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Mustapha Maghriti
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Apostrophes sur les stratégies de sauvetage et de relance de l’économie Marocaine à l’heure du covid-19

by Mustapha Maghriti 15 septembre 2020
written by Mustapha Maghriti
D’emblée, l’immensité de la crise économique et sociale que nous confortons n’est pas seulement imputable à la pandémie du Covid-19, mais remonte bel et bien au tournant du siècle. En effet, notre économie connaît une triple crise :
La première est de nature structurelle, relative à la lassitude du modèle de développement économique bâti au début des années 70 qui avait favorisé une ouverture sur le marché mondial en privilégiant les activités exportatrices et une spécialisation internationale dans les niches économiques à forte intensité en main-d’œuvre non qualifiée et à faible coût salarial. Cette stratégie a très vite sombré sans pour autant instaurer une dynamique économique de croissance et de développement, engendrant la crise de notre contrat social à travers la flambée du déficit de la balance commerciale, et la hausse du chômage, singulièrement celui des diplômés.
Toutefois, si l’exécutif Marocain n’a pas été apte à architecturer un nouvel édifice de développement économique et social, l’économie Marocaine a pu maintenir au cours de ces années les fondamentaux macroéconomiques qui deviendront la  » monomanie » des politiques économiques sous les auspices des instituions issues de Brettons Woods Fond Monétaire Internationale FMI et Banque Mondiale.

La pandémie de la Covid-19 va apposer une troisième dimension en creusant l’hiatus de la crise et nous mettra face à un cataclysme économique marquée par un net recul des investissements directs étrangers (IDE), une chute brutale de la consommation et de l’investissement, un recul de 5% du PIB et un déficit budgétaire de 7,5% selon les postulats de la loi de Finances rectificative 2020.

Aussi, la stagnation se matérialise par l’arrêt de larges segments de production de moult entreprises, y compris les entreprises multinationales, la pause de plusieurs groupes étrangers et les mouvements de relocalisation industrielle à travers la récupération des avantages comparatifs causés par la crise de la pandémie du Covid-19.

