordure de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête et le recouvrement des provinces sahariennes du Sud expropriées et désappropriées par l’expansionnisme et l’impérialisme espagnol.

Le 6 Novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, cuirassés et blindés par leur seul Saint CORAN, leur foi et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.

Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démoneries et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain.

Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les us de notre ethnie et peuplade Marocaine.

Affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain.

Mieux encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le 29 Octobre 2021, le mandat de la MINURSO pour une période d’une année et de la nomination, il y quelques semaines, Staffan de Mistura envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental.

Excepté deux abstentions, Russie et Tunisie, cette impulsion Onusienne a été votée par l’écrasante majorité est une pièce à conviction de l’avancée de la diplomatie marocaine, sous les directives et les orientations Royales du Souverain Marocain. Cette orientation de l’ONU ne fera que pression et serra l’étau sur la boutade Polisario et l’entité fictive de la RASD pour accélérer le processus de règlement de ce conflit artificiel, et qui est entretenu par l’Algérie et ses stipendiés du Polisario depuis 1975.

Mais encore, l’adoption des dernières résolutions du Conseil de sécurité n’anéantit-elle pas les approches et les thèses dépassées et irréalistes du Polisario et consacre l’irréversibilité de la solution politique, réaliste et consensuelle?

Mais encore, les milices affiliées aux séparatistes du blocage du poste-frontière de Guerguerat ne sont-elles pas les symptômes et les fuites en avant de la panne d’inspiration et l’essoufflement des stipendiés Polisario qui savent pertinemment que plus de 163 pays, représentant 85% des États membres des Nations Unies, ne reconnaissent pas cette entité factice ?

Mais encore,  la série des inaugurations des représentations diplomatiques à Laâyoune et Dakhla qui ont eu lieu, en guise de geste fort ne réaffirme-t-elle pas la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par de nombreux pays ou après les Comores en décembre 2019, du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine en janvier 2020, ainsi que de la Côte d’Ivoire en février, de Djibouti, du Burundi, de la Guinée et du Libéria en mars, Burkina Faso, Guinée-Bissau, la Guinée-Équatoriale, Emirats arabes Unis, le Sénégal, la République du Malawi   et j’en passe…..

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours du 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ?

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ? À l’occasion de la Marche verte et dans son éloge du 7 Novembre 2020, le Souverain Marocain a donné une lecture resplendissante du conflit stéréotypé autour des sables du Sud.  Un conflit abreuvé par un capharnaüm de mythomanies bassinées par le duo Algérie – Front polisario qui, pendant des décades, tente de spéculer l’Histoire. A force de raconter des fables, les maléfiques voient toutes leurs thèses attentatoires à l’intégrité territoriale de notre Patrie réduites en cendre.

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 6 Novembre 2021, n’a-t-il pas allégué que Le Maroc n’engagera aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain, à ceux qui affichent des positions équivoques, floues ou ambivalentes sur le sujet de l’intégrité territoriale du Royaume.

Mieux encore et guise d’épilogue, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes :

Nous la gagnerons

Et nous la bâtirons d’amour

Car l’amour ne peut être vaincu

Pour ceux qui n’y ont jamais cru

Nous l’aurons mon amour

Nous l’aurons pour toujours.

Et j’irai concrétiser mon rêve de trinquer un bon thé au Sahara Marocain de l’autre bout de mes racines, mes sources, mes veines et mon ADN Aït Atta à M’Hamid El Ghizlane.

Tchin-tchin!, à votre santé ………Mon Sahara

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Climat, COP 26 et la Promesse de 1,5° à l’Ombre : Que des Promesses !!!

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle aujourd’hui, personne, n’est indifférent au réchauffement climatique et aux dommages collatéraux qu’il fait appesantir sur l’écosystème, la finance et l’économie, l’agriculture ou la santé humaine. Pour preuve, d’année en année, ce réchauffage se traduit en désastres naturelles d’origine climatique, météorologique ou hydrologique.

Catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à cinquante degrés, de pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été. Des invasions de criquets en Afrique de l’Est, des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales et des inondations forçant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

De telles cataclysmes et cyclones ont été multipliés par cinq entre 1970 et 2019, selon les estimations de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

A ce titre, nul ne doute que la thématique récurrente  du chauffe climatique est dans tous les esprits parmi les participants à la 26éme session de la Conférence des Parties (COP 26) qui s’est ouverte lundi 1er Novembre 2021 à Glasgow en Ecosse qui se déroule à l’ombre portée de l’épidémie de Covid 19 qui a entraîné son report d’un an et qui illustre tragiquement les risques planétaires du 21éme siècle qui va durer deux semaines et qui réunit près de 200 pays; conférence considérée comme la dernière chance pour sauver la planète, qui se préoccupe aussi bien de savoir comment réduire les émissions de carbone que de faire face aux effets dirimants et néfastes du changement climatique et présenter des plans concrets de limiter à 2°C, et dans l’idéal à 1,5°C et pour réduire de 45 % les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d’ici 2050.

Certes, les différents blocs de négociation qui sont présents au sommet du COP 26 de l’ONU défendent leurs propres priorités en fonction de leur situation climatique et économique.

Un réchauffement qui impacte particulièrement l’Afrique, contraint à subir les émissions de CO2 des pays les plus riches.

