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Mustapha Maghriti
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Géopolitique du terrorisme en Afrique : Odieuse et Insidieuse

by Mustapha Maghriti 13 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Le problème du terrorisme revient sur le devant de la scène après la scène odieuse  de 160 morts (Parmi les victimes figurent une vingtaine d’enfants ) par des djihadistes dans le village de Solhan, province du Yagha (région du Sahel) dans le Nord-Est du Burkina Faso, un bilan fatal le plus meurtrier que le pays ait connu depuis le début des violences djihadistes, en 2015.

Ces offenses ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, de colère et de solidarité. De sa part, le Maroc, via le chef de la diplomatie Nasser Bourita a condamné vivement ces attaques terroristes ignobles qui sont rejetées par toutes les religions et les valeurs humanistes universelles.

Aussi, ces attaques misanthropes ont réveillé la peur, parfois l’effroi au regard des actes de primitivisme où la violence aveugle, tuant sans loi, ni foi, a contribué à désubjectiver chaque victime réduite à une simple cible à atteindre. Il s’agirait de représailles contre des incriminations de combattants auprès de l’armée.

La terreur gagne l’espace social en Afrique alimentant des fantasmes de martyre et de tyrannie, faisant revivre à chacun l’angoisse de la mort. N’est-ce pas l’apoastre de la subversion,  du terrorisme, le jihadisme?

Inopportunément, ces terroristes sont des jeunes en perte de boussole et ils tuent d’autres jeunes. Ils cherchent, semble-t-il, à détruire une société africaine en quête de liberté, de démocratie, de culture et d’ouverture. Cette projection de la violence et de la haine sur l’autre va parfois jusqu’au retournement de cette violence contre soi ; le tueur finit par se tuer, comme s’il achevait ainsi, par sa propre mort, le cycle de cette violence destructrice sans limite, dans un mouvement d’auto-désengendrement.

Nous pensons que la guerre contre le terrorisme est incontournable, mais au préalable, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente que les armes qui est celle du déracinement des idéologies de la haine et de la répulsion.

C’est dans le continent noir, et pas seulement dans la zone sahélienne, que les groupes se réclamant de Daech, sont aujourd’hui les plus éveillés et les plus actifs, parsemant la terreur, la phobie et le terrorisme, sans toutefois contrôler des territoires comme ils l’ont fait au Moyen Orient. 

C’est un travail de longue haleine qui concerne notre continent. Inopportunément, dans l’Afrique, ce sont les projets de schizoïdie et d’introversion, qui l’emportent. Pour preuve, cette étendue géographique est sensationnelle, et tient autant sinon plus à la vulnérabilité des structures étatiques locales et à la misère, qu’au pouvoir d’attraction du djihad global.

Quelle géopolitique du terrorisme en Afrique ? Les groupes Jihadistes et fanatiques sont actifs dans plusieurs contrées du continent Africain : 

–  Primo, sur les terres d’islam d’Afrique de l’Ouest, qui connurent autrefois de véritables “guerres saintes”, au 19ème siècle contre les armées coloniales,

– Secundo, en Somalie, dans la corne de l’Afrique, où les “Chebabs” islamistes sévissent depuis des années, dans une guerre sempiternelle,

– Tertio, dans l’Est de la République démocratique du Congo, irréfragable  talon d’Achille  de l’Afrique où la guerre fait partie du quotidien depuis si longtemps où le djihadisme est venu  s’accoler à bien d’autres sources locales de conflit ;

– Quarto, dans le nord du Mozambique, sur la côte de l’Océan indien, où l’islam est ancré depuis des siècles, et où, depuis trois ans, sévit un groupe lui aussi affilié à l’État islamique.

Pour autant, ces labels djihadistes agissent comme des “franchises”, c’est-à-dire sans centralité, sans concentration et sans commandement unique ; même s’il est probable que les groupes agissent de concert en apprenant l’un de l’autre.

En Afrique, les terroristes savent tirer parti des fragilités des États, qu’il s’agisse d’un État “insolvable” comme la Somalie ou “perclus” comme au Nigéria. Au Mozambique, les djihadistes agissent dans une zone en passe de devenir l’Eldorado du gaz naturel où les petits paysans sont des proies faciles pour ces groupes violents.

Dans ce contexte miné, la réponse au terrorisme ne peut être figée à la seule dimension sécuritaire ; même au Sahel où la contre-offensive militaire est la plus exploitée. Ce sont des décennies de problèmes livrés à eux même qui attisent cette subversion meurtrière de la violence armée et la radicalisation.

L’aberration serait de mettre ces désenchantements anarchistes et ces messages écrits avec des plaies, du sang, des larmes, des souffrances, sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, inopportunément, plusieurs discours laissent entendre en particulier l’Islam.

La communauté internationale a un mandat laborieux à conclure. Avant les fusils et les armes, il y a des idéologies à neutraliser, avant les flingues, il y a des cultes à désamorcer.

Il est plus facile d’écraser des armées que de venir à bout d’une idéologie surtout celle qui s’abreuve de haine, d’aversion, de fanatisme et de cruauté. L’idéologie n’est à craindre que lorsqu’elle s’appuie sur la haine. 

Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans les pays musulmans n’est pas indemne de toute répréhension. Chez certains, elle incorpore gauchement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut exorciser la Salafiya Jihadia et son obsession subversive. 

