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Mustapha Maghriti
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Abderrahman Youssoufi  : Un Homme d’exception

by Mustapha Maghriti 29 mai 2022
written by Mustapha Maghriti
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est youssoufi-chronique-2-3.jpg. Ce comme ce jour du 29 Mai, exactement Vendrei 29 Mai 2020 que le grand architecte de l’alternance consensuelle Abderrahmane Youssoufi n’est plus laissant derrière lui un grand leg et héritage politique, économique et social. Cet avocat exceptionnel et au parcours exceptionnel, a marqué de son empreinte toute une société, toute une génération de politiciens, d’économistes, d’étudiants de par ses réflexions et de par militantisme politique. Natif de Tanger du quartier populaire Dradb le 8 mars 1924. Le contexte national dans lequel si Abderrahmane El Youssoufi a vécu et grandi l’a amené très vite à choisir son clan et à faire son choix : celui de la lutte pour l’indépendance du Maroc et pour l’émancipation des peuples opprimés où le défunt fut membre du secrétariat général de l’Union nationale des forces populaires, qui va devenir en 1975 l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe “Attahrir” entre 1959 et 1965. Abderrahmane Youssoufi s’est engagé très jeune au sein du parti de l’Istiqlal. Il a fait partie des toutes premières cellules de la résistance et de l’armée de libération, ce qui lui valut le titre du Grand Moujahid. A l’indépendance, il dirige le parti dans la zone Nord et va jouer un rôle essentiel dans la préparation de la scission qui a créé l’UNFP. En 1975, il adressa un message historique au congrès extraordinaire de l’USFP soutenant l’option démocratique et dénonçant l’aventurisme. Parmi les grandes contributions du défunt Abderrahmane El Youssoufi figure celle de diriger le Gouvernement d’alternance consensuel nommé par feu Hassan II en 1998 : Le 04 février 1998, Feu Hassan II l’avait chargé de former le Gouvernement d’alternance qu’il présentera au Souverain le 14 mars de la même année où Il a pris chevaleresquement les commandes de l’exécutif Marocain à un moment très critique de l’économie Marocaine pour éviter  » la crise cardiaque  » au pays dont parlait feu Hassan et le fameux rapport rouge de la Banque Mondiale. Après le décès de feu Hassan II, le Roi Mohammed VI a maintenu El Youssoufi à la tête du gouvernement pour sa droiture où il est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre dans le gouvernement formé le 6 septembre 2000 et y restera jusqu’au 9 octobre 2002. L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est youssoufi-chronique-3-1.jpg. Abderrahmane El Youssoufi a contribué à mettre l’économie Marocaine au rendez-vous de la globalisation économique à une ère si cruciale du bouillonnement de la mondialisation où il a été le grand pionnier des grandes réformes économiques du tissu économique et social Marocain à l’instar des grandes privatisations , pour ne citer que le grand cachet du consortium Médiel télecom et la privatisation de quelques parts du Maroc Télécom. Aussi à son actif, il a participé à la lutte pour la cause Maghrébine dans l’ensemble des pays du Maghreb et a été l’un des défenseurs de l’Unité Africaine. Sur le plan de sa personnalité, le disparu avait les qualités d’un homme d’Etat. Il avait le courage de ses positions qui étaient exclusivement motivées par l’intérêt du pays. L’homme était très fidèle en amitié, lien qu’il n’accordait pas facilement. Si Abderrahmane était aussi très économe en paroles en ayant le sens de l’écoute. Il préférait écouter les uns et les autres avant de se faire une opinion de s’y tenir. Si Abderrahmane n’est plus, mais il restera dans  les anales de l’histoire parce qu’il en a été un des plus importants protagonistes de la scène politique Marocaine. Pour preuve, le Souverain s’était rendu au chevet d’Abderrahman Youssoufi, hospitalisé à Cheikh Zayed en octobre 2016 où le Souverain Marocain  l’avait embrassé sur la tête. L’image, saisissante, avait vite fait le buzz et secoué la classe politique et l’opinion publique.  La vie de si Feu Abderrahman Youssoufi  fut dense, fertile  et productive dans la totale discrétion: Il nous a légué un patrimoine politique immortel. L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est youssoufi-chronique-1-2.jpg. Et c’est avec une profonde émotion et une reconnaissance sincère que nous nous inclinons devant sa mémoire et lui rendons cet humble hommage. En substance, Il n’a jamais eu d’intérêt pour autre chose que la politique dans le sens sublime et noble du terme. Pendant 96 ans, il a servi son pays, sans jamais se soucier de son bien-être. Son héritage moral est colossal, mais il ne lègue pas de patrimoine parce qu’il n’en a jamais constitué. Son patrimoine : C’est le Respect des Marocains.

 

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Les trajectoires économiques Royales  pour une Afrique prospère 

by Mustapha Maghriti 26 mai 2022
written by Mustapha Maghriti

En dépit de sa position à la croisée des chemins de l’Europe et du monde Arabe, le Maroc a toujours affirmé son arrimage à l’Afrique. L’histoire retient que cet ancrage date de l’époque du commerce caravanier et chamelier transsaharien, entre le Maroc, les pays Méditerranéens et ceux de l’Afrique subsaharienne.

Au plan politique, le Maroc a mené chevaleresquement avec le continent noir la bataille pour l’Indépendance et a continué cette lutte après les années 60 : L’un des moments indélébiles de ce combat a été la sempiternelle conférence de Casablanca de 1961 initiée par Feu Mohammed 5. Un an avant, en 1960, Mohammed 5, le grand-père du souverain Marocain Mohammed VI, se rapprocha de certains leaders du continent noir, comme le Congolais Patrice Lumumba, le Malien Modibo Kéita, le Guinéen Ahmed Sékou Touré. Feu Mohammed 5 convia ces dirigeants Africains à s’unir contre la puissance coloniale. La Conférence de Casablanca de 1961 naîtra de cette rencontre, qui cristallisa l’engagement pour une Afrique digne et forte.

Plus d’un demi-siècle après, le Roi Mohammed VI ressuscita et exhuma l’histoire à travers
Le discours prononcé le 20 Août 2016 à l’occasion de 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple. Dans ce discours sur l’implication Marocaine en Afrique, le Souverain Marocain réitéra une analyse solennelle et majestueuse : Il pointa, avec une réverbération inédite la responsabilité du colonialisme dans les tares que subissent les Africains aujourd’hui : » Les problèmes qui affligent les pays africains actuellement, notamment ceux du sous-développement, de la pauvreté, de l’émigration, des guerres et des conflits, outre la tentation, en désespoir de cause, de se jeter dans les bras des groupes extrémistes et terroristes, sont autant de maux engendrés par la politique calamiteuse que le colonialisme a menée pendant des décennies ». 
Et pour mettre en valeur les motivations Marocaines qui expliquent et justifient le grand intérêt du royaume pour l’espace africaine, le Souverain Marocain évoqua 4 sentiers importants:

– Le premier sentier est de participer à la manumission et à l’exultation du citoyen Africain. A cet égard, le Souverain Marocain emprunta un discours qui parle aux jeunes générations Africaines. Le Souverain Marocain fit valoir que le Maroc donne toujours aux peuples de son continent sans attendre d’en recevoir une contrepartie, précisant que l’engagement du Royaume en faveur des causes et des préoccupations de l’Afrique n’a jamais été motivé par une volonté mercantile d’exploitation de ses richesses et de ses ressources naturelles où l’Afrique n’est pas  » un marché pour vendre et écouler les produits Marocains, ou un cadre pour le lucre rapide, mais plutôt comme un espace d’action commune pour le développement de la région, au service du citoyen africain ».

