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Mustapha Maghriti
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Rio, G20 et la construction d’un monde juste et une planète durable à l’ère d’une géopolitique divisée

by Mustapha Maghriti 8 mars 2025
written by Mustapha Maghriti

Ce lundi 18 Novembre 2024 s’est ouvert au Musée d’Art Moderne à Rio de Janeiro au Brésil le sommet du G20 placé sous le thème « Construire un monde juste et une planète durable » dans un contexte international fumeux, entre conflits en Ukraine/Russie et au Proche-Orient, exacerbées par des tensions diplomatiques croissantes, risquent de compliquer toute forme de consensus sur des sujets sensibles comme la sécurité mondiale et les droits humains, ainsi que le multilatéralisme, déjà en porte à faux, intimide de se démolir de plus belle avec la résurgence de Donald.Trump à la Maison Blanche après sa victoire contre la démocrate Kamala Harris.

Trois séances plénières aborderont chacune des priorités fixées par le Président du Brésil, Lula da Silva: la lutte contre la faim, la pauvreté et les inégalités ; la durabilité, le changement climatique et la transition juste ; et enfin la réforme de la gouvernance mondiale.

Dans cet environnement tumultueux, en tant que président du Brésil, Lula da Silva ( qui a sorti des millions de Brésiliens de l’extrême pauvreté lors de ses deux premiers mandats 2003-2010 notamment grâce à la Bolsa Familia, une allocation versée aux familles les plus modestes à condition que les enfants soient scolarisés,le Brésil veut laisser son empreinte lors de cette réunion où son Président Luiz Inacio Lula da Silva officialisa Lundi le prélude d’une Alliance Mondiale contre la Faim, combattant également la pauvreté, avec 82 pays signataires et 64 organisations internationales à travers ses proses « J’appelle ceux qui sont présents autour de cette table à mettre fin à ce fléau qui est une honte pour l’humanité ! C’est pourquoi nous plaçons le lancement d’une alliance mondiale pour combattre la faim et la pauvreté comme objectif central de la présidence brésilienne du G20. Ce sera notre principal héritage. Il ne s’agit pas seulement de justice. C’est une condition indispensable pour construire une société plus égalitaire et un monde en paix. »

Lors de son discours, Lula da Silva a aussi rappelé que 733 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 9 % de la population mondiale. Le chef d’État a appelé à « éradiquer cette plaie qui fait honte à l’humanité ». Le projet est ambitieux : atteindre un demi-million de personnes d’ici à 2030, en donnant une dimension internationale au combat contre la faim et les inégalités.

Aussi, l’alliance met notamment l’accent sur une meilleure qualité des cantines scolaires, pour lutter contre la pauvreté infantile et favoriser l’aide à la nutrition dans la petite enfance. Rien qu’avec les programmes visant à augmenter le nombre de repas gratuits dans les établissements scolaires de pays pauvres, l’objectif est d’atteindre 150 Millions d’enfants d’ici 2030.

Par ailleurs, les discussions incluent une refonte des institutions multilatérales comme l’ONU, la Banque mondiale ou encore le FMI. Ces organisations, souvent perçues comme obsolètes, doivent mieux refléter les réalités contemporaines et inclure davantage les voix des pays en développement. Ainsi, ce débat crucial vise à rendre la gouvernance mondiale plus représentative et équitable, répondant aux attentes d’un monde en pleine mutation.

Mardi, le sommet abordera des enjeux essentiels comme le développement durable et la transition énergétique. En parallèle, le président brésilien a défendu la taxation des ultra-riches pour financer ces initiatives globales.

De plus, ces propositions s’inscrivent dans un contexte mondial marqué par les crises climatiques, particulièrement ressenties au Brésil, entre inondations, sécheresses et feux de forêt.

Au-delà des tensions liées aux enjeux climatiques, les grands conflits de l’heure ont émotionné le sommet. Dès la première séance plénière, le Président Américain, Joe Biden, appela les pays du G20 à soutenir la « souveraineté » de l’Ukraine contre l’invasion russe où son rival Russe, Vladimir Poutine, qui avait déjà manqué les derniers sommets, est le grand absent à Rio, où il est représenté par son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

L’apostrophe de Joe Biden prit une réverbération particulière à un moment stratégique : les Etats-Unis ont donné dimanche l’aval à Kiev d’utiliser leurs missiles de longue portée pour frapper en profondeur le territoire russe. Le président français, Emmanuel Macron, a jugé lundi « tout à fait bonne » la décision de Washington.

Sans condamner Moscou, le G20 a réprouvé la menace ou l’usage de la force pour chercher des gains territoriaux  en  saluant toutes les initiatives pertinentes et constructives en faveur d’une paix juste  et  durable en Ukraine.

De sa part, la Chine a été représentée par son Président chinois, Xi Jinping, qui a fait figure d’homme fort du G20, a klaxonné que le monde entre actuellement dans une nouvelle période de turbulences et de changement, lors d’une  entrevue avec le Premier Ministre british, Keir Starmer.

L’Amérique Latine, le Président Argentin,  le libertarien d’extrême droite Javier Milei, allié de Donald Trump, qui entretient des relations exécrables avec Lula, s’est démarqué durant le sommet en a rejetant  plusieurs points  de l’accord pour lutter contre la pauvreté, notamment la clause d’une plus grande intervention de l’Etat .

Cependant,  les G20 (où ses membres 19 pays, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine représentent 85 % du PIB mondial et 80 % des émissions de gaz à effet de serre)  les plus avancés étaient surtout attendus sur le climat, alors que la COP29 de Bakou n’a pas permis, en plus d’une semaine, de dessiner les contours d’un accord entre pays riches et pays émergents sur qui doit financer l’adaptation au changement climatique. D’ailleurs, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, les avait exhortés dimanche à assumer leur « leadership » et à faire « des compromis » pour débloquer les négociations.

Autant en emporte le vent, le résultat est loin d’être probant à la hauteur des attentes : Les leaders du G20 n’ont pas repris dans leur déclaration finale l’engagement à « opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques », qui, faut-il le rappeler, avait été arraché lors de la dernière COP28 en Emirats Arabes Unis EAU.

Et s’ils reconnaissent « le besoin d’augmenter la finance climatique » et de la porter à « des milliers de Milliards de dollars, provenant de toutes les sources », ils ne précisent pas qui mettra la main à la poche. Or c’est sur cet aspect notamment que les négociations piétinent à la conférence sur le climat qui se tient en Azerbaïdjan.

Et curieusement, les dirigeants renvoient la balle à Bakou, et paradoxalement les personnalités qui prennent les décisions sont en fait à Rio », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Mick Sheldrick, cofondateur de l’ONG Global Citizen. « Ils ne se sont pas montrés à la hauteur de l’enjeu », a-t-il ajouté, regrettant qu’il n’y ait pas « même une référence à ce qui a été obtenu à la COP28 » l’an dernier à Dubaï.

En somme, le G20 se déroule dans environnement jalonné par les tensions géopolitiques entre la Chine et les Etats-Unis, le manque de moyens financiers des pays industrialisés pour aider les pays du Sud constituent autant de handicaps qui risquent de réussir la présidence brésilienne à assurer un réel succès.

En Décembre, l’Afrique du Sud prendra la présidence du G20, poursuivant un programme riche en promesses pour le Sud global.

In fine, le G20 est appelé à saisir le moment charnière et à explorer de nouveaux horizons pour continuer de perfectionner la gouvernance mondiale pour bâtir une économie mondiale coopérative. Le G20 doit cesser sa vision paternaliste aux pays du Sud à travers une vision de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité, voir le développement des autres comme une opportunité, non un défi, et considérer les autres comme des partenaires, non des rivaux en renforçant le partenariat économique mondial, intensifier la coordination des politiques macroéconomiques en matière budgétaire, financière, monétaire et de réforme structurelle, développer des forces productives de nouvelle qualité et améliorer la productivité globale des facteurs, pour ouvrir de plus vastes perspectives à l’économie mondiale.

Le G20 doit observer les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies et défendre l’ordre international fondé sur le droit international. En sus, Il est important de valoriser les compétences du G20 pour bâtir un plus grand consensus international notamment dans les domaines économique, financier, commercial, numérique et écologique, améliorer la gouvernance mondiale et promouvoir un monde multipolaire égal et ordonné et une mondialisation économique bénéfique pour tous et inclusive.

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Sahara Marocain, Marche Verte et la 49éme  « bougie » : Le temps à l’ONU de « bouger » et prendre ses responsabilités

by Mustapha Maghriti 8 mars 2025
written by Mustapha Maghriti

Aujourd’hui 6 Novembre 2024, fit la 49éme chandelle bougie de la légendaire Marche Vert, cette héroïque épopée de tous les Marocains qui qui se sont mobilisés, au prêche de Feu Hassan II, pour la bordure de l’intégrité territoriale de la Nation par la reconquête des provinces sahariennes du Sud expropriées et désappropriées par l’expansionnisme et l’impérialisme espagnol.

Déjà, en 1958, le Sultan Mohammed V avait prononcé un discours à M’Hamid Ghzlane, près des frontières algériennes, déclarant : «Nous proclamons solennellement que Nous poursuivrons Notre action pour le retour de notre Sahara, dans le cadre du respect de Nos droits historiques et conformément à la volonté de ses habitants»

Ainsi, Feu Hassan II parachève l’œuvre de son père, le Roi Libérateur, qui a incarné la lutte pour l’indépendance nationale et lui a laissé en héritage le reste du territoire à libérer de l’emprise étrangère. Il entre dans la lignée des Rois alaouites qui ont lutté pour libérer le royaume de tous les envahisseurs, et construire les fondements d’un État moderne.

En tant qu’Amir Al-Mouminine -Commandeur des croyants- que Feu Hassan II s’est adressé à la Nation, le 16 Octobre 1975, après l’avis consultatif de la SIJ reconnaissant des «liens d’allégeance» des populations sahraouies. Dans son appel, la mobilisation de Peuple marocain autour de cette cause sacrée du Sahara marocain. Investi de sa «mission», le Souverain Marocain agit en imam, «guide» pour associer son peuple à cette œuvre qu’il définit comme «l’acte de foi d’un Roi et d’un peuple… (qui) puise son élan dans une histoire populaire…». Elle lui a été inspirée par Dieu, dira-t-il plus tard, dans l’ouvrage consacré à la Marche Verte.

Faut-il rappeler que ce 6 Novembre 1975, 350 000 Marocaines, dont 10% de femmes, blindés par leur seul Saint CORAN et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple. Une marche, mais pourquoi «Verte»? Feu Hassan II, s’en est expliqué en ces termes: «Je rends grâce à Dieu qui m’a comblé de Ses bienfaits, Me montrant le droit chemin: c’est cette empreinte religieuse qui m’a amené à élire le vert, insigne de tous les symboles et les vertus véhiculé par l’étendard de l’Islam, comme couleur de la marche».

La Marche verte a été ainsi un acte de foi d’un Roi et d’un peuple, de fidélité à un message de paix traduisant l’attachement aux règles du droit international, en ce sens qu’elle a été une démarche de recherche d’une solution pacifique. Elle a été conçue par le Roi dans une solitude et une méditation intérieure qui a duré des mois. Elle a pris corps avec l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) en date du 16 octobre 1975. En reconnaissant «les liens d’allégeance» entre les tribus sahraouies et le Trône, cette haute juridiction internationale a reconnu le bien-fondé et la légitimité des revendications marocaines, et ce, sur la base de titres historiques et juridiques.