La bataille contre la prolifération du terrorisme doit être absolument globale et internationale. La coopération internationale existe, mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension en Afrique, ont plutôt envenimé le phénomène jihadiste.

Faute de quoi, la terreur continuera à terroriser, y compris les terroristes, la violence se transmettra en spirale de génération en génération dans la haine et la vengeance.

La Communauté internationale doit s’atteler à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette lourde responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’épargner que d’autres Etats ne s’agitent. Aussi, il appartient tout un chacun de nous d’apporter sa quote-part par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien.

Avouons-le et disons nos 4 vérités en face : On ne naît pas terroriste, on le devient. Le mal est en l’homme, il n’a pas de territoire privilégié, il est partout sur cette Terre. Ce mal, il nous faut le combattre par la raison, la loi, le savoir, l’école, l’éducation, l’ordre, la justice et par la promotion et la défense des valeurs universelles et universalistes liées aux droits humains.

Malheureusement, je me rappelle, il y a plus de 5 ans (Lundi 19 Décembre 2016), après l’assassinat ignoble de l’ambassadeur Russe en Turquie, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par le comportement fanatique et téméraire d’une armada internautes originaires de plusieurs pays arabes, y compris le Maroc, saluant l’assassinat de l’ambassadeur Russe. N’est-ce pas l’apogée de la haine ? 

Saluer cet assassinat odieux n’est-il pas un accusateur qui montre immanquablement l’hiatus qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour enterrer  une pensée funéraire. N’est-ce pas l’apothéose de la subversion et du terrorisme?

L’altruisme, la clémence la tolérance et l’amour sont les palliatifs dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise d’épilogue, de décider d’opter pour l’Amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King.

13 juin 2021 0 comment
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Covid-19 et si la Vie est Belle reprend de plus belle !!

by Mustapha Maghriti 7 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Alors que l’humanité vécut au tempo des resserrements et des couvre-feux nocturnes, la pandémie du Covid-19 marque un trend baissier chez nous au Maroc, comme ailleurs à travers le monde, notre Gouvernement se montre généreux sur l’agenda et les conditions d’un retour à une vie déconfinée :

Assurément, l’optimisme béat réapparaît et se confirme, la fréquentation des espaces publics, à l’instar des lieux de restauration et loisirs (les théâtres, cinémas, musées ….) ou de culte, est rendue possible, quoique que graduellement.

Aussi, l’espoir ressuscite et se ranime où la liberté retrouvée va de concert avec la possibilité accordée aux étudiants, thésards et chercheurs de pouvoir se rendre dans les bibliothèques, enfin autorisés à ouvrir leurs portes, à raison de 50% de leurs capacités.

Le retour très vite à une vie normale nécessite l’implication large et volontaire d’une grande frange de la population dans le processus de vaccination ; le maximum des Marocains, soit 25 Millions doivent se prêter à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur avertir que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour ostraciser le Coronavirus

Malgré la grande difficulté de s’approvisionner en vaccin, le Maroc déploie des efforts louables et laborieux afin d’en acquérir des quantités importantes. En Afrique, le Maroc est en tête du peloton en termes du nombre et du taux d’individus vaccinés, tandis qu’au niveau mondial, le Royaume est à la 15ème place pour ce qui est du nombre des personnes ayant reçu l’injection du vaccin.

L’adhésion des Marocains est inéluctable, la communication demeure toujours incontournable, afin de les impliquer et instaurer un climat de confiance, et contrer les voies réticentes

Tout le monde sait que seul le vaccin pourra éradiquer cette pandémie du Covid-19. La vaccination de masse est de nature à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui tenaille et obnubile la planète, sans aucun doute, le plus grand schibboleth pour reprendre Voltaire,  subi par notre monde depuis des dizaines de décennies. Certaines personnes perdent patience et succombent dans des dépressions.

Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de fatalité et de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

C’est très bientôt, nous allons donner libre cours à notre égotisme, nous allons de nouveau voyager et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité. Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt.  La “Dolce Vita” sera bientôt de retour, Stay open !!

7 juin 2021 0 comment
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Khalid Jamaï, un Journaliste d’exception, une Plume sans détour

by Mustapha Maghriti 3 juin 2021
written by Mustapha Maghriti

Une plume d’exception vient de nous quitter hier 1er Juin 2021 en l’occurrence Khalid Jamaï à l’âge de 77 bougies. En sus noir sur blanc de ces proses franches, il était doté d’une grande carrure : Une plume sans détour, une langue qui ne mâche jamais ses mots lorsqu’il s’agit de dire les 4 vérités.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré Khalid Jamaï, cependant je l’ai côtoyé à travers ses chroniques sur les pages de l’Opinion dont il fut belle lurette le Rédacteur en chef.

Figure emblématique d’un 4éme pouvoir de force d’âme audace, de bravoure et de fermeté : Pour pièce à conviction, le lectorat Marocain se souviendra de Khalid Jamaï comme le journaliste  qui osa crâner et braver le tout grand puissant vizir Driss Basri qui avait la mainmise sur les medias, les services de police, de sécurité et de renseignement, alors qu’il était à l’apogée de sa prépotence et  son magnat, avec sa missive culte formulée  à travers une chronique acrimonieuse redevenue fétiche et réintitulée par l’épigraphe populaire Marocaine « Chkoun Nta ? ».

La presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémore d’un Journaliste qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales d’une plume qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de journalistes et de chercheurs.