C’est dans ce contexte que le Maroc apporte son concours à la réalisation de projets de développement humain et de prestations sociales ayant un impact direct sur la vie des populations de la région. 
Ainsi, le Maroc ne se cantonne pas à exporter des médicaments, mais il tient à construire des laboratoires pharmaceutiques, et bâtir des établissements et autres centres de santé, ajoutant, en sus, que le Royaume réalise, des infrastructures et des centres de formation professionnelle et technique, ainsi que des projets porteurs d’emplois et de revenus stables, et apportant, en outre, son soutien aux petits agriculteurs et encourage la préservation des écosystèmes où pour nous  » L’Afrique n’est pas un objectif; c’est plutôt une vocation au service du citoyen africain, où qu’il soit ». Ajoutant que « l’intérêt que nous portons à l’amélioration de ses conditions de vie dans son pays, est le même que celui dont bénéficient les migrants africains au Maroc, contrairement à ce qu’ils endurent dans plusieurs régions du monde ». 

Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 

C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper ». Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

 

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Une économie mondiale à fleur de peau : Le Warning de la CNUCED

by Mustapha Maghriti 20 avril 2022
written by Mustapha Maghriti

L’économie mondiale qui a déjà du mal à se relever de deux longues années de pandémie affronte un nouveau typhon économique, social et politique d’une planète encore en rémission du covid-19.

Isolément et abstraction faite des causes et des dessous stratégiques et géopolitiques de l’invasion russe, la crise de l’Ukraine vient confirmer encore une fois l’extrême vulnérabilité d’une économie planétaire devenue globalisée à outrance.

La crise de l’Ukraine fait tâche d’huile en impactant l’économie mondiale : Après la crise de gaz que connaît assurément l’Europe, elle est ressentie par l’économie Marocaine au vu de l’ampleur des échanges commerciaux avec Kiev (blé, céréales, fer, acier …).

“La guerre en Ukraine risque de briser l’élan de la reprise mondiale. Elle devrait amputer la croissance mondiale d’environ 1 point de pourcentage», circonstancie la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement  CNUCED dans un nouveau rapport publié à Genève. Sous cette optique, les perspectives de l’économie mondiale s’s’enveniment vélocement, sous l’effet de l’embrasement des prix des denrées alimentaires, des carburants et des engrais, de la turbulence financière, de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales et de l’envolée des coûts commerciaux, notamment ceux du fret maritime, discerne la CNUCED. Ce sont là autant d’entrechoquement qui affligent les acquis du rebond après la pandémie de COVID-19 et assomment les sentiers du développement durable.

En sus, la guerre entre la Russie et l’Ukraine provoquerait une « augmentation mondiale de la malnutrition et de la famine », ce qui empirerait davantage la situation singulièrement alarmiste dans l’Afrique Subsaharienne et les pays les moins avancés ; pays où le taux de famine ont chaviré au cours des dernières années ; pays où éclosent de nombreuses alarmes et alertes, nommément au sujet des marchés de matières premières, des denrées alimentaires et des carburants.

Ces crises intenses sont imputables au fait que l’Ukraine et la Russie sont des protagonistes internationaux sur les débouchés agroalimentaires, représentant plus de la moitié du commerce mondial d’huile et de graines de tournesol et plus de 27% du blé.

Cette situation est critique pour les pays Africains : Plus de 25 pays Africains, dont de nombreux pays les moins avancés, importent plus 33% de leur blé émanant des deux pays en guerre. Pour 15 d’entre eux, la part importée est supérieure à la moitié.

Les pénuries alimentaires sont, donc, patentes et tangibles. Tous les pays y sont confrontés, y compris notre pays : le Maroc subira de plein fouet la crise entre la Russie et l’Ukraine, et que cela pourrait même coûter 2% du PIB selon une récente étude du think tank Policy Center for the New South

Si au niveau mondial, tous les pays sont concernés, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont particulièrement vulnérables à la hausse des prix alimentaires, selon le Programme Alimentaire Mondial PAM. L’Egypte est notamment parmi les pays les plus menacés de famine dans les mois à venir.

Ce pays est tributaire à 80% des céréales russes et ukrainiennes. Le Liban importe environ plus de 50% de son blé d’Ukraine, indique l’organisation. Pour la Tunisie, ce taux est de 42% et pour le Yémen de 22%.

Toujours selon le PAM, les prix des denrées alimentaires dans le monde entier sont déjà à un niveau record, et les acheteurs qui doivent faire le tour des marchés pour remplacer le blé ukrainien paieraient encore plus cher

La Russie a déjà réduit ses exportations de blé et de maïs, et le ministre ukrainien de l’Agriculture a déclaré le 22 mars 2022 que la récolte de ce printemps pourrait être inférieure de moitié aux prévisions d’avant-guerre. L’Ukraine a suspendu ses exportations de viande, de bétail, de sel, de sucre, de sarrasin, d’avoine, de millet et de seigle.

Cette bouffée des prix des denrées alimentaires et des carburants imputera les pays les plus vulnérables, en serrant l’étau sur les ménages les plus démunis qui affectent la part la plus importante de leurs dépenses à l’alimentation.

Bien avant le rapport de la CNUCED, la faim dans le monde a  alerté l’agence des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) dans un rapport récent sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde établi conjointement par avec le concours de quatre organismes de l’ONU (le Fonds international de développement agricole (FIDA),l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Selon les calculs de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement CNUCED, en moyenne, plus de 5% du panier d’importation des pays les plus pauvres, et 1% du panier pour les pays plus riches est composé de produits susceptibles de subir une hausse de prix en raison de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Aussi, le risque de troubles civils, de pénuries alimentaires et de récessions induites par l’inflation ne peut être écarté, dénote les auteurs du rapport de la CNUCED, eu égard à la vulnérabilité de l’économie mondiale.

Plus que jamais, aujourd’hui, nous avons besoin d’une rupture avec les choix passés afin de mettre l’agriculture et l’alimentation au centre pour mettre fin à l’outrage de la faim et de l’insécurité alimentaire dans notre planète qui tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme.

Ces stratégies passent inlassablement  par une réorientation des systèmes agricoles visant à privilégier le développement durable ; stratégies où les organismes humanitaires ont un rôle à jouer en œuvrant pour promouvoir une agriculture durable, pour instaurer des mesures visant à élargir l’accès à la nourriture pour tous, pour améliorer l’économie locale et contribuer à la sécurité alimentaire. Il faudrait toutefois qu’un cadre politique, de gouvernance mondiale crée un environnement favorable en encourageant la paix, la stabilité macroéconomique et en définissant les domaines prioritaires d’un programme de lutte contre la faim.

