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Mustapha Maghriti
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24 chandelles de règne, Cuirasse blindée et bétonnée entre le ROI Mohammed VI et son peuple Marocain

by Mustapha Maghriti 31 juillet 2023
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que dans le sang, les veines et l’ADN de chaque Marocain circule l’Hymne National de notre chère patrie « ALLAH, Al Watan, Al Malik » (DIEU/ la Patrie/ le Roi). Et de facto aucun Marocain ne tolérera, encore moins, ne pardonnera les dérisions fomentateurs qui portent atteinte à notre Roi et à la Monarchie Marocaine.

Ces jérémiades et ces aboiements, à travers une attitude impubère et immature, le Front de gauche d’obédience communiste marxiste-léniniste, parti, anti-Maroc, affichant  le long d’un immeuble, situé sur un boulevard de Madrid, avec un slogan  » Que Mohammed VI vote pour toi « , qui portent préjudice au Souverain Marocain et à la Monarchie Marocaine viennent juste quelques jours avant la fête du Trône célébrée ce jour du 30 Juillet, rappelons-le, est une occasion singulière qui commémore l’anniversaire de l’intronisation du Roi, incarnant l’unité du pays et la pérennité de la Monarchie. C’est un temps d’amour-propre national et de boisage des attaches entre le Souverain Marocain et son peuple.

Ces satires factieuses manifestées à l’approche de la fête du trône visant à parasiter cette cohésion et ulcérer les remous ne font que cimenter la dévotion et le dévouement des Marocains à leur Roi et à leur Nation.

Avouons-le : C’est une altération à l’identité Marocaine et à la souveraineté de notre chère patrie le Maroc, une atteinte qui a suscité moult réactions de solidarité parmi les Marocains. Les citoyens Marocains, quelle que soit leur obédience politique ou leur frange sociale, se soudant pour affirmer leur armature immuable au Roi, qui symbolise l’indivisibilité nationale à la couronne Marocaine. Ils renforcent, en outre, l’adhérence sociale et le feeling d’appartenance à une patrie clavetée autour de valeurs immuables et invariantes.

Des partis politiques Espagnols attentatoires et outrageants au Maroc ne dissimulent plus donc leur « Game » en eaux troubles et font de notre patrie une carte de surenchères dans leur lutte politique électorale méphitique. C’est dire toute l’acharnement alerte et calculé de porter préjudice à la personnalité du Monarque que ce Front extrémiste de tout bord exhibe de façon ostensible.

De ce fait, cette ostentation, ambitionnant à avilir et profaner la notoriété de la Monarchie Marocaine, a suscité un profond sentiment d’irascibilité et d’acrimonie chez les Marocains.

En effet, l’affichage de ce dazibao dénigreur, assaillant le Souverain Marocain, est une vantardise impertinente et désinvolte, prédestinée à porter atteinte à la vertu du règne du Sultan et à déverser le dissentiment entre deux pays géographiquement, historiquement, politiquement et économiquement liés. Cette machination atteste d’un manquement de considération, de révérence et de civilité manifeste et sans conteste à l’égard des valeurs de Souveraineté, de Majesté et de dignité qui sont des valeurs chéries et chères aux Marocains.

Cette calomnie odieuse et insidieuse est non seulement une altération à l’encontre du Souverain, mais également une infraction indubitable aux relations bilatérales liant le Maroc et notre voisin ibérique, ainsi que les coopérations politiques et économiques qui en résultent.

A ce titre, ne faut-il pas remémorer que le Maroc et l’Espagne ont séculairement noués des relations étroites étayées sur l’attachement réciproque et les coopérations dans plusieurs domaines, tels l’économie, le commerce, la sécurité, et la gestion des flux migratoires ?  

Au regard de cette provocation, tous les Marocains fustigent et blâment cette attaque comateuse et mineure et défendent l’omnipotence et la Majesté Nationale.

Tous les Marocains ici au Maroc ou sur d’autres cieux maintiennent une unité indéfectible et inébranlable face à cette minauderie immature. La glorification de la Souveraineté Nationale est une responsabilité commune et collective incombant à chaque citoyen Marocain, les Marocains quelque soit leur sigle politique ou le rang social font front commun contre de telles préjudices et écœurent en bloc toute démarche de déstabilisation de la réputation de la Monarchie à l’échelle mondiale.

Quand il s’agit d’une attaque à la Monarchie ou à l’image de notre patrie, les Marocains renforcent leur solidarité pour préserver la souveraineté nationale et la défense des symboles des institutions sacrées du Maroc en ayant un véritable sens de l’unité et de la responsabilité.

Quand il s’agit d’une attaque à la Monarchie, les Marocains connaissent foncièrement leur devoir collectif pour défendre l’intégrité de leur chère patrie Maroc et la monarchie face à toute tentative de déstabilisation et préserver les intérêts du pays.

Car, in fine, notre Roi est le symbole de notre unité nationale, de notre souveraineté et de notre identité en tant que peuple Marocain. L’assaillir c’est assaillir l’ensemble du pays et ses valeurs indissolubles. C’est une indignité directe à notre histoire, à notre culture et à notre fierté nationale.

Non et non, la flétrissure et les opprobres pervertis et dépravés ne peuvent être graciés au nom de la liberté d’expression. L’outrage à l’altesse de notre Souverain par ce parti politique espagnol extrémiste de tout bord est une aversion immonde qui transcende toute liberté d’expression

En somme, en ce jour de célébration de la fête du Trône, les simulacres rebutants et rébarbatifs diffamant le Monarque ne font que cimenter en béton armé l’indivisibilité des Marocains autour du Souverain Marocain. Ces dérisions de détraquement de la Fête du Trône ne font que bétonner et jointoyer le dévouement et la loyauté des Marocains à leur Monarchie et à leur constance nationale.

Nous répliquons à ces épigrammes émétiques et outrecuidantes avec Amour-Propre, noblaillerie et gentilhommerie, proférant notre gage et palladium immarcescible envers notre Roi et notre mère patrie.

Conscients d’intentions machiavéliques d’ennemis qui cherchent à déstabiliser le pays, les Marocains font du dynamisme de leur Souverain un pivot autour duquel ils se solidarisent .

L’attachement profond du peuple Marocain à ses valeurs, à son identité nationale et à son Roi est une unanimité qui est bel bien ancré dans les préceptes de l’ISLAM en témoigne le verset 59 du Saint CORAN dans Sourate AN-NISA’ / LES FEMMES  » Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. »

Un Sultan qui fait de la mitoyenneté et de la promiscuité avec le peuple un dévouement. C’est un Roi qui n’hésite pas à lancer un cri de cœur  » Tout ce que vous vivez m’intéresse : ce qui vous atteint m’affecte aussi, ce qui vous apporte bonheur me réjouit également. Ce qui vous tracasse figure toujours en tête de mes préoccupations « 

Que ce soit au Maroc ou sur d’autres cieux, le King se prête gracieusement à à la joie des Marocains et ce en prenant des photo à ses côtés qu’ils garderont en mémoire pendant toute leur vie. La simplicité de sa personnalité l’emporte sur les sujétions et le jour du pouvoir.

Le King du Maroc est plus affable et hospitalier que jamais, à l’écoute de son peuple, saluant les Marocains au feu rouge, au volant de sa voiture, en fringue relax aux couleurs de l’été indien. Le King est tout spontanément un Roi sans étiquette, ni formalité, ni protocole qui visite, lors de ses voyages même officiels , des Malls ou des Outlets tenus sans timbre et sans bienséance. Ceci n’est-il pas un signe fort que le pays est en train de changer d’époque et qu’il va vers une nouvelle représentation de la monarchie ?

N’est-ce pas l’apogée de l’amour des Marocains clairvoyants et attentionnés de la véridicité et sérieux ( terme récuurent repris à plusieurs fois dans ce ce discours du trône du 30 Juillet 2023) d’un Roi vu comme un Monarque de réformes et de changement.

In fine, si l’orage du Printemps Arabe n’est pas passé au Maroc,  c’est parce que les Marocains ont crédit en leur Souverain dont l’ardeur subtil et profond du bien-être de son peuple anime ses actions. Ils n’ont un iota de  doute que le King est à la fois le parrain de la solidarité, de la cohésion et de la stabilité, le plastron des US et traditions, leur identité nationale unifiée et  le mécène du progrès.

Pourtant, porter sur son dos l’ardu et pénible oeuvre du ROI n’est ni  cérémonial, ni une sinécure, ni un décorum. C’est une tâche épineuse et majestueuse d’un King qui a le cœur sur l’Humain et le cœur sur la main. C’est pour cela qu’il  est chéri dans le cœur de chaque Marocain ! Un homme qui adore son pays, un patriote authentique!!!