Khalid Jamaï était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme et militantisme  limpide, cristallin.

Aux effrois, affres et frayeurs de ce  » Présumé Coupable » pour reprendre le titre de son livre édité en 2003 aux éditions Tarik où il décrit son incarcération en 1973, la supplice, la répression et de la martyre des années de plomb, Khalid Jamaï n’avait jamais perdu de sa crânerie, de sincérité et de sa transparence.  

 S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des journalistes disparus. Certes, il nous a quittés, mais ses écrits  resteront immortels.

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Le Serpent de Mer à Gaza ou Le Cessez-le-Feu entre Israël et le Hamas

by Mustapha Maghriti 25 mai 2021
written by Mustapha Maghriti

Un bilan lourd, plus de dix jours  de tirs où le ministère Palestinien de la Santé à Gaza a annoncé que le bilan des victimes des violents raids israéliens contre la Bande de Gaza s’est alourdi à 230 morts, dont 65 enfants , 39 femmes, 17 personnes âgées et 1 710 blessés. Plus de 40 000 personnes ont fui leur logement dans le micro-territoire.

Un tel bilan est une aubaine pour le Premier Ministre Israélien Netanyahu, qui n’a pas réussi encore à former un Exécutif, et qui est poursuivi par la justice israélienne pour de moult infractions. Il prétend être le tutélaire d’Israël où dans un discours à la télévision, le tortionnaire Israélien Netanyahu  a promis de donner « une fricassée » au Hamas. C’est ainsi que les avions de chasse et les hélicoptères israéliens ont lancé un rush de bombes sur Gaza.

Parallèlement à ces événements mortels et pour la première fois, les Palestiniens de nationalité israélienne se sont soulevés contre les Israéliens brûlant des commerces, des voitures, et des synagogues.

On ne peut que se lamenter de ces affrontements sanguinolents entre Israéliens et Palestiniens.

Le cessez-le-feu déclaré après 11 jours de bombardements n’est qu’un serpent de mer, qui peut réapparaître à tout moment. La solution du conflit israélo-palestinien ne peut être militaire, mais politique : Historiquement, c’est par la force et la trahison  que les juifs ont traqué les Palestiniens de leur terre et ont créé un Etat d’Israël en 1948.

Depuis cette date, plusieurs guerres israélo-arabes ont eu lieu et moult Accords de paix ont été signés à l’instar des accords de Camp David entre l’Égypte et Israël en 1977, mais dont le plus prometteur est l’Accord d’Oslo signé le 13 Septembre 1993. Cet Accord a engendré la création de l’Autorité palestinienne censée préfigurer un Etat palestinien indépendant. Cependant, le signataire israélien de l’Accord Yitzhak Rabin est assassiné le 4 Novembre 1995 par un fanatique juif religieux d’extrême droite pour avorter le processus d’Oslo.

Et depuis 2009, le gouvernement israélien, présidé par le misanthrope Netanyahu, est prédominé par le parti de droits Likoud et d’autres partis d’extrême droite.

Aussi, Israël a toujours bénéficié du soutien inconditionnel USA du fait du puissant lobby juif American Israeli Public Affairs Committee AIPAC aux Etats-Unis dont le budget et la mainmise ne cesse d’augmenter. Pour preuve, Donald Trump n’a-t-il pas  reconnu le 6 Décembre 2017 Jérusalem comme capitale d’Israël, en transférant l’Ambassade Américaine le 14 Mai 2018 de Tel Aviv à Jérusalem. Donald Trump n’a-t-il pas  reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau syrien du Golan ? Donald Trump n’a-t-il pas protesté contre la colonisation illégale d’Israël à Jérusalem-Est et en Cisjordanie ?

L’apostrophe est désormais de savoir si cette alliance stratégique continuera d’exister, quelle que soit l’attitude du gouvernement israélien. Et après les mitraillades sur Gaza et les attaques à Jérusalem, la question peut de nouveau être posée : D.Trump a tout accepté de la part de Netanyahou. Joe Biden sera moins tolérant, mais, certes, il ne devrait pas remettre en cause cette alliance. Les événements récents ont cependant apporté l’ouverture d’un débat sur ce point aux USA. Il y a un mois, la grande organisation Human Rights Watch baptisait Apartheid la destinée réservée aux Palestiniens par Israël.

En outre, la communauté juive américaine prend du recul avec Netanyahou, celui-ci était lié à Donald Trump alors que les juifs américains votent aux 2/3 pour les démocrates. De jeunes élus démocrates, à l’instar d’Alexandra Ocasio-Cortez, critiquent ostensiblement l’attitude d’Israël. D’ailleurs, Joe Biden a même fait le 18 Mai l’éloge public de Rashida Tlaib, Congress woman d’origine palestinienne qui avait pourtant critiqué le soutien américain à Israël

La seule issue politique du conflit sempiternel israélo-palestinien est la création d’un Etat Palestinien viable. Pour y parvenir, le cessez-le-feu pour stopper les bombardements de part et d’autre entre Israël et la Bande de Gaza n’est pas la solution.

Il faut aussi arrêter toute nouvelle implantation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

En sus, des négociations doivent s’ouvrir le plus rapidement possible entre Israéliens et Palestiniens sous les auspices du Quartet pour le Moyen-Orient constitués de l’ONU, de l’Union Européenne, de la Russie et des USA.