Avouons-le, en guise de conclusion, la faim dans le monde n’est pas une fatalité, les thèses malthusiennes et néo-malthusiennes sont fausses et battues en brèche, les ressources naturelles sont suffisantes depuis la création de la planète. Pour preuve, DIEU dans Sourate FUSSILAT verset 9 et 10 dit “Renierez-vous [l’existence] de celui qui a créé la terre en deux jours et LUI donnerez-vous des égaux ? Tel est le SEIGNEUR de l’univers, c’est LUI qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t’interrogent.” 

Le droit à l’alimentation pour tous est une revendication légitime où chacun a son rôle à jouer, des ONG aux pouvoirs politiques sans occulter chacun d’entre nous qui à sa façon, ses propres moyens, peut contribuer à cette lutte par un don, une offre de bénévolat, un effort pour préserver les potentialités de la nature. Le droit à l’alimentation est un droit de naissance pour tout être humain. 
Nelson Mandela n’a-t-il pas argué que “La pauvreté n’est pas un accident comme l’esclavage et l’Apartheid, elle a été faite par l’Homme et elle peut être supprimé par des actions communes de l’humanité” ?? 

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L’Espagne respire au Maroc : les raisons géostratégiques du rétablissement diplomatique

by Mustapha Maghriti 13 avril 2022
written by Mustapha Maghriti

Feu Hassan II n’a-t-il pas utilisé la célèbre métaphore pour définir le Maroc comme ” Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe”.

Le chef de l’exécutif espagnol a fait sienne cette phrase de Feu Hassan II de façon pragmatique ; cette allégorie a été transposée par Pedro Sánchez  dans le contexte actuel du rétablissement des relations diplomatiques entre Rabat et Madrid et c’est   » l’Espagne, dont les racines plongent en Europe, qui respire au Maroc » : La récente reconnaissance par l’Espagne de l’initiative Marocaine d’autonomie du Sahara Marocain le Vendredi 18 Mars 2022 en est la meilleure pièce.

En sus, la visite du chef de l’exécutif Espagnol, à l’invitation du Souverain Marocain, jalonne le début d’une nouvelle ère de relations entre Rabat et Madrid, ainsi que la fin d’une profonde crise diplomatique.

Certes, la décision de lubrifier l’appareil diplomatique entre le Maroc et l’Espagne n’est pas spontanée, mais mûrement réfléchie par le gouvernement Espagnol et ce pour plusieurs raisons : 

– Primo, l’Espagne sait opportunément que le Maroc est le point initial pour le trait d’union géostratégique entre le Mare Nostrum et l’Afrique à travers une vision Royale éloquente qui interpelle les Espagnols, Méditerranéens, aux Européens et les Africains.

– Secundo, l’Espagne appréhende congrûment les séquences vertueuses du Codéveloppement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord (Europe) et un pied au Sud (Afrique) de leur chaîne de valeur industrielle. Cette stratégie ne permet-elle pas à Madrid, d’une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle, et d’autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents au Sud ?

– Tertio, l’Espagne sait manifestement que la Chine délocalisera plus 85 Millions d’emplois manufacturés en Afrique, lui permettant de se positionner sur la rive sud de la Méditerranée pour approvisionner l’Europe. L’Espagne cible le Maroc, car il est le chemin vers les débouchés chinois.

Voilà pourquoi l’Espagne entend profiter de ce mouvement, tant ses richesses humaines et son abysse qu’il tisse avec l’Afrique, via le Maroc, lui attribuera un rôle géostratégique.

Ce premier chemin est d’autant plus pertinent pour engager le Maroc qu’il se croise avec un deuxième chemin Nord/Sud que Madrid veut construire avec l’Europe.

Le second chemin, en chantier, est vertical Nord/Sud : C’est celui du transport, de la logistique et du développement des provinces du Sud du Maroc qui doivent être enrichie de zones industrielles, de zones franches, de technopoles et de clusters industriels. Une Jonction en jachère qui raccordera  l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne en pleine effervescence économique. L’Espagne sait ag hoc que le terrain entre l’Europe, à travers l’Espagne et l’Afrique via le Maroc est toujours en friche.

L’Espagne sait assurément que l’axe Rabat-Madrid est l’axe structurel des relations entre le Nord et le Sud de la Méditerranée.

A cet égard, l’Espagne, en complémentarité avec le Maroc et ses partenaires de la rive Sud, est plus que jamais interpellée à peser dans la région méditerranéenne, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée UPM qui, faut-il rappeler, est une organisation intergouvernementale qui regroupe 43 pays sur la base d’une co-présidence paritaire entre les rives sud et nord de la mer Méditerranée. Elle a été fondée le 13 juillet 2008, lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée qui est destinée à renforcer les acquis du Partenariat euro-méditerranéen (Euromed) mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone.

– Quinto, Madrid sait que le Maroc recèle d’énormes potentialités économiques, humaines et naturelles, pouvant être une véritable courroie de transmission de croissance et la dynamique économique pour l’Espagne et l’Europe.

Une tel vertu géostratégique impliquerait, de la part  de Madrid, une coopération plus engagée et plus cimentée, en synergie avec les prévalences de l’agenda  du Maroc, des pays du Sud et le durcissement de ses capacités d’action dans cet espace régional, tout en fédérant le rôle du Maroc en tant que protagoniste incontournable dans la reconfiguration de la Politique Européenne de voisinage.

Madrid pense, en terme dialectique, que la stabilité et la sécurité de l’Europe, de même que son redressement économique et productif, passent indubitablement par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée et de l’Afrique ; que la prospérité du Maroc est liée à celle de l’Espagne et inversement, termes qui sont d’ailleurs utilisés dans la missive adressée au Souverain Marocain par le chef de l’exécutif Espagnol

A cet égard, il est impérieux d’ échafauder les conditions économiques et sociales à même d’accoucher de nouveaux modèles de dynamique économique, plus endogènes et durables qui seront altruistes et plus fructueux au Maroc à l’Espagne et à toute la région Sud-Méditerranéenne . Ceux-ci passent irréversiblement par la valorisation des potentialités du Maroc, de la rive du Sud, et ce en intronisant des investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes du Maroc et de la ceinture Sud-Méditerranéenne. 

Aussi, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda de Madrid ?  Avouons-le, Madrid  l’a bien pressentie, en se dotant d’une vision agencée sur des orientations visant la consolidation de la coopération régionale en Méditerranée, étayée sur la création d’opportunités économiques en faveur des jeunes. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part du Maroc et des pays du Sud; ils doivent réaliser intrinsèquement leur propre “sueur” économique, sociale et politique en termes de réformes économiques, de gouvernance, de démocratie et d’État de droit en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. 