Alors que la plupart des pays de la planète peinent à réduire prodigieusement leur empreinte carbone, dans les pays du Sud, en général et en Afrique en particulier, continent qui représente moins de 4% du total mondial des émissions de carbone, le débat est différent : Pour les pays Africains, la problématique  n’est pas de savoir comment réduire les émissions de carbone, mais surtout comment financer les effets dévastateurs du changement climatique ce qui nécessite des fonds énormes que les pays Africains ne peuvent se permettre et ce, d’autant plus que les plus démunis d’entre eux (33 figurent parmi les 47 pays les moins avancés) s’inquiètent du fait qu’ils n’ont pas reçu aujourd’hui la manne financière promise par les pays nantis.  

A égard, une étude de l’ONU n’a-t-elle pas estimé, il y a quelques années, que l’Afrique subsaharienne aurait à elle seule besoin d’un financement d’environ 50 Milliards de dollars US par an pour l’adaptation au changement climatique d’ici 2050.

A titre illustratif, l’Afrique du Sud, qui dépend fortement du charbon et qui est le 14éme émetteur mondial de gaz à effet de serre, a clairement indiqué que sa sortie du charbon est conditionnée aux financements des pays plus riches.

De fait, au regard de l’endommagement climatique affligé à l’Afrique, les faibles financements et la carence de l’appui technologique  qui lui sont dévolus, attestent, de la manière la plus ostensible, la syncope du système international qui chante en chorale, à chaque sommet climatique, la tarte à la crème des effets nuisibles du changement climatique et du COP de la dernière chance.

Aussi, l’Afrique a besoin, non seulement, de ressources financières, mais aussi de transfert de technologie : Il incombe à la communauté internationale, de manière urgente, d’affirmer une volonté politique réelle et audacieuse en s’engageant plus équitablement et impartialement en faveur de l’Afrique, astreinte de subir les corollaires d’un ordre économique mondial qui ne lui profite pas dans de proportions légitimes.

Avec une telle détermination, l’Afrique peut s’associer aux pays riches dans une adhérence plus ferme aux efforts de lutte contre les retombés dévastateurs du changement climatique.

Avouons-le, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui  Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnaillent plutôt comme une ribambelle de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques. Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti à la hausse, pour atteindre en 2021 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

En guise de conclusion, la communauté internationale doit cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde. A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les dires du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!



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La prière de l’absent et naufrage du PJD: Quelles sont les Raisons?

by Mustapha Maghriti 13 septembre 2021
written by Mustapha Maghriti

La Prière de l’absent : Le titre semble dévier l’imaginaire des Romans vers le conte culte de Tahar Benjelloun. Idem, la Prière de l’absent semble bifurquer l’imaginaire des cinéphiles vers le film, LONG MÉTRAGE, adaptation de l’œuvre de Tahar Benjelloun , de Hamid BENNANI. Détrompez-vous  Il n’en est rien, il s’agit du grand enterrement du  parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc depuis une décennie ; le Parti de la justice et du développement Pjd s’effondre comme un château de cartes, passant de 125 sièges dans l’Assemblée sortante à 13 siège ; Un fiasco politique et électoral historique et si l’on se réfère au règlement intérieur de la première Chambre, le PJD n’aura même pas droit à la constitution d’un groupe parlementaire. Le seuil pour ce faire est fixé à 20 sièges. 

Premier parti du Maroc depuis deux législatures, la formation islamiste devient seulement la 8ème force politique à la première Chambre, où elle vire de facto dans l’opposition.

Si Aziz Rabbah membre et ministrable du Pjd, dans une lettre à la tonicité testamentaire, le président sortant du Conseil Communal de Kenitra n’a aucune explication à donner à cette défaite ou El Habib Choubani, ex-président de la région Draâ-Tafilalet, lui aussi, à analyser l’équanimité des électeurs par le fait qu’il n’y a d’explication ni dans la science politique, ni dans la science sociale aux résultats du scrutin du 8 septembre.

Nous pensons quant à nous qu’il y a bel et bien des explications : Le taux de participation qui dépasse la barre des 50%, soit 8,78 Millions d’électeurs en dit long , c’est une véritable mobilisation du citoyen contre une épée de Damoclès d’un parti qui avait bien profité des effets d’aubaine du Printemps arabe et du mouvement du 20 Février en promettant monts et merveilles aux Marocains.

De ce fait, le naufrage tétanique du PJD rassérène sur la modernité et la sagesse démocratique de notre société.

Le krach du PJD en dit long sur le comportement électoral mature de la société marocaine ; elle rassoit sur la sociologie électorale de notre structure sociale. Nous alléguons que le Pjd avait remporté les élections de 2011/2015 non pas parce qu’il avait des émérites bien transplantés dans leurs suzerainetés, mais parce qu’il reproduisait la revendication du changement d’une société marocaine avide de limpidité, de réverbération et de rigueur.

C’est dans les villes que le PJD avait picolé victoire, c’est-à-dire dans les superficies urbaines qui évadent la mainmise électorale du pouvoir et des partis plus sacramentels qu’il avait accédé aux commandes du Gouvernement en 2011/2015.

Le Parti barbu et light avait réussi parce qu’il était le seul sigle politique qui représentait des lueurs d’espoir de renouveau, de disjonction avec des élites usées. En 2011-2015, le Pjd était l’emblème d’une appétence de se tronçonner avec le rituel politique prédominant.