Le rôle du Quartet où l’Union européenne doit jouer un rôle crucial, est important dans la mesure où le Conseil de sécurité de l’ONU a été incapable de s’accorder sur une déclaration commune.

Si ce processus n’est pas entamé avec des résultats probants, les confrontations continueront entre Israéliens et Palestiniens avec de nouvelles victimes dont des enfants innocents et le serpent de mer du cessez-le-feu resurgit.

 

25 mai 2021 0 comment
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Les Sirènes de Kaboul

by Mustapha Maghriti 17 mai 2021
written by Mustapha Maghriti
JRS Herat

Pour reprendre, en guise de prologue, les proses de Yasmina Khadra dans son best-seller « Les Hirondelles de Kaboul » « : Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques.

C’est le cas dimanche dernier à Kaboul, alors que les Américains sont en train de retirer leurs derniers soldats du pays, des explosions en cascade à la porte de l’établissement scolaire « Sayed Al-Shuhada » s’est produite devant cet établissement scolaire pour filles du quartier surtout peuplé de chiites hazaras, dans l’ouest de la capitale Afghane, au moment où nombre de ses habitants faisaient leurs courses : Plus de 50 personnes, en majorité des lycéennes de jeunes filles de 13 à 18 ans, bravant la peur, les interdits et les menaces,  ont été tuées et ont été enterrées dans un cimetière situé au sommet d’une colline appelé « cimetière des martyrs » à Kaboul.

Leurs âmes y reposent  laissant derrière plusieurs apostrophes sans réponse : Quel est leur crime ? S’instruire ? S’émanciper ? S’alphabétiser, apprendre ? Ou  vivre leur droit incessible  à l’éducation ?

Ce drame sidère la communauté internationale et laisse, en vain, le monde  à la recherche de réponses tant cette fatalité, comme celles qui l’ont précédé, se dérobe à la raison et se loge dans des cultes extrémistes.

La semaine dernière, ces sirènes avaient contesté contre le manque de corps professoral et de matériel didactique. Ses sirènes plus lumineuses studieuses se battaient chaque jour pour aller à l’école sous le joug des talibans.

Cet attentat misogyne contre des innocentes de Kaboul n’est pas une mésaventure esseulée : C’est une chronologie qui serine au jour le jour, à  des filles qui misent leur vie à la quête de leurs ambitions.

A Kaboul, les agressivités et les violences contre les femmes orchestrées dans le cadre d’une stratégie politique délibérée et préméditée : Les talibans et toutes les forces ignorantistes et obscurantistes les instrumentalisent pour oppresser les femmes et confisquer leurs droits les plus élémentaires de lire, d’écrire, de penser par elles-mêmes, et de se libérer de la servitude des phallocrates pour vivre dans une société à leur égale.

Avec ce drame, les Sirènes de Kaboul regagnèrent le cavalcade ténébreux  des lycéennes de Chibok au Nigeria, des jeunes Yézidies, des dizaines de milliers de victimes de viol au Soudan, en RDC, en Colombie, au Népal, en Inde, en Tchétchénie.

En 2020, l’Afghanistan est encore l’un des pires pays où naître femme: faible taux de scolarisation des filles, mariage des filles et mariages arrangés, violences basées sur le genre, santé reproductive et maternelle catastrophique, entre autres…

Plus récemment, on constate que les femmes sont les victimes invisibles du Covid-19 en raison de la distance avec les centres de santé, mais surtout des attitudes conservatrices des hommes qui refusent que leur femme, mère ou fille se rende à l’hôpital non accompagnée – la plupart des femmes doivent toujours être accompagnées d’un mahram, un homme de leur famille, pour se déplacer.

Ce féminicide nous rappelle, sur d’autres cieux, que les jeunes filles sont devenues des instruments de terrorisme en Afrique du Sud,  en Ouganda, ou au Sierra Leone.

La dévastation des Sirènes de Hazaras nous apostrophe sur la nécessité impérieuse de construire des abris pour nos filles ; les violences à l’encontre des femmes ne peuvent plus continuer dans une société misogyne.

C’est un Must,  de « réalléguer » le droit l’apprentissage à l’éducation comme un droit fondamental, véridique et authentique  à la déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, et à la déclaration universelle des Droits de l’Enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’unanimité le 20 novembre 1959.

C’est un Must, de défendre ensemble l’universalité des valeurs humanistes contre tous les extrémismes et conservatismes de tout bord.

C’est un Must, d’assurer une implication effective des femmes dans les valeurs de paix et excommunier l’emportement des révoltes sexistes pour consacrer une véritable diplomatie des droits des femmes.

Le deuil des Sirènes de Kaboul rétrocèdent un héritage plus immémorial que la mort : Le credo en l’humanité, la justice et la promotion de la parité comme cause mondiale.

17 mai 2021 0 comment
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L’Espagne et l’accueil du disciple du diable « Brahim Ghali » : L’écran de fumée envers le Maroc

by Mustapha Maghriti 3 mai 2021
written by Mustapha Maghriti

« L’amitié se fortifie dans les épreuves et grandit avec le temps » dit un proverbe français. Ce qui se passe récemment avec l’attitude sournoise du Gouvernement espagnol vient de sceller au contraire une belle preuve d’inimité et d’indignation envers le Maroc : Notre voisin, l’Espagne solidarise avec l’ennemi du Maroc, complote sur le dos du Royaume, et accueille sur son territoire Brahim Ghali, le baron du Polisario poursuivi en Espagne pour crimes contre l’humanité.

