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Mustapha Maghriti
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Commission des Investissements 2016 : Une répartition régionale disproportionnée et disparate de l’investissement

by Mustapha Maghriti 25 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

Le Mois dernier, le 30 Décembre 2015, la Commission des Investissements s’est réunie sous les auspices du chef de l’exécutif en approuvant 21 projets de conventions et d’avenants aux conventions d’investissement pour un montant global de 38,08 Milliards de Dirhams devant générer près de 4 467 emplois directs.
L’éclatement des investissements par secteur dévoile que le créneau de l’Industrie représente plus de 50% des investissements soumis à la Commission avec près de 20 Milliards de Dirhams. 
Le secteur des Télécommunications se positionne dans la 2ème place avec plus de 16 Milliards de Dirhams, soit 42% des investissements projetés. Le secteur de l’Energie lui échoit la 3ème position avec 5% des investissements agréés.
Le dispatching sectoriel des emplois fait ressortir une précellence du secteur de l’Industrie qui augure la création de 2 943 postes d’emploi, soit 2/3 des emplois à créer.
Le secteur de l’Energie occupe le second rang avec 1 045 emplois, soit 23% des emplois prévus.

Comme l’année écoulée, la répartition des investissements par provenance décèle une prévalence des investissements Nationaux : Avec 22,3 Milliards de Dirhams, les investissements nationaux représentent plus de la moitié des investissements projetés soumis pour approbation à la Commission, soit 58% du total. Ce résultat est imputable aux grands projets relevant des secteurs de l’Industrie et de l’Energie. Les Joint-ventures arrivent en seconde position avec 42% du total des montants. Ce résultat est attribuable aux grands projets du secteur des télécommunications.
La ventilation des projets selon leur région de localisation fait ressortir des projets éclatés sur plusieurs régions en 1ère position avec plus de 58% des investissements soit près de 22,23 Milliards de Dirhams. La région de Casablanca-Settat arrive en 2ème position avec près de 15,36 Milliards de Dirhams. Les régions de l’Oriental, Fès-Meknès et Rabat Salé Kenitra arrivent, respectivement, en 2ème, 3ème et 4ème position avec un investissement cumulé de près de 680 Millions de Dirhams.
De ce fait, la répartition des projets des investissements dénote une grande condensation des investissements dans la région du Grand Casablanca, soit 40% du total des investissements soumis à la Commission. L’oriental ne draine que quelques centaines de millions de dhs, soit 1,04% et ne génère que quelques 200 emplois, Fès-Meknès (0,47%) avec seulement 100 emplois et Rabat-Salé-Kenitra avec une part minuscule de 0,26% et ne génère que 2% des emplois crées.

Il en découle du bilan de la commission des Investissements 2016 une grande densité régionale et une large polarisation territoriale de l’investissement sur l’ancienne métropole économique du Royaume ( Grand Casablanca), ainsi qu’une montée des inégalités et disparités régionales du système productif marocain.Ce constat montre que la charte de l’investissement ne s’est pas assortie d’une répartition régionale équilibrée et équitable de l’investissement en dépit des mannes financières octroyées aux régions enclavées et que la croissance des pôles économiques semblent plus se sustenter de la relation horizontale avec d’autres pôles que des synergies verticales avec les arrière-pays.Dans ces conditions, même l’application des articles précités de la charte de l’investissement n’a pas déchaîné un changement dans l’orientation de la dynamique régionale et territoriale de l’investissement.

25 janvier 2016 0 comment
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Croissance économique et pluviométrie au Maroc en 2016: Vouloir, c’est pleuvoir !!!

by Mustapha Maghriti 20 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

L’optimisme n’est plus de rigueur pour la dynamique économique en 2016 au Maroc, si l’on s’étaie sur les statistiques du Haut-commissariat au plan (HCP) : Les premiers corollaires du retard de la pluie qu’accuse le Maroc commencent à se répercuter non seulement sur les agriculteurs, mais en sus, sur la croissance économique en 2016.En effet, selon la dernière note de conjoncture de Janvier 2016 du HCP, L’économie nationale accuserait un sensitif mouvement de relâchement au premier trimestre 2016, muselée par le revirement de situation marquée par la baisse des activités agricoles, après une campagne 2014/2015 exceptionnellement bonne. La production végétale serait, en effet, bridée, sur l’ensemble de l’année 2016, par une décrue concomitante des rendements et des superficies semées des cultures précoces, sur fond d’une contraction de plus de 51% du cumul pluviométrique automnal, comparativement avec la même période d’une année normale. Les récoltes des céréales, des légumineuses et des cultures fourragères se rétracteraient, mais celles des agrumes et des cultures fruitières manifesteraient une croissance soutenue. La production animale poursuivrait, pour sa part, son évolution positive, revivifiée par un minuscule rebondissement des activités avicoles et des produits annexes à l’élevage. Dans l’ensemble, et sous le postulat d’une récolte céréalière en dessous de la moyenne d’environ 15% et d’une croissance modérée des autres productions végétales, la valeur ajoutée agricole s’infléchirait de 3,4%, en variation annuelle, au premier trimestre 2016. 

En sus, le rythme de progression des activités agricoles se serait légèrement tempéré au quatrième trimestre 2015, atteignant +14,5% après avoir culminé à +15,9% au troisième trimestre. Cette continence se serait assortie par une hausse des prix hors céréales et arboriculture ; l’indice des prix à la consommation des légumes frais ayant gradué de 8,7% au cours des mois d’octobre et novembre 2015, en variation annuelle. Les prix de la production animale auraient, également, poursuivi leur effusion amorcée au mois de juillet. Ils auraient été, particulièrement, altérés par la décélération des abattages du grand cheptel, dans un contexte de relâchement de la demande et du boisage du mouvement de stockage de la part des éleveurs, plus exaspéré après le rituel du sacrifice. 

Toutefois, la croissance de la valeur ajoutée hors agriculture se serait légèrement améliorée au quatrième trimestre 2015, pour frôler les 2,1%, au lieu de +1,7% un trimestre auparavant. Les services marchands, ranimés par l’amélioration de la demande intérieure, en auraient constitué la composante la plus dynamique. Les activités secondaires, contribuant pour 0,5 point à la croissance globale, auraient été mieux orientées, même si leur évolution annuelle serait restée modeste. C’est ainsi que les industries manufacturières auraient réalisé une croissance de 2%, au quatrième trimestre 2015, en variation annuelle, favorisée par la bonne prouesse des industries agroalimentaires (+3,2%) et le redressement de 3% des IMME, dans le vestige d’une demande extérieure favorablement orientée pour les industries de l’automobile, des conserves de légumes et de poissons. Les industries du textile et du cuir auraient, quant à elles, quelque peu décéléré marquant un accroissement de 1,4%, tandis que celles de la chimie et parachimie auraient légèrement repris, enregistrant une hausse timide ne dépassant pas 1%, en glissement annuel. Les autres industries auraient, en revanche, continué de pâtir de la contraction des activités du raffinage.