Les dynamiques économiques enclenchées vont remettre en cause les finances publiques suite à un trend haussier du déficit budgétaire qui s’est affouillé à 25,5 Milliards de DH à fin Mai 2020. L’Etat a recouru à l’endettement extérieur, Mardi 7 Avril 2020 à un tirage sur la Ligne de Précaution et de liquidité (LPL) pour un montant équivalent à près de 3 Milliards de dollars, remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans.
La pandémie Covid-19 devrait causer la plus importante contraction du PIB depuis 25 ans qui se situerait autour de – 5% selon les hypothèses de la loi de Finances rectificatives 2020 et à -6,2% selon un scénario plus pessimiste du Think-Thank de Habib El-Malki le Centre Marocain de Conjoncture CMC. Aussi, au-delà même de l’impact de la pandémie du Covid-19 sur l’économie Marocaine, le PIB serait plombé par la contreperformance de la composante erratique du secteur primaire en raison de la baisse des précipitations pluviales qui induira une mauvaise campagne agricole.  Ainsi, à la crise structurelle que notre pays connaît depuis le tournant du siècle, s’est additionnée une crise conjoncturelle imputable aux répercussions économiques et financières de la pandémie du Covid-19.
Le second volet concerne la conception et la philosophie du sauvetage économique et de la relance, ainsi que la vision que doit porter ce projet de secourisme économique. A ce niveau, l’ampleur de la crise et son caractère inédit dans l’histoire économique récente de notre pays exigent beaucoup de fermeté, de rigueur et de détermination. Ces qualificatifs sont incontournables dans la mesure où cette crise économique impose des politiques et des choix non conventionnels qui rompent avec les options d’antan n’ayant pas répondu aux challenges du malaise économique et social que notre pays traversait.
La majorité des contrées du monde, ainsi que les instances internationales, ont regagné cette dynamique mondiale, à la quête de nouvelles ripostes aux défis de ce marasme imputable au Sars Cov2, et dans la refonte d’un nouveau modèle de développement qui met l’homme et la solidarité dans ses priorités.
Ces premiers ébauches constituent un prélude inéluctable à la formulation des stratégies de sauvetage économique que l’exécutif Marocain devra bâtir pour la dynamique de croissance et rétablir la confiance et l’espoir au regard des lassitudes et à la désespérance qui règnent à l’heure du Covid-19.
Il est important de souligner que cette dynamique n’est pas seulement une question technocrate/technicienne, mais il s’agit d’un processus amplement politique qui embrasse les grands choix et les grandes visions du développement de notre Patrie.
L’apostrophe des stratégies de sauvetage et de relance de l’économie concerne quatre volets essentiels, à savoir la vision, les grands défis et les grandes transformations, les priorités et les mécanismes.
Apostrophe N°1 Quelle vision pour une stratégie de sauvetage et de relance ?
 L’Apostrophe de la vision est déterminante, dans la mesure où elle concerne le projet d’avenir que l’Exécutif Marocain doit se fixer comme objectif à atteindre et à réaliser. La vision stratégique doit apporter des répliques à deux éléments essentiels:
– Le premier est d’ordre endogène et concerne la nature de l’ordre social et le vivre-ensemble que nous devons chercher à édifier : Nous pensons que la question fondamentale concerne la reconstruction du ruban social qui s’est essoufflé autour de la trame du modèle de développement. A ce titre, nous devons reconstruire les fondements du contrat social dont l’ordre politique, le modèle de développement, les relations sociales sont incontournables.
Il ne nous sera pas possible de sortir de cette convulsion économique attisée par la pandémie du Covid-19 sans un consensus large sur une vision commune du contrat social qui doit unir les Marocains au cours des prochaines années.
– Parallèlement à la dimension interne, la vision stratégique doit également apporter des réponses quant à la place de notre économie sur l’échiquier international. A ce titre, nous gageons que notre pays peut jouer un rôle géostratégique pour devenir la nouvelle économie émergente et le lieu de raccordement entre trois espaces majeurs dans l’avenir du monde, à savoir l’Afrique, le monde Arabe et l’Europe. Cette affiliation géographique de notre pays nous permettra de jouer un rôle primordial dans l’avenir, singulièrement avec l’opportunité du retrait de la globalisation et les tentatives de redimensionnement des chaînes de valeurs au niveau régional.
Apostrophe N°2 : Les grands défis et les grandes transitions
Cette apostrophe doit interpeller cinq orientations essentielles qui vont structurer et agencer l’ère Post-Covid-19 :
– La première concerne l’avenir de la globalisation dont la crise et le repli ont fait couler beaucoup d’encre par un grand nombre d’experts et d’études. Aujourd’hui, l’attention se polarise sur les démarches de restructurer les chaînes de valeur mondiale sur des sièges régionaux pour ouvrir des horizons féconds pour l’avenir de notre développement économique.
Notre potentiel pourrait s’émailler en devenant une aire économique de jonction des chaînes de valeur régionales en cours de reconfiguration.
Dans les grands challenges pour l’avenir de notre Patrie, aussi, nous devons poser l’apostrophe de l’abysse géographique de nos dynamiques de croissance, une question qui a soulevé beaucoup de débats, particulièrement en rapport avec l’accord de partenariat avec l’Union Européenne. Cette interrogation ne devra-t-elle pas faire l’objet d’un traitement pragmatique pour un accord capable de défendre nos intérêts et d’ouvrir des perspectives importantes pour nos entreprises ?
A ce niveau, l’UMA, les pays arabes, les pays africains, ainsi que les pays asiatiques doivent demeurer des débouchés importants à même de raffermir nos rapports de coopération et la diversification de nos partenaires économiques et commerciaux.
– Parallèlement à la nouvelle globalité issue de la pandémie du Covid-19 et à la profondeur géographique, notre conception de l’Etat et de son rôle dans la dynamique économique et sociale fait partie des apostrophes qui doivent faire l’objet d’un important débat. La Covid-19 a été à l’origine d’un retour ébouriffant de l’Etat dans les différents domaines de la vie économique et sociale. Ce regain a démontré les écueils de la vision d’un Etat régulateur prêchée en chorale par les théories néolibérales depuis le début des années 1990 et la nécessité impérieuse de « recontempler » ce rôle pour faire face aux inquiétudes, aux incertitudes et aux angoisses de notre monde.
– La quatrième interpellation concerne la souveraineté nationale qui a ressurgi avec force dans le débat public. Cette grande interrogation, qui interpelle tout notre système productif, exige une nouvelle réflexion sur les branches industrielles, agricoles et « servicielles » afin de déterminer celles qui devront désormais porter le projet de Souveraineté Nationale tout en faisant l’objet d’un soutien afin de répondre à nos besoins stratégiques et desserrer l’étau de la contrainte externe en allégeant le déficit commercial et renflouer les réserves de changes.
– La cinquième grande interrogation concerne notre rapport avec le système Multilatéral. Si la pandémie a été à l’origine d’un retrait de la globalisation heureuse, elle a cependant démontré l’importance des Organisations Multilatérales puissantes, capables de défendre notre monde dans différents domaines dont la santé, l’économie, le commerce, la culture et la science. A cet égard, il est important que notre pays opte pour des stratégies et des politiques plus laborieuses au sein du système Multilatéral qui nous propulse dans le monde Post-Covid
Apostrophe N°3 : Les priorités des stratégies de sauvetage
Après avoir défini les visions et élaboré les challenges à relever, les stratégies de relance et de sauvetage de l’économie doivent déterminer les priorités. De notre point de vue, les stratégies de relance Post-Covid-19 doivent s’atteler sur quatre grandes primautés :
– La première priorité concerne la transition digitale dans laquelle notre pays accuse un retard important au cours des dernières années par rapport à nos rivaux. A ce stade, nous devons sortir des projets sectoriels pour échafauder une vision globale et cohérente de digitalisation de tous les aspects de la vie sociale dans notre pays. Ceci est d’autant plus opportun que la pandémie Covid-19 accélère le mouvement de digitalisation dans toutes les économies du monde.
– La seconde priorité est d’ordre social et concerne la nécessité impérieuse de reforger les secteurs sociaux telle que la santé, l’éducation et les institutions de solidarité sociale.
– La troisième priorité concerne la transition énergétique et la nécessité de passer à de nouvelles sources d’énergie capables de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.
– La quatrième priorité est le renouveau de la politique industrielle qui exige l’abandon du modèle d’industrialisation en crise hérité du début des années 70, basé sur le paradigme « Ricardien » du coût salarial (Secteurs à forte intensité en travail non qualifié).
Les nouveaux secteurs industriels connus sous les Métiers Mondiaux du Maroc 3M ont commencé à faire leur apparition dans notre économie et nos entreprises Marocaines ont démontré leur contenance à bâtir leur compétitivité dans ces nouvelles activités. Ces efforts doivent se transformer en une nouvelle stratégie industrielle 4.0.
Ces 4 priorités constituent les points d’appui d’un véritable programme de sauvetage et de relance de la croissance et du développement de notre économie Marocaine.
Apostrophe N°4 : Les mécanismes et les outils d’une stratégie de sauvetage et de relance
Les stratégies de relance et de sauvetage imposent des instruments, des mécanismes et des institutions pour les mettre en place.
La définition des mécanismes et de la mise en place des visions stratégiques nécessite aujourd’hui deux points incontournables : Le premier concerne la conception à travers la définition claire des projets stratégiques à long terme qui exigent un processus participatif afin de définir les contours du nouveau contrat social et du projet collectif.
Le second est relatif à l’exécution des projets stratégiques avec des budgets glissants sur trois ans ou plus.
Une des principaux écueils du modèle de développement dans notre pays est liée à l’absence de vision stratégique, ce qui explique le défaut de clarté de nos politiques économiques. Si la pandémie de la Covid-19 a attisé la crise, elle a tout aussi mis l’accent sur l’impératif et l’urgence de définir un projet collectif et une vision commune de notre avenir.
Cette dynamique politique ne peut se cantonner à des formulations ou des prédicats concrets, aussi pertinents soient-ils. La vision stratégique n’est-elle pas l’aboutissement d’un processus politique collectif qui définit le projet sociétal, qui prédétermine les grands défis, profère les priorités et donne corps aux mécanismes et âme aux outils ?
Ce processus politique et cette œuvre collective sont inéluctables pour reconstruire le Contrat Social et croire en notre capacité de conduire et de réussir notre édifice politique, économique et social et de donner un nouvel horizon à notre expérience historique.
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Repenser le Patriotisme et le Civisme au Maroc à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 24 août 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute que depuis l’envolée de la pandémie du Covid-19, le Souverain Marocain a consenti, avec dévouement des sacrifices immenses pour sauver des âmes humaines et ce en faisant primer la vie des Marocains sur l’économie. En outre, le King a déployé des efforts laborieux à travers différentes moyens : Etat d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars 2020, la création d’un fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus, le 15 Mars 2020. Le confinement a été accueilli à bras ouverts par tous les Marocains malgré ses contrecoups économiques et ses terribles effets psychiques et psychologiques avec ces 100 jours ou presque de confinement drastique qui ont étouffé l’économie du Maroc et achevé le moral des familles.
La solidarité, il faut l’avouer, dans notre patrie, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer relevant que notre pays a été cité en exemple pour son respect des mesures préventives et pour les résultats probants qu’il a enregistrés durant la période de confinement.
Le Souverain Marocain ne s’est-il pas félicité de ce bilan, dans son panégyrique à l’occasion du 67ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, qui a été un sujet particulier de fierté, notamment au vu des bas niveaux du nombre de décès et de la proportion des individus atteints, comparativement à ceux de nombreux autres pays.
Ainsi, jusqu’à la fin du confinement, la gestion de la pandémie s’est avérée efficace et le retour à la vie normale était presque envisageable.
Autant en emporte le vent et hélas, juste après la levée du confinement et quand les Marocains ont cru qu’on est sorti de l’auberge, l’état épidémiologique s’est vite démantelée : le nombre des cas confirmés, celui des cas graves et celui des décès ont augmenté in crescendo, en peu de temps, soit plus de trois fois, par rapport à la période de confinement.
Certains ont confondu levée du confinement et fin de la pandémie, d’autres ont affiché un laisser-aller et un relâchement inadmissibles alors que d’aucuns affabulateurs réfutent même l’existence de la pandémie.
La pandémie du Covid-19 s’est embrasée rendant oiseux et vains tous les sacrifices consentis et mettant en lambeaux tous les aboutissements positifs registrés jusque-là.
Les causes sont un secret de polichinelle : indifférence, laxité, inattention et insouciance générale. Les Marocains, tout en faisant litière des mesures barrières, ils ont précipitamment renoué avec leur train-train dans les espaces publics ainsi qu’au sein de leur famille.
Ils ont repris leurs accoutumance comme si la pandémie du Covid-19 n’était qu’un feu de paille, pire encore comme s’il n’jamais existé, ou comme une boutade tissée par l’imaginaire de l’OMS.
Et de charybde en scylla, la fête de l’Aid, avec ses débouchés de bétail truffés de vendeurs et d’acheteurs, les attroupements familiaux, les cafés, les voyages, les plages ont été la cerise sur le gâteau. Résultat : Multiplication exceptionnelle de cas d’infection avec u une contamination qui dépasse les 1000 cas chaque jour, les services de réanimation pris d’assaut et des pertes humaines en augmentation alarmante avec une moyenne de 32 décès chaque jour.
Sans vouloir jeter de l’opprobre sur les Marocains, on a l’impression qu’il y a désinvolte et irrévérence qui plisse la provocation chez grand nombre de nos compatriotes. La guerre n’est pas menée par tous. Il y aurait ainsi des déserteurs, des irresponsables, des inconscients pour reprendre les propos de Tahar Benjelloun.
Dans son discours à l’occasion du 67ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le Souverain a indiqué que ces attitudes irrationnelles sont d’une part dénuées de civisme car agir en bon citoyen, c’est avant tout se soucier de la santé et de la sécurité d’autrui, notant que ces attitudes traduisent, d’autre part, un manque de solidarité, car être solidaire, ce n’est pas seulement aider autrui matériellement, c’est surtout, dans cette situation, éviter d’être potentiellement un vecteur de contamination pour les autres.
Ce comportement incivique et irresponsable des gens pourrait être assignable à l’inconscience, à la bravade, au fatalisme, au « je-m’en-foutisme » ou encore au scepticisme de nos concitoyens au regard de la pandémie du Covid-19. Pire encore, certains Marocains vont jusqu’à disconvenir son existence en convoquant la théorie du complot pour argumenter leur manquement aux consignes de protection.
De ce fait, la réticence au port du masque est tangible et la distanciation physique dans les lieux publics ou les marchés n’est pas respectée. Ainsi nous interpelle le pourquoi de cette indifférence et cet agnosticisme à l’égard des discours officiels sur la Covid-19, en dépit de toutes les campagnes de sensibilisation et les mises-en garde contre ce virus :
D’abord, l’incrédibilité des responsables et du Gouvernement voire des scientifiques et ce, pour de nombreuses raisons : l’incohérence et le tohu-bohu des discours scientifiques, les annonces divergents et contradictoires des politiques, les guerres intestinales préjugées sur le marbre des laboratoires des scientifiques et politiques, les débats houleux sur l’efficacité de la chloroquine entre l’école de Marseille de Didier Raoult et ses adversaires les plus acharnés, les discussions orageuses sur la nécessité du port du masque, sur la fiabilité du vaccin et les différentes virevoltes qui s’y rapportent ont alimenté chez les Marocains, et sur d’autres cieux le sentiment de scepticisme à l’égard des chercheurs et des politiques.
Toutes ces incohérences et ce « remue-ménage », ces discours d’obédience politique et scientifique contradictoire, auraient suscité la suspicion et une sorte de paranoïa au regard de ceux qui sont censés démystifier et prémunir le peuple et en corollaire apporté de l’eau au moulin des apôtres de la théorie du complot et d’autres psychoses.
Aussi, les enjeux économiques liés à la pandémie, les politiques géostratégiques et géopolitiques des différentes puissances, ainsi que les discours médiatiques ont farfouillé les pistes. Ainsi, il n’y a plus de distinguo entre les mensonges des vraies informations, c’est la Tour de Babel où le commun des mortels ne sait plus à quel saint se vouer.
En sus, le rapport du citoyen à l’autorité publique est un autre facteur qui, semble-t-il, pourrait expliquer la désinvolture de certains de nos concitoyens à qui les agents d’autorité n’incarnent plus le  » Topo » et le modèle qui fait peur et qui s’approprie le pouvoir absolu auquel le patriote était longtemps subordonné.
Et, le discours pédagogique auquel on a recours ne tient plus car il est devenu orthogonal aux moyens d’éducation et de dissuasion empruntés et auxquels ils sont habitués. Leur comportement est devenu le pendant de deux modèles d’éducation antinomiques : L’autoritarisme et le laxisme.
Avant le port du masque, le port de la ceinture en voiture, bien que cela soit dans l’intérêt du citoyen et malgré toutes les campagnes de sensibilisation, n’est-elle pas adoptée que lorsque les amendes ont commencé à être infligées ? C’est pourquoi des voix s’élèvent pour demander que des sanctions soient appliquées à ceux qui ne respectent pas les mesures barrières.
En corollaire à cette ambivalence des discours et de ces modèles d’éducation, nous avons affaire à une grande frange sociale qui choisit ses références et ses arguments. Quand on est à court d’argument, c’est le modèle occidental qui est évoqué pour se justifier. « On n’est pas meilleur que ces Allemands ou ces Américains qui ont manifesté contre le port du masque » nous rétorque-t-on.
Ceci dit, il est malencontreux de voir des personnes qui ne sont ni disciplinées, ni responsables, ni solidaires et encore moins altruistes réduire à néant les efforts louables et laborieux consentis durant des mois de confinement. A cet égard, ne faudrait – il pas évoquer une crise de valeurs ; lesquelles valeurs ne constituent pas la prévalence d’une grande partie des Marocains ?
C’est dans ce sillage que le Souverain Marocain a appelé la Nation à faire preuve de mobilisation et de vigilance et à adhérer unanimement aux efforts déployés à l’échelle nationale, afin de sensibiliser la société, éveiller sa conscience et l’encadrer pour juguler la pandémie du Covid-19. Car, in fine, nous sommes en guerre, mais contre un ennemi invisible, génocide, truand, misanthrope et ascétique qui gagne à tous les coups.
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L’économie Marocaine entre le marteau du protectionnisme et l’enclume de l’ouverture à l’heure du Covid-19