Ne s’agit-il pas d’une défloraison qui a terni cette amitié séculaire entre Madrid et Rabat en exhibant les cryptogrammes sinueux et machiavéliques de la politique internationale Espagnole, où l’on piaffe les conventions internationales au nom des manigances et spéculations politiciennes.

Cette traîtrise espagnole qui borde l’affaire Brahim Ghali révèle l’écran de fumée, la gueule taciturne et l’ambivalence du gouvernement espagnol qui, d’une part, tambourine le Maroc et, de l’autre, adule l’Algérie, quitte à mettre sur la caudrette, avec une irrévérence insidieuse et une certaine immoralité politique, une cause Nationale pour le Royaume et son peuple : La ferme Souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. N’est-ce pas le substrat et le substratum de cette affaire ?

Regardons-nous en face, disons les 4 vérités en face à l’Espagne : Que représente Brahim Ghali ? Un pupazzo et un guignol aux souliers d’Alger, manié et exploité pour ébranler notre Patrie et attiser le feu du conflit stéréotypé et chimérique autour des sables d’Or du Maroc. Et ostensiblement, le gouvernement espagnol est de connivence de ces  » Careless Whispers »!!! Car Madrid sait pertinemment que le dénommé Brahim Ghali est un violeur qui a fédéré l’esclavage, la torture, les crimes de guerre, les enfants soldats et le génocide.

Rappelons-nous, dans cette chronique, que c’est le deuxième coup lynché au Royaume par ses prétendants partenaires ; il y a deux mois, le Maroc prît la décision de suspendre tout contact avec l’Ambassade d’Allemagne à Rabat, suite aux équivoques profondes avec Berlin au sujet des fondamentaux et des invariantes du Royaume du Maroc.

Jusqu’a ce jour, un silence Radio de la part de Madrid : Rabat attend toujours une réponse convaincante  de la part du Gouvernement Espagnol au sujet de sa décision d’autoriser au dénommé Brahim Ghali, poursuivi par la justice espagnole pour des crimes de génocide et de terrorisme, d’entrer à son territoire.

Plusieurs apostrophes interpellent notre politique de Voisinage avec l’Espagne, en particulier et avec l’Union Européenne en général :

Pourquoi le Maroc n’a pas été informé et l’a appris à ses dépens par la presse ? Pourquoi Madrid a-t-elle préféré coordonner avec les adversaires du Maroc ? L’Espagne n’est-elle pas entrain de préjudicier le voisinage à cause d’un disciple du diable dénommé Brahim Ghali ?

L’affaire Brahim Ghali ne constitue-t-elle pas un test de fiabilité de nos relations et de leur sincérité, et de savoir si elles ne sont pas réduites à un simple slogan ? Historiquement, aux temps d’épreuve du voisinage, le Maroc n’a-t-il pas soutenu l’Espagne face au séparatisme des indépendantistes Catalans pour paraphraser le chef de la Diplomatie Marocaine ?

Il ne s’agit nullement, pour reprendre les propos du Ministre Marocain des affaires étrangères de la Coopération, d’une relation à la carte : Quand il s’agit de se coaliser avec l’Algérie et le Polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand il s’agit de la politique migratoire ou de terrorisme, le Maroc redevient le gendarme de l’Union européenne.

Les grandes prouesses du Maroc, ces dernières décades, notamment l’exploit du Port Tanger-Med, le projet de règne de Dakhla, épeurent et apeurent la péninsule Ibérique qui aurait sous-estimé les capacités Marocaines, une opiniâtreté de l’Espagne se ralliant à l’Algérie afin de brider le Maroc pour ne pas devenir une puissance émergeante.

Avec de vrais partenaires, on ne manœuvre pas derrière le dos sur une question fondamentale, enraciné dans l’ADN de 36 Millions Marocains qui est le Sahara.

« Nous savons que l’erreur est humaine, mais la trahison est impardonnable. Et le Maroc ne sera jamais une fabrique pour les martyrs de la trahison …. Halte aux surenchères sur le Maroc, et halte à l’instrumentalisation de l’espace des droits et des libertés garantis par le pays pour comploter contre lui » pour reprendre, in fine, les proses du Souverain Marocain VI 6 nov. 2014 de la commémoration de la marche verte.  

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Covid-19 : Une Hydre Coriace, la Bataille n’est pas terminée

by Mustapha Maghriti 30 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

Avec le progrès faramineux que connait la science, la découverte de plus de 6 vaccins antidcovid-19 (Sinopharm, Astrazeneca, Johnson&Jjhonson, Moderna, BioNTech Spoutnik…etc.) ainsi que 8 autres vaccins ont déjà atteint le stade des essais sur l’homme et la vaccination qui se fait à grande échelle dans le monde m’ont fait croire que l’orage est passé, qu’il n’y a plus de danger et qu’on peut respirer sans masque. Détrompes-vous, la situation épidémiologique alarmante en Inde (½ Millions en un jour, soit une moyenne de 52.894 cas par jour), au Brésil (où le nombre de décès frôle les 400.000), ou l’état dramatique tout près de nous en Tunisie m’ont fait perdre mes illusions : Le Covid-19 est subversif, coriace, récalcitrant et misanthrope, le Coronavirus nous suit toujours à la trace.