Le secret de la préparation de la Marche verte a été total. Son organisation matérielle est un cas d’école de bonne gouvernance sur tous les plans: logistique, transport, ravitaillement, encadrement, soins sanitaires, animation et sensibilisation, sans oublier la vie dans les camps. À cet égard, l’on a parlé d’une forme d’autogestion des groupes de marcheurs -par villes, par tribus en harmonie avec le mode de vie naturel et coutumier des citoyens venus de différentes régions du pays. Dans les bivouacs de Tarfaya, qui était le lieu de rassemblement, chacun des marcheurs mesurait que ses pas faisaient l’histoire, qu’il était pratiquement investi d’une mission qui le dépassait: une aventure religieuse, spirituelle et politique.

Le fameux poète Tunisien, Abou el Kacem Chebbi, l’avait dit: «Quand un peuple veut vivre, le destin s’incline. Les ténèbres se déchirent et les chaînes se brisent». Les marcheurs ont cru en leur mission. Ils étaient assurés du succès, confiants dans leur DIEU, leur foi.

Depuis cette  date et au fil du temps et à ce jour, nonobstant toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démonerie et l’ingérence des pays attenants et limitrophes, personne, aucun pays et aucune institution n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain.

Mais encore, chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit le Droit des relations internationales, mais plus encore avec les rituels de notre ethnie et peuplade Marocaine.

Bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces cinq décades, mais l’opiniâtreté, l’inébranlable conviction dans la justesse de sa Cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain.

Aussi, ce 31 Octobre 2024, le Conseil de sécurité a adopté, par 12 voix pour et 2 abstentions (Fédération de Russie et Mozambique), la résolution 2756 (2024) par laquelle il décide de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2025. 

Cette impulsion Onusienne a été votée par l’écrasante majorité est gage de l’avancée de la diplomatie Marocaine, sous les directives et les orientations Royales du Souverain Marocain et ne fera que pression et serra l’étau sur la boutade Polisario et l’entité fictive de la RASD pour hâter le processus de règlement de ce conflit artificiel, et qui est entretenu par l’Algérie et ses mercenaires du Polisario depuis 1975.

Déjà cinq bougies, le King Mohammed VI, dans ce discours du 7 Novembre 2020 qui inscrit le Sahara dans sa dimension maritime et touristique ne deviendra-t-elle pas un foyer de réverbération continentale et internationale ? À l’occasion de la Marche verte et dans son éloge du 7 Novembre 2020, le Souverain Marocain donna un décodage reluisant du conflit plâtré autour des sables du Sud.  Un conflit abreuvé par des mythomanies perverties par le duo Algérie – Front Polisario qui, pendant des décades, tente de travestir l’Histoire. A force de raconter des fables, les délétères voient toutes leurs thèses outrageantes à l’intégrité territoriale de notre Patrie réduites en cendre.

Par ailleurs, le Sultan Mohammed VI, dans son discours du 6 Novembre 2021, n’a-t-il pas allégué que le Maroc n’engagera aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain, à ceux qui affichent des positions équivoques, sur le sujet de l’intégrité territoriale du Royaume.

En outre, le Souverain Marocain, dans son apothéose du 6 Novembre 2023 n’a-t-il pas montré que cet événement fondateur continue de résonner au sein du Maroc, façonnant non seulement la splendeur Marocaine, mais aussi l’exubérance régionale à travers l’initiative de créer un cadre institutionnel regroupant les 23 Etats Africains Atlantiques en vue de consolider la sécurité, la stabilité et la prospérité partagée dans la région et une mise à niveau nationale du littoral, incluant la façade atlantique du Sahara Marocain où cet espace géopolitique fera l’objet d’une structuration de portée africaine et que la façade atlantique devienne un haut lieu de communion humaine, un pôle d’intégration économique, un foyer de rayonnement continental et international via une connexion fluide entre les différentes composantes du littoral atlantique en fournissant les moyens de transport et les stations logistiques nécessaires.

En sus, dans son discours du Mercredi 6 Novembre 2024, le Souverain Marocain a affirmé que le Maroc s’emploie avec succès, dans le cadre de la défense de son intégrité territoriale et de la marocanité de son Sahara, à consacrer l’évidence d’une réalité tangible et d’une vérité irrévocable, fondées sur le socle du bon droit, de la légitimité et de l’engagement responsable à travers l’attachement de Nos fils du Sahara à leur marocanité et aux symboles sacrés de la Nation, en vertu des liens séculaires de la Beia qui unissent la population du Sahara et les Rois du Maroc.

En contraste avec cet état de choses légitime et naturel, se dresse malheureusement une autre configuration, déconnectée du monde réel, en ce sens qu’elle se nourrit des mythes du passé et s’accroche désespérément à des thèses périmées. Parmi ses tenants, a soutenu le souverain, « les uns réclament toujours la tenue d’un référendum, en dépit de l’abandon de cette option par les Nations Unies du fait de son inapplicabilité ».

Dans le même temps, a indiqué le Roi, ce sont les mêmes qui refusent le recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf où, tenues en otages dans des conditions lamentables, elles sont humiliées, malmenées, privées des droits les plus élémentaires, alors que les autres, dans leur convoitise d’un accès à l’Atlantique, instrumentalisent l’affaire du Sahara.

 A ceux-là, Nous disons tout simplement que nous n’y sommes pas opposés », a soutenu le souverain, rappelant que le Maroc a été l’artisan d’une initiative internationale tendant à faciliter l’accès des Etats du Sahel à l’Océan Atlantique.

Cette initiative, a affirmé le Souverain Marocain, est conçue dans un esprit de collaboration, de partenariat et de progrès partagé et se propose d’être bénéfique à l’ensemble des pays de la région.

Le souverain a fait remarquer aussi que certains « se servent de l’affaire du Sahara comme paravent pour couvrir leurs nombreux problèmes domestiques », alors qu’une autre catégorie détourne les aspects juridiques de cette question à des fins politiques étriquées.

« A ceux-là, Nous disons que les partenariats et les engagements juridiques du Maroc ne se feront jamais au détriment de son unité nationale et de son intégrité territoriale », a insisté le Roi.

A cet égard, le Souverain Marocain a affirmé que le temps est donc venu pour les Nations Unies de prendre leurs responsabilités en mettant en évidence la grande différence entre deux paradigmes : celui qu’incarne le Maroc dans son Sahara, réaliste et légitime et celui qui repose sur une vision sclérosée, coupée du monde réel et de ses évolutions.

In fine, le discours royal, prononcé par le King Marocain Mohammed VI, à l’occasion du 49éme chandelle de la Marche Verte, s’inscrit dans la continuité d’un langage de vérité, dénonçant une vision déconnectée du monde réel qui se nourrit des mythes du passé et s’accroche désespérément à des thèses d’un autre temps.

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Supertramp et le come-back à la Maison Blanche

by Mustapha Maghriti 8 mars 2025
written by Mustapha Maghriti

Le Titre de la chronique risque de « Trumper » les mélomanes : Ce n’est pas « Supertramp », le groupe Fétiche British de Rock qui ont réalisé les plus grosses ventes dans les Seventies par leurs fameuses rimes « Breakfast in America » , « The Logical Song » ou « My Kind of Lady », il s’agit du super Trump.Donald avec son come-back à la Maison Blanche qui est le nouveau élu 47éme Président des Etats-Unis, ce Mercredi 6 Novembre 2024, l’emportant face à sa rivale démocrate, Kamala Harris et ce même si plusieurs Etats n’ont pas encore livré leur verdict : Au nombre de sept, les Etats pivots ou « Swing States » qui détenaient les clés de la Maison Blanche. En remportant au moins quatre d’eux, Donald Trump s’est assuré la victoire par les voix de 277 grands électeurs, soit sept de plus que les 270 requis dans le Sprint Présidentiel.

La Caroline du Nord, acquise au Milliardaire en 2016 et 2020, mais très indécise tout au long de la campagne, est finalement restée fidèle au candidat républicain. La Géorgie lui a emboîté le pas quelques heures plus tard, infligeant un revers à Kamala Harris. En 2020, Joe Biden l’avait emporté dans cet Etat du sud du pays. La Pennsylvanie s’est ensuite rangée du côté du républicain, lui offrant dix-neuf grands électeurs, soit le plus gros contingent parmi les « Swing States » et c’est in fine, le Wisconsin, fort de dix grands électeurs, qui a permis à Donald Trump de dépasser le seuil des 270 nécessaires à la victoire. 

Avec le Michigan, c’est un nouvel État clé qui tombe dans l’escarcelle de Donald Trump, déjà assuré de devenir le prochain Président Américain. Selon des projections de CNN et de Fox News, le Républicain récupère 15 nouveaux grands électeurs, portant son total à 292, selon les décomptes. “Longtemps considéré comme un bastion démocrate, le Michigan n’avait pas été remporté par un candidat républicain depuis la victoire de l’ancien président George H. W. Bush en 1988”, rappelle la chaîne conservatrice Fox News sur son site.

Le Parti Républicain a repris le contrôle du Sénat, permettant ainsi au camp de Donald Trump de dominer au moins l’une des deux chambres du Congrès, un basculement du Sénat rendu possible grâce à deux succès électoraux, en Virginie-Occidentale et dans l’Ohio.

Une victoire du Parti Républicain considérée comme une violente claque qui laissera des séquelles dans le camp Démocrate, alors que Kamala Harris se montrait confiante, très confiante même durant les derniers jours de la campagne pour les élections Présidentielles Américaines soutenue et appuyée par la mobilisation des célébrités de Beyoncé, , Jennifer Lopez, Lady Gaga ou Oprah Winfrey à Richard Gere en passant par Leonardo DiCaprio.

Le Super Trump fêtant sa victoire avec ses partisans en se désignant vainqueurs alors que le cap fatidique des 270 grands électeurs requis pour l’emporter n’était pas encore franchi, Kamala Harris a renoncé à s’exprimer pendant sa soirée électorale à Washington, qui a tourné court. Elle s’est depuis murée dans le silence, loin de la ferveur qui s’emparait du camp trumpiste. Ce dernier a d’ailleurs déjà reçu une pluie de félicitations de dirigeants étrangers, notamment notre Souverain Marocain Mohammed VI, et d’Emmanuel Macron à Benjamin Netanyahu, de Volodymyr Zelensky au chef de l’Otan Mark Rutte, du Premier ministre britannique Keir Starmer à la patronne de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Contrairement à Claudia Sheinbaum qui s’est imposée au Mexique comme la première Présidente Nord-Américaine il y a quelques semaines, Kamala Harris, comme Hillary Clinton en 2016, a buté sur le dernier obstacle.

Pour la seconde fois en quelques années, une femme candidate à la Maison Blanche a échoué à se faire élire à la tête de la première puissance mondiale après une campagne où la question du genre et du sexe a été un élément central. D’ailleurs, Donald Trump dans les deux cas, pour de nombreux observateurs, la question de la misogynie de la société américaine est également un facteur.

Pour preuve, dans une vidéo datant de 2021, qui a ressurgi cet été, le futur vice-président de Donald Trump, le sénateur J.D. Vance, a accusé les démocrates au pouvoir d’être une bande de « femmes à chats malheureuses » sans conscience de l' »intérêt direct » du pays, puisque dépourvues de progéniture comme Kamala Harris, qui n’a pas d’enfants biologiques, a élevé avec son mari Doug Emhoff les enfants que ce dernier a eus d’une précédente union.

Le républicain n’a-t-il pas misé sur les codes virilistes et toute sa campagne a été émaillée de commentaires insultants ou méprisants à l’égard des femmes, venant de lui ou de ses relais politiques et médiatiques ?

Aussi, Donald Trump n’a-t-il également décrit Kamala Harris comme une « attardée mentale » ou une « folle » qui serait, si elle devenait présidente, « un jouet » pour les autres dirigeants du monde.

Cette conception traditionnelle de la place des femmes n’a pas eu d’effet repoussoir sur une partie de l’électorat féminin, des femmes d’Uncle Sam qui ont délibérément voté pour le Super Trump, un retour du Républicain à la Maison Blanche qui, certes, chamboulera viscéralement la place des Etats-Unis dans le monde ; avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le monde s’apprête à vivre de nouvelles turbulences. Isolationniste et imprévisible, le Président élu entend bien tourner la page de Joe Biden, un Super Trump, qui va tenter de redorer le BRAND des Etats-Unis dans le monde à commencer par le nationalisme de son fameux  « America First ».

