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Mustapha Maghriti
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Agitation des chaînes d’approvisionnement du Vaccin Covid-19, Perturbation de l’Agenda de la Compagne de Vaccination : les Raisons de la Frénésie

by Mustapha Maghriti 31 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

La pandémie du Coronavirus était initialement une crise mondiale sanitaire, mais qui a très rapidement évolué en une crise économique et sociale qui a affecté tous les contrés du monde à des degrés différents, mais surtout les plus intégrés d’entre eux. Les arrêts de production ont touché les grandes puissances économiques mondiales, d’une manière brutale et soudaine et la dépression économique généralisée n’est plus une crainte mais une réalité. Au même titre que ses partenaires, le Maroc a subi de plein fouet la crise du Covid 19 qui a mis rude épreuve les chaines de production mondiales à l’instar des équipementiers automobiles, qui pâtissent à une disette mondiale de puces électroniques et se trouvent refréner de laminer les ailes en comprimant leur investissement et partant leur production.

C’est dans ce sillage que le Géant Français de l’automobile Renault, avait annoncé, Février écoulé, le rajustement de sa production industrielle sur le Mois de Février dans plusieurs unités de production, dont celle de la perle du Nord Tanger, en raison de la perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales qui se matérialise par le manque de composants électroniques chez certains de ses approvisionneurs.

Une agitation des chaînes d’approvisionnement qui fait boule de neige  pour affecter celle des chaînes logistiques de l’industrie pharmaceutique. En effet, aujourd’hui avec la forte pression sur la provision en vaccin anticovid-19, l’on ne s’inquiète non seulement de la rareté des doses de vaccin, mais aussi de celle de tous les organiques qui composent la production des vaccins contre la Covid-19.

Faut-il rappeler que l’investissement dans l’industrie pharmaceutique doit produire plus de 10 Milliards de doses de vaccins anti-Covid-19 pour l’année 2021, soit, tous vaccins confondus, le double de la capacité de production de 2020.

La carence de certaines matières premières nécessaires à la production de vaccins se fait de plus en plus se faire sentir à l’exemple des verres, plastiques, bouchons…etc, une pénurie sur les chaînes d’approvisionnement préoccupante à tel point qu’elle a fait l’objet d’une symposium récent entre différents acteurs, dont les partenaires du système Covax, notamment l’Organisation mondiale de la santé, la GAVI (Alliance pour les vaccins), sa branche recherche (CEPI) et la Fédération internationale de l’industrie pharmaceutique.

Le dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) est une nouvelle collaboration mondiale novatrice visant à accélérer la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins contre la COVID-19, ainsi qu’à en assurer un accès équitable. Le COVAX est co-dirigé par l’Alliance Gavi, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’OMS. Son objectif est d’accélérer la mise au point et la fabrication de vaccins contre la COVID-19 et d’en assurer un accès juste et équitable, à l’échelle mondiale

Durant ce congrès,  les participants ont rapporté  les contrôles sur les exportations à l’instar des États-Unis avec le « Defense Production Act ». Ce qui atteste des dissidences sur le marché des vaccins, qui va continuer, semble-t-il avec les nouvelles vagues du Covid-19 ce qui n’est pas sans conséquence sur le risque de préjudicier les agendas des compagnes de vaccination à travers le globe.

D’ailleurs, plus que quelques jours avant que le Maroc ne consomme la totalité de son stock de vaccins anti-Covid-19 : Ayant reçu 8,5 millions de doses depuis le début de la campagne de vaccination fin janvier dernier, le Maroc en a déjà administré 7,75 millions à sa population, soit plus de 91% des doses en sa possession. L’urgence d’une nouvelle cargaison est signalée aux principaux partenaires du Royaume, mais la lenteur des productions et la très forte demande internationale compliquent la mission des autorités marocaines à l’exemple de la hausse des cas de contamination en Inde a contraint le Serum Institute of India (SII), l’usine productrice du vaccin Covishield -sous licence d’AstraZeneca- basée à Pune (Inde) de suspendre ses exportations à l’étranger ; une suspension qui risque de durer encore plusieurs semaines.

C’est dans ce contexte que le Maroc multiplie ses efforts pour trouver d’autres fournisseurs comme  Russie avec le vaccin Sputnik V, tandis que le Vaccin Américain Johnson and Johnson autorisé fin février 2021 par l’agence américaine des médicaments (FDA) reste une des options de l’avenir car le Royaume ne peut recevoir sa première commande qu’en janvier 2022

In fine, et à l’évidence, le Maroc, recadrera sa campagne de vaccination, et autant en emporte le vent, il semble invraisemblable de la boucler, comme prévu,  dans les 3 à 6 prochains Mois en vaccinant environ 30 millions de citoyens marocains, soit 80% de la population pour atteindre l’immunité collective.

31 mars 2021 0 comment
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Le Bonheur au Temps du Coronavirus

by Mustapha Maghriti 25 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies servi en livres, les ouvrages aux titres évocateurs disparaissent des rayons aussi vite qu’ils y sont entrés. L’Homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle, Quand on veut, on peut!, du pape de la pensée positive, Norman Vincent Peal, ou Le Sel de la vie, de l’anthropologue Françoise Héritier, font partie de ces best-sellers. En films, avec le succès des Petits Mouchoirs, les Intouchables ou plus récemment de Comme des frères, voyage de trois camarades autour du souvenir d’une amie disparue, en émissions de télévision, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre.

Il est le Graal ultime de l’humanité depuis deux mille ans: capricieux, polymorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le désigne de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. 

Le sujet est indémodable et la recherche du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est propulsé sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la quête de la molécule du bonheur. D’autres estiment qu’on peut même le mesurer et le calibrer.

Et  précisément, la sustainable development solutions network publie chaque 20 Mars, à New York, le rapport sur le Bonheur dans le Monde le  World happiness report, qui coïncide avec la Journée Internationale du Bonheur de l’ONU,  en se basant sur plusieurs batteries d’indicateurs tel que le PIB par habitant, l’entraide sociale, l’espérance de vie, la liberté, la générosité, la perception de la corruption.

Sur le panel de 165 pays sondés et sans surprise, la Finlande se classe en tête de l’euphorie suivie du Danemark, de la Suisse, l’Islande,  la Norvège et des Pays Bas.

Qu’en est-il du Maroc en matière de félicité et de gaieté?

Au plan de la géographie mondiale du Bonheur et de l’extase, le rapport de 172 pages dans son édition 2021verrouille le Maroc dans la 102 ème position, en obtenant un score de 5,09 points. Il s’agit d’un recul palpable par rapport à l’année dernière, où il avait occupé le 96ème rang. Ce recul est imputable à l’anathème du Covid-19 : Après une année dure et éprouvante qui a chamboulé leur quotidien, les Marocains ont l’air moins heureux que d’habitude. Par ses restrictions de déplacement, son coup dur aux relations sociales, son confinement liberticide et ses corollaires venimeux sur les activités économiques, la pandémie a pesé lourdement sur l’état d’âme de la grande majorité de la population, plongée dans un climat d’angoisse généralisée.