31 juillet 2023 0 comment
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A DIEU OMAR, UN JOURNALISTE D’EXCEPTION, UNE VOIX SANS DÉTOUR

by Mustapha Maghriti 18 juillet 2023
written by Mustapha Maghriti

Une voix d’exception vient de nous quitter aujourd’hui ce Lundi en l’occurrence OMAR SALIM à l’âge de 69 bougies.  Il était doté d’une grande carrure, avec sa prestance élégante, sa voix mélodieuse et son charisme naturel.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré OMAR SALIM, cependant je l’ai côtoyé à travers ses JT  sur les ondes de Medi1 durant les années 80 dont il fut belle lurette un Vétéran journaliste, puis sur les JT de 2M où son journal télévisé était un rendez-vous incontournable pour les Marocains,. Il était célèbre pour sa formule légendaire, « A demain, si vous le voulez bien », qui marquait la fin de ses journaux télévisés.  

Omar Salim, est né à Casablanca en 1954. Après avoir étudié la littérature à la Sorbonne outre un cursus à l’Institut des études politiques de Paris, il retourna au Maroc et devint rapidement l’un des grands noms de la radio Medi1 radio en 1980 à la station radio Médi 1, à Tanger et  après deux ans son lancement en 1989, Salim rejoint la deuxième chaine de télévision 2M où a il présenté le journal télévisé pendant de longues années et occupa par la suite le poste de directeur des programmes et de l’information pendant plusieurs années.

OMAR SALIM de son vrai nom Salim Ben Amar figure emblématique d’un 4éme pouvoir de force d’âme audace, de bravoure et de fermeté : Pour pièce à conviction, l’auditeur Marocain se souviendra de OMAR SALIM à la deuxième chaine en s’imposant comme Monsieur Culture où il y présenta durant des années les magazines culturels qu’il animait avec passion comme l’emblématique émission « Arts et Lettres ». Après s’être retiré des médias, il s’est consacré à l’écriture.

La presse écrite et audiovisuelle se remémora d’un Journaliste qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales d’une onde qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de journalistes et de chercheurs.

OMAR SALIM était une hybridation de rigueur professionnelle, de pragmatisme où, en sus, de son talent d’animateur, c’est aussi son personnage qui lui a permis de s’inscrire de manière indélébile dans le quotidien des Marocains. Calme et attentif, il a toujours su captiver les spectateurs en posant les bonnes questions tout en enchaînant les transitions.

Salim n’était pas seulement un journaliste chevronné et polyvalent dans la deuxième chaîne Marocains mais aussi un bon conférencier et présentateur. Les ondes témoignent aussi de sa voix chaleureuse. Il est de plus sollicité par plusieurs auteurs pour ses qualités d’animation.

En outre, Salim était un visage connu et aimé de la télévision marocaine et de la radio, ami des artistes et grand amoureux des arts et de la culture

Mais au-delà de son parcours médiatique, cet amoureux de la littérature, du théâtre et de la culture avec un grand C, était aussi un auteur. Dans le livre à succès «Le Placard», il nous fait découvrir son enfance et ses jeunes années, en se basant sur les témoignages de ses proches et de sa famille. Puis dans son autobiographie romancée «La Concubine», il raconte comment il a vécu son retour de France après neuf ans loin de sa mère patrie.

Un retour qui était difficile, qui l’a forcé à poursuivre une carrière autre que sa passion première, le théâtre. Selon ces propres dires : «Bien que mon diplôme me permettait d’autres possibilités, je voulais faire du théâtre. Mais ma déception a été des plus grandes. J’étais confronté à une réalité sordide, il n’y avait ni culture, ni théâtre, ni cinéma, ni littérature… dans ce pays. Strictement rien, c’est l’indigence totale».

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des journalistes disparus. Certes, OMAR SALIM nous a quittés, mais ses ondes resteront immortelles.

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Baccalauréat 2023 et le mystère des Mentions au Maroc

by Mustapha Maghriti 10 juillet 2023
written by Mustapha Maghriti
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Le Lundi 19 Juin 2023 était le jour J qui tenait en haleine tous les bacheliers du Maroc ; il était un jour J exceptionnel pour tous les bacheliers du Royaume. Résultat : Ils étaient 245.109 candidats et candidates à avoir décroché le précieux titre du Baccalauréat pour cette année 2023, soit 59,74%. Ultime sésame pour les lycéens, l’obtention du Baccalauréat enclore le cycle éducatif secondaire ouvrant ainsi les portes des études supérieures, dernière étape – et non la plus facile- avant l’emploi et la vie professionnelle active.

L’affichage des résultats du Baccalauréat de ce jour J donna lieu à des scènes qui témoignent de l’importance que continue à constituer cette « schibboleth » pour les lycéens et leurs familles. Entre pleurs et détresse des recalés et bonheur des nouveaux bacheliers, le Baccalauréat est un phénomène sociétal qui continue à impacter viscéralement, les vies et les parcours.

Rétrospectivement, entre 2007-2008, le taux de réussite était de 44%, ce taux de réussite a gravi, en une seule année, de près de 8,19 points entre 2019 et 2018. Faut-il rappeler qu’en une seule décennie, il a sauté de 28 points et de 17 points en 2 ans, après une évolution en dents de scie entre 2007 et 2015. 109.187 candidats ont obtenu leur Baccalauréat avec mention, soit 51,46% de l’ensemble des bacheliers, 57,3% sont des filles ont obtenu une mention. La meilleure moyenne a été obtenue au niveau de l’Académie régionale de Casablanca-Settat dans la branche Sciences physiques– Section française (19,52 sur 20) selon les chiffres officiels du département de Chakib Benmoussa. En cette année, le nombre global des candidats qui ont obtenu le Baccalauréat a augmenté de 14.000, soit 6% par rapport à la même session de 2022, et le nombre des candidats qui ont passé l’examen a augmenté de 18% comparativement avec la session de 2022. Le nombre des candidats ayant obtenu une mention, parmi les scolarisés et les libres, a atteint 127.338, soit un taux de 48%. Ce taux était de 51%, soit 137.486 candidats.

Même en France, la hausse spectaculaire du taux de réussite est accompagnée par une recrudescence du taux de mentions délivrées aux résultats du Baccalauréat. La croissance du taux de réussite au Baccalauréat s’accompagne d’une forte augmentation du nombre de mentions. En 1967, seulement 32% des bacheliers obtenaient une mention. En 2022, ce sont 58,8 % des candidats (toutes filières confondues) ont décroché une mention, soit presque un candidat sur deux.

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Au Maroc, il y a plus dix ans, le taux de réussite au baccalauréat ne dépassait guère les 35%. En 2022, ce taux a été de 66,28% contre 68% pour la même session de l’année 2021 L’apostrophe qui nous interpelle : Que s’est-il passé en moins de deux décennies pour qu’on ait atteint un tel niveau de réussite dans un laps de temps très court, et que les mentions BIEN et très BIEN soient distribuées à discrétion ? Serait-ce imputable à un coup de balai du diplôme ou à des candidats bien plus doués, plus clairvoyants, plus perspicaces que notre génération et la génération qui nous a précédés? Serait-ce assignable à un système de notation courtisanesque ? Serait-ce attribuable à un système éducatif miséricordieux par lequel certaines écoles privées gratifieraient leurs élèves de notes non méritées ?

Ou serait-il le signe d’un investissement accru des élèves mieux préparés, et plus motivés, entraînant de fait ce crescendo de niveau des mentions ? La réforme du Baccalauréat à travers la valorisation du contrôle continu et le développement des cours particuliers a pu-t-elle aider bon nombre d’élèves en le permettant d’obtenir plus aisément une mention ?

L’enjeu d’obtention de bonnes notes au baccalauréat a eu une conséquence que nous  considérons négative, à savoir la focalisation excessive des familles sur la préparation en quantité et non en qualité de l’examen et de ce fait nous nous sommes malheureusement retrouvés avec des étudiants qui sont plus préparés pour affronter l’examen, que préparés à affronter la vie.

De ce fait, ce qui devrait, de prime abord, s’apercevoir et se dévoiler comme une nouvelle exhilarante nous interpelle à poser plusieurs interrogations. Avec un indice de développement de 0,683, le Maroc occupe la 123éme place parmi les 191 pays pour lesquels l’IDH a été calculé en 2022. Parmi les principaux facteurs expliquant cette performance médiocre figurent les déficits significatifs en matière d’éducation. D’ailleurs, le système éducatif Marocain est pointé par tous les rapports mondiaux issus d’organisations internationales en le taxant de toutes les épithètes péjoratives ne saurait expliquer ce jubilé inopiné, encore moins cette frénésie des mentions dont s’adjugent 48% des lauréats Marocains.

Des moyennes de 17, 18 et 19 au Baccalauréat sont servies à profusion et à volonté. Naguère, le taux de réussite durant les années 70 n’excédait pas les 15% puisque le système à l’époque était beaucoup plus rigide et sélectif. Il n’y avait pas durant cette phase de possibilités de rattrapage et il n’existait alors qu’une seule session d’examen.

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En outre, il y a plus de 40 ans, décrocher son Baccalauréat avec mention Assez bien, Bien ou « très bien » était une grande distinction personnelle et une démonstration du sérieux et de la recherche de réussite. A ce titre, le cercle des poètes disparus des années 70 ou des années 80 auraient eu autant de valeur d’excellence avec l’augmentation du nombre d’élèves obtenant des mentions,

Devant cette profusion des mentions, une note de 13 ou de 14, qui était dans notre génération une prouesse et un exploit ne garantit plus une inscription aux grands instituts cotés du Royaume qui, en sus, des moyennes élevées comme premier ticket d’entrée, ne sont accueillants que sur concours.