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Emmanuel Macron au Palais Royal de Rabat : Les raisons économiques et géopolitiques du Partenariat d’exception renouvelé entre Rabat et L’Élysée

by Mustapha Maghriti 8 mars 2025
written by Mustapha Maghriti

Feu Hassan II n’a-t-il pas utilisé l’illustre et la légendaire hypotypose pour définir   » le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe. »

Le 25éme Président de la République française Emmanuel Macron a fait sienne cette métaphore de Feu Hassan II de façon pragmatique ; sa visite du Lundi 28 Octobre 2024 confirme le partenariat ou sous une nouvelle appellation  » Partenariat d’exception renouvelé » vital pour les deux pays, essentiel pour les deux continents, les faits et la réalité qui confirment l’importance du Maroc pour la France, et pour l’Europe mettent tout l’éclairage et le pragmatisme sur cette célèbre allégorie de Feu Hassan II.  

Déjà, Mercredi 31 Juillet 2024, le Président Français, dans une missive épistolaire dans laquelle Emmanuel Macron qui marche désormais dans le sillage des États Unis, d’Israël, de l’Allemagne et de l’Espagne qui ont officiellement reconnu la Marocanité du Sahara (et qui a provoqué la colère d’Alger, en procédant au retrait de son ambassadeur à Paris) corrobore  la femme volonté d’approfondir les vastes relations bilatérales et ce en ouvrant un nouveau Livre, terme utilisé lors de l’entretien privé entre le souverain Marocain et le Président de la République française et repris solennellement par Emmanuel Macron dans son discours devant les 2 chambres.

Aussi, Emmanuel Macron qui déclara que l’initiative d’autonomie pour le Sahara, sous souveraineté Marocaine, est toujours la base la plus réaliste et la plus sérieuse en louant les liens historiques et géographiques entre les deux pays, en se plaçant du côté d’une stabilité régionale, exhibe le voisinage naturel de la France et que les brides étroites qui nous unissent dans différents domaines ne doivent pas être négligés et ce en replaçant le partenariat dans la permanence du fait de l’histoire et de la géographie ou une Communauté de destin, c’est pas ses strophes qu’Emmanuel Macron a évoqué le relation entre Rabat et Paris par Emmanuel Macron dans son éloge devant le Parlement Marocain.

En optant pour le Maroc sur la question du Sahara, Emmanuel Macron marque une flexuosité stratégique et montre qu’il est prêt à adosser les intérêts Français à ceux du Maroc sur un sujet sensitif et crucial pour Rabat. En effet, cette région n’est pas seulement une revendication territoriale : Pour le Maroc, il s’agit d’une question de Souveraineté Nationale et de stabilité régionale, deux valeurs que la France s’engage enfin à défendre de façon explicite.

Assurément, l’initiative de huiler la machinerie diplomatique et politique entre Rabat et Paris et la décision de lubrifier la mécanique économique entre le Maroc et la France n’est pas primesautière, mais judicieusement réfléchie par l’Élysée eu égard modulations économique et géopolitiques que connait la donne mondiale, régionale et nationale : 

– Primo, la France sait opportunément que le Maroc est le trait d’union géostratégique entre la Méditerranée et l’Afrique à travers une clairvoyance Royale persuasive qui apostrophe les Français, Méditerranéens, les Européens et les Africains. Dans une donne mondiale de fragmentation et de resserrement des chaînes des valeurs, le Président de l’Elysée n’a-t-il pas souligné la nécessité de raffermir l’interdépendance économique entre Rabat et Paris ou pour reprendre ces mots  » On produit ensemble » en insistant sur l’importance réciproque de part et d’autre de la Méditerranée,

– Secundo, Paris a appréhendé les séquences vertueuses porteuses de co-développement, de coproduction et du partenariat (avec la signature de 22 accords frôlant quasiment tous les secteurs) pour un montant global allant jusqu’à 10 Milliards d’euros, avec un pied au Nord (Europe) et un pied au Sud (Afrique) de leur chaîne de valeur industrielle.

Cette stratégie permettra à l’Élysée, de bénéficier de la proximité géographique, d’une part, et de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents au Sud, d’autre part,

Ainsi, le Maroc, en tant que premier partenaire économique au Maroc, la France a tout intérêt à consolider ses alliances et à capitaliser sur cette dynamique positive pour des raisons et des enjeux économiques : Avec près de 1 000 entreprises Françaises présentes sur le tissu économique Marocain, créant quelque 150 000 emplois directs, la France reste l’un des principaux acteurs étrangers au Maroc.

Ces accointances économiques vont bien au-delà de l’automobile ou de l’industrie classique. Ainsi, les entreprises Françaises à titre illustratif soutiennent depuis des années le développement de la région du SAHARA où la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique sont au cœur des discussions, alors que le Maroc subit de plein fouet un stress hydrique sévère.

L’ambition de Paris est claire : Renforcer la coopération sur des projets communs, notamment en matière de développement durable, de décarbonation et d’énergies renouvelables. En favorisant l’émergence de nouvelles industries et en soutenant le développement d’infrastructures écologiques, la France espère, en outre, contribuer à l’essor d’un modèle Marocain de développement durable qui pourrait inspirer d’autres nations africaines.

– Tertio, la France sait notoirement que sur l’échiquier mondial avec une concurrence furieuse et rogneuse entre les  USA et la Russie, la Chine galantise l’Afrique en délocalisant des Millions d’emplois manufacturés en Afrique, une offensive géopolitique menée à la fois par les entreprises publiques et privées, les décideurs politiques et les diplomates, lui permettant de s’ancrer sur la rive Sud Méditerranéenne pour approvisionner l’Europe. De ce fait, la France cible le Maroc, car il est l’itinéraire géostratégique vers les créneaux Chinois,

– Quarto, Emmanuel Macron et son team, ainsi que le milieu des affaires Français saisit adéquatement sait que le terrain entre l’Europe, à travers la France et l’Afrique via le Maroc est toujours en friche ; un raccordement en jachère qui accouplera  l’Afrique du Nord à l’Afrique Subsaharienne en pleine ébullition économique à travers des secteurs tel que le transport, la logistique, l’énergie, ainsi que le développement des provinces du Sud du Maroc qui sont entrain d’être enrichies et fortifiées de zones industrielles, de zones franches, de technopoles et de clusters industriels. La France sait immanquablement que l’axe Rabat-Paris est le pivot fructueux  et juteux des relations entre le Nord, le Sud de la Méditerranée et le reste de l’Afrique.

La France sait notoirement que l’Afrique, de part en part du Maroc, est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient de revaloriser au profit du développement durable.

A ce titre, la France, en complémentarité avec le Maroc et ses partenaires de la rive Sud, est plus que jamais interpellée à peser dans la région Méditerranéenne, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée UPM qui, faut-il rappeler, est une organisation intergouvernementale fondée le 13 juillet 2008, lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée qui est destinée à renforcer les acquis du Partenariat euro-méditerranéen (Euromed) mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone regroupant 43 pays sur la base d’une co-présidence  paritaire entre les rives sud et nord de la mer Méditerranée.   

– Quinto, Paris sait que le Maroc renferme d’énormes gisements économiques et de potentialités, humaines et naturelles, pouvant être un disjoncteur et un relais de croissance économique pour la France et l’Europe. Une telle séquence géostratégique exigerait, de la part de Paris, une coopération plus responsable, et ce en fédérant le rôle de Rabat en tant qu’instigateur inexorable dans le reformatage de la Politique Européenne de voisinage.

A cet égard, la stabilité et la sécurité de l’Europe, de même que sa dynamique économique et productive, ne passent-ils pas irréfutablement par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée et de l’Afrique ?  Le progrès économique du Maroc n’est-il pas accouplé et cordé à celui de la France et inversement ? Des proses qui ont été d’ailleurs utilisés par le chef de l’Elysée Emmanuel Macron dans son discours devant le Parlement du Maroc?

Sous cette optique géopolitique, Paris appréhende qu’il est impératif d’une refondation des conditions économiques et sociales à même d’engendrer de nouveaux modèles économique, plus endogènes, plus durables et plus inclusifs qui seront plus avantageux au Maroc à la France et à le Mare-Nostrum .

–  Au regard d’une géopolitique mondiale jalonnée par une compétition farouche entre les économies , la France sait indéniablement que la Russie qui, isolée sur la scène internationale depuis le lancement de son offensive militaire en Ukraine en Février 2022, adule le contient noir à travers une coopération accrue dans les domaines de l’énergie, de l’aide au développement et de l’approvisionnement alimentaire (l’Afrique dépend de la Russie pour 30% de ses approvisionnements en céréales, elle dépend actuellement des importations pour 63 % de ses besoins en blé, 80 % de ces exportations de blé sont destinées à l’Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie). Le dernier sommet Russie-Afrique qui s’est déroulé à Saint-Saint-Pétersbourg en Juillet 2023) n’a-t-il pas mis en relief l’importance grandissante de l’Afrique pour la politique étrangère Russe ?

En outre, en cherchant  à échapper à l’isolement international consécutif à son invasion de l’Ukraine, Moscou veut diversifier ses marchés à l’international, notamment en Afrique. Aussi, le Kremlin essaie de contrebalancer une hégémonie Américaine en créant un ordre mondial multipolaire plus juste, équilibré et durable, s’opposant fermement à toute forme de confrontation internationale sur le continent Africain.

Une telle vertu géopolitique impliquerait, de la part de l’Elysée une coopération plus engagée en concordance avec les priorités de l’agenda du Maroc, tout en coalisant le rôle de Rabat en tant que pionnier et éclaireur inéluctable dans la refondation de la politique de l’Union européenne (UE) visant à améliorer ses relations avec les pays riverains à l’est et au sud.

Paris pense, en terme dialectique : La stabilité et la sécurité de l’Europe, de même que sa dynamique économique et productive, passent indéniablement par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée et de l’Afrique ; que le progrès économique du Maroc est liée à celle de la France et inversement ; des allégations citées par Emmanuel Macron lors de sa parénèse devant le Parlement du Maroc

Sous cet angle, Paris pense qu’il est impérieux de refonder les conditions économiques et sociales à même de créer de nouvelles synergies économiques pérennes et  inclusives qui seront altruistes et plus fructueux au Maroc à la France et à toute la ceinture Sud-Méditerranéenne.

Aussi, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda de la France? Des propos d’ailleurs cités par Emmanuel Macron dans son discours devant la première chambre au Maroc. Paris l’a bien pressentie, en se dotant d’une vision agencée sur des orientations aspirant à la consolidation de la coopération régionale en Méditerranée, bâtie sur la création d’opportunités économiques en faveur des jeunes.

– Sexto, Paris, qui se trouve acculée à l’épée de Damoclès de l’immigration illégale, sait inévitablement que le Maroc est l’allié stratégique pouvant étancher ce fléau. Dans un contexte où la stabilité régionale est constamment mise à l’épreuve par des réseaux criminels et terroristes transnationaux, le Maroc est le seul associé fédéré sur lequel Paris et l’Europe peut s’accouder pour amplifier son omniprésence en mer Méditerranéenne dans le dessein de dissuader les quémandeurs à « l’Eldorado Européen « .

D’ailleurs, Le Président Emmanuel Macron a appelé Mardi, dans un discours devant les 2 Chambres à une « coopération naturelle et fluide » avec le Maroc contre l’immigration illégale  et à davantage encore de résultats en la matière.

Aussi, Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur Français a expliqué être convenu avec son homologue Abdelouafi Laftit, Ministre de l’Intérieur du Maroc, de suivre directement cette question à son niveau avec des points d’étape réguliers sur la surveillance des frontières.