– Sexto, l’Espagne, qui se trouve confrontée à la question de l’immigration illégale, sait infailliblement que le Maroc est l’allié stratégique pour étancher ce fléau, et doit amener l’Europe à s’impliquer dans le processus de co-développement qui, en garantissant la prospérité en Afrique, limitera le flux migratoire.


La promotion d’une approche sécuritaire  régionale pour l’immuabilité de la paix et de la dynamique du développement n’appelle-elle pas à la prise en compte de toutes les dimensions stratégiques du Maroc,  du périmètre Sud-Méditerranéen et Africain ? 

Penser ainsi, le Maroc n’exige-t-il pas de concevoir cet espace non pas comme une région terne et effacée mais comme une interface dynamique et tangible, capable d’assurer la connexion et la mise en étroite relation des territoires qui l’entourent ? Reconnaissant le, l’Espagne  l’a bien appréhendée en faisant le pari de se réconcilier avec Rabat et l’ouverture sur son continent et ce en optimisant sa position géostratégique entre l’Afrique et l’Europe.

–  Ultimo, l’Espagne sait immanquablement que l’Afrique, de part en part du Maroc, est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient de revaloriser au bénéfice du développement humain durable.

André Frossard n’a-t-il pas dit que “L’Europe cherche avec raison à se donner une politique et une monnaie commune, mais elle a surtout besoin d’une âme” ? Cette âme et sœur ne peut être que l’Afrique à travers le pont qui est le Royaume Chérifien du Maroc.

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A la recherche de la molécule du Bonheur

by Mustapha Maghriti 20 mars 2022
written by Mustapha Maghriti

Le sujet est indémodable et la recherche du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est propulsé sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la quête de la molécule du bonheur. D’autres estiment qu’on peut même le mesurer et le calibrer.

Et  précisément, la sustainable development solutions network publie chaque 20 Mars, à New York, le rapport sur le Bonheur dans le Monde le  World happiness report, qui coïncide avec la Journée Internationale du Bonheur de l’ONU,  en se basant sur plusieurs batteries d’indicateurs tel que le PIB par habitant, l’entraide sociale, l’espérance de vie, la liberté, la générosité, la perception de la corruption.

Sur le panel de 165 pays sondés et sans surprise, la Finlande se classe en tête de l’euphorie suivie du Danemark, de la Suisse, l’Islande,  la Norvège et des Pays Bas.

Qu’en est-il du Maroc en matière de félicité et de gaieté ?

Au plan de la géographie mondiale du Bonheur et de l’extase, le rapport de 172 pages dans son édition 2021verrouille le Maroc dans la 102 ème position, en obtenant un score de 5,09 points. Il s’agit d’un recul palpable par rapport à l’année dernière, où il avait occupé le 96ème rang. Ce recul est imputable à l’anathème du Covid-19 : Après une année dure et éprouvante qui a chamboulé leur quotidien, les Marocains ont l’air moins heureux que d’habitude. Par ses restrictions de déplacement, son coup dur aux relations sociales, son confinement liberticide et ses corollaires venimeux sur les activités économiques, la pandémie a pesé lourdement sur l’état d’âme de la grande majorité de la population, plongée dans un climat d’angoisse généralisée.

Les Etats d’Afrique possédant les indices du Bonheur les plus élevés, selon le rapport, sont Les iles Maurice, la Libye (que l’actualité présente chaque jour comme un pays à guérilla et de dissension), la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Congo.

Les pays du continent ayant les plus faibles indices au bien-être sont le Soudan du Sud, le Zimbabwe, le Rwanda, la Centrafrique et la Tanzanie

Le plus frappant est le positionnement du Royaume par rapport à son entourage régional. Les Marocains seraient moins heureux que treize pays africains qui les ont devancés dans ce classement Onusien, dont l’Île Maurice (53e), la Libye (85e), la Côte d’Ivoire (90e), le Bénin (91e), Congo (93e), le Ghana (96e).

À l’échelle des pays arabes,  le Maroc est arrivé derrière les Emirats Arabes Unis (23e), l’Arabie Saoudite (29e), le Bahreïn (44e), le Koweït (52e). Par contre, le Royaume reste en tête du classement dans la région du Maghreb, devant l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, qui occupent respectivement les 107e,  136e et 137e places.

A notre sens, la méthode, voire le principe même de calibrer le bonheur, reste très discutable et même réfutable : On pense qu’il convient de séparer de manière tranchée et nette, d’une part la mesure objective du développement, du bien être et du bonheur collectifs et, d’autre part, la mesure subjective du bonheur individuel. Dans notre esprit, le bonheur collectif constitue un ensemble de conditions qui rendent plus facile l’accession au bonheur individuel.

Aussi et surtout, nous soutenons l’idée que ce n’est pas parce que la Finlande est en tête du classement que tous les Finlandais sont heureux, ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Marocains.

A l’appui de notre allégation, le classement de la Finlande au peloton des pays de la délectation et du Bonheur est sibyllin en s’étayant sur les chiffres alarmants de l’Institut Statistique Européen Eurostat qui dénombre plus de 13 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux supérieur à la moyenne européenne. Difficile avec un tel ratio de suicide et d’autodestruction prétendre à la sérotonine et au bonheur : Le suicide n’ jamais fait bon ménage avec le bonheur, l’annihilation n’a jamais fait bon flirt avec l’ascèse, le suicidaire n’a jamais fait bonne cavalière avec l’allégresse.

En sus, le rapport sur le bonheur, depuis sa première apparition, ne cesse de mettre en piédestal les pays scandinaves comme les nations qui savourent la Dolce Vita et les auteurs qui dissertent sur le bonheur, brandissent en permanence le package bonheur des vikings : équité sociale, politique familiale paritaire, économie florissante et on les décrit comme des lieux de plénitude et on en occulte presque qu’ils ont des taux de suicide parmi les plus élevés du Monde avec respectivement 28,9% en Finlande et 16% au Danemark.

Cette année, le Happiness Research Institute qui siège à Copenhague au Danemark  pointe un taux de divorce et un taux de suicide tous deux assez importants, à même d’entacher la réputation du paradis du bonheur, de l’aubaine et de l’enchantement en Finlande ce qui met de manière tangible l’absence de corrélation entre développement économique et sentiment de bien-être connu communément sous l’appellation du paradoxe d’Easterlin.