La prouesse du PJD de 2011/ 2015, n’était pas le signe d’un culte gagnant en force mais d’une volonté de changement, de modernité et de clarté. Le Pjd avait gagné successivement en 2011-2015 parce qu’il était le seul référé encore moral et propre, parce que son argumentaire moralisateur qui se recoupait avec la velléité d’une gestion cohérente et prometteuse.

Une grande frange sociale moderniste de la population désireuse de changement avait donné sa voix à un parti islamiste qui promettait du rebondissement, réviviscence et du progrès.

C’est cette frange de la société Marocaine qui avait voté à un parti barbu non pas parce qu’il est barbu-islamiste, mais en pensant au changement dans les gisements et les chantiers de l’école, la santé, et la liberté, c’est cette frange qui avait élu le PJD et qui le fait sèchement et subitement ramollir au scrutin du 8 Septembre en raison de sa gestion cataclysmique et calamiteuse de 10 dix ans de la chose publique (économique, social….etc.)

C’est un enseignement à retenir pour l’avenir : l’acquis démocratique du 8 Septembre montre inlassablement que la société Marocaine est beaucoup plus mature, sage et moderne.

Les Marocains revendiquent une politique économique qui relance l’activité, l’investissement et l’emploi. Les Marocains réclament une vie décente et une protection des plus faibles, une amélioration de la qualité de la présence territoriale des services publics, une reforme de l’administration. Les Marocains exigent une politique de l’impartialité de la justice, de l’éducation nationale et de la santé publique.

Autant en emporte le vent, le Pjd  n’a pas exaucé ces aspirations et ces doléances des Marocains. Et Ipso facto, le vote sanction contre le PJD dit très bien l’attente des Marocains des villes, les classes moyennes, les gens même aisés qui ont envie d’un autre Maroc, plus égalitaire, démocratique, avec une école blindé, et une santé de béton protège les plus vulnérables.

Ces Marocains de la modernité progressiste ont renvoyé chez lui, un Pjd qui les a désappointés et désillusionnés, parce qu’ils voulaient un parti du renouveau et non de la tergiversation, de la carotte, de la platitude et de l’obséquiosité.

Le PJD a revêtu l’habit d’un parti anti-corruption et anti-inégalité, mais l’habit ne fait pas le Moine, ni l’Imam encore!

L’hiatus abyssal entre les préoccupations du corps social électoral Marocain et l’impertinence et l’incohérence des réponses inscrites dans le Gouvernement Pjd et les stratégies qui en découlent n’ont fait que renforcer la césure sociale, les attitudes et les comportements de réserve, de déception, voire de méfiance du citoyen Marocain à l’égard de toue opération électorale Pjdiste.

Le Souverain Marocain, lors du discours de Dakar n’a-t-il pas fixé la feuille de route politique, économique et social en soutenant chevaleresquement que l’alliance et le pacte gouvernemental n’est pas le partage d’un gâteau ?

Le Gouvernement, c’est une équipe, des compétences, un programme, des actions qui s’inscrivent et se greffent dans la pérennité des choix de la Nation.

Dans cette mouture, le corps social tout entier Entreprises et Ménages avaient attendu avidement que les politiques publiques qui seront mises en place par le Pjd issue de la majorité parlementaire, prédéfinissent les voies politiques et les sentiers économiques destinés à installer le Maroc sur l’itinéraire et la trajectoire d’une réelle émergence économique et sociale, accompagnées d’un agenda précis de réalisation. 

In fine, c’est dans la capacité du Gouvernement Aziz Akhnouch que vient de nommer le Souverain Marocain d’apporter des répliques aux ” spleens” et aux aspirations émanant aussi bien des opérateurs économiques, du milieu des affaires, ainsi que des entreprises et des ménages que l’économie Marocaine et le tissu social pourraient renouer avec une croissance économique soutenue pour claustrer et se greffer sur le sentier de l’émergence économique et sociale et la voie Royale de la démocratie.  



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Bilan d’Adieu et dernier chant de cygne du Gouvernement Saad-Eddine El Othmani

by Mustapha Maghriti 2 septembre 2021
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Seul moins d’une semaine nous séparent des prochaines élections législatives qui se tiendront le 8 Septembre 2021. Nous savons pertinemment tous que le bilan du Gouvernement quelque soit sa nation, sa couleur et son sigle politique est toujours un bon exercice de réflexion, de constats, de diagnostics et même de proposition de pistes et des pistes d’amélioration. Qu’en est-il du bilan économique du Gouvernement El Othmani  avec à sa tête un psychiatre et Fqih Soussi bardé de diplômes en théologie, en l’occurrence Saad-Eddine El Othmani le “psy-chef” de l’exécutif Marocain ?

L’apostrophe fondamentale qui nous interpelle est de savoir si les Gouvernements El Othmani Saison I et II ont pu remédier aux tares structurelles de l’économie nationale (Chômage élevé des jeunes diplômés, volatilité de la croissance, déficits jumeaux…. etc.).

