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Mustapha Maghriti
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Le deuil de la candeur

by Mustapha Maghriti 18 février 2016
written by Mustapha Maghriti

Aujourd’hui, près de 2­­60 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont plus de 170 millions dans des conditions perfides. Par ailleurs, chaque année, plus d’1 million de ces mômes seraient victimes de la traite d’êtres humains. Faut-il rappeler que le travail des gamins fait référence à tout travail qui les exhérède de leur enfance tout en portant préjudice à leur santé physique et mentale et entravant leur bon développement personnel et psychologique.
En Amérique du Nord et en Amérique Latine, les enfants sont victimes de la prostitution pour assouvir l’appétit pervers des touristes, et sont de plus en plus exploités par les trafiquants de drogue.
En Europe, des enfants sont enlevés, servant de main d’œuvre bon marché ou approvisionnant les réseaux de prostitution qui foisonnent en Europe de l’Est.
Au Maroc, le travail des mouflettes n’est pas un épiphénomène. C’est une réalité saignante vécue au quotidien par une grande frange de la population enfantine. En effet, plus de 69.000 gosses continuent d’être concernés par ce fléau social, selon les derniers chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Ce nombre reste toutefois en deçà de la réalité ; Il avoisine les deux millions d’enfants si l’on prend en compte les innocents qui, tout en fréquentant l’école, exercent en parallèle un travail, ceux dont le travail n’est pas déclaré, et ceux qui s’acquittent de tâches ménagères durant au moins quatre heures par jour.

Selon la même enquête sur l’emploi réalisée par le HCP, 1,5% des angéliques âgés de 7 à moins de 15 ans travaillaient, contre 9,7% en 1999. Le problème reste singulièrement pléonastique dans le milieu rural, où 62.000 naïfs travaillent, contre 7.000 en milieu urbain. Le phénomène dévore davantage les garçons (60,1%) que les filles (39,9%) où les fillettes domestiques (petites bonnes) en majorité dans le milieu urbain sont des migrantes rurales, analphabètes ou d’un niveau scolaire faible. 
Les mobiles de mise au travail de ces candides sont la pauvreté(où le salaire est empoché par les parents), la non-scolarisation, et le minuscule revenu des familles dont elles sont issues. Récemment, l’intervention des intermédiaires ou médiateurs dans l’embauche attise davantage ce fléau et exaspère encore la vulnérabilité des plus jeunes. 
La servitude à laquelle s’attelle ces mineures au quotidien n’est pas sans risque : Avec plus de 32 heures de travail par semaine en moyenne ( chiffre révélé par le HCP), la difficulté des tâches et les conditions affligeantes de travail fécondent de moult problèmes tels que le vieillissement précoce, la malnutrition, la dépression, la dépendance aux drogues,……….. etc.

Ces crédules, issus de milieux déshérités, de groupes minoritaires, ou enlevés de leur famille, ne bénéficient d’aucune protection. Les employeurs font le nécessaire pour les rendre complètement indécelables et de pouvoir ainsi disposer d’une mainmise sur eux. Ces pigeons travaillent dans des conditions serviles et ignominieuses, tympanisant tous les principes et droits fondamentaux de la nature humaine.
Par ailleurs, en termes de projection du devenir de cet impubère, un enfant qui travaille ne pourra pas suivre une scolarité normale et sera voué à devenir un adulte analphabète n’ayant aucune possibilité d’évoluer dans sa vie professionnelle et sociale. Dans certains cas, le travail des immaculés nuit aussi à leur dignité et à leur moralité, notamment lorsqu’il s’agit d’activités à des fins obscènes. De surcroît, un enfant qui travaille sera davantage exposé à la maltraitance. Ces puretés sont très souvent victimes de violences physiques, mentales, et sexuelles.

La représentante de l’UNICEF Regina De Dominicis, n’a-t-elle pas citée dans un communiqué sévère que le travail des enfants, quel que soit leur âge, les prive de leurs droits d’éducation, à la protection, à la participation, au développement et à la santé, comme il les expose à différentes formes de vulnérabilité économique et sociale et à différentes formes d’exploitation . 
la majorité à la Chambre des représentants, faisant litière des avis du Conseil national des droits de l’Homme et du Conseil économique social et environnemental, a présenté des amendements ( conditionné l’autorisation des bonnes de 16 et 17 ans d’exercer dans les maisons par le consentement par écrit et dûment légalisé à l’arrondissement de leurs parents ou tuteurs) mais sans interdire le travail des mineures.

En pleine discussion législative sur la question, l’UNICEF a rappelé au gouvernement et aux parlementaires marocains leurs devoirs en matière d’âge légal de travail pour les enfants, qui doit être fixé à 18 ans, une mesure qui ne fait qu’effleurer une réalité plus crue, puisque ce sont les petites mineures de 8 à 12 ans qui sont les plus demandées par les employeurs au Maroc. 
Elles se réveillent à l’aube et ne se couchent que très tard le soir. Elles ne dorment toujours que d’une oreille, prêtes à anticiper les besoins des membres de la famille dont elles ne font pas partie. On les reconnaît à leurs mains de petites vieilles. Des paumes ridées, usées, élimées, meurtries, à force de nettoyer, astiquer, éplucher, porter. Les visages semblent plus âgés, empreints d’une immense lassitude. Les regards plus durs. Mais ces bras-là, ces visages, sont bien ceux de fillettes de sept ans. Epineux d’imaginer la souffrance et le martyre derrière ces yeux baissés et ces épaules voûtées.
Seule une paupérisation extrême doublée d’une grande ignorance peuvent pousser des parents à se séparer de leur enfant, le livrant aux mains d’inconnus.
Les députés du PJD, RNI, MP et PPS ont demandé d’excommunier le travail des domestiques mineures pendant la nuit ou de porter des objets lourds. Mais qui sera l’organisme habilité à s’assurer du respect des engagements des employeurs ? La question reste posée.

Certes, l’école joue un grand rôle dans la réduction du nombre des enfants qui travaillent, mais tant que l’on n’a pas résolu le problème à la source de la pauvreté et des revenus des ménages, tout l’effort ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. In fine, l’Etat Marocain, même en ratifiant la convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), qui interdit le travail des enfants de moins de 15 ans, ne peut jamais appliquer à la lettre, ni lutter contre toutes les formes d’emploi des mineurs et ils restent en guise épilogue trop jeune pour mûrir et trop jeune pour mourir.