Cependant et rigueur scientifique nous l’oblige, nous pouvons être d’accord sur des facteurs qui rendent les Marocains moins heureux ou plus rigoureusement des soucis qui préoccupent les Marocains. A cet égard, l’étude menée par le département de Lahlimi, le Haut commissariat au Plan en l’occurrence, nous illumine et nous renseigne sur les différentes inquiétudes dont se soucient les Marocains qui sont :

Primo, le logement vient en tête, avec 60% des réponses des 3.200 personnes sondées avec une note obtenue sur le plan national de 4,7/10, autant dire que les Marocains, à 64%, ressentent plutôt mal leurs conditions de logements, tant au niveau de l’espace dans lequel ils vivent que des conditions qui sont les leurs dans les logements,

Secundo, les Marocains restent soucieux également pour les questions de santé, et surtout au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins qui leur sont prodigués. Ils attribuent la mauvaise note de 3,4/10 à la question de la santé, sans différence singulière entre milieux urbain et rural. Récemment, une feuille de route sanitaire a été élaborée, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental, pour une meilleure répartition de l’offre de soins à travers tout le Maroc,

Tertio, l’éducation est une source de chagrin et de préoccupation à son tour : Elle représente 33% de sentiments négatifs des Marocains, 15,3% de ces sentiments pour la qualité des infrastructures et 11,8% pour la compétence des enseignants,

Quarto, les conditions de travail sont notées, elles, à 4,7/10, les Marocains interrogées dénonçant essentiellement le niveau de salaire et celui du système de retraite qui inquiète de plus en plus les Marocains, avec 63% des sentiments négatifs impactant le bien-être de l’homme Marocain. Soulignons que cette investigation avait été menée, bien avant les remous actuels sur la réforme de la retraite,

Quanto, l’environnement constitue à son tour une source de tribulation, les Marocains n’ayant pas un grand crédit dans leurs institutions et principalement sur le plan politique : Les partis, les communes, les organismes parlementaires n’inspirent pas une grande confiance aux sondés, qui leur attribuent le score de 4,5/10,

Sexto, la culture, et bien entendu les loisirs, ne rendent pas les Marocains particulièrement heureux. Les infrastructures dédiées sont en nombre insuffisant et de qualité douteuse, et les sondés attribuent une note moyenne globale de 3,8/10.

A notre sens, d’autres facteurs s’ajoutant à ceux évoqués ci-haut par le HCP, nous paraissent importants, qui mettent de l’endorphine dans le quotidien des Marocains. En effet, l’enquête menée récemment par la Compagnie d’Assurance Atlanta, en faisant appel à l’expertise du cabinet Institut International de Sondages Ipsos , met en exergue des facteurs qui secrètent de la dopamine et distillent du sel dans la vie des Marocains, Il en est ainsi de :

– La religion qui apparaît comme créatrice de béatitude en apportant sérénité, réconfort et confiance aux Marocains. L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique du culte procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attelée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse.

Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme Marocain qui, à travers la pratique religieuse, tente de se réconcilier avec soi.

DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate AR-RA’D (LE TONNERRE) (Verset 28), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah”. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs? “. A défaut, Dieu n’a-t-il pas dit dans Sourate TAHA (Verset 124), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne”.

– La stabilité : A priori, beaucoup auraient pu penser que, selon la perception des Marocains, l’argent est le secret du bonheur : Il n’en est rien, pour le Marocain et comme dit le dicton ancestral français “L’argent ne fait pas le bonheur » puisque l’enquête, auprès d’un échantillon de 2.100 personnes révèle que le bonheur des Marocains réside dans leur tranquillité d’esprit. Ainsi, 36% des personnes interrogées y consentent une importance capitale. Effectivement, la paix intérieure (stabilité) nous permet de ressentir un état de tiédeur intrinsèque indispensable à la perception extérieure de la joie de vivre.

– La Famille : Cette étude nationale sur le bonheur d’Atlanta Assurances nous a permis de naviguer dans l’océan qui fait le Bonheur des Marocains, à savoir les relations familiales sociales solides dont jouit le tissu familial Marocain qui sont des conditions importantes du bien-être psychologique où 70% des Marocains le citent comme source de bonheur.

Il nous semble que les résultats de cette étude sont un véritable document de référence sur les projections des Marocains pour le bonheur. Ce qui peut aider les acteurs politiques et économiques dans la planification et la construction des éléments de bonheur pour le Marocain : L’étude du HCP le confirme, il faut travailler dans l’ordre du logement, en trouvant une solution à cette offre de plus en plus problématique des « champions » de la promotion immobilière qui se trouvent être aujourd’hui, presque tous, dans l’œil du cyclone. Puis il y a la santé, comme cela a également été confirmé par l’enquête récemment menée par Atlanta. Ce n’est pas à elle seule l’argent qui fait le bonheur.

Bonheur et bien-être devraient donc être érigés en tant qu’objectifs de politique publique, non seulement pour leur finalité en tant que tels mais aussi pour leurs nombreux effets secondaires et leurs externalités positives car le bonheur des uns fait le bonheur des autres ; Le bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent : c’est une des conclusions des recherches menées pendant plus de 20 ans par deux scientifiques américains, dont l’étude est publiée, en décembre de cette année 2015, par le British Medical Journal (BJM).

Ce serait pourtant dans l’intérêt de tout le Maroc, car, à notre sens, plus un Marocain est heureux, plus il est productif, gagne davantage et se comporte plus civilement en société: On n’est plus, in fine, dans le Produit National Brut (PNB) ; l’économie n’a pas à elle seule la clé du Bonheur, mais bel et bien dans le Bonheur National Brut (BNB) du Maroc.

Stabilité-Santé-Religion-Famille: Voilà le quadrilatère et la molécule du bonheur chez les Marocains. Stabilité-Santé-Religion-Famille : C’est la thérapie d’une terre-happy du Maroc !!

20 mars 2022 0 comment
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L’incertitude économique au temps du Covid-19 : l’autre pandémie, l’autre paradigme

by Mustapha Maghriti 14 mars 2022
written by Mustapha Maghriti

Naguère , des chamboulements, des cataclysme, des ébranlements et des nouvelles tendances mondiales lourdes , comme les changements géopolitiques, l’effacement des frontières des échanges commerciaux, la numérisation, les modulations technologiques, l’évolution des modèles d’affaires n’ont cessé de bouleverser la notion d’incertitude et partant  du processus décisionnel.

Toutefois, la pandémie de la COVID-19 a chamboulé de fond en comble notre conception collective de l’incertitude, car il n’y a pas de mésaventures analogues à la crise CORONAVIRUS au cours du dernier siècle. L’humanité a été sapée par les épidémies de grippe, économiquement le lundi noir, financièrement le jeudi noir de 1929 et la crise financière de 2008. Le monde a vécu des menaces et des catastrophes qui ont eu des retombés géopolitiques mondiales, régionales ou nationales : Tchernobyl dans les années 80, l’invasion du Koweït par l’Irak durant les années 90, les attentats du 11 septembre 2001, les ouragans et les Tsunamis. Cependant la pandémie de la COVID-19 demeure unique : c’est une crise assurément planétaire avec des contrecoups plus profonds et plus complexes que toute autre crise que les décideurs actuels ont pu observer et/ou subir avec une incertitude totale.

En effet, la mise en place de confinements dans de nombreux pays en mars 2020 a poché toutes les boules de cristal de la conjoncture économique aussi bien international (Banque mondiale, Observatoire français des conjonctures économiques OFCE) que national (HCP, DEPF, Bank-AlMaghrib….) dans un hermétisme inédit. L’économie internationale virevoltait paresseusement : Certains économistes dissertaient de « congélation ou cryogénie  » tandis que d’autres préféraient le récit d’une double perturbation : Choc d’offre et choc de demande (Boyer, 2020).