En France, la valeur d’une mention est devenue subjective : Alors que la grande majorité des formations du supérieur ont intégré le calendrier de Parcoursup, elles sélectionnent leurs étudiants sans connaître leur mention au bac. C’est notamment le cas des classes préparatoires. « La question des mentions ne se pose pas, puisque les élèves reçoivent leurs propositions d’admission avant le résultat du baccalauréat ».

Du côté de Sciences po Paris, la mention « très bien » au bac permettait auparavant d’accéder au cycle Bachelor sans passer par les concours, mais cela a été supprimé en 2014. Intégrée au calendrier de Parcoursup, l’admission des étudiants se fait désormais avant les résultats du Bac.

Même si la mention reste un « gage de qualité », elle est donc devenue « inutile pour beaucoup de formations ». Ce ne sont plus que les notes qui comptent aujourd’hui, et la mention perd sans doute de son utilité. Elle devient de plus en plus une satisfaction personnelle par rapport au travail fourni pendant toutes ces années ».

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Au Maroc, paradoxalement, si jadis, le bac du cercle des poètes disparus, de par sa rigueur, constituait un réel clé d’entrée pour diverses disciplines, son obtention est aujourd’hui imposée y compris pour certaines filières de la formation professionnelle fondées à l’origine dans les années 70 pour ceux qui n’avaient pas atteint le niveau Bac ou qui n’avaient pas réussi à le décrocher.

Le mystère sur ces records historiques de réussite et ces moyennes générales tellement élevées et en grand nombre qu’elles en deviennent peu plausibles. Seule des enquêtes rigoureuses permettraient d’ouvrir la boite de pandore, l’énigme et le talisman du foisonnement des mentions.

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Langue d’enseignement au Maroc : De la langue du Bois à la langue de Shakespeare

by Mustapha Maghriti 21 juin 2023
written by Mustapha Maghriti

La polémique sur la langue d’enseignement au Maroc resurgit après la circulaire du Ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Chakib Benmoussa où la langue de Shakespeare sera enseignée en tant que langue étrangère en première année de collège, et ce, dès la rentrée scolaire de 2023-2024 ; une polémique certes moins aigue et plus soft que celle de 2019 où les partis politiques glissèrent dans des olla-podrida arides, desséchées, voire populistes et sournois dans la mesure où le Maroc a toujours offert un paysage vernaculaire où langues nationales et langues étrangères se partagèrent un territoire à travers lequel se manifestèrent des tensions politiques, historiques et culturelles. Des clichés latents persistèrent que le Français est une langue de l’ancienne puissance coloniale ou la langue sociale d’acculturation pour paraphraser le linguiste Algérien Jlil Elimam.

L’approche de Chakib Benmoussa est foncièrement stratégique et courageuse, puisqu’elle ambitionne à offrir aux jeunes Marocains un nouveau Bow-window extraverti puisque sa présence est assez notoire dans le tissu socio-éducatif et économique de l’économie mondiale et sa maîtrise est devenue une compétence indubitable dans les grilles de sélection des ressources humaines dans les entretiens d’embauche et une rivale de taille sur le marché de l’emploi national et mondial. Toutefois, l’approche du Ministre de l’Éducation nationale est loin d’être ségrégative étant donné qu’il ne s’agit nullement d’une politique de substitution linguistique, mais d’une politique d’enrichissement, n’en déplaise aux guérilleros de la langue de Molière. 

D’emblée, nous pensons qu’à l’heure de la globalisation et du développement sans précédent de l’économie cognitive, l’ouverture sur les langues étrangères est plus que jamais un « Must » pour tirer profit des acquis de l’essor économique et technologique, en particulier la langue Anglaise.

En sus, Il ne faut pas voir dans la langue d’apprentissage un simple outil de lexique, mais surtout une courroie de transmission de connaissances, de science, et de progrès. Faire de cet idiome un objet d’un enjeu idéologique qui oppose des arabo-islamistes aux défenseurs de la modernité doublée d’une question sur la légitimité politique et culturelle, c’est rater du premier coup le train de l’économie du savoir.

Dans cette chronique, nous invoquons qu’il existe une dialectique entre notre langue et les autres langues dans la mesure où la langue Arabe s’enrichit à partir des langues étrangères et le fait d’enseigner les matières scientifiques n’affecte en aucune manière notre identité Marocaine, Arabe et Musulmane comme le prétendent certains gourous des partis politiques Marocains. 
Apprendre et enseigner en langue Anglaise est un moyen de préparer l’apprenant à poursuivre ses études supérieures, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, avec succès et arrimer l’étudiant Marocain au tempo de la globalisation. 

Avouons-le : Ça fait plus de 40 chandelles que le Maroc a adopté la langue Arabe dans l’enseignement des matières scientifiques depuis le primaire jusqu’au baccalauréat. Un état de fait qui a engendré une véritable entorse et dualité linguistique entre l’enseignement secondaire et supérieur où ces matières sont dispensées en langue étrangères, principalement le Français et l’Anglais.

Pour mémoire, notre système éducatif n’-a-t-il pas bien fonctionné selon une séquence vertueuse et ce en privilégiant le qualitatif sur le quantitatif pendant des décennies et avec des résultats probants ? Ce faisant, on ne réinventera pas la roue : Tous les pays qui se développent ou qui se sont développés procèdent ainsi avec une dose plus ou moins forte d’ouverture sur les langues étrangères. Tel est l’enjeu de l’utilisation de la langue Anglaise.

Soyons donc clairs, débattons à visage découvert sur l’avenir de notre école et sa place dans le projet sociétal qui convient à notre pays à l’heure actuelle et futur. 

Soyons sincère et clair, je pense qu’à l’heure actuelle, la langue Anglaise est l’idiome sémantique qui permet à des démographies des 4 coins de la planète d’échanger et de communiquer, éludant de ce fait les cloisons linguistiques et culturelles. Ainsi, de la mélodie au cinéma en filant par la philosophie et la science, l’Anglais a su perforer les murailles politiques et économiques et s’ériger imperceptiblement en langue omnipotente. Une omnipotence linguistique qui s’est fortifiée commodément sur une obédience économique et géopolitique, celle de l’empire British dans un premier temps, puis celle de l’Uncle Sam.

Elle est devenue la lingua franca et la langue de sciences par excellence et assimiler cette langue par les élèves et les étudiants Marocains leur permettra d’exceller grâce à des rapports, des thèses, des ouvrages, des sites qui sont dans la plupart rédigés en anglais.

Soyons carré, la langue Anglaise n’est plus celle d’une connotation des Trente Glorieuses, du Rock à l’Elvis et Beatles, ou du Spaghetti Western des films fétiches et cultes tel « Le Bon, la Brute et le Truand »  de Sergio Leone et Clint Eastwood ou « Il était une fois dans l’Ouest » de Charles Bronson, d’Henry Fonda et Claudia Cardinale. Elle n’est plus ce faciès qui incarna les fringues à la Jean Levi’s 501, elle est devenue la langue des sciences, du Marketing, du Management et du know-how.

La langue de Shakespeare est largement pratiquée dans le monde de l’entreprise et dans les sphères scientifique, technologique et économique, c’est la langue de la finance internationale, du business, du commerce international et du tourisme. 

Dans le monde de la digitalisation économique et de l’intelligence artificielle, 80 % des données existantes sont en langue Anglaise, ainsi que le sont une grande majorité des publications scientifiques (95 %). De ce fait, en assimilant l’Anglais, l’étudiant Marocain accédera à un nombre illimité de ressources économiques, techniques et heuristiques. 
Aussi, l’anglais est l’une des compétences les plus demandées sur le marché de l’emploi ; elle est la plus sollicitée par les employeurs, les promoteurs et les investisseurs étrangers. A ce titre, elle permet d’accéder à des postes à plus haute responsabilité, de développer sa carrière et son entreprise. C’est la langue du Business et des Affaires Internationales 

Historiquement, à l’ère du rayonnement de l’empire Arabo-Musulman au 7éme et 8éme siècle, je pense que les occidentaux étaient habiles et intelligents en apprenant la langue Arabe : La langue du Saint Coran et du Paradis était la langue des sciences par excellence à cette époque et de ce fait, les occidentaux savaient pertinemment l’enjeu de l’apprentissage de la langue Arabe pour accéder aux travaux scientifiques de Jabir ibn Hayyan, Al-Khwârizmî, Avicenne, Rhazès, Al-Battani, Ibn al-Haytham, Al-Fârâbî….etc. N’est-il pas le cas pour la langue de Shakespeare aujourd’hui ? 

En sus et paradoxalement, nous constatons, depuis plusieurs années, la langue de Molière connait un certain retrait et les responsables Français intègrent de plus en plus la langue de Shakespeare comme langue d’apprentissage pour ne pas rater le train de l’économie cognitive. Même la Chine très conservatrice et confucianiste, qui est entrain devenir la première puissance économique mondiale intègre la langue Anglaise dans toutes ses universités et dans les manuels d’étude. 
En guise d’épilogue, les apostrophes qui interpellent notre système éducatif aujourd’hui : Sommes-nous pour une école qui assure une réelle parité des chances, qui garantit une formation de qualité, une école ouverte sur son environnement international, une école ouverte compétitive et attractive, une école qui contribue à l’émancipation de l’esprit et au développement de la créativité, une école qui anticipe les contraintes économiques et technologiques du futur pour préparer les élèves et étudiants à cette nouvelle donne en leur imprégnant les méthodologies didactiques, pédagogiques et scientifiques pour exceller sur notre patrie et sur d’autres cieux ?

Tergiversant entre une définition de la langue comme vecteur identitaire ou comme outil économique du savoir, le Maroc a privilégié l’approche économique et non identitaire, en tablant sur l’Anglais et ce en suivant la logique du besoin du marché de l’emploi amplement  anglophone et francophone pour atténuer le déphasage particulièrement préjudiciable entre la langue de l’apprentissage et les exigences de l’offre du marché.

In fine, « Une langue vous place dans un couloir de la vie. Deux langues ouvrent vous ouvrent toutes». Cette citation, pour épiloguer cette chronique, de Frank Smith résume avec poésie les vertus d’apprendre une nouvelle langue. Si vous sautez le pas, de nouveaux horizons, tant sur le plan professionnel, académique que personnel, s’offriront à vous. Grâce à une bonne maîtrise de l’Anglais, ces opportunités ne se cantonneront plus seulement au Maroc et  » Les limites de votre langue ne seront plus les limites de votre monde » pour paraphraser Ludwig Wittgenstein, car vous allez vous dépassez, et ouvrir votre cercle de confiance et de savoirs et de facto, il n’y a que les langues qui puissent ouvrir le champs de votre vision et votre savoir et apprendre une nouvelle langue, c’est découvrir une nouvelle culture, un nouveau savoir et une nouvelle compétence car comme disait Goethe  » Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue ».    

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Chronique des années de braise

by Mustapha Maghriti 20 mai 2023
written by Mustapha Maghriti

C’est un secret de polichinelle que les événements apocalyptiques qui ont eu lieu dans le monde nous rappellent de manière hydragogue les désarrois environnementaux que connaît notre biosphère liées au changement climatique.

Selon un bulletin publié de l’Organisation Météorologique Mondiale OMM, les températures mondiales devraient battre des records les cinq prochaines années sous l’effet des gaz à effet de serre, qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère.

Entre 2023 et 2027, il est probable à 66 % que la température moyenne annuelle à proximité de la surface du globe dépasse de 1,5 °C les valeurs préindustrielles pendant au moins une année. Il est probable à 98 % qu’au moins l’une des cinq prochaines années, ainsi que la période de cinq ans dans son ensemble soient les plus chaudes jamais enregistrées où les répercussions sur la santé, la sécurité alimentaire, l’environnement et la gestion de l’eau seront considérables.

Non seulement les experts de la météorologie avaient prédit la pénurie d’eau que connaitra la planète, mais les metteurs en scène du grand écran avaient aussi prédit les sécheresses et les pénuries d’eau qui iront saper le monde : Le film « Blind Sun » où le réalisateur décrit une station balnéaire frappée par une vague de chaleur. L’eau se fait rare et la violence est prête à exploser.

« Mad Max : Fury Road » est un film d’anticipation au futur post-apocalyptique, la pénurie d’eau donne lieu à une violente guerre de gangs dans lequel la Terre se retrouve victime d’une pénurie d’eau ou Juge Dredd dans ce thriller futuriste interprété par Sylvester Stallone toutes les conséquences du réchauffement climatique sont présentes. Ce film se déroule sur la planète Terre en 2139 où sécheresse, désertification massive et écosystème dévasté sont mis en scène. Scénario pas si improbable que ça puisqu’il rejoint le constat du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organisme intergouvernemental chargé d’évaluer l’ampleur, les causes et les conséquences du changement climatique)  selon lequel le réchauffement climatique augmenterait de 1,5 degré d’ici 2030.

« Hell », ce film également réalisé par Roland Emmerich, montre la surface de la Terre brûlée par les rayons du soleil. Les terres sont totalement asséchées et l’eau et la nourriture se fait de plus en plus rare. La population se divise alors en deux groupes : les prédateurs contre les proies.

La dernière décennie a vu un nombre exceptionnel de vagues de chaleur extrêmes qui ont eu des contrecoups alarmants sur la planète tel que la pénurie d’eau où les experts prédisent qu’en 2035, 40 % de la population mondiale vivra dans des zones de stress hydrique. Pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 40 % de la population mondiale sera confrontée à des pénuries d’eau d’ici à 2050.

Selon le Global Water Institute, 700 Millions de personnes pourraient être déplacées à l’horizon 2030 du fait d’une pénurie d’eau et le nouveau rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale OMM sur l’eau dans le monde alerte que le manque d’eau touchera 5 Milliards d’êtres humains d’ici 2050.

Actuellement, 3,6 Milliards de personnes ont un accès insuffisant à l’eau au moins un mois par an.  Elles devraient être plus de 5 Milliards d’ici à 2050. Entre 2001 et 2018, l’ONU-Eau a alerté que 74 % de l’ensemble des catastrophes naturelles étaient liées à l’eau. Et lors de la COP 27 la dernière Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui s’est déroulée du 6 au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Égypte, il a été instamment demandé aux Gouvernements d’intégrer davantage la question de l’eau dans leurs mesures d’adaptation. C’est la première fois que l’eau est mentionnée dans un document final de la COP, ce qui atteste de son importance cruciale.

La raréfaction de l’eau est une problématique d’ampleur qui touche le Maroc où l’année 2022 était la plus chaude enregistrée au Maroc depuis 40 ans, au delà du record établi en 2020, en dépassant d’1,63 degré la température moyenne pour la période 1981-2010 nota les auteurs du  du dernier rapport annuel sur le climat rendu public Mercredi dernier 10 Mai 2023 par la  Direction Générale de la Météorologie ; une année 2022 à sec alimentant une flambée des prix des denrées alimentaires et une inflation record.

Les barrages ne dépassement pas un taux de remplissage de 32% contre 34% l’année écoulée touchée par la pénurie d’eau, une disette qui affectera non seulement les Marocains, mais aussi le Cheptel.

Les trois bassins hydrauliques Oum Er-Rbia, Sebou, et Loukkous réputés être excédentaires connaissent ces dernières années une baisse spectaculaire du volume d’eau à cause de la sécheresse.  

A cet égard, le Souverain Marocain visionnaire avait présidé un conseil des Ministres consacré à la gestion du stress hydrique où une enveloppe de 143 Milliards de Dirhams a été dédiée à l’accélération de la construction de nouveaux barrages (20 nouveaux ouvrages sont programmés d’ici 2030) et des stations de dessalement jusqu’en 2027.

Nul n’ignore que l’eau est à l’origine de la vie sur terre, et sans elle notre planète serait sans âme. D’ailleurs, dans toutes les religions, dans tous les mythes et rituels, l’eau est synonyme de source de vie, essence de purification, guérisseuse comme en témoigne le verset 30 du Coran, Sourate les prophètes AL-ANBIYA وَجَعَلْنَا مِنَ ٱلْمَآءِ كُلَّ شَىْءٍ حَىٍّ ۖ أَفَلَا يُؤْمِنُونَ

La sécurité alimentaire au 21ème siècle sera intimement liée à la protection des ressources en eau, dans un contexte de changement climatique et de perte de biodiversité. Et comme le souligne le directeur de la FAO, Qu Dongyu « la dégradation des terres et la pénurie d’eau ne disparaîtront pas et l’ampleur du défi peut faire frémir, mais que ce soit en tant que cultivateur des terres ou consommateurs des aliments, chaque changement de comportement, aussi petit soit-il, nous approche d’une transformation éminemment souhaitable de nos systèmes agroalimentaires mondiaux ».

La pénurie d’eau revêt une importance croissante dans le monde, ce qui exige plus d’intégration et de coopération aux niveaux international, régional et local pour assurer une gestion durable, efficace et équitable d’une ressource qui est rare.

On sait tous que les 3/4 de la surface de la Terre est recouverte d’eau et lui doit son nom de « planète bleue ». Cependant seule l’eau douce constitue seulement 0,25 % de la ressource totale mondiale et elle est très inégalement répartie sur la planète.

L’eau est donc beaucoup plus rare qu’on ne le croit. In fine, n’est-il pas temps de revisiter le paradoxe de la valeur eau/ diamant d’Adam Smith ?

20 mai 2023 0 comment
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Quand le ROI Mohammed 6 met en piédestal la culture AMAZIGH : une décision Majestueuse pour un Maroc indivisible

by Mustapha Maghriti 10 mai 2023
written by Mustapha Maghriti

Il n’est pas un ROI comme les autres : Entre son grand-père, Mohammed V, qui avait assuré les débuts de l’ère de l’indépendance, et son père Hassan II où toute une politique avait été mise en place dans les années 1970 pour arabiser le pays et éradiquer l’amazigh dans un contexte de prédominance des mouvements nationalistes et panarabes qui considéraient l’arabe comme seul garant de l’unité de la nation, et l’amazigh comme facteur de division, Mohammed VI avait la lourde tâche de trouver sa place et laisser son empreinte sur le Maroc du 21éme siècle, entre vision déterminée de progrès et libéralisation maîtrisée.  