Au regard des maux économiques et sociaux dont pâtit notre tissu économique et social, épineux de répondre par l’affirmative. Pour preuve,  le caractère erratique et ambulatoire de la croissance économique, en raison de la prépondérance de la variable agricole soumise aux caprices climatiques et clémence du ciel, est resté inerte sous le mandat du Team El Othmani.  Le maréchal Français Lyautey n’a-t-il pas argué “Au Maroc, gouverner c’est pleuvoir ?

A titre illustratif, le taux de croissance économique a chuté de 4,1% du PIB en 2017 à 3% en 2018 et 2,5% en 2019. En 2020, eu égard à l’ampleur de la pandémie, le Maroc, à l’instar de la plupart des Etats, a enregistré une forte crampe de la dynamique économique, avec un taux négatif de croissance de -7%. N’oublions pas lors du discours de l’investiture du Gouvernement El Othmani, le chef de l’exécutif avait promis un taux de croissance annuel  moyen du PIB compris entre 4,5 et 5,5%. Or, le taux de croissance annuel moyen entre 2017-2021 est de 1,6% du PIB.

Même en faisant litière de l’année 2020 marquée par la crise exceptionnelle liée au Coronavirus, nous constatons lisiblement que l’objectif de la cible de la dynamique économique n’est pas atteint où le taux de croissance annuel moyen des quatre années restantes est de 3,6% du PIB.

Un point de croissance perdu chaque année pendant 5 ans, n’est-il pas équivaut à un « manque à gagner » de près de 55 Mds de DH par rapport à l’objectif fixé par le Gouvernement ??

En outre, avec le tarissement et l’assèchement des ressources financières, l’envolée de l’endettement n’a pas épargné le bilan économique du Team El-Othmani où les chiffres montrent que le taux d’endettement public global s’afficha au-delà de la barre de 80% du PIB (82,2% du PIB en 2018 et 80,4% du PIB en 2019). Sous l’effet de la crise sanitaire du Covid-19 qui a eu des corollaires négatifs sur le tissu économique et le recours accru à l’endettement, ce taux a culminé à 92% du PIB en 2020. Un endettement qui hypothèquera  l’avenir de moult générations de marocains condamnés à rembourser les dizaines de milliards de dollars de dettes qui plombent les ailes du Maroc.

La moyenne des déficits budgétaires sur les cinq années, mandat du Gouvernement El-Othmani affiche un taux de 4,9% du PIB. D’où l’existence d’un écart de près de 2 points de plus par rapport à l’objectif gouvernemental. Aussi, même en faisant fi de l’année 2020, le taux moyen du déficit budgétaire des quatre autres années tourne autour de 4,3% du PIB.

A fin 2020, la part de la dette extérieure dans la structure de la dette a progressé pour atteindre 37% (contre 20% avant la crise), tandis que la part de la dette intérieure a reculé à la même période à 63% (contre 80% avant la crise).

En sus, le Coronavirus et les frontières que dessinait l’économie mondiale, l’Exécutif El-Othmani a mis en place le « label Maroc » à travers la promotion  du  » Made in Morocco » et via l’incitation à la consommation locale qui stimulerait le tissu entrepreneurial en exhortant les promoteurs nationaux à investir davantage dans différents niches et segments de l’économie Marocaine et visant à substituer l’importation de certains produits par la production locale, le brandage « Made in Morocco » saluée par le milieu des affaires, censé renforcer notre indépendance économique, n’a pas cependant réussi à infléchir fondamentalement le déséquilibre de la balance commerciale. Pièce à conviction, le déficit de la balance commerciale a accusé un taux qui gravite autour de 18,3% du PIB en 2018 et 18,2% du PIB en 2019, pour enregistrer un léger recoin en 2020 à 16,3% en raison de la fermeture des frontières due à la crise du Covid-19.

Le déficit commercial est resté compris dans une fourchette entre 16 et 19% du PIB, et le taux de couverture des importations par les exportations s’est maintenu autour d’une moyenne de 55%, qui signifie que le Gouvernement Maroc importe plus que le double de ce qu’il exporte.

Sur le front social et en matière de lutte contre l’oisiveté, les résultats obtenus ne sont guère rutilants. Rappelons que le gouvernement avait pour ambition de ramener le taux de chômage à 8,5% en fin de mandat. Or, les chiffres officiels montrent que le taux de chômage annuel moyen au cours des années précitées est de 10,4%. Ce qui est nettement en deçà de l’objectif initial fixé.

En plus, le Maroc ne s’est pas mieux porté lors des cinq dernières années. Pour preuve, le pays occupe toujours la 121ème place sur 189 dans l’IDH du PNUD (2020), 98éme dans le nouvel Indice du capital humain de la Banque mondiale et 75éme de l’indice de compétitivité avec à peine un score de 58 sur 100, en dessous de la moyenne mondiale qui est de 61 en vertu du World Economic Forum.

Aussi, la crise a mis à nu la vulnérabilité sociale d’une très large frange de la population. D’après une étude inédite du HCP, les inégalités sociales se sont fortement détériorées : L’indice de Gini (qui mesure une telle inégalité) a atteint 46,4%, alors que, selon le département HCP, le seuil « socialement tolérable » serait de 42%.

Sur le plan du climat des affaires, le chef de l’exécutif a maintes fois fait éloge et apologie du climat de l’investissement où le Maroc s’est classé à la 53ème dans Doing Business 2020. Sur ce registre de Doing Business, le cabinet Saadine Elothmani s’est-il donné le temps de sonder, sur le terrain, l’opinion du milieu des affaires national et international ? S’est-il donné le recul d’aller faire un tour dans les tribunaux de commerce pour évaluer les tares qui obturent le climat de l’investissement et des affaires internationales: Les délais trop longs, la partialité ressentie et les difficultés d’obtenir gain de cause qui plombent tout crédit en la justice marocaine. Le cabinet de Saadine Elothmani a-t-il demandé aux promoteurs économiques ce qu’ils redoutent le plus dans l’acte d’investir ? 

Les Marocains revendiquent une politique économique qui relance l’activité, l’investissement et l’emploi. Les Marocains réclament une vie décente et une protection des plus faibles, une amélioration de la qualité de la présence territoriale des services publics, une reforme de l’administration. Les Marocains exigent une politique de l’impartialité de la justice, de l’éducation nationale et de la santé publique.

Saad-Eddine El Othmani n’a-t-il pas du tenir compte de ces aspirations et doléances. Le Souverain Marocain, lors du discours de Dakar n’a-t-il pas fixé la feuille de route en soutenant majestueusement que l’alliance gouvernementale n’est pas le partage d’un gâteau ? Le Gouvernement, c’est une équipe, des compétences, un programme, des actions qui s’inscrivent dans la durabilité des choix de la Nation.

Les acteurs économiques attendent des réponses à des questions, récurrentes, qu’ils se posent de manière formelle, explicite et latente. De telles préoccupations revêtent une stridence singulière dans le contexte de ce Gouvernement à fin mandat et qui marque la première expérience gouvernementale conduite à l’ère de la nouvelle constitution de Juillet 2011. Dans ce sens, le corps social tout entier Entreprises et Ménages avaient attendu avidement que les politiques publiques qui seront mises en place par le Gouvernement Psy Saad-Eddine El Othmani issu de la majorité parlementaire, prédéfinissent les voies et les layons destinées à installer le Maroc sur l’itinéraire et la trajectoire d’une réelle émergence économique, accompagnées d’un agenda précis de réalisation. 

In fine, c’est dans la capacité des futures politiques du Gouvernement prochain d’apporter des répliques à ces ” spleens” et ” psy-causes” émanant aussi bien des opérateurs économiques, du milieu des affaires, ainsi que des entreprises et des ménages que l’économie Marocaine pourrait renouer avec une croissance économique soutenue pour claustrer et se greffer sur le sentier de l’émergence économique. A défaut, tout hiatus entre les préoccupations du corps social électoral Marocain et la pertinence des réponses inscrites dans le prochains programmes du Gouvernement et les stratégies qui en découlent ne feraient que renforcer la césure sociale, les attitudes et les comportements de réserve voire de méfiance du citoyen à l’égard de toue opération électorale future.

2 septembre 2021 0 comment
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L’invariant Afghan est plus virulent que le variant Indien, 20 ans plus tard les Talibans aux commandes : Quels enseignements ?

by Mustapha Maghriti 24 août 2021
written by Mustapha Maghriti

Le 15 Août dernier, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, tomba littéralement entre les mains des Talibans après l’effondrement des forces Gouvernementales et la fuite à l’étranger du Président Ashraf Ghani. Des scènes apocalyptiques y ont eu lieu, où l’on a pu voir des centaines et des milliers d’Afghans, tenter opiniâtrement de monter et de s’accrocher à un avion Boeing C-17 de l’Armée Américaine, des scènes bibliques qui ont réveillé aux États-Unis le traumatisme de la guerre du Vietnam et de l’évacuation piteuse des diplomates américains à Saigon le 30 avril 1975 et qui m’ont fait rappeler  des films fétiches que j’ai vus au Cinéma à l’instar de Né un 4 Juillet, Platoon, retour vers l’enfer, Voyage au bout de l’enfer…..etc.

L’exécutif Biden a défendu sa décision de mettre fin à 20 ans de guerre, la plus longue qu’ait connue l’Amérique. « Ceci n’est pas Saïgon », a assuré dimanche le secrétaire d’État américain Antony Blinken sur CNN, évoquant la chute de la capitale vietnamienne en 1975, un souvenir encore douloureux pour les États-Unis. Mais la pilule est amère pour Washington dont l’image en ressort profondément écornée et qui déplore 2.500 morts et une facture de plus de 2.000 milliards de dollars. 

Sans entrer dans l’historique de cette guerre qui n’est pas l’objet de cette chronique ; Quelles enseignements pourrons-nous inférer de ces 20 années fatales ?

– Primo : Une démocratisation ne se fait guère sous la mainmise d’une puissance étrangère, mais jaillit d’une multiplicité de paramètres et de  modulations socio-économiques intrinsèques au pays, et sans lesquelles aucune transfiguration politique pérenne ne peut se produire

– Secundo : Une razzia humanitaire comme celle menée par les USA en Afghanistan, ne se fait pas comme par des mitraillages de médicaments, ou des canonnages de boîtes de conserves et de livres, mais bien par des fusées effrontément funestes qui, en sus, de faire des dizaines de milliers de morts, élucubre une cinétique de résistance qui peut compter sur l’appui immarcescible d’une population autochtone ravilie opprimée par l’aliénation qu’elle a eu à subir. Pour preuve : Après 20 années de guerre, les Américains ne croyaient-ils pas combattre les Talibans au moment où ils bataillaient les Pachtounes, soit rappelons-le encore, l’ethnie majoritaire du pays ?