by Mustapha Maghriti 17 août 2020
written by Mustapha Maghriti
Au lendemain de l’indépendance, le Maroc a choisi délibérément la voie de la libéralisation s’exprimant dans le modèle très connu sous le vocable de la croissance tirée par les exportations Export Led Growth considéré comme le plus apte à répondre à des objectifs explicites (croissance, exportations, privatisation , attraction des IDE….etc.).
Toutefois, depuis l’émergence de la crise du Covid-19, une mutation semble se dessiner dans les rapports de l’État envers l’économie, un revirement qui se matérialise par une sinuosité protectionniste : Ce détour autarcique se concrétise par le label « Consommer Marocain», préférence nationale, sur-taxation douanière, restrictions ou interdictions des importations, qui est d’ailleurs validé par l’argentier du Royaume dans la loi de Finances rectificative 2020.
Pourtant, d’antan, le Maroc avait fait du pari de l’ouverture l’un des piliers des politiques économiques du Royaume à travers la libéralisation du commerce extérieur, le retrait de l’Etat de certains secteurs, et la séduction des investissements directs étrangers (IDE). Aussi cette extraversion s’est matérialisée par la signature de plus de 50 Accords de Libre-échange qui donnent au pays l’accès à plus d’un Milliard de consommateurs.
Aujourd’hui avec la pandémie du Covid-19, on se rend compte qu’in fine, ce modèle d’importation et d’exportation constitue une épée de Damoclès sur l’économie Marocaine. L’option d’instituer la libre exportation et/ou importation n’a pas pu forger une véritable courroie de la transmission de la dynamique économique dans la mesure où les prouesses économiques ont été plutôt dissuasives, plus mal encore, il présente des menaces. Et pour cause, avec un Produit Industriel Brut qui dépend mécaniquement et systématiquement de l’extérieur et des secteurs exposés à la compétition internationale, la crise mondiale actuelle ne fera que rempironner la stagnation et le marasme économique.
L’économie Marocaine, à la fin, se trouve écartelée entre le marteau de l’introversion et l’enclume de l’extraversion car, si l’ouverture a des effets préjudiciables, le protectionnisme tout aussi, les en a. En effet, l’histoire des faits économiques et sociaux et les récits des manuels de l’économie Marocaine où Le taux de couverture dans les années 70 frôlait les 45% atteste incontestablement que le Royaume a reçu durement les contrecoups de ce modèle autocentré ainsi que d’autres économies de même développement économique et social.
Avec la pandémie du Covi-19 où sans exception tous les pays suivent le mouton de panurge des barrières douanières et commerciales et la prédilection autarcique se rallume et s’attise, le protectionnisme ne doit pas être obscurantiste, comme il est le cas actuellement au temps du Coronavirus. Ainsi, les choix économiques de l’exécutif Marocain doivent être mûrement réfléchis et les risques calibrés.
Aujourd’hui plus que jamais, l’alchimie du dosage s’impose au Team Saad Dine El Otmani car faut-il rappeler que toutes les économies du monde n’ont guère vécu dans une extraversion totale ou dans une autarcie totale. D’où l’importance de la finesse de la mixtion
Le nouveau modèle de développement en gestation ne devrait-il pas être recontemplé et repensé à la lumière de ce sweet spot : Trouver la meilleure posologie entre libéralisation et protectionnisme pour mieux gérer les contraintes actuelles et futures, avec moins de dépendance structurelle vis-à-vis de l’extérieur et plus d’autonomie territoriale. C’est chercher, en guise de conclusion, la souveraineté Nationale qui est redevenu le maitre mot à l’heure du covid-19 et le retour des postures du self-help prônées par les théoriciens du néoréalisme, à l’instar de l’Américain Kenneth Waltz.17
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Quel rôle de la Diplomatie Internationale au temps du Covid-19?