Les Etats d’Afrique possédant les indices du Bonheur les plus élevés, selon le rapport,  sont Les iles Maurice, la Libye (que l’actualité présente chaque jour comme un pays à guérilla et de dissension), la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Congo.

Les pays du continent ayant les plus faibles indices au bien-être sont le Soudan du Sud, le Zimbabwe, le Rwanda, la Centrafrique et la Tanzanie

Le plus frappant est le positionnement du Royaume par rapport à son entourage régional. Les Marocains seraient moins heureux que treize pays africains qui les ont devancés dans ce classement Onusien, dont l’Île Maurice (53e), la Libye (85e), la Côte d’Ivoire (90e), le Bénin (91e), Congo (93e), le Ghana (96e).

À l’échelle des pays arabes,  le Maroc est arrivé derrière les Emirats Arabes Unis (23e), l’Arabie Saoudite (29e), le Bahreïn (44e), le Koweït (52e). Par contre, le Royaume reste en tête du classement dans la région du Maghreb, devant l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, qui occupent respectivement les 107e,  136e et 137e places.

A notre sens, la méthode, voire le principe même de calibrer le bonheur, reste très discutable et même réfutable : On pense qu’il convient de séparer de manière tranchée et nette, d’une part la mesure objective du développement, du bien être et du bonheur collectifs et, d’autre part, la mesure subjective du bonheur individuel. Dans notre esprit, le bonheur collectif constitue un ensemble de conditions qui rendent plus facile l’accession au bonheur individuel.

Aussi et surtout, nous soutenons l’idée que ce n’est pas parce que la Finlande est en tête du classement que tous les Finlandais sont heureux, ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Marocains.

A l’appui de notre allégation, le classement de la Finlande au peloton des pays de la délectation et du Bonheur est sibyllin en s’étayant sur les chiffres alarmants de l’Institut Statistique Européen Eurostat qui dénombre plus de 13 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux supérieur à la moyenne européenne. Difficile avec un tel ratio de suicide et d’autodestruction prétendre à la sérotonine et au bonheur : Le suicide n’ jamais fait bon ménage avec le bonheur, l’annihilation n’a jamais fait bon flirt avec l’ascèse, le suicidaire n’a jamais fait bonne cavalière avec l’allégresse.

En sus, le rapport sur le bonheur, depuis sa première apparition, ne cesse de mettre en piédestal les pays scandinaves comme les nations qui savourent la Dolce Vita et les auteurs qui dissertent sur le bonheur, brandissent en permanence le package bonheur des vikings : équité sociale, politique familiale paritaire, économie florissante et on les décrit comme des lieux de plénitude et on en occulte presque qu’ils ont des taux de suicide parmi les plus élevés du Monde avec respectivement 28,9% en Finlande et 16% au Danemark.

Cette année, le Happiness Research Institute qui siège à Copenhague au Danemark  pointe un taux de divorce et un taux de suicide tous deux assez importants, à même d’entacher la réputation du paradis du bonheur, de l’aubaine et de l’enchantement en Finlande ce qui met de manière tangible l’absence de corrélation entre développement économique et sentiment de bien-être connu communément sous l’appellation du paradoxe d’Easterlin.

Cependant et rigueur scientifique nous l’oblige, nous pouvons être d’accord sur des facteurs qui rendent les Marocains moins heureux ou plus rigoureusement des soucis qui préoccupent les Marocains. A cet égard, l’étude menée par le département de Lahlimi, le Haut commissariat au Plan en l’occurrence, nous illumine et nous renseigne sur les différentes inquiétudes dont se soucient les Marocains qui sont :

Primo, le logement vient en tête, avec 60% des réponses des 3.200 personnes sondées avec une note obtenue sur le plan national de 4,7/10, autant dire que les Marocains, à 64%, ressentent plutôt mal leurs conditions de logements, tant au niveau de l’espace dans lequel ils vivent que des conditions qui sont les leurs dans les logements,

Secundo, les Marocains restent soucieux également pour les questions de santé, et surtout au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins qui leur sont prodigués. Ils attribuent la mauvaise note de 3,4/10 à la question de la santé, sans différence singulière entre milieux urbain et rural. Récemment, une feuille de route sanitaire a été élaborée, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental, pour une meilleure répartition de l’offre de soins à travers tout le Maroc,

Tertio, l’éducation est une source de chagrin et de préoccupation à son tour : Elle représente 33% de sentiments négatifs des Marocains, 15,3% de ces sentiments pour la qualité des infrastructures et 11,8% pour la compétence des enseignants,

Quarto, les conditions de travail sont notées, elles, à 4,7/10, les Marocains interrogées dénonçant essentiellement le niveau de salaire et celui du système de retraite qui inquiète de plus en plus les Marocains, avec 63% des sentiments négatifs impactant le bien-être de l’homme Marocain. Soulignons que cette investigation avait été menée, bien avant les remous actuels sur la réforme de la retraite,

Quanto, l’environnement constitue à son tour une source de tribulation, les Marocains n’ayant pas un grand crédit dans leurs institutions et principalement sur le plan politique : Les partis, les communes, les organismes parlementaires n’inspirent pas une grande confiance aux sondés, qui leur attribuent le score de 4,5/10,

Sexto, la culture, et bien entendu les loisirs, ne rendent pas les Marocains particulièrement heureux. Les infrastructures dédiées sont en nombre insuffisant et de qualité douteuse, et les sondés attribuent une note moyenne globale de 3,8/10.

A notre sens, d’autres facteurs s’ajoutant à ceux évoqués ci-haut par le HCP, nous paraissent importants, qui mettent de l’endorphine dans le quotidien des Marocains. En effet, l’enquête menée récemment par la Compagnie d’Assurance Atlanta, en faisant appel à l’expertise du cabinet Institut International de Sondages Ipsos , met en exergue des facteurs qui secrètent de la dopamine et distillent du sel dans la vie des Marocains, Il en est ainsi de :

– La religion qui apparaît comme créatrice de béatitude en apportant sérénité, réconfort et confiance aux Marocains. L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique du culte procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attelée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse.

Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme Marocain qui, à travers la pratique religieuse, tente de se réconcilier avec soi.

DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate AR-RA’D (LE TONNERRE) (Verset 28), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah ». N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs? « . A défaut, Dieu n’a-t-il pas dit dans Sourate TAHA (Verset 124), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne ».

– La stabilité : A priori, beaucoup auraient pu penser que, selon la perception des Marocains, l’argent est le secret du bonheur : Il n’en est rien, pour le Marocain et comme dit le dicton ancestral français « L’argent ne fait pas le bonheur » puisque l’enquête, auprès d’un échantillon de 2.100 personnes révèle que le bonheur des Marocains réside dans leur tranquillité d’esprit. Ainsi, 36% des personnes interrogées y consentent une importance capitale. Effectivement, la paix intérieure (stabilité) nous permet de ressentir un état de tiédeur intrinsèque indispensable à la perception extérieure de la joie de vivre.

Sur ce registre, la stabilité ne peut être que source de bonheur et de quiétude au vu de ce qui passe dans certaines régions du monde : Depuis ces dernières années, certains pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont en proie à des tourbillonnements incessants : l’ordre public est chaotique, la sécurité des personnes n’est plus assurée et leur vie sombre dans une situation épineuse et instable. Toutes ces subversions ont été une source de grandes calamités pour les habitants de ces pays et placent en piédestal la stabilité comme source de bonheur.