On ne peut que saluer, dans ce contexte opaque et brumeux, les efforts laborieux des entités de prévision et d’analyse économique qui pronostiquaient moult estimations de la chute d’activité (FMI, INSEE….etc). Puis vinrent graduellement les premières prévisions du Produit Intérieur Brut (PIB)  au niveau national et de sa variation (DEPF, HCP ou des think thank à l’instar du CMC,).

Au temps du premier dur confinement de Mars 2020, les premières estimations du HCP et de la DEPF sur la chute d’activité se sont avérées assez approuvables si l’on prend en considération la situation dans laquelle elles ont été produites.

Pour les conjectures, c’est un peu plus compliqué : Le HCP ne s’y est pas risqué et a privilégié des publications se rapprochant d’une prédiction en temps réel qui réduit l’horizon temporel de la projection. En effet, assonancées et rythmées par les annonces gouvernementales quotidiennes et les évolutions de la situation épidémiologique, les prophéties économiques ne pouvaient qu’être modifiées très régulièrement ou prendre la forme de scénario.

Contrairement en théorie économique pure chez Walras, c’est tout le paradoxe de l’information en situation de crise : la demande de prévisions et d’analyses s’accroît tandis que les conditions de l’offre rendent épineuses leur production. Ces chiffres sont manifestement importants pour le milieu des affaires économiques puisque ces derniers ont besoin de visibilité pour investir et développer des projets à moyen et long termes. Mais ils le sont tout autant pour les acteurs politiques, et ce pour deux raisons :

– La première est intuitive : La mise en place d’une politique économique implique que les décideurs jouent un rôle économique majeur en organisant et rationalisant les choix de l’acteur majeur qu’est l’État.

– La seconde, plus rarement explicitée, est que les données prévisionnelles en singulier et les statistiques économiques en général constituent un critère décisif de l’évaluation des dirigeants en place, et, à ce titre, jouent un rôle considérable dans les processus politiques.

Au Maroc, la pandémie du Covid-19 nous a fait onduler dans une ère d’incertitude irrévocable où le présent est insaisissable, le futur est imprévisible et le passé devient incompréhensible, ce qui rend toute prédiction montagneuse et toute stratégie hasardeuse et de charybde en scylla, l’arrivée improvisée du variant Omicron semble, de ce fait, entraver les pronostics de croissance pour 2022. Et même si les supputations laissent à penser qu’Omicron peut sonner le glas de la pandémie du coronavirus, les corollaires économiques de l’émergence de ce nouveau variant n’en sont pas subalternes.

Ainsi, selon le dernier document de l’agence de notation financière internationale Fitch Solutions, l’économie marocaine devrait avancer au ralenti en 2022 : Selon les prévisions du document, la croissance du PIB réel s’établira à 3,2%, contre une prévision initiale de 3,4%. Fitch Solutions augure d’une décélération de la croissance économique en 2022 eu égard aux répercussions de la propagation du variant Omicron au niveau national et international.

En sus, l’enclos du ciel Marocain a affecté sèchement le tourisme (deuxième principale source de financement extérieur avec une perte en devise estimée à 90 Milliards de dhs) et entraîna un rebond plus lent que prévu de l’industrie du tourisme, qui représente plus de  15% du PIB.

Même si les estimations de l’OMS que le virus Omicron est moins virulent que le delta, il est fort probable que le monde continuera à lutter contre Omicron à des degrés divers.

Ainsi, le variant Omicron causera, manifestement des incertitudes sur la conjoncture 2022, et ce, en dépit d’un fort rebondissement de la demande mondiale depuis plusieurs mois. Il pourrait bien que temporaire, entraîner des arrêts de commande dans les entreprises et perturbera de nouveau les chaînes de valeurs mondiales.

A cet égard, plusieurs apostrophes nous interpellent : Quelles seront les conséquences à court, moyen et long terme de nos réactions, et des diverses solutions que les pays mettent en œuvre ? Comment la crise risque-t-elle de modifier nos façons de vivre et de travailler dans l’avenir ? Quelle incidence la crise aura-t-elle sur les relations entre les principaux pays et à l’intérieur même de ces pays ? Comment le rôle – et la dépendance – d’un pays à l’égard des chaînes d’approvisionnement mondiales et des échanges commerciaux changera-t-il, selon ses réactions à la crise ?

Aucun pays, aucune entreprise, aucune équipe de direction ni aucun leader ne pourra se mettre à l’abri des répercussions subites de la COVID-19. Aucune stratégie ne s’en sortira parfaitement indemne, la pandémie du Covid-19 a bel et bien placé l’incertitude non seulement comme une nouvelle contrainte, mais en plus comme un nouveau paradigme qu’il faudra appréhender comme élément consubstantiel de toute politique publique, ainsi que pour toute décision du milieu des affaires de la sphère privée.

De fait, nous devrons non seulement vivre avec ce virus pendant un certain temps, mais somme toute apprendre à nous planifier et projeter différemment.

De fait, nous devrons non seulement vivre avec ce virus pendant un certain temps, mais somme toute apprendre à nous planifier et projeter différemment.

Les pires ennemis des bonnes décisions en ces temps de crise ne sont ni l’incertitude ni l’ambiguïté; ce sont plutôt les excès de confiance. Cette façon de faire n’élimine pas les incertitudes et n’apaise pas les doutes, mais elle devrait donner aux dirigeants le courage et la conviction nécessaires pour mener leurs entreprises à bon port en cette période tumultueuse.

Andy Grove, le génial fondateur d’Intel, n’avait-elle pas une théorie sur l’adaptation au changement avec son célèbre aphorisme  » Seuls les paranoïaques survivent. « 

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Covid-19, Crise Ukrainienne et l’impérieuse nécessité de la Souveraineté alimentaire et pharmaceutique du Maroc

by Mustapha Maghriti 10 mars 2022
written by Mustapha Maghriti

Jeudi à l’aube, aux alentours de 5 heures du matin, on a assisté à des crimes contre l’humanité en Ukraine : Des chars Russes qui franchissent les frontières d’une Ukraine pourtant reconnue comme indépendante par la communauté mondiale en 1991 après la chute de l’URSS, des villes désertées et dépeuplées par leurs habitants, des citoyens repliés aux stations de Metro de Kiev servant d’abri anti-bombe au regard de l’offensive militaire Russe, sur des kilomètres de voitures à la sortie de la capitale Kiev, les habitants horrifiés et affolés par des mitraillades tentent de fuir vers les frontières Est du pays.

Répercussions économiques : En l’espace de quelques heures, le baril de pétrole dépassé la barre des 100 dollars, les cours du blé a atteint un niveau record à 344 euros la tonne et plusieurs matières premières ont explosé dont le prix du gaz naturel a bondi de 40% en une journée, turbulences sur les marchés financiers mondiaux, les bourses et places financières s’effondrent.

L’économie mondiale qui a déjà du mal à se relever de deux longues années de pandémie s’apprête à affronter un nouveau typhon économique, social et politique d’une planète encore en rémission du covid-19.

Isolément et abstraction faite des causes et des dessous stratégiques et géopolitiques de l’invasion russe, la crise de l’Ukraine vient confirmer encore une fois l’extrême vulnérabilité d’une économie planétaire devenue globalisée à outrance.

La crise de l’Ukraine fait tâche d’huile en impactant l’économie mondiale : Après la crise de gaz que connaîtra assurément l’Europe, elle sera ressentie par l’économie Marocaine au vu de l’ampleur des échanges commerciaux avec Kiev (blé, céréales, fer, acier …).

A cet égard, plus que jamais, la souveraineté économique s’impose comme une orientation stratégique décisive pour se soustraire aux effets de crises mondiales et leurs contrecoups sur le tissu économique et social. Le Souverain Marocain, en visionnaire avéré, avait mis les pleins phares lors de la 1ère session de la 1ère année législative de la 11éme législature, entre autres priorités pour le Maroc, sur l’impérieuse nécessité de la Consolidation de la souveraineté face aux enjeux de la compétitivité internationale en constituant des stocks de sécurité de produits stratégiques.

Ceci est d’autant plus opportun que le Maroc au vu des crises mondiales, entre dans une phase nouvelle qui requiert la mutualisation des efforts autour des priorités stratégiques et relever les défis extérieurs.

La crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la souveraineté, avec des enjeux de compétition internationale à travers la nécessaire consolidation de la place occupée par le Maroc et la défense impérieuse de ses intérêts supérieurs, singulièrement dans la conjoncture actuelle qui encellule dans son sillage défis, risques et menaces. De fait, la crise sanitaire du Covid-19 a révélé le retour en force du thème de la souveraineté qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre.

La crise de la pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas révélé les dysfonctionnements dans la fourniture et la distribution des produits de première nécessité ? Durant cette crise, le Maroc n’a-t-il pas réussi, à gérer ses besoins en la matière et à assurer un approvisionnement normal et suffisant de ses marchés.

Pour consolider les efforts de résilience entamés notamment depuis le début de la pandémie, ainsi que l’autonomie et la sécurité stratégiques du pays, le Souverain Marocain a ordonné la mise en place d’un dispositif national intégré portant sur la réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques, avec une mise à jour continue des besoins nationaux.

Le mandement Royale sur cette thématique effrontément stratégique procède d’une lecture proactive, géopolitique et géoéconomique, tirant les leçons de la crise de Covid-19 et prenant en considération les risques et les incertitudes d’un environnement international en perpétuelles turbulences.

Ce devrait, in fine, constituer un axe important du nouveau programme gouvernemental, lequel aura notamment à prévoir la réforme du cadre juridique organisant les stocks de sécurité, l’engagement d’investissements conséquents dans les capacités nationales de stockage et de réserves stratégiques, ainsi que le développement de la production nationale de certains produits importés.

Et c’est le cas hier Mercredi 9 Mars 2022 et dans l’ambition de le Maroc continue de blinder la souveraineté alimentaire et sanitaire, 13 conventions d’investissement dans les secteurs des industries agroalimentaires et pharmaceutiques ont été signées dans un environnement tumultueux  marqué par la baisse des investissements étrangers et par le double effet de la crise sanitaire et la guerre entre la Russie et Ukraine.

Répartis sur cinq régions, Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, l’Oriental, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-El Hoceima, les 10 projets d’investissement de l’agroalimentaire, accompagnés dans le cadre du contrat-programme pour le développement des industries agroalimentaires, relèvent également des filières de la biscuiterie, chocolaterie et confiserie; des pâtes alimentaires et couscous; de transformation des fruits et légumes et de l’industrie laitière, ainsi que  la mise en place des pharmaceutiques qui seront  dédiées à la fabrication et au conditionnement exclusifs des médicaments génériques hospitaliers injectables visant à répondre à la demande croissante du marché national en médicaments et d’augmenter la capacité nationale de fabrication de génériques à forte valeur ajoutée et de développer certaines formes galéniques telles que les injectables.

1,731 Milliards de dirhams est le montant équivalent aux 13 conventions d’investissement générateurs de richesses et d’emplois, portés, majoritairement, par des capitaux marocains, témoigne de la grande dynamique que connaissent nos industries et augure du retour de l’économie Marocaine à une souveraineté économique  sur des segments de chaînes de valeurs qui jusque-là étaient légèrement délaissées, où le tissu industriel Marocain prend de plus en plus  des parts du marché, complétant et renforçant ainsi l’intégration du Royaume.

Au-delà du « Made in Morocco » et  du marché local, le produit national doit aspirer à percer dans le marché mondial avec une gamme de produits diversifiés et à forte valeur ajoutée.

10 mars 2022 0 comment
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Le 8 Mars et la Femme : Une étiquette Onusienne aux pieds d’argile

by Mustapha Maghriti 8 mars 2022
written by Mustapha Maghriti

8 mars de chaque année, c’est la même mélodie et le même refrain : Fleuristes, boutiques de maquillage et magasins de mode féminine s’en donnent à cœur joie avec la fête de la rose, la fête des cadeaux, la fête des cœurs.

Tous les 8 mars de chaque année, la fête de la femme revient inévitablement à grand renfort de bons sentiments à tonalité onctueuse.

Toutes ces affichettes roses ornées de fleurs rouges camouflent les jérémiades d’une féminité à fleur de peau, toutes ces ostentations émaillées de fleurettes romanesques dissimulent une féminitude en affliction.

Le 8 mars doit être un moment de réflexion et de visibilité pour les associations de défense des droits des femmes. C’est aussi une occasion de focaliser l’attention des médias, des politiques et de l’opinion publique sur les inégalités et les injustices dont les femmes sont victimes à travers le monde, car il reste, du chemin à parcourir pour que l’équité́ genre soit totale : Selon le Rapport mondial sur l’écart entre les sexes 2020 du Forum économique mondial, au rythme où vont les choses, il faudra attendre encore 100 ans pour combler les écarts entre les genres dans les domaines de la politique, de l’économie, de la santé et de l’éducation.

Au Maroc, chaque 8 mars, la femme Marocaine est hissée sur un piédestal avec des proses en eau de rose sur un ton doucereux, des slogans qui dissimulent l’écran de fumée d’une réalité phallocrate dans le gémissement et la souffrance, non pas d’une journée célébrée, mais des temps d’épreuves et de chemin de croix sans parvenir à l’équité des chances, dans tous les domaines de la vie. 

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues injustement héritées au fil des générations, la discrimination de genre prive notre société de l’apport féminin. Or, aujourd’hui plus que jamais, l’évaluation de la performance doit répondre à une logique asexuée. Le corpus de la Constitution de 2011 avait jeté les bases d’une meilleure consécration de la femme, mais leur traduction sur le terrain reste encore lacunaire.

Les Femmes avec un grand F Majuscule, dans leurs profondes différences, relèvent de grands challenges, au jour le jour sans attendre un 8 Mars pour se remettre en selle ; elles n’attendent pas ce jour Onusien pour gagner leurs vies, pour se battre pour leur dignité et leur intégrité.

Pour preuve, faisons un point d’orgue sur le rôle chevaleresque et héroïque de la Femme Marocaine lors de la pandémie du Covid-19 : Les Femmes n’ont-elles pas été aux premières lignes de la crise COVID-19, en tant que travailleuses de la santé, pourvoyeuses de soins médecins, soignantes, innovatrices, organisatrices communautaires et parmi les leaders nationaux les plus exemplaires et les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie ? La crise du Coronavirus n’a-t-elle pas mis en évidence à la fois le caractère central de leurs contributions et la charge disproportionnée que les femmes portent ?

La pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas montré les incroyables efforts déployés par les femmes Marocains et les femmes du monde entier pour façonner un avenir et une relance plus égalitaires à l’heure du Coronavirus et post COVID-19 ?

Sur d’autres cieux, les Femmes dirigeantes et les organisations de femmes ont fait montre de leurs compétences, de leurs connaissances et de leurs réseaux pour mener efficacement des plans de lutte et de relance face à la Covid-19.

Aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

La plupart des pays qui ont mieux réussi à contenir la vague de la pandémie de Covid-19 et à répondre à son impact sanitaire ainsi qu’à l’ensemble de ses répercussions socio-économiques sont dirigés par des femmes.

A titre illustratif, les Cheffes de gouvernement du Danemark, de l’Éthiopie, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Islande, de la Nouvelle-Zélande et de la Slovaquie n’ont-elles pas été largement reconnues pour la rapidité, la détermination et l’efficacité de leur réponse nationale à la Covid-19, ainsi que pour la compassion dont elles ont fait preuve dans leur communication d’informations factuelles sur la santé publique ?

Loin du slogan du 8 Mars, la longue marche des femmes est bel et bien célébrée chevaleresquement dans la dignité et le silence tous les 365 jours.

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.  

Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ?

C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘AICHA » 

En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim “Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes.” 

Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: “Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes”. 

Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès : ” Je vous conseil la bonté envers les Femmes”. 

8 mars 2022 0 comment
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Le PJD et la prière de l’absent: Les Raisons du naufrage du Titanic Politique Pjdiste

by Mustapha Maghriti 5 février 2022
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La Prière de l’absent : Le titre semble dévier l’imaginaire des Romans vers le conte culte de Tahar Ben Jelloun. Idem, la Prière de l’absent semble bifurquer l’imaginaire des cinéphiles vers le film, LONG MÉTRAGE, adaptation de l’œuvre de Tahar Ben Jelloun de Hamid BENNANI. Détrompez-vous  Il n’en est rien, il s’agit du grand enterrement du  parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc depuis une décennie ; le Parti de la justice et du développement Pjd s’effondre comme un château de cartes, passant de 125 sièges dans l’Assemblée sortante à 13 siège ; Un fiasco politique et électoral historique et si l’on se réfère au règlement intérieur de la première Chambre, le PJD n’aura même pas droit à la constitution d’un groupe parlementaire. Le seuil pour ce faire est fixé à 20 sièges. 

5 février 2022 0 comment
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Sauf ma mère, toutes les femmes sont…………….

by Mustapha Maghriti 23 janvier 2022
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« Sauf ma mère » le titre nous rappelle le livre de  l’écrivain Français Titouan Lamazou, fondateur de l’association Lysistrata, qui a pour objectif de soutenir des initiatives de défense des femmes à travers le monde et Michel Onfray sorti en 2010 aux Éditions Gallimard. « Sauf ma mère » nous rappelle aussi l’œuvre et l’exposition de Titouan Lamazou  qui relate des multiples formes de la misogynie dont il a pu croiser les visages au cours de ses voyages et de ses rencontres intuitives : Femmes battues, femmes violées, femmes objets, discriminées.

Idem, « Sauf ma mère, toutes les femmes sont des putes » disait crûment Jean Paul Sartre! Se faire traiter de pute est la condition sine qua non quand on adjure un gros inconvenant et discourtois ou qu’en règle générale, on fait perdre ses moyens à un homme à l’égo excentrique, et qui, en sus, manque de principe et bonnes manières.

Toute la toile a été enflammée de la misogynie anti-marocaine qui nécrose la presse Algérienne : c’est aux femmes Marocaines que l’on s’en prend et ce suite au fiasco de l’équipe de football algérienne contre la Côte d’Ivoire au CAN 2022, le présentateur  sportif Algérien pour le compte de BeIN Sports, Hafid Derradji, et dont la langue déplacée est bien connue de tous les fans du ballon rond a insulté, non seulement, la femme marocaine, mais toute femme, mère, sœur ….

En effet, dans un échange sur Twitter avec une supportrice Marocaine, le présentateur sportif Algérien, furieux par la caricature d’un Fennec suite à la défaite de l’équipe d’Algérie, invité à faire  leurs valises et faire le comeback à Alger, lui a répliqué de façon obscène en traitant la supportrice  Marocaine de pute. Ainsi cruellement et grossièrement, a-t-il écrit grosso modo, toutes les femmes marocaines sont des putes, les Marocains des fils de putes et selon les dernières statistiques, 50% des Marocains seraient des bâtards.

Des propos sordides et débauchés, d’un commentateur censé annoter un sport propre et noble, ont échauffé  la toile marocaine et les réseaux sociaux. Putes, voilà le label et l’emblème que certains cherchent à coller à la Femme Marocaine. A croire que le plus vieux métier du monde serait marocain.

La femme Marocaine fait figure de prou de femme libre au sein du monde arabe, mais qui s’assume aussi de s’éduquer, d’apprendre, , de conduire, de trimer, de faire de la politique de voter, d’être au Pelton su jeux olympiques et j’en passe ……

La femme marocaine est-elle l’exception à la règle d’une sphère Arabo-musulmane qui se sclérose et se verrouille  dans le conformisme et le conservatisme ?

Dans leur subconscient, la femme Marocaine reproduit deux fantasmes antagonistes : Tantôt l’obsession d’une femme émancipée qui s’assume aux yeux d’un carcan social liberticide, soit la hantise expansionniste et impériale de la femme autochtone encellulée et défaillit  au regard de l’homme pour mieux se laisser débaucher et partant libérer.

Au fil de l’histoire, c’est cette liberté cumulée dont dispose la Femme Marocaine qui la taxe aujourd’hui d’être homologuée de putes non pas par un commentateur de beign sport, mais d’antan par des phallocentriques machistes et misogynes de tout bord.

Je ne pense pas que la plainte pénale déposée par le club des avocats du Maroc auprès du procureur général qatari ne soit une solution. La bonne réplique est comme dit le proverbe arabe  » Le chien aboie, la caravane passe. » Aussi, il est commode de ne pas se rapetisser, ni de se ratatiner au bas niveau de ce commentateur sportif Algérien, car, in fine, le commentateur Algérien de BeIN Sports, Hafid Derradji ne va pas sortir de la cuise du Jupiter : Elle a sa propre mère.

23 janvier 2022 1 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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