by Mustapha Maghriti 12 août 2020
written by Mustapha Maghriti
À l’heure du Covid-19 où l’économie mondiale pâtit d’une crise sanitaire sans précédent, tous les crédos et dogmes se ravisent. Les pourtours d’une nouvelle ère mondiale se profilent et les règles du jeu se redimensionnent en matière géopolitique et géostratégique.
Les corollaires de cette pandémie ne se cantonneront pas à une récession économique, probablement jamais vue depuis la grande dépression de 1929. Elle aura également un effet transformationnel sur les États et les sociétés et entraînera certainement des changements d’envergure dans la répartition du pouvoir au niveau international.
Au regard de ce contexte économique fébrile et tumultueux, les  Gouvernements doivent ériger de nouvelles stratégies qui doivent être en harmonie avec les nouveaux challenges Post-Covid à travers une diplomatie proactive, capable d’interférer avec l’environnement actuel en exigeant de l’anticipation afin d’assurer les symétries internationales. Dores et déjà et plus que jamais, le diplomate est interpellé à jouer un rôle vital dans le maintien des Relations Internationales pour l’équilibre mondial.
Dans ce cadre, la diplomatie ne doit pas se dévier de sa responsabilité : Faire cheminer les intérêts du pays en cette occurrence échevelée engendrée par la pandémie du Covid-19 et apporter le soutien et l’accompagnement nécessaire aux diasporas demeurent les principes immuables et structurants de leur approche sans oublier leur devoir de civisme envers leur pays d’accréditation.
Cette période post-confinement doit non seulement nourrir les manières de relance économique, mais animer les ambitions d’une diplomatie altruiste et de cohésion en entamant un véritable temps de rupture avec la diplomatie classique et ce en concevant de nouveaux équilibres mondiaux d’une société internationale en pleine crise.
Aussi, dans cet avenir empreint d’incertitude et d’incohérence. A notre sens, il serait peut-être opportun de sortir des sentiers battus pour dessiner les chemins d’une diplomatie de solidarité, d’empathie et de bénignité : Le sens de l’histoire nous exige à donner de l’effort à la coopération internationale plus d’effectivité, plus de solidarité et plus de transparence.
Cependant aujourd’hui, force est de constater que nombre d’instances internationales sont en déphasage avec cette ambition tel l’Organisation des Nations Unies ONU, l’Organisation mondiale de la Santé OMS, le Groupe des sept G7, le Fonds Monétaire International FMI, l’Organisation mondiale du commerce OMC …etc. Il s’agit, aujourd’hui, d’inscrire l’action des Organisations Internationales dans des dynamiques de convergence plus renforcée en insufflant une dose de philanthropie dans la nouvelle configuration et les modes de gouvernance de notre système multilatéral.
Dans cette mouvance, le diplomate doit être un vecteur de changement et un acteur proactif capable d’interagir, appréhender et analyser un monde en continuelle mue. En ce temps du Covid-19, le diplomate doit être l’avant-garde d’une bataille qui accole la résilience à la défaillance, qui oppose l’ouverture aux replis identitaires et confronte l’allocentrisme à l’égoïsme.
Aussi, dans ce climat international instable engendré par la Covid-19, les diplomates doivent être des acteurs multifonctionnels et polyvalents au regard de la transversalité des tâches qui leur incombe. Dorénavant, les horizons de réflexion sur ce que devrait être le diplomate « post-Covid » pourraient se résumer comme suit :
D’abord, avec les nouvelles exigences de la période Post-Covid, le multilatéralisme doit devenir le sentier privilégié de l’interférence diplomatique et consulaire qui prémunit l’humanité contre les déséquilibres internationaux.
Si les pourparlers et les négociations demeurent centraux dans le métier des diplomates, il n’en demeure pas moins qu’elle devra être reforgée pour incorporer les nouveaux paramètres structurants de ce nouveau monde en gestation : Le Diplomate devra gagner en expertise, en réactivité et en compétence pour évoluer dans un climat qu’il doit être en mesure de transformer au gré des impératifs de la donne Post-Covid. Sous cet angle, l’importance du « soft power » sera décisive dans les désinences cognitive et technologique.
A ce titre, l’innovation deviendra à la fois un instrument et une prédestination et la capacité du diplomate à s’appuyer sur les réseaux sociaux (Think-Tank, media, ONG,,etc) serait une valeur ajoutée incontournable pour circonscrire les pistes d’une diplomatie performante, proactive et constamment tournée vers l’avenir.
En guise de conclusion, la tâche du diplomate peut être résumée dans un message du Souverain à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la diplomatie marocaine, 28 avril 2000 :  » Le rôle du diplomate revêt une importance capitale et constamment renouvelée, puisqu’il est devenu le pivot et l’intermédiaire incontournable entre les décideurs en matière de politique étrangère et de politique intérieure, sachant que le premier domaine est le prolongement du second. Le diplomate utile à son pays est aujourd’hui celui qui cultive si bien le sens de la communication, la vision globale et le pouvoir de synthèse pour en faire une pièce maîtresse au service de la diplomatie de son pays à même de lui permettre d’assumer pleinement sa mission dans la mise en œuvre de la politique extérieure nationale et la réalisation de ses objectifs. »
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Le Deuil du cèdre de Beyrouth

by Mustapha Maghriti 9 août 2020
written by Mustapha Maghriti

 

Le Liban vit la pire crise économique et sociale de son histoire, attisée par la pandémie mondiale du Covid-19 et ce dans un contexte politique délicat, exacerbé par les tensions entre les États-Unis et le Hezbollah, le mouvement armé chiite allié de l’Iran, qui domine la vie politique libanaise. La détresse de Beyrouth s’accole aux multiples crises en cascade qui brutalisent le pays de cèdre, un Liban qui passe de la promesse éternelle du Moyen-Orient à la funeste liste des États en sénescence de la région. Ces précarités qui ne s’additionnent pas, mais qui foisonnent avec 300 000 personnes temporairement sans domicile causées par l’explosion du port de Beyrouth Mardi dernier.
Historiquement, le Liban avait tout pour devenir un pays de référence sur le Maré-Nostrum. Sa géographie a largement façonné sa spécificité culturelle du monde arabe dans lequel il est enraciné, grâce à avoir servi d’accueil, d’asile et de refuge à toutes sortes de rebelles ethniques, politiques et religieux, qui ont trouvé abri dans la géographie accidentée du pays.
La carence et le manque de ressources naturelles, ont permis au Liban d’émerger en tant que Hub commercial, repère et référent culturel, ce qui a enfanté une forte densité de population et des taux d’alphabétisme élevés.
Isolément de la cause misanthrope de la catastrophe, le stockage de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à Beyrouth, un engrais dont les propriétés explosives ont été maniées dans des manœuvres terroristes, nous donne la mesure du manque de contrôle qui prédomine.
Dans ce contexte, Il est épineux d’escompter que le Liban puisse voir le bout du tunnel pour amorcer une nouvelle phase de redémarrage avec un tableau économique sombre : des pertes d’emplois en millier, une politique fiscale au point mort qui aurait pu subvenir aux besoins essentiels des familles martyrisées, encore plus marginalisées par la fulmination du port commercial de Beyrouth, une explosion équivalente à un cinquième de la bombe d’Hiroshima.
D’après les estimations économiques, le Liban, de charybde en scylla, entre dans un nouveau cycle infernal de détérioration économique et sociale. En Mars dernier Lorsque le Liban a été mis en banqueroute, l’exécutif de Beyrouth entama des négociations avec le FMI en vue d’un plan de redressement global.
Cependant, l‘Elysée avait renoncé à obtenir des résultats de cette conférence des donneurs qu’elle avait organisée, principalement en raison des suspicions des pays du Golfe quant à la possibilité que les dons s’immiscent entre les mains du Hezbollah, une organisation dont la mainmise sur l’administration libanaise a jusqu’à présent rendu difficile toute avancée dans les pourparlers de sauvetage du FMI.
Bien avant, une Conférence pour le développement par les réformes et avec les entreprises (Cèdre) pour le Liban a été organisée le 6 Avril 2018 à Paris où une quarantaine de pays et 14 organisations internationales pour redresser l’économie libanaise.
Après dix-sept rounds de négociations, les discussions n’ont enregistré aucune avancée et la perspective d’une sortie de l’impasse s’éloigne chaque jour davantage.
Au-delà de l’annulation des prêts, la restructuration de la dette souveraine du Liban semble très complexe : Le Liban pâtit de ressources naturelles, souffre d’une hausse de l’inflation de plus de 53 % en 2020, une dette publique libanaise qui culmine à plus de 86 milliards d’euros, soit 151 % du PIB et frôlera les 250 % du PIB selon le FMI, c’est plus encore que la situation dans laquelle se trouvait l’économie grecque en 2010, ne dispose pas non plus de réserve de change pour faire appel aux importations nécessaires et les 300 tonnes d’or qu’il conserve dans ses coffres forts de la banque centrale du Liban ne valent que 17 Milliards de dollars.
Son unique valeur réelle pour les tiers et le milieu des affaires est sa situation géostratégique : le pays du cèdre importe plus de 80 % de ce qu’il consomme, en particulier des denrées alimentaires et des hydrocarbures. Son secteur financier se cantonne au marché immobilier et à la gestion des transferts de fonds de l’émigration libanaise.
De ce fait, Il n’est donc pas impressionnant que les tentatives des banques orthodoxes pour attirer les dépôts en devises étrangères offrant des taux d’intérêt élevés pour renflouer le Budget Général de l’État Libanais aient échoué dans une situation de dépréciation et de dévaluation de plus de 80 % de la valeur de la lire libanaise et de l’exode massif de capitaux vers d’autres cieux stables. 
Ainsi en l’état actuel (la faim, le manque de soins médicaux, l’approvisionnement en eau potable et les coupures d’électricité…..), l’horizon du Liban ne peut émaner que de réformes structurelles qui mettent fin à la corruption systémique en permettent au Liban d’évoluer vers une économie ouverte avec un accord sur un plan d’investissements pluriannuel collectif émanant du FMI et la Banque mondiale.

D’ailleurs, Le 13 juillet dernier, le FMI a exhorté les deux délégations libanaises à s’unir autour du plan du gouvernement et à engager des réformes annoncées en avril à l’instar de la lutte contre la corruption ou la transparence des adjudications publiques. Toutefois, les guerres intestinales des forces politiques dominantes, favorable à l’alliance des forces communautaires et de l’oligarchie financière, sapent  toute perspective d’évolution.
In fine, c’est un secret de polichinelle que le peuple Libanais sait congrûment que les problèmes qui l’accablent ne peuvent être résolus par la même élite corrompue (en 2018, le Liban occupait la 138e place sur 180 du classement des pays les plus corrompus, selon l’organisme Transparency International) et sectaire qui les a créés.
9 août 2020 0 comment
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Le bonheur c’est les autres : le rôle vital de l’amitié dans les Relations Sociales

by Mustapha Maghriti 31 juillet 2020
written by Mustapha Maghriti
Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres évocatoires disparaissent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre.
C’est le bonheur qu’Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence.
Les chercheurs rappellent que le bonheur est si vital à l’existence humaine que l’Organisation Mondiale de la Santé OMS le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé.