– Tertio : Une mutation sociale et un changement de mentalité aussi optative et endurable soit-il, ne se fait pas par la diabolisation et l’ostracisation d’un pays ou d’un peuple, mais bien au contraire, par son inclusion dans le droit humain international et son insertion dans la réalité économique mondiale.

– Quarto : Le terrorisme et le radicalisme rudimentaire constituent du point de vue de la géopolitique des grandes mainmises et tyrannies mondiales, deux répliques et deux armes dont on peut facilement perdre le contrôle, au point de les voir se retourner contre soi-même.

Chaque pays et chaque peuple a ses spécificités, sa temporalité et sa propre trajectoire de développement. Essayez de bousculer cette réalité anthropologique par une ingérence quelconque entraînera des résistances voir des rebelles, car le réel a sa propre dialectique et ne tolère jamais d’être bousculé ni violenté.

Une fois libéré du joug Américain que sera le nouvel Afghan ? Sera-t-il un Gouvernement afghan qui préserve les droits fondamentaux de son peuple dont la moitié de sa population – ses femmes et ses filles,

car les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra , principalement dans les villes, craignent que les talibans n’imposent la même version ultrarigoriste de la loi islamique que lorsqu’ils dirigeaient leur pays, entre 1996 et 2001, des femmes, qui observent déjà des retombées immédiates sur leur quotidien, car on se souvient  durant le règne du mouvement islamique, une application ultra-rigoriste de la loi islamique était en place où les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’école, de travailler, subissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un chaperon masculin et étaient lapidées ou fouettées sur la place publique en cas d’adultère, par exemple ? Le Temps est révélateur !!!!

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Une nouvelle posture géopolitique Maghrébine : L’autre dimension du Discours du trône du 31 Juillet 2021

by Mustapha Maghriti 18 août 2021
written by Mustapha Maghriti

Si les modulations géopolitiques et géo-économiques internationales rendent plus qu’immanquable et manifeste une refonte de la coopération en Méditerranée, il n’en demeure pas moins que l’édification d’une Union Maghrébine (UMA) reste toujours un projet historique porteur d’espoir pour les 5 pays du Maghreb. Ainsi, à la lumière de l’éloge Royal dans lequel le Souverain Marocain tend la main à l’Algérie, nous chronique a pour ambition de réfléchir sur l’importance et la pertinence d’une Union maghrébine qui reste un impératif de stabilité régionale, pouvant assurer non seulement la prospérité économique et l’arrimage à la rive Nord de la Méditerranée mais représenter aussi un pôle géopolitique contribuant à la préservation des équilibres mondiaux.

Cette serrure, depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, ne bute-t-il pas sur un droit naturel et un principe juridique authentique, consacré par les instruments internationaux, notamment le Traité de Marrakech scellé le 17 Février 1989 à Marrakech , texte fondateur de l’Union du Maghreb Arabe qui prévoit la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux entre les pays constitutifs de l’espace maghrébin : Maroc, Tunisie, Algérie, Libye et la Mauritanie ?

A travers le panégyrique Royal, le Souverain s’attache à poursuivre ses efforts sincères et louables pour cimenter la sécurité et la stabilité dans son environnement africain et euro-méditerranéen, et plus singulièrement dans son voisinage maghrébin, en particulier avec l’Algérie à travers l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage.

C’est la partie la plus large du discours vu le contexte géopolitique très particulier dans lequel le Maroc a évolué dernièrement. Tandis que certains y voient un desiderata édifiant, d’autres une approche créative, une troisième grille de lecture, celle de la rigueur, semble avoir été totalement omise par les analystes. Deux niveaux d’analyse nous semblent importants.

– Le premier niveau d’analyse est la nature prochronique et désuète des éréthismes actuels, en singulier l’enclos des frontières entre nos deux jumeaux pour reprendre l’expression du Souverain Marocain. Une muraille héritée du passé et qui n’a plus lieu d’être eu égard à l’interdépendance et la complémentarité irrécusable entre nos deux pays autant au niveau historique et civilisationnel qu’au niveau économique, stratégique et géopolitique pour toute la région que ce soit la coopération verticale Nord/Sud (la méditerrané et l’Europe) ou les échanges horizontaux Sud/Sud avec le reste de l’Afrique. 

Au regard des blocs commerciaux régionaux, le Maghreb demeure l’une des régions les moins intégrées du monde. Le  » non-Maghreb » bloquerait le potentiel de développement de la région où diverses sources estimeraient le coût du « non Maghreb » entre 1 et 2 % du PIB. Quant à l’intrus à l’origine de la division actuelle dont il est question dans le discours Royal, cela renvoie, à certaines puissances et forces occidentales du point de vue contemporain :

Ces mainmises œuvrent inépuisablement en vue de pérenniser le Maghreb dans un morphogramme de division permanente, quitte à entreprendre des « Openfields » pléonastiques de désinformation (affaire Pegasus), de déstabilisation (printemps arabes) et d’isolement du Maroc sur la scène internationale (provocations de l’Espagne, activisme diplomatique anti-marocain mené par l’Allemagne, rôle de l’Open Society dans l’affaire Pegasus.)