Après plus d’une année de stress de suivi des JT et des bilans épidémiologiques au Maroc et dans le monde, j’ai appliqué la politique de l’autruche en attendant que la vie normale reprenne d’autant plus qu’au Maroc à la veille du sacré Mois de Ramadan, la situation épidémiologique s’est nettement amoindrie, heureusement ou malheureusement très peu de personnes portent le masque, les salles de Fitness et les bains Maures ouverts à nouveau. Avec, la vaccination qui se fait de façon assidue, diligente et laborieuse m’ont fait croire que le Coronavirus est vaincu et qu’il n’y a plus de danger. Non et non, décillez les yeux.

Le Virus est coriace, redoutable et s’habille dans d’autres variantes plus mortelles à l’instar des variantes Indienne et Brésilienne considérées comme les plus mortifères : Elles se rebellent en tuant en bloc, elles se rebiffent en résistant aux vaccins.

Nous sommes tous, pays développés ou en développements, pays riches ou démunis dans le même temps d’épreuves, on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Dans ce contexte miné et avec  l’apparition de ces nouvelles souches ( Britannique, Sud-Africain ou Amazonien),  sont autant de facteurs qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ce virus redoutable qui n’épargne personne et accepter le durcissement des mesures restrictives durant Ramadan décidé par les autorités Marocaines.

Le propos de ma chronique n’est pas de saupoudrer l’horreur et la frayeur, le propos de ma missive est d’avertir nos concitoyens et leur alerter que la bataille n’est pas parachevée. Le virus filoche toujours  quoiqu’il est moins acerbe qu’en France ou moins venimeux en Espagne. C’est une « hydre de Lerne » qui ne cède pas ; c’est un polype qui ne renonce pas. La variante britannique se prolifère sept fois plus vite que le virus originel, six fois plus dangereux et 64% plus mortel que le coronavirus classique. Tout ceci pour  de redoubler de vigilance et de restaurer toutes les mesures de protection.

Faut-il souligner que quelques jours avant le Ramadan : Un relâchement  dans plusieurs villes du Royaume qui se matérialise par le port du masque sous le menton, d’autres n’en portent même pas, pas de distanciation, ni précaution. D’autres se croient qu’ils sont sortis de l’auberge par l’argument qu’ils sont vaccinés.

C’est une erreur, la vaccination pourrait être anéantie par les  redoutables variantes indienne ou brésilienne.

Nous sommes toujours  sous le tunnel, on n’a pas gagné la bataille ; pour le moment, c’est le virus qui triomphe toujours.

La politique de gestion de la pandémie du Covid-19 de notre Patrie à travers le confinement partiel est une sage décision, encore faut-il que nous participions tous à cet effort louable en restant vigilants, prudents et ne pas croire que la guerre est terminée et de se comporter plutôt que l’épée de Damoclès nous guette toujours.

30 avril 2021 0 comment
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« TARAWIH » au temps de Coronavirus : Sauver la Vie des Marocains passe avant tout

by Mustapha Maghriti 23 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

Autant en emporte le vent, voilà encore une fois, on est emporté par le vent de la pandémie pour une deuxième année de confinement pour vivre sous le joug de l’épidémie du Coronavirus, nous privant d’une bonne respiration, de notre liberté nocturne et TARAWIH, objet de cette chronique.

Comparativement au Maroc qui a interdit TARAWIH, des pays à l’instar de l’Egypte, l’Arabie Saoudite sont parmi les pays ayant autorisé le rituel TARAWIH. Au Maroc, précautionneusement et prudemment, dans un environnement jalonné par la pandémie du Covid-19, pour la seconde année successive, les  TARAWIH ont été  interdit , une interdiction qui a engendré objurgation et réprobation qui a enflammé la toile sur les  réseaux sociaux. Plus encore, dans la réalité, dans la perle du Nord, Tanger, une proclamation a eu lieu pour implorer l’ouverture des mosquées dans l’espoir  d’accomplir TARAWIH durant le mois du Ramadan.

La réaction des Marocains est certes compréhensible qui décrypte, loin s’en faut, que cette décision, à la veille du Ramadan, constitue une entorse à leur culte, voire une foulure à leur foi. Non et non !!!

– Soyons judicieux : le bon sens, veut que la préservation de la santé des Marocains transcende tout surtout dans un contexte international et national marqué par la recrudescence de la pandémie qui augure d’une redoutable 3éme vague de l’anathème sanitaire du Covid-19.

En outre, l’apparition de nouvelles souches ( Britannique, Sud-Africain ou Amazonien) ayant affecté le Royaume se proliférant dans plusieurs régions, le ralentissement manifeste de la campagne nationale de vaccination dû à la spéculation des vaccins anticovid-19 sur les marchés mondiaux avec la loi qui paie le plus, ainsi que la nature imprévoyable et mercurienne de la Covid-19 sont autant de mobiles qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ce virus redoutable et misanthrope qui n’épargne personne et accepter la décision du Gouvernement du durcissement des mesures restrictives durant Ramadan et se priver  des Tarwihs au nom de la santé des Marocains et ceux pour ne pas tomber dans un embrasement des vagues de contamination comme celle d’Aïd Al-Adha passé  auquel les Marocains, il faut le rappeler, lui ont vivement désavoué de s’être soustrait lorsqu’il a autorisé la célébration de l’Aïd Al-Adha qui a engendré des contaminations record frôlant les 6.000 cas positifs et des décès avoisinant les 90 par jour.