In fine, la croissance devrait être presque deux fois moins forte en 2016 que l’année écoulée : Après une augmentation chiffrée à 4,3% en 2015, la hausse du PIB ne devrait être que de 2,6% en 2016, du fait d’une production agricole moins intarissable ; cette prévision de croissance de 2,6% en 2016 apparaît beaucoup bien plus pessimiste que celle du FMI notamment qui table, lui, sur une croissance de 5%. Des chiffres peu encourageants pour le gouvernement Benkirane en quasi fin de mandat. Ce qui nous incite, en guise d’épilogue à exhumer la célèbre la phrase du maréchal Lyautey: Gouverner, c’est pleuvoir et combien la réalité est têtue et ne s’inféode à aucune promesse, preuve en est : Elle est très loin du taux de 7% par an (210.000 postes d’emploi chaque année), qu’avait promis le parti barbu lors de sa campagne électorale de 2011.

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La compétitivité durable au Maroc 2015 : Un morceau-de-bravoure mitigé

by Mustapha Maghriti 12 janvier 2016
written by Mustapha Maghriti

Compétitivité, ce leitmotiv servi à toutes les sauces, sur toutes les tables des négociations commerciales, employé à tour de bras dans les pourparlers économiques, évoquée dans le débat public sur l’insertion des pays en développement dans la dynamique des relations économiques internationales. Si cette notion est régulièrement amorcée dans l’ouverture des congrès économiques et évoquée dans les meetings sur la dynamique économique et sociale, elle demeure relativement vague parce qu’il n’existe aucune définition communément admise : Compétitivité microéconomique (entreprise), méso économique (branche) et macroéconomique (pays) qui se définit comme l’ensemble des facteurs permettant à un pays de générer de la croissance et d’améliorer le niveau de vie de ses habitants. Aussi, cette notion n’a pas de mesure précise : parfois croissance, parfois production, parfois exportation qui servent d’étalon de mesure.

Malgré la nébulosité et l’obscurcissement qui entoure le concept de la compétitivité, il existe des rapports qui tentent de mesurer la compétitivité à l’instar du forum économique mondial (World Economic Forum) et du think thank suisse SolAbility www.solability.com qui vient de publier le rapport de la compétitivité durable dans le monde 2015 The Global Competitiveness Report www.weforum.org/global-competitiveness-report
SolAbility définit la compétitivité durable comme étant la capacité à générer et maintenir la richesse inclusive tout en améliorant le niveau de vie dans un contexte de mondialisation. L’indice est déterminé à partir de 106 indicateurs quantitatifs colletés auprès de la Banque mondiale et des instances Onusiennes, lesquels sont agrégés en 5 sous-indices : le capital naturel, l’efficacité des ressources, le capital social, le capital intellectuel et la gouvernance.

Sur 180 pays et avec une moyenne de 37,4, le Maroc arrive au 133ème rang devant le Bangladesh 134ème et l’Uganda 135ème.
Au niveau de la zone MENA, l’Arabie Saoudite est bien positionné à la 36ème place, le Qatar est 67ème, Israël à la 62ème tandis que les Emirats Arabes Unis arrivent au 120ème rang, non loin du Maroc. Au Maghreb, le royaume est devancé dans le classement par son limitrophe algérien (74ème) et tunisien (122ème).
En tête du classement se hissent les pays scandinaves menés par l’Islande, puis la Suède, la Norvège et la Finlande. Le Danemark 9éme, le Japon 11éme, la Nouvelle Zélande 12 éme. 
Cependant les auteurs SolAbility notent que le classement élevé d’un pays ne veut pas dire ipso facto qu’il est celui ayant la compétitivité la plus durable : Les données globales ne sont qu’une moyenne et les prouesses des pays sont mieux reflétées au niveau des sous-indices.
Ainsi le Maroc, bien qu’occupant une place peut avantageuse dans le classement global, fait meilleure figure en matière de capital intellectuel : Il est classé à la 79ème mondial avec 37,1 points, le sous-indice étant dominé par la Corée du Sud en 1er position, la Chine (2 ème), le Liechtenstein (3 ème), l’Allemagne (4 ème) et le Japon (5 ème). 
Ce sous-indice mesure la capacité de concurrence d’un pays dans un marché mondialisé grâce à l’innovation durable, fondée sur des facteurs tels que l’éducation et la recherche & développement. Et à ce niveau, le Maroc devance des pays comme le Mexique (81 ème), les Emirats arabes unis (91ème), le Kwait (94 ème), le Qatar (100ème) ou l’Egypte (134 ème). 

A l’égard du sous indice de la gouvernance, le Maroc se trouve à mi-chemin à la (94ème) prenant les devants sur des pays comme les pays bas (97 ème), la Tunisie (105 ème) ou la Grèce (113 ème)
Sur les autres sous-indices, le Maroc est classé au-delà du 130ème rang : Le plus mauvais classement étant celui de l’efficacité des ressources (158ème) avec un score de 29,5 laissant derrière des pays à l’instar des USA ( 159 ème), la Turquie (165 ème), le Kwait (179 ème) et la Corée du Sud ferme la marche dans la 180 ème position et curieusement le pays qui se classe dans la première position est le Guatemala, le Kenya dans la 2 ème place, le Salvador en 3 ème position et l’Ethiopie (4 ème).
Aussi sur le registre du capital social, le Maroc accuse un net recul : Avec une moyenne de 33,6, le Royaume se positionne à la 141 ème place et surclassé de ce fait par des pays à l’instar de l’Egypte (83 ème), la Syrie (85 ème ), le Niger (102 ème) et la Namibie (124 ème).
L’indice de compétitivité intègre aussi des tendances au fil du temps pour permettre une meilleure expression du potentiel de développement futur. Les résultats visent à servir d’alternative au PIB pour les politiques ou les décisions d’investissement, basées sur des perspectives de développement et les risques actuels et futurs des nations.

