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Mustapha Maghriti
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Quelle Géopolitique Mondiale à l’Heure de Joe Biden ?

by Mustapha Maghriti 20 janvier 2021
written by Mustapha Maghriti

C’est aujourd’hui le 20 Janvier 2021 que J.Biden prête serment au Capitole à Washington face au président de la Cour suprême John Roberts, la main posée sur une Bible que tenait son épouse Jill et devant par le 46éme Président des USA.

Faut-il rappeler que de part cette victoire aux urnes, les Américains ont attesté que la démocratie ne chavire pas : Devant la peur d’une économie « Trumpienne » clivée et covidée, les Américains ont participé pesamment au scrutin avec une participation record depuis 1900 (quand plus de 73,7% des Américains s’étaient rendus aux urnes pour élire le républicain William McKinley) avec plus de 160 Millions de votes, soit un taux de participation de 66,6%.

Après le 46éme pas au bureau Oval du nouveau président à la Maison Blanche, le monde, les décideurs politiques, le monde des affaires et les médias se posent l’apostrophe récurrente que va faire Joe Biden ?

– Primo, la campagne électorale de J.Biden a été plutôt un vote contre Trump dont la gestion de la Covid-19 a été cataclysmique et désastreuse,

– Secundo, Joe Biden n’a pas réellement circondui un programme économique ; on s’en souvient lors de sa propagande électorale.

Plusieurs interrogations interpellent les décideurs politiques : Le crédo protectionniste et First America, l’apostrophe nucléaire, l’agenda climatique, les relations avec l’Europe et les bras de fer avec la Chine…….etc  ?

On est sûr que Joe Biden  ne va pas revenir sur des décisions géostratégiques, surtout en ces temps d’inconstance à l’heure du Covid-19 : Devant une ulcération du leadership Américain, isolé de leurs alliés traditionnels et érodé de ses capacité à faire face aux challenges de sécurité nationale, de la Corée du Nord à l’Iran, de la Syrie à l’Afghanistan et au Venezuela, Joe Biden se donne une mission capitale : Remplumer la confiance avec les alliés des États-Unis sur l’arène internationale ; une confiance qui s’est peu à peu dilacérée pendant le mandat de D.Trump. C’était d’ailleurs l’objet même d’un article intitulé « Why America must lead again », signé par Joe Biden lui-même dans la revue Foreign Affairs. « Les Etats-Unis doivent redevenir un phare de la démocratie dans le monde », écrivait-il.

En sus, tout en reconnaissant les vertus de la concurrence, dans l’ère de J.biden, l’Amérique redeviendra un acteur de poids dans le jeu de la concurrence mondiale : Au lieu de se réfugier derrière les barrières illusoires du protectionnisme comme Trump, J.Biden entend équiper les Américains de compétences qui permettront à tous de concourir loyalement dans un commerce international équitable tout en soutenant les entreprises Américaines (400 Milliards de Dollars Le label « made in america » à l’instar des énergies propres, l’informatique quantique, l’Intelligence artificielle, la 5G, les trains TGV).

Les USA, dans le mandat présidentiel de J.Biden, vont rebrousser chemin vers le multilatéralisme : Joe Biden sera multilatéral là où D.Trump était unilatéral, il sera prévisible là où D.Trump est imprévisible ; et il respectera ses alliés là où Trump les maltraitait. Pour preuve,  Joe Biden qui connaît bien ce dossier puisqu’il y a participé en tant que vice-président de Barack Obama en 2015, a déjà donné des gages en préfigurant que son premier acte de Président serait de réintégrer l’Accord de Paris sur le climat que les États-Unis ont officiellement quitté et s’engageront sur l’objectif d’une économie entièrement décarbonée en 2050 pour une économie plus verte (2.000 Milliards de dollars sur quatre ans pour financer des transports électriques). Ce n’est qu’une bonne nouvelle pour notre planète terre.

De surcroît, les USA s’engageront dans l’OTAN avec engagement qui, selon J.Biden,  sacré et non conditionnel et ce en fortifiant l’alliance militaire avec l’Australie, le Japon et la Corée du Sud.  Un OTAN fort très redouté par la Russie.

Aussi dans le mandat de D.Trump, la gouvernance mondiale est plus qu’en panne, elle est devenue chaotique : les Nations Unies ne jouent plus leur rôle depuis longtemps, D. Trump a mis les États-Unis sur une trajectoire de guerre froide avec l’autre super-puissance, la Chine. A ce titre, J.Biden compte assumer le rôle de leader Américain au regard de la Chine, tout en fixant des règles économiques transparentes. Pour cela, J.Biden le sait : Pour  résister à la Chine, la priorité N°1 des US est  une alliance européenne-américaine qui passe par  Berlin  qui est le partenaire économique européen le plus important pour les Etats-Unis.

Ainsi, pour lubrifier la mécanique de la gouvernance internationale, Joe Biden s’est entouré d’une équipe de politique étrangère pour les questions économiques et internationales en nommant William Burns, un diplomate chevronné qui avait été l’homme des premiers contacts secrets avec l’Iran, conduisant à l’accord nucléaire de 2015 dénoncé par D.Trump. William Burns, tout comme le conseiller national à la sécurité Jake Sullivan, et le Secrétaire d’État Antony Blinken, ont en commun non seulement d’avoir travaillé ensemble sous Obama, mais surtout d’incarner une véritable rupture avec l’unilatéralisme et le nationalisme à courte vue de D. Trump.

De même, J. Biden compte faire un comeback au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé OMS que D.Trump a quitté en pleine pandémie avec le gel de la contribution financière des USA de 500 Millions de Dollars , et de participer au programme de vaccins pour tous, ce que D.Trump refusait.

Par ailleurs,  J.biden compte réintégrer la diplomatie multilatérale là où D.Trump ne croyait qu’à l’unilatéralisme à travers sa fameuse “America First and only”. De ce fait, Joe Biden compte cicatriser les relations internationales tumultueuses en particulier avec la Chine, la Russie, l’Iran. Certes, ça ne sera pas pour autant un retour à la diplomatie de l’époque Obama en raison des mutations qu’a connu l’économie mondiale à travers l’émergence de pôles de puissance éclatés là où l’Amérique était encore une hégémonie finissante. Semble-t-il, Joe Biden n’aura pas les brigues, de réinstaurer cette hégémonie.

Le véritable défi de Biden sera, au contraire, la structuration de ce nouveau monde multipolaire et pour y parvenir, J.Biden entend faire ressurgir une coalition de pays démocratiques, là où son prédécesseur D.Trump les traitait de ses détracteurs.