Jean Claude Martinez l’ancien Numéro 2 du Front National FN qui a publié « Mohammed VI, le Roi stabilisateur » qui est une bonne raclée au « Roi prédateur » n’est-il pas convaincu que dans un Maghreb et un Sahel instables, le dernier rempart aux menaces terroristes d’AQMI et de Boko Haram est le Royaume Chérifien du Maroc.
A cet égard, il y aura toujours certains individus malintentionnés qui voudront tirer parti des problèmes à caractère économique et social qui subsistent dans notre patrie pour fomenter des troubles. Il nous faut donc impérativement rester lucide. Nous devons autant que faire ce peu savoir apprécier à sa juste valeur cette excellente exception Marocaine et préserver consciencieusement l’harmonie et la stabilité, saisir et mettre à profit l’importante période stratégique actuelle et persévérer sur la voie de la dynamique économique et sociale.

L’avenir sourira alors au Maroc, et gageons que les conditions de vie de son peuple seront encore meilleures.

– La Famille : Cette étude nationale sur le bonheur d’Atlanta Assurances nous a permis de naviguer dans l’océan qui fait le Bonheur des Marocains, à savoir les relations familiales sociales solides dont jouit le tissu familial Marocain qui sont des conditions importantes du bien-être psychologique où 70% des Marocains le citent comme source de bonheur.

Il nous semble que les résultats de cette étude sont un véritable document de référence sur les projections des Marocains pour le bonheur. Ce qui peut aider les acteurs politiques et économiques dans la planification et la construction des éléments de bonheur pour le Marocain : L’étude du HCP le confirme, il faut travailler dans l’ordre du logement, en trouvant une solution à cette offre de plus en plus problématique des « champions » de la promotion immobilière qui se trouvent être aujourd’hui, presque tous, dans l’œil du cyclone. Puis il y a la santé, comme cela a également été confirmé par l’enquête récemment menée par Atlanta. Ce n’est pas à elle seule l’argent qui fait le bonheur.

Bonheur et bien-être devraient donc être érigés en tant qu’objectifs de politique publique, non seulement pour leur finalité en tant que tels mais aussi pour leurs nombreux effets secondaires et leurs externalités positives car le bonheur des uns fait le bonheur des autres ; Le bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent : c’est une des conclusions des recherches menées pendant plus de 20 ans par deux scientifiques américains, dont l’étude est publiée, en décembre de cette année 2015, par le British Medical Journal (BJM).

Ce serait pourtant dans l’intérêt de tout le Maroc, car, à notre sens, plus un Marocain est heureux, plus il est productif, gagne davantage et se comporte plus civilement en société: On n’est plus, in fine, dans le Produit National Brut (PNB) ; l’économie n’a pas à elle seule la clé du Bonheur, mais bel et bien dans le Bonheur National Brut (BNB) du Maroc.

Stabilité-Santé-Religion-Famille: Voilà le quadrilatère et la molécule du bonheur chez les Marocains. Stabilité-Santé-Religion-Famille : C’est la thérapie d’une terre-happy du Maroc !!


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Le Roi Mohammed VI : Le Cœur sur la Main / Le Cœur sur l’Humain

by Mustapha Maghriti 16 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle de narrer de la magnanimité et la mansuétude du Souverain Marocain : Plantureusement, on ne tarit pas d’apothéose et d’auréole la stratégie de vaccination contre la Coronavirus mise en œuvre par le Monarque Marocain. Pour preuve, les révérences ne sont-elles pas prodiguées au Sultan Marocain pour sa clairvoyance dans l’offensive de lutte contre la pandémie du Covid-19 ?

Subséquemment, on doit noter le desideratum ferme du Souverain Marocain de prendre en charge, depuis le début la Coronavirus, l’épineux dossier de la pandémie en balisant la voie et en mobilisant notre patrie dans toutes ses composantes (Gouvernement, société civile, …..Etc.) et ce avec discernement, modicité et prédétermination.

Rétrospectivement, dès l’apparition du premier cas du Coronavirus (d’un ressortissant Marocain résident en Italie) lundi 02 Mars 2020, alors que les uns et les autres, effrayés et apeurés, tentèrent de sacrifier l’humain à l’économique, le Souverain Marocain, soucieux de prémunir son peuple contre ce virus, s’est fait le choriste et le félibre de la défense de la santé et de la vie de son peuple et des Marocains sur l’économie où nul ne doute que depuis l’envolée de la pandémie du Covid-19, le Souverain Marocain a consenti, avec dévouement des sacrifices immenses pour sauver des âmes humaines et ce en faisant primer la vie des Marocains sur l’économie à travers différentes moyens : Etat d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars 2020, le confinement qui a été accueilli à bras ouverts par tous les Marocains en dépit ses contrecoups économiques et ses terribles effets psychiques et psychologiques avec ces 100 jours ou presque de confinement drastique qui ont étouffé l’économie du Maroc et achevé le moral des familles.

Ainsi et dans le dessein de maîtriser les conséquences  économiques ravageuses de la pandémie, sur hautes instructions Royales, le Souverain Marocain a ordonné une mobilisation forte de l’État pour accompagner les opérateurs économiques pour la réussite de la reprise économique en soutenant le secteur privé au travers de la création du Fonds de solidarité nationale le 15 Mars 2020 mobilisant plus de 33 Milliards de Dhs  et du Comité de veille économique CVE qui n’avait d’autre point de mire que d’apaiser les supplices dont pâtissent le peuple Marocain à travers la création d’un Fond Mohammed VI de l’investissement (doté d’un montant initial prévu de 45 milliards de DH, dont 15 Milliards issus du budget 2021 de l’État) qui, à travers mécanismes budgétaires et financiers,  permettra  de faire redémarrer la machine économique sapée par la pandémie.

Cette ferveur Royale ne nous montre-t-elle pas tous les signes d’une nation solidaire, soudée et unie et d’un Sultan qui a pour seule visée, celle de guerroyer le Covid 19 ?

En sus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces Armées Royales n’exhibe-elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ?

Cette missive Royale n’est-elle pas témoin du soutien du Souverain Marocain aux opérateurs économiques toutes tailles, tous secteurs et toutes régions confondus ?

La solidarité, il faut l’avouer, dans notre patrie, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer relevant que notre pays a été cité en exemple œcuménique pour son respect des mesures préventives et pour les résultats probants qu’il a enregistrés durant la période de confinement.

En outre, dès que l’opération de la vaccination amorça dans le monde, le Souverain Marocain a pris la décision noble de la gratuité du vaccin contre l’épidémie de la Covid-19 au profit de tous les Marocains et les différentes diasporas étrangères installées au Maroc et ce en tranchant le nœud gordien que le vaccin contre la Covid-19 ne devant pas être un bien commercial, mais un bien public accessible à tous les Marocains. Vacciner 25 Millions, soit 80% de Marocains est un engagement de longue haleine  et campagne de grande ampleur pour éliminer les cas de contamination et de décès dus à l’épidémie, contenir la propagation du virus, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra , in fine, de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

Ainsi, sous les auspices du Sultan Marocain, la bataille de la vaccination contre la pandémie de la Covid-19 donna ses fruits et sert d’exemple au monde entier où tous les pays s’associèrent pour rendre hommage à cette prouesse Royale, et ce en hissant le Maroc dans le peloton des dix Etats ayant réussi le challenge d’éradiquer le Virus ?

Cette piété épandue de l’Organisation Mondiale de Santé OMS n’est pas la seule, elle se rallie à celle  proférée par la presse écrite et audiovisuelle à l’échelon international, ou récemment, exprimé par les diasporas étrangères installées au Maroc qui ont tenu chacune à son étiage, standing et à sa manière à exprimer leur reconnaissance au Souverain Marocain pour leur avoir permis de bénéficier bénévolement du vaccin dans les mêmes conditions que des Marocains qui souligne la dimension philanthrope du Monarque Marocain.

Sans aucune hiérarchisation ou discernement de cette vision, les directives Royales de gratuité pour la couverture à toutes les personnes vivant sur l’aire nationale de bénéficier du sérum, dans l’immédiat et à terme, restent fermes ayant pour socle l’épithète la solidarité et du partage; une valeur qui s’inscrit dans la culture de fraternité et l’altruisme du Sultan Marocain depuis son accession au Trône.

Cette Stratégie chevaleresque, dynamique, entreprenante porteuse d’espoir et à forte dose altruiste n’est-elle pas la gage d’un Roi qui a le cœur sur la main et le cœur sur l’Humain?

16 mars 2021 0 comment
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Le Multilatéralisme entre œil de cyclone et hurricane à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 9 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

En pleine pandémie du Covid-19, de grands mastodontes pharmaceutiques se sont épanchés à un sprint récalcitrant pour concevoir l’équation miracle de l’immunité contre la Covid-19: Sinopharm, AstraZeneca, Moderna, Pfizer, Johnson&Johnson et Sputnik se sont attelés à une course effrénée à la microscopie biochimique de dernière génération pour aboutir à la combinaison chimique du vaccin anti-covid-19.

En se livrant à un embrasement échevelé pour arriver à la formule chimique du sérum anti-covid-19 , de nouvelles fissures et fêlures sont manifestées à travers une bataille sans merci pour la production, l’acheminement, l’injection et l’immunisation du vaccin, un combat faisant l’éclosion d’une nouvelle géopolitique mondiale sans boussole du vaccin remettant en cause les équilibres internationaux et les rapports de forces mondiaux.

Avec le selfish des pays développés au temps du Coronavirus envers les pays du Sud et parfois entre des pays qui prétendaient être intégrés commercialement dans des espaces économiques similaires en termes de développement, à l’instar de l’Europe qui a négocié le début du Covid-19 sans solidarité entre des pays de l’Union Européenne, notamment l’Espagne et l’Italie qui ont le plus pâti de la pandémie ; cet effritement de la solidarité Européenne était tangible lors des SOS à l’aide lancés par les deux pays les plus durement touchés (Italie, Espagne), qui ont dû accepter l’appui inattendu émanant de pays comme la Russie et la Chine ou de  l’ère de la temple de D.Trump, qui consacra le repli et le renoncement des USA au rôle de protagoniste global, résultat de l’unilatéralisme prôné par son administration et son retrait progressif de la scène internationale en écho à l’oukase tapageur « America First ».

Aussi, cette désolidarisation se matérialisa par par l’absence d’engagements concrets et chiffrables en faveur des pays vulnérables du Sud. ; Elle se mesura à travers le refus des dirigeants du G20 de permettre aux pays démunis sapés par la pandémie de suspendre le remboursement de leurs dettes.

La guerre du plasma ne signifie-t-elle pas le crépuscule de nos illusions pour l’émergence d’un monde économique multilatéral ? Pour preuve, la pandémie du Coronavirus n’a-t-elle pas dénudé la caducité des instruments de concertation multilatérale matérialisés par une gouvernance financière, économique et sociale mondiale mise à genoux par la rapidité de la propagation de la bactérie du Covid-19 ?

Alors que cette crise est par nature globale et requiert par conséquent une approche multilatérale coordonnée et coopérative, la prédominance des actions ponctuelles et unilatérales a été manifeste. La Covid-19 n’a-t-elle pas dévêtue la vétusté des mécaniques de coordination concrétisés par « l’égocentrisme ” des Etats où le “chacun pour soi” est devenu le Maître-mot en matière de gouvernance du Covid-19 et le retour des postures du self-help prônées par les théoriciens du néoréalisme, à l’instar de l’Américain Kenneth Waltz ?

Que ce soit l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses multiples girandoles dont l’Organisation Mondiale de Santé (OMS), la parole des panthéons multilatéraux n’a-t-elle pas été décrédibilisée lors de l’anathème sanitaire du Covid-19 ?

Censés recomposer les rapports entre les Etats sur des thématiques cardinaux, ces entités multilatérales ont été reléguées au second statut d’organes confusément et obscurément consultatifs, dont la sentence consensuelle s’est liquéfiée dans le récital des convictions unilatérales.

Ces idées reçues, parfois dogmatiques, agnostique, souvent antinomiques, ont été bassinées par des institutions et des pseudo-experts aux prises avec une situation sanitaire, économique et sociale chaotique, et qui n’ont pas eu d’autres options que de tâtonner des résolutions faute d’avoir une politique aiguillée par un savoir commun fortifié et consolidé à un palier transnational.

Pour preuve, au cours de l’épreuve tragique du Covid-19, pas une seule initiative multilatérale n’a permis d’endiguer et de refréner  efficacement la pandémie du Covid-19 hormis la tentative philanthrope de la Commission Européenne de canaliser et de centraliser les commandes de vaccins.

Cette action, comme l’a élucidé récemment l’épreuve de force avec AstraZeneca, a également montré ses limites tant juridiques qu’organisationnelles, douchant tous les zèles et les ferveurs de ceux qui ambitionnent une coopération multilatérale sur le revers de la pandémie du Coronavirus.

Pire encore, même au niveau économique, des instances à la composition plus amenuisée, rituellement plus efficaces dans la prise de décision tel que le G7, tergiverse et tatillonne sur l’itinéraire à suivre, bien que l’arrivée au bureau ovale de J.Biden semble avoir étanché les agitations.

Ainsi, insuffler une nouvelle dynamique à une coopération multilatérale ne semble pas être plausible rapido-presto, d’autant plus que dans cette reconfiguration géopolitique, les Gouvernements sont sous l’étau rocambolesque pour catapulter à très brève échéance leurs campagnes de vaccination avec des obstacles aussi nombreux que complexes :

-D’un côté, les fournisseurs de sérum sont assujettis à la contrainte temporelle pour devoir organiser leurs chaînes de production dans les meilleurs délais et solutionner en quelques jours des difficultés qu’ils surplombent coutumièrement en plusieurs mois.

-De l’autre côté, les Etats doivent édifier une chaîne de valeurs logistique inouïe en temps record à même à organiser le convoyage aux habitants. Dans les deux cas de figure, les challenges sont cyclopéens et tout un éventail d’options cornéliennes pavoise le sentier du sérum sans occulter les batailles commerciales, juridiques et diplomatiques pour l’arrivage du vaccin.