– Soyons alertes : Nous ne devons pas prendre le risque de ruiner tous les efforts déployés jusque-là par les autorités Marocains qui, depuis plus d’une chandelle, ont fait preuve d’exemplarité en acceptant, pour la bonne cause, de se voir privés de leurs libertés individuelles et familiales. Nous ne devons pas effondrer tous les acquis et les efforts prodigués jusque-là qui ont suscité l’admiration par l’implication multi-forme de toutes les institutions et composantes de la société.

Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Le Maroc mort, la situation est grave, on frôle les 9.000 décès et les nombres de contaminés à dépassé la barre de ½ Millions un virus assassin et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.. Faut-il le rappeler, cela rentre dans l’optique du devoir de la responsabilité collective et partante dans la solidarité.

– Soyons vigilants : Nous ne devons pas donner en aucun cas une aucune occasion pour ceux qui instrumentalisent la religion pour jouer aux séditieux et récalcitrants en semant les remous sociaux  au nom de la religion et de TARAWIH qui, il faut le souligner en noir et blanc dans cette chronique, dans le rite malékite, sont surérogatoires, c’est à dire  non obligatoires de l’avis même des théologiens Marocains.

D’ailleurs, le Conseil supérieur des oulémas a tranché le nœud gordien, le 21 avril 2020 pour qui « la préservation de la vie est privilégiée du point de vue de la charia sur tout autre acte, y compris la réunion pour les prières surérogatoires. » In fine et eu égard à la situation épidémiologique actuelle, liée à la pandémie du Covid-19, la préservation de la vie des Marocains et l’intérêt public prévalent, du point de vue de la Charia.

En corollaire la polémique autour de l’ouverture des mosquées pour l’accomplissement des TARAWIHS  pendant Ramadan  n’obéit ni à la religion, ni au bon sens ; il s’agit de faire passer l’intérêt public avant les rites spirituels.

Darwin a bien dit que « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » Adaptons-nous pour sauver la vie des Marocains.

23 avril 2021 0 comment
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Généralisation de la Protection Sociale: Nouveau Chantier de Règne à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 18 avril 2021
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RAMADAN  n’est-il pas le Mois de la cohésion sociale par excellence ? Adéquatement et délibérément, le Souverain Marocain a fait du premier jour du sacré Mois RAMADAN un jour légendaire et illustre par le lancement, au palais royal de Fès, Mercredi 14 avril 2021, de la mise en œuvre du projet de généralisation de la protection sociale.

Ce nouveau chantier social de règne reflète parfaitement l’intérêt prééminent consacré par le Souverain Marocain aux problèmes sociaux, plus singulièrement ceux qui concernent les franges sociales les plus démunies de la population Marocaine.

Il n’est pas casuel que le lancement de ce vaste projet social intervienne au lendemain de l’enclenchement officiel par la Souverain Marocain de  » l’opération RAMADAN  » qui permettra à plus de 3 Millions de nos compatriotes en situation précaire de bénéficier d’aides alimentaires pour leur donner de vivre 30 jours de jeûne décent et sain.

Aussi, le projet de la Généralisation de la Protection Sociale exprime une autre révélation qui veut que le Souverain Marocain se situe très haut et en dehors des indéterminismes circonstanciels, des agendas politiques politiciens et des spéculations partisanes, qu’ils soient politiques ou syndicaux : Le Souverain Marocain a tranché le nœud gordien en affirmant que la couverture sociale universelle relève de l’intérêt supérieur de la Nation et la décision Royale le corrobore avec fermeté.

En outre, à travers la Couverture Sociale Universelle, le Sultan transcende les comportements corporatistes ou partisans dans l’ambition de donner à ce chantier social la noblesse et la chevalerie qu’elle lui échoit et satisfaire les besoins sociaux et les attentes des secteurs les plus défavorisés du tissu social Marocain.

Qu’en est-il des effets économiques et sociaux de ce vaste projet  de la Généralisation de la Protection Sociale?

Ce chantier « méga social » aura des retombés fructueux sur les conditions de la formation économiques et sociale et, par ricochet, sur la vie des citoyens Marocains, qui seront mieux allotis et prémunis économiquement et socialement.

En sus, à côtés de ceux qui ont un statut, la généralisation de la protection sociale touchera la main d’œuvre exerçant dans le secteur informel, qui sera dores et déjà éligible aux droits sociaux, tout en ciblant cette classe sociale vulnérable par son inclusion dans les circuits formels de tissu économique et social Marocain.

Ainsi, ces catégories sociales démunies auront le même statut, et seront soumises au même régime et bénéficieront des mêmes avantages que celles de l’économie formelle.

Il s’agit là d’un pylône cardinal et un repère inéluctable de la Monarchie Constitutionnelle démocratique, parlementaire et sociale Marocaine, comme en attestent explicitement les mesures déclarées par le Souverain Marocain dans le discours du Trône de 2020 et celui prononcé devant le Parlement en Octobre de la même année, et de ce fait  le pilier social demeure omniprésent dans toutes les lois fondamentales du Royaume  depuis celle de 1962 ce qui met en relief l’importance d’une pleine citoyenneté qui implique, aux côtés des droits politiques, civiques et économiques, les droits sociaux, garants de l’estime,  la dignité, la piété des Marocains et la justice sociale .

Avouons-le, en guise de conclusion : La politique n’est authentique que si elle débouche sur la dignité de l’être humain, la politique n’est solennelle que si elle parvient à promouvoir un projet de société, la politique n’est formelle et formaliste que si elle prend en charge la sueur de la force du travail et des vies des citoyens Marocains. D’où la leçon Royale qui s’inscrit dans la vision d’un projet de société dont tous les partis politiques doivent s’inspirer.

A l’approche des rendez-vous politiques des élections 2021, la Généralisation de la Protection Sociale, expression d’une volonté Royale affirmée du leadership visionnaire du Souverain Marocain garantira la protection de la classe ouvrière et de ses droits, et de facto, personne ne pourra, ainsi, en pétitionner la paternité, personne ne l’instrumentalisera, par des promesses électoralistes pour illusionner les électeurs Marocains.

18 avril 2021 0 comment
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Une Année après la Pandémie du Covid-19: Doit-on être Optimiste en Cette Période Sombre ?

by Mustapha Maghriti 11 avril 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que partout sur notre planète terre, l’humanité vit au tempo des resserrements et des couvre-feux nocturnes avec des ports des mascarons qui ont déguisé nos gueules.

Certes, on doit cautionner tout cela (confinement, gestes barrières….etc.) au nom de l’intérêt collectif de la santé publique. Toutefois, on ne peut pas, dénier que la récession plombe les sphères économique et sociale. En effet, sur le volet économique, le tableau est sombre: Les entreprises Marocaines qui publièrent leur chiffre d’affaires de l’année 2020 affichent des reflux outrés qui donnent la migraine. Pour preuve, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc CGEM qui représente le secteur privé auprès des pouvoirs publics et des institutionnels n’a-t-elle pas annoncé, lors d’une webinaire tenue il y a plus d’un Mois que les entreprises affiliées à la CGEM accusèrent une décrue de plus de 50% de leur chiffre d’affaires en 2020 ? Aussi, la vague de faillites a coûté  la vie au tissu économique entrepreneurial avec comme conséquence la déconfiture des milliers d’entreprises, soit 6.612 entreprises fin 2020.

En outre, les chèques impayés atteignent des pinacles qui tourmentent l’Institut d’Emission et qui font ébranler la rentabilité des Banques Commerciales de près de 50%.

Sur le volet social, en vertu des statistiques du Haut Commissariat au Plan HCP, le chômage continue d’écumer, et notre tissu économique frôle le Million d’emplois perdus à fin Décembre 2020 avec un taux de chômage qui grimpa à 11,9% en 2020 selon la boule du cristal du Fond Monétaire International FMI.

A côté de ce panorama économique et social morose, soyons optimiste et regardons la partie pleine du verre : En dépit de la vulnérabilité de notre système sanitaire, une chandelle après le début de cette pandémie mondiale, les autorités Marocaines ont autant que faire ce peu, bien géré cette crise sanitaire ; une dépression qui a été, à bien des égards, une source d’opportunités d’investissement : Nous ne devons pas occulter que notre patrie a pu se reconvertir en investisseur, producteur et exportateur net de masques et producteur des kits de prélèvement PCR ( test PCR 100% Marocain) ainsi que d’autres matériels médicaux. 

Ce rappel optimiste est important, car il nous interpelle sur l’utilité, dans ce monde d’aujourd’hui et celui de demain, d’avoir un tissu productif dense et fort, avec des entreprises compétitives futées sur l’innovation et le savoir-faire. Cette crise doit servir de baliseur sur le plan industriel. C’est d’ailleurs, un des motifs pour lequel l’Etat aspire à substituer plus de 83 Milliards de dirhams d’importations par une production locale pour aller vers plus de souveraineté économique loin du modèle classique d’Industrialisation par Substitution aux Importations .

Toujours dans l’aura d’optimisme, sur un autre volet, la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par le pays d’Once Sam et la compagne de vaccination ont, il faut le dire, insufflé une brise d’optimisme au moral des Marocains.

Mais de là à ce que ces effets d’annonce soient instrumentalisés par certains membres de l’Exécutif et médias Marocains comme des indicateurs de rebond économique, on prend certainement la tangente en mettant la charrue avant les bœufs !

Loin des dogmes nationalistes, une apostrophe interpelle tout le milieu du business, des affaires économiques internationales et des fabricants d’opinion : Doit-on être optimiste en cette période sombre? Comment un patron d’entreprise qui vit cette toquade peut-il se prononcer et affirmer que les fondamentaux économiques sont bons et que son unité productive est bien prête pour prendre le sentier de la relance?

Dans ce flot de panique, d’inquiétude et surtout de peur d’un lendemain incertain, assurément, l’optimisme est une arme, mais à la condition d’être raccordé à la réalité, l’optimisme est une force manifestement, mais il doit être accolé à l’évidence.

Instaurer l’état de confiance à la Keynésienne est un arsenal infaillible, mais il doit être embranché à la factualité et au réalisme du tissu économique et social.

Dans cette atmosphère déprimée, le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté disait Antonio Gramsci.

Certes, être optimiste est un devoir moral comme disait Karl Popper, mais lancer des campagnes d’optimisme, dans ce contexte économique et social tumultueux, c’est manquer de réalisme et peut s’avérer coûteux et contreproductif. Soyons optimistes, soyons réalistes

11 avril 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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