Ancré dans l’histoire et tourné vers le futur, le Maroc fait partie de ces pays attachés à leur Monarchie, mais qui aspire également à un changement en profondeur. Dès son accession au pouvoir le 30 juillet 1999, le Souverain Marocain a rapidement entendu son peuple et les appels aux réformes et au développement à l’instar de la réforme de la Constitution, la réforme du code de la famille ou la reconnaissance nationale de la langue et de la culture amazighe mettant à l’honneur cette culture longtemps mise à l’écart, mais dont l’origine remonte à plusieurs millénaires avec la création de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) et l’intégration de la langue amazighe dans l’enseignement public et dans les médias audiovisuels publics, permettant ainsi la création de programmes de télévision et de radio en langue berbère, la reconnaissance constitutionnelle de l’amazighité en 2011,son emploi dans l’administration, les collectivités territoriales et les services publics, son apparition à travers l’alphabet tifinagh sur les bâtiments publics et dernièrement avec l’instauration du Jour de l’an amazighe comme jour férié national à l’instar du premier Moharram de l’année de l’Hégire et du Jour de l’an du calendrier grégorien en véhiculant la culture et les valeurs amazighes et transmettant une histoire équilibrée étayée sur deux piliers Arabe et Amazigh pour un Maroc pluriel.   

Cette initiative Royale qui montre la centralité du Souverain Marocain sur les grands sujets qui structurent la nation, a été ovationnée par les différentes composantes de la société Marocaine (partis politiques, associations amazighes, militants des droits de l’homme) couronna l’intérêt accordé par le Souverain Marocain à la composante essentielle de l’identité Marocaine, dont fait partie l’amazighe, et s’inscrit également dans le cadre de l’apothéose constitutionnelle de l’Amazighe en tant que langue officielle du pays, aux côtés de la langue Arabe.   

Faut-il préciser à cet égard que l’apostrophe Amazighe en tant que patrimoine national commun intéresse tous les Marocains, et non seulement ceux ou celles qui sont d’origine Amazighe, c’est pour cela à notre sens, la décision chevaleresque du Souverain Marocain, va indubitablement rabattre les discussions désertiques et incultes qui enveniment les querelles intestines sectaires qui peuvent être instrumentalisées par les séparatistes et que  l’Amazighité qui plonge ses racines au plus profond de l’histoire du peuple marocain appartient à tous les Marocains et qu’elle ne peut être mise au service de desseins politiques de quelque nature que ce soit.

Faut-il le rappeler, dans cette chronique, que le Maroc s’est distingué, à travers les âges, par la cohésion de ses habitants, quels qu’en soient les origines et les dialectes. Ils ont toujours fait preuve d’un ferme attachement à leurs valeurs sacrées et résisté à toute invasion étrangère ou tentative de division.

Cette décision historique Royale est une gage de l’engagement continu du Souverain Marocain à célébrer, à préserver son patrimoine culturel et promouvoir son capital immatériel, ce qui permettra de renforcer la diversité culturelle du pays, de promouvoir une société inclusive pour tous les citoyens Marocains, de pérenniser les fondements de l’identité Marocaine séculaire et unifiée, de mettre en exergue le caractère pluriel de l’identité Marocaine et de reconnaître l’ensemble de l’héritage culturel du peuple marocain.

Cet acte majestueux n’est pas seulement lié à une lecture de notre histoire, c’est aussi et surtout un acte de foi en l’avenir, l’avenir du Maroc de la solidarité et de la cohésion, le Maroc de la volonté et de l’effort, le Maroc de la vertu, de la pondération et de la sérénité, le Maroc de tous, fort de son unité nationale qui fait de chacune de ses régions un espace fécond où toutes les potentialités puissent s’exprimer, s’épanouir, se développer et prospérer dans le cadre d’une pratique démocratique citoyenne.

C’est somme toute tout l’enjeu de la suite du règne de Mohammed VI : Rendre pérenne cet équilibre par un progrès social plus étendu, et laisser au prince Moulay HASSAN un Royaume indivisible qui, plus que jamais, jouerait le rôle triplement stratégique de pays pivot pour le Maghreb, l’Afrique et l’Europe.

10 mai 2023 0 comment
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Taux directeur et l’illusion de la maîtrise de l’inflation

by Mustapha Maghriti 22 mars 2023
written by Mustapha Maghriti

Naguère critiqué par les économistes pour ses vocations classiques de ne plus se limiter au ciblage de l’inflation, la Banque Centrale est aujourd’hui interpellée plus que jamais à l’épineuse problématique de juguler l’inflation dans la mesure où cette dernière est devenue le premier nuisible qui obsède les Banques Centrales contrairement à ce qu’il prévalait il y a quelques années années de la Stagflation qui prédominaient au cours des années 1970, à la suite du premier choc pétrolier de 1973).

Cependant au regard de la récursivité des crises économiques et financières et du boom de l’inflation, BANK AL-MAGHRIB évolue vers des missions duales de médiation entre la stabilité des prix et du stimulus de la croissance économique.  

Lors du dernier conseil de BANK AL-MAGHRIB, qui suit de près la conjoncture économique et les pressions inflationnistes, tant au niveau national qu’international, tenu le 21 Mars 2023

20 Décembre 2022, le Patron de l’Institut d’Emission 
Abdellatif Jouahri a décidé de relever le taux directeur de 50 points de base, soit  à 3%  une troisième fois après la hausse du 20 Décembre 2022 et ce dans l’ambition d’exorciser le spectre de l’inflation qui pèse rudement sur les entreprises et les ménages, puisque l’inflation exprimée par l’Indice du Prix à la Consommation (IPC) se situa à 5,5% en 2023.

Et tenant compte des données les plus récentes du Haut Commissariat au Plan, En 2024, sous l’hypothèse que les pressions aussi bien internes qu’externes continueraient de s’atténuer, la tendance fondamentale des prix se situerait à 2,3%, mais le démarrage programmé de la décompensation des prix des produits subventionnés devrait maintenir l’inflation globalement à un niveau élevé, soit 3,9%.

Notre propos dans cette chronique  est que non seulement BANK AL-MAGHRIB, mais plusieurs Banques centrales tombent dans le Piège insidieux de riposter aux pressions inflationnistes en adoptant des politiques monétaires rigoureuses, notamment à travers l’augmentation de leurs taux directeurs, dans le dessein de rendre plus rébarbatifs les coûts de financement des ménages et du secteur privé et faire baisser ainsi la demande agrégée, pour par la suite contenir l’inflation. 

Cette transmissibilité nous semble très schématique et réductrice de la réalité économique : Ce schéma pourrait assurément fonctionner si l’inflation était toujours et intrinsèquement un phénomène monétaire. Toutefois, la réalité économique est toute autre, elle n’est pas aussi simple que ça et une réflexion sur les sources de l’inflation montre qu’elle est transmissible par les coûts sur les marchés internationaux.

En effet, Il n’est pas douteux, qu’il s’est développée ces dernières années une propagation générale de l’inflation où les experts internationaux remarquaient qu’il y a eu au cours des dernières années, un synchronisme nettement plus étroit entre les mouvements de prix dans les différents pays qu’entre les changements dans l’intensité de la demande.

Outre, des causes internes, plus ou moins particulières expliquant l’inflation, il serait apparue des causes externes communes à l’origine, ou favorisant la poursuite de ce mouvement général ; les poussées inflationnistes se sont propagées de pays à pays, et elles se sont jusqu’à un certain point, renforcées mutuellement .

En première analyse, il est facile d’attribuer ce phénomène au développement croissant des échanges internationaux, qu’ils s’agissent de mouvements de biens et services.

Cette question étant à la fois complexe et controversée, relevons simplement quelques éléments qui paraissent essentiels : Ces effets prix sautent aux yeux quand ils prennent la forme d’une hausse des prix à l’importation.

Dans ce cas des importations, s’il s’agit de produits non concurrentiels, une hausse se répercute sur les prix de revient des industriels pour les matières premières et produits intermédiaires, sur les prix de détail dans le cas de produits finis. S’il s’agit de produits concurrentiels, il se produit des influences réciproques entre importations et concurrents intérieurs.

A titre illustratif, les fortes pressions inflationnistes au Maroc durant le premier semestre 2022 sont d’origine externe que par des facteurs intrinsèques notamment suite à l’augmentation des prix des produits énergétiques et alimentaires, mais aussi à la hausse de l’inflation chez les principaux partenaires économiques. Ceci dit que c’est une inflation importée et Bank Al-Maghrib l’a bien souligné dans les deux derniers rapports de politique monétaire. 