Dans une région qui concentre des intérêts stratégiques de première importance, les grandes puissances n’épient-elles et ne suivent-elles pas de près les mutations qui s’accélèrent ?

Le projet d’intégration maghrébine n’a-t-il pas pâti de facteurs exogènes tel le développement du Partenariat euro-méditerranéen ? Au moment où l’UMA entrait en sommeil, l’UE perfectionnait son projet de partenariat avec la rive sud de la Méditerranée avec l’objectif d’établir une « zone euro-méditerranéenne de libre échange » dont l’architecture est constituée par les accords d’association de l’UE avec les États de la rive sud de la Méditerranée dont l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Concernant le cœur sur la main du Souverain et la main tendue par le Maroc à l’Algérie, le premier niveau de lecture est substantiel et pragmatiste. Les « Jumeaux » sont confrontés à des menaces géostratégiques et géopolitiques homologues.

Pour preuve, le Souverain Marocain, dans sa rhétorique, a bien souligné que  » La vérité est que le Maroc et l’Algérie sont tous deux confrontés aux problèmes de l’immigration, de la contrebande, du narcotrafic et de la traite des êtres humains. Les bandes qui s’adonnent à ces activités criminelles sont notre véritable ennemi commun. Si, ensemble, nous nous attelons à les combattre, nous parviendrons à mettre fin à leurs agissements en extirpant leur mal à la racine. »

Les intérêts du Maroc et l’Algérie étant convergents et leurs destinées attelées et cadenassées par l’histoire et la géographie, le Maroc et l’Algérie ont tout intérêt à outrepasser les faux clivages qui les départagent et à agir de concert et de front pour rasséréner la région et enchaîner une nouvelle géopolitique étayée sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage, car tandis que la stabilité et la sécurité régionale se « co-construisent », l’instabilité de l’un agit de facto sur l’autre.

– Le deuxième niveau de lecture où résiderait la rigueur du discours Royal, concerne le principe de réciprocité évoqué par le Souverain  » Ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable. Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie; car les deux pays font indissolublement corps. »

Aussi, pour contextualiser le discours du Souverain, nous préférons faire référence aux évènements diplomatiques à travers la note adressée par l’Ambassadeur du Maroc à l’ONU, à la présidence du Mouvement des non-alignés, où il rappelle que « le principe d’autodétermination n’est pas un principe à la carte », et « le peuple Kabyle mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination. »

Il en résulte que situé dans son contexte, ce que ce qui touche le Maroc dans son Sahara, affectera tout autant l’Algérie dans sa Kabylie.

La seule alternative viable pour le pouvoir algérien serait donc de serrer une fois pour toutes la main qui lui est tendue par le Maroc, et de contribuer activement à jeter les bases d’un nouveau pacte de développement, de stabilité régionale fertile et propice à la géopolitique maghrébine évoluant dans son environnement régional et international, qui en plus de profiter irrémédiablement à peuples Maghrébins, mettra fin à la déperdition des points de croissance, desserrera l’étau de la contrainte de la dépendance structurelle à l’égard de l’Europe et renforcera la stabilité dans la région au détriment des ingérences étrangères dont les agendas vont à l’encontre de nos intérêts les plus vitaux, malgré le caractère fallacieux et mielleux de leurs discours officiels.

Avec une telle nouvelle reconfiguration géopolitique Maghrébine et pour d’évidentes raisons géostratégiques, les puissances mondiales, l’ensemble des acteurs régionaux et extra-régionaux ne se trouveraient pas dans l’obligation de prendre en considération un rapport de force régional entièrement nouveau ?

18 août 2021 0 comment
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La Famine au temps du Covid-19 : Épée de Damoclès et Cri d’Orfraie sur la planète

by Mustapha Maghriti 4 août 2021
written by Mustapha Maghriti

Qui de nous, n’a pas pensé que la dénutrition a été séquestrée dans le sarcophage de la littérature économique ? On était tous persuadé que et la sous-alimentation étaient mollies de notre planète et que l’humanité pouvait manger à sa faim et subvenir à ses besoins fondamentaux. Malencontreusement, en grande partie aux répercussions de la pandémie de Covid-19, la faim dans le monde s’est considérablement attisée en 2020,  alerté l’agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) dans un rapport récent sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde établi conjointement par avec le concours de quatre organismes de l’ONU (le Fonds international de développement agricole (FIDA),l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Selon ce document, 1/10 environ de la population mondiale, ce qui pourrait représenter jusqu’à 811 Millions de personnes  est en situation de sous-alimentation en 2020.

Inopportunément, la pandémie du Covid-19 continue de faire ressortir les faiblesses de nos systèmes alimentaires, lesquelles mettent en péril la vie et les moyens d’existence des personnes partout dans le monde.

Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, le Sommet de la nutrition pour la croissance et la vingt-sixième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), qui ont tous lieu cette année, doivent offrir une occasion de progresser vers l’objectif de la sécurité alimentaire et de la nutrition par la transformation des systèmes alimentaires et doivent avoir une incidence déterminante  sur la deuxième moitié de la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition, un engagement pris au niveau mondial qui cherche encore son rythme.