En somme, l’approche avaricieuse et bridée des Organisations internationales face à la  pandémie du Covid-19 ne consacre-t-elle l’imbroglio du multilatéralisme, qui continue de subir des coups de boutoir, au moment où l’humanité en a le plus besoin.

L’épidémie du Coronavirus n’a-t-elle pas dévoilé un monde désuni sous le prisme d’une unilatéralité enflammée travers des stratégies ponctuelles et nationales ?  Cette « belligérance » des vaccins, ne réverbère-t-elle pas les fractures économiques natives de la globalisation, ainsi que les close-combats des empires transnationaux, cantonnant les autres au rang de simples voyeuristes ?

Au regard d’un monstre qui ne connait pas de frontières, une réponse multilatérale et solidaire demeure dans l’intérêt de tous pour faire face aux enjeux sanitaires, économiques et sociétaux d’aujourd’hui, mais aussi ceux de demain. Le multilatéralisme et la diplomatie sont essentiels pour accomplir des progrès en matière de paix et de sécurité, de développement durable et de droits de l’homme.

La crise actuelle du COVID-19 et ses lendemains incertains exigent des répliques multilatérales plus réactives apportée par les différents partenaires du développement, notamment les agences des Nations Unies, ainsi que les institutions financières internationales et les banques multilatérales de développement à travers une gouvernance mondiale plus inclusive, une meilleure cohérence des politiques, une coordination institutionnelle multilatérale et sectorielle et un alignement des priorités Comme l’a souligné le président de l’Assemblée générale des Nations Unies Volkan Bozkır que « le régime multilatéral est l’unique voie crédible pour sortir de la crise de la Covid-19, réduire les inégalités et renforcer, ainsi, les développements socioéconomiques, partout dans le monde ».

9 mars 2021 0 comment
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Le 8 Mars et la Femme : Un Slogan Onusien aux pieds d’argile

by Mustapha Maghriti 8 mars 2021
written by Mustapha Maghriti

Le 8 Mars de chaque année, le monde célèbre la journée internationale de la femme. C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. C’est une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout, de préparer l’avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes.

Chaque 8 mars, la femme Marocaine est hissée sur un piédestal avec des proses en eau de rose sur un ton doucereux, des slogans qui dissimulent l’écran de fumée d’une réalité phallocrate dans le gémissement et l’affliction, non pas d’une journée célébrée, mais des temps d’épreuves et de chemin de croix sans parvenir à l’équité des chances, dans tous les domaines de la vie. Chaque 8 Mars, la Femme Marocaine est hissé sur un piédestal qui ne reflète pas toutes les réalités vécues et endurées par les femmes au Maroc.

Les Femmes avec un grand F Majuscule, dans leurs profondes différences, relèvent de grands challenges, au jour le jour sans attendre un 8 Mars pour se remettre en selle ; elles n’attendent pas ce jour Onusien pour gagner leurs vies, pour se battre pour leur dignité et leur intégrité.

Pour preuve, faisons un point d’orgue sur le rôle chevaleresque et héroïque de la Femme Marocaine lors de la pandémie du Covid-19 : Les Femmes n’ont-elles pas été aux premières lignes de la crise COVID-19, en tant que travailleuses de la santé, pourvoyeuses de soins médecins, soignantes, innovatrices, organisatrices communautaires et parmi les leaders nationaux les plus exemplaires et les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie ? La crise du Coronavirus n’a-t-elle pas mis en évidence à la fois le caractère central de leurs contributions et la charge disproportionnée que les femmes portent ?

La pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas montré les incroyables efforts déployés par les femmes Marocains et les femmes du monde entier pour façonner un avenir et une relance plus égalitaires à l’heure du Coronavirus et post COVID-19 ?

Sur d’autres cieux, les Femmes dirigeantes et les organisations de femmes ont fait montre de leurs compétences, de leurs connaissances et de leurs réseaux pour mener efficacement des plans de lutte et de relance face à la Covid-19. Aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

La plupart des pays qui ont mieux réussi à contenir la vague de la pandémie de Covid-19 et à répondre à son impact sanitaire ainsi qu’à l’ensemble de ses répercussions socio-économiques sont dirigés par des femmes. A titre illustratif, les Cheffes de gouvernement du Danemark, de l’Éthiopie, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Islande, de la Nouvelle-Zélande et de la Slovaquie n’ont-elles pas été largement reconnues pour la rapidité, la détermination et l’efficacité de leur réponse nationale à la Covid-19, ainsi que pour la compassion dont elles ont fait preuve dans leur communication d’informations factuelles sur la santé publique ?

Loin du slogan du 8 Mars, la longue marche des femmes est bel et bien célébrée chevaleresquement dans la dignité et le silence tous les 365 jours.

8 mars 2021 0 comment
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Quelle Diplomatie Climatique à l’heure de J.Biden ?

by Mustapha Maghriti 25 février 2021
written by Mustapha Maghriti

Chose promise, chose due, après exactement 77 jours, J.Biden a tenu sa promesse en faisant un revers vers l’accord climatique de Paris qui marque le retour des Etats-Unis dans le concert des Nations et leur intention de lutter contre le réchauffement climatique. Ce come-back, signifie, en premier abord, que l’Arabie Saoudite, la Russie et le Brésil perdent un allié dans leur stratégie d’obstruction systématique qui n’a certes pas réussi à briser le soutien quasi universel à l’accord de Paris mais a autorisé un relâchement insidieux des efforts de chacun.

Un accord abandonné, en 2017, par D.Trump lors de son mandat présidentiel après quatre années de mandat chaotiques qui ont considérablement chamboulé le visage de l’Amérique aux yeux de la planète.

Dans le parapheur des premiers décrets présidentiels : Joe Biden n’a-t-il pas scellé celui qui ramène les États-Unis dans l’Accord de Paris ? Aussi, J.Biden a bardé son équipe avec John Kerry à la tête de la diplomatie climatique ; Washington va disposer d’un Team particulièrement chevronnée en la matière. C’est un nouveau point d’inflexion qui fait suite à de multiples virevoltes du second émetteur mondial de gaz à effet de serre (avec 5,1Milliards de tonnes de CO2 émises) après la Chine (9,5 Milliards de tonnes de CO2 émises) : Adoption du protocole de Kyoto sous Bill.Clinton en 1997, délaissé par l’administration Bush en 2001 ; Engagements d’Obama à Copenhague en 2009, dédaignés en 2010 par le Congrès, puis ratification de l’accord de Paris en 2016, rejetée par D.Trump dès son arrivée au  bureau ovale.

Pour booster sa diplomatie climatique, J.Biden ambitionne d’orchestrer un sommet des dirigeants mondiaux le 22 avril prochain, jour de la Terre, date correspond aussi au cinquième anniversaire de la signature de l’Accord de Paris, que les États-Unis ont à nouveau rejoint quelques heures après l’entrée en fonction de Joe Biden.

Son objectif est d’impulser les pays à relever leurs objectifs en vue de la COP 26 de novembre 2021 qui sera organisée à Glasgow.