18 février 2016 0 comment
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Feu Driss BenAli : Un économiste d’exception

by Mustapha Maghriti 3 février 2016
written by Mustapha Maghriti

C’est comme ce jour du 3 février de l’année 2013, que le célèbre économiste marocain, Driss Benali, s’est éteint à l’âge de 69 ans, dans une clinique de Marrakech suite à une longue maladie.
Cet économiste exceptionnel et au parcours exceptionnel, a marqué de son empreinte toute une société, toute une génération d’étudiants, d’économistes de par ses réflexions, de par sa plume, de pas ses écrits, mais aussi de par son franc-parler légendaire. Natif de rabat entre les quartiers de Diour Jamaâ et Akkari, fief du mouvement national à l’époque du protectorat, il s’abreuva de cette ardeur nationaliste et le restera toute sa vie. L’amour de sa patrie est tellement fort dans ses veines et son ADN qu’après des études universitaires en économie à Grenoble en France, il décide manu militari de rentrer au bercail afin d’apporter sa pierre à l’édifice du changement que connaitra le Maroc depuis.
Professeur très connu à la Faculté de Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Rabat-Agdal où il m’a enseigné en 1990 la passionnante matière des Problèmes Structurels de Développement conne chez les initiés par l’acronyme PSD où il nous noyait dans des débats très animés sur les tares du sous développement avec toute une pléiade d’économistes (Samir Amine, Gunnar Myrdal, Raul Prebisch, Ragnar Nurkse, Arghiri Emmanuel…..)

Aussi, il est réputé d’être le directeur de l’UFR : Economie Internationale où il m’a enseigné les relations économiques internationales en 1998. Dans ce passionnant module il nous submergea dans les rouages du Commerce International et les dédales négociations commerciales internationales avec comme assise conceptuelle la théorie des jeux.
D’ailleurs, je me rappelle, dans le passionnant cours de l’économie internationale, l’une de ses célèbres expressions «S’ouvrir n’est pas s’offrir». Pour le défunt, cet aphorisme résume la pensée d’un économiste qui n’impose pas de réflexion, mais la suggère ; elle signifie que l’accès d’une économie en voie de développement au marché mondial n’est ni une faveur ni un privilège qu’on lui accorde, mais une conquête qui suppose la mobilisation de tout le monde. Oublier cette donnée, c’est se condamner à s’offrir plutôt qu’à s’ouvrir.

C’est dans cette UFR et avec le background qu’il nous a imprégné que j’ai préparé et soutenu mon Doctorat avec ses précieux conseils portant sur la problématique de l’attractivité et les déterminants des Investissements Extérieurs au Maroc. En sus, Feu Driss Benali est spécialiste du Maghreb, acteur associatif, et également connu pour ses analyses pertinentes des différentes questions économiques et sociales. Selon Feu Driss Benali, l’épineuse problématique du développement du Maroc réside, entre autres, dans l’enseignement. En effet, à l’en croire, l’ascenseur social est tout en panne puisque que l’un de ses maillons essentiels a été détruit, à savoir l’enseignement. Un système éducatif qui a pour conséquence de produire de jeunes barbus, de jeunes « Harragas » et de jeunes « star académie » et qui perpétue les castes et les classes sociales.
Feu Driss Benali avait une vision claire sur les ajustements nécessaires à l’essor économique du Maroc : Il estimait nécessaire pour le Maroc de revoir la construction de ses bases économiques, de s’industrialiser davantage et de ne plus dépendre de secteurs sensibles comme le tourisme et l’offshoring qui sont intimement liés à la conjoncture mondiale. 
Je me rappelle fort bien que le défunt était d’une modestie inouïe qui la tenait de son éducation. «Je veux être utile au Maroc » Comme disait Kennedy » il ne faut pas se demander ce que le pays peut nous donner, mais ce que nous pouvons lui apporter », disait-il. 

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des économistes disparus. Certes, il nous a quitté, mais ses proses économiques l’ont rendu immortel.

3 février 2016 0 comment
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Quand la Corruption prospère au Maroc

by Mustapha Maghriti 31 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

Ce n’est pas un secret d’alcôve que la corruption est citée comme un frein structurel majeur à la croissance en nuisant au fair-play, à la concurrence et à la méritocratie économique en faisant fondre les montants destinés à la lutte contre la pauvreté, car elle enfante les mêmes effets qu’une taxe cachée ou des frais généraux illégaux
Aussi, c’est un secret de polichinelle que la corruption dissuade les investisseurs en ébranlant leur confiance ce qui procrée des pertes d’emplois et finit par cadenasser le pays dans la pauvreté et fait également obstacle à la création de PME capables de produire la richesse pour les pays.
Quels sont les pays les plus corrompus dans le monde ? Quel positionnement du Maroc dans la cartographie de la corruption sur le plan mondial, régional et maghrébin ? Dans son classement rendu public le 27 Janvier 2016 par l’ONG Allemande de lutte contre la corruption Transparency International, le Maroc ne fait plus partie des nations les plus vertueuses. Comme à l’accoutumée, le Maroc est de nouveau mis à l’index en matière de corruption : Dans le rapport du fondateur Peter Eigen, notre pays a, une fois de plus, obtenu une place timide, qui le verrouille à la 88éme sur un panel de 168 pays. Dans ce dernier classement, de l’indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde, le Maroc, évalué sur les données de 11 institutions internationales comme la Banque mondiale, le Forum économique mondiale mais aussi sur l’avis d’experts, se trouve dans une position des plus déplaisantes, puisqu’elle obtient un score de 36 sur 100. Par rapport à l’IPC 2014 et avec le même nombre de pays évalués, il a perdu 8 places au classement et 3 points au score.