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Zouj frank : Seul point de convergence entre la majorité et l’opposition

by Mustapha Maghriti 29 décembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Pendant l’émission  » Dayf Al Oula  » du Mardi 15 décembre 2015 sur la première chaîne publique Al Oula, le présentateur de l’émission, Mohamed Tijini, a posé une question sur le salaire et la retraite des ministres et des parlementaires à Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’eau. La ministre du Parti du progrès et du socialisme , anciennement Parti communiste du Maroc a qualifié la question de  » populiste » et y a réagit vivement. Et à la question de savoir s’il faut mettre un terme aux avantages et privilèges des ministres et parlementaires, notamment leur retraite dorée, la ministre du parti politique marocain d’idéologie socialiste a fait noyer le poisson dans l’eau et a tenté maladroitement que  le parlementaire ne touche que Zouj Frank (deux francs), le pauvre. Le ministre, selon ses dires, dispose d’un mandat de 5 ans, mais c’est comme s’il avait travaillé 15 ans ou 20 ans. 

Tirés par les cheveux, des propos qui ont soulevé un tollé et déflagration sur les réseaux sociaux et les journaux et même sur les chaînes étrangères et certains allant jusqu’à la surnommer « la ministre à deux francs », d’autres la désignant digne successeur de Mohamed Ouzzine, ex-ministre controversé de la Jeunesse et des sports.
Les propos de la Ministre du PPS relatifs à la retraite des parlementaires et des Ministres nous amènent à soulever deux grandes interrogations :
– Primo, dans le mandat actuel du Gouvernement Benkirane, la pérennité de la retraite des Ministres et Parlementaires émane des partis politiques de gauche et d’obédience islamique PJD, qui , autrefois étaient, dans l’opposition, des partis politiques qui se prétendaient toujours être de proximité du peuple Marocain, ce qui nous interpelle à poser la subtile apostrophe sur l’échauffourée et la polémique entre l’opposition et la majorité durant ces 4 dernières années. Avouons le et disons nos 4 vérités en face : Les Forces parlementaires, au Maroc, sont en désaccord sur tous les points, mais en parfaite eurythmie et même fraternité sur l’éternelle pension viagère des Ministres et Parlementaires,
– Secundo, le chef de exécutif propose une mouture des plus insolites de la réforme de la retraite sans au prélude, se poser la question que cette refonte commence justement par les Zouj frank qui n’a aucune assise juridique et de facto le 1er Ministre n’a qu’une seule réforme en point de mire : toucher les humbles fonctionnaires dans leur seul et unique source de revenu, dans leur seul franc , un Gouvernement qui a validé plusieurs réformes qui touche l’écrasante majorité des pauvres et tend piano piano à éroder ce qui reste de la classe moyenne pour lui faire accolade avec la classe pauvre pour distiller, in fine, une large classe démunie. Comment peut-on parler dans ce cas, d’une croissance économique tirée par la demande ?

Contextualisons les propos de Madame la Ministre PPS , en occurrence Zouj Frank : Le Gouvernement barbu light reste en mode silence radio sur la retraite des parlementaires sans aucun appui juridique et ce dans une phase où l’actuel Gouvernement prêche à cor et à cri des textes sur la lutte contre la corruption, l’économie de rente et la rationalisation des deniers publics.
Certes, le Gouvernement actuel peut nous acculer par une ruse réponse que la retraite des Ministres et Parlementaires est un héritage et leg du passé et que ce n’est pas nouveau et là je répliquerai que la réforme de la retraite n’est pas non plus du nouveau et que l’exhumation du dossier de la réforme de la retraite des Fonctionnaires commence quand sera inhumé la retraite des Ministres et Parlementaires et ce pour deux raisons :
1- Il n’y a aucune loi qui octroie aux députés les Zouj Frank vocable de Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’eau
2- La pension du parlementaire, après la fin de son mandat, le transforme en fonctionnaire fantôme qui bénéficie d’une pension à vie sans aucun texte juridique, car faut-il le rappeler : les indemnités parlementaires prennent fin avec la fin de leur mandat et de fait il n’y a aucune pièce à conviction qui accorde au parlementaires les Zouj Frank.
Somme toute et au nom de la démocratie, le chef de exécutif est astreint à fournir des justificatifs juridiques sur les Zouj Frank. Aussi, l’opposition, qui reste silencieuse sur les Zouj Frank, devra donner des signaux de bonne foi à la société civile ( fonctionnaires) pour mettre en four du parlement le débat sur la retraite des Ministres et Parlementaires, un débat s’il y en aura, calibrera de manière tangible la convergence et/ou la divergence du député entre son intérêt personnel et l’intérêt public.

Gauche , Droite, Islamique ou Centre, Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion, disait Voltaire.

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L’année 2015 : Un happy ending

by Mustapha Maghriti 26 décembre 2015
written by Mustapha Maghriti

On est à l’orée de l’année 2015, une année 2015 des plus orgastique, des plus douloureuse, des plus taciturne, insculpée et lithographiée par le décharnement de la folie humaine : la misanthropie sempiternelle en Palestine, l’apanthropie en Irak, le traumatisme au jour le jour en Syrie, l’effusion du sang de Charlie Hebo et Paris, l’anthropophobie en Tunisie, le primitivisme dans certains de nos pays africains et la rusticité en Asie.
Cependant si chaque pièce à son revers, la vie, aussi heureusement, a intrinsèquement sa propre dialectique, preuve en est, elle s’achève par un événement exceptionnel : La célébration de la naissance de deux Prophètes exceptionnels Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et Sidna Aissa Jésus alayhi salam et que le Salut et la Paix soient sur eux…Un signe du destin … On trouvera toujours des brins d’herbe entre les pavés. N’est ce pas ma définition de l’espoir ?

Il est temps et urgent, aujourd’hui, de penser au retour du raisonnable .C’est un must d’oser et espérer encore une fois vers un sursaut salutaire, passer enfin de l’ère de la hache de guerre à l’âge de la raison et c’est impérieux d’opposer aux pessimistes de la raison l’optimisme de la volonté. Amorçons par séparer le bon grain de l’ivraie, l’humanité d’un côté et la connerie humaine de l’autre.
Ce monde, nous le partageons tous, avec toutes ses diversités qui sont les nôtres. Le monde est fait de couleurs différentes, de senteurs, de multiples sons, de rires, de saveurs, de cultures et de religions qui en fait toute sa beauté.Ne laissons pas les endiablés et illuminés de tous genres vouloir le gangrener. Ne laissons pas les fanatiques et les pétulants  de tout bord vouloir le nécroser.

Nous célébrons la naissance du Prophète Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et nous célébrons, aussi, la naissance du Prophète sidna Aissa paix et bénédiction de DIEU soit sur lui, je tiens à souhaiter à toute la Famille Humaine en général et dans toute sa diversité et aux Musulmans en singulier tout ce qui ne se monnaye pas : Paix, Santé, Sérénité et Bonheur.
Pensée profonde à tous les malheureux et opprimés de la planète que les guérillas les a faits perdre la chaleur de leur famille en cette froideur d’hiver.