De sa part, le vieux continent aborde cette nouvelle architecture de la géopolitique mondiale avec enthousiasme et d’aperception : Car si le retour à une diplomatie plus prévisible et attrayante est bienvenu, l’Europe ne sait pas encore dans quelles conditions. C’est pour cela que les Européens sont écartelés entre le sentiment béat exprimé par la Chancelière Angela Merkel -celle qui connait le mieux Joe Biden-, pour qui l’amitié transatlantique est indispensable  et qui propose de coopérer ensemble et le scepticisme tweeté par le Secrétaire d’État aux affaires Européennes en France, Clément Beaune, pour qui “ce serait une faute de croire que tout change, l’Europe doit avant tout compter sur elle-même.”

Aussi, J.Biden ambitionne d’améliorer la coopération économique avec les pays d’Amérique centrale en fixant 4 Milliards de Dollars à une telle stratégie régionale de développement.

En outre, pour cimenter la démocratie à travers le monde, J.Biden s’engagera, à réunir aux USA, un Sommet mondial de la démocratie, afin de définir en commun un programme de lutte contre la corruption, de se défendre contre l’autoritarisme et faire progresser les droits de l’homme.

Assurément, ce projet encore trop imprécis pour savoir s’il s’agit d’une coalition anti-chinoise sous le leadership Américain, ou d’un véritable effort de renouveau démocratique après des années de régression et de menaces autoritaires à l’ère de D.Trump.

Ainsi, J.Biden tentera de “bercer” le débat politique et cherchera à réunifier le pays à 330 Millions d’habitants. De même, il a la volonté de faire progresser une cause délaissée depuis plusieurs décennies, celle de l’équité raciale, et de revenir sur les reculs de D. Trump en matière de santé.

Après quatre ans d’une présidence “Trumpienne” atypique, les Etats-Unis pourraient à nouveau avancer sur la route du progrès social.

En somme, J.biden a du pain sur la planche ; son agenda est hyper chargé tant sur le plan national qu’international avec une mission de replâtrage de l’économie mondiale. Allez Biden, Let’s Joe…. !

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Clémence Divine et Démence Humaine

by Mustapha Maghriti 19 janvier 2021
written by Mustapha Maghriti

In fine après plus de 2 années de sécheresse, la clémence est bel et bien arrivée et avec générosité Providentielle ! Les pluies qui se sont broyées la semaine dernière sont de bons augures pour nos campagnes agricoles. Au Maroc, gouverner, n’est-ce pas pleuvoir disait Lyautey ?

L’optimisme se rallume et ressuscite chez les laboureurs après deux chandelles de rude sécheresse. Convenons-en de ce postulat, les pluies sont une aubaine pour le tissu économique national, dont la dynamique économique reste amplement subordonnée à l’agriculture. Car, même si l’exécutif Marocain a fort misé, cette dernière décade, sur les Métiers Mondiaux du Maroc dans la mouture du plan d’accélération industrielle, ils n’arrivent pas encore à désaltérer les déficits enregistrés par le PIB de l’économie Marocaine.

Avec la clémence du ciel, le département de Lahlimi le Haut-Commissariat au Plan HCP a revu sa boule de cristal à un trend haussier de l’activité économique de 0,5% au premier trimestre 2021 avec un rebond de 10,8% de l’agriculture.

Comme dit le dicton ancestral français, toute pièce a son revers : Avec cette clémence Divine, en 6 jours seulement, la ville de Casablanca a enregistré une pluviométrie équivaut de près de 70% des pluies d’une année. Ces fortes pluies ont mis à nu la vulnérabilité de nos infrastructures en particulier le poumon économique du Maroc Casablanca, en l’occurrence qui se matérialisa par des dommages collatéraux : Inondation et effondrement de bâtiments, submersion des boulevards et des tunnels, immersion des rues, plongée des voitures en raison d’un réseau d’assainissement liquide défaillant.

Pire encore, cela intervint à un moment où le citoyen Marocain, est desséché par une année 2020 tumultueuse et morose par la pandémie, la crise économique et sociale qui en résulta où des images de désolation révoltantes twettées sur les réseaux et les médias sociaux.

Pourtant deux décades se sont écoulées et la gouvernance de la chose publique aussi bien au niveau local qu’au niveau central sont censées avoir quelque peu évolué depuis à travers une superstructure qui nous rend des comptes en veillant sur l’intérêt du citoyen Marocain et assure un développement harmonieux du pays, privilégiant l’intérêt suprême du patriote sur les avantages que lui procurent les postes de responsabilité ?

Ne doit-on pas transcender le bouc émissaire à qui incombe cette catastrophe  diluvienne : Lydec, le conseil de la ville, ….etc?

Déjà en 2013 avec sa vision prospective, le Souverain Marocain a sonné le glas et l’alarme en posant des grandes apostrophes sur le destin de la métropole lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de la première session de la troisième année législative de la 9éme législature « Mais pourquoi cette ville, qui compte parmi les plus riches du Maroc, ne connaît-elle pas concrètement l’essor auquel aspirent les Casablancaises et les Casablancais, à l’instar de beaucoup d’autres villes ? Est-il raisonnable qu’elle reste à ce point un espace des grandes contradictions, jusqu’à devenir l’un des modèles les plus faibles en matière de gestion territoriale ? » La réponse à ces interpellations, le Souverain l’avait écourtée et abrégée en une phrase:  » Le problème dont souffre la capitale économique tient essentiellement à un déficit de gouvernance ». D’où l’importance de la gouvernance qui doit porter non seulement sur le bon fonctionnement de l’institution mais aussi et surtout sur la qualité de l’action de ces institutions dans l’espace local, régional et national pour le bien être social.

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L’Année 2021 entre le Marteau des signes positifs et l’Enclume des risques à appréhender

by Mustapha Maghriti 10 janvier 2021
written by Mustapha Maghriti

L’année 2020 a été épineuse ; elle a été stigmatisée par la pandémie du Covid-19 dont les corollaires dévastateurs ne cessent de se faire sentir depuis des Mois (plus de 1,9 Millions de disparus) et qui, selon toute vraisemblance, vont nous accompagner dans l’année 2021.

Outre les effets sanitaires, l’économie mondiale a été tragiquement emballée sur les plans économique et social et ses effets économiques pervers avec un recul dramatique de la croissance où l’économie internationale devrait connaître, une récession historique dont l’ampleur s’élèverait à 4,9 % du PIB mondial selon la boule de cristal du FMI. Tous les indicateurs sont au rouge: le commerce mondial accuserait un recul compris entre 13% et 32%, les cours des produits de base chutent et les investissements directs étrangers pourraient baisser de 40%.

Aussi, la crise se matérialise par les fermetures des outils de production, les pertes d’emploi (un taux de chômage mondial à 5,4 %) ainsi que ses conséquences sociales : Des conséquences des plus affligeantes sur les marchés du travail. Ce dernier subit de plein fouet les perniciosités d’un impact qui porte, à la fois, sur l’offre, en raison d’une paralysie quasi totale du processus de production des biens et services et sur la demande qui se rétracte sous l’effet de la baisse de la consommation et de la contraction de l’investissement. Plusieurs milliers de postes d’emploi sont mis en suspens quand ils ne sont pas définitivement détruits provoquant une recrudescence inégalée de chômage avec plus 2,5 millions en 2020 selon l’Organisation Internationale du Travail OIT.

Des secteurs entiers sont sinistrés et font face à un avenir incertain. C’est le cas, notamment, du tourisme et des transports qui sont gravement touchés dans leur segment aérien. Une situation délétère menaçant de faillites les entreprises dans leurs différentes tailles, de perte d’emplois sans distinction entre secteurs structurés ou informels et partant de détériorations manifestes de revenus pour une vaste partie de la population.

Aujourd’hui que le monde, y compris notre patrie le Maroc, tout en vivant les restrictions les plus draconiennes (à l’instar du reconfinement total en Grande Bretagne et d’autres pays de l’Europe), accueille le début de 2021 avec optimisme en escomptant que cette nouvelle année va nous ramener plus de quiétude afin que nous puissions reprendre notre marche vers un avenir serein et solidaire.

A cet égard, vigilance et prudence l’oblige, des signes positifs sont à relever mais, en même temps, des risques évidents sont à appréhender :

– Primo, sur le plan sanitaire, la découverte et la mise à disposition en un temps record de nombreux vaccins ( Pfizer/BioNTech,  Moderna, AstraZeneca, Sinopharm) contre la pandémie du coronavirus donnent à l’humanité de l’espoir afin d’en finir avec la propagation incontrôlée de la Covid-19.

Toutefois, une grande majorité des pays démunis et à revenu intermédiaire,  n’auront pas accès à ces vaccins avant des Mois, et ce en dépit des efforts laborieux de l’Organisation Mondiale de Santé OMS et de ses partenaires du Système des Nations Unies qui jette des équivoques sur la sincérité de ceux qui n’ont cessé d’arguer d’humanisme et d’équité des chances alors qu’ils n’ont pas perdu du temps pour s’approprier la quasi-totalité de la production de ce précieux vaccin, en privant le reste du monde pour l’avenir prévisible. Cela est scientifiquement inapproprié puisque, faut-il le rappeler : Notre l’humanité ne sera pas totalement immunisée contre ce mal avant que toutes ses composantes le soient, d’où l’appel lancé par le Secrétaire Général de l’ONU pour que le vaccin en question soit considéré comme un bien public.

– Secundo, sur le plan économique et social, la pandémie a certes fortement ralenti la croissance et mis à genoux le tissu de la production et des services, mais globalement ce tissu économique, bien que revigoré, peut être apaisé si les conditions locales et internationales reviennent à leur état normal. Ceci suppose que le « repli sur soi  »  constaté au début de la pandémie et du confinement total laisse vite place à une solidarité suffisante pour permettre à la coopération internationale de reprendre ses droits et aux institutions bilatérales, régionales et multilatérales de reprendre habituellement leurs activités dans le cadre de relations internationales assainies et étanchées.

Ce retour sera, semble-t-il, favorisé par la nouvelle donne politique aux Etats Unis d’Amérique suite aux dernières élections présidentielles, donne qui, certes toujours contestée par l’occupant actuel de la Maison Blanche, semble cependant inéluctable et promet des révisions bienvenues à l’attitude de Washington vis-à-vis de nombreux dossiers et du multilatéralisme en général.

Il reste que des décisions prises par l’Administration en charge, surtout au cours des quelques derniers mois, risquent de placer la nouvelle Administration, qui ne prendra les rênes du pouvoir que le 20 du Mois courant, devant des « faits accomplis » dont il pourra malaisément s’extirper pour autant qu’elle souhaiterait le faire. Des dossiers coriaces comme celles du Moyen Orient, du nucléaire Iranien, ou de la place de la Chine dans l’équation mondiale risquent d’en pâtir alors que des groupements régionaux sur lesquels reposait en partie l’espoir de trouver des solutions aux conflits existants se trouvent davantage affaiblis.

Faut-il voir la « moitié pleine » du verre ou celle qui est « à moitié vide » ? Chacun dans le monde abordera l’année 2021 selon sa propre disposition d’esprit et les moyens dont il dispose, mais nous devons tous nous en tenir aux protocoles sanitaires prescrits et prier pour le mieux.

Les décideurs quant à eux devront s’imprégner de nouveau de l’esprit de coopération avec davantage de compassion pour les plus faibles afin que nous puissions ensemble sortir de la situation actuelle.

A cet égard, l’OMS a un rôle de premier plan indéniable dans la gestion de la crise du Covid-19. Elle a certes, été le théâtre d’oppositions politiques, mais force est de constater qu’elle a assuré un leadership technique fort. Cela étant, l’aspect technique ne représente qu’un volet de la réponse à la crise sanitaire. La bonne gestion d’une telle situation se joue également sur le plan politique, et c’est précisément là que l’OMS et plus généralement les organes politiques de l’ONU (Organisation des Nations unies) ont montré les limites de leur pouvoir d’action et de coordination.

D’ailleurs, une situation de statu quo s’installe au sein des Organisations Internationales, transcendant même le cadre de l’OMS : L’ONU en a également subi les conséquences, aboutissant à un manque de coordination du Conseil de Sécurité et de l’organisation dans sa globalité. Il est, à cet égard, intéressant de noter que les pays leaders de la réponse apportée à la crise du Covid-19 ont préféré passer par des groupes internationaux restreints, tels que le G20, pour coordonner une réponse internationale, plutôt que de passer par l’UNGA (Assemblée générale de l’ONU). Cela ne témoigne-t-il pas d’un affaiblissement de la démocratie internationale doublé d’un échec des solidarités internationales marqué par le repli national provenant essentiellement du repli des pays sur eux-mêmes, leur propre population, ainsi que sur leurs propres intérêts.

Ce signe le plus évident de l’échec de la solidarité internationale est d’un part le repli national des pays durant la crise sanitaire (la fermeture des frontières) et la suspension du financement américain à l’OMS, d’autre part. D’où l’intérêt de la concertation, de coordination et de coopération internationale pour faire face à une situation internationale tumultueuse et fébrile.

L’on ne peut épiloguer cette chronique sans avoir une pensée émue pour tous celles, ceux Maroc et dans le monde qui ont payé de leur vie la pandémie que nous vivons, trouvent ici nos condoléances les plus attristées, nos prières et nos mémoires, comme disait jean d’Ormesson  » Il y a quelque chose de plus fort que la mort ce la présence des absents dans la mémoire des vivants »

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L’Année 2020, Entre Cicatrices et Stigmates de l’Humanité

by Mustapha Maghriti 31 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

De l’avis même des moins superstitieux, il ne fait aucun doute que pour toute la planète, pour tous les Marocains, endeuillée par la pandémie mondiale, minée par une crise économique, financière et sociale majeure, l’émergence d’un virus responsable de la mort de plus de 1,7 million de personnes dans le monde, l’année 2020 aura été l’une des plus éprouvantes de l’histoire récente de notre pays. Nous gageons que dans quelques Mois, une fois que la grande bataille de vaccination contre la Coronavirus sera achevée et que l’immunité collective aura été atteinte, la pandémie de la Covid-19 ne sera plus qu’un disgracieux récit derrière nous.

Décès (plus que 8000 ), hospitalisations ( plus 400.000 cas positifs), réanimations, incubations, psychose, panique, névrose, anxiété, hantise et confinement total ou partiel ont laissé commotion, traumatisme et laisseront des blessures, offenses et mutilations qui cohabiteront longtemps dans la mémoire collective et perdureront dans les mémoires individuelles.

Outre ces blessures et ces déchirures collatérales, il restera également, parmi les mauvais souvenirs, les annonces en cascade et parfois de dernière minute qui, depuis Mars dernier, ont envenimé le quotidien des Marocains, annonces relatives aux moult restrictions portant préjudice à nos activités quotidiennes, à nos festivités, à nos déplacements, à notre vies tout court.

Des mesures hâtives et/ou des communiqués de dernière minute au gré de la situation pandémique de chaque région n’ont-ils pas constitué un frein à notre habituel, au point où plus personne n’ose s’engager dans une décision à court terme, un projet, soit-il personnel ou professionnel ?

Annonces et communiqués profusément critiqués par les Marocains au sein des réseaux sociaux; des réseaux qui constituent plus qu’auparavant, en raison du confinement et reconfinement, une plateforme de communication et une soupape de consolations entre les Marocains (famille, amis, collègues…, etc.) au temps du Covid-19.

Au vu de la fin d’année et ce qui s’ensuite en termes de préparatifs pour la célébration du réveillon, la dernière batterie de mesures prises par les autorités publiques ne constitue-t-elle pas, une fois de plus, un exemple éloquent ?

En effet, les pouvoirs publics ont annoncé, pour la région de Casablanca-Settat notamment, la prolongation jusqu’au 10 janvier prochain, de toutes les interdictions prononcées, et notamment le couvre-feu de 21H à 6h du matin, de concert avec les diverses fermetures d’établissements de sport, hammams, etc., mais aussi un couvre-feu national de trois semaines, ainsi que la fermeture des restaurants pour les villes de Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger.

La première conséquence de ces décisions est l’impossibilité de célébrer la fin de l’année civile en dehors du strict cercle familial et domiciliaire, alors que les opérateurs du tourisme, les hôteliers et restaurateurs notamment, comptaient beaucoup sur cette période pour réduire et compenser quelque peu les énormes pertes financières et préjudices conséquents qu’ils ont subi depuis le Mois de Mars.

Avec l’interdiction des rassemblements publics et privés, la fin de l’année 2020 sera donc bien triste et signifiera, très certainement, le coup de grâce porté au secteur serviciel en son entier, avec des conséquences fatales sur l’emploi et les revenus des familles qui en vivent et qui se comptent en centaines de milliers.

Les plus sages et les plus vigilants diront, à raison, que le Gouvernement veut éviter par ces actions, l’apparition d’une troisième vague, chose qui se conçoit parfaitement.

Soyons optimiste et voyons la partie remplie du verre : L’arrivée des 65 Millions de doses des vaccins anti-covid chinois des Sociétés Sinopharm et AstraZeneca, ainsi que la décision Royale de la gratuité du vaccin va, à coup sûr, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui hante et obsède la planète, sans aucun doute, la plus grande épreuve subie par notre monde depuis des dizaines de décennies. Certaines personnes perdent patience et sombrent dans des dépressions. Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

C’est pour très bientôt, on oubliera l’odeur et la texture du désinfectant,  le port du masque  et ses effets asphyxiants et gênants de démangeaison sur nos oreilles.

C’est dans peu, nous allons de nouveau voyager, donner libre cours à notre égotisme et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité. Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt.  Demain, il fera jour disait  Henry de Montherlant.

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Le Warning de la Dette Mondiale

by Mustapha Maghriti 27 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

A cause de la pandémie du Covid-19, dans la plupart des pays du monde, les entreprises les plus précautionnées, les gouvernements les plus conformistes et les plus disciplinés n’ont pas eu d’autres options que de s’endetter pour survivre, et pour se préparer à des temps moroses.

En vertus des statistiques officielles du FMI, les données sont délirantes : La Dette Mondiale totale a ascensionné en une seule année de 15.000 Milliards de Dollars (ou 15 Billions), pour atteindre atteint son apogée avec la facture vertigineuse de 277.000 Milliards de Dollars, soit l’équivalent de 365% de la richesse mondiale, contre 320 % un an avant du PIB mondial. Une situation qui inquiète les institutions internationales comme le FMI ou la BRI.

Ce bond résulte de l’effet combiné de l’endettement et de la baisse du PIB, en raison du confinement et des mesures de restrictions sanitaires.

En termes de répartition régionale : Toujours en une seule année, la dette mondiale a gravi, dans les pays développés, de 380% du PIB à 432%.

A titre illustratif dans le pays le plus endetté du monde, aux USA en l’occurrence, elle s’est hissée de 71 à 80 Billions et à elle seule la dette publique a atteint 101, 5% du PIB, ratio le plus élevé depuis le début des trente glorieuses. Dans l’Union Européenne UE, ce même ratio a éclaté de 86.2% à 95%.

La Chine demeure le pays qui le plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : Déjà source d’inquiétude pour les experts de l’OCDE notamment, l’endettement de la Chine pèse de plus en plus lourd dans l’économie mondiale.

Selon les données que vient de publier l’Institute of International Finance en effet, au premier trimestre de cette année, l’endettement total de la Chine (dette publique, celle des entreprises non financières, des institutions financières et des ménages) a atteint 303 % du PIB du pays, contre 297 % un an plus tôt et de ce fait, la dette chinoise par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des Etats-Unis ou de l’Allemagne. 

Désormais, à plus de 40.000 milliards de dollars, la dette de la Chine pèse désormais pour 15 % de l’endettement total de la planète. Une hausse beaucoup plus rapide que ne l’anticipaient les experts du FMI il y a quelques années.

Ce phénomène a été fluidifié par les taux d’intérêts très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de Gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance à travers des politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de faire relancer les économies nationales atones. 

Cet embrasement de l’endettement est principalement imputable au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » attisée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. 

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière 2008/2009. 

Nous pensons, en guise de conclusion, que la dette mondiale se révèle aujourd’hui un lourd fardeau pour de nombreuses entreprises et constitue une entrave rédhibitoire à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière. Une telle dette n’est pas sans nous laisser poser 4 sortes d’apostrophes :

– La première apostrophe est le remboursement d’une telle colossale dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l’économie mondiale ?

– La deuxième apostrophe est le remboursement, par les pays riches, d’une telle dette au regard d’une croissance économique anémique emballée par la pandémie du Covid-19

– la troisième apostrophe tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : Pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu’ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves sont menacées de fondre à un rythme plus ou moins rapide à l’instar de la République démocratique du Congo, de l’Equateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh, 

– La quatrième apostrophe est le remboursement d’une telle dette au regard de l’assèchement de la liquidité bancaire. L’épargne présente, dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l’investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier.

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La Communication : Un Préalable Incontournable pour la Réussite de la Compagne de la Vaccination Anti-Covid 19

by Mustapha Maghriti 23 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Partout, le monde s’apprête aux opérations de vaccination contre le Coronavirus, au Maroc vacciner 25 Millions de Marocains contre la pandémie du Covid-19 est un engagement colossal. C’est pour cela que cette campagne de grande ampleur mobilisera une logistique d’envergure : Actuellement, le Staff du Ministère de la Santé est dans la phase concrète de la prise des dispositions pratiques des vaccinations, en termes de logistique, des structures d’accueil dédiées, l’équipement en réfrigérateurs spéciaux, des espaces de vaccination et de personnels habilités.

Et, c’est tout à fait judicieux que les accès pour le Vaccin seront réservés en premier lieu à  l’Armée Blanche (le personnel de la Santé), la Sûreté nationale (les forces de l’ordre, les agents d’autorité), les enseignants, les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques avant que la vaccination ne soit élargie à tous les adultes.

Quoiqu’en 2013, le Maroc ait déjà réalisé une grande opération de vaccination ciblant 11 Millions de personnes contre la rougeole et la rubéole, cette campagne de vaccination anti-covid-19 s’annonce exceptionnelle du fait de l’ampleur de la population à vacciner sur une période limitée et du contexte particulier de la pandémie dans lequel elle sera organisée. D’où l’importance de la communication massive et tous azimuts qui devrait embrasser les opérations de vaccination afin de sensibiliser l’ensemble des Marocains à l’extrême importance de se faire vacciner.

C’est donc la nécessité de lancer la bataille à travers l’arme de la communication qui se pose dès à présent afin que le maximum des Marocains se plient à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur conseiller que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour éradiquer le Coronavirus, de rester vigilants et de ne pas relâcher en parallèle les mesures sanitaires.

Aussi, le risque est réel que des  réticences et des doutes s’expriment largement à l’encontre du vaccin anti-Covid : Beaucoup de gens au Maroc et sur d’autres cieux sont peureux et doutent de l’efficacité du Vaccin anti-Covid, même ceux et celles qui sont nourris dans le sérail de la santé malheureusement (des médecins, des professeurs, épidémiologues…)

Je me rappelle d’un Jour en pleine pandémie et surtout en plein confinement total après le décret de l’état d’urgence sanitaire en Mars, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par toute une armada d’internautes originaires de plusieurs pays du globe, y compris le Maroc, y compris hélas des intellectuels Marocains, du démenti du Coronavirus et du doute de l’efficacité du Vaccin.

Des voix populistes sonnaillent et résonnent sur les réseaux sociaux au Maroc et à l’international, semant le doute autour même de l’existence de la pandémie du Covid-19, sur sa gravité, la crainte d’une trop grande précipitation dans la conception du vaccin, ou la peur d’effets secondaires.  

En outre, les théories complotistes  et des boutades à dormir debout alléguant, par exemple, que le vaccin contre le Covid-19 servira à implanter une puce électronique sont également particulièrement présentes sur les réseaux sociaux au Maroc et dans le monde. Cette zizanie ne risque-t-elle pas de dissuader la population au vaccin et freiner la couverture vaccinale ?

Applaudir cette dénégation et ce désaveu,  n’est-il pas un indicateur qui montre incontestablement l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une telle pensée de doute. Semer la méfiance n’est-il pas un indicateur qui exhibe l’effort louable et laborieux de la communication que doit déployer le Staff du Ministère de la santé pour exorciser une telle suspicion. On ne peut pas autoriser ces paranos de soupçon et ces psychoses de méfiance : Le Maroc mort, la situation est grave. Plus de 7000 morts, un virus assassin et meurtrier, une bactérie impitoyable, un microbe fratricide, il n’a épargné aucun domaine de la vie.

Communiquer est un Must, tout le monde sait que seul le vaccin pourra anéantir cette pandémie du Covid-19.

Le sociologue français Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS en sciences de la communication, spécialiste des médias et de la communication politique n’a-t-il pas dit « Dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique, mais le récepteur » ?

D’où encore une fois de plus la nécessité impérieuse de lancer le combat de la communication qui se pose en amont de toute opération de vaccination : L’adhésion de la population est incontournable, la communication est essentielle avant toute campagne de vaccination de masse, afin de clarifier aux citoyens tous les aspects liés au processus de vaccination pour assurer leur implication et instaurer un climat de confiance, et contrer les voies réticentes loin de toute théorie de complot.

Le vaccin chinois à travers la conclusion d’accords de partenariat avec la Société Etatique chinoise SINOPHARM  (sixième plus grand fabricant de vaccins au monde), Il a déjà été utilisé sur un million de Chinois. Si leur vaccin n’était pas sérieux, testé et corroboré cliniquement et scientifiquement, jamais le Souverain Marocain ne l’aura autorisé, le Maroc n’aurait jamais commandé des Millions de doses.

Au regard de l’arrivée imminente des vaccins anti-covid et au vu la décision Royale de la gratuité du vaccin  et dans l’ambition participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale, la bataille de la communication qui se pose en amont de toute opération de vaccination pour inhumer ce mal qui hante et obsède la planète, sans aucun doute, la plus grande épreuve subie par notre monde depuis des dizaines de décennies.

Bernard Werber dans, sa sa trilogie des Fourmis, n’a-t-il pas argué que Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie ? C’est le cas aussi pour la compagne de vaccination  anticovid-19

23 décembre 2020 0 comment
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La Seringue de l’Espoir

by Mustapha Maghriti 13 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

In fine, l’espoir ressuscite et se ranime après le communiqué officiel par le Ministre en charge du portefeuille de la Santé, Khalid Aït Taleb, de l’amorçage prochain de la campagne de vaccination massive contre la pandémie du Covid-19. Aussi, l’optimisme béat réapparait et se confirme après la décision magnanime et noble du Souverain Marocain qui a décrété la gratuité du vaccin contre l’épidémie de la Covid-19 au profit de tous les Marocains aux dires du Cabinet Royal. Le Souverain Marocain a tranché le nœud gordien que le vaccin contre la Covid-19 ne devant pas être un bien commercial, mais un bien public accessible à tous les Marocains. 

Selon des sources dignes de foi, les premières opérations d’injection de la seringue de l’Espoir démarreront dans les deux semaines du Mois courant de Décembre. Une telle information du Ministre de la Santé est révélatrice de la stratégie chevaleresque initiée par les autorités Marocaines sous les directives du Souverain Marocain, faite de prospectives et d’anticipations positives à l’instar de la décision Royale du confinement de Mars 2020, la conclusion d’accords de partenariat avec la Société Etatique chinoise SINOPHARM  (sixième plus grand fabricant de vaccins au monde), la participation aux essais cliniques qui a donné ses dividendes en bénéficiant du vaccin anti-Covid-19, ainsi que le lancement des opérations de vaccinations dans les meilleurs délais.

Et, c’est tout à fait judicieux que les accès pour le Vaccin seront réservés en premier lieu à  l’Armée Blanche (le personnel de la Santé), la Sûreté nationale (les forces de l’ordre, les agents d’autorité), les enseignants, les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques avant que la vaccination ne soit élargi à tous les adultes.

Vacciner 25 Millions de Marocains est un engagement colossal. C’est pour cela que cette campagne de grande ampleur mobilisera une logistique inédite : Actuellement, le Staff du Ministère de la Santé est dans la phase concrète de la prise des dispositions pratiques des vaccinations, en termes de logistique, des structures d’accueil dédiées, l’équipement en réfrigérateurs spéciaux de toutes les pharmacies centrales du pays pour conserver le vaccin à une température de 2 à 8 degrés, des espaces de vaccination et de personnels habilités.

Comme dit le dicton français ancestral, chaque pièce a son revers, Il s’agit, de la communication massive et tous azimuts qui devrait embrasser les opérations de vaccination afin de sensibiliser l’ensemble des Marocains à l’extrême importance de se faire vacciner.

Sous cet angle, il convient d’apprécier que selon la déclaration du Ministre de la Santé, la vaccination ne sera pas obligatoire et les seules nouvelles mesures « astreignantes » relatives à l’obligation de disposer à côté du passeport international, d’un « passeport Santé » pour se déplacer à l’étranger qui signale que le détenteur a été vacciné.

Les raisons de cette relative équanimité sont connues. Elles tiennent à la faiblesse de la communication dévolue à cette opération souvent essentielle pour les personnes âgées, les malades ou les enfants, mais aussi au prix d’un vaccin qui n’est pas considéré comme essentiel par nombre de nos concitoyens.

C’est donc la nécessité de lancer la bataille de la communication qui se pose dès à présent afin que le maximum des Marocains se plient à l’opération de vaccination Anti-Covid-19 et leur conseiller que la vaccination est le moyen le plus sûr, le plus efficace pour éradiquer le Coronavirus, de rester vigilants et de ne pas relâcher en parallèle les mesures sanitaires.

Aussi, le risque est réel que des  réticences et des doutes s’expriment largement à l’encontre du vaccin anti-Covid : Beaucoup de gens au Maroc et sur d’autres cieux sont peureux et doutent de l’efficacité du Vaccin anti-Covid, même ceux et celles qui sont nourris dans le sérail de la santé malheureusement (des médecins, des professeurs, épidémiologues…)

Je me rappelle d’un Jour en pleine pandémie et surtout en plein confinement total après le décret de l’état d’urgence sanitaire en Mars, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été médusé par toute une armada d’internautes originaires de plusieurs pays du globe, y compris le Maroc, y compris hélas des intellectuels Marocains, du démenti du Coronavirus et du doute de l’efficacité du Vaccin.

Des voix populistes sonnaillent et résonnent sur les réseaux sociaux au Maroc et à l’international, semant le doute autour même de l’existence de la pandémie du Covid-19, sur sa gravité, la crainte d’une trop grande précipitation dans la conception du vaccin, ou la peur d’effets secondaires.  

En outre, les théories complotistes  et des boutades à dormir debout alléguant, par exemple, que le vaccin contre le Covid-19 servira à implanter une puce électronique sont également particulièrement présentes sur les réseaux sociaux au Maroc et dans le monde. Cette zizanie ne risque-t-elle pas de dissuader la population au vaccin et freiner la couverture vaccinale ?

Saluer cette dénégation et ce désaveu,  n’est-il pas un indicateur qui montre incontestablement l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une telle pensée de doute. Semer la méfiance n’est-il pas un indicateur qui exhibe l’effort louable et laborieux de la communication que doit déployer le Staff du Ministère de la santé pour exorciser une telle suspicion.

On ne peut pas autoriser ces paranos de soupçon et ces psychoses de méfiance : Le Maroc mort, la situation est grave. Plus de six mille morts, un virus assassin et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.

Communiquer est un Must, tout le monde sait que seul le vaccin pourra anéantir cette pandémie du Covid-19.

D’où encore une fois de plus la nécessité impérieuse de lancer le combat de la communication qui se pose en amont : L’adhésion de la population est incontournable, la communication est essentielle avant toute campagne de vaccination de masse, afin de clarifier aux citoyens tous les aspects liés au processus de vaccination pour assurer leur implication et instaurer un climat de confiance, et contrer les voies réticentes loin de toute théorie de complot.

Le vaccin chinois ?

Il a déjà été utilisé sur un million de Chinois. Si leur vaccin n’était pas sérieux, testé et corroboré cliniquement et scientifiquement, jamais le Souverain Marocain ne l’aura autorisé, le Maroc n’aurait jamais commandé des millions de doses.

L’arrivée imminente des vaccins anti-covid et la décision Royale de la gratuité du vaccin va, à coup sûr, participer à augmenter la couverture vaccinale, atteindre l’immunité collective et permettra de mieux respirer et de reprendre une vie normale.

C’est très bientôt, le temps pour oublier ce mal qui hante et obsède la planète, sans aucun doute, la plus grande épreuve subie par notre monde depuis des dizaines de décennies. Certaines personnes perdent patience et sombrent dans des dépressions. Une angoisse née d’une peur normale règne sur les esprits. On parle de tunnel, de cauchemar, de malédiction. La vie est mouvementée, agitée, l’espace de liberté est réduit, bloqué, figé.

C’est très bientôt, nous allons de nouveau voyager, donner libre cours à notre égotisme et croquer la vie à plein dents avec appétence et insatiabilité. Oublier la noirceur du tunnel et aller de l’avant. Le bout du tunnel est pour très bientôt.  La « normalité » sera bientôt de retour, Stay open !!

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ADIEU, Salah, Salaheddine El Ghomari : Un Journaliste d’exception

by Mustapha Maghriti 11 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

 

Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde des médias marocains est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du journaliste Salaheddine El Ghomari qui s’est éteint dans la soirée d’hier du Jeudi 10 décembre 2020 à Mohammedia, des suites d’une crise cardiaque, à l’âge de 52 ans.

Connu du grand public pour avoir présenté le journal télévisé arabophone de 2M pendant deux décennies, Les ondes et le quatrième pouvoir étaient dans ses veines : Après des études de journalisme en Russie, il a rejoint la chaîne d’Ain Sebaa en l’an 2000, où il s’est imposé comme l’un des présentateurs charismatiques les plus en vue du journal télévisé en langue arabe.

Surtout, la cote de popularité de Salaheddine El Ghomari montrera en flèche auprès des téléspectateurs et de l’ensemble des citoyens Marocains depuis le déclenchement de la pandémie du nouveau coronavirus surtout dans la terrible et dure phase du confinement total, grâce au programme de sensibilisation et d’information qu’il a animé durant toutes les phases de cette crise sanitaire la populaire émission quotidienne à forte audience « Questions sur le Coronavirus » ; une émission qui a fait exploser l’audimat en cette période de crise sanitaire. 

Selon des sources proches du défunt, le concept de l’émission a été pensé et préparé en 24 heures. En ces temps moroses engendrés par la pandémie du Covid-19, il était important de parler au public et surtout de lui donner la parole. Salaheddine  recevait 40.000 messages vidéo et écrits par jour en interaction avec l’émission de prédilection au temps du Covid-19 « Questions sur le Coronavirus ».

Avec grande ardeur et zèle, Salaheddine El Ghomari redoublait et suait d’efforts laborieux et louables pour sensibiliser la population marocaine sur la gestion au quotidien de la pandémie.

Même après le déconfinement, Salaheddine El Ghomari  restait toujours présent sur facebook, instgram en insistant toujours sur les mesures de distanciation sociale et le port du masque et en invitant, en sus, les Marocains et les internautes à rester chez eux autant que possible.

La disparition subite de Salaheddine El Ghomari a suscité un grand émoi parmi les professionnels des médias et chez le grand public, comme le démontrent les larges réactions de sympathie sur les réseaux sociaux.

Journaliste engagé, passionné par son métier, adulé pour son franc-parler, artiste dans l’âme, apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, marqué les esprits tant par sa vivacité que par son engagement.

Non seulement 2M et le monde de la presse écrite et du paysage audiovisuel, mais tout le Maroc perd l’une des figures les plus marquantes Marocains.

Certes, il nous a quittés, mais ses proses journalistiques, son émission, son dévouement le rendent immortel. ADIEU Salaheddine.

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Le Déracinement du Dogme de la Haine : Un Préalable irrécusable contre le Terrorisme

by Mustapha Maghriti 6 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

Il y a quelques jours, plusieurs dizaines d’agriculteurs ont été massacrés par des djihadistes dans le Nord-Est du Nigéria. Ainsi, le problème du terrorisme revient sur le devant de la scène après la revendication de cette odieuse scène par le groupe terroriste Boko Haram, dont une partie est affiliée à l’État islamique. Ces outrages ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, de colère et de solidarité. Ils ont aussi réveillé la peur, parfois l’effroi face à des actes de primitivisme où la violence aveugle et froide des terroristes, tuant au hasard, a contribué à désubjectiver chaque victime réduite à une simple cible à atteindre. Il s’agirait de représailles contre des incriminations de combattants auprès de l’armée.

La terreur gagne l’espace social en Afrique alimentant des fantasmes de martyre et de tyrannie, faisant (re)vivre à chacun l’angoisse de la mort. N’est-ce pas l’apogée de la subversion,  du terrorisme, le jihadisme?

Malheureusement, ces terroristes sont des jeunes en perte de repère et ils tuent d’autres jeunes. Ils cherchent, semble-t-il, à détruire une société africaine en quête de liberté, de démocratie, de culture et d’ouverture. Cette projection de la violence et de la haine sur l’autre va parfois jusqu’au retournement de cette violence contre soi ; le tueur finit par se tuer, comme s’il achevait ainsi, par sa propre mort, le cycle de cette violence destructrice sans limite, dans un mouvement d’auto-désengendrement.

Nous pensons que la guerre contre le terrorisme est incontournable, mais au préalable, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente que les armes qui est celle du déracinement des idéologies de la haine et de la répulsion.

C’est dans le continent noir, et pas seulement dans la zone sahélienne, que les groupes se réclamant de Daech, sont aujourd’hui les plus éveillés et les plus actifs, parsemant la terreur, la phobie et le terrorisme, sans toutefois contrôler des territoires comme ils l’ont fait au Moyen Orient. 

C’est un travail de longue haleine qui concerne notre continent. Inopportunément, dans l’Afrique, ce sont les projets de schizoïdie et d’introversion, qui l’emportent. Pour preuve, cette étendue géographique est sensationnelle, et tient autant sinon plus à la fragilité des structures étatiques locales et à la misère, qu’au pouvoir d’attraction du djihad global.

Faut-il souligner que ces groupes sont actifs dans plusieurs contrées du continent : 

–  Primo, sur les terres d’islam d’Afrique de l’Ouest, qui connurent autrefois de véritables « guerres saintes », au 19ème siècle contre les armées coloniales,

– Secundo, en Somalie, dans la corne de l’Afrique, où les « Chebabs » islamistes sévissent depuis des années, dans une guerre sempiternelle,

– Tertio, dans l’Est de la République démocratique du Congo, irréfragable  talon d’Achille  de l’Afrique où la guerre fait partie du quotidien depuis si longtemps où le djihadisme est venu s’ accoler à bien d’autres sources locales de conflit ;

– Quarto, dans le nord du Mozambique, sur la côte de l’Océan indien, où l’islam est ancré depuis des siècles, et où, depuis trois ans, sévit un groupe lui aussi affilié à l’État islamique.

Pour autant, ces labels djihadistes agissent comme des « franchises », c’est-à-dire sans centralité, sans concentration et sans commandement unique ; même s’il est probable que les groupes agissent de concert en apprenant l’un de l’autre.

En Afrique, les terroristes savent tirer parti des vulnérabilités des États, qu’il s’agisse d’un État « insolvable » comme la Somalie ou « perclus » comme au Nigéria. Au Mozambique, les djihadistes agissent dans une zone en passe de devenir l’Eldorado du gaz naturel où les petits paysans sont des proies faciles pour ces groupes violents.

Dans ce contexte miné, la réplique au terrorisme ne peut être cantonnée à la seule dimension sécuritaire ; même au Sahel où la contre-offensive militaire est la plus exploitée. Ce sont des décennies de problèmes livrés à eux même qui attisent cette subversion meurtrière de la violence armée et la radicalisation.

L’aberration serait de mettre ces désenchantements séditieux et ces messages écrits avec des plaies, du sang, des larmes, des souffrances, sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, inopportunément, plusieurs discours laissent entendre en particulier l’Islam.

La communauté internationale a un mandat laborieux à brasser. Avant les fusils et les armes, il y a des idéologies à neutraliser, avant les flingues, il y a des cultes à désamorcer.

Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans les pays musulmans n’est pas indemne de toute répréhension. Chez certains, elle incorpore gauchement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut excommunier la Salafiya Jihadia et son obsession subversive. 

La bataille contre la prolifération du terrorisme doit être absolument globale et internationale. La coopération internationale existe mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension en Afrique, ont plutôt envenimé le phénomène jihadiste.

Faute de quoi, la terreur continuera à terroriser, y compris les terroristes, la violence se transmettra en spirale de génération en génération dans la haine et la vengeance.

La Communauté internationale doit s’atteler à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette lourde responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’épargner que d’autres Etats ne s’agitent. Aussi, il appartient tout un chacun de nous d’apporter sa quote-part par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien.

Avouons-le et disons nos 4 vérités en face : On ne naît pas terroriste, on le devient. Le mal est en l’homme, il n’a pas de territoire privilégié, il est partout sur cette Terre. Ce mal, il nous le combattre par la raison, la loi, le savoir, l’école, l’éducation, l’ordre, la justice et par la promotion et la défense des valeurs universelles et universalistes liées aux droits humains.

Je me rappelle d’un Lundi 19 Décembre 2016, après l’assassinat ignoble de l’ambassadeur Russe en Turquie, je suis entré sur mon compte facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par le comportement fanatique et téméraire d’une armada internautes originaires de plusieurs pays arabes, y compris le Maroc, saluant l’assassinat de l’ambassadeur Russe. N’est-ce pas le Summum de la haine ? 

Saluer cet assassinat odieux n’est-il pas un indicateur qui montre incontestablement l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire. N’est-ce pas le pinacle de la subversion et du terrorisme?

L’altruisme, la clémence, la tolérance et le consentement sont les contrepoisons et les palliatifs dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise d’épilogue, de décider d’opter pour l’amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King.

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Quelle nouvelle cartographie du Commerce International à l’heure du Covid-19 ?

by Mustapha Maghriti 1 décembre 2020
written by Mustapha Maghriti

L’aéronomie économique mondiale est à la taciturnité pour les responsables politiques, institutions internationales (FMI, OMC, OCDE, CNUCED….), dirigeants économiques, qui s’intéressent à l’évolution de Relations Commerciales Internationales. Il faut dire que les impulsions de la mélancolie économique internationale ne manquent pas. Il y a d’abord la croissance mondiale qui a du mal à retrouver sa véhémence et son ardeur économique d’avant la grande déconfiture économique, financière et sociale de 2008/2009 déchaînée par la pandémie du Covid-19.

Les fiscal stimulus lancés par de nombreux pays, les politiques monétaires latitudinaires, ainsi que les politiques budgétaires permissives, n’ont pas réussi à redonner à l’économie mondiale une dynamisation de croissance plus marquée.

La vulnérabilité de la croissance économique globale n’est pas le seul facteur des inquiétudes pour l’économie mondiale, le commerce international est une des préoccupations actuelles.

En effet, moult rapports ont décelé que le tempo de la croissance du commerce international devrait enregistrer en 2020 une contraction comprise entre 13% et 32% en 2020, sous l’effet de la pandémie du nouveau coronavirus qui a fortement affecté les chaines de valeurs mondiales et la vie normale dans le monde selon l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Les économistes de l’OMC arguent que cette baisse sera probablement supérieure à la contraction du commerce mondial causée par la crise financière mondiale de 2008-2009 où les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à deux chiffres dans presque toutes les régions de la planète.

Pour certains économistes, inutile de s’attendre à une véritable reprise du commerce mondial : La stagnation serait un fait perdurable auquel il faut adapter notre modèle économique.

Avec l’élection de Joe Biden,  les caméscopes du monde sont épinglés sur les premières œuvres du nouvel élu de la maison blanche, qui devrait tenir les gouvernails de la première puissance mondiale à la mi-Janvier 2021. Sa position en matière du commerce mondial sera plus singulièrement interpellée, en particulier les relations économiques internationales tumultueuses avec le Céleste Empire, attisées par le président sortant D.Trump, un adepte du mercantilisme et ne croit pas, en matière de commerce, au jeu à somme positive. Au contraire, il voit, dans le protectionnisme et l’isolationnisme, la seule voie pour défendre les intérêts américains. 

A bien des égards, la compétition commerciale et l’ouragan des échanges commerciaux s’est focalisée autour de ce nouvel affrontement sur l’échiquier mondial, notamment Est-Ouest.

Les argumentations du pays d’uncle Sam pour tenter de rééquilibrer leur déficit commercial le plus élevé du monde (616,8 Milliards de dollars en 2019) sont connus en théorie, et pour certains, légitimaires : affaiblissement du Yuan au regard du Dollar pour aviver les exportations chinoises, barrières à l’entrée au marché Chinois via des barrières non-tarifaires, contingents, préférence nationale appliquée par la Chine, notamment en matière technologique.

Pour plusieurs analystes, même si la politique étrangère évoluerait sur la forme vis-à-vis de la Chine, celle de Joe Biden ne devra pas s’éloigner de la trame tissée D. Trump. Sous cet angle, Hubert Védrine, l’ex-ministre des affaires étrangères n’a-t-il pas dit : N’oublions pas que le futur Président des États-Unis sera avant tout Américain, et aura à cœur de défendre les intérêts de son pays ? A cet effet, soutenir les intérêts stratégiques des USA ne nécessitera-t-elle pas de reconduire le bras de fer avec Pékin ?

Dans les coutumes et les Us de la chose politique aux USA : Les républicains sont isolationnistes, les démocrates protectionnistes ; la main invisible du libéralisme dominant aux États-Unis s’estompe là où les intérêts stratégiques du pays de 50 États sont en jeu.

En additionnant les dommages collatéraux du Covid-19 et la gestion timide et réticente de la pandémie par l’Oncle Sam par D.Trump, l’on se trouve  devant une « olla-podrida » engendrant mécaniquement une attitude aussi bien méga-défensive pour prémunir le marché intérieur, qu’offensive pour percer les marchés mondiaux.

Dans ce cas d’espèce de la réduction de ses débouchés au sein de ce grand marché Américain, des tensions additionnelles dans le commerce mondial vont avoir lieu : La Chine va systématiquement investir dans de nouvelles zones commerciales et ce dans le dessein de préserver un niveau de dynamique économique idoine pour conserver ses parts de marché, ainsi que ses fondamentