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Mustapha Maghriti
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Le 8 Mars et la Femme : Une étiquette Onusienne aux pieds d’argile

by Mustapha Maghriti 8 mars 2022
written by Mustapha Maghriti

8 mars de chaque année, c’est la même mélodie et le même refrain : Fleuristes, boutiques de maquillage et magasins de mode féminine s’en donnent à cœur joie avec la fête de la rose, la fête des cadeaux, la fête des cœurs.

Tous les 8 mars de chaque année, la fête de la femme revient inévitablement à grand renfort de bons sentiments à tonalité onctueuse.

Toutes ces affichettes roses ornées de fleurs rouges camouflent les jérémiades d’une féminité à fleur de peau, toutes ces ostentations émaillées de fleurettes romanesques dissimulent une féminitude en affliction.

Le 8 mars doit être un moment de réflexion et de visibilité pour les associations de défense des droits des femmes. C’est aussi une occasion de focaliser l’attention des médias, des politiques et de l’opinion publique sur les inégalités et les injustices dont les femmes sont victimes à travers le monde, car il reste, du chemin à parcourir pour que l’équité́ genre soit totale : Selon le Rapport mondial sur l’écart entre les sexes 2020 du Forum économique mondial, au rythme où vont les choses, il faudra attendre encore 100 ans pour combler les écarts entre les genres dans les domaines de la politique, de l’économie, de la santé et de l’éducation.

Au Maroc, chaque 8 mars, la femme Marocaine est hissée sur un piédestal avec des proses en eau de rose sur un ton doucereux, des slogans qui dissimulent l’écran de fumée d’une réalité phallocrate dans le gémissement et la souffrance, non pas d’une journée célébrée, mais des temps d’épreuves et de chemin de croix sans parvenir à l’équité des chances, dans tous les domaines de la vie. 

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues injustement héritées au fil des générations, la discrimination de genre prive notre société de l’apport féminin. Or, aujourd’hui plus que jamais, l’évaluation de la performance doit répondre à une logique asexuée. Le corpus de la Constitution de 2011 avait jeté les bases d’une meilleure consécration de la femme, mais leur traduction sur le terrain reste encore lacunaire.

Les Femmes avec un grand F Majuscule, dans leurs profondes différences, relèvent de grands challenges, au jour le jour sans attendre un 8 Mars pour se remettre en selle ; elles n’attendent pas ce jour Onusien pour gagner leurs vies, pour se battre pour leur dignité et leur intégrité.

Pour preuve, faisons un point d’orgue sur le rôle chevaleresque et héroïque de la Femme Marocaine lors de la pandémie du Covid-19 : Les Femmes n’ont-elles pas été aux premières lignes de la crise COVID-19, en tant que travailleuses de la santé, pourvoyeuses de soins médecins, soignantes, innovatrices, organisatrices communautaires et parmi les leaders nationaux les plus exemplaires et les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie ? La crise du Coronavirus n’a-t-elle pas mis en évidence à la fois le caractère central de leurs contributions et la charge disproportionnée que les femmes portent ?

La pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas montré les incroyables efforts déployés par les femmes Marocains et les femmes du monde entier pour façonner un avenir et une relance plus égalitaires à l’heure du Coronavirus et post COVID-19 ?

Sur d’autres cieux, les Femmes dirigeantes et les organisations de femmes ont fait montre de leurs compétences, de leurs connaissances et de leurs réseaux pour mener efficacement des plans de lutte et de relance face à la Covid-19.

Aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

La plupart des pays qui ont mieux réussi à contenir la vague de la pandémie de Covid-19 et à répondre à son impact sanitaire ainsi qu’à l’ensemble de ses répercussions socio-économiques sont dirigés par des femmes.

A titre illustratif, les Cheffes de gouvernement du Danemark, de l’Éthiopie, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Islande, de la Nouvelle-Zélande et de la Slovaquie n’ont-elles pas été largement reconnues pour la rapidité, la détermination et l’efficacité de leur réponse nationale à la Covid-19, ainsi que pour la compassion dont elles ont fait preuve dans leur communication d’informations factuelles sur la santé publique ?

Loin du slogan du 8 Mars, la longue marche des femmes est bel et bien célébrée chevaleresquement dans la dignité et le silence tous les 365 jours.

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.  

Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ?

C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

Aussi, quelle est la personne qui a été le pus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘AICHA » 

En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim “Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes.” 

Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: “Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes”. 

Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès : ” Je vous conseil la bonté envers les Femmes”. 

8 mars 2022 0 comment
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Le PJD et la prière de l’absent: Les Raisons du naufrage du Titanic Politique Pjdiste

by Mustapha Maghriti 5 février 2022
written by Mustapha Maghriti

La Prière de l’absent : Le titre semble dévier l’imaginaire des Romans vers le conte culte de Tahar Ben Jelloun. Idem, la Prière de l’absent semble bifurquer l’imaginaire des cinéphiles vers le film, LONG MÉTRAGE, adaptation de l’œuvre de Tahar Ben Jelloun de Hamid BENNANI. Détrompez-vous  Il n’en est rien, il s’agit du grand enterrement du  parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc depuis une décennie ; le Parti de la justice et du développement Pjd s’effondre comme un château de cartes, passant de 125 sièges dans l’Assemblée sortante à 13 siège ; Un fiasco politique et électoral historique et si l’on se réfère au règlement intérieur de la première Chambre, le PJD n’aura même pas droit à la constitution d’un groupe parlementaire. Le seuil pour ce faire est fixé à 20 sièges. 

5 février 2022 0 comment
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Sauf ma mère, toutes les femmes sont…………….

by Mustapha Maghriti 23 janvier 2022
written by Mustapha Maghriti

« Sauf ma mère » le titre nous rappelle le livre de  l’écrivain Français Titouan Lamazou, fondateur de l’association Lysistrata, qui a pour objectif de soutenir des initiatives de défense des femmes à travers le monde et Michel Onfray sorti en 2010 aux Éditions Gallimard. « Sauf ma mère » nous rappelle aussi l’œuvre et l’exposition de Titouan Lamazou  qui relate des multiples formes de la misogynie dont il a pu croiser les visages au cours de ses voyages et de ses rencontres intuitives : Femmes battues, femmes violées, femmes objets, discriminées.

Idem, « Sauf ma mère, toutes les femmes sont des putes » disait crûment Jean Paul Sartre! Se faire traiter de pute est la condition sine qua non quand on adjure un gros inconvenant et discourtois ou qu’en règle générale, on fait perdre ses moyens à un homme à l’égo excentrique, et qui, en sus, manque de principe et bonnes manières.

Toute la toile a été enflammée de la misogynie anti-marocaine qui nécrose la presse Algérienne : c’est aux femmes Marocaines que l’on s’en prend et ce suite au fiasco de l’équipe de football algérienne contre la Côte d’Ivoire au CAN 2022, le présentateur  sportif Algérien pour le compte de BeIN Sports, Hafid Derradji, et dont la langue déplacée est bien connue de tous les fans du ballon rond a insulté, non seulement, la femme marocaine, mais toute femme, mère, sœur ….

En effet, dans un échange sur Twitter avec une supportrice Marocaine, le présentateur sportif Algérien, furieux par la caricature d’un Fennec suite à la défaite de l’équipe d’Algérie, invité à faire  leurs valises et faire le comeback à Alger, lui a répliqué de façon obscène en traitant la supportrice  Marocaine de pute. Ainsi cruellement et grossièrement, a-t-il écrit grosso modo, toutes les femmes marocaines sont des putes, les Marocains des fils de putes et selon les dernières statistiques, 50% des Marocains seraient des bâtards.

Des propos sordides et débauchés, d’un commentateur censé annoter un sport propre et noble, ont échauffé  la toile marocaine et les réseaux sociaux. Putes, voilà le label et l’emblème que certains cherchent à coller à la Femme Marocaine. A croire que le plus vieux métier du monde serait marocain.

La femme Marocaine fait figure de prou de femme libre au sein du monde arabe, mais qui s’assume aussi de s’éduquer, d’apprendre, , de conduire, de trimer, de faire de la politique de voter, d’être au Pelton su jeux olympiques et j’en passe ……

La femme marocaine est-elle l’exception à la règle d’une sphère Arabo-musulmane qui se sclérose et se verrouille  dans le conformisme et le conservatisme ?

Dans leur subconscient, la femme Marocaine reproduit deux fantasmes antagonistes : Tantôt l’obsession d’une femme émancipée qui s’assume aux yeux d’un carcan social liberticide, soit la hantise expansionniste et impériale de la femme autochtone encellulée et défaillit  au regard de l’homme pour mieux se laisser débaucher et partant libérer.

Au fil de l’histoire, c’est cette liberté cumulée dont dispose la Femme Marocaine qui la taxe aujourd’hui d’être homologuée de putes non pas par un commentateur de beign sport, mais d’antan par des phallocentriques machistes et misogynes de tout bord.

Je ne pense pas que la plainte pénale déposée par le club des avocats du Maroc auprès du procureur général qatari ne soit une solution. La bonne réplique est comme dit le proverbe arabe  » Le chien aboie, la caravane passe. » Aussi, il est commode de ne pas se rapetisser, ni de se ratatiner au bas niveau de ce commentateur sportif Algérien, car, in fine, le commentateur Algérien de BeIN Sports, Hafid Derradji ne va pas sortir de la cuise du Jupiter : Elle a sa propre mère.

23 janvier 2022 2 comments
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Loi de Finances 2022 et Climat de l’investissement au Maroc à l’heure de la crise du Covid-19

by Mustapha Maghriti 17 janvier 2022
written by Mustapha Maghriti

Partout dans toutes les économies, la Loi de Finances est considérée comme le cadre déterminant de la vie sociale, politique et économique d’un pays. Elle est, selon sa définition générique, l’exercice, d’une année civile, déterminant l’affectation des ressources et des dépenses de l’Etat, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Elle constitue la plateforme  budgétaire qui permet à la deuxième chambre d’approuver le Budget Général de l’État. 

La Loi de Finances pour l’année budgétaire 2022, telle qu’adoptée définitivement par la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers, vient d’être publiée dans le Bulletin Officiel n°7049 bis en date du 20 décembre 2021.

Cette Loi de Finances 2022 intervient dans un contexte économique national qui jalonne le premier mandat du Gouvernement AKHNOUCH, un contexte où le chef de l’exécutif, à travers la Loi de Finances, est censé donner les premières prémices de ses engagements promis lors de sa compagne électorale de Septembre 2021 et son speech d’investiture devant les deux chambres en Octobre 2021. 

Aussi, la Loi de Finances 2022 intervient dans une conjoncture internationale grisâtre et perturbée par la pandémie du Covid-19 où la poursuite de la reprise de l’économie mondiale se fait à des rythmes différenciés selon les régions et les pays, un cotexte tumultueux exigeant de la part de l’exécutif AKHNOUCH un Budget censé donner une meilleure visibilité au milieu des affaires à même de créer une dynamique économique et sociale.

Qu’en est-il de cette loi de Finances 2012 en matière des dépenses allouées aux différentes rubriques budgétaires afin de secréter un climat d’investissement fructueux aux businessmans ?

En sus, la Loi de Finances 2022 s’inscrit dans le cadre d’un contexte international marqué par l’émergence de signes d’un rebond de l’économie internationale, l’amélioration des indicateurs de confiance en sa capacité à surmonter les répercussions économiques et sociales de la pandémie de la Covid-19 sur la base des hypothèses réalistes tenant compte notamment des données liées à la situation nationale et internationale et des effets de l’évolution de la crise sanitaire mondiale, ainsi que des hypothèses relatives aux prix de certaines matières de base sur le marché mondial et au niveau de la récolte agricole attendue au niveau national.

Le fait que cette Loi de Finances 2022 balise le premier mandat du Gouvernement AKHNOUCH, mise-t-elle sur l’investissement pour donner des clignotants positifs pour le milieu des affaires ? Ceci est d’autant plus vrai que d’un point de vue conceptuel et théorique, une loi de Finances est un moyen pour atteindre des objectifs préalablement fixés et non une fin en soi.

La lecture de la Loi de Finances 2022 montre l’objectif de l’exécutif AKHNOUCH d’abreuver le climat de l’investissement et des affaires économiques tout en consolidant les bases de la réviviscence de l’économie nationale, à travers l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, la mise en place de la charte de l’investissement, et la mise en œuvre de la loi-cadre relative à la réforme fiscale.

Dans cette optique , le Gouvernement Marocain a pris des mesures urgentes pour accompagner le jeune milieu des affaires en encourageant les initiatives des jeunes porteurs de projets dans le domaine agricole et insuffler une nouvelle dynamique au programme « INTILAKA » à travers le lancement d’un nouveau projet « Al FORSSA » qui vise à financer les projets des jeunes sans conditions préalables.

Ce projet destiné au milieu jeune des affaires a en outre pour dessein de poursuivre l’instauration des bases de l’Etat social, à travers la réhabilitation du système de la santé, l’instauration d’une profonde réforme du secteur de l’éducation, en renforçant les mécanismes d’intégration, et la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire de base au profit des travailleurs non-salariés, et la prise des mesures nécessaires pour la généralisation progressive des allocations familiales, à travers la mise en œuvre du Registre social unifié, tout en accordant une attention particulière à l’intégration sociale des personnes en situation de handicap, et en donnant la priorité à la promotion de l’égalité des sexes dans divers domaines économiques et sociaux.

En outre, le prodrome par le Chef de l’exécutif Aziz Akhnouch d’apurer le stock de TVA dû aux entreprises (soit 13 Milliards de DH, avant fin avril 2022), qui, faut-il le rappeler, a été une des revendications majeures du Patronat.

De ce fait, cet engagement pris par l’Exécutif dans le Budget 2022 est une cloche forte à l’adresse du milieu des affaires à même de créer une dynamique économique et sociale.

Autres mesures fiscales censées donner prévisibilité et appuyer les opérateurs économiques  montrent l’intérêt du Team AKHNOUCH de booster le secteur privé à l’instar de la révision à la baisse du taux de l’IS de 28% à 26% pour les sociétés exerçant une activité industrielle, et du barème proposé pour la contribution sociale de solidarité (CSS), reconduite pour l’année 2022 par l’exécutif, pour alléger relativement la pression sur les TPME sachant pertinemment que le tissu économique national est composé essentiellement de PME, qui ont été les plus impactées par la crise ; certaines n’arrivent pas encore à rebondir, d’autres ont déclaré faillite.

A notre sens, pour le climat de l’investissement et des affaires économiques internationales, la visibilité fiscale, seule, reste une condition nécessaire, mais insuffisante pour rendre l’environnement de l’investissement lucratif et crédible aux yeux des opérateurs économiques.

A l’heure de la crise économique du Covid-19 et pour redonner crédit et redonner de forts signaux positifs aux investisseurs internationaux et nationaux, ces derniers ont plus que jamais besoin de rétablissement de la confiance, de réactivité et de pro-activité.

D’où la nécessité de transcender les instruments budgétaires pour proposer des mesures non budgétaires à même d’améliorer l’environnement de l’investissement et de l’entreprise Marocaine, entre autres, la fixation d’un délai de traitement des réclamations des contribuables, l’accélération de la mise en œuvre de l’administration électronique en raison de la célérité du mouvement de digitalisation à l’heure du Covid-19.

Ceci est d’autant plus d’actualité que le numérique est appelé, à se positionner en véritable courroie de transmission de croissance inclusive avec plus de transparence dans la gestion de l’action publique et plus d’équité dans l’accès aux opportunités d’investissement pour une meilleure productivité et pour un renforcement de la transparence, la clarification des textes fiscaux pour un meilleur climat fiscal, l’accélération de la fluidité des délais longs pour l’obtention des autorisations notamment de construction.

En sus, loin du poussoir budgétaire, d’autres chantiers s’avèrent incontournables aux yeux du Businemans à l’exemple de la lutte de la corruption, la facilitation des procédures concernant la commande publique, la finalisation du chantier de réforme de la justice à travers l’accélération des réformes d’ordre réglementaire et judiciaires telles que l’adoption de la loi relative à l’arbitrage, la médiation conventionnelle, la modernisation et la dématérialisation du système judiciaire et l’amendement du texte relatif aux entreprises en difficulté.

L’atténuation des contraintes actuelles qui se dressent devant les sociétés au niveau de la phase judiciaire, le caractère relativement long de la phase contentieuse et la révision des délais devant les tribunaux de commerce et les adapter à la nature des activités commerciales ne sont-ils pas importants pour sécuriser et redonner crédit aux investisseurs nationaux et étrangers ?

Aussi, la lutte contre l’informel, la facilitation de l’accès au foncier et l’urbanisme et la prédilection nationale dans la commande publique, la facilitation et la fluidification de l’accès aux marchés de l’État aux TPE et PME à travers des Partenariats Publics-Privé (PPP) qui sont des conditions infaillibles pour relancer le climat de l’investissement, en singulier pour les Très Petites Entreprises et les Petites et Moyenne Entreprise qui forment le maillon fort du tissu économique national .

D’ailleurs et dans ce sens, le Comité nationale de l’environnement des affaires (CNEA) penche sur l’adaptation et l’assouplissement des procédures administratives et de la réglementation en tenant compte des besoins de l’entreprise pendant la période post-Covid-19.

Le Maroc pourrait notamment s’inspirer des pays d’Asie centrale, et en premier lieu de l’Azerbaïdjan où l’État a lancé une série de réformes destiné à faciliter les démarches des entrepreneurs. Il a par exemple rendu l’administration foncière plus transparente, en élargissant son périmètre d’activité et en numérisant le plan cadastral, ce qui a simplifié l’enregistrement des propriétés pour les entrepreneurs. Les pouvoirs publics ont également développé le numérique pour inaugurer un système de dépôt de plaintes au tribunal par voie électronique ou le paiement des impôts en ligne.

Le processus de réforme à long terme nécessite un débat politique plus large pour intégrer plus d’acteurs du marché et libérer l’économie. L’amélioration du cadre de la gouvernance d’entreprise pourrait stimuler l’intérêt des investisseurs par le biais des marchés financiers où la refonte des lois qui régissent ce cadre sera  certainement laborieuse.

Nous gageons que ces réformes économiques, loin de toute loi de Finances et distant de toute considération budgétaire et fiscale, libéreront
l’initiative privée nationale et internationale, renforceront la sécurité du cadre de l’investissement, chauleront la prévisibilité des entreprises, rétabliront la confiance et rendront le climat des affaires internationales juteux et fertile pour les hommes d’affaire internationaux et nationaux.

Antoine de Saint-Exupéry  disait que « L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre », il est temps que le Team AKHNOUCH mette en ordre le présent des réformes et chantiers économiques pour l’avenir d’un climat de l’investissement clair, serein, sain et crédible pour le milieu des affaires économiques au Maroc.

Et comme le dit le vieil adage romain, Quidquid agis, prudente agas et respice finem.  Quoi que tu fasses, fais-le avec prudence, sans perdre de vue la fin. Les entrepreneurs Marocaines et étrangères doivent bénéficier d’un climat des affaires économiques propice, opportun et fertile  porteur d’investissement, d’emploi et de croissance économique

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Harcèlement & Proposition Indécente

by Mustapha Maghriti 3 janvier 2022
written by Mustapha Maghriti

« Harcèlement », le titre semble dévier l’imaginaire des cinéphiles vers le film sulfureux et fétiche « Harcèlement » de Barry Levinson, adaptation du roman homonyme de Michael Crichton , sorti dans le grand écran le 8 Février 1995, incarné magistralement par Michael Douglas et Demi Moore  où Tom Sanders (incarné par Michael Douglas) repousse les avances trop cavalières de sa nouvelle patronne. Aussi, « Proposition Indécente » le titre semble égarer le mental des cinéphiles vers le film culte « Proposition Indécente » d’Adrian Lyne, sorti dans l’écran géant le 12 Mai 1993, interprété solennellement par le duo Robert Redford et Demi Moore…….

Détrompez-vous, Il n’en est rien, il s’agit des deux grands scandales qui ont enflammé la toile et ont  ébranlé  le secteur  de l’enseignement supérieur  Marocain  connu  médiatiquement sous le nom « Sexe contre bonnes notes » : Il y a quelques mois , c’était la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat, l’Université Moulay Ismaïl de Meknès et l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan, hier c’était l’université de Settat dans laquelle plusieurs professeurs universitaires de Droit et d’Economie sont impliqués dans des avances indécentes contre validation de notes. Aujourd’hui, c’est l’ENCG d’Oujda qui est accusée par de nombreux témoignages d’étudiantes de ladite école de commerce de harcèlement sexuel en échange de faveurs pour l’obtention ou la validation de leur année d’étude. 

Les ripostes ne se sont pas fait attendre et force est de constater que la direction de cet établissement de l’Oriental, ainsi que son université de tutelle dénoncèrent l’acuité des faits reprochés et le soutien aux victimes présumées et de facto la direction de l’ENCG a été acculée à démissionner sous ordre du Ministre de tutelle.

En sus, ces avances obscènes ont été fortement colportées, provoquant la contrariété des internautes, mais aussi de députés au Parlement, et de militants d’ONG des droits des femmes, dont la Fédération des ligues des droits des femmes (FLDF)

Note chronique n’est pas de dénoncer tel ou tel professeur, ou d’investiguer sur les différentes enquête diligentées à l’Oriental, sur le professeur incriminé, le directeur général, la directrice adjointe ou le secrétaire général de ces établissements universitaires.

Notre missive transcende ces actes cynique pour alléguer combien de femmes éventuellement silencieuses sous plusieurs contraintes ont-elles été victimes du corps professoral avant que les gouttes d’eau ne font déborder le vase pour que des témoignages et aveux finissent par faire surface ? Combien de manœuvres ordurières  analogues se déroulent au jour le jour dans des établissements d’éducation, supérieure ou universitaire, publique ou privée, mais aussi dans le monde professionnel ? Combien de femmes, de sœurs, de filles, de mères, allons-nous sacrifier en nous rendant coupables de couvrir leurs silences de bourreaux, alors même que partout dans le monde les voix s’élèvent contre la prédation des femmes ?

A l’évidence, s’il n’est pas possible d’identifier des professeurs pervers qui profitent du poids d’une société macho où la voix de la Femme est consciencieusement discréditée, nous devons au moins ne pas leur faciliter la tâche : Avec l’ère du covid-19 où le distanciel prédomine dans de l’enseignement, Il est saugrenu que Messenger et les DM Instagram soient des plateformes d’échange alors même que les uns et les autres y partagent sur leur profil des informations personnelles. Avec ces comportements, le loup est de bon gré invité dans la bergerie et les atteintes sont collatérales.

Face à ces intrigues immondes et immorales, le staff de l’Université Mohammed 1er, dont dépend l’ENCG d’Oujda a proposé aux étudiantes qui subissent des outrages sexuels un numéro vert et une adresse e-mail où les étudiantes peuvent dénoncer des comportements qui porteraient atteinte à leur dignité.

D’autres part, des mouvements féministes ont aussi lancé différents hashtag (#MetooUniv) ou « #Hta_ana_baraka_harcèlement_université pour dénoncer le harcèlement sexuel et à recueillir les propos des victimes ou des témoins dans le milieu universitaire.

S’agit-elle de la solution et de la panacée pour éradiquer ce phénomène ? Certainement non, c’est un mal social où l’on agisse sur les symptômes au lieu des causes.

Sans prétendre à l’exhaustivité, nous pensons qu’il faut agir sur 2 volets :

– Le premier volet : Le corps professoral doit intérioriser et se mettre en face du miroir la mission noble qui lui incombe devant sa conscience, sa déontologie, sa famille, sa religion, les émoluments qu’ils touchent et sa patrie.  

Les professeurs débauchés et jouisseurs, qui usent de ces instruments audibles et ignobles, doivent faire tourner 8 fois dans leur esprit et avoir conscience que ces propositions indécentes remettent en cause le système d’évaluation universiataire, la culture de la méritocratie, sa crédibilité, sa transparence, sa légitimité et met les pleines phares sur la nature et l’essence même du métier noble, suréminent, et surhumain de l’enseignant.

Aussi, les logiques de corporatisme distillent un sentiment d’appartenance et de solidarité dans le corps professoral entendue comme corporation plus comme profession sublime et vénérable, constituent une entrave rédhibitoire à la culture de droit et du mérite au sein de l’entité universitaire.

– Le second volet : Le sexe contre bonnes notes ne constitue qu’une partie émergée de l’Iceberg : Ce phénomène ne passe-t-il pas sous silence et sous le joug d’une culture phallocrate et mieux encore inculquée de misogynie à l’égard des femmes et crée un climat d’impunité et reloge la Femme dans une situation d’être humain offensé et dessaisi dans ses droits fondamentaux sans que justice soit rendue.

Et rappelons-nous haut et fort dans cette chronique : Il serait fallacieux et erroné de croire que cette pratique pervertie soit taxée uniquement sur le Maroc, ou des pays en développement. Elle existe bel et bien dans les pays développées et sur d’autres cieux considérés comme les pays de lumière à l’instar du rebondissement de l’affaire du fameux journaliste et présentateur de 20H ( antenne 1 et TF1) Patrick Poivre d’Arvor connu  sous le nom PPDA où 25 femmes, dont sept à visage découvert, prirent la parole dans le journal Libération pour raconter des faits de viol, d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel qu’elles disent avoir subis de la part de Patrick Poivre d’Arvor, sur une période allant de 1993 à 2008 ou l’affaire du célèbre écologiste, ancien animateur d’Ushuaia et ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot qui est mis en cause pour des faits de violences sexuelles et de harcèlement par plusieurs femmes dans un épisode d’ »Envoyé spécial » de France 2.

Etudiantes et Femmes, avouez-le !!!!  Les étudiantes ou les femmes Marocaines qui subissent ces violences n’arrivent pas à briser le carcan et fardeau social qui pèse sur elles en raison des pressions culturelles, sociales et familiales.

A cet égard, n’est-il pas opportun que  l’étudiante ou la Femme Marocaine brise cette furtivité, fracture cette discrétion, disloque ce  silence, détruit ce tabou et d’en parler ostensiblement, ouvertement et à visage découvert en les dénonçant.

–  En amont : Briser ce silence et dénoncer les actes pervers constitue une condition sine qua non pour guérir ces maux sociaux dont pâtissent les étudiantes Marocaines.

– En aval : les agissements de violences sexuelles doivent impérativement et juridiquement être punis.

En guise de conclusion, l’étudiante ou la Femme Marocaine doit, impérieusement faire le distinguo entre HARAM et HCHOUMA, car, in fine, dans le subconscient de la Femme ou l’étudiante Marocaine la  » HCHOUMA  » est le principal hic à tout changement et le pire ennemi des réformes sociales pour une société Marocaine libre, émancipée, démocratique et juste.

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Le COVID-19 et ses variants trigonométriques:Le Mythe de Sisyphe ou l’Essai sur l’absurde

by Mustapha Maghriti 20 décembre 2021
written by Mustapha Maghriti

Ne cessant de muter, le Covid-19 nous surprend de plus en plus et le monde parle trigonométrie grec : Variant britannique, découvert en Octobre 2020 au Royaume-Uni nommé Alpha, il a été le premier variant jugé préoccupant par l’OMS, puis en Décembre 2020. Après, l’apparition du variant à risque Sud-africain signa l’entrée de la deuxième lettre de l’alphabet grec Bêta. Et de charybde en scylla, voilà qu’arrive fin 2020 le troisième agitateur, le variant Brésilien qui entraîna une deuxième vague de contamination qui a été baptisé Gamma, d’après le nom de la troisième lettre de l’alphabet grec, avant que la planète ne soit submergé par le fameux variant indien, quatrième lettre de l’alphabet grec Delta qui affole la planète, et que l’OMS classa dans les variants préoccupants au mois de Mai 2021.

En somme, plus de 4.000 variants du Sars-cov-2 ont été identifiés à travers le monde. Ils nous agitent de plus en plus, car on pensait que, piano piano, on allait finir avec cette épidémie à travers le dream de » l’Immunité Collective. » Détrompez-vous, Il est toujours là en train de nous guetter : Hier, le dernier était le variant Delta, aujourd’hui c’est le variant baptisé Omicron, repéré au Afrique du Sud qui terrorise le monde.

Le dénombrement des pays où le nouveau virus Omicron est détecté ne cesse de s’étendre, notamment dans le vieux contient, après de premiers cas repérés en Afrique australe courant Novembre. A elle seule, la Grande Bretagne atteint Décembre courant des records de contaminations à la Covid-19 par 90.000 cas infectés quotidiennement ou la Russie tournant avec une moyenne de 1.000 décès quotidiens ce qui a poussé de nombreux États à clore leurs cieux, y compris le Maroc qui a fermé à huit clos son ciel pour se prémunir contre ce nouveau virus.

Certes, le Maroc qui connait une amélioration, ces dernières semaines de la situation sanitaire, en recensant en moyenne une centaine de nouveaux cas d’infection au Covid-19, n’est pas à l’abri de ce nouveau variant. D’ailleurs, le premier cas du nouveau variant Omicron a été déclaré Mercredi dernier chez une femme à Casablanca. Ainsi, le Maroc est d’ores et déjà confronté à la fulmination de ce nouveau variant hautement transmissible avertit l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au regard de ce risque, la Communauté Internationale, dont notre patrie fait partie, exige une action impérieuse et impérative, comme l’ont prévenu les Ministres de la santé des pays du G7, lors du dernier congrès d’urgence convoquée par  Londres où  les pays du G7 s’engagent à travailler de concert avec l’OMS et les partenaires internationaux pour partager l’information et surveiller le nouveau variant Omicron.

A cette fin, la Communauté Internationale doit consolider le multilatéralisme et le doter de plus de solidarité pour paraphraser le chef de la diplomatie Marocaine qui intervenait par visioconférence devant la 45ème réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 77 et la Chine, tenue à New York.

Cette solidarité passe irréversiblement par garantir l’accès universel et équitable aux vaccins aux pays les plus démunis. Hélas, seulement moins de 6% de la population africaine est vaccinée. N’est-il pas injuste que les riches produisent des vaccins et les pauvres devront l’acheter.

Après plus de 18 mois de stress de suivi des JT et des bilans épidémiologiques au Maroc et dans le monde, j’ai appliqué la politique de l’autruche en attendant que la vie normale reprenne d’autant plus qu’au Maroc, la situation épidémiologique s’est nettement amoindrie, m’ont fait croire que le Coronavirus est vaincu et qu’il n’y a plus de danger. Non et non, décillez les yeux !!!!

Le Virus est coriace, redoutable et s’habille dans d’autres variantes plus mortelles à l’instar des variantes Indienne et Brésilienne considérées comme les plus mortifères ; elles se rebellent en tuant en bloc, elles se rebiffent en résistant aux vaccins.  Dans ce contexte, les variants issus du Covid-19 s’apparentent de plus en plus au mythe de Sisyphe ou l’absurde pour paraphraser Albert Camus.

Nous sommes tous, pays développés ou en développements, pays riches ou démunis dans le même temps d’épreuves, on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Dans cette aura minée et avec l’apparition de ces nouvelles souches (Sud-Africain Omicron) sont autant de facteurs qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ces virus redoutables qui n’épargnent personne.

Le propos de ma chronique n’est pas de saupoudrer l’horreur et la frayeur, le propos de ma missive est d’avertir nos concitoyens et leur alerter que la bataille n’est pas parachevée. Le virus filoche toujours quoiqu’il est moins acerbe ou moins venimeux. C’est une “hydre de Lerne” qui ne cède pas ; c’est un polype qui ne renonce pas. La variante Omicron se prolifère 33 fois plus vite que le virus originel. Tout ceci pour redoubler de vigilance.

Nous sommes toujours sous le tunnel, on n’a pas gagné la bataille ; pour le moment, c’est le virus qui triomphe toujours. Encore faut-il que nous participions tous à cet effort louable en restant vigilants, prudents et ne pas croire que la guerre est terminée, On est encore loin de l’immunité collective tant espérée. On doit se comporter plutôt que l’épée de Damoclès nous guette toujours.

20 décembre 2021 0 comment
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ADIEU SALAH : Un journaliste d’exception

by Mustapha Maghriti 10 décembre 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est comme ce jour Jeudi 10 Décembre 2020 que le grand journaliste Salaheddine El Ghomari nous a quittés subitement suite à une crise cardiaque, à l’âge de 52 ans.

Ce jour du Jeudi 10 Décembre 2020, non seulement le monde des médias marocains est en deuil, mais aussi tous les téléspectateurs Marocains.

Connu du grand public pour avoir présenté le journal télévisé arabophone de 2M pendant deux décennies, Les ondes et le quatrième pouvoir étaient dans ses veines : Après des études de journalisme en Russie, il a rejoint la chaîne d’Ain Sebaa en l’an 2000, où il s’est imposé comme l’un des présentateurs charismatiques les plus en vue du journal télévisé en langue arabe.

Salah Eddine El Ghomari est né et a grandi à Meknès le 22 septembre 1969, où il a étudié dans les écoles locales de la ville et était responsable du Flower Magazine, qui a été publié à partir de son lycée. Salah a commencé à maîtriser l’arabe et sa grammaire dès son jeune âge, grâce à son père, et a continué à travailler avec son oncle Ahmed Balmahdi Al Habib au journal de l’ambassadeur du Maroc et au Meknès Express au début des années 1990 quand il avait 20 ans.

Salah Eddine El Ghomari a commencé sa carrière professionnelle à un âge précoce, choisissant de se former dans le journalisme audiovisuel, et est devenu plus intéressé par le sport, mais s’est intéressé à sa spécialité dans le journalisme. Ghomari a terminé ses études supérieures en Russie, avant de retourner au Maroc, à Casablanca, après avoir été accepté à travailler à 2M où il a rejoint son département politique.

Salaheddine Ghomari s’est spécialisé dans la présentation du communiqué en langue arabe sur Channel 2. Il a également fait une certaine couverture médiatique du séisme de 2004 à Al Hoceima. Au fil du temps, Ghomari est devenu un grand présentateur de nouvelles sur Channel 2.

Surtout, la cote de popularité de Salaheddine El Ghomari montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains depuis le déclenchement de la pandémie du nouveau coronavirus surtout dans la terrible et dure phase du confinement total, grâce au programme de sensibilisation et d’information qu’il a animé durant toutes les phases de cette crise sanitaire la populaire émission quotidienne à forte audience “Questions sur le Coronavirus” ; une émission qui a fait exploser l’audimat en cette période de crise sanitaire. 

Selon des sources proches du défunt, le concept de l’émission a été pensé et préparé en 24 heures. En ces temps moroses engendrés par la pandémie du Covid-19, il était important de parler au public et surtout de lui donner la parole. Salaheddine  recevait 40.000 messages vidéo et écrits par jour en interaction avec l’émission de prédilection au temps du Covid-19 “Questions sur le Coronavirus”.

Avec grande ardeur et zèle, Salaheddine El Ghomari redoublait et suait d’efforts laborieux et louables pour sensibiliser la population marocaine sur la gestion au quotidien de la pandémie.

Même après le déconfinement, Salaheddine El Ghomari  restait toujours présent sur facebook, instgram en insistant toujours sur les mesures de distanciation sociale et le port du masque et en invitant, en sus, les Marocains et les internautes à rester chez eux autant que possible.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Journaliste engagé, passionné par son métier, adulé pour son franc-parler, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par sa vivacité que par son engagement.

Non seulement 2M et le monde de la presse écrite et du paysage audiovisuel, mais tout le Maroc perd l’une des figures les plus marquantes du Maroc.

Certes, SALAH nous a quittés, mais ses proses journalistiques, son émission, son dévouement le rendent immortel. ADIEU SALAH.