De ce fait, BAM s’aligne sur la trajectoire des grandes Banques Centrales à l’international pour lutter contre une inflation usuellement importée au Maroc où plus de 50% des importations du Maroc se font en Dollar et concernent principalement les produits énergétiques et céréaliers. Cette situation a propulsé l’hiatus entre le cours de référence du Dirham et son Mid panier à plus de +3,60%, soit un plus haut depuis la mise en place de la réforme de change en 2018 où ce dernier se rapproche ainsi du seuil haut de la bande de fluctuation du dirham fixé à 5%. Dans ces conditions, la parité Dollar/Dirham atteint son apogée de plus de 10 ans, à 10,81, en hausse de +17% depuis le début de l’année.

Au niveau du circuit économique, les prix échangeables représentent plus de 90% de la structure des prix au Maroc. C’est pour dire que toute oscillation à la hausse ou à la baisse des prix des inputs affecte le niveau de l’inflation. L’arme dont dispose Bank Al-Maghrib pour juguler l’inflation n’est autre que la politique monétaire à travers la hausse ou la baisse des taux directeurs pour prévenir tout désencrage des anticipations d’inflation et assurer les conditions d’un retour rapide à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix.

Bien que les prévisions de la Banque Centrale tablent sur un taux d’inflation de 2,3% en 2024, nous pensons que le revirement du cycle inflationniste dépend encore des effets de la guerre en Ukraine qui persiste encore parce que si le conflit russo-ukrainien prend une autre tournure , les hypothèses retenues par la Banque Centrale seraient perturbées et l’inflation repartirait à la hausse.

D’ailleurs, Fitch Solutions avait anticipé cette nouvelle hausse, portée à 3% en raison notamment d’une Banque centrale européenne (BCE) plus belliqueuse (étant donné que l’euro a la pondération le plus élevé dans le système monétaire géré du Maroc) et de pressions inflationnistes soutenues, et des performances économiques plus fortes que prévu, ainsi que la baisse des réserves de change qui pèsent davantage sur le Dirham.

Bank Al-Maghrib justifie la dernière hausse du taux directeur à 3% par ses prévisions du retour de l’inflation à des niveaux modérés en 2024 et non pas par ses sources qui ne sont pas monétaires. Cependant, avec les incertitudes que connait le monde actuellement, le scénario de la perpétuité de la hausse générale des prix est fort probable. Un tel synopsis pousserait les autorités monétaires, à nouveau, à relever leur taux directeur, dans le souhait de faire face à l’inflation, qui n’est pas monétaire, chose qui ne va que préjudicier davantage l’économie Marocaine. 

22 mars 2023 0 comment
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A la recherche du Bonheur

by Mustapha Maghriti 21 mars 2023
written by Mustapha Maghriti

« A la recherche du Bonheur », le titre semble dévier  l’imaginaire des cinéphiles vers le film culte « The Pursuit of Happyness » de Gabriele Muccino incarné magistralement par Will Smith, Thandiwe Newton et Jaden Smith. Il n’en est rien, il s’agit de ce Lundi 20 Mars 2023, c’est le premier jour du printemps, mais c’est aussi la journée mondiale du bonheur. A cet égard, le net et les médias foisonnent de rapports relatifs aux classement des pays sur le bonheur dans le monde tel que la Sustainable Development Solutions Network,  le think-tank Britannique Legatum Institute, ou le Happiness Research communément appelé le rapport sur le Bonheur dans le Monde, ou le Happiness Research Happiness Report, en se basant sur plusieurs indicateurs tel que le PIB par habitant, l’entraide sociale, l’espérance de vie, la liberté, la générosité, la perception de la corruption.

Faut-il souligner en guise d’épilogue que les chercheurs rappellent que le bonheur est si vital à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. La thématique est indémodable et le besoin du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est édifié sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur.

D’emblée, nous pensons que ces classements restent subjectifs. A l’appui de nos dires, comment des Etats d’Afrique possédant les indices du Bonheur des plus élevés comme les iles Maurice, la Libye (que l’actualité présente chaque jour comme un pays à guérilla et de dissension), la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Congo.

A notre sens, la méthode, voire le principe même de calibrer le bonheur, reste très discutable et même réfutable : On pense qu’il convient de séparer de manière tranchée et nette, d’une part la mesure objective du développement, du bien être et du bonheur collectifs et, d’autre part, la mesure subjective du bonheur individuel. Dans notre esprit, le bonheur collectif constitue un ensemble de conditions qui rendent plus facile l’accession au bonheur individuel.

Aussi et surtout, nous soutenons l’idée que ce n’est pas parce que la Finlande est en tête du classement que tous les Finlandais sont heureux, ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Marocains.

A l’appui de notre allégation, le classement de la Finlande au peloton des pays de la délectation et du Bonheur est fumeux en s’étayant sur les chiffres alarmants de l’Institut Statistique Européen Eurostat qui dénombre plus de 13 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux supérieur à la moyenne européenne. Difficile avec un tel ratio de suicide et d’autodestruction prétendre à la sérotonine et au bonheur : Le suicide n’ jamais fait bon ménage avec le bonheur, l’annihilation n’a jamais fait bon flirt avec l’ascèse, le suicidaire n’a jamais fait bonne cavalière avec l’allégresse.

En sus, le rapport sur le bonheur, depuis sa première apparition, ne cesse de mettre en piédestal les pays scandinaves comme les nations qui savourent la Dolce Vita et les auteurs qui dissertent sur le bonheur, brandissent en permanence le package bonheur des vikings : équité sociale, politique familiale paritaire, économie florissante et on les décrit comme des lieux de plénitude et on en occulte presque qu’ils ont des taux de suicide parmi les plus élevés du Monde .

Cette année, le Happiness Research Institute qui siège à Copenhague au Danemark  pointe un taux de divorce et un taux de suicide tous deux assez importants, à même d’entacher la réputation du paradis du bonheur, de l’aubaine et de l’enchantement en Finlande ce qui met de manière tangible l’absence de corrélation entre développement économique et sentiment de bien-être connu communément sous l’appellation du paradoxe d’Easterlin.

Pour le cas du Maroc, rigueur scientifique nous l’oblige, nous pouvons être d’accord sur des facteurs qui rendent les Marocains moins heureux ou plus rigoureusement des soucis qui préoccupent les Marocains. A cet égard, l’étude menée par le département de Lahlimi, le Haut commissariat au Plan HCP en l’occurrence, nous renseigne sur les différentes inquiétudes dont se soucient les Marocains qui sont le logement, les questions de santé, et surtout au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins qui leur sont prodigués, l’éducation qui est aussi une source de chagrin et de préoccupation, les conditions de travail, le niveau de salaire et celui du système de retraite, la stabilité ou la Famille.

D’autres facteurs s’ajoutant à ceux évoqués par le HCP, nous paraissent importants, qui mettent de l’endorphine dans le quotidien des Marocains. Il en est ainsi de la religion qui apparaît comme créatrice de béatitude en apportant sérénité, réconfort et confiance aux Marocains. L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique du culte procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attelée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse.

Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme Marocain qui, à travers la pratique religieuse, tente de se réconcilier avec soi.

DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate AR-RA’D (LE TONNERRE) (Verset 28), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah”. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs? “. A défaut, Dieu n’a-t-il pas dit dans Sourate TAHA (Verset 124), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne”.

Bonheur et bien-être devraient donc être érigés en tant qu’objectifs de politique publique, non seulement pour leur finalité en tant que tels mais aussi pour leurs nombreux effets secondaires et leurs externalités positives car le bonheur des uns fait le bonheur des autres ; Le bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent : c’est une des conclusions des recherches menées pendant plus de 20 ans par deux scientifiques américains, dont l’étude est publiée, en décembre 2015, par le British Medical Journal (BJM).

Ce serait pourtant dans l’intérêt de tout le Maroc, car, à notre sens, plus un Marocain est heureux, plus il est productif, gagne davantage et se comporte plus civilement en société : On n’est plus, in fine, dans le Produit National Brut (PNB) ; l’économie n’a pas à elle seule la clé du Bonheur, mais bel et bien dans le Bonheur National Brut (BNB) du Maroc.

Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La notoriété, réputation ou l’argent ? Une investigation exceptionnelle menée depuis 75 années auprès de 724 Américains en apporte une preuve instructive et envoûtante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps.

Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est sans équivoque, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: Ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives.

En effet, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps.

En revanche, la solitude, la réclusion subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé.

La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une vieille sagesse comme le monde. Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples.

La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en particulier sur le plan de la communication.

Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent.

En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit !

En guise de conclusion, les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

L’Amitié : C’est magnifique quand un étranger devient un ami, mais O combien triste quand un ami devient un étranger ! .

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8 Mars et la Femme : Un panneau publicitaire Onusien aux pieds d’argile

by Mustapha Maghriti 8 mars 2023
written by Mustapha Maghriti

8 mars de chaque année, c’est la même mélodie, le même poème et le même refrain : Fleuristes, boutiques de maquillage et magasins de mode féminine s’en donnent pleinement avec la fête de la rose, la fête des cadeaux, la fête des Cœurs. Tous les 8 Mars de chaque année, la fête de la Femme revient immanquablement à grand cloutage de bons sentiments à intonation doucereuse.