La thématique est indémodable et le besoin du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l’ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur.
Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La notoriété, réputation, lustre ou l’argent ? Une investigation exceptionnelle menée depuis 75 chandelles auprès de 724 Américains en apporte une preuve instructive et envoûtante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps.
Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est sans équivoque, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: Ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives. Une grande interpellation nous apostrophe : Pourquoi ?
– Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la réclusion subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes.
– Secundo, les bonnes relations, les relations dignes et satisfaisante immunisent et préservent le cerveau : Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve de la vie voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure.
Robert Waldinger affirme que ces relations conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement ; certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces chamailleries n’avaient pas d’implication sur leur mémoire, c’est la qualité qui compte et non pas la quantité : Peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe et l’emporte. Vivre dans les conflits ne vaut-il pas mieux que se sentir seul ? Ainsi, une relation maritale chaotique désargentée et dénuée d’affection peut être pernicieuse pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas « Il vaut mieux être seul que mal accompagné » ?
A l’antipode, des relations bienveillantes et affectueuses sont nourrissantes et protectrices. La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une vieille sagesse comme le monde.
Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples.
La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en particulier sur le plan de la communication).
Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles:
– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de cactus et avons tendance à blâmer les autres,
– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’a rien à nous reprocher,
– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des gages de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière,
– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations
Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection.
Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent.
En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit!
En guise de conclusion, les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »
L’Amitié : C’est magnifique quand un étranger devient un ami, mais O combien triste quand un ami devient un étranger ! Jean Paul Sartre disait que  » l’enfer, c’est les autres ». Je lui réplique Haut et Fort, le bonheur, c’est les autres.
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Climat des Affaires au Maroc à l’heure du Covid-19 : Quelles pistes d’amélioration de l’attractivité de l’investissement au temps du Coronavirus?

by Mustapha Maghriti 28 juillet 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute que la Covid-19 a mis à genoux le tissu économique national, notamment la Très Petites Entreprises (TPE) et la Petites et Moyenne Entreprise (PME). La pandémie du Covid-19 a asséché le climat de l’investissement et des Affaires Internationales au Maroc, une telle flétrissure se manifeste par un net recul des investissements directs étrangers (IDE) : Ils ont connu une décrue de 24,5% (2,99 Milliards DH) en raison de la part importante des IDE dans les secteurs dans l’industrie manufacturière et les chamboulements qui ont affecté les chaînes de valeurs mondiales couplés à la chute des prix du pétrole et à la perte de confiance des investisseurs ; leur flux net s’est chiffré à 5,31 Milliards DH, en repli de 16,8, la faillite de plus de 77.000 entreprises à fin Mars 2020, une chute brutale de la consommation et de l’investissement, un recul de 5% du PIB et un déficit budgétaire de 7,5% selon les postulats du projet de la loi de Finances rectificative 2020.
Aussi, la défloraison de l’environnement du business international au Maroc se matérialise par l’arrêt de larges segments de production de moult entreprises, y compris des entreprises multinationales, la pause de plusieurs groupes étrangers et les mouvements de relocalisation industrielle à travers la récupération des avantages comparatifs causés par la crise de la pandémie du Covid-19.
Dans ce contexte de crise occasionné par la pandémie du Covid-19, la réussite de la relance de l’attractivité du climat de l’investissement et la consolidation du positionnement de l’économie Marocaine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales est tributaire de l’approche, et la cadence avec lesquels l’Exécutif Marocain soutient le milieu des affaires et abreuve le climat de l’investissement du tissu National.
Manifestement, le Maroc a bien avancé en termes de réformes d’ordre juridique et réglementaire en atteste l’embellie du dernier classement de Doing Business 2020. Toutefois, au temps du Coronavirus, il est nécessaire d’opérer des actions ponctuelles et ciblées en relation avec les dommages collatéraux engendrés par la Covid-19 qui, à notre sens, s’articulent autour des axes suivants:

– Primo, la nécessité d’une structuration des dispositifs d’appui aux TPE/PME relatifs au financement, aux garanties et à la mise à niveau du tissu entrepreneurial qui a subi de plein fouet les contrecoups de la crise et aux subventions qui restent inopportunément peu connus et laborieusement accessibles en raison du labyrinthe des intervenants.
À ce égard, il est urgent de regrouper ces mécanismes à travers l’instauration d’un interlocuteur unique à même de prendre en charge tous ces instruments et du déploiement des procédures y afférentes à l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays émergents et ce en activant l’édification d’un guichet unique et à la généralisation du système de création d’entreprises dans tous les Centres Régionaux d’Investissement CRI et ce par voie électronique en raison de l’accélération du mouvement de digitalisation à l’heure du Covid-19.
Le numérique est appelé, à se positionner en véritable courroie de transmission de croissance inclusive avec plus de transparence dans la gestion de l’action publique et plus d’équité dans l’accès aux opportunités d’investissement.
– Secundo, la prédilection nationale dans la commande publique, la facilitation et la fluidification de l’accès aux marchés de l’État aux TPE et PME à travers des Partenariats Publics-Privé (PPP) qui sont des conditions incontournables pour relancer le climat de l’investissement, en singulier pour les Très Petites Entreprises et les Petites et Moyenne Entreprise qui forment le maillon du tissu économique National .
D’ailleurs et dans ce sens, le Comité nationale de l’environnement des affaires (CNEA) penche sur l’adaptation et l’assouplissement des procédures administratives et de la réglementation en tenant compte des besoins de l’entreprise pendant la période post-Covid-19.
– Tertio, afin d’assurer la survie du tissu entrepreneurial qui est en difficulté, il est primordial d’entreprendre certaines actions urgentes, à savoir la formalisation de l’économie (l’économie informelle constitue 33% du PNB) et la refonte du Code du travail et son harmonisation avec le marché du travail qui sont des éléments vitaux à l’attractivité du climat des affaires économiques internationales et des IDE.
– Quarto, avec les frontières que connait l’économie mondiale, et pour soutenir les TPE/PME, il est crucial de promouvoir le « Made in Morocco » à travers l’incitation à la consommation locale qui stimulera le tissu entrepreneurial en exhortant les promoteurs nationaux à investir davantage dans différents niches et segments de l’économie Marocaine. Le brandage « Made in Morocco » renforcera notre indépendance économique, sans exclure l’ouverture sur le monde et l’instauration de nouveaux rapports sur la base de l’équité et de l’intérêt réciproque.
– Quinto, afin d’offrir de la visibilité aux opérateurs économiques nationaux et étrangers dans ce contexte économique sépulcral et nébuleux, il est important d’accélérer les réformes d’ordre réglementaire et judiciaires telles que l’adoption de la loi relative à l’arbitrage, à la médiation conventionnelle, la modernisation et la dématérialisation du système judiciaire et l’amendement du texte relatif aux entreprises en difficulté.
L’atténuation des contraintes actuelles qui se dressent devant les sociétés au niveau de la phase judiciaire, le caractère relativement long de la phase contentieuse et la révision des délais devant les tribunaux de commerce et les adapter à la nature des activités commerciales ne sont-ils pas importants pour sécuriser et redonner crédit aux investisseurs nationaux et étrangers ?
– Sexto, les entités chargées de la promotion de l’investissement doivent développer leur rôle d’interlocuteur entre les investisseurs étrangers et l’administration, en privilégiant les activités de suivi des entreprises (AFTERCARE) plutôt que celles visant l’attraction. Ces entités doivent prendre des mesures d’urgence afin de soutenir et pérenniser les investissements existants, et éviter d’éventuels désinvestissements. Aussi, ces entités doivent créer des cellules de crise et de veille dont le rôle est d’informer et de communiquer avec les investisseurs, de répondre à leurs doléances à travers le suivi des interruptions de production.
D’ailleurs, lors de la dernière réunion du Comité national de l’environnement des affaires, tenue Mardi 23 juin 2020 à Rabat présidé par le chef de l’exécutif, le CNEA ambitionne d’entamer l’élaboration d’une politique nationale intégrée dans les prochains jours, en se basant essentiellement sur les résultats de l’enquête nationale sur les freins au développement du secteur privé, réalisée en 2019 avec l’appui d’experts internationaux. Cette feuille de route, qui devra être prête fin 2020, permettra de donner de la visibilité au milieu des affaires.
– Septimo, dans le cadre du redimensionnement des chaines de valeurs mondiales causé par la pandémie du Covid-19, le Maroc doit être « opportuniste » en attirant une relocalisation diversifiée des industries étrangères au Maroc dans un climat des affaires sain pour reprendre les propos du Ministre Marocain du Commerce et de l’Industrie.
Ceci est d’autant plus opportun que le Maroc recèle des capacités de production et d’ingénierie importantes qui peuvent être mises à contribution pour que l’Europe devienne encore plus compétitive, via la relocalisation industrielle en constituant une des pièces importantes du puzzle de la compétitivité et de la production Européenne de demain dans un contexte de la bataille pour la « relocalisation et la compétitivité » qui s’annonce d’ores et déjà animée entre les puissances industrielles telles que l’Europe, la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la Turquie.
A ce titre, dans leur course à la compétitivité et à la garantie de l’approvisionnement, les entreprises Européennes pourront trouver au Maroc la solution la plus avantageuse.
C’est ce que cite le site allemand « Deutsche Welle » dans un article « La débandade chinoise pourrait être bénéfique pour l’économie Marocaine » : La crise du Coronavirus a révélé leur grande dépendance vis-à-vis de la Chine pour une multitude de produits allant du plus simple au plus impliqué. La recherche des prix les plus bas, n’est pas toujours une solution.
Cette dépendance ne plait pas aux Européens. Le Maroc qui constitue, selon les experts, un îlot de stabilité politique dans le voisinage sud turbulent de l’UE et un partenaire commercial fiable du bloc, pourrait être un choix évident pour les entreprises qui cherchent à raccourcir leurs chaînes d’approvisionnement.
– Octavo, l’accélération de la mise en application de la de la charte de l’investissement qui accuse beaucoup de retard dans sa mise en œuvre. En effet, faut-il rappeler que la charte de l’investissement fait parti de la mouture de la réforme de l’investissement présentée devant le Souverain Marocain lundi 4 juillet 2016 au palais royal de Casablanca. 5 années se sont écoulées sans que cette charte de l’investissement ne voit le jour. A nos yeux, la mise en œuvre de cette armature juridique au temps du Covid-19 serait un signal fort, une véritable mesure d’incitation et de soutien ainsi qu’une grande opportunité d’investissement pour les investisseurs nationaux et étrangers en regroupant les dispositifs communs à tous les secteurs, les dispositifs sectoriels plus spécifiques et les dispositifs régionaux, en mettant en avant les régions les moins favorisées.
D’autres mesures s’avèrent nécessaires pour fertiliser le climat de l’investissement qui sont contenues dans le projet de loi de Finances rectificative pour l’année 2020 tel :
– La mise en œuvre, dans le cadre de conventions sectorielles, de mesures tenant compte des spécificités de chaque secteur, en relation avec l’ampleur de l’impact subi suite à la crise et du temps nécessaire à la reprise de l’activité.
– L’allocation de fonds nécessaires pour couvrir les risques des prêts garantis au profit de tous les segments d’entreprises, y compris les entreprises publiques. Des Conditions avantageuses seront appliquées à travers un taux d’intérêt maximum ne dépassant pas 3,5%, et un délai de remboursement de 7 ans, avec deux ans de grâce et une garantie de l’État variant entre 80% et 90% et pouvant atteindre 95% pour les très petites entreprises.
– L’allocation des ressources du Fonds spécial de gestion de la pandémie du Coronavirus pour continuer, jusqu’à la fin de l’année, à accompagner sur les plans, social et économique, les secteurs qui feront face à des difficultés même après la levée du confinement.
– La promotion de l’investissement public afin d’accélérer la redynamisation de l’économie nationale.
De telles mesures inclues dans le projet de loi de Finances rectificative pour l’année 2020 donneront un nouveau souffle pour la stimulation de l’investissement privé et la dynamique économique et sociale du Maroc.
En guise de conclusion, les quelques éléments de réflexion évoqués ci-haut visent à en planter le décor afin d’inventer un récit mobilisateur dans la durée soutenu par une ligne de conduite clairement définie : Le contexte national et international morose, la persistance de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et son impact sur le climat de l’investissement et des affaires internationales interpelle l’exécutif Marocain à donner impérieusement des signaux forts au milieu des affaires à travers le soutien aux secteurs durement impactés par la crise sanitaire en promouvant le  » Made in Morocco». Ces mesures ambitionnent, entre autres, d’inciter les promoteurs nationaux et étrangers à redémarrer pour retrouver au plus vite leur vitesse de croisière dans une aura d’investissement fécond et fértile.
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Ouff !! Enfin, le Nœud Gordien de la langue d’éducation et d’enseignement au Maroc est tranché

by Mustapha Maghriti 25 juillet 2020
written by Mustapha Maghriti

Après une longue inertie, enfin, le projet de loi-cadre N° 51.17 relatif au système de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique vient d’accomplir un pas charnière sur l’itinéraire législatif après son adoption ce mardi dernier 23 Juillet, par la Commission de l’Enseignement, de la Culture et de la Communication à la chambre des représentants. 
Pour une fois, au sein de la première chambre, les partis politiques ont évité le dérapage malheureux d’autrefois dans des polémiques arides (qui ont effondré notre système éducatif) en aboutissant, il faut le dire, à des résultats probants en adoptant à la majorité, par la Chambre des représentants avec l’aval de 241 parlementaires, un rejet de 4 députés et 21 abstenus. 
De ce fait, le débat autour de la langue d’enseignement avec des arrières pensées sournoises et passéistes autour de l’école a franchi le Rubicon sur l’arabisation de l’enseignement qui a reproduit un système éducatif actuel dont tout le monde récrimine le caractère clairsemé et sciène. 
Nous pensons, d’emblée, que cette décision est sage et raisonnée, car à l’heure de la globalisation et du développement sans précédent de l’économie cognitive, l’ouverture sur les langues étrangères est plus que jamais une condition sine qua non pour tirer profit des acquis de l’essor économique et technologique, car Il ne faut pas voir dans la langue un simple outil de lexique, mais surtout une fort levier de transmissibilité de connaissances, de science et de culture. 

Et le fait d’enseigner les matières scientifiques en langues étrangères n’affecte en aucune manière notre identité Marocaine, arabe et musulmane comme le prétendent certains gourous des partis politiques dans des considérations populistes. 
Apprendre et enseigner en langue étrangère est un moyen de préparer l’élève Marocain à poursuivre ses études supérieures, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, avec succès et l’arrimer au rythme de la mondialisation. 
Disons nos quartes vérités en face et avouons-le : Ça fait plus de 40 chandelles que le Maroc a adopté la langue Arabe dans l’enseignement des matières scientifiques depuis le primaire jusqu’au baccalauréat. Un état de fait qui a sécrété une dualité linguistique entre l’enseignement secondaire et supérieur où ces matières sont dispensées en français. Le résultat était plus que lamentable : En vertu des enquêtes du Ministère de l’éducation nationale, seulement 1 étudiant sur dix parvient à décrocher la licence en 3 ans et plus que 30% des bacheliers scientifiques préfèrent s’inscrire dans des filières de sciences humaines et sociales en arabe pour éluder la question des langues. 
Un bachelier arabisé vit une véritable affliction : S’il choisit une filière scientifique, il devra faire face à un changement de langue et se trouve rencogné entre des prérequis arabisés et un nouveau savoir dispensé en français ; une situation qui impactera son insertion, son rendement et ses chances de réussite ce qui explique le taux atterrant de déperdition où 25% des étudiants quitte l’université sans avoir passé l’examen du 1er semestre selon les chiffres officielles du Ministère de l’Education Nationale. 
Rétrospectivement pendant des décennies, avant l’arabisation de l’enseignement il y a plus de 40 ans, notre système éducatif a bien fonctionné selon une séquence vertueuse et ce en privilégiant la langue française avec des résultats concluants. 
Faisant une lecture de l’histoire mondiale, tous les pays qui se sont développés procédèrent à une dose plus ou moins d’injection et d’ouverture sur les langues étrangères. Tel est l’enjeu de l’utilisation des langues étrangères. Saluons cette décision qui vient d’être franchie ce Mardi dernier à la chambre des représentants qui n’aura que bonnes retombées sur l’avenir de notre école et sa place dans le projet sociétal qui convient à notre pays à l’heure actuelle et future. 

L’ambition aurait due être poussée plus loin en adoptant la langue anglaise comme langue de recherche et d’apprentissages, car je pense qu’à l’heure actuelle, la langue anglaise est devenue la langue de sciences par excellence et assimiler cette langue par les élèves Marocains leur permettra d’exceller grâce à des rapports, des thèses, des ouvrages, des sites qui sont dans la plupart rédigés en anglais. 
La langue anglaise est largement pratiquée dans les sphères scientifique, technologique et économique, c’est la langue de la finance internationale, du commerce international et du tourisme. 
Dans le monde de la digitalisation économique et de l’intelligence artificielle, 80 % des données existantes sont en langue anglaise, ainsi que le sont une grande majorité des publications scientifiques (95 %). De ce fait, en assimilant l’anglais, l’élève et l’étudiant Marocain peuvent avoir accès à un nombre illimité de ressources économiques, techniques et scientifiques. 
Aussi, la langue de Shakespeare est l’une des compétences les plus demandées sur le marché du travail ; elle est la plus sollicitée par les employeurs, les promoteurs et les investisseurs. A ce titre, elle permet d’accéder à des postes à plus haute responsabilité, de développer sa carrière et son entreprise. C’est la langue des affaires internationales comme ca a été le cas pour la langue Arabe lors 
De l’ère du rayonnement de l’empire arabo-musulman au 7éme et 8éme siècle. La langue du Saint CORAN et du paradis était la langue des sciences par excellence et de ce fait les occidentaux savaient pertinemment l’enjeu de l’apprentissage de la langue arabe pour accéder aux travaux scientifiques de Jabir ibn Hayyan, Al-Khwârizmî, Avicenne, Rhazès, Al-Battani, Ibn al-Haytham, Al-Fârâbî….etc. N’est-il pas le cas pour la langue anglais aujourd’hui. 

Même les Français intègrent de plus en plus la langue anglaise comme langue d’apprentissage pour ne pas rater le bateau de l’économie mondialisée pour reprendre Robert Reich. Même la Chine, qui est entrain devenir la première puissance économique mondiale intégra la langue anglaise dans toutes ses universités et dans les manuels d’étude. Nous réitérons notre révérence à cette décision intentionnelle et réfléchie qui anticipe les contraintes économiques et technologiques du futur pour préparer les élèves Marocains à la donne économique internationale en leur imprégnant les méthodologies didactiques, pédagogiques et scientifiques pour exceller sur notre patrie et sur d’autres cieux ; cette mesure d’enseigner les matières scientifiques en langue de Molière n’affecte en rien notre identité Marocaine, arabe et musulmane. Attention aux gourous des partis politiques de replonger dans considérations populistes !!! 

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Quand les USA démissionnent de la Santé Mondiale à l’heure du Covid-19 : Quels contrecoups ? Quelles répercussions ?

by Mustapha Maghriti 12 juillet 2020
written by Mustapha Maghriti
Après le retrait en cascade des USA de plusieurs accords, tel l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, l’ALENA, l’Accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, le TPP (Partenariat transpacifique), de quelques Organisations internationales comme l’UNESCO et du Conseil des Droits de l’Homme, il y a 5 jours, Mardi 14 avril 2020, le pays d’oncle Sam a tiré sa révérence et de façon officielle de l’Organisation Mondiale de la Santé OMS, et ce en pleine crise sanitaire du Covid-19.
Faut-il rappeler que l’OMS, créée en 1948, après la Seconde guerre mondiale, s’est fixée pour mission de diriger et coordonner la santé mondiale au sein du système des Nations Unis. Avec 192 Etats membres, l’OMS travaille sur un large panorama d’objectifs, allant de la lutte contre les épidémies, les maladies infectieuses, à l’incitation à la recherche médicale, la mise en place de normes et de conventions en matière de santé ou encore l’apport d’un soutien opérationnel aux Etats en difficulté sur le plan sanitaire.
Ce retrait des USA de l’agence Onusienne peut être expliqué par plusieurs raisons :
– Primo, Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche mène une politique guidée par la fameuse devise « America First ». Cet abandon de la Santé Mondiale est clairement une missive adressée à la population Américaine et notamment aux électeurs qui se rendront aux urnes en novembre prochain. D’autre part, D.Trump, si prétentieux, divorce d’un organisme qu’il ne juge pas utile, car il dispose de son propre centre de contrôle des maladies et prévention, le CDC d’Atlanta (Centers for disease control and prévention) en l’occurrence,
– Secundo, le président Américain taxe la Chine et l’OMS pour bouc émissaire et prend la tangente en minimisant sa responsabilité dans la gestion de la crise du Covid-19,
– Tertio, lors de la 73ème Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue virtuellement à Genève les 18 et 19 Mai 2020, la Maison Blanche n’a pas apprécié que Taïwan ne puisse pas participer au congrès de la santé, car ce petit État insulaire qui dépend officiellement de la Chine a en effet su juguler l’épidémie sur son territoire. Mais la Chine n’a pas autorisé sa présence à travers la répulsion et le rejet ferme de Pékin qui considère que Taiwan fait partie intégrante de la territorialité chinoise,
– Quarto, à ces désaccords, les USA taxent l’OMS d’une communication lente et opaque, son rôle dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus durant la crise du Covid-19,
– Quinto, la démission Américaine montre à quel point le jeu politique a aujourd’hui pris le dessus. D’ailleurs avec ce repli, Donald Trump envoie à la communauté internationale la dépêche que les États-Unis ne coopèrent plus sur la gestion de la pandémie du Covid-19.
Avec 893 Millions de Dollars apportés sur la période 2018/2019, soit environ 15% du budget de l’OMS, les Etats-Unis, membre fondateur de l’OMS en 1948, en sont le premier bailleur de fonds, devant la fondation Bill et Melinda Gates, premier contributeur privé, l’Alliance du vaccin Gavi, le Royaume-Uni et l’Allemagne, l’arrêt des versements de la part des USA va peser d’un poids lourd sur les missions que l’OMS. Ce repli et, cette perte financière va certainement amener ses membres à revoir le modèle de financement de l’entité Onusienne. D’ailleurs, au regard de cette rétrogression des USA, déjà l’OMS a appelé les pays qui n’avaient pas encore réglé leur participation à avancer leur financement. D’autres, comme la Chine, ont augmenté leur contribution volontaire. Aussi avec ce retrait des USA, l’OMS devra diversifier ses contributions en démarchant des investisseurs privés.

Sur un autre volet, l’amputation de ce budget portera un coup dur au programme de vaccination de la poliomyélite. Rétrospectivement, depuis 1988, les fonds Américains financent en grande partie la campagne vaccinale d’éradication de la poliomyélite. L’OMS était en passe d’en finir avec cette maladie contagieuse qui ne dispose pas de traitement (En 2019, Il ne restait en effet que 33 cas déclarés dans le monde). Avec la suppression de la contribution financière des USA, il y a un fort risque de la réapparition de nouveaux cas de la poliomyélite : La médecine estime avec l’arrêt la vaccination proactive de la poliomyélite, 200 000 nouveaux cas dans les 10 ans à venir peuvent resurgir. A cet égard, la fondation Bill et Melinda Gates qui est le deuxième donateur de l’OMS devra œuvrer dans la lutte contre la poliomyélite pour colmater l’hiatus financier des USA.
Le retrait Américain va certainement acculer l’OMS à la nécessité d’une refonte de son fonctionnement : Historiquement, l’OMS a opéré des réformes après chaque crise sanitaire, à l’instar de Sras, H1N1, Ebola. En outre, les peurs et le repli national qui entraînent le rapatriement des entreprises pharmaceutiques, la volonté d’autonomie vis-à-vis du matériel, des médicaments, occultent l’aspect collaboratif de l’organisation et le multilatéralisme. La crise sanitaire du Covid-19 ne l’a-t-elle pas largement prouvé ?
Ce retrait nuira aux USA eux même qui sont les plus contaminés dans le monde avec plus de 3 Millions de cas et plus de 133.000 décès, et constitue un revers de la coopération internationale et ne fera que nuire à la lutte mondiale contre la Covid-19.
En guise de conclusion, je ne peux que reprendre les propos philanthropes, altruistes et humanitaristes de Bill Gates, l’ancien patron de Microsoft et aujourd’hui à la tête de la gigantesque fondation altruiste Bill & Melinda Gates Foundation, « l’arrêt des subventions américaines s’avère particulièrement dangereux. Les missions de l’OMS sont en train de ralentir la progression du Covid-19 ; si ce travail est arrêté, aucune autre organisation n’est là pour prendre le relais. Le monde a besoin de l’OMS comme jamais. C’est le moment de se montrer solidaire, pas de saper la coopération multilatérale ».
12 juillet 2020 0 comment
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Quelle cartographie de la géopolitique mondiale au temps du Covid-19 ?