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La relance par l’Investissement au Maroc à l’heure du Covid-19, ou le renouveau des politiques économiques keynésiennes

by Mustapha Maghriti 8 décembre 2021
written by Mustapha Maghriti

La pandémie du Coronavirus était initialement une crise sanitaire mondiale, mais qui a fait tâche d’huile en évoluant rapidement vers une crise économique et sociale en affectant tous les contrés du monde à des degrés différents, mais surtout les plus intégrés d’entre eux. La perturbation des chaînes de valeur mondiales, les arrêts de production ont touché les grandes puissances économiques mondiales, d’une manière brutale et soudaine.

Avec la crise économique du Covid-19, la relance économique exige aujourd’hui la présence d’un Etat fort et la mise en place d’un mécanisme institutionnel stabilisateur dans lequel l’investissement joue un rôle central.

Dans ce contexte économique déprimé et tumultueux, l’économie postkeynésienne avec ses principes de base (incertitude radicale, relance de l’investissement, souveraineté, confiance, politique publique), ses codes, reprend son pouvoir partout dans le monde, car elle rime avec le cycle économique dans lequel se trouve l’économie internationale aujourd’hui.

Remémorons-nous tous, en 1972, le président Américain Nixon.R n’hésita pas à déclarer « désormais nous sommes tous keynésiens » La situation périlleuse du Covid-19 nous ne inciterait-elle presque à reprendre ses mots ? Aux Etats-Unis, le plan de soutien Américain, en plein confinement, avoisina les 850 Milliards, complété par  » Helicopter Money » : Un chèque de 1.000 Euros pour chaque adulte Américain et la moitié pour enfants. Les économies Européennes sortirent l’artillerie lourde sur le plan budgétaire. Ces dispositifs contra-cycliques de dépenses publiques supplémentaires n’ont-ils pas des allures de politique keynésienne, terme renvoyant au célèbre économiste britannique John Maynard Keynes.

Souvenons-nous tous durant les premiers cours de l’économie politique de la macroéconomie que pendant la grande crise économique des années 1930, John Maynard Keynes rédigea son œuvre majeure « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie  » qui provoqua ce qu’on appelle la « révolution keynésienne ». Sa thèse centrale, contrairement à l’approche néoclassique, est que le marché ne s’autorégule pas : il n’assure pas le plein-emploi et l’intervention de l’État à travers l’investissement public est nécessaire pour réamorcer l’économie dans les périodes de récession.

En effet, schématiquement,  un plan de relance keynésienne de l’économie consiste à infiltrer de l’argent dans l’économie pour lui permettre de redémarrer par la dépense publique (commandes et travaux publics…   ), ces commandes baissent le solde de l’État dans un premier temps, mais elles entraînent une augmentation des besoins (main d’œuvre, matériaux, équipement, matières premières), relaçant les investissements des fournisseurs (outils de production, embauches…), diminuant le chômage, augmentant le pouvoir d’achat et, in fine, engendrant un effet multiplicateur dans tous les secteurs d’activité.

Ce plan de relance keynésienne a été formalisé par l’économiste J.M.Keynes après la crise de 1929 et a été pratiquée avec succès après la seconde guerre mondiale ce qu’on appelait les trente glorieuses.

Atteindre ces objectifs de relance économique requiert de réhabiliter la politique budgétaire comme instrument clé de la politique économique, à rebours de sa marginalisation depuis plusieurs décennies. La crise du Covid-19 impose de changer le référentiel intellectuel prédominant en macroéconomie. La politique budgétaire devient, ainsi,  l’outil privilégié de la politique économique comme le recommandent les post-keynésiens au contraire des tenants du nouveau consensus en macroéconomie néoclassique où ces politiques d’austérité d’obédience néolibérales, bien avant la crise du Coronavirus, ont révélé leurs limites et ont eu des conséquences néfastes, car elles diminuèrent la capacité productive et allèrent à l’encontre de l’objectif de plein emploi engendrant chômage, inégalité sociales, creusement du déficit commercial, dette publique et privée, exclusion sociale.

La crise du Covid-19 a certes un fond keynésien : Lorsque les forces économiques privées sont confinées chez elles et que seule la puissance publique peut intervenir, le marché ne peut logiquement être autorégulateur, à supposer qu’il le soit déjà en temps normal. La mise des prérogatives sociales de l’Etat et des stabilisateurs automatiques, mis en avant par le néo-keynésien Samuelson, jouent en faveur de Keynes.

Au Maroc, devant la première chambre pour faire le point sur la situation économique et sociale du pays, Le Chef du gouvernement, AKHNOUCH n’a-t-il pas abordé la question de la consolidation des services publics à travers l’épithète de « l’État Social » (enseignement, création d’emplois, généralisation de la protection sociale …)

Faut-il souligner que le déclenchement de la crise économique provoquée par la Covid-19 au début de l’année 2020 n’est comparable ni à celui de la crise de 1929 ni à celui de 2008 ; ses effets non plus : La crise de 2020 se caractérise promptement par un très violent choc d’offre négatif (la production est en partie bloquée par les mesures de confinement ou les ruptures observées dans les chaînes de production globalisées) alors que la survenue consécutive, et d’ores et déjà amorcée, d’un choc de demande lui aussi négatif, est inévitable. Les commandes adressées aux entreprises se réduisent du fait de la baisse des revenus et de la contraction des exportations ; les anticipations de revenus futurs sont elles aussi revues déclenchant une diminution de l’investissement.

La politique budgétaire, du moins à court terme, ne peut pas prétendre répondre au choc d’offre. Néanmoins, en modifiant les conditions de la demande, la politique budgétaire peut, à terme, influencer les conditions de l’offre. Ainsi, en soutenant la demande effective et en générant de nouveaux investissements publics, la politique budgétaire encourage l’investissement privé et joue, à moyenne échéance, sur les conditions de l’offre.

C’est dans ce contexte et pour profiter de l’effet multiplicateur keynésien, que l’exécutif AZIZ AKHNOUCH s’attaque sérieusement à l’investissement. Pour preuve, le projet de loi de Finances PLF 2022 ne prévoit-il une prouesse des investissements publics de l’ordre de 245 Milliards de dhs, représentant plus de 20% du PIB, un plafond jamais franchi par le passé, pour aiguillonner la croissance, relancer l’économie et créant 250.000 emplois directs durant les deux prochaines années.

En sus d’être générateur de commandes, de marchés et de revenus pour les entreprises privées Marocaines, qui elles-mêmes créent des emplois, l’investissement public joue également un rôle structurant pour drainer davantage d’investissements et de capitaux du secteur privé, qu’ils soient étrangers ou Marocains.

Aussi, les entreprises Marocaines ayant tendance à être plus grandes, plus innovantes joueront un rôle important en accélérant la diversification économique et en stimulant les petites et moyennes entreprises Marocaines (PME) par le biais de connexions et liens  d’affaires permettant d’encourager une dynamique économique durable, inclusive, technologique et plus globale à l’ensemble du tissu économique et social Marocain.