Tous ces panneaux publicitaires roses enjolivées de fleurs rouges dérobent les gémissements et les afflictions d’une féminité à fleur de peau, toutes ces simagrées émaillées de fleurettes romanesques camouflent une féminitude en supplice.

Pour preuve : En Iran, tout récemment, des dizaines de filles collégiennes ont été empoisonnées. Une série d’attaques misogynes attribuées à des opposants à la scolarisation des femmes, alors que le slogan « Femmes vie liberté » continue de faire écho dans le pays. Aussi, on s’en souvient de la torture de l’innocente Iranienne Mahsa Amini par la police des mœurs chargée de faire respecter le code vestimentaire de la République islamique Iranienne ; un  martyre qui a enflammé la toile dont les images les plus virales sur les réseaux sociaux sont celles où l’on voit des Iraniennes brûler leur foulard et couper leur cheveux sur d’autres cieux.

Sur d’autres cieux, au large de l’Italie, le naufrage d’un bateau de migrants a fait 65 morts où parmi les victimes, des femmes Afghanes qui fuyaient l’oppression du régime taliban. Les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra, principalement dans les villes, craignent un régime misogyne qui afflige la femme Afghane sur son quotidien des comportements répressifs et inquisitoriaux à aller à l’école, de travailler, subissait des mariages forcés, devait porter le voile intégral, ne pouvait sortir de chez elles sans un chaperon masculin. 

Au Maroc, chaque 8 Mars, la femme Marocaine est hissée sur un piédestal avec des proses en eau de rose sur un ton doucereux, des slogans qui dissimulent l’écran de fumée d’une réalité phallocrate dans le gémissement et la souffrance, non pas d’une journée célébrée, mais des temps d’épreuves et de chemin de croix sans parvenir à l’équité des chances, dans tous les domaines de la vie. 

À coup de préjugés, de clichés, d’idées reçues odieusement héritées au fil des générations, la discrimination de genre dépouille notre société de l’apport féminin. Or, aujourd’hui plus que jamais, l’évaluation de la performance doit répondre à une logique asexuée. Le corpus de la Constitution de 2011 avait jeté les bases d’une meilleure consécration de la femme, mais leur traduction sur le terrain reste encore lacunaire.

On s’en souvient au Maroc de la fameuse affaire  » sexe contre bonnes notes » qui a embrasé les réseaux sociaux à la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat, l’Université Moulay Ismaïl de Meknès et l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tétouan, à l’université de Settat dans laquelle plusieurs professeurs débauchés, jouisseurs et noceurs ont été impliqués dans des avances indécentes contre validation de notes.  » Sexe contre bonnes notes » ne constitue qu’une partie émergée de l’Iceberg ; ce phénomène ne passe-t-il pas sous silence et sous le joug d’une culture machiste et mieux encore inculquée de misogynie à l’égard des femmes et crée un climat d’impunité et reloge la Femme dans une situation d’être humain offensé et dessaisi dans ses droits fondamentaux sans que justice soit rendue.

Combien de femmes éventuellement silencieuses sous plusieurs sujétions ont-elles été victimes du corps professoral avant que les gouttes d’eau ne font déborder le vase pour que des témoignages et aveux finissent par faire surface ? Combien de manœuvres ordurières analogues se déroulent au jour le jour dans des établissements d’éducation, supérieure ou universitaire, publique ou privée, mais aussi dans le monde professionnel ? Combien de femmes, de sœurs, de filles, de mères, allons-nous sacrifier en nous rendant coupables de couvrir leurs silences de bourreaux, alors même que partout dans le monde les voix s’élèvent contre la prédation des femmes.

Avec le foisonnement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’hémorragie des réseaux sociaux, le Haut Commissariat au Plan, dans ces derniers rapports, invoque la cyber-violence, comme étant une nouvelle forme de violence ayant éclore qui touche plus de 1,5 Million de femmes au Maroc avec une prévalence par le biais de courriels électroniques, d’appels téléphoniques, de SMS, …etc. 

En France, les violences intrafamiliales physiques ou sexuelles, ont augmenté de 16% en un an. Une large majorité des victimes sont des femmes. Et selon les Nations unies qui dénoncent un revers majeur pour la santé maternelle, toutes les deux minutes une femme meurt dans le monde à cause de complications dues à la grossesse ou à l’accouchement.

En sus, les progrès en matière d’égalité de traitement pour les femmes ont été les plus faibles depuis 20 ans selon le dernier rapport de la Banque Mondiale « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2023», un rapport qui mesure les lois et règlementations de 190 pays dans huit domaines ayant un impact sur la participation économique des femmes : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite. Ces données fournissent des repères objectifs et mesurables quant aux progrès mondiaux en matière d’égalité des sexes où près de 2,4 Milliards de femmes n’ont toujours pas les mêmes droits juridiques que les hommes : Plus de la moitié d’entre elles vivent dans les régions d’Asie de l’Est et Pacifique (710 Millions) et Asie du Sud (610 Millions).

Le 8 Mars doit être un point d’orgue de réflexion et de visibilité pour les associations de défense des droits des Femmes. C’est aussi une opportunité de focaliser l’attention des médias, des politiques et de l’opinion publique sur les inégalités et les injustices dont les femmes sont victimes à travers le monde, car il reste, du chemin à parcourir pour que l’équité́ genre soit totale : Selon le Rapport mondial sur l’écart entre les sexes 2022 du Forum économique mondial, au rythme où vont les choses, il faudra attendre encore 132 ans pour combler l’hiatus entre les genres dans les domaines de la politique, de l’économie, de la santé et de l’éducation.

Les Femmes avec un grand F Majuscule, dans leurs profondes différences, relèvent de grands challenges, au jour le jour sans attendre un 8 Mars pour se remettre en selle ; elles n’attendent pas ce jour Onusien pour gagner leurs vies, pour se battre pour leur dignité et leur intégrité.

Pour preuve, faisons un flash-back sur le rôle chevaleresque et héroïque de la Femme Marocaine lors de la pandémie du Covid-19 : Les Femmes n’ont-elles pas été aux premières lignes de la crise COVID-19, en tant que travailleuses de la santé, pourvoyeuses de soins médecins, soignantes, innovatrices, organisatrices communautaires et parmi les leaders nationaux les plus exemplaires et les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie ? La crise du Coronavirus n’a-t-elle pas mis en évidence à la fois le caractère central de leurs contributions et la charge disproportionnée que les femmes portent ?

La pandémie du Covid-19 n’a-t-elle pas montré les incroyables efforts déployés par les femmes Marocains et les femmes du monde entier pour façonner un avenir et une relance plus égalitaires à l’heure du Coronavirus et post COVID-19 ?

Sur d’autres cieux, les Femmes dirigeantes et les organisations de femmes ont fait montre de leurs compétences, de leurs connaissances et de leurs réseaux pour mener efficacement des plans de lutte et de relance face à la Covid-19.

Aujourd’hui plus que jamais, chacun reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes, ainsi que des contributions irremplaçables en faveur de décisions, de politiques et de lois qui fonctionnent mieux et profitent à tous.

La plupart des pays qui ont mieux réussi à contenir la vague de la pandémie de Covid-19 et à répondre à son impact sanitaire ainsi qu’à l’ensemble de ses répercussions socio-économiques sont dirigés par des femmes.

A titre illustratif, les Cheffes de gouvernement du Danemark, de l’Éthiopie, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Islande, de la Nouvelle-Zélande et de la Slovaquie n’ont-elles pas été largement reconnues pour la rapidité, la détermination et l’efficacité de leur réponse nationale à la Covid-19, ainsi que pour la compassion dont elles ont fait preuve dans leur communication d’informations factuelles sur la santé publique ?

Loin de tout abus de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un Must de raccommoder les préceptes de l’Islam, réconcilier les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.

Ne doit-on pas poser ces apostrophes qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre histoire ? Qui était le premier à croire à la mission ardue et noble de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une femme ?

C’est une Femme qui est la première épouse du prophète de l’islam, la mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

Aussi, quelle est la personne qui a été le plus aimé chez notre prophète ? N’est ce pas une Femme qui est la Sainte AICHA : Selon Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur LUI- : « Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘AICHA » 

En sus, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim “Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes.” 

Aussi, d’après Abou Houreira qu’ALLAH l’agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit : “Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes”. 

Au regard de cette agression à l’encontre des femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès : ” Je vous conseil la bonté envers les Femmes”. 

8 mars 2023 0 comment
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Géopolitique Sud-Méditerranéenne envers le Maroc : Quels sont les dessous d’une géostratégie Espagnole?

by Mustapha Maghriti 22 février 2023
written by Mustapha Maghriti

Feu Hassan II n’a-t-il pas utilisé l’illustre allégorie pour définir  » le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe. »

Le chef de l’Exécutif Espagnol a fait sienne cette phrase de Feu Hassan II de façon pragmatique ; la 12ème Réunion de Haut Niveau mixte Morocco-Espagnole tenue à Rabat le 2 février 2023, les récentes déclarations du Souverain Espagnol Felipe VI et du Chef du Gouvernement Espagnol Pedro Sanchez, sur le partenariat avec le Maroc vital pour les deux pays, essentiel pour les deux continents, les faits et la réalité qui confirment l’importance du Maroc pour l’Espagne, et pour l’Europe mettent tout l’éclairage et le pragmatisme sur cette célèbre métaphore de Feu Hassan II.  