I have a dream : Passer d’un monde forminable vers un monde formidable.
A tous les musulmans : Aid Moubrak Said
A tous les chrétiens : Joyeux Noel
Et à toute la planète: Joyeux No War.

A toute l’humanité et en guise d’épilogue Abbé Pierre n’a-t-il pas dit sagement « L’homme reste toujours libre de croire ou de ne pas croire, de suivre les commandements de Dieu ou de ne pas les suivre. Cette liberté de conscience est fondamentale. C’est la condition même de l’amour » Point barre.

26 décembre 2015 0 comment
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La Mort et La fiscalité au Maroc

by Mustapha Maghriti 22 décembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Les Américains ont un illustre apophtegme qui fait très mal au portefeuille et froid dans le dos, qui n’est autre que le conciliabule du chef d’œuvre du cinéma du duo Brad Pitt/Anthony Hopkins « Rencontre avec Joe Black », « seules deux choses sont certaines en ce monde : La Mort et les Taxes ». Acrimonieuse maxime qui nous évoque l’inexorabilité de deux dogmes que l’humanité a mystiquement polémiquée (les Taxes) ou à temporiser (la Mort).

Au Maroc, il existe, au moins, une certitude mathématique qui prélude la mort de par son caractère indubitable : c’est la pression fiscale. En effet, en vertu du dernier rapport “Paying Taxes 2016” rendu public en ce Novembre dernier par la Banque mondiale et le cabinet d’audit PwC www.pwc.com/payingtaxes, les Marocains sont plus assujettis que la moyenne mondiale (40,8%), et plus taxés que la moyenne africaine (46,9%). Ils sont cependant moins imposés que les contribuables tunisiens (59,9%) et algériens (72,7%). 
49,1% : C’est le taux d’imposition total au Maroc, incluant notamment les impôts sur le travail (22,3%) et les impôts sur les bénéfices (25,4%). 

Sur un panel de 189 pays, le diptyque Banque mondiale/ Cabinet d’audit PwC classe le Maroc à la 62éme place , et de facto, le Royaume gagne 4 places par rapport à l’année dernière et 12 places par rapport à l’année 2013 et prend les devants sur des économies de l’OCDE à l’instar de l’Allemagne (72éme), la Belgique (90éme) et gagne de vitesse notre limitrophe l’Algérie (169éme), notre rival la Tunisie (81éme), et la Mauritanie qui ferme quasiment la marche à 187éme place. Toutefois des pays africains nous distancent tel la Namibie en 3 position avec un taux d’imposition de 21,3%, l’Egypte 28éme avec un taux de 45% et le Gabon 31éme 45,7%. 

Aussi, dans le dessein de fluidifier les démarches de paiement et dans l’ambition de redorer le blason du climat fiscal via la réduction du temps de paiement, le Maroc a déployé des efforts louables en introduisant ou/et en renforçant les systèmes électroniques de paiement des taxes : Si 232 heures étaient le nombre d’heures nécessaires pour le règlement fiscal en 2013, ce dernier nécessite d’ores et déjà 211 heures, soit environ 9 jours : Un résultat en-deçà de la moyenne mondiale, qui plafonne à 261 heures soit 2 jours de plus et de 4 jours de moins qu’en Afrique. 
La fluidité et le rapetissement du délai de paiements est imputable à l’informatisation des déclarations fiscales et des règlements par l’introduction et le boisage des systèmes électroniques à l’instar de la Direction Générale des Impôts DGI www.tax.gov.ma qui a mis en place la prestation Simpl-Ir www.tax.gov.ma/wps/portal/SimplIR ou service des impôts en ligne pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales par voie électronique en procédant aux télé-déclarations et télé-versements ; une modernisation que seuls 84 pays parmi les 189 étudiés ont mené, dont uniquement 5 dans notre contient noir. 

En sus, la fiscalité Marocaine semble être plus coulante par rapport à nos concurrents dans la mesure où selon le rapport, le nombre de paiements fiscaux auxquels sont soumis les contribuables Marocains est de 6, soit un chiffre relativement faible par rapport à la moyenne mondiale (36,6) et africaine (25,6) résultant d’une compilation de plusieurs impôts et taxes similaires en un seul paiement ce qui permet au Maroc d’être au Pelton des pays Africains dans le critère relatif au nombre de paiements. 
Faudra-t-il s’attendre à une augmentation de la fiscalité en 2016 ? la réponse est vraisemblablement oui : Pour tenir ses engagements contenus dans le projet de la loi de finances 2016, notamment celles d’une élision du déficit budgétaire à 3,5% et d’une augmentation de l’investissement public de 189 Milliards de Dirhams, pour ne citer que ces deux exemples

L’allègement du joug fiscal s’avère capital au Maroc afin d’émousser l’abrasion du pouvoir d’achat, émorfiler la compétitivité, booster la dynamique économique, comme le souligne la courbe de Laffer : c’est la flexion de la pression fiscale qui conduira au rebondissement de l’exhortation à l’épargne et à l’investissement et de facto à celle de la croissance économique génératrice d’une crue continue de la matière imposable qui pondérera la moins value fiscale intrinsèque à la baisse de la pression fiscale, car en guise d’épilogue : Trop d’impôt tue l’impôt . 

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Vendredi 13 Vs Voyeurisme : Je ne suis pas Paris, je suis Humain

by Mustapha Maghriti 7 décembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Superstitieux ou incrédule, tout le monde connait Vendredi 13, faut-il rappeler que ce jour a pour singularité d’être associé à une superstition présente dans moult cultures et qui en fait un jour de malheur pour certains ou de chance pour d’autres. 
Au-delà de la paraskevidékatriaphobie, au-delà de la superstition, la réalité a fini par donner raison à la Triskaïdékaphobie et à la paraskevidékatriaphobie au vu du bilan indigeste de la série d’attentats meurtriers qui se sont déroulés à Paris faisant plus de 130 morts. 

Avec l’écho tous azimuts des médias partout dans le monde de cette damnation, un bémol m’apostrophe : Ce jour nous rappelle le 7 Janvier de l’attentat contre Charlie Hebdo et nous fait amnistier la torture quotidienne de la Palestine, ce jour nous fait songer aussi au 11 septembre 2001 et nous rend amnésique devant le traumatisme au jour le jour en Irak et en Syrie. Quel est le rhizome de cette apanthropie? S’il en est un, l’origine de cette misanthropie est à rechercher en dehors de la boutade du Jihad islamique car l’humanité est sacralisée pour DIEU et par DIEU. L’islam est venu interdire l’effusion du sang. Il est venu déclarer que l’âme humaine est inviolable, que la vie humaine est sacrée. 

Deux versets coraniques et un Hadith, il y a plus de 14 siècles confirment notre assertion : 

– DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate La table (Al-Maidah), verset 32 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes ». 

– DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate An-Nisâ’, verset 93 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux « Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment ». 

– Le Prophète Salla Allah ‘alayhi wa Salam ne fit-il pas la circumambulation autour de la Ka’ba quand il dit : « Qu’est ce que tu es belle et quelle belle odeur est la tienne ! Tu es si noble et si sacrée ! Par celui qui détient mon âme dans sa main, la sacralité du croyant est plus importante que la tienne : ses biens sont inviolables, de même que sa vie. Nous devons avoir à son égard que de bonnes pensées » ? 
Cette guerrilla est à perquisitionner du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France en particulier ces quarante dernières années. La démission de l’Europe sur la question palestinienne, l’alliance de la France avec les pétromonarchies sont autant d’erreurs qui n’ont fait qu’exacerber la tribulation, nourrir rancœur et cultiver bouillon de monstres, d’assassins, de terroristes, comme si nos ADN contenaient violence, cruauté et hypocrisie. 

D’ailleurs, après les attentas, au sommet dans les réunions, la communauté internationale abdique et destitue ; preuve en est : Ils ne discutent pas de tolérance et religion, ils débattent de donneurs d’ordre, d’hommes de mains, d’intermédiaires, de marchands d’armes, d’objectifs stratégiques, d’intérêts pétroliers.

Le débat sur le rôle des religions, ils le laissent à dessein et délibérément au quatrième pouvoir pour bluffer et galéjer les pauvres bougres que nous sommes au Nord comme au Sud. 
Qui a enfanté et proliféré ces monstres et kamikazes? 

Pour paraphraser Joseph E. Stiglitz , prix Nobel d’économie 2001 dans son fameux ouvrage « Quand le capitalisme perd la tête  » le 11 septembre a révélé une face encore plus sombre de la mondialisation. Le terrorisme aussi franchit aisément les frontières. Ses racines sont complexes, le désespoir et le chômage massif qui règnent dans tant de pays du monde lui offrent un terreau fertile pour faire éclore des autolyses et suicidant.
Sur l’arène mondiale maculée de sang, le monde est-il atteint de voyeurisme ? La sinistrose est-elle la seule réplique à ces crimes odieux ? L’irascibilité et l’acrimonie ne suffisent pas, il faut se poser des apostrophes, oser se les poser : Quelle est la différence entre le soldat américain qui bombarde des innocents en Irak et le guérillero qui flingue des coquebins à Paris, quel est le distinguo entre un soldat russe qui mitraille des candides en Syrie et le terroriste qui en tue dans les rues en Europe ou ailleurs ? 

Qu’on le veuille ou non, les fusillade à Paris ou sur d’autres cieux sont symbiotiquement liées ; qu’on le veuille ou non Daëch est lui-même ; deux faces d’une même médaille : la création cyclopéenne, monstrueuse et outrancière des intérêts de puissance d’un côté et d’argent de l’autre. Voltaire n’a-t-il pas dit « Quand il s’agit de l’argent, tout le monde est de la même religion » ? Et Friedrich Nietzsche n’a dit pas compris lucidement que « Les gens ne veulent pas entendre la vérité, parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent. » ?
Il n’y a pas de Musulmans d’un bloc : il y a les gouvernants soucieux de leurs intérêts et les autres, souffreteux et labiles. Il n’y a pas d’occidentaux : il y a les grands groupes, les politiques à leur service et le citoyen occidental innocent qui débourse parce qu’il ne sera jamais suffisamment protégé. 

Ce qui s’est passé à Paris n’est que l’écho et la réverbération de ce qui se passe dans des pays nécrosés, ce qui s’est passé à dans la ville de Molière n’est que la tonalité des gens qui brament des cris stridents à cause des fulminations, ce qui s’est passée dans la ville de Baudelaire n’est que la réduplication des pays minés par les scélératesses, ce qui s’est passé dans la ville de Jean-Paul-Sartre n’est que l’assonance et consonance des innocents qui poussent des cris d’orfraie de la belligérance où les gens meurent par centaines de milliers, où la peur n’a plus de sentiment parce que la mort belliqueuse et l’exil sont au jour le jour. On est somme toute en face de l’acoustique de l’onomatopée, de la jérémiade et des criailleries. 

Avec ces pays affligés et infligés, je me déclare que je suis l’Irak, berceau civilisationnel décimé ; je suis la résistante Syrie livrée impitoyablement aux hordes armées ; je suis la Palestine, miroir de toutes les injustices et lâchetés ; je suis la Lybie dont les assassins tiennent encore tribune. J’ai mal là où souffre l’humanité dans ce monde qui est notre tribu. Je ne me vêtis pas dans l’emblème d’une autre nation pour afficher mon chagrin : Je me drape du ruban de l’Humanité où je me reconnais. Je ne porte pas le deuil des victimes : je porte les funérailles et les bsèques de l’humanité. 

Le terrorisme est là, l’anthropophobie l’a affûtée, encore faut-il l’assumer avec lucidité ? Et demain, si les Gouvernements en ont le courage, au-delà de leurs calculs politiciens, il faudra y faire face avec des réformes plus profondes que ce qu’on nous dit, plus radicales, en vue de plus d’altruisme et d’humanité dans le monde. Au risque de formuler un vœu pieu, je le formule quand même :  Je porte cependant un deuil qui, à lui seul, à présent, me suffit. Je porte le deuil de ce que je partage avec la France, ce que j’ai gagné chez elle, la grandeur de sa pensée des lumières, la pensée salvatrice de ses philosophes, le courage de ses révolutionnaires, la subversion de son esprit et la légèreté profonde de sa culture. 
Je crains pour cet acquis qui se perd, j’ai peur pour cet universel que foulent des pieds des politicards englués dans leur arithmétique électorale immonde. La France qui exportait la lumière ne doit pas devenir un fournisseur attitré d’obscurité. Les citoyens français ont aujourd’hui une mission qui leur pèse lourdement sur leurs épaules, ils sont en devoir de contraindre leurs élus à redresser la barre d’un navire en perdition. 

Si Victor HUGO disait « Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le Monde » je réplique non pas au nom de Paris, mais au nom de l’humanité « Sauver le Monde, c’est plus que sauver la France, c’est sauver l’Humanité  » car in fine, de par l’humanité, l’âme est un souffle de Dieu, il n’appartient à personne de lui porter atteinte.

7 décembre 2015 0 comment
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Quel profilage du projet de loi de Finances 2016 au Maroc au regard du dernier mandat du Gouvernement Benkirane ?

by Mustapha Maghriti 10 novembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Dans les finances publiques, la loi de finances détermine, pour un exercice, la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Elle constitue le cadre qui permet à la deuxième chambre d’approuver le budget de l’État. 

Au Maroc, Le PLF 2016 intervient dans une conjoncture internationale perturbée où la poursuite de la reprise de l’économie mondiale se fait à des rythmes différenciés selon les régions et les pays avec des perspectives prometteuses pour la région euro-méditerranéenne, favorisant la demande étrangère, et la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. 

Aussi, cette année, le projet de loi de finances 2016 se différencie de par la particularité qu’il est le dernier budget du Gouvernement Benkirane. Pareillement, le PLF 2016 intercéde au cours d’une année marquée notamment, par l’entrée en vigueur de deux grandes réformes structurelles, la régionalisation avancée scellant un rôle majeur aux collectivités territoriales, aux côtés de l’Etat en matière de développement socio-économique et la nouvelle Loi Organique relative à la loi de Finances qui offre de nouvelles perspectives de modernisation du processus de gestion des finances publiques. 

Le fait que ce projet de loi de finances estampille le dernier mandat du Gouvernement Benkirane, mise-t-il sur le social pour donner des clignotants positifs pour les nouvelles législatives 2016 ? Table-t-il sur de bons augures économiques et sociaux pour les prochaines législatives ? Ceci est d’autant plus vrai que d’un point de vue conceptuel et théorique, une loi de Finances est un moyen pour atteindre des objectifs préalablement fixés et non une fin en soi. 

D’emblée, l’Exécutif Benkirane a tranché le nœud gordien en menant à terme son mandat sans toucher aux sacro-saints équilibres macro-économiques. En effet, le projet de loi de Finances 2016 présage un taux de croissance de 3%, une élision du déficit budgétaire à 3,5% contre -4,3 % en 2015 après -6,8 % en 2012, -5,1 % en 2013 et – 4,6 % du PIB en 2014, l’ankylose du taux d’inflation à 1,7% du PIB et la création de 25.998 emplois. 

Le PLF 2016 prévoit un budget d’investissement public total de 189 Milliards de Dirhams, dont 61 Milliards relèvent du budget de l’Etat avec un soutien particulier au Programme d’accélération industrielle et au Plan Maroc Vert, lequel profitera d’une enveloppe globale de 11 Milliards de dirhams pour financer 497 projets dont 85 nouveaux. 

Pour 2016, le Team Benkirane table sur une croissance de 3 % contre 5 % attendu en 2015 et donc moins optimiste que le FMI et la banque Mondiale qui gagent respectivement sur 4,8% et 5%. Une décélération qui cadre avec la sinuosité attendue des activités agricoles sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne de 70 Millions de quintaux après un record de 115 Millions de quintaux en 2015. Cette prévision tient compte également des éléments d’incertitudes qui pèsent sur l’évolution de la conjoncture, en lien avec l’affairement économique chez nos principaux partenaires commerciaux et ses réverbérations sur la dynamique économique nationale, notamment, en matière d’activité touristique.

Le taux de croissance de 3% sur lequel mise le Gouvernement est supposable vu le contexte actuel de baisse des prix du baril de l’or noir sur les marchés internationaux. Ceci d’autant plus qu’il correspond peu ou prou à la boule de cristal du HCP (2,6%) et le CMC (2,8%). Quant au taux d’inflation, il reste dans l’ordre de l’acceptable bien que la baisse des prix du pétrole ne se soit pas indexée sur les prix des produits finaux. 

Le déficit budgétaire est présumable d’autant plus qu’il sera morigéné par la fiscalité comme c’est coutumièrement le cas et ceci est ostensible à travers déjà les augmentations de la TVA via la hausse des impôts, notamment des produits destinés au grand public, comme l’habitat social, les produits alimentaires et le transport ferroviaire, ainsi que l’augmentation de l’IS qui risque de dissuader les opérateurs économiques. 

A l’égard des investissements publics, nous notons qu’en dépit d’une légère augmentation des crédits qui leur sont alloués, ces derniers demeurent aiguillés vers les établissements et entreprises publics et, partant, il devient de plus en plus nécessaire de déféquer la part de leur contribution dans le BGE budget général de l’Etat. 

Faut’ il souligner que la supputation de l’impact de l’investissement n’a jamais été analysée en profondeur. Faut-il signaler que ce qui importe aujourd’hui, ce n’est pas le taux des investissements mais plutôt leur impact réel. Ne renvoit-il pas à une faiblesse dans la gouvernance de la mise en œuvre des projets à même d’assurer un juteux taux de réalisation des investissements ? 

L’annonce de la création des 25.998 emplois ne semble pas aller de concert avec l’hypothèse d’un minuscule taux de croissance de 3% pour au moins deux raisons : 

– Primo, le gouvernement a seulement ajouté 6.000 nouveaux postes budgétaires comparativement à l’année précédente, soit une sorte de clearing partiel au regard d’un taux de croissance de 3% qui n’est pas à même de permettre de créer un nombre de postes d’emploi d’envergure. 

– Secundo, le secteur privé risque d’être mis à fleur de peau par l’augmentation de l’IS et ne créera donc pas de postes de travail en nombre suffisant pour consumer et déglutir les milliers de demandeurs d’emploi qui arrivent annuellement sur le marché d’emploi et qui seront des laissé-pour-compte aussi bien pour l’administration publique que pour les entreprises privées ce qui détonne avec le peccavi de l’actuel Exécutif que la création d’emplois sera maintenue au minimum requis. L’Etat recourt au subterfuge du redéployer les fonctionnaires pour maintenir la qualité des services offerts aux citoyens et combler le déficit en effectifs au niveau territorial et sectoriel. 

Aussi, le taux de croissance à atteindre au cours de l’année prochaine ne permettra pas de réaliser les équilibres réels au niveau de l’emploi et l’équité entre les régions d’autant plus près de 68% des montants mobilisés bénéficient à deux régions, à savoir Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra ce qui exhibe une répartition géographique inéquitable des investissements. 

En sus, le PLF 2016 prévoit une taxation de la TVA sur le blé et le maïs ce qui n’est pas sans risque de créer des problèmes notamment pour le secteur de l’élevage dans la mesure où le maïs importé entre dans les intrants de plusieurs produits alimentaires et avec la taxation du secteur agricole, l’élevage ne sera pas à l’abri de subir les conséquences de la politique du gouvernement Benkirane et de les répercuter sur le prix d’achat en gros et au détail de certains produits alimentaires et viandes, notamment blanches, fortement consommés par les couches besogneuses. 

En guise d’épilogue, si comme comme à l’accoutumé, à chaque exercice de débat annuel du projet de loi de finances, faudrait-il s’attendre, en singulier, aux altercations et échauffourées de l’opposition politique et de certains partenaires socioéconomiques CGEM d’autant plus que 2016 est une année charnière coïncidant avec les prochaines législatives ? Pour le Team Benkirane, les considérations d’orde macroéconomique et macro financier ont pris le pas sur celles de surechères politiques politiciennes et n’ont pas rétrocédé au regard des prochaines législatives 2016.

10 novembre 2015 0 comment
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Après 40 chandelles de la Marche verte : vers une accolade entre le Sahara Marocain et le reste de l’Afrique

by Mustapha Maghriti 9 novembre 2015
written by Mustapha Maghriti

Après l’indépendance du Maroc, l’immuable Marche verte a été un acte bâtisseur de l’identité Marocaine. Le génie de la démarche de Feu Hassan II a été majestueusement écrit en noir et blanc dans des livres et des documentaires. Aussi, les images plus que fortes des milliers de citoyens marocains, marchant pacifiquement vers le sud pour libérer leur Sahara avec avec seules armes le livre Sacré du Coran, la foi et le drapeau National , ont servi à sécréter la légende et à abreuver le mythe. 
La marche verte a été un élément édificateur de l’actuelle réalité marocaine. 40 chandelles après, il est inimaginable de réfléchir sur le devenir politique et économique du Maroc sans faire référence à cet événement qui a militarisé toutes les énergies et influencé toutes les orientations. En termes de séquences, la Marche verte avait signalé l’hémistiche historique: Après avoir eu son indépendance, la Maroc s’était lancé dans l’impérieuse nécessité du fignolage de son intégrité nationale. 

Cette approche innovante avait un prix : Économiquement, il était question littéralement de verdoyer le désert, de transsubstantier ces provinces pour les mettre à niveau et en eurythmie avec le reste du Maroc. Le prix était rocambolesque comme l’avait résumé le Souverain Marocain dans son discours du 6 novembre dernier « Pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara ». Cet investissement était une gigantesque oblativité et sacrifice consenti par toutes les composantes du Royaume pour venir en aide à cette région et sa population marocaine naguère esseulée . Pour le Maroc, il s’agissait de gagner le combat de la mue et de l’intégration économique. Pari largement réussi et triomphé, en témoigne les prouesses des projets structurants qui ont distingué ces territoires. 

Certes, faut-il rappeler qu’avant d’atteindre cet objectif, il a y eu l’affliction du feu et de la guerre. Les sacrifice humains consentis par les forces armées royales impliquées dans la bataille conte la rébellion armée et téléguidée par les voisins algériens et libyens ont été le prix à payer pour gagner militairement la guerre de l’unité nationale. Les bravoures de l’armée Marocaine à travers l’efficace stratégie du Mur défensif et celle offensive du retour des rebelles séparatistes ont sommé une réalité militaire nouvelle, à travers un cessez le feu durable, qui a permis au Maroc de faire parade de son argumentaire politique et diplomatique.  

Faut-il souiligner que le Maroc aurait pu enceindre irréversiblement ce conflit depuis longtemps et ne pas attendre la fin d’une quatrième décade pour le faire s’il ne devait compter avec la pathologie monomaniaque et obsessionnelle de son voisin algérien qui a en effet fait de l’amputation et l’abscission du Maroc de son Sahara un but stratégique vital pour la survie de son institution militaire et de ses intérêts. À travers cette politique belliqueuse assumée, Alger voulait réaliser deux objectifs : 

-Primo, avoir un accès à l’Atlantique à travers l’instauration d’une république tissée de son imagniaire. 

-Secundo, éreinter le Royaume du Maroc dont le leadership régional donne une agrypnie à la direction algérienne. Pour atteindre ce but, Alger n’a pas liardé sur les moyens. Elle mobilise des fonds immenses, souvent au préjudice du développement de sa propre population, pour soutenir les séparatistes du Polisario au point de faire de leur cause la principale préoccupation de son appareil diplomatique et sécuritaire. 
40 chandelles après la Marche verte lancée dans une grande euphorie populaire par Feu Hassan II, le Roi Mohammed VI a choisi de célébrer cet anniversaire en prononçant un discours historique dans la ville de Laâyoune. Une catilinaire qui a dévoilé l’euphorie économique de consolider l’unité nationale et l’enthousiasme de lancer des chantiers de développement de taille. Un panégyrique qui marque l’air du temps et donne à cette célébration un précieux relent d’histoire et une intonation particulière. D’ores et déjà, les affaires du Sahara opéreront une rupture avec l’économie de rente, et des privilèges et la défaillance de l’initiative privée, ainsi qu’un hiatus avec la mentalité de la concentration administrative.

Les provinces sahariennes du Maroc vont devenir l’épicentre économique de la politique de régionalisation avancée où  » L’application du modèle de développement de nos provinces du Sud traduit notre fidélité à notre engagement auprès des citoyens dans nos provinces du Sud pour ériger celles-ci en un véritable modèle de développement intégré » 
Ce modèle économique sera  » un pilier d’appui pour l’insertion définitive de ces provinces dans la patrie unifiée, et pour le renforcement du rayonnement du Sahara, comme centre économique et comme trait d’union entre le Maroc et son prolongement africain ». 

C’est pourquoi de grands moyens seront déployés pour la réalisation de grands chantiers et de projets sociaux et médico-éducatifs, dans les régions de Laâyoune Sakia El-Hamra, Dakhla Oued Eddahab et Guelmim Oued Noun. 
A titre illustratif, dans le domaine des infrastructures, il sera procédé au renforcement du réseau routier de la région, à travers la réalisation d’une voie express, aux normes internationales, entre Tiznit, Laâyoune et Dakhla et la 
construction d’une ligne ferroviaire de Tanger à Lagouira, pour relier le Maroc au reste de l’Afrique.

Ces initiatives Royales seront confrontés avec la mise en place d’un cadre juridique incitatif pour l’investissement, garantissant au secteur privé national et étranger, la visibilité et les conditions de compétitivité nécessaires pour contribuer au développement de la région. 
Aussi, pour soutenir les entreprises et l’économie sociale et assurer l’emploi et un revenu stable, il sera créé un fonds de développement économique ayant pour vocation à renforcer le tissu économique.
Après 40 chandelles et pour paraphraser Feu Hassan II « Il ne faut pas perdre son temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi. », il n’est plus question de défendre le Sahara du Maroc , ça relève, à notre sens aussi bien d’un pléonasme que d’une périssologie. 

Il est question, dorénavant, d’un maillage économique et ce en ouvrant la porte à nos partenaires économiques internationaux, Etats et entreprises mondiales, pour profiter des opportunités d’investissement que recèle la région envue de raccorder le Sahara Marocain avec le reste de l’Afrique.

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Le Roi Mohammed VI à la conquête de l’Inde : Vers un raccordement entre l’Afrique et l’Asie

by Mustapha Maghriti 1 novembre 2015
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Feu Hassan II n’a-t-il pas inscrit dans les anales de l’histoire son indélbile métaphore « Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe ». Le Roi Mohammed VI met au large beaucoup plus large sa vision et pense que le Maroc peut, tout aussi, respirer par ses feuilles en Asie à travers sa participation au troisième Forum Inde-Afrique 2015.
Rétrospectivement, dès les années 1950, le partenariat indo-marocain a été placé sous les auspices de Mohammed V et de Jawaharlal Nehru, chevilles ouvrières du mouvement des non-alignés. Le grand-père du souverain Marocain Mohammed VI, se rapprocha de certains leaders et convia ces dirigeants africains à s’unir contre la puissance coloniale. Depuis Jawaharlal Nehru, qui était proche de Mohammed V, l’Inde considère l’Afrique comme un voisin proche et les grands groupes locaux s’y sont installés très tôt, dès les années 1960 pour le fameux conglomérat géant Tata. 

Plus d’un demi-siècle après, le Roi Mohammed VI ressuscite et exhume l’histoire à travers sa participation au Forum Inde-Afrique après sa première visite en tant que prince héritier en Inde en 1983, à la tête de la délégation du Maroc à la conférence des non-alignés, et aussi celui de ma première visite officielle en tant jeune Roi en 2001.

Dans cette 3ème édition du Forum Inde-Afrique , le Souverain Marocain prêcha un discours historique à maints égards : 

– Primo, il sort l’Afrique de la dimension passéiste pour la placer sur la voie Royale de l’avenir. 

– Secundo, c’est un éloge porteur d’une nouvelle vision de partenariat afro-indien Win/Win. 

– Tertio, c’est une apothéose révélatrice d’une nouvelle approche multidimensionnelle de développement qui veut métamorphoser l’Afrique, habituellement passive en acteur dynamique de la globalisation économique. 

En sus de la portée politique du dithyrambe royal, c’est la place assignée au développement économique et plus singulièrement au co-développement : Tata Chemicals est d’ailleurs en joint-venture avec l’OCP dans IMACID qui produit de l’acide phosphorique à Jorf Lasfar. L’Inde est un des plus gros clients de l’OCP: Premier importateur d’acide phosphorique (avec plus de 40% des exportations), deuxième importateur de phosphate brut.

Aussi, Les entreprises indiennes s’intéressent tout particulièrement aux secteurs textile, pharmaceutique, sidérurgique et phosphatier, autant de domaines où les Marocains ont développé une certaine maîtrise aussi bien en amont qu’en aval. C’est à cet effet que le patronat marocain, représenté par sa présidente Miriem Bensalah Chaqroun, a scellé un partenariat avec la fédération indienne des chambres de commerce et d‘industrie dans l’ambition de remplumer les relations économiques et financières ente le Maroc et le géant Indien. L’objectif escompté est de foisonner l’échange des missions commerciales, et à se communiquer mutuellement toutes les informations susceptibles de féconder le climat des affaires entre les deux pays en vue de promouvoir en osmose et réciprocité, dans une logique de gagnant-gagnant. 

En sus, Le Maroc peut leur offrir cette possibilité et, ce faisant, en tirera profit pour diversifier ses débouchés et ses partenaires : Le président de la Chambre indienne de l’Industrie et du Commerce Saurabh Sanyal qui a reconnu que les entrepreneurs de son pays ne réussissent pas pénétrer le continent africain et que leurs homologues marocains peuvent les y aider. Les Indiens profiteront de l’implantation des Marocains sur leur continent et les Marocains bénéficieront de la puissance économique, financière et technologique du géant asiatique, avec son 1,2 milliard d’habitants et un PIB brut de 1 171 Mds de $, soit 2,15 % du PIB mondial, ce qui en fait la 12ème puissance économique. 

A cet égard, on ne manque pas de souligner la vision optimiste du Roi Mohammed VI sur le continent noir : Là où les occidentaux ne voient que la moitié vide du verre qui est le risque, le Souverain Marocain voit au contraire la partie pleine du verre qui est l’opportunité économique. Cet optimisme Béa sur l’Afrique et cet engagement économique aura pour corollaire d’enclencher une dynamique macro-économique vertueuse porteuse de stimulation de la croissance économique. 

Via cette odyssée royale, le Souverain Marocain inhume la conception restrictive et figée de la coopération internationale étayée pour l’essentiel sur les relations diplomatiques changeant au gré des aléas politiques. A cet égard, le Souverain n’a-t-il pas dit que  » Il est donc impératif que cette coopération s’affranchisse de l’héritage du passé, et qu’elle soit dédiée au service des intérêts stratégiques de nos pays. La coopération sud–sud que nous appelons de nos vœux n’est pas un simple slogan ou un luxe politique superfétatoire. C’est plutôt une nécessité impérieuse, imposée par l’acuité et l’ampleur des défis qui se posent à nos pays. De fait, il est impossible de compter sur les formes traditionnelles de coopération, qui sont désormais incapables de répondre aux besoins croissants de nos peuples » 

A l’image de ce partenariat et dans son dithyrambe royal, le Roi ambitionne de dilater la coopération entre les deux pays, notamment dans la recherche scientifique, technologique et de la formation des cadres. A ce titre, le génie du Souverain Marocain sait que l’investissement dans le capital humain est l’un des meilleurs moyens de barrer la voie aux tendances de radicalisation extrémiste en Afrique et tarit les sources dans lesquelles s’abreuve l’islamisme radical. Sur ce registre, Feu Hassan II, en Mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que  » L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique ». 

Si le Souverain a tenu à participer en personne à ce forum c’est bel et bien pour matriculer et immatriculer,  » urbi et orbi « , les potentialités que recèle l’Afrique et prouver que New Delhi avait fait le judicieux choix dans sa quête d’un partenaire fiable, crédible et responsable en Afrique en tablant sur son développement, en pariant sur l’aspiration démocratique du peuple Africain et en misant sur le succès d’une vision qui transcende le conjoncturel et le mercantile pour s’intéresser au structurel, au fondamental avec comme trame de fond l’Homme Africain. 

1 novembre 2015 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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