by Mustapha Maghriti 5 juillet 2020
written by Mustapha Maghriti
Nul ne doute qu’avec la pandémie du Covid-19, le monde est entrain d’assister à un chambardement de l’agenda international débobiné par les principales instances internationales (ONU en particulier), ainsi que par les omnipotences mondiales tel le G7 et le G20.
Indéniablement, des dissertations ont, plus ou moins, abordé les corollaires des endémies et/ou des épidémies sur la géopolitique mondiale. Cependant, les institutions les plus réputées en matière de pronostics, FMI, Banque Mondiale, OCDE……, n’ont pu conjecturer les scénarios eschatologiques de la Covid-19. La pandémie du Coronavirus n’a-t-elle pas arboré la caducité des instruments de concertation matérialisés par une gouvernance financière, économique et sociale mondiale mise à genoux par la rapidité de la propagation du virus ?
Alors que cette crise est par nature globale et requiert par conséquent une approche coordonnée et coopérative, la prédominance des actions ponctuelles et unilatérales est manifeste. La Covid-19 n’a-t-elle pas dénudé l’usure des mécanismes de coordination concrétisés par le « selfish » des Etats où le « chacun pour soi » est devenu le Maître-mot en matière de gouvernance du Covid-19 ?
Sous cet angle, l’on a décelé :
– Le retour en force du concept de la souveraineté de l’Etat et des frontières et le retour des postures du self-help prônées par les théoriciens du néoréalisme, à l’instar de l’Américain Kenneth Waltz. Or, faut-il rappeler que la globalisation a été boisée sur l’apostasie du paradigme national de la souveraineté politique et économique de l’Etat au profit des grandes audiences multilatérales et des Firmes Multinationales FMN.
Ce dogme est en train d’être substitué et les pays, à l’heure du Covid-19 sont en train de retracer la nostalgie de l’éclat national, notamment dans les investissements râblés dans les industries stratégiques, à l’instar des industries lourdes en Asie au Japon et en Corée du Sud. C’est aussi, aujourd’hui que sur l’arène mondiale, particulièrement les pays développés, ont découvert leur obédience pour les produits industriels attisée par la « dictature économique » de la Chine et de l’Inde qui produisent aujourd’hui plus de 80% de la production mondiale de ces produits actifs.
Avec la Covid-19 et la cloison des voies terrestre, aériennes et maritimes, les Etats sont entrain de perdre leur prestidigitation de la souveraineté pour se redimensionner sur les chaines de valeur mondiales et les activités stratégiques abandonnées jusque-là.
Sur le rebord mondial, la Covid-19 n’est-elle pas en train de remettre en cause cette tendance et d’apostropher les relations économiques internationales à un retour des Etats-nations et des frontières?
– Dans ce contexte d’interférence accrue aux effets domino pour reprendre Richard Baldwin, la globalisation est plus perceptible comme une épée de Damoclès à refréner qu’une opportunité à saisir. Ainsi, dans le temps et dans l’espace, la géopolitique mondiale se résume à un faciès des rapports de force, une architectonique mondiale qui a été chavirée mettant tous les contrées pays développés ou en développement, sur le même pied d’égalité au niveau de la confrontation du danger public du Covid-19. Il s’agit d’une induction qui n’épargne aucun Etat, ou pour paraphraser le politologue Américain James Rosenau, une zone de turbulence qui a pris d’assaut tous les Etats impuissants face à ce phénomène quasiment chaotique.
– Sur le plan politique, le monde est entrain de vivre une nouvelle étape dans l’équilibre des forces mondiales : Jusqu’à quelques années, la géopolitique mondiale a été dominée par un système unipolaire où les USA avaient la position de leadership aux niveaux économique, technologique et même militaire. Avec la pandémie de Coronavirus et la course effrénée pour trouver la formule du vaccin du Covid-19, la cartographie mondiale bifurque vers un système multipolaire. Avec le sprint échevelé pour concevoir l’équation miracle de l’immunité contre la Covid-19, des domaines d’influence commenceront à apparaître et qui outrepasseraient, à l’avenir, le cadre militaire de la domination.
–  Les Etats-Unis et l’Europe, obnubilés par leur perte d’emprise, sont encore sur la défensive, se cherchant une plazza dans la grande « bataille des récits », pour reprendre l’expression du chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell. 

Cet éréthisme se vérifie dans l’absence de l’hégémonie Américaine dans la lutte contre la pandémie et dans la syncope de la concertation intra-européenne. Aussi, la cartographie mondiale a été jalonnée par la rétrogression des USA de plusieurs accords, à l’instar de l’Accord de Paris sur le réchauffement climatique, l’ALENA, l’Accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, le TPP (Partenariat transpacifique), de quelques Organisations internationales comme l’UNESCO et du Conseil des Droits de l’Homme, ainsi par leur alignement sur la politique de colonisation systématique menée par Israël. 
A cet égard, la Chine ne rate aucune opportunité, cherchant à étancher l’hiatus laissé par les USA, l’Empire Céleste en légitimant ses meilleures mesures de riposte à la crise sanitaire du Covid-19 par sa réactivité et l’ampleur de sa politique de la générosité, comme la grande puissance utile , altruiste et responsable, en vue d’élargir sa sphère d’influence, de tordre davantage l’alliance transatlantique, et d’imposer la pertinence de son modèle de gouvernance mondiale.
Le Toit du Monde profite ainsi de cette crise mondiale pour consolider son agora en tant que leader de l’aide internationale en faveur des pays du Sud : En peu de temps, elle s’est projetée en pourvoyeuse d’aide dans plus de 100 pays et au profit des Organisations internationales, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Union Africaine (UA).
La Russie semble également se saisir de la conjoncture stratégique offerte par la pandémie du Covid-19 pour redéployer ses outils d’influence et réaffirmer sa place en tant que grande prépotence sur l’arène mondiale.
– Les Relations Internationales ont été embrasées au sein de l’Union Européenne qui a négocié le début du Covid-19 sans solidarité entre des pays de l’Union Européenne, notamment l’Espagne et l’Italie qui ont le plus souffert de la pandémie. Aussi, l’absence de coopération n’a-t-elle pas été durement dénoncée par le président Serbe Aleksander Vucic ?
Cet éclatement au sein des pays du vieux continent ne date pas d’aujourd’hui, il s’est amorcé avec la politique engagée par le BREXIT de la Grande-Bretagne qui a désemparé la politique de l’Union européenne.

Des voix s’élèvent sur le même trend du BREXIT en Italie par exemple et dans d’autres pays d’Europe de l’Est qui ne se sont pas intégrés suffisamment au sein de l’UE. L’arrivée de l’extrême droite dans plusieurs pays Européens et les relations de déstabilisation poussées par les nouvelles superpuissances vont influencer le vieux continent pour arriver, peut-être, à l’éclatement ou à l’affaiblissement du rôle stratégique de l’Union européenne dans les affaires importantes de la communauté internationale.

– L’équilibre des forces n’est pas uniquement d’ordre mondial mais aussi régional. A ce titre, L’initiative du Souverain Marocain brave et altruiste d’envoyer des aides médicales à 15 pays subsahariens afin d’accompagner leurs efforts de lutte contre la pandémie de Covid-19 permettra au Maroc de se positionner en leader régional et interlocuteur intercontinental incontournable pour les pays africains vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde ; cette initiative Royale à la fois philanthropique et chevaleresque de prêter assistance aux pays africains portera ses fruits en augmentant l’influence du Royaume dans la région en renforçant son rôle diplomatique comme une force croissante dans le continent noir.
Cela favorisera la participation du Maroc à la promotion d’un nouveau pôle géopolitique régional qui raccorderait l’Afrique et l’Europe et assiérait une nouvelle géopolitique dynamique de la Méditerranée. Pour cela, le Maroc devra affûter son attractivité pour tirer profit des relocalisations due aux mouvements de repositionnement des chaînes de valeurs mondiales et de re-régionalisation des activités économiques.

En dépit les coactions géopolitiques, le Maroc ne doit pas abandonner le projet Maghrébin de l’UMA, nécessaire aujourd’hui pour les pays de la région, mais aussi pour l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée. Cette dynamique régionale post-Covid doit être étançonnée sur une rénovation du partenariat euro-méditerranéen qui doit transcender les dimensions mercantiles et s’ouvrir sur une logique de coproduction et de gestion commune à l’exemple des problématiques phares de développement/migration/sécurité.
Cela permettra à l’Europe, étant donné son avancée économique et technologique, et à l’Afrique, avec ses potentialités démographiques et son apport culturel, d’accoucher ensemble des nouveaux pôles d’activités et de compétences dans le cadre d’une multipolarité mieux partagée.
En guise de conclusion, la grande récession causée par la pandémie du Covid-19 remodèlerait, la globalisation en réécrivant un nouveau lexique des relations internationales.
Cette crise intervient dans une atmosphère de résilience des systèmes politico-économiques dans un contexte exacerbé par la rivalité sino-américaine en même temps qu’une fragilité de l’UE.

A l’heure du Covid-19, la puissance stratégique d’un État concerne non seulement ses forces en matière d’armement et d’énergie, mais aussi ses ressources dans les domaines sanitaires. L’ampleur de la stagnation économique la façon dont les économies sauront la gérer et la maitriser en définira, semble-t-il, le ton et le tempo de la géopolitique mondiale.
5 juillet 2020 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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