C’est ce qui explique aussi les raisons qui ont amené le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH à multiplier les fréquences de réunions de la Commission des Investissements chaque semaine à l’investissement où moult conventions, mémorandums d´entente et partenariats sont scellés avec des opérateurs étrangers et Marocains, des réunions hebdomadaires, avec les directeurs des Centres Régionaux de l’Investissement CRI, pour dresser un bilan détaillé des projets conventionnés, de voir leur état d’avancement, d’identifier les retards et leurs causes afin de prendre les mesures qui s’imposent pour y remédier et fluidifier l’acte d’investir alors la Commission des Investissements  se réunit une fois tous les six mois sous l’ère des précédents gouvernements. Une démarche volontariste et soutenue qui confirme que la relance et la croissance passent irrémédiablement par l’investissement.

En outre, pour renforcer le chantier de l’investissement, le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH lors d’un conseil du Gouvernement, ce gisement sera renforcé par le projet de la nouvelle Charte de l’investissement, en cours d’élaboration, un minerai qui permettra de démultiplier l’investissement privé, de garantir toutes les conditions incitatives, légales, financières, fiscales, matérielles, techniques, logistiques aux entreprises et offrir  une visibilité au milieu des affaires, aux investisseurs étrangers, afin de jouer pleinement le rôle qui leur échoit pours le soutien de l’économie nationale et l’accélération de l’exécution des investissements, en singulier ceux ayant un impact en termes de création d’opportunités d’emploi et de valeur ajoutée.

Ce renouveau d’intérêt et ce changement de vision en matière d’investissement est encore plus d’actualité au regard de certaines orientations majeures prises par le chef du Gouvernement AZIZ AKHNOUCH : La régionalisation avancée n’en-est-elle pas la meilleure illustration ?

Pour disposer de régions compactes, fortes et denses, cela ne nécessitera-t-il pas un travail de rééquilibrage délibéré de l’investissement entre les territoires au vu des derniers chiffres du HCP où 3 régions, qui représentent l’axe Tanger-El Jadida, concentrent à elles seules plus de 60% de la création de richesse et de valeur ajoutée qui ne sont finalement que la résultante d’un déséquilibre de partage de l’investissement.

Aussi, une autre action de rééquilibrage est inéluctable entre la sphère publique et privée. Dorénavant, la norme standard admise à l’échelle mondiale stipule que dans une économie solide, le volume de l’investissement privé doit représenter le double de celui du public.

Pour 2022, à titre illustratif, dans le projet de loi de finances PLF2022, si l’Etat a prévu d’investir 245 Milliards de dhs, le secteur privé devrait en afficher 500 Milliards de dhs ce qui est encore l’une des options de l’avenir. En Turquie, le taux de l’investissement privé est de 85% contre 15% pour le public.

En somme, le Team AKHNOUCH envoie un signal fort en traduisant pas les chiffres, sa politique keynésienne qui veut faire de l’Etat et de l’investissement public les carburants de la relance économique. Cependant pour que la politique l’investissement public d’obédience keynésienne puisse impacter positivement la croissance économique, sa coordination est incontournable avec les autres formes de politiques économiques (politique monétaire, politique de change, politique industrielle….etc.) et disposer des compétences humaines de haut niveau, capables d’améliorer la capacité d’absorption du tissu économique national dans son ensemble.

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Earth Song ou le cri d’orfraie de la Terre

by Mustapha Maghriti 23 novembre 2021
written by Mustapha Maghriti

“Earth Song”, le titre semble dévier l’imaginaire des mélomanes vers le 3éme single, la chanson écologique de Michael Jackson la plus populaire qui incorpore des éléments de Blues, de Gospel et d’Opéra, tiré de l’album HIStory le 27 Novembre 1995, “Earth Song” qui a atteint le Top 5 de nombreux classements musicaux et classée N° 1 au Royaume-Uni en devenant la chanson de Michael Jackson la mieux vendue dans ce pays. Il s’accompagne d’un très beau clip, tourné dans 4 régions du monde : Croatie, Tanzanie, Brésil et New-York aux Etats-Unis.

“Earth Song” aborde la thématique récurrente de l’environnement, ses strophes et syllabes évoquent la guerre, la pollution, la déforestation, l’incendie et la frénésie envers la planète et les animaux. A travers “Earth Song”, Michael Jackson essaya de faire passer un message écologiste et estima lors d’une interview que la chanson représente une occasion de faire entendre aux gens la voix et les douleurs de la planète lorsqu’il chante “I think earth feels the pain, and she has wounds […] this is my chance to pretty much let people hear the voice of the planet.”

À l’époque, les questions environnementales deviennent un véritable sujet d’alerte, d’effarement à travers le monde. Chacun de nous se souvient, quelques années plus tôt, en 1986, de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, ou encore, en 1989, de la tournée médiatique du chef Raoni, accompagné du chanteur british Sting pour sonner et proclamer la déforestation de l’Amazonie. 

“Earth Song”, c’est cette mélodie de Michael Jackson qui nous inspira à rédiger cette chronique sur les préjudices et les dégâts subis envers la planète.

Historiquement, au Québec, et ce malgré les avertissements de bon nombre de scientifiques depuis les années 1970, ce sont le déluge du Saguenay ( à quelques kilomètres du Québec) de 1996 et la tempête de verglas de Janvier 1998 qui ont fortement révélé que notre société visant efficacité, productivité et optimisation industrielle n’a peut-être pas autant d’emprise que prévu sur les impacts du climat. En fait, non seulement cette société post-industrielle efficace, productive et optimisée a fortement fragilisée par la variabilité naturelle du climat, mais celle-ci a contribué vélocement à exaspérer sa vulnérabilité en ajoutant malencontreusement dans la biosphère la “strychnine” des gaz à effet de serre.

Ce réchauffement des températures de la surface de la planète provoquera une importante fonte de glaciers polaires et alpins, ainsi qu’une hausse du niveau de la mer pouvant atteindre jusqu’à 95 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle. Cette flambée, induite par la fonte de glaciers mais, surtout par simple expansion thermique de l’eau réchauffée, rendrait particulièrement vulnérable aux inondations les basses terres côtières où plus de 50% des habitants de cette planète y vivent.

Avec une augmentation du nombre de journées avec de telles températures très chaudes, la fréquence des vagues de chaleur et des épisodes de smog devraient croître. L’augmentation de ce type d’événements provoquera une augmentation dans le nombre de décès reliés à la chaleur et entraîne une plus grande incidence d’allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Aussi, des experts nous mettent en garde que d’ici 50 ans, plus d’un 1,5 Milliard de personnes pourraient être tyrannisées à s’évader des réchauffements températures odieuses.

Les signes précurseurs de cette chauffée climatique ne se font-ils pas sentir ? Désastres naturelles d’origine climatique, météorologique, hydrologique, catastrophes et calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés, de pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, séismes abîmant sous les eaux des pays comme la Belgique et l’Allemagne, ou ravageurs ouragans et méga-feux réduisant en cendres des contrées entières comme l’Ouest-Américain, la Sibérie et la ceinture méditerranéenne durant l’été.

Des sécheresses dans le sud, des tempêtes tropicales, des invasions de criquets en Afrique de l’Est et des inondations forçant plus d’un Million de personnes à quitter leur foyer en Somalie.

Les quelques illustrations fournies dans cette chronique ne brossent qu’un tableau incomplet des impacts potentiels des changements climatiques alors que l’humanité prend pour bouc émissaire de la fatalité au lieu de prendre conscience qu’il faut changer sa façon d’habiter la terre et renoncer à ses mauvaises habitudes.