Aussi, l’investissement dans le capital humain est l’un des meilleurs moyens de barrer la voie aux tendances de radicalisation extrémiste en Afrique et tarit les sources dans lesquelles s’abreuve l’islamisme radical.

Sur ce registre, Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ».

Paris tout comme l’Europe sait que sans planification et sans coordination avec le Maroc en  rive Sud du Méditerranée, ce mécanisme rénové dans sa nouvelle mouture du « Pacte Européen sur la Migration et l’Asile », comme ceux qui l’ont précédé, serait un coup d’épée dans l’eau. Ne s’agit-il pas d’un même destin pour les deux rives ?

La France doit amener l’Europe à s’impliquer davantage dans le processus de co-développement qui, en garantissant la prospérité en Afrique, limitera les flux migratoires en convaincant les partenaires Européens que la stabilité de la rive sud et les prouesses économiques du Maghreb constitueraient la meilleure armature et le véritable rempart contre l’immigration clandestine. Pour ce faire, le nec plus ultra serait d’aider les pays du pourtour sud Méditerranéen pour accélérer rapidement l’émergence économique de leur tissu industriel, une émergence porteuse de croissance et d’emploi.

Le Maroc est irréprochablement dans cette posture : Le Royaume dispose d’un tissu économique qui permet d’en faire un Hub Euro-africain capable de contribuer à une meilleure redistribution des richesses et des hommes entre les deux rives, surtout, que le Maroc est réputé sur le plan  mondial, africain par sa tolérance grâce à un Islam du milieu et, de ce facto, il constitue un blindage contre les extrémismes de tout bord.

Avouons le dans cette chronique : La jeunesse Africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse Africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse Africaine  a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe.

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme et l’immigration clandestine, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper. Feu Hassan II, en Mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que « L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ».

C’est tout le sens que doit donner Paris et l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !!

La promotion d’une approche sécuritaire régionale pour la pérennité de la paix et de la dynamique du développement n’appelle-elle pas à la prise en compte de toutes les dimensions stratégiques du Maroc, du bloc Sud-Méditerranéen et Africain?

Penser ainsi, le Maroc n’exige-t-il pas de concevoir cet espace régional non pas comme une région perclus, mais comme une interface dynamique, capable d’assurer la connexité des territoires qui l’entourent ?

Reconnaissant le, la France l’a bien appréhendée en faisant le pari de se réconcilier avec Rabat et l’ouverture sur son continent et ce en optimisant sa position géostratégique avec le Maroc. La visite de Macron en est la meilleure illustration, une telle démarche n’est pas seulement un geste diplomatique : C’est la confirmation que la France et le Maroc, ensemble, peuvent jouer un rôle de stabilisateur au sein d’une région complexe et d’une communauté internationale en mouvance.

La stabilité régionale, la transition énergétique, la lutte contre le terrorisme ne doivent pas être de simples slogans ; elles doivent être les fondations d’une alliance durable, fondée sur des intérêts stratégiques et des valeurs partagées.

Voilà pourquoi la France entend profiter de cette géostratégie avec le Maroc, tant ses ressources et son ancrage qu’il trame avec l’Afrique, à travers le Maroc, lui lotit un rôle géopolitique dans le cadre d’une approche fondée sur la complémentarité et la convergence des intérêts.

André Frossard n’a-t-il pas dit que “L’Europe cherche avec raison à se donner une politique et une monnaie commune, mais n’a-t-elle pas surtout besoin d’une âme” ? Cette âme et sœur ne peut être que l’Afrique à travers le pont qui est le Royaume Chérifien du Maroc.

8 mars 2025 0 comment
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Canicule au Maroc : Quand les plages deviennent la décharge et la poubelle de l’océan

by Mustapha Maghriti 23 août 2024
written by Mustapha Maghriti

En cette période de forte canicule, en pleine saison estivale quoi de mieux que d’aller à la plage pour se rafraîchir un peu et inhaler de l’air frais ? Mais attention, toutes les plages ne sont fréquentables : C’est un secret de polichinelle que chaque été, les plages Marocaines deviennent l’œuvre d’une bataille quotidienne pour la propreté et le respect de l’environnement où ces baignades sont envahies par les déchets, malgré les efforts acharnés des équipes de nettoyage qui triment depuis l’aube chaque jour.

 » Que DIEU vous bénisse ; ramassez vos déchets, nous travaillons depuis quatre heures du matin « , ces mots, prononcés par une agente de nettoyage à Salé, attestent ostensiblement de la disgrâce et le désarroi des travailleurs face à l’irrévérence et la froideur totale des vacanciers.

Avouons-le, les plages Marocaines sont depuis longtemps victimes d’une nonchalance chronique en matière de gestion des déchets, attisée durant l’été, période de forte avalanche.

En dépit des efforts louables déployés par les équipes de nettoyage et les associations environnementales, et la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement présidée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa qui, faut-il le rappeler, a été lancée en Juin dernier concernant 106 plages, dont 28 labellisées « Pavillon bleu », pour offrir aux estivants un espace propre, équipé, sécurisé et animé. En plus des opérations de nettoyage des plages, la Fondation sensibilise des enfants aux dangers des déchets plastiques dans le cadre de l’opération « b7arblaplastic », les résultats restent décevants. Aussi, Les campagnes de sensibilisation, tant dans les médias, que sur les réseaux sociaux ainsi que sur le terrain, semblent avoir peu d’incidence sur le comportement des vacanciers.

Les écologistes dénoncent une ambivalence aveuglante : Malgré les missives réitérées, très prisées en été, les plages sont un atout qu’il convient de valoriser tout au long de l’année. Pourtant, plusieurs d’entre elles sont à la merci de comportements inciviques et de déchets qu’on trouve sur le sable et même dans l’eau. Ce genre de comportements irresponsables contribue à la dégradation de l’environnement et met en péril la santé des êtres humains et des océans.

En outre, le Maroc a également adopté une loi en matière de lutte contre la pollution plastique depuis le 1er juillet 2016. Inopportunément, cette loi ne montrait aucun engagement réel des autorités locales quant à son application et sa mise en œuvre effective.

Pour preuve, en marchant sur le sable ou même en se baignant, on peut tomber sur des bouteilles vides, sacs en plastique, gobelets, canettes, épluchures de fruits, voire même des couches pour bébé !! Des déchets, majoritairement en plastique, qui s’ajoutent à ceux qui sont déversés directement dans la mer, constituant ainsi une épée de Damoclès pour les milieux marins où chaque année, l’humanité produit 300 Millions de tonnes de déchets plastiques, dont 11 Millions finissent par se retrouver dans les océans.

Ces plastiques ont des retombées dangereuses sur la faune marine : Les matières plastiques se décomposent et deviennent de minuscules particules sur lesquelles se développe le phytoplancton, et rentre ainsi à la base de la chaîne alimentaire. Ce plancton végétal est mangé par le zooplancton qui est ensuite ingéré par les poissons.

On s’en souvient, lors de la COP24 qui a démarré dans un contexte international d’aggravation sans précédent des phénomènes climatiques avec, à l’appui de ces constats, la multiplication des rapports scientifiques alarmants, pointant tour à tour l’élévation inexorable du niveau des océans, l’accélération de la fonte des glaces, la destruction croissante de la biodiversité.

Selon l’ONG Surfrider Foundation Europe, plus de 600 espèces ont été retrouvées avec, dans leurs organismes, la présence de macro ou de micro-déchets plastiques. Ces espèces vont confondre le plastique avec leur propre nourriture, et il va donc devenir leur prédateur.

De ce fait, la santé des Hommes se trouve affectée en raison de notre consommation de poissons présentant eux-mêmes des micros plastiques. S’ajoute à cela, le plastique ingéré directement à partir de nos produits et emballages où une grande quantité de microparticules de plastiques migrent en effet vers la nourriture et les boissons.

Le Coran, considéré comme le dernier anneau de la chaîne divine de la Révélation, a toujours été une source d’inspiration, d’illumination et de guidance pour le peuple musulman et ce, de manière plus particulière pour les philosophes, juristes, théologiens et scientifiques. Le Coran est vu comme un livre de prières, d’invocation, de sagesse, d’adoration, de droit et de sciences, un ouvrage qui englobe un ensemble de thèmes qui se rapportent essentiellement à la dimension physique et spirituelle de l’homme et sur la question de l’environnement

Depuis le moment où les crises environnementales ont vu le jour, l’homme moderne a commencé à percevoir la religion à travers une nouvelle perspective, une vision écologique où chaque chose est liée à l’autre. Selon cette vision, la nature incarne l’unité organique du monde. L’homme n’est plus une entité hors ou au-delà de la nature, mais une partie intégrante de la toile qui s’étend sur la sphère terrestre. Cette vision invite tous les habitants de cette sphère, quelle que soit leur religion, à contempler le monde autrement.

L’islam, dans le coran et des ses différents verstes prend soin de l’environnement, en interdisant toute forme de préjudice à son encontre et en ordonnant aux gens de le protéger. A titre illustratif, dans sourate Al-Baqarah « Ne semez pas la corruption sur la Terre après qu’elle a été réformée » ou « Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la Terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n’aime pas le désordre » 

En revanche, dans l’islam, les mesures suivantes devraient être prises pour protéger et préserver l’environnement : Planter des arbres, des arbustes, des bosquets et autres, en vue de la récompense de l’Au-delà. Anas a rapporté que le Prophète a dit : « Toutes les fois qu’un musulman plante un arbre ou sème un champ et qu’un être humain, une bête ou une autre créature viennent en manger, il lui sera compté comme aumône tout fruit qu’on en mange. »

En somme, la bataille pour la protection de l’environnement en général et des plages en particulier, reste un challenge majeur. Il est impératif que l’humanité prenne conscience de son rôle dans la préservation de ces trésors naturels et d’adopter des comportements responsables pour assurer une biosphère saine pour notre génération et les générations futures.

Il faut sensibiliser les citoyens afin qu’ils aient des gestes écologiques et civiques pour la préservation de la nature et de l’environnement que pour garder les plages propres de manière constante, il faut en premier lieu changer les mentalités.

Le nettoyage des plages doit devenir l’affaire de tout un chacun ajoutant qu’un grand travail de sensibilisation doit impérativement être fait avant l’ouverture de la saison estivale. La sensibilisation du public aux problèmes générés par les déchets (emballages vides, débris de verres, canettes et mégots etc.) est la clé magique pour combattre activement et efficacement la pollution qui transforme les plages en décharges sauvages.

Ainsi, toi oui oui toi au moment où vous vous retrouverez sur la plage : vous penserez ainsi à ne pas rajouter votre mégot de cigarette, votre bouteille d’eau vide ou l’emballage de vos biscuits à cette liste sinistre. A la place, conservez vos déchets (avant de les trier de manière appropriée), emportez un cendrier de poche, utilisez des bouteilles en verre réutilisables et évitez les emballages individuels !

Et pour ne pas répandre de micro-plastiques, n’utilisez pas de savons ou autres produits cosmétiques qui pourraient en contenir (sous forme de polyéthylène, de polypropylène ou de polychlorure de vinyle) lorsque vous vous douchez à la plage.

23 août 2024 0 comment
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ADIEU Mustapha DASSOUKINE : Un Humour d’exception

by Mustapha Maghriti 7 juillet 2024
written by Mustapha Maghriti

Non seulement le monde de de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand comédien Mustapha DASSOUKINE qui s’est éteint  hier Samedi 6 Juillet 2024 à Casablanca à l’âge de 82 chandelles.

Connu du grand public, ces arlequinades étaient satiriques, il était doté d’une grande clownerie et d’une farce sans égale.

Né le 14 juillet 1942 à Derb Soltane dans la capitale économique plus précisément à Derb Kalouti, nourri dans le sérail de la comédie d’un quartier populaire, très connu par de célèbres comédiens et artistes.