Faut-il rappeler que l’indice de perception de la corruption est élaboré à partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. Les pays obtenant une note élevée disposent souvent d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à leurs responsables. À l’inverse, une mauvaise note est le signe d’un recours systématique à des pots-de-vin, de l’absence de sanctions en cas de corruption et d’une inadéquation entre les prestations de l’administration et les besoins de la population.
Comparé aux autres pays de la région MENA, le royaume se classe en compagnie de l’Algérie et de l’Egypte à la 10ème place dans une région dominée par le Qatar (22ème au classement mondial devant la France), les Emirats Arabes Unis (23ème), Israël (32ème), la Jordanie (45ème), l’Arabie Saoudite (48ème), le Bahreïn (50ème), le Koweït (55ème), Oman (60ème) et la Tunisie (76ème). Pourtant malgré sa mauvaise place, le Maroc devance des pays comme le Liban (123ème), l’Iran (130ème) et la Syrie (154ème). Le Maroc est également devant les 3 pays de la région MENA figurant parmi les plus corrompus au monde Le Yémen (154ème), l’Irak (161ème) et la Libye (161ème). 

Autant en emporte le vent, les promesses de lutte contre la corruption chantées en chorale par le Gouvernement Benkirane en 2011 et la persistance de l’impunité ne sont que platoniques. L’adoption de la loi sur l’instance de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption et celle, en cours, sur l’accès à l’information, ont ainsi pu altérer une image internationale déjà dégradée. Ces deux textes constituent en effet une régression manifeste par rapport aux dispositions constitutionnelles et aux engagements officiels.
Sur le plan mondial, deux tiers des 168 pays évalués par l’indice 2015 obtiennent une note inférieure à 50; ce qui montre clairement que l’hydre de la corruption continue d’affecter moult pays à travers le globe et des citoyens sont descendus dans la rue pour protester contre la corruption envoyant à leurs dirigeants le message qu’il est grand temps de s’attaquer à la grande corruption ». Tous les Brics (acronyme des cinq puissances économiques émergentes, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont concernés et ont des scores en dessous de 50. En effet, le Brésil considéré comme pays emergent est l’État subissant la plus forte dégradation: il chute de 5 points et de 7 places tombant à la 76e place sur 168 pays. En cause, le méga scandale de corruption du géant pétrolier Petrobras, qui a provoqué une tempête politique dans le pays. L’entreprise publique est accusée d’avoir versé pendant des années des pots de vin à plusieurs personnalités politiques, au moins 25 députés, six sénateurs et trois gouverneurs, dont beaucoup dans la majorité présidentielle, le Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff. Le Danemark conserve la première place pour la deuxième année consécutive tandis que la Corée du Nord et la Somalie en queue de peloton obtiennent les plus mauvais résultats avec seulement 8 points chacun.Les pays les mieux classés partagent certaines caractéristiques : liberté de la presse, ouverture des données sur les comptes publics, haut degré d’intégrité des responsables publics, équité de la justice indépendamment de la position sociale des citoyens et indépendance des institutions judiciaires.En revanche, conflit, guerre, faible gouvernance, fragilité des institutions telle que la Police et la Justice, manque d’indépendance des médias, caractérisent les pays les moins bien classés.Les pays qui ont enregistré une forte baisse au cours des quatre dernières années sont l’Australie, l’Espagne et la Turquie. A contrario, la Grèce, le Sénégal et le Royaume Uni figurent parmi les pays qui ont obtenu la plus forte hausse.Si ce classement est très inégalitaire en fonction de la pauvreté des pays, on retrouve cependant des exceptions, comme le Botswana, un des pays les plus pauvres de la planète mais qui reste le pays africain le moins corrompu aux côtés du Cap VertAu vu du classement timide du Maroc, le pancrace et le pugilat contre la corruption demeure une riflette inéluctable que le Maroc doit triompher et targuer avec toute l’opiniâtreté et la véhémence. Véritable tauromachie qui doit être livrée pour donner son plein essor au développement de l’économie marocaine et le plein sens aux règles de la translucidité, de la bonne gouvernance, et ce, en termes de meilleurs services, d’écoute et de proximité aux citoyens Marocains, piliers qui constituent les fondements de l’Etat moderne, qui gouvernent le fonctionnement de l’administration et qui participent, par essence, de cette vision d’ensemble telle que préconisée par le Souverain Marocain, et qui constitue la matrice du projet sociétal, modèle bâti sur les principes de démocratie politique, d’efficacité économique, de meilleurs services au citoyen et d’un sens élevé de responsabilité à l’égard de la gestion de la chose publique.

La prévention de la corruption et la lutte contre ce phénomène exigent une approche globale qui n’est possible que dans un climat de transparence, de responsabilité et de participation de tous les acteurs de la Société : Les Gouvernements, le secteur privé, les médias, les organisations de la société civile et la population doivent s’associer pour faire reculer ce fléau.

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Commission des Investissements 2016 : Une répartition régionale disproportionnée et disparate de l’investissement

by Mustapha Maghriti 25 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

Le Mois dernier, le 30 Décembre 2015, la Commission des Investissements s’est réunie sous les auspices du chef de l’exécutif en approuvant 21 projets de conventions et d’avenants aux conventions d’investissement pour un montant global de 38,08 Milliards de Dirhams devant générer près de 4 467 emplois directs.
L’éclatement des investissements par secteur dévoile que le créneau de l’Industrie représente plus de 50% des investissements soumis à la Commission avec près de 20 Milliards de Dirhams. 
Le secteur des Télécommunications se positionne dans la 2ème place avec plus de 16 Milliards de Dirhams, soit 42% des investissements projetés. Le secteur de l’Energie lui échoit la 3ème position avec 5% des investissements agréés.
Le dispatching sectoriel des emplois fait ressortir une précellence du secteur de l’Industrie qui augure la création de 2 943 postes d’emploi, soit 2/3 des emplois à créer.
Le secteur de l’Energie occupe le second rang avec 1 045 emplois, soit 23% des emplois prévus.

Comme l’année écoulée, la répartition des investissements par provenance décèle une prévalence des investissements Nationaux : Avec 22,3 Milliards de Dirhams, les investissements nationaux représentent plus de la moitié des investissements projetés soumis pour approbation à la Commission, soit 58% du total. Ce résultat est imputable aux grands projets relevant des secteurs de l’Industrie et de l’Energie. Les Joint-ventures arrivent en seconde position avec 42% du total des montants. Ce résultat est attribuable aux grands projets du secteur des télécommunications.
La ventilation des projets selon leur région de localisation fait ressortir des projets éclatés sur plusieurs régions en 1ère position avec plus de 58% des investissements soit près de 22,23 Milliards de Dirhams. La région de Casablanca-Settat arrive en 2ème position avec près de 15,36 Milliards de Dirhams. Les régions de l’Oriental, Fès-Meknès et Rabat Salé Kenitra arrivent, respectivement, en 2ème, 3ème et 4ème position avec un investissement cumulé de près de 680 Millions de Dirhams.
De ce fait, la répartition des projets des investissements dénote une grande condensation des investissements dans la région du Grand Casablanca, soit 40% du total des investissements soumis à la Commission. L’oriental ne draine que quelques centaines de millions de dhs, soit 1,04% et ne génère que quelques 200 emplois, Fès-Meknès (0,47%) avec seulement 100 emplois et Rabat-Salé-Kenitra avec une part minuscule de 0,26% et ne génère que 2% des emplois crées.

Il en découle du bilan de la commission des Investissements 2016 une grande densité régionale et une large polarisation territoriale de l’investissement sur l’ancienne métropole économique du Royaume ( Grand Casablanca), ainsi qu’une montée des inégalités et disparités régionales du système productif marocain.Ce constat montre que la charte de l’investissement ne s’est pas assortie d’une répartition régionale équilibrée et équitable de l’investissement en dépit des mannes financières octroyées aux régions enclavées et que la croissance des pôles économiques semblent plus se sustenter de la relation horizontale avec d’autres pôles que des synergies verticales avec les arrière-pays.Dans ces conditions, même l’application des articles précités de la charte de l’investissement n’a pas déchaîné un changement dans l’orientation de la dynamique régionale et territoriale de l’investissement.

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Croissance économique et pluviométrie au Maroc en 2016: Vouloir, c’est pleuvoir !!!

by Mustapha Maghriti 20 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

L’optimisme n’est plus de rigueur pour la dynamique économique en 2016 au Maroc, si l’on s’étaie sur les statistiques du Haut-commissariat au plan (HCP) : Les premiers corollaires du retard de la pluie qu’accuse le Maroc commencent à se répercuter non seulement sur les agriculteurs, mais en sus, sur la croissance économique en 2016.En effet, selon la dernière note de conjoncture de Janvier 2016 du HCP, L’économie nationale accuserait un sensitif mouvement de relâchement au premier trimestre 2016, muselée par le revirement de situation marquée par la baisse des activités agricoles, après une campagne 2014/2015 exceptionnellement bonne. La production végétale serait, en effet, bridée, sur l’ensemble de l’année 2016, par une décrue concomitante des rendements et des superficies semées des cultures précoces, sur fond d’une contraction de plus de 51% du cumul pluviométrique automnal, comparativement avec la même période d’une année normale. Les récoltes des céréales, des légumineuses et des cultures fourragères se rétracteraient, mais celles des agrumes et des cultures fruitières manifesteraient une croissance soutenue. La production animale poursuivrait, pour sa part, son évolution positive, revivifiée par un minuscule rebondissement des activités avicoles et des produits annexes à l’élevage. Dans l’ensemble, et sous le postulat d’une récolte céréalière en dessous de la moyenne d’environ 15% et d’une croissance modérée des autres productions végétales, la valeur ajoutée agricole s’infléchirait de 3,4%, en variation annuelle, au premier trimestre 2016. 

En sus, le rythme de progression des activités agricoles se serait légèrement tempéré au quatrième trimestre 2015, atteignant +14,5% après avoir culminé à +15,9% au troisième trimestre. Cette continence se serait assortie par une hausse des prix hors céréales et arboriculture ; l’indice des prix à la consommation des légumes frais ayant gradué de 8,7% au cours des mois d’octobre et novembre 2015, en variation annuelle. Les prix de la production animale auraient, également, poursuivi leur effusion amorcée au mois de juillet. Ils auraient été, particulièrement, altérés par la décélération des abattages du grand cheptel, dans un contexte de relâchement de la demande et du boisage du mouvement de stockage de la part des éleveurs, plus exaspéré après le rituel du sacrifice. 

Toutefois, la croissance de la valeur ajoutée hors agriculture se serait légèrement améliorée au quatrième trimestre 2015, pour frôler les 2,1%, au lieu de +1,7% un trimestre auparavant. Les services marchands, ranimés par l’amélioration de la demande intérieure, en auraient constitué la composante la plus dynamique. Les activités secondaires, contribuant pour 0,5 point à la croissance globale, auraient été mieux orientées, même si leur évolution annuelle serait restée modeste. C’est ainsi que les industries manufacturières auraient réalisé une croissance de 2%, au quatrième trimestre 2015, en variation annuelle, favorisée par la bonne prouesse des industries agroalimentaires (+3,2%) et le redressement de 3% des IMME, dans le vestige d’une demande extérieure favorablement orientée pour les industries de l’automobile, des conserves de légumes et de poissons. Les industries du textile et du cuir auraient, quant à elles, quelque peu décéléré marquant un accroissement de 1,4%, tandis que celles de la chimie et parachimie auraient légèrement repris, enregistrant une hausse timide ne dépassant pas 1%, en glissement annuel. Les autres industries auraient, en revanche, continué de pâtir de la contraction des activités du raffinage.

In fine, la croissance devrait être presque deux fois moins forte en 2016 que l’année écoulée : Après une augmentation chiffrée à 4,3% en 2015, la hausse du PIB ne devrait être que de 2,6% en 2016, du fait d’une production agricole moins intarissable ; cette prévision de croissance de 2,6% en 2016 apparaît beaucoup bien plus pessimiste que celle du FMI notamment qui table, lui, sur une croissance de 5%. Des chiffres peu encourageants pour le gouvernement Benkirane en quasi fin de mandat. Ce qui nous incite, en guise d’épilogue à exhumer la célèbre la phrase du maréchal Lyautey: Gouverner, c’est pleuvoir et combien la réalité est têtue et ne s’inféode à aucune promesse, preuve en est : Elle est très loin du taux de 7% par an (210.000 postes d’emploi chaque année), qu’avait promis le parti barbu lors de sa campagne électorale de 2011.