J.Biden  entend donner l’exemple en arrivant au sommet avec une nouvelle contribution en faveur de la biosphère en demandant à son équipe de préparer un nouveau plan de financement en faveur du Climat d’ici 90 jours.

En outre, J.Biden a annoncé qu’il fera pression dans tous les sommets diplomatiques comme le G7 et le G20 pour que la dimension climatique soit au centre des préoccupations, ainsi qu’à l’occasion d’événements sectoriels comme les forums traitant de l’énergie propre, de l’aviation, du transport maritime, de l’Arctique, de l’océan, du développement durable, de la migration et d’autres sujets pertinents.

La Diplomatie Climatique du nouvel élu de la Maison Blanche s’appuie sur une plate-forme ambitieuse d’accélération de la transition « bas carbone » dont la cadence est difficile à prophétiser en raison des entraves politiques : Les promesses de campagne sont une chose, les mettre en application en est une autre. La crédibilité de la Diplomatie Climatique de J.Biden sera déterminée et jugée à l’aune de la politique environnementale appliquée sur l’espace national Américain : Avant d’aborder les outils pour mobiliser la communauté internationale, les USA doivent se montrer crédibles sur le plan national ; la question de la mise en œuvre de la politique climatique des Etats-Unis envers le monde ne sera crédible qu’à la condition sine qua non des engagements des USA à l’échelle domestique.

J.Biden n’a pas pris le risque politique de proposer un engagement chiffré de réduction des émissions pour 2030, prenant la tangente en préférant se référer à l’horizon plus lointain de 2050.

Le ticket Biden-Harris ne devra-il pas composer avec le Congrès, en particulier avec le Sénat où les Démocrates ont une majorité des plus étroites à la suite du scrutin en Géorgie ?

In fine, l’une des grandes inconnues politiques de la nouvelle Diplomatie Climatique concerne la capacité J. Biden à trouver les majorités requises pour faire adopter par le Congrès des lois en phase avec son programme.

25 février 2021 0 comment
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Les Grottes de l’Informel : Quelles Solutions devant la Superstructure Marocaine ?

by Mustapha Maghriti 15 février 2021
written by Mustapha Maghriti

Avec la tragédie de l’usine clandestine   dans la cave d’une villa à Hay Alinas, dans la zone d’El Mers à  Tanger, qui a coûté la vie à 29 personnes (20 femmes et 9 hommes), les Marocains se rendent compte, aujourd’hui, qu’en sus des vulnérabilités sociales et économiques de la frange sociale vivant de l’économie informelle, celle-ci vit sous une épée de Damoclès et s’expose  au jour le jour à tous les risques de la vie.

Avec la fatalité de 29 âmes, avec le drame de 29 familles de Tanger, l’informel est redevenu sur le marbre de l’actualité un sujet récurrent à travers toutes les menaces et les dangers de trimer dans un atelier furtif, une usine dissimulée dans une cavité, sans le moindre scrupule de norme de sécurité ou de contrôle public.

Faut-il, en épilogue, souligner que ce secteur regroupe toutes les unités de production non agricoles qui exercent des activités de production de biens et services sans se conformer aux dispositions statutaires et comptables auxquelles sont soumises les entreprises opérant dans l’économie nationale. 

Déjà, plusieurs organismes ont alerté la sonnette d’alarme de ce fléau et ses différents dangers et menaces sur le tissu économique et social Marocain : La plus récente étant celle publiée en Janvier 2021 par l’institution d’émission qui estimait le fardeau de l’informel sur l’économie Marocaine à plus de 31,3% du PIB sur la période 2006-2017. Dit autrement, près du 1/3 des richesses produites par le pays émanent d’unités clandestines qui se dérobent de tout contrôle de l’Etat.

Pire encore, l’Organisation Internationale du Travail OIT, dans une étude tout aussi récente, rapporte un chiffre accablant où elle estime que les emplois informels représentent 80% de l’emploi total dans le pays avec un benchmark des niveaux les plus élevés de la région MENA (67%).

Ces travailleurs informels savent pertinemment qu’ils s’exposent au jour le jour aux différentes incertitudes, ils savent congrûment que l’informel ne respecte pas leur dignité humaine en acceptant leur sort, parce qu’ils n’ont pas d’autres options, d’autres choix ou d’autres alternatives, car l’économie clandestine demeure un filet de sécurité économique, sert d’exutoire social et constitue un facteur d’intégration et de solidarité en lien avec sa logique productive de survie.

Pour preuve, le secteur informel continue à être une fertile source d’emplois et de revenus; la sphère informelle absorbe une main-d’œuvre de plus de 2,4 Millions de personnes représentant 36,3% de l’emploi non-agricole à l’échelle nationale.

Avec une telle participation au PIB national, l’économie Marocaine fonctionne en deçà de ses potentialités économiques, ce qui ne cesse d’impacter négativement la dynamique économique et sociale et la recomposition de ces différentes dimensions liens formel/informel en un ensemble structuré.

La détresse de Tanger n’est que la partie immergée de l’Iceberg, la douleur de Tanger n’est qu’une pièce d’un vaste et complexe puzzle du secteur informel que  les pouvoirs publics ont été avertis à plusieurs reprises par l’ampleur de ce phénomène à travers des études du HCP, de la CGEM et celle récente de Bank Al-Maghrib ou de l’OIT, mais les autorités sont restées sclérosées dans leur tour d’Ivoire sans jamais afficher une volonté claire et frontale de trancher le nœud gordien de cette fatalité de peur de créer des tumultes sociaux ou sécuritaires.

La villa clandestine a-t-elle quelque chose de clandestin ? Non, tout le monde savait à quoi elle servait. Il a fallu que la colère de la nature, pour que ce qui était clandestin devint une réalité patente et combien douloureuse.

A présent, croire qu’une campagne répressive, comme celle que D.Basri avait initiée, dans les années 90 avec ce qu’il avait appelé campagne d’assainissement répondra au drame de Tanger est une voie sans issue ou  fermer “temporairement” les ateliers clandestins et éviter d’autres drames. D’ailleurs, les patrons d’unités de production clandestines de différents quartiers de la ville de Tanger ont reçu l’ordre de suspendre temporairement leurs activités. N’est-elle pas une « solutionette » sans issue ? Ne faut-il pas s’attaquer à la source du mal et non pas à ses symptômes ?

A cet égard, considéré comme vecteur essentiel de la dynamique économique et sociale du tissu Marocain, le secteur informel impulse une dynamique amenant le monde de la superstructure politique au Maroc à mettre en place des politiques appropriées dans sa direction qui devrait, à notre sens, prendre au moins 2 orientations (offre et demande) :

▪ Concernant l’offre, il s’agit de mettre en place un système de crédit en direction du secteur informel qui définirait les modalités d’accès aux acteurs du secteur, étudierait la question des garanties et agirait dans le sens de la simplification des procédures d’octroi des crédits. Il s’agirait, en sus, de responsabiliser les acteurs du secteur en stimulant leur auto organisation via la formation, l’offre d’appuis techniques, leur organisation en associations ou en coopératives,

▪ Concernant la demande, il conviendrait essentiellement de permettre au secteur informel un meilleur accès aux marchés publics et privés et de le mettre au service de la promotion des exportations. Ce que suppose, en prélude, la réalisation pour son compte d’études de marché et la mise en place de moyens institutionnels et réglementaires adéquats à cette fin. Il est suggéré, en outre, de raffermir les expériences en cours tout en les rendant opérationnelles et de définir les rôles respectifs de l’Etat, des ONG et des autres opérateurs.

L’édification de ce projet s’opère dans un environnement où l’ensemble de la collectivité bénéficie d’un minimum de ressources permettant la couverture de ses besoins socialement reconnus comme fondamentaux. Ainsi, à la rationalité de tout un système s’oppose une rationalité individuelle, impulsée par les contraintes de la survie.

De ce fait, ce n’est pas seulement une politique d’offre et/ ou demande en direction du secteur informel qu’il convient de mettre en place mais bel et bien une politique volontariste de couverture des besoins essentiels de l’homme pour paraphraser François Perroux , de redistribution des richesses et de développement local afin de transformer nos villes et nos villages en espaces de création de véritables gisements d’emplois afin de canaliser les énergies créatrices que recèle ce secteur.

Eu égard à l’impossibilité au Maroc comme un peu partout dans le monde de la réalisation du carré magique de la croissance et du plein-emploi, ce qui incite à poser en termes nouveaux la problématique du développement elle-même, nous pensons que le défi qui est lancé à l’heure actuelle au Maroc n’est pas tant de trouver un travail pour tous, mais plutôt de réunir les conditions permettant d’aiguillonner et revitaliser son système productif afin de produire un surplus appelé à être partagé entre ceux qui sont occupés et ceux qui ne le sont pas, et cela à travers des mécanismes redistributifs et des réseaux de solidarités mis en place à l’échelle nationale, régionale et locale. Au-delà de la loi du grand nombre, le Maroc pourra-t-il relever ce challenge ?

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Saint-Valentin Vs Galanterie au 21éme Siècle : Un Comportement Sexy ou une Attitude Sexiste?

by Mustapha Maghriti 14 février 2021
written by Mustapha Maghriti

Où est cette attitude à prononcer  » Lady is first » à la femme sur le seuil d’une porte ?

Où est cette gentillesse masculine à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages à les placer dans le compartiment d’un train sans se sentir avilies ?

Où sont ces attitudes des hommes qui épaulent les femmes à porter leurs valises dans les Aéroports ?

Où sont ces mecs qui invitent leurs femmes au restaurant en tirant légèrement le siège pour les inviter à s’asseoir, à leur ouvrir la portière de la voiture avant de monter lui-même ?

Où est cette délicatesse à tirer la chaise pour que la femme puisse s’assoir, prendre délicatement son manteau à son arrivée, la précéder dans les escaliers afin de ne pas être tenté de regarder sous son jupon ? 

Où est cette contenance à être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération.

Hormis le jour du Saint-Valentin avec son cortège de roses, de lettres parfumées, des proses en eau de rose sur un ton doucereux et douceâtre, la galanterie, hélas, devient de plus en plus rare.

Comme disait Honoré de Balzac dans la comédie humaine, le caractère de notre temps, a gangrené la galanterie ; le mot  » galant  » s’esquive ; la courtoisie à la femme fait de plus en plus lugubrement défaut ; la galanterie est reléguée au rang des accessoires, avec le sexisme qui prédomine.

Pour preuve, selon des sondages, toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France ! Etymologiquement, la galanterie se présente comme un ensemble de manières développées par un homme en vue de faciliter les déplacements, les mouvements ou l’habillement d’une femme.

Elle consiste, à titre illustratif, à laisser la priorité à la femme sur le seuil d’une porte, à lui céder sa place dans les transports en commun ou à l’aider à porter ses bagages.

Plus généralement, il s’agit d’être prévenant et attentionné à l’égard des femmes et de leur témoigner du respect et de la considération ». La galanterie serait donc une séduction  » Soft » des hommes envers les femmes consistant à témoigner à ces dernières un respect, des attentions et des égards particuliers.

Que penser de la galanterie qui fut pendant des lustres comme un élément sublime de la civilisation occidentale, un symbole de l’élégance ?

Est-elle autre chose qu’un comportement phallocentrique et macho destiné à bisser aux femmes qu’elles sont congénitalement faibles qui les empêche aussi bien d’ouvrir aisément les portes que de porter seules leurs valises ? Quelles sont les frontières entre la galanterie, la séduction et le harcèlement ?

Nous ne croyons pas que l’égalité et la parité que cherche la femme, soit au Maroc ou sur d’autres cieux, doit se conquérir au préjudice de l’élégance, de la politesse et des règles de bienséance qui rendent la vie en société plus agréable.

La galanterie doit être vécue comme une forme de respect et de profonde politesse en réinventant le savoir-vivre et de douceur des relations entre hommes et femmes tout en évitant tout amalgame entre galanterie, séduction, drague et harcèlement.  

Au lieu de garder au frigo son feeling et ses sentiments jusqu’au jour du 14 Février de chaque année, les hommes ne doivent-ils pas rendre Saint-Valentin day everday envers leurs femmes?

Guillaume Apollinaire, n’a-t-il pas dit, dans les Trois Don Juan, qu’un homme bien né se reconnaît à deux qualités : la galanterie et la bravoure ?





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Les Inégalités Sociales au Temps de la Pandémie du Covid-19

by Mustapha Maghriti 3 février 2021
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Adam Smith est souvent considéré comme l’économiste emblématique du libéralisme économique qui dans son ouvrage  » la Richesse des Nations » fit l’éloge des vertus du libre échange à travers sa fameuse métaphore « la main invisible » où le libre jeu des acteurs économiques reconduit à une situation d’optimum économique en améliorant la situation de tous, y compris des plus démunis. 

Qu’en est-il de la pertinence de cette répartition « égalitariste » de la richesse au niveau mondial, en particulier durant ce contexte morose de la pandémie du Covid-19 ? 

D’emblée, et dans l’environnement d’avant-Covid-19, on peut alléguer que l’arène des relations économiques internationales montre manifestement que les dividendes de la croissance économique mondiale sont arbitrairement redistribuées et qu’une inégalité configure la répartition de la richesse mondiale et ce en vertu des différents rapports d’Oxfam International qui est, faut-il le rappeler, une confédération composée de 17 organisations indépendantes agissant contre les injustices et la pauvreté.

Dans son rapport intitulé « Le virus des inégalités » publié lundi 25 Janvier 2021, OXFAM  publia un rapport accablant sur la répartition biaisée des richesses dans le monde au temps de Coronavirus : La richesse des catégories des grandes fortunes s’est renforcée pendant la pandémie du Covid-19.

A titre illustratif, Oxfam a estimé que les Milliardaires ont augmenté leur opulence de 3.900 Milliards de Dollars entre le 18 Mars 2020 (date du début du confinement total sur toute la planète) et le 31 Décembre 2020 et que paradoxalement, un Million de personnes seraient tombées dans la pauvreté en France en 2020 selon les associations caritatives où les femmes et notamment les mères isolées, les jeunes et les travailleurs précaires, qui sont les plus touchés par cette crise.

L’ONG qui avance ces chiffres s’est appuyée sur les données de Forbes et du Crédit Suisse, en indiquant, par ailleurs, que les 1.000 personnes les plus argentés du monde ont pu redresser leur fortune d’avant la pandémie en seulement 9 Mois, alors qu’il pourrait falloir plus de 10 ans aux personnes les plus pauvres pour se relever des impacts économiques.

L’ONG OXFAM  illustra que les 3 premières privilégiés mondiales, deux Américains, Jeff Bezos, propriétaire d’Amazon, Elon Musk, fondateur de Tesla, et le français, Bernard Arnault à la tête de LVMH, ont gagné plus de 175 Milliards d’Euros sur les 9 premiers Mois de la crise sanitaire du covid-19, dépassant leur niveau de richesse d’avant la crise.

Autre illustration, la fortune de Bernard Arnault a augmenté de 44 Milliards d’Euros entre Mars et décembre 2020, soit un trend haussier de 41%, qui milite pour la justice mondiale et l’équité, dans la distribution de la richesse mondiale.

En prenant en compte les investigations des économistes Thomas Piketty et Gabriel Zucman visant à combattre les inégalités (à travers l’augmentation de l’impôt sur la fortune et le combat de l’évasion fiscale), l’épineuse apostrophe de l’imposition et de la taxation des plus hauts revenus soulevée par le rapport de l’ONG est crûment d’actualité dans de nombreuses Nations. Et se pose les grandes interpellations des moyens, des mesures et les mécanismes d’un modèle social et économiquement redistributif sur le toit de l’économie mondiale à même de limiter le divorce croissant entre l’exigence démocratique d’égalité et la multiplication des inégalités économiques pour reprendre l’auteur « Les fractures du capitalisme »l’écomiste, Lester Thurow. 

Sur le plan mondial, avec la pandémie du Covid-19, pour la première fois depuis plus de vingt ans, le taux mondial d’extrême pauvreté devrait augmenter en 2020, prévoit la Banque Mondiale, en mettant en lumière les conséquences aggravantes de la pandémie de Coronavirus (COVID-19) : L’institution de Bretton Woods estime que 150 Millions d’individus, soit plus de 1 % de la population mondiale plonge dans l’extrême pauvreté.

En outre, la découverte des vaccins anti-covid-19 par (Pfizer/BioNTech,  Moderna, AstraZeneca, Sinopharm) a montré les fortes inégalités sociales entre pays du Nord et pays Sud : Une grande majorité des pays pauvres et à revenu intermédiaire,  n’ont pas encore accès à ces vaccins et qui durera des Mois, et ce en dépit des efforts laborieux de l’Organisation Mondiale de Santé OMS et de ses partenaires du Système des Nations Unies qui jette des équivoques sur la sincérité de ceux qui n’ont cessé d’arguer d’humanisme et d’équité des chances alors qu’ils n’ont pas perdu du temps pour s’approprier la quasi-totalité de la production de ce précieux vaccin, en privant le reste du monde pour l’avenir imprévisible. Cela est scientifiquement inapproprié puisque, faut-il le rappeler : Notre l’humanité ne sera pas totalement immunisée contre ce mal avant que toutes ses composantes le soient, d’où l’appel lancé par le Secrétaire Général de l’ONU pour que le vaccin en question soit considéré comme un bien public.

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La Seringue et Dose Royale de l’Espoir

by Mustapha Maghriti 28 janvier 2021
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L’espoir ressuscite et se confirme après l’arrivée des premiers lots de Vaccin Aastrazeneca et par la suite Sinopharm, des lots suffisants pour le démarrage de la campagne de vaccination massive contre la pandémie du Covid-19. Aussi, l’optimisme réapparait et se ranime après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination contre le Coronavirus: Et c’est le Souverain Marocain, lui-même, qui a ouvert le bal en recevant la première dose du vaccin contre la Covid-19 ce Jeudi au Palais Royal à Fès.

Aussi, faut-il souligner que sous hautes instructions Royales, le Souverain Marocain a pris la décision magnanime et noble de la gratuité du vaccin contre l’épidémie de la Covid-19 au profit de tous les Marocains en tranchant le nœud gordien que le vaccin contre la Covid-19 ne devant pas être un bien commercial, mais un bien public accessible à tous les Marocains. 

Vacciner 25 Millions de Marocains est un engagement colossal et campagne de grande ampleur. D’où la nécessité incontournable de la bataille de la mobilisation qui se pose afin que le maximum des Marocains se plient à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur conseiller que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour éradiquer le Coronavirus, de rester vigilants et de ne pas relâcher en parallèle les mesures barrières et  sanitaires du port du masque.

Aussi, le risque est réel que des  réticences et des doutes se sont exprimées et s’expriment largement à l’encontre du vaccin anti-Covid : Beaucoup de gens au Maroc et sur d’autres cieux sont peureux et doutent de l’efficacité du Vaccin anti-Covid, même ceux et celles qui sont nourris dans le sérail de la santé malheureusement (des médecins, des professeurs, épidémiologues…)

Je me rappelle un Jour en pleine pandémie, en plein confinement total après le décret de l’état d’urgence sanitaire en Mars 2020, sur les réseaux sociaux, j’ai été choqué par toute une armada d’internautes originaires de plusieurs pays du globe, y compris le Maroc, y compris hélas des intellectuels Marocains, du démenti du Coronavirus et du doute de l’efficacité du Vaccin.

Des voix populistes sonnaillent sur les réseaux sociaux semant le doute autour même de l’existence de la pandémie du Covid-19, sur sa gravité, la crainte d’une trop grande précipitation dans la conception du vaccin, ou la peur d’effets secondaires.  

 Semer la méfiance n’est-il pas un indicateur qui exhibe l’effort laborieux de mobilisation de la vaccination contre le Covid-19 pour exorciser une telle suspicion. On ne peut pas autoriser ces paranos et ces psychoses de méfiance : Le Maroc mort, la situation est grave : Plus de 8.000 morts, un virus assassin, misanthrope et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.

Mobiliser pour le Vaccin est un Must, tout le monde sait que seul le vaccin pourra anéantir cette pandémie du Covid-19.

D’où encore une fois de plus la nécessité impérieuse de la mobilisation qui se pose : L’adhésion de la population Marocaine est incontournable, la convergence est essentielle, l’instauration du climat de confiance est inéluctable.

Le lancement de l’opération de la vaccination, la décision Royale de la gratuité du vaccin va, à coup sûr, immuniser toutes les composantes du peuple marocain (30 Millions pour vacciner à peu près 80 % de la population), de réduire, puis éliminer les cas de contamination et de décès dus à l’épidémie, et de contenir la propagation du virus, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

Soyons patients et mobilisons-Nous pour la vaccination. C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui hante et obsède la planète, sans aucun doute, la plus grande épreuve subie par notre monde depuis des dizaines de décennies.

Certaines personnes perdent patience et sombrent dans des dépressions. Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

Soyons encore une fois patients et mobilisons-Nous pour la vaccination contre le Covid-19. C’est très bientôt, nous allons de nouveau voyager, donner libre cours à notre égotisme et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité.

Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt. Mobilisons-nous pour se vacciner contre le Covid-19.

28 janvier 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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