Avec le Coronavirus, l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde  en 2021 nous interroge sur la réalité calamiteuse que l’épée de Damoclès de la famine nous épie et que la malnutrition est en train de saper les personnes les plus vulnérables dans le monde. 
La sous-alimentation, dans le monde, constitue un cri d’alarme sur l’évolution de la famine et ce nonobstant les engagements pris par les pays à travers les politiques publiques mises en place pour atteindre les objectifs du développement durable ODD à l’orée 2030. 
La lutte contre la malnutrition et la famine, Faut-il rappeler, faisaient partie intégrante de ce nouveau consensus quant aux objectifs du développement adopté par la communauté internationale.

Avec les pertes d’emploi, le chômage, la faim et la malnutrition dans le monde ont accusé une envolée fulminante où le nombre de personnes pâtissant de la faim dans le monde est évalué à 768 en 2020, 821,6 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 10 millions de personnes par rapport à 2017. Ce chiffre s’envole pour frôler les deux Milliards de personnes si on inclut les personnes en situation d’insécurité alimentaire.

Aussi, selon  un récent rapport d’OXFAM intitulé  » le Virus de la faim se propage », 11 personnes risquent de mourir de faim chaque minute, soit un rythme plus élevé que le nombre de victimes du Covid-19 qui est environ de 7 personnes par minute. Au niveau de la ventilation spatiale de la famine dans le monde et sans aucune surprise, c’est notre continent noir qui vient en tête de peloton de ce classement ; l’Afrique subsaharienne, où 224,3 millions de personnes souffraient de malnutrition.

Les autres continents ont, à leur part, ont été affectés par une recrudescence de la famine, notamment en Asie avec 12%, l’Amérique latine et les Caraïbes avec 8%.Les pays qui endurent le plus de la malnutrition sont le Yémen, le Congo démocratique, l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Sud Soudan et le Nord du Nigéria. Cependant, cette calamité ne se cantonne pas aux pays pauvres et des pays en développement : Les pays développés ont également connu le regain de la famine au cours des dernières années avec notamment les crises économiques et sociales qui corrodent l’économie mondiale, notamment auprès des couches pauvres et marginalisées. Mais, le côté le plus odieux est que la famine ronge de plus en en plus les mômes. En effet, le rapport des Nations-Unies atteste que le nombre d’enfants qui sont ravagés par la faim et la malnutrition dans le monde est de 149 millions d’enfants ; un chiffre qui nous apostrophe sur le grand chaos du bilan de l’alimentation dans le monde. 

Un tableau très noir  de l’évolution de la famine qui montre incontestablement que les objectifs fixés dans le consensus sur le développement et les objectifs l’Objectif de la faim zéro et du développement durable ODD en 2030 d’enrayer la famine sont reportés aux calendes grecs. Parmi les raisons de la détérioration des conditions de l’alimentation dans le monde, on énumère le rôle des guerres, des conflits et de l’instabilité politique en général et les catastrophes naturelles qui ont joué un rôle important dans le retour des crises alimentaires. Mais, en dépit de son importance, ce rapport ne s’est intéressé que de manière accessoire à la question des politiques agricoles et des choix de développement mis en place dans ce domaine qui expliquent, à notre sens, largement la dystrophie des conditions de l’alimentation. Malheureusement, depuis la seconde guerre mondiale, les politiques agricoles et les choix de développement agricoles ont été marqués par la prépondérance des politiques industrielles et les intérêts urbains par rapport à ceux du milieu rural et de l’agriculture. 

Plus que jamais, aujourd’hui, nous avons besoin d’une rupture avec les choix passés afin de mettre l’agriculture et l’alimentation au centre pour mettre fin à l’outrage de la faim et de l’insécurité alimentaire dans notre planète qui tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme. 

Ces stratégies passent inlassablement  par une réorientation des systèmes agricoles visant à privilégier le développement durable ; stratégies où les organismes humanitaires ont un rôle à jouer en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable, pour instaurer des mesures visant à élargir l’accès à la nourriture pour tous, pour améliorer l’économie locale et contribuer à la sécurité alimentaire. Il faudrait toutefois qu’un cadre politique, de gouvernance mondiale crée un environnement favorable en encourageant la paix, la stabilité macroéconomique et en définissant les domaines prioritaires d’un programme de lutte contre la faim.
Avouons-le, en guise de conclusion, la faim dans le monde n’est pas une fatalité, les thèses malthusiennes et néo-malthusiennes sont fausses et battues en brèche, les ressources naturelles sont suffisantes depuis la création de la planète. Pour preuve, DIEU dans Sourate FUSSILAT verset 9 et 10 dit “Renierez-vous [l’existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et LUI donnerez-vous des égaux ? Tel est le SEIGNEUR de l’univers, c’est LUI qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t’interrogent.” 

Le droit à l’alimentation pour tous est une revendication légitime où chacun a son rôle à jouer, des ONG aux pouvoirs politiques sans occulter chacun d’entre nous qui à sa façon, ses propres moyens, peut contribuer à cette lutte par un don, une offre de bénévolat, un effort pour préserver les potentialités de la nature. Le droit à l’alimentation est un droit de naissance pour tout être humain. 
Nelson Mandela n’a-t-il pas argué que “La pauvreté n’est pas un accident comme l’esclavage et l’Apartheid, elle a été faite par l’Homme et elle peut être supprimé par des actions communes de l’humanité” ?? 



4 août 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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