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La compétitivité durable au Maroc 2015 : Un morceau-de-bravoure mitigé

by Mustapha Maghriti 12 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

Compétitivité, ce leitmotiv servi à toutes les sauces, sur toutes les tables des négociations commerciales, employé à tour de bras dans les pourparlers économiques, évoquée dans le débat public sur l’insertion des pays en développement dans la dynamique des relations économiques internationales. Si cette notion est régulièrement amorcée dans l’ouverture des congrès économiques et évoquée dans les meetings sur la dynamique économique et sociale, elle demeure relativement vague parce qu’il n’existe aucune définition communément admise : Compétitivité microéconomique (entreprise), méso économique (branche) et macroéconomique (pays) qui se définit comme l’ensemble des facteurs permettant à un pays de générer de la croissance et d’améliorer le niveau de vie de ses habitants. Aussi, cette notion n’a pas de mesure précise : parfois croissance, parfois production, parfois exportation qui servent d’étalon de mesure.

Malgré la nébulosité et l’obscurcissement qui entoure le concept de la compétitivité, il existe des rapports qui tentent de mesurer la compétitivité à l’instar du forum économique mondial (World Economic Forum) et du think thank suisse SolAbility www.solability.com qui vient de publier le rapport de la compétitivité durable dans le monde 2015 The Global Competitiveness Report www.weforum.org/global-competitiveness-report
SolAbility définit la compétitivité durable comme étant la capacité à générer et maintenir la richesse inclusive tout en améliorant le niveau de vie dans un contexte de mondialisation. L’indice est déterminé à partir de 106 indicateurs quantitatifs colletés auprès de la Banque mondiale et des instances Onusiennes, lesquels sont agrégés en 5 sous-indices : le capital naturel, l’efficacité des ressources, le capital social, le capital intellectuel et la gouvernance.

Sur 180 pays et avec une moyenne de 37,4, le Maroc arrive au 133ème rang devant le Bangladesh 134ème et l’Uganda 135ème.
Au niveau de la zone MENA, l’Arabie Saoudite est bien positionné à la 36ème place, le Qatar est 67ème, Israël à la 62ème tandis que les Emirats Arabes Unis arrivent au 120ème rang, non loin du Maroc. Au Maghreb, le royaume est devancé dans le classement par son limitrophe algérien (74ème) et tunisien (122ème).
En tête du classement se hissent les pays scandinaves menés par l’Islande, puis la Suède, la Norvège et la Finlande. Le Danemark 9éme, le Japon 11éme, la Nouvelle Zélande 12 éme. 
Cependant les auteurs SolAbility notent que le classement élevé d’un pays ne veut pas dire ipso facto qu’il est celui ayant la compétitivité la plus durable : Les données globales ne sont qu’une moyenne et les prouesses des pays sont mieux reflétées au niveau des sous-indices.
Ainsi le Maroc, bien qu’occupant une place peut avantageuse dans le classement global, fait meilleure figure en matière de capital intellectuel : Il est classé à la 79ème mondial avec 37,1 points, le sous-indice étant dominé par la Corée du Sud en 1er position, la Chine (2 ème), le Liechtenstein (3 ème), l’Allemagne (4 ème) et le Japon (5 ème). 
Ce sous-indice mesure la capacité de concurrence d’un pays dans un marché mondialisé grâce à l’innovation durable, fondée sur des facteurs tels que l’éducation et la recherche & développement. Et à ce niveau, le Maroc devance des pays comme le Mexique (81 ème), les Emirats arabes unis (91ème), le Kwait (94 ème), le Qatar (100ème) ou l’Egypte (134 ème). 

A l’égard du sous indice de la gouvernance, le Maroc se trouve à mi-chemin à la (94ème) prenant les devants sur des pays comme les pays bas (97 ème), la Tunisie (105 ème) ou la Grèce (113 ème)
Sur les autres sous-indices, le Maroc est classé au-delà du 130ème rang : Le plus mauvais classement étant celui de l’efficacité des ressources (158ème) avec un score de 29,5 laissant derrière des pays à l’instar des USA ( 159 ème), la Turquie (165 ème), le Kwait (179 ème) et la Corée du Sud ferme la marche dans la 180 ème position et curieusement le pays qui se classe dans la première position est le Guatemala, le Kenya dans la 2 ème place, le Salvador en 3 ème position et l’Ethiopie (4 ème).
Aussi sur le registre du capital social, le Maroc accuse un net recul : Avec une moyenne de 33,6, le Royaume se positionne à la 141 ème place et surclassé de ce fait par des pays à l’instar de l’Egypte (83 ème), la Syrie (85 ème ), le Niger (102 ème) et la Namibie (124 ème).
L’indice de compétitivité intègre aussi des tendances au fil du temps pour permettre une meilleure expression du potentiel de développement futur. Les résultats visent à servir d’alternative au PIB pour les politiques ou les décisions d’investissement, basées sur des perspectives de développement et les risques actuels et futurs des nations.

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Zouj frank : Seul point de convergence entre la majorité et l’opposition

by Mustapha Maghriti 29 décembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Pendant l’émission  » Dayf Al Oula  » du Mardi 15 décembre 2015 sur la première chaîne publique Al Oula, le présentateur de l’émission, Mohamed Tijini, a posé une question sur le salaire et la retraite des ministres et des parlementaires à Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’eau. La ministre du Parti du progrès et du socialisme , anciennement Parti communiste du Maroc a qualifié la question de  » populiste » et y a réagit vivement. Et à la question de savoir s’il faut mettre un terme aux avantages et privilèges des ministres et parlementaires, notamment leur retraite dorée, la ministre du parti politique marocain d’idéologie socialiste a fait noyer le poisson dans l’eau et a tenté maladroitement que  le parlementaire ne touche que Zouj Frank (deux francs), le pauvre. Le ministre, selon ses dires, dispose d’un mandat de 5 ans, mais c’est comme s’il avait travaillé 15 ans ou 20 ans. 