Déjà, Mercredi 25 Janvier 2023 à Madrid, le Souverain Espagnol Felipe VI, dans une allocution à l’occasion d’une réception accordée aux Ambassadeurs accrédités en Espagne,  affirma que la réunion de haut niveau entre le Maroc et l’Espagne permettra d’approfondir « les vastes relations bilatérales » tout en rappelant que le voisinage naturel de l’Espagne et les liens étroits qui nous unissent dans différents domaines ne doivent pas être négligés et ce en replaçant le partenariat dans la permanence du fait de l’histoire et de la géographie.   

Certes, la décision de lubrifier la mécanique économique entre le Maroc et l’Espagne n’est pas primesautière, mais judicieusement réfléchie par l’Exécutif Espagnol et ce pour plusieurs raisons économiques et géopolitiques : 

– Primo, l’Espagne sait opportunément que le Maroc est le trait d’union géostratégique entre la Méditerranée et l’Afrique à travers une clairvoyance Royale persuasive qui apostrophe les Espagnols, Méditerranéens, les Européens et les Africains,

– Secundo, le Royaume d’Espagne a appréhendé les séquences vertueuses porteuses de co-développement, de coproduction et du partenariat (avec la signature d’une vingtaine d’accords destinés à faciliter les investissements espagnols au Maroc) avec un pied au Nord (Europe) et un pied au Sud (Afrique) de leur chaîne de valeur industrielle. Cette stratégie permettra à Madrid, de bénéficier de la proximité géographique, d’une part, et de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents au Sud, d’autre part,

– Tertio, l’Espagne sait indubitablement que face à la concurrence des USA et de la Russie, la Chine courtise l’Afrique en délocalisant plus de 85 Millions d’emplois manufacturés en Afrique, une offensive géopolitique menée à la fois par les entreprises publiques et privées, les décideurs politiques et les diplomates, lui permettant de s’ancrer sur la rive Sud Méditerranéenne pour approvisionner l’Europe. De ce fait, l’Espagne pointe le Maroc, car il est l’itinéraire géostratégique vers les créneaux chinois,

– Quarto, l’Espagne sait que le terrain entre l’Europe, à travers l’Espagne et l’Afrique via le Maroc est toujours en friche ; un raccordement en jachère qui accouplera  l’Afrique du Nord à l’Afrique Subsaharienne en pleine ébullition économique à travers des secteurs tel que le transport, la logistique, l’énergie, ainsi que le développement des provinces du Sud du Maroc qui sont entrain d’être enrichies et fortifiées de zones industrielles, de zones franches, de technopoles et de clusters industriels. L’Espagne sait immanquablement que l’axe Rabat-Madrid est le pivot fructueux des relations entre le Nord, le Sud de la Méditerranée et le reste de l’Afrique.

A ce titre, l’Espagne, en complémentarité avec le Maroc et ses partenaires de la rive Sud, est plus que jamais interpellée à peser dans la région Méditerranéenne, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée UPM qui, faut-il rappeler, est une organisation intergouvernementale fondée le 13 juillet 2008, lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée qui est destinée à renforcer les acquis du Partenariat euro-méditerranéen (Euromed) mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone regroupant 43 pays sur la base d’une co-présidence  paritaire entre les rives sud et nord de la mer Méditerranée.   

– Quinto, Madrid sait que le Maroc recèle d’énormes gisements économiques et de potentialités, humaines et naturelles, pouvant être un relais de croissance et de dynamique économique pour l’Espagne et l’Europe.

Une telle vertu géostratégique impliquerait, de la part de Madrid, une coopération plus engagée et plus responsable, en concordance avec les priorités de l’agenda du Maroc, tout en fédérant le rôle de Rabat en tant que protagoniste incontournable dans le reformatage de la Politique Européenne de voisinage.

Madrid pense, en terme dialectique : La stabilité et la sécurité de l’Europe, de même que sa dynamique économique et productive, passent indéniablement par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée et de l’Afrique ; que le progrès économique du Maroc est liée à celle de l’Espagne et inversement, termes qui ont été d’ailleurs utilisés dans l’épître adressée au Souverain Marocain par le chef de l’exécutif Espagnol Pedro Sanchez.

Sous cet angle, Madrid pense qu’il est impérieux de refonder les conditions économiques et sociales à même d’enfanter de nouveaux modèles de dynamique économique, plus endogènes, plus durables et plus inclusifs porteurs d’investissement, de croissance, de revenus et d’emploi qui seront altruistes et plus avantageux au Maroc à l’Espagne et à toute la ceinture Sud-Méditerranéenne.

Aussi, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda de l’Espagne ? Madrid l’a bien pressentie, en se dotant d’une vision agencée sur des orientations aspirant à la consolidation de la coopération régionale en Méditerranée, bâtie sur la création d’opportunités économiques en faveur des jeunes. Cependant, cette orientation ne doit pas nous faire inculquer une vision fataliste et apathique de la part du Maroc et des pays Africains; ils doivent réaliser de manière intrinsèque leur propre “ suée ” économique, sociale et politique en termes de réformes économiques, de gouvernance, de démocratie, d’État de droit, d’inclusion et d’équité sociale. 

– Sexto, Madrid, qui se trouve acculée à l’épée de Damoclès de l’immigration illégale, sait inévitablement que le Maroc est l’allié stratégique pour tamponner ce fléau ; le Maroc est le seul associé fédéré sur lequel l’Europe pour s’accouder pour amplifier son omniprésence en mer Méditerranéenne dans le dessein de dissuader les prétendants à « l’Eldorado Européen « .

Madrid n’a-t-elle pas mis en avant la baisse de plus de 25 % de l’immigration illégale en 2022 grâce à sa coopération policière avec Rabat, avec 31 219 migrants entrés illégalement en Espagne en 2022 ?

Madrid tout comme l’Europe sait que sans planification et sans coordination avec le Maroc en  rive Sud du Méditerranée, ce mécanisme rénové dans sa nouvelle mouture du « Pacte Européen sur la Migration et l’Asile », comme ceux qui l’ont précédé, serait un coup d’épée dans l’eau. Ne s’agit-il pas d’un même destin pour les deux rives ?

L’Espagne doit amener l’Europe à s’impliquer davantage dans le processus de co-développement qui, en garantissant la prospérité en Afrique, limitera les flux migratoires en convaincant les partenaires Européens que la stabilité de la rive sud et les prouesses économiques du Maghreb constitueraient la meilleure armature et le véritable rempart contre l’immigration clandestine. Pour ce faire, le nec plus ultra serait d’aider les pays du pourtour sud Méditerranéen pour accélérer rapidement l’émergence économique de leur tissu industriel, une émergence porteuse de croissance et d’emploi.

Le Maroc est irréprochablement dans cette posture : Le Royaume dispose d’un tissu économique qui permet d’en faire un Hub Euro-africain capable de contribuer à une meilleure redistribution des richesses et des hommes entre les deux rives. Surtout, que le Maroc est réputé sur le plan  mondial, africain par sa tolérance grâce à un Islam du milieu et, de ce facto, il constitue un blindage contre les extrémismes de tout bord.

Avouons le dans cette chronique : La jeunesse Africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse Africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse Africaine  a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe.

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme et l’immigration clandestine, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper. Feu Hassan II, en Mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ».

C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !!

La promotion d’une approche sécuritaire régionale pour la pérennité de la paix et de la dynamique du développement n’appelle-elle pas à la prise en compte de toutes les dimensions stratégiques du Maroc, du bloc Sud-Méditerranéen et Africain?

Penser ainsi, le Maroc n’exige-t-il pas de concevoir cet espace régional non pas comme une région perclus, mais comme une interface dynamique, capable d’assurer la connexité des territoires qui l’entourent ? Reconnaissant le, l’Espagne l’a bien appréhendée en faisant le pari de se réconcilier avec Rabat et l’ouverture sur son continent et ce en optimisant sa position géostratégique le Maroc . La 12ème Réunion de Haut Niveau mixte Morocco-Espagnole en est la meilleure illustration.

– Ultimo, l’Espagne sait notoirement que l’Afrique, de part en part du Maroc, est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient de revaloriser au profit du développement durable.

André Frossard n’a-t-il pas dit que “L’Europe cherche avec raison à se donner une politique et une monnaie commune, mais n’a-t-elle pas surtout besoin d’une âme” ? Cette âme et sœur ne peut être que l’Afrique à travers le pont qui est le Royaume Chérifien du Maroc.

Voilà pourquoi l’Espagne entend profiter de cette géostratégie Sud-Méditerranéenne, tant ses ressources et son ancrage qu’il trame avec l’Afrique, à travers le Maroc, lui lotit un rôle géopolitique. dans le cadre d’une approche fondée sur la complémentarité et la convergence des intérêts.

22 février 2023 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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