Notre patrie a enregistré, cet été et même en automne, de nouvelles vagues de chaleur. Aussi, de nouveaux records de chaleur ont sapé plusieurs contrés, des incendies s’en sont suivis, qui ont ravagé les forêts au Canada et Californie notamment. Ne se sont-ils pas les signes avant-coureurs très alarmants de méga-sécheresses et de l’acidification des océans ? Tel est le résultat d’un réchauffement des températures mondiales.

Avouons-le, après l’échec du protocole de Kyoto de 1997, Marrakech, Bonn, Katowice, Madrid… et aujourd’hui Glasgow. Ces messes, en grande pompe, sonnaillent plutôt comme une ribambelle de promesses non tenues et renvoyées aux calendes grecques. Pour preuve, la préservation du climat n’est pas entrée dans l’équation ; après la plus dure épreuve de la pandémie de Covid-19, le trend industriel est reparti de plus bel à la hausse, pour atteindre en 2021 son niveau d’avant-crise. Aucun réel tournant n’a été opéré et somme toute, les plans de relance n’ont fléchi que 3% des investissements vers les énergies bas carbone selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Suite aux échecs des précédents engagements et après plusieurs reports dus à l’épidémie de Covid-19, le Sommet des Nations Unies la 15éme Conférence des parties (COP) de la Convention sur la diversité biologique qui a eu lieu 11 Octobre 2021, à Kunming en Chine n’a pas connu de grandes avancées nécessaires sur un nouveau traité international pour la conservation à même à stopper la perte en cours de la diversité des plantes et des animaux sur Terre. On est toujours loin d’atteindre la vision à 2050 de vivre en harmonie avec la nature et des cibles visant à ce qu’au moins 30 % des zones terrestres et des zones maritimes soient conservées grâce à des systèmes de zones protégées et d’autres mesures de conservation efficaces ou à limiter les pollutions agricoles ou plastiques.

Quelques semaines plus tard, cette conférence a été suivie par le fameux sommet mondial sur le climat COP26 à Glasgow qui s’est soldé à son tour par un échec : Alors que la planète se trouve selon l’ONU sur une trajectoire “catastrophique” de réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle, les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi 13 Novembre 2021 un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide financière des pays démunis. Fiasco qui peut être expliqué par le conformisme des politiques des gouvernements et leur complaisance vis-à-vis des lobbies qui les empêchent d’avancer, critiquant “les promesses d’ivrognes” de certains pays au lieu d’”engagements sérieux” selon le candidat écologiste à l’élection présidentielle de l’Élysée Yannick Jadot, un échec audible sur le visage avec les larmes aux yeux du président de la conférence sur le Climat, Alok Sharma.

Les rapports alarmants nous cessent de s’enchaîner, les preuves tangibles ne cessent jamais de s’accumuler, les scénarios les plus noirs ne cessent de se confirmer sur les cries d’orfraie de la terre. Nous restons pourtant étonnamment amorphes et inertes au regard de ce qui constitue le plus grand risque de mettre notre espèce en péril.

La communauté internationale, somme toute, ne doit-elle pas cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours tumultueux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde ? A défaut, l’humanité sera condamnée à un avenir infernal selon les propos du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres !!!

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Mon Thé au Sahara Marocain

by Mustapha Maghriti 7 novembre 2021
written by Mustapha Maghriti

Hier 6 Novembre 2021, le Maroc solennisa le 46éme chandelle de la légendaire Marche Verte, cette héroïque épopée de tous les Marocains qui se sont rameutés, au prêche de feu Hassan II, pour la bordure de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête et le recouvrement des provinces sahariennes du Sud expropriées et désappropriées par l’expansionnisme et l’impérialisme espagnol.

Le 6 Novembre 1975, 350 000 Marocaines et Marocains, cuirassés et blindés par leur seul Saint CORAN, leur foi et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.

Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démoneries et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain.

Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les us de notre ethnie et peuplade Marocaine.

Affermir et bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces quatre décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain.

Mieux encore, la récente en date, et non la moindre, est objectivée par la dernière résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, prorogeant le 29 Octobre 2021, le mandat de la MINURSO pour une période d’une année et de la nomination, il y quelques semaines, Staffan de Mistura envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental.

Excepté deux abstentions, Russie et Tunisie, cette impulsion Onusienne a été votée par l’écrasante majorité est une pièce à conviction de l’avancée de la diplomatie marocaine, sous les directives et les orientations Royales du Souverain Marocain. Cette orientation de l’ONU ne fera que pression et serra l’étau sur la boutade Polisario et l’entité fictive de la RASD pour accélérer le processus de règlement de ce conflit artificiel, et qui est entretenu par l’Algérie et ses stipendiés du Polisario depuis 1975.

Mais encore, l’adoption des dernières résolutions du Conseil de sécurité n’anéantit-elle pas les approches et les thèses dépassées et irréalistes du Polisario et consacre l’irréversibilité de la solution politique, réaliste et consensuelle?

Mais encore, les milices affiliées aux séparatistes du blocage du poste-frontière de Guerguerat ne sont-elles pas les symptômes et les fuites en avant de la panne d’inspiration et l’essoufflement des stipendiés Polisario qui savent pertinemment que plus de 163 pays, représentant 85% des États membres des Nations Unies, ne reconnaissent pas cette entité factice ?

Mais encore,  la série des inaugurations des représentations diplomatiques à Laâyoune et Dakhla qui ont eu lieu, en guise de geste fort ne réaffirme-t-elle pas la reconnaissance de la Marocanité du Sahara par de nombreux pays ou après les Comores en décembre 2019, du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine en janvier 2020, ainsi que de la Côte d’Ivoire en février, de Djibouti, du Burundi, de la Guinée et du Libéria en mars, Burkina Faso, Guinée-Bissau, la Guinée-Équatoriale, Emirats arabes Unis, le Sénégal, la République du Malawi   et j’en passe…..

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours du 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ?

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de rayonnement continental et international ? À l’occasion de la Marche verte et dans son éloge du 7 Novembre 2020, le Souverain Marocain a donné une lecture resplendissante du conflit stéréotypé autour des sables du Sud.  Un conflit abreuvé par un capharnaüm de mythomanies bassinées par le duo Algérie – Front polisario qui, pendant des décades, tente de spéculer l’Histoire. A force de raconter des fables, les maléfiques voient toutes leurs thèses attentatoires à l’intégrité territoriale de notre Patrie réduites en cendre.

Mieux encore, le Sultan Mohammed VI, dans ce discours d’hier 6 Novembre 2021, n’a-t-il pas allégué que Le Maroc n’engagera aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain, à ceux qui affichent des positions équivoques, floues ou ambivalentes sur le sujet de l’intégrité territoriale du Royaume.

Mieux encore et guise d’épilogue, le conflit artificiel des mercenaires Polisario est gagné et le Sahara pour reprendre quelques strophes :

Nous la gagnerons

Et nous la bâtirons d’amour

Car l’amour ne peut être vaincu

Pour ceux qui n’y ont jamais cru

Nous l’aurons mon amour

Nous l’aurons pour toujours.

Et j’irai concrétiser mon rêve de trinquer un bon thé au Sahara Marocain de l’autre bout de mes racines, mes sources, mes veines et mon ADN Aït Atta à M’Hamid El Ghizlane.

Tchin-tchin!, à votre santé ………Mon Sahara

7 novembre 2021 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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