Tirés par les cheveux, des propos qui ont soulevé un tollé et déflagration sur les réseaux sociaux et les journaux et même sur les chaînes étrangères et certains allant jusqu’à la surnommer « la ministre à deux francs », d’autres la désignant digne successeur de Mohamed Ouzzine, ex-ministre controversé de la Jeunesse et des sports.
Les propos de la Ministre du PPS relatifs à la retraite des parlementaires et des Ministres nous amènent à soulever deux grandes interrogations :
– Primo, dans le mandat actuel du Gouvernement Benkirane, la pérennité de la retraite des Ministres et Parlementaires émane des partis politiques de gauche et d’obédience islamique PJD, qui , autrefois étaient, dans l’opposition, des partis politiques qui se prétendaient toujours être de proximité du peuple Marocain, ce qui nous interpelle à poser la subtile apostrophe sur l’échauffourée et la polémique entre l’opposition et la majorité durant ces 4 dernières années. Avouons le et disons nos 4 vérités en face : Les Forces parlementaires, au Maroc, sont en désaccord sur tous les points, mais en parfaite eurythmie et même fraternité sur l’éternelle pension viagère des Ministres et Parlementaires,
– Secundo, le chef de exécutif propose une mouture des plus insolites de la réforme de la retraite sans au prélude, se poser la question que cette refonte commence justement par les Zouj frank qui n’a aucune assise juridique et de facto le 1er Ministre n’a qu’une seule réforme en point de mire : toucher les humbles fonctionnaires dans leur seul et unique source de revenu, dans leur seul franc , un Gouvernement qui a validé plusieurs réformes qui touche l’écrasante majorité des pauvres et tend piano piano à éroder ce qui reste de la classe moyenne pour lui faire accolade avec la classe pauvre pour distiller, in fine, une large classe démunie. Comment peut-on parler dans ce cas, d’une croissance économique tirée par la demande ?

Contextualisons les propos de Madame la Ministre PPS , en occurrence Zouj Frank : Le Gouvernement barbu light reste en mode silence radio sur la retraite des parlementaires sans aucun appui juridique et ce dans une phase où l’actuel Gouvernement prêche à cor et à cri des textes sur la lutte contre la corruption, l’économie de rente et la rationalisation des deniers publics.
Certes, le Gouvernement actuel peut nous acculer par une ruse réponse que la retraite des Ministres et Parlementaires est un héritage et leg du passé et que ce n’est pas nouveau et là je répliquerai que la réforme de la retraite n’est pas non plus du nouveau et que l’exhumation du dossier de la réforme de la retraite des Fonctionnaires commence quand sera inhumé la retraite des Ministres et Parlementaires et ce pour deux raisons :
1- Il n’y a aucune loi qui octroie aux députés les Zouj Frank vocable de Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’eau
2- La pension du parlementaire, après la fin de son mandat, le transforme en fonctionnaire fantôme qui bénéficie d’une pension à vie sans aucun texte juridique, car faut-il le rappeler : les indemnités parlementaires prennent fin avec la fin de leur mandat et de fait il n’y a aucune pièce à conviction qui accorde au parlementaires les Zouj Frank.
Somme toute et au nom de la démocratie, le chef de exécutif est astreint à fournir des justificatifs juridiques sur les Zouj Frank. Aussi, l’opposition, qui reste silencieuse sur les Zouj Frank, devra donner des signaux de bonne foi à la société civile ( fonctionnaires) pour mettre en four du parlement le débat sur la retraite des Ministres et Parlementaires, un débat s’il y en aura, calibrera de manière tangible la convergence et/ou la divergence du député entre son intérêt personnel et l’intérêt public.

Gauche , Droite, Islamique ou Centre, Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion, disait Voltaire.

29 décembre 2015 0 comment
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L’année 2015 : Un happy ending

by Mustapha Maghriti 26 décembre 2015
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On est à l’orée de l’année 2015, une année 2015 des plus orgastique, des plus douloureuse, des plus taciturne, insculpée et lithographiée par le décharnement de la folie humaine : la misanthropie sempiternelle en Palestine, l’apanthropie en Irak, le traumatisme au jour le jour en Syrie, l’effusion du sang de Charlie Hebo et Paris, l’anthropophobie en Tunisie, le primitivisme dans certains de nos pays africains et la rusticité en Asie.
Cependant si chaque pièce à son revers, la vie, aussi heureusement, a intrinsèquement sa propre dialectique, preuve en est, elle s’achève par un événement exceptionnel : La célébration de la naissance de deux Prophètes exceptionnels Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et Sidna Aissa Jésus alayhi salam et que le Salut et la Paix soient sur eux…Un signe du destin … On trouvera toujours des brins d’herbe entre les pavés. N’est ce pas ma définition de l’espoir ?

Il est temps et urgent, aujourd’hui, de penser au retour du raisonnable .C’est un must d’oser et espérer encore une fois vers un sursaut salutaire, passer enfin de l’ère de la hache de guerre à l’âge de la raison et c’est impérieux d’opposer aux pessimistes de la raison l’optimisme de la volonté. Amorçons par séparer le bon grain de l’ivraie, l’humanité d’un côté et la connerie humaine de l’autre.
Ce monde, nous le partageons tous, avec toutes ses diversités qui sont les nôtres. Le monde est fait de couleurs différentes, de senteurs, de multiples sons, de rires, de saveurs, de cultures et de religions qui en fait toute sa beauté.Ne laissons pas les endiablés et illuminés de tous genres vouloir le gangrener. Ne laissons pas les fanatiques et les pétulants  de tout bord vouloir le nécroser.

Nous célébrons la naissance du Prophète Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et nous célébrons, aussi, la naissance du Prophète sidna Aissa paix et bénédiction de DIEU soit sur lui, je tiens à souhaiter à toute la Famille Humaine en général et dans toute sa diversité et aux Musulmans en singulier tout ce qui ne se monnaye pas : Paix, Santé, Sérénité et Bonheur.
Pensée profonde à tous les malheureux et opprimés de la planète que les guérillas les a faits perdre la chaleur de leur famille en cette froideur d’hiver.

I have a dream : Passer d’un monde forminable vers un monde formidable.
A tous les musulmans : Aid Moubrak Said
A tous les chrétiens : Joyeux Noel
Et à toute la planète: Joyeux No War.

A toute l’humanité et en guise d’épilogue Abbé Pierre n’a-t-il pas dit sagement « L’homme reste toujours libre de croire ou de ne pas croire, de suivre les commandements de Dieu ou de ne pas les suivre. Cette liberté de conscience est fondamentale. C’est la condition même de l’amour » Point barre.

26 décembre 2015 0 comment
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La Mort et La fiscalité au Maroc

by Mustapha Maghriti 22 décembre 2015
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Les Américains ont un illustre apophtegme qui fait très mal au portefeuille et froid dans le dos, qui n’est autre que le conciliabule du chef d’œuvre du cinéma du duo Brad Pitt/Anthony Hopkins « Rencontre avec Joe Black », « seules deux choses sont certaines en ce monde : La Mort et les Taxes ». Acrimonieuse maxime qui nous évoque l’inexorabilité de deux dogmes que l’humanité a mystiquement polémiquée (les Taxes) ou à temporiser (la Mort).

Au Maroc, il existe, au moins, une certitude mathématique qui prélude la mort de par son caractère indubitable : c’est la pression fiscale. En effet, en vertu du dernier rapport “Paying Taxes 2016” rendu public en ce Novembre dernier par la Banque mondiale et le cabinet d’audit PwC www.pwc.com/payingtaxes, les Marocains sont plus assujettis que la moyenne mondiale (40,8%), et plus taxés que la moyenne africaine (46,9%). Ils sont cependant moins imposés que les contribuables tunisiens (59,9%) et algériens (72,7%). 
49,1% : C’est le taux d’imposition total au Maroc, incluant notamment les impôts sur le travail (22,3%) et les impôts sur les bénéfices (25,4%). 

Sur un panel de 189 pays, le diptyque Banque mondiale/ Cabinet d’audit PwC classe le Maroc à la 62éme place , et de facto, le Royaume gagne 4 places par rapport à l’année dernière et 12 places par rapport à l’année 2013 et prend les devants sur des économies de l’OCDE à l’instar de l’Allemagne (72éme), la Belgique (90éme) et gagne de vitesse notre limitrophe l’Algérie (169éme), notre rival la Tunisie (81éme), et la Mauritanie qui ferme quasiment la marche à 187éme place. Toutefois des pays africains nous distancent tel la Namibie en 3 position avec un taux d’imposition de 21,3%, l’Egypte 28éme avec un taux de 45% et le Gabon 31éme 45,7%. 

Aussi, dans le dessein de fluidifier les démarches de paiement et dans l’ambition de redorer le blason du climat fiscal via la réduction du temps de paiement, le Maroc a déployé des efforts louables en introduisant ou/et en renforçant les systèmes électroniques de paiement des taxes : Si 232 heures étaient le nombre d’heures nécessaires pour le règlement fiscal en 2013, ce dernier nécessite d’ores et déjà 211 heures, soit environ 9 jours : Un résultat en-deçà de la moyenne mondiale, qui plafonne à 261 heures soit 2 jours de plus et de 4 jours de moins qu’en Afrique. 
La fluidité et le rapetissement du délai de paiements est imputable à l’informatisation des déclarations fiscales et des règlements par l’introduction et le boisage des systèmes électroniques à l’instar de la Direction Générale des Impôts DGI www.tax.gov.ma qui a mis en place la prestation Simpl-Ir www.tax.gov.ma/wps/portal/SimplIR ou service des impôts en ligne pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales par voie électronique en procédant aux télé-déclarations et télé-versements ; une modernisation que seuls 84 pays parmi les 189 étudiés ont mené, dont uniquement 5 dans notre contient noir. 

En sus, la fiscalité Marocaine semble être plus coulante par rapport à nos concurrents dans la mesure où selon le rapport, le nombre de paiements fiscaux auxquels sont soumis les contribuables Marocains est de 6, soit un chiffre relativement faible par rapport à la moyenne mondiale (36,6) et africaine (25,6) résultant d’une compilation de plusieurs impôts et taxes similaires en un seul paiement ce qui permet au Maroc d’être au Pelton des pays Africains dans le critère relatif au nombre de paiements. 
Faudra-t-il s’attendre à une augmentation de la fiscalité en 2016 ? la réponse est vraisemblablement oui : Pour tenir ses engagements contenus dans le projet de la loi de finances 2016, notamment celles d’une élision du déficit budgétaire à 3,5% et d’une augmentation de l’investissement public de 189 Milliards de Dirhams, pour ne citer que ces deux exemples

L’allègement du joug fiscal s’avère capital au Maroc afin d’émousser l’abrasion du pouvoir d’achat, émorfiler la compétitivité, booster la dynamique économique, comme le souligne la courbe de Laffer : c’est la flexion de la pression fiscale qui conduira au rebondissement de l’exhortation à l’épargne et à l’investissement et de facto à celle de la croissance économique génératrice d’une crue continue de la matière imposable qui pondérera la moins value fiscale intrinsèque à la baisse de la pression fiscale, car en guise d’épilogue : Trop d’impôt tue l’impôt . 

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Vendredi 13 Vs Voyeurisme : Je ne suis pas Paris, je suis Humain

by Mustapha Maghriti 7 décembre 2015
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Superstitieux ou incrédule, tout le monde connait Vendredi 13, faut-il rappeler que ce jour a pour singularité d’être associé à une superstition présente dans moult cultures et qui en fait un jour de malheur pour certains ou de chance pour d’autres. 
Au-delà de la paraskevidékatriaphobie, au-delà de la superstition, la réalité a fini par donner raison à la Triskaïdékaphobie et à la paraskevidékatriaphobie au vu du bilan indigeste de la série d’attentats meurtriers qui se sont déroulés à Paris faisant plus de 130 morts. 

Avec l’écho tous azimuts des médias partout dans le monde de cette damnation, un bémol m’apostrophe : Ce jour nous rappelle le 7 Janvier de l’attentat contre Charlie Hebdo et nous fait amnistier la torture quotidienne de la Palestine, ce jour nous fait songer aussi au 11 septembre 2001 et nous rend amnésique devant le traumatisme au jour le jour en Irak et en Syrie. Quel est le rhizome de cette apanthropie? S’il en est un, l’origine de cette misanthropie est à rechercher en dehors de la boutade du Jihad islamique car l’humanité est sacralisée pour DIEU et par DIEU. L’islam est venu interdire l’effusion du sang. Il est venu déclarer que l’âme humaine est inviolable, que la vie humaine est sacrée. 

Deux versets coraniques et un Hadith, il y a plus de 14 siècles confirment notre assertion : 

– DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate La table (Al-Maidah), verset 32 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes ». 

– DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate An-Nisâ’, verset 93 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment ». 

– Le Prophète Salla Allah ‘alayhi wa Salam ne fit-il pas la circumambulation autour de la Ka’ba quand il dit : « Qu’est ce que tu es belle et quelle belle odeur est la tienne ! Tu es si noble et si sacrée ! Par celui qui détient mon âme dans sa main, la sacralité du croyant est plus importante que la tienne : ses biens sont inviolables, de même que sa vie. Nous devons avoir à son égard que de bonnes pensées » ? 
Cette guerrilla est à perquisitionner du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France en particulier ces quarante dernières années. La démission de l’Europe sur la question palestinienne, l’alliance de la France avec les pétromonarchies sont autant d’erreurs qui n’ont fait qu’exacerber la tribulation, nourrir rancœur et cultiver bouillon de monstres, d’assassins, de terroristes, comme si nos ADN contenaient violence, cruauté et hypocrisie. 

D’ailleurs, après les attentas, au sommet dans les réunions, la communauté internationale abdique et destitue ; preuve en est : Ils ne discutent pas de tolérance et religion, ils débattent de donneurs d’ordre, d’hommes de mains, d’intermédiaires, de marchands d’armes, d’objectifs stratégiques, d’intérêts pétroliers.

Le débat sur le rôle des religions, ils le laissent à dessein et délibérément au quatrième pouvoir pour bluffer et galéjer les pauvres bougres que nous sommes au Nord comme au Sud. 
Qui a enfanté et proliféré ces monstres et kamikazes? 

Pour paraphraser Joseph E. Stiglitz , prix Nobel d’économie 2001 dans son fameux ouvrage « Quand le capitalisme perd la tête  » le 11 septembre a révélé une face encore plus sombre de la mondialisation. Le terrorisme aussi franchit aisément les frontières. Ses racines sont complexes, le désespoir et le chômage massif qui règnent dans tant de pays du monde lui offrent un terreau fertile pour faire éclore des autolyses et suicidant.
Sur l’arène mondiale maculée de sang, le monde est-il atteint de voyeurisme ? La sinistrose est-elle la seule réplique à ces crimes odieux ? L’irascibilité et l’acrimonie ne suffisent pas, il faut se poser des apostrophes, oser se les poser : Quelle est la différence entre le soldat américain qui bombarde des innocents en Irak et le guérillero qui flingue des coquebins à Paris, quel est le distinguo entre un soldat russe qui mitraille des candides en Syrie et le terroriste qui en tue dans les rues en Europe ou ailleurs ? 

Qu’on le veuille ou non, les fusillade à Paris ou sur d’autres cieux sont symbiotiquement liées ; qu’on le veuille ou non Daëch est lui-même ; deux faces d’une même médaille : la création cyclopéenne, monstrueuse et outrancière des intérêts de puissance d’un côté et d’argent de l’autre. Voltaire n’a-t-il pas dit « Quand il s’agit de l’argent, tout le monde est de la même religion » ? Et Friedrich Nietzsche n’a dit pas compris lucidement que « Les gens ne veulent pas entendre la vérité, parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent. » ?
Il n’y a pas de Musulmans d’un bloc : il y a les gouvernants soucieux de leurs intérêts et les autres, souffreteux et labiles. Il n’y a pas d’occidentaux : il y a les grands groupes, les politiques à leur service et le citoyen occidental innocent qui débourse parce qu’il ne sera jamais suffisamment protégé. 

Ce qui s’est passé à Paris n’est que l’écho et la réverbération de ce qui se passe dans des pays nécrosés, ce qui s’est passé à dans la ville de Molière n’est que la tonalité des gens qui brament des cris stridents à cause des fulminations, ce qui s’est passée dans la ville de Baudelaire n’est que la réduplication des pays minés par les scélératesses, ce qui s’est passé dans la ville de Jean-Paul-Sartre n’est que l’assonance et consonance des innocents qui poussent des cris d’orfraie de la belligérance où les gens meurent par centaines de milliers, où la peur n’a plus de sentiment parce que la mort belliqueuse et l’exil sont au jour le jour. On est somme toute en face de l’acoustique de l’onomatopée, de la jérémiade et des criailleries. 

Avec ces pays affligés et infligés, je me déclare que je suis l’Irak, berceau civilisationnel décimé ; je suis la résistante Syrie livrée impitoyablement aux hordes armées ; je suis la Palestine, miroir de toutes les injustices et lâchetés ; je suis la Lybie dont les assassins tiennent encore tribune. J’ai mal là où souffre l’humanité dans ce monde qui est notre tribu. Je ne me vêtis pas dans l’emblème d’une autre nation pour afficher mon chagrin : Je me drape du ruban de l’Humanité où je me reconnais. Je ne porte pas le deuil des victimes : je porte les funérailles et les bsèques de l’humanité. 

Le terrorisme est là, l’anthropophobie l’a affûtée, encore faut-il l’assumer avec lucidité ? Et demain, si les Gouvernements en ont le courage, au-delà de leurs calculs politiciens, il faudra y faire face avec des réformes plus profondes que ce qu’on nous dit, plus radicales, en vue de plus d’altruisme et d’humanité dans le monde. Au risque de formuler un vœu pieu, je le formule quand même :  Je porte cependant un deuil qui, à lui seul, à présent, me suffit. Je porte le deuil de ce que je partage avec la France, ce que j’ai gagné chez elle, la grandeur de sa pensée des lumières, la pensée salvatrice de ses philosophes, le courage de ses révolutionnaires, la subversion de son esprit et la légèreté profonde de sa culture. 
Je crains pour cet acquis qui se perd, j’ai peur pour cet universel que foulent des pieds des politicards englués dans leur arithmétique électorale immonde. La France qui exportait la lumière ne doit pas devenir un fournisseur attitré d’obscurité. Les citoyens français ont aujourd’hui une mission qui leur pèse lourdement sur leurs épaules, ils sont en devoir de contraindre leurs élus à redresser la barre d’un navire en perdition. 

Si Victor HUGO disait « Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le Monde » je réplique non pas au nom de Paris, mais au nom de l’humanité « Sauver le Monde, c’est plus que sauver la France, c’est sauver l’Humanité  » car in fine, de par l’humanité, l’âme est un souffle de Dieu, il n’appartient à personne de lui porter atteinte.

7 décembre 2015 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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