Le virus de la comédie lui a été transmis en 1961 lorsqu’il rejoint la célèbre troupe «Masrah Ennas» de feu Taïb Saddiki, puis la troupe d’Abdeladim Chennaoui «Al Okhoua Arabia». Il est connu pour ses rôles de comédie à succès, avec son  acolyte avec  Mustapha  Zaari.

Pertinemment avec Mustapha Zaâri, un autre brillant acteur du même quartier, tout comme Naïma Machnou, Mohamed Khalfi et Mustapha Toumi, il forma l’un des duos humoristiques emblématiques de la comédie Marocaine.

Je n’ai malheureusement jamais rencontré Mustapha DASSOUKINE, cependant je l’ai côtoyé à travers ses farces et comédies burlesques, caricaturales et clownesques au Théâtre, sur le petit écran dans feuilletons, séries et sitcoms.

La pièce théâtrale que je n’oublierai à jamais de Mustapha DASSOUKINE alors que j’ai été encore étudiant est « ALMOUDIR ALJADID » avec Feu NOUREDDINE BIKR et «  Kari Hankou » en 1991 à côté de NOUREDDINE BIKR, Hmmadi Ammor, ADELATIF Hilal.

En outre, le comédien s’est illustré, entre autres, par ses rôles dans de nombreuses pièces, tant avec la troupe du “Théâtre national Mohammed V” qu’avec « Masrah Al Yaoum », dont “Allah yaddina fddou”, « goulou laam zine » et “bent al kharraz”.

Figure emblématique du grand père des Arts, le théâtre. Pour pièce à conviction, le public Marocain se souviendra durant les années 1970 de Mustapha DASSOUKINE  avec ses farces sur les cassettes Audio à côté de Mustapha  Zaari.

En sus, Mustapha DASSOUKINE  a été connu notamment pour son rôle dans des séries télévisées et dans plusieurs feuilletons, dont « seta men setine », « doumoue arrijal”(les larmes des hommes), « khamsa o khmis », « chouk sedra”, ou encore les sticoms “nssib lhaj Azouz”, “la famille de Ssi marbouh” et “al haribane” (les fugitifs).

Aussi, il brilla  avec des films comme «Feu vert» d’Abdellah Mesbahi, «Le Tourbillon – Moi l’artiste» d’Abdellah Zerouali, «Al jamra» de Farida Bourquia (1982), et «Hors zone» de Noureddine Douguenna.

La disparition de Mustapha DASSOUKINE  a suscité un grand émoi parmi la famille artistique, les professionnels des médias et surtout chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Le Public Marocain, la presse écrite et audiovisuelle ici au Maroc et ailleurs se remémoreront d’un comédien qui avait le cœur sur la main, altruiste qui a transmis les dédales de ses sketchs et ses gags qu’il savait manier avec habileté et maestria à toute une progéniture de comédiens.

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, Mustapha DASSOUKINE  était une hybridation de philanthropie, de rigueur professionnelle, d’activisme, de pragmatisme, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par son humour que par son engagement.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu Mustapha DASSOUKINE  , c’est tout le Maroc, sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu Mustapha DASSOUKINE  , un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des comédiens disparus, lui, Mustapha DASSOUKINE  en fait partie. Certes, il nous a quittés, mais ses gags, ses scènes caricaturistes resteront immortelles et indélébiles. A DIEU Mustapha DASSOUKINE.

7 juillet 2024 2 comments
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La sieste, cause de paresse ou pause de prouesse ?

by Mustapha Maghriti 16 juin 2024
written by Mustapha Maghriti

Ne nous-est-il pas tous déjà arrivé de ressentir le besoin irrépressible de s’assoupir au travail, au moins pour quelques minutes où la concentration diminue, des bâillements répétitifs apparaissent, et nos yeux semblent se fermer sans qu’il soit même possible de les contrôler  montrant le besoin impérieux d’une sieste ?

Naguère mal perçue dans une société qui hisse et revalorise le travail, la sieste ou القيلولة en arabe est devenue un véritable allié chez l’être humain surtout dans une société sédentaire de plus en plus nocturne où l’insomnie touche plus de 20 à 30% de la population mondiale ; une sédentarisation qui a des effets pernicieux sur la santé, la capacité de concentration et l’humeur.

Que ce soit pour des raisons de santé, pour être plus productif ou récemment pour s’adapter au changement climatique, la sieste, notamment au travail, est l’objet de nombreuses controverses à travers le monde, et les médias internationaux ainsi que les réseaux sociaux s’en font l’écho.

Dans certains contrées, la sieste sur le lieu de travail demeure encore une pratique taboue : A titre illustratif, aux États-Unis, où la culture de la compétitivité, de la surperformance et de l’efficacité endigue de nombreux travailleurs Américains de prendre des congés payés et des pauses déjeuner, l’idée de la sieste chez les patrons Américains est non seulement absente des train-train quotidiennes, mais mal vue, voire considérée comme nefas. Pourtant, les Américains ne dorment pas assez où des études et des enquêtes (Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) révèlent qu’un adulte sur quatre manque de sommeil, et de nombreuses voix s’élèvent sur les réseaux sociaux pour réclamer la normalisation de la sieste.

On s’en souvient tous lors de la pandémie du Covid19 qui a porté le personnel soignant à la limite de ses capacités et lui imposa une charge de travail, une charge mentale sans précédent avec de sévères symptômes d’épuisement professionnel et montra l’importance du repos et des pauses de travail dans un environnement du coronavirus avec une demande croissante des personnes hospitalisées (les cas positifs) où le personnel était sans cesse sollicité.

Dans d’autres pays, la relation à la sieste est en grande partie culturelle : En Chine, quoique c’est un pays ancré de l’éthique du confucianiste, la sieste est un droit inscrit dans la Constitution depuis 1948 alors que le pays Nippon, certaines entreprises Japonaises la rendent de plus en plus obligatoire.

Toute une pléiade des génies du passé à l’instar d’Albert Einstein, Léonard de Vinci, Salvador Dali et Napoléon Bonaparte étaient convaincus des bienfaits de la sieste. Einstein appelait la sieste sa « petite gymnastique », qui lui permettait de recouvrer le sens pour la résolution des problèmes.  Salvador Dali, quant à lui, utilisait ce qu’il appelait « s’assoupir avec une clé ». Cette méthode lui a permis de réaliser certaines de ses meilleures œuvres. 

Des entreprises modernes comme Google, Zappos, Uber, PwC, Ben & Jerry’s et Cisco sont connues pour leurs politiques favorables à la sieste.

Dans nos contrées, elle est encore considérée comme une perte de temps, voire même un signe de paresse alors qu’elle a été recommandée par le PROPHÈTE SIDA MOHAMMED صلى الله عليه وسلم   dans son Hadith   « قيلوا فإن الشياطين لا تقيل »

La sieste est une courte période de sommeil durant la journée. Elle est particulièrement recommandée après la prière de Dhuhr et avant la prière de l’Asr. Elle trouve ses fondements dans les hadiths authentiques et les sourates du Coran : Le PROPHÈTE SIDA MOHAMMED صلى الله عليه وسلم   dans son Hadith sur la sieste a dit  « قيلوا فإن الشياطين لا تقيل »

Le Coran mentionna également l’importance du repos et du sommeil pour le bien-être des croyants. La sourate Al-Room (30:23) dit : “Et parmi Ses signes votre sommeil la nuit et le jour, et votre quête de Sa grâce. Il y a en cela des preuves pour des gens qui entendent.”

En effet, de nombreux récits rapportent le fait que SIDNA MOHAMMED صلى الله عليه وسلم    faisait la sieste, parfois même sous un arbre, notamment en temps de conquêtes.

Au delà d’être une Sunna, la sieste constitue une recommandation prophétique qui représente des bienfaits dans notre religion l’ISLAM, des vertus confirmées et corroborées par la science moderne : La pratique de la sieste permet à l’homme de bénéficier de nombreux avantages au niveau de sa santé.

Ainsi, la sieste permet de diminuer le stress quotidien où des études ont démontré qu’une sieste de dix à trente minutes ayant lieu entre 13 heures et 15 heures, permet de diminuer le taux d’hormones liées au stress (Cortisol).

Comme le disait l’écrivain British Tom Hodgkinson en parlant des bienfaits de la sieste : « Lorsque les choses se corsent, les plus forts font une sieste « , une sieste peut réduire le stress et même inverser l’impact hormonal d’une mauvaise nuit. 

En plus, l’état de semi-lucidité qui survient au moment de l’endormissement conduit à une période de créativité. « Si nous pouvons exploiter cette brume liminale entre le sommeil et l’éveil… nous pourrions nous souvenir plus facilement de nos idées brillantes » écrit Scientific American. 

D’après les études, les siestes peuvent être particulièrement bénéfiques pour les travailleurs intellectuels qui utilisent leur intellect pour créer, traiter et appliquer des connaissances dans leur travail ou qui résolvent des problèmes. Edison, un autre génie ne faisait-il pas de petites siestes pour susciter sa créativité ? Pour le Dalaï Lama, le sommeil n’est-il pas la meilleure méditation. 

La sieste participe également à la récupération musculaire, elle améliore la mémoire et la concentration puisqu’elle joue un rôle dans la restructuration des neurones en vertu des recherches menées en France par l’Institut du sommeil et de la vigilance.

En sus, elle permet de rééquilibrer le fonctionnement nerveux notamment car elle permet au corps de se détendre.

Le Docteur Français Eric Mullens, spécialiste de la pathologie du sommeil et de la vigilance, a expliqué que  » la sieste est un moment de repos physiologique pour notre organisme. Chez les personnes qui manquent de sommeil, elle est indispensable pour rester en forme et efficace jusqu’au soir « . La sieste constitue donc un repos essentiel pour notre corps : un corps reposé sera plus à même d’être réactif au quotidien. Un cerveau mieux reposé n’est-il pas un cerveau plus opérationnel et inspiré ?

81 % des gens déclarent d’avoir un coup de barre l’après-midi. Lorsque la fatigue postprandiale est ressentie après le repas, une micro-sieste peut être un véritable remède.  » La sieste permet de couper la journée en deux. On se lève et on continu notre journée avec une nouvelle énergie  » disait Winston Churchill. 

Selon une étude menée par les pilotes de la NASA, une sieste pourrait améliorer les performances d’un salarié de 34% et augmenter la vigilance à 54%. C’est pourquoi, les pilotes de NASA font souvent des siestes de 26 minutes en vol, qui permettent d’améliorer leur vigilance et leur temps de réaction.

C’est pour ces vertus que de grandes entreprises ont osé lui dédier des espaces, davantage dans l’optique d’améliorer la productivité que dans un souci de santé publique. D’autres sociétés proposent des capsules de siestes, qui permettent de s’isoler au milieu des « open space » ; une pièce calme avec des sièges confortables et des lumières tamisées, un coin isolé et confortable

D’ailleurs, selon une étude, 80% des salariés ressentent de la fatigue pendant leurs journées de travail.

En outre, en raison du réchauffement climatique, la sieste pourrait se généraliser : A titre d’exemple, à Dubaï, les plages sont ouvertes la nuit l’été et la baignade nocturne autorisée, tandis que de plus en plus d’évènements sportifs, comme les courses de F1 se déroulent la nuit. Les pays du Golfe ont interdit le travail extérieur en milieu de journée. En Inde, les autorités ont ouvert les écoles très tôt le matin pour éviter aux enfants d’être dehors à midi. Même l’Europe est concernée. Pour preuve, lors de l’épisode caniculaire de l’été 2023, des médecins allemands ont préconisé que les salariés fassent la sieste afin de rester productifs.

Certes, les besoins diffèrent en fonction d’une multitude de critères, dont l’âge et l’état de santé, et quoi qu’il en soit, il ne faut pas nécessairement qu’elle soit longue pour être utile et efficace, en s’octroyant des moments de détente, même sans sommeil. Dans ce sens, certains imams comme IBN ATHIR expliquèrent que la sieste n’est pas forcément le fait de dormir profondément, mais elle peut être simplement le fait que l’individu se repose, sans forcément dormir.

En somme, que ce soit micro-sieste, sieste récupératrice, les bienfaits de la sieste ne sont plus à démontrer, que cela soit sur les plans religieux ou scientifique et sanitaire. Il ne faut pas attendre dès lors d’instaurer un droit à la sieste, à la manière de la Chine. Bien avant de plus de 14 siècle, la Sunna du PROPHETE SIDA MOHAMMED صلى الله عليه وسلم a prescrit cette pause miraculeuse de piquer un petit roupillon pendant la journée aux multiples vertus tant sur le plan spirituel que sur le plan de la santé physique et mentale.

16 juin 2024 0 comment
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Humaniser la Géopolitique Mondiale

by Mustapha Maghriti 21 avril 2024
written by Mustapha Maghriti

David Ricardo et Adam Smith sont souvent considérés comme les auteurs emblématiques de la géopolitique mondiale du libre échange à travers leurs fameuses théories des avantages comparatifs et absolus et s’ensuit la fameuse théorie Heckscher-Ohlin-Samuelson H.O.S qui, selon eux, le libre jeu des relations économiques internationales reconduit à une situation d’optimum économique et permet d’améliorer la situation de tous. 

Avec ces conceptions libre-échangistes, la globalisation a été perçue comme une dynamique pacificatrice, équipollente de sécurisation des relations internationales. Les théories du commerce, mais aussi la pratique du commerce international entre pays riches et émergents jusque dans les années 1990 ont montré à ces pays que leur intérêt est de tisser de bonnes relations avec leurs partenaires pour ambitionner un processus d’enrichissement réciproque. Cette conception du commerce international comme force pacificatrice a avivé de nombreux accords commerciaux, régionaux et multilatéraux. Elle a notamment été promue par l’Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT, 1947) puis l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC, 1995), matérialisée par une baisse sans précédent des tarifs douaniers, et a entraîné la mondialisation des échanges.

La globalisation a été, depuis la fin de la guerre froide (12 Mars 1947 – 3 Décembre 1989), la célérité des dynamiques d’intégrations commerciales, financières, des investissements directs étrangers IDE et des chaînes de valeur mondiales, grâce à la dérégulation, déréglementation, et à l’ouverture des économies, mais aussi aux progrès dans l domaines des nouvelles technologies de l’information et de la communication, ainsi que la fluidification des transports maritimes.

Qu’en est-il sur le marbre de la réalité économique de cette prédiction de la géopolitique internationale « égalitariste » que prophétisaient l’oracle du libéralisme Adam Smith et le nécromancien de la libéralisation des échanges mondiaux David Ricardo et les augures du libre échange Heckscher-Ohlin-Samuelson ? 

D’emblée, on peut alléguer que sur le plan factuel, l’arène des relations économiques internationales montre ostensiblement
que les dividendes de la croissance économique mondiale sont arbitrairement redistribuées et qu’une inégalité configure la répartition de la richesse mondiale en atteste le dernier rapport accablant et coléreux d’OXFAM qui selon ses auteurs, depuis 2020, les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune et contrôlent la majeure partie de l’économie mondiale. Au cours de la même période, près de 5 Milliards de personnes se sont appauvries sans accès à l’eau potable, à des services de santé adéquats, à des logements décents ou à l’éducation pour les enfants.

En sus, 2 rapports assommants publiés en Janvier 2022, l’un de la Banque Mondiale, l’autre par le Forum de Davos, chacun un document “sur la stagnation de l’économie mondiale et des perspectives pessimistes pour 2022 où ils dressèrent un constat alarmant sur l’ascension des inégalités croissantes. Tous deux alertèrent sur un ralentissement de la reprise et les risques climatiques, dont les pays pauvres feront les frais.

Aussi, le monde est rencogné à une géopolitique mondiale atypique et des challenges économiques et environnementaux à l’instar d’une planète qui brûle, des conflits et guerres partout dans le monde et l’illusion que différents problèmes ont été solutionnés avec le concours du multilatéralisme édifié postérieurement à la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui, il est irrécusable que le morcellement géopolitique et la recrudescence en force du nationalisme souverainiste, légitimés par le dessein du contre-balancement des rapports de force économiques et politiques au niveau cosmique, préjudicient les acquis considérables que le multilatéralisme avait permis d’atteindre durant les trente glorieuses.

Certes, la géopolitique mondiale d’après guerre et surtout durant les années 80, engendrant une baisse des coûts de production et favorisant la promotion des échanges commerciaux, a contribué partiellement à une détente de l’inflation suite, notamment, aux augmentations des prix des carburants, d’autres produits d’importation essentiels comme les produits alimentaires et de l’énergie qui, aujourd’hui, partout dans le monde, consume le pouvoir d’achat des ménages  en dépit du durcissement des politiques monétaires et la contorsion des finances publiques.

La globalisation a notoirement concouru à plâtrer les niveaux de vie, permettant à de larges franges de la population mondiale d’échapper à la pauvreté, mais qui, toutefois, elle a eu des effets collatéraux qui se sont traduits notamment par une exacerbation des disparités sociales où plus de 700 Millions de personnes sombrent dans l’extrême pauvreté avec moins de 2,15 Dollars par jour selon la Banque Mondiale, à cause de la crise sanitaire de la COVID19, de l’accroissement des inégalités mondiales et du choc de la hausse des prix alimentaires et de l’énergie, attisé par la guerre en Ukraine qui, à des degrés divers, sombre toute l’économie mondiale.

Cette razzia de l’Ukraine n’a pas manqué de tourmenter, non seulement le milieu du business et les instances syndicales, mais aussi les différents dirigeants internationaux, réunis au Forum Economique Mondial de Davos, et à leur tête le Fonds Monétaire international (FMI) dont la Patronne, Kristina Georgieva, et son adjointe, Gita Gopinath, n’ont pas manqué, de s’interroger, sur la manière de brider ce qu’on appelle la fragmentation géoéconomique à travers l’isolationnisme retrouvé de Donald Trump à peine révisé par son successeur, les régressions maoïsantes de Xi Jinping et le nationalisme néostalinien de Vladimir Poutine.

L’invasion de l’Ukraine et bien avant, la pandémie du Covid19 engageraient les relations économiques internationales vers une grande névrose des systèmes productif et financier, rendant les chaînes d’approvisionnement de plus en plus vulnérables comme en témoigne les auteurs de l’Organisation Mondiale du Commerce OMC( le vaisseau amiral du multilatéralisme économique, l’OMC, qui traverse ce qu’il est convenu d’appeler une polycrise institutionnelle), pour qui, la pandémie du Covid19, a crûment exposé les précarités des chaînes de production, ainsi que les répercussions géopolitiques  sur les échanges commerciaux en mer Rouge des navires par les HOUTIS du Yémen qui a eu des rebondissements sérieux à travers l’agitation du commerce mondial, la grimpée des tarifs de fret maritime entre l’Asie et l’Europe, ce qui a contraint les entreprises de l’Export et Import à se contorsionner du détroit de Bab Al-Mandab considéré comme une  » autoroute de la mer » raccordant la Méditerranée à l’océan Indien , et donc l’Europe à l’Asie rendant paralytique les échanges commerciaux par lequel transite plus de 40 % de commerce mondial.

Sous cet angle, les tumultes économiques, sociaux et politiques observés cette dernière décade apostrophent indéniablement à une refonte des instances et des principes régentant le multilatéralisme, nonobstant les des règles de base de ce dernier doivent être cristallisées. Sans contredit, ces entités multilatérales demeurent incontournables pour assurer la conciliation et la stabilité mondiales et d’exhorter les dirigeants aux meilleures synergies à même à relever les challenges communs auxquels font face notre planète et notre géniture.

On s’en souvient, durant la pandémie de Covid19, les institutions de Brettons Woods (le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale), avec le concours des autres organismes internationaux (OMS, FAO…) constituant les pivots du système multilatéral mondial, ont fait preuve d’une grande proactivité. Leur appui aux efforts de nombreux pays membres a ainsi été crucial pour atténuer l’impact économique et social de la pandémie.

D’antan et depuis sa création en 1971, les ultralibéraux de DAVOS faisaient éloge d’une libre circulation des marchandises et des capitaux, une intégration des chaînes de production à l’échelle mondiale, et de la technologie pour le bien commun, mais, hélas, autant en emporte le vent, une telle libéralisation tous azimuts s’est heurté à des cloisons géopolitiques: Le libre-échange, prôné par les hyper-libéraux de DAVOS, est mal en point, la guerre en Ukraine qui obnubile l’Europe et la récession semble être l’horizon commun à tous et l’incertitude est partout.  

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En effet, l’économie mondiale s’enfonce ces dernières années dans l’incertitude, ce qu’on appelle communément l’incertitude géopolitique où le risque géopolitique qui peut être défini comme la menace, la réalisation et l’escalade d’événements préjudiciables liés aux guerres, au terrorisme et toutes tensions entre les États et les acteurs politiques qui affectent l’évolution pacifique des relations internationales. L’explosion d’un nouveau conflit entre Israël et le Hamas vient ajouter aux déséquilibres et à la fragmentation du monde économique. Une incertitude géopolitique de plus, après celles provoquées par la pandémie de Covid et l’invasion de l’Ukraine qui a précipité une crise de l’énergie et la hausse de l’inflation.

Depuis la crise économique et financière de 2007-2008, le G20, n’est plus en mesure de trouver un terrain de conciliation entre des pays qui s’affrontent économiquement, politiquement et même militairement, cette avalanche de chocs a concouru à un métamorphisme marqué de la géopolitique mondiale chavirant les dynamiques qui prévalaient jusqu’alors. Ainsi rejaillissent des discours crédibilisant la doctrine qu’une démondialisation serait à l’œuvre.

La finalité de la globalisation s’est parallèlement modifiée : elle est davantage perçue aujourd’hui comme hier chez les mercantilistes de John Locke et David Hume du 16éme siècle un jeu à somme nulle, où les gains de certains pays sont des pertes pour d’autres. Depuis moins d’une dizaine d’années, les interventions protectionnistes sont de plus en plus nombreuses, attisées surtout durant la pandémie du Coronavirus où elles ont crée un sentiment d’injustice et d’incertitude.

Conjointement, le concept de sécurité a pris de l’importance dans les débats publics et dans la justification de nouvelles politiques commerciales, autour du constat que le commerce ne garantissait peut-être pas la sécurité.

Elle est le produit de changements dans les rapports de force et d’influence, c’est-à-dire les relations de puissances, dans les intérêts des acteurs étatiques et privés, dans les idées qui portent le jeu des intérêts antinomiques et dans les institutions qui régulent les enjeux de richesse et de puissance entre acteurs inégaux.

Après la pandémie du covid19 et la crise de l’Ukraine qui a fait tâche d’huile en impactant l’économie mondiale, plus que jamais, partout dans le monde, la souveraineté (énergétique, industrielle, alimentaire ou autre) est devenue le leitmotiv qui s’est imposée comme une orientation stratégique décisive pour se soustraire aux effets de crises mondiales et leurs contrecoups sur le tissu économique et social. A titre illustratif, le Souverain Marocain, en visionnaire avéré, n’a-t- il pas mit les pleins phares lors de la 1ère session de la 1ère année législative de la 11éme législature, entre autres priorités pour le Maroc, sur l’impérieuse nécessité de la Consolidation de la souveraineté face aux enjeux de la compétitivité internationale en constituant des stocks de sécurité de produits stratégiques et ce en mettant en place d’un dispositif national intégré portant sur la réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques, avec une mise à jour continue des besoins nationaux.

Les interférences récentes entre les forces économiques et politiques configurent en effet un paysage international en mutation, dont elles redéfinissent les équilibres et mettent en lumière des challenges inédits. Le réajustement des chaînes d’approvisionnement, la relocalisation des industries et les évolutions des alliances économiques et stratégiques croquent les contours d’une nouvelle géopolitique qui bat en brèche les socles de l’architecture conventionnelle de la mondialisation.

On parle de plus en plus d’une déglobalisation selon Walden Bello dans son ouvrage « Deglobalization. Ideas for a New World Economy » qui renvoie à un processus de restructuration du système économique et politique mondial afin qu’il permette de raffermir les capacités des économies locales et nationales au lieu de les dégrader. Elle représente alors la transformation d’une économie mondiale intégrée autour des besoins des entreprises transnationales à une économie intégrée autour des besoins des peuples, des nations et des communautés. Ce n’est pas le sens porté par l’usage actuel de la notion de déglobalisation. En effet, cette dernière se définit en négatif des tendances structurantes observées ces quatre dernières décennies : ralentissement et reconfiguration des échanges internationaux, fragmentation des chaînes de valeur, régionalisation, recul relatif du dollar dans les transactions monétaires et financières internationales, et contestation des dispositifs de gouvernance multilatérale

Elle s’apparente, en outre, à un recul des principes ayant fondé la mondialisation depuis 30 ans : multilatéralisme, engagement des États à réduire les barrières tarifaires et non tarifaires pour soutenir la croissance du commerce, et domination des échanges commerciaux par les économies les plus avancées.

Certains aspects jusqu’alors perçus comme vertueux sont dorénavant considérés comme vicieux et sources de vulnérabilité potentielles. Cette inversion des relations économiques internationales et des tendances structurelles établies suscite, en sus, des interrogations quant aux nouvelles instabilités et inquiétude qui en résultent.

Aussi, la guerre à Gaza, qui entre dans son septième mois, a rallumé une nouvelle fissure du multilatéralisme de ONU, celle entre les USA, dans leur soutien béni-oui-oui, et dans leurs votes sinon dans leurs discours à Israël, et le reste du monde, y compris les plus proches alliés de Washington.

Cette guerre à Gaza, plus encore que l’invasion de l’Ukraine en 2022, est une autre illustration de la déchéance du Conseil Onusien à assurer le maintien de la paix dans le monde et qui montre, d’une part la vulnérabilité du Conseil de Sécurité de l’ONU à être le parrain de l’ordre mondial et d’autre part que la sécurité mondiale est l’apanage de quelques Etats persécuteurs.

Au regard de ces défis : la crise climatique, conflits armés, l’insécurité alimentaire, une inflation généralisée et des Millions de personnes asphyxiées par les bas salaires et/ou le chômage, il faut des solutions mondiales et celles-ci ne peuvent être conçues que dans le cadre de l’unité et du respect mutuel.

Dani Rodrik avait raison de critiquer farouchement la géopolitique mondiale portée à outrance, dépasse la réaction frénétique du populisme et suggère une explication plus lucide des raisons pour lesquelles l’obnubilation hyper-mondialiste des élites et des technocrates a entravé les nations dans la réalisation d’objectifs économiques et sociaux légitimes à l’intérieur de leurs frontières : prospérité économique, stabilité financière et équité sociale. 

Dani Rodrik prend à partie les grands apôtres de la mondialisation, non pour avoir privilégié la science économique au préjudice d’autres valeurs, mais pour s’être livrés à de la mauvaise science économique et avoir ignoré les bémols inhérents à la discipline qui auraient dû inspirer la prudence. Il se prononce pour une économie mondiale pluraliste où les États-nations conservent suffisamment d’autonomie pour élaborer leur propre contrat social et développer des stratégies économiques à la mesure de leurs besoins.

Au lieu de réclamer des frontières fermées et de défendre le protectionnisme, il montre comment nous pouvons restaurer un équilibre géopolitique raisonnable entre gouvernance nationale et gouvernance mondiale et trace une voie d’avenir en proposant des moyens novateurs pour réconcilier les actuelles tendances inégalitaires de l’économie et des technologies avec la démocratie et l’inclusion sociale.

En guise d’une géopolitique mondiale malheureuse : Grâce à un dialogue franc, constructif et équilibré, nous pourrons concilier les enjeux économiques et financiers d’un côté et les défis humains de l’autre. Ainsi, nous pouvons construire ensemble, pour la planète, l’avenir que chacun de nous espère pour nos progénitures. Les divergences entre les grandes économies doivent être atténuées et que les efforts et les synergies doivent être mobilisés davantage au service de la paix et de la prospérité mondiale, dans un esprit de solidarité envers les pays les plus vulnérables pour combattre le changement climatique, sauver la planète et créer par la même occasion des dizaines de millions d’emplois décemment payés dans le secteur de l’énergie verte s’opposant à l’avidité et à l’idéologie de la classe des ultra-riches, en faveur de la justice économique, sociale et environnementale.

En somme la géopolitique mondiale n’a jamais été aculée à des enjeux et des défis aussi inédits qu’en cette dernière décade où le monde se remet d’une pandémie globale, en s’efforçant de contenir les contrecoups ravageurs de l’opprobre climatique et navigue dans un orage géopolitique mondial suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui n’a pas manqué de hanter, outre le milieu des affaires, les différents responsables internationaux et à leur tête les institutions de Brettons Woods, le Fonds Monétaire international (FMI) qui s’interrogent sur les moyens de refréner la fragmentation géopolitique jalonnée par une atrophie de multilatéralisme et un retour vers le protectionnisme, à même à réformer les systèmes de la gouvernance mondiale, afin de rétablir la confiance et le renforcement de la coopération internationale déjà confuse. Et seule une coopération accrue peut épauler la géopolitique mondiale et chaque économie à surmonter la crise selon les propos même du fondateur et président exécutif du Forum ultralibéral de Davos, Klaus Schwab afin de freiner l’érosion de la confiance que connaît le monde.

Nous devons désormais aller plus loin dans les solutions à mettre en œuvre, en proposant des réponses collectives innovantes, globales humaines à ces transformations géopolitiques et en développant des réflexions fécondes et des propositions stoïques pour forger un avenir prospère et philanthrope afin réparer les dommages sociaux et environnementaux causés par l’hyper-mondialisation et pour parvenir à une mondialisation plus satisfaisante.

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A la quête de la molécule du Bonheur

by Mustapha Maghriti 21 mars 2024
written by Mustapha Maghriti

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres incantatoires s’éclipsent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre. Il est le Graal irrévocable et définitif de l’humanité depuis deux mille ans: diversiforme, hétéromorphe, c’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé. La thématique est indémodable et le desiderata du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur.  D’autres estiment qu’on peut même le mesurer et le calibrer.

Et  précisément, la sustainable development solutions network publie chaque 20 Mars, à New York, le rapport sur le Bonheur dans le Monde le  World happiness report, qui coïncide avec la Journée Internationale du Bonheur de l’ONU,  en se basant sur plusieurs batteries d’indicateurs tel que le PIB par habitant, l’entraide sociale, l’espérance de vie, la liberté, la générosité, la perception de la corruption.

Faut-il rappeler que le 20 Mars a été proclamé Journée mondiale du bonheur et du bien-être par l’Assemblée générale des Nations unies du 12 juillet 2012. Et la recherche du bonheur est un objectif humain fondamental. L’Assemblée générale des Nations Unies reconnaît cet objectif et appelle à « une approche plus inclusive, équitable et équilibrée de la croissance économique qui favorise le bonheur et le bien-être de tous les peuples. ». Ainsi l’Organisation des Nations unies reconnaît le bonheur et le bien-être comme une aspiration universelle et pense que le bonheur devrait être pris en compte comme un objectif politique. La Journée internationale du bonheur vise à faire prendre conscience aux gens du monde entier de l’importance du bonheur dans leur vie. Le 20 mars a été proclamé Journée mondiale du bonheur et du bien-être par l’Assemblée générale des Nations unies du 12 juillet 2012

Sur le panel des pays sondés et sans surprise, la Finlande se classe en tête de l’euphorie pour la 7éme fois consécutive, suivie du Danemark, de la Suisse, l’Islande, la Norvège et des Pays Bas.

A notre sens, la méthode, voire le principe même de calibrer le bonheur, reste très discutable et même réfutable : On pense qu’il convient de séparer de manière tranchée et nette, d’une part la mesure objective du développement, du bien être et du bonheur collectifs et, d’autre part, la mesure subjective du bonheur individuel. Dans notre esprit, le bonheur collectif constitue un ensemble de conditions qui rendent plus facile l’accession au bonheur individuel.

Aussi et surtout, nous soutenons l’idée que ce n’est pas parce que la Finlande est en tête du classement que tous les Finlandais sont heureux, ni même qu’ils sont forcément plus heureux que les Marocains.

A l’appui de notre allégation, le classement de la Finlande au peloton des pays de la délectation et du Bonheur est subjectif en s’étayant sur les chiffres alarmants de l’Institut Statistique Européen Eurostat qui dénombre plus de 13 suicides pour 100.000 habitants, soit un taux supérieur à la moyenne européenne. Difficile avec un tel ratio de suicide et d’autodestruction prétendre à la sérotonine et au bonheur : Le suicide n’ jamais fait bon ménage avec le bonheur, l’annihilation n’a jamais fait bon flirt avec l’ascèse, le suicidaire n’a jamais fait bonne cavalière avec l’allégresse.

En sus, le rapport sur le bonheur, depuis sa première apparition, ne cesse de mettre en piédestal les pays scandinaves comme les nations qui savourent la Dolce Vita et les auteurs qui dissertent sur le bonheur, brandissent en permanence le package bonheur des vikings : équité sociale, politique familiale paritaire, économie florissante et on les décrit comme des lieux de plénitude et on en occulte presque qu’ils ont des taux de suicide parmi les plus élevés du Monde avec respectivement 28,9% en Finlande et 16% au Danemark.

Le Happiness Research Institute qui siège à Copenhague au Danemark  pointe un taux de divorce et un taux de suicide tous deux assez importants, à même d’entacher la réputation du paradis du bonheur, de l’aubaine et de l’enchantement en Finlande ce qui met de manière tangible l’absence de corrélation entre développement économique et sentiment de bien-être connu communément sous l’appellation du paradoxe d’Easterlin.

L’édition de cette année du rapport sur le bonheur mondial révèle une chute de sept places pour le Maroc. Le Royaume, qui se positionnait à la 100 éme place en 2023 avec un indice de bonheur de 5.060, a glissé au 107 éme rang sur 143 pays avec un score de 4.795. Cependant et rigueur scientifique nous l’oblige, nous pouvons être d’accord sur des facteurs qui rendent les Marocains moins heureux ou plus rigoureusement des soucis qui préoccupent les Marocains. A cet égard, l’étude menée par le département de Lahlimi, le Haut commissariat au Plan en l’occurrence, nous illumine et nous renseigne sur les différentes inquiétudes dont se soucient les Marocains qui sont :

Primo, le logement vient en tête, avec 60% des réponses des 3.200 personnes sondées avec une note obtenue sur le plan national de 4,7/10, autant dire que les Marocains, à 64%, ressentent plutôt mal leurs conditions de logements, tant au niveau de l’espace dans lequel ils vivent que des conditions qui sont les leurs dans les logements,

Secundo, les Marocains restent soucieux également pour les questions de santé, et surtout au niveau de l’accessibilité et de la qualité des soins qui leur sont prodigués. Ils attribuent la mauvaise note de 3,4/10 à la question de la santé, sans différence singulière entre milieux urbain et rural. Récemment, une feuille de route sanitaire a été élaborée, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental, pour une meilleure répartition de l’offre de soins à travers tout le Maroc,

Tertio, l’éducation est une source de chagrin et de préoccupation à son tour : Elle représente 33% de sentiments négatifs des Marocains, 15,3% de ces sentiments pour la qualité des infrastructures et 11,8% pour la compétence des enseignants,

Quarto, les conditions de travail sont notées, elles, à 4,7/10, les Marocains interrogées dénonçant essentiellement le niveau de salaire et celui du système de retraite qui inquiète de plus en plus les Marocains, avec 63% des sentiments négatifs impactant le bien-être de l’homme Marocain. Soulignons que cette investigation avait été menée, bien avant les remous actuels sur la réforme de la retraite,

Quanto, l’environnement constitue à son tour une source de tribulation, les Marocains n’ayant pas un grand crédit dans leurs institutions et principalement sur le plan politique : Les partis, les communes, les organismes parlementaires n’inspirent pas une grande confiance aux sondés, qui leur attribuent le score de 4,5/10,

Sexto, la culture, et bien entendu les loisirs, ne rendent pas les Marocains particulièrement heureux. Les infrastructures dédiées sont en nombre insuffisant et de qualité douteuse, et les sondés attribuent une note moyenne globale de 3,8/10.

A notre sens, d’autres facteurs s’ajoutant à ceux évoqués ci-haut par le HCP, nous paraissent importants, qui mettent de l’endorphine dans le quotidien des Marocains. En effet, l’enquête menée récemment par la Compagnie d’Assurance Atlanta, en faisant appel à l’expertise du cabinet Institut International de Sondages Ipsos , met en exergue des facteurs qui secrètent de la dopamine et distillent du sel dans la vie des Marocains, Il en est ainsi de :

– La religion qui apparaît comme créatrice de béatitude en apportant sérénité, réconfort et confiance aux Marocains. L’étude a démontré que 80% des Marocains estiment que la pratique du culte procure du bonheur. Ce pourcentage traduit la profondeur spirituelle de la personnalité marocaine qui, en dépit de la modernisation de sa société, reste une personnalité attelée à l’histoire avec toute sa connotation religieuse.

Cette adoration spirituelle du Marocain représente sous un angle d’analyse religieuse la nature de la personnalité de l’Homme Marocain qui, à travers la pratique religieuse, tente de se réconcilier avec soi.

DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate AR-RA’D (LE TONNERRE) (Verset 28), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah”. N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs? “. A défaut, Dieu n’a-t-il pas dit dans Sourate TAHA (Verset 124), Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux “Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne”.

– La stabilité : A priori, beaucoup auraient pu penser que, selon la perception des Marocains, l’argent est le secret du bonheur : Il n’en est rien, pour le Marocain et comme dit le dicton ancestral français “L’argent ne fait pas le bonheur » puisque l’enquête, auprès d’un échantillon de 2.100 personnes révèle que le bonheur des Marocains réside dans leur tranquillité d’esprit. Ainsi, 36% des personnes interrogées y consentent une importance capitale. Effectivement, la paix intérieure (stabilité) nous permet de ressentir un état de tiédeur intrinsèque indispensable à la perception extérieure de la joie de vivre.

– La Famille : Cette étude nationale sur le bonheur d’Atlanta Assurances nous a permis de naviguer dans l’océan qui fait le Bonheur des Marocains, à savoir les relations familiales sociales solides dont jouit le tissu familial Marocain qui sont des conditions importantes du bien-être psychologique où 70% des Marocains le citent comme source de bonheur.

Il nous semble que les résultats de cette étude sont un véritable document de référence sur les projections des Marocains pour le bonheur. Ce qui peut aider les acteurs politiques et économiques dans la planification et la construction des éléments de bonheur pour le Marocain : L’étude du HCP le confirme, il faut travailler dans l’ordre du logement, en trouvant une solution à cette offre de plus en plus problématique des « champions » de la promotion immobilière qui se trouvent être aujourd’hui, presque tous, dans l’œil du cyclone. Puis il y a la santé, comme cela a également été confirmé par l’enquête récemment menée par Atlanta. Ce n’est pas à elle seule l’argent qui fait le bonheur.

Bonheur et bien-être devraient donc être érigés en tant qu’objectifs de politique publique, non seulement pour leur finalité en tant que tels mais aussi pour leurs nombreux effets secondaires et leurs externalités positives car le bonheur des uns fait le bonheur des autres ; Le bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent : c’est une des conclusions des recherches menées pendant plus de 20 ans par deux scientifiques américains, dont l’étude est publiée, en décembre de cette année 2015, par le British Medical Journal (BJM).

Ce serait pourtant dans l’intérêt de tout le Maroc, car, à notre sens, plus un Marocain est heureux, plus il est productif, gagne davantage et se comporte plus civilement en société : On n’est plus, in fine, dans le Produit National Brut (PNB) ; l’économie n’a pas à elle seule la clé du Bonheur, mais bel et bien dans le Bonheur National Brut (BNB) du Maroc.

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8 Mars et la FEMME : show de l’ONU ou écran de fumée ???

by Mustapha Maghriti 7 mars 2024
written by Mustapha Maghriti

8 Mars de chaque année, c’est le même tohu-bohu, la même allégation, le même tapage médiatique. 8 Mars de chaque chandelle, c’est le même récital, la même musique et le même festival : Bouquetière de roses, magasins de Make up et romanesque féminine pour commémorer la fête de la rose. Tous les 8 Mars de chaque année, la fête de la Femme revient manifestement de bonne affectivité sur un ton suave.

Historiquement, faut-il rappeler que le 8 Maris est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la fin des inégalités par rapport aux hommes. Elle est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une « Journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910 à Copenhague, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

Le 8 Mars 1977, reprenant l’initiative communiste et à la suite de l’année internationale des femmes de 1975, l’Organisation des Nations unies adopte une résolution enjoignant à ses pays membres de célébrer une « Journée des Nations unies pour les droits des femmes et la paix internationale » plus communément appelée par l’ONU « Journée internationale de la femme »

D’emblée, toutes ces affichettes publicistes raffinées ornementées de fleurettes rouges ne camouflent-elles pas les endurances et les désolations d’une féminité à fleur de peau ? Tous ces ces posters parés de fleurs galantes ne dissimulent-ils pas un féminisme en sursis ?

tous ces panneaux publicitaires avec, en prime, les  sempiternelles opérations Marketing et Sexistes vantant vernis à ongles, « chocolats réservés aux femmes » ou bouquets de fleurs ne camouflent-elles pas des cris d’orfraie exhibant les souffrances et les douleurs d’une féminité en supplice à travers des coups et blessures, agressions, viols, rapts, kidnappings, harcèlement moral, stress et violence psychologique et physique ?

Pièces à conviction: En Afghanistan, les femmes ou les Hirondelles de Kaboul pour reprendre Yasmina Khadra, redoutent un régime phallocrate qui macère les femme Afghanes sur leur quotidien à travers des comportements réprimants et punitifs  à aller à l’école, de travailler, pâtissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un protecteur masculin. Le régime misogyne des talibans qui ont repris le pouvoir à Kaboul, le 15 Août 202, repousse un peu plus chaque semaine les femmes de la société où après l’accès aux parcs et aux salles de sport, les écoles, les universités et les emplois en contact avec le public leur sont désormais fermés.

En Iran, on s’en souvient amèrement le 16 Septembre 2022 de la barbarie à l’encontre de l’Iranienne Mahsa Amini morte en détention trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs en raison du port de son Hijab, jugé non conforme à la loi ;  une  persécution qui a affolé les réseaux sociaux dans les 4 coins du monde, dont les images les plus virales sur la toile sont celles où l’on voit des Iraniennes brûler leur foulard et couper leur cheveux sur d’autres cieux. Cet exemple et non le moindre révoltant et à peine illustre la traumatisme psychologique, sociale, et l’humiliation quotidienne des Iraniennes ainsi que l’infériorité sociale et juridique que le régime islamique et sa charia leur assaillent.

Au Maroc, chaque 8 Mars, la femme Marocaine est haussée sur un piédestal avec des syllabes galantes, des slogans qui dérobent l’écran de fumée d’une Société Marocaine phallocrate dans l’offense, non pas d’une journée solennisée une fois chaque année, mais des temps de calvaire sans toutefois arriver à la péréquation des chances avec la virilité, dans tous les domaines de la vie. 

Ne s’en souvient-on pas de la fameuse affaire   » sexe contre bonnes notes » qui a embrasé la toile dans le système éducatif et dans laquelle plusieurs professeurs noceurs ont été impliqués dans des propositions indécentes contre validation de notes.

 » sexe contre bonnes notes » ne constitue-t-il qu’une partie émergée de l’Iceberg ; ce fléau ne passe-t-il pas sous silence et sous la servitude les Us phallocentriques à l’égard des femmes et reloge la Femme dans une situation dessaisie de ses droits fondamentaux sans que justice soit faite ? Combien de manipulations abjectes connexes se passent journellement dans des établissements d’enseignement supérieure, publique ou privée, mais aussi dans la vie professionnelle ?

À coup de clichés sociaux, la « HACHOUMA », hérités au fil du temps, la ségrégation de genre évince notre patrie le Maroc de la contribution de la Femme. Or, aujourd’hui plus que jamais, l’appréciation de l’efficacité doit répondre à une logique asexuée. Certes, la Constitution de 2011 avait jeté les jalons d’une meilleure onction de la femme, mais leur concrétisation sur le terrain pointe encore à l’horizon en la refonte du Code de la famille qui suscite l’espoir des féministes annoncée par le Souverain Marocain en juillet 2022.

Le 8 Mars doit transcender l’aspect mercatique et Marketing de la journée de la Femme ; il doit être une opportunité d’appréciation, de critique et de visibilité pour les associations de défense des droits des Femmes. En sus, le 8 Mars doit être une moment de vérité « en flashant » les médias, les intellectuels sur les inégalités et les injustices dont les femmes sont proies à travers les 4 coins de la planète, car il reste, du chemin à patrouiller pour que l’équité́ genre soit vraie.

Les Femmes avec un grand F MAJUSCULE, dans leur diversité, relèvent de grands défis, quotidiennement sans attendre une fleure rouge d’une journée éphémère 8 Mars pour se remettre en selle ; elles n’attendent pas ce jour Onusien épisodique pour gagner leurs vies, pour se battre pour leur sacerdoce et leur mission noble.

Très loin de tout abus, très loin de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, il est un devoir de remmailler les préceptes de l’Islam, colmater les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater un subconscient humain gravitant dans l’orbite des valeurs de la familiarité, de l’attachement et la dévotion.

Ne doit-on pas interroger ces interpellations qui montrent les valeurs de la Femme à travers notre culte ? Qui était le premier à croire à la mission épineuse et sublime de tous les temps et de toute l’humanité du Prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et son salut soient sur LUI ? N’est pas une FEMME avec un grand Majuscule ?

C’est une FEMME, première épouse du Prophète de l’islam, la Mère des croyants et croyantes, KHADIJA bint Khuwaylid qu’Ibn Kathir la décrit comme une femme noble et d’une grande intelligence. La SAINTE KHADIJA bint Khuwaylid crut tout de suite à la mission de SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI, et devient la première convertie après la révélation du Prophète. 

En outre, sur qui le prophète SIDNA MOHAMMED que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI s’est rendu l’âme ? N’est ce pas sur les pieds d’une Femme, en l’occurrence sur les saints pieds d’Oummouna AICHA. 

Quel était la dernière déclaration du Prophète avant de rendre l’âme ? Le dernier appel du Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur LUI a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim “Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes.” 

Le Prophète, paix et bénédiction sur LUI, dans son dernier message avant de rendre sa sainte âme, nous recommande, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer affectueux, affectif et affable avec elles, pour preuve, il les fait comparer à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant de rendre sa Sainte âme : ” Je vous conseil la bonté envers les Femmes”. 

 

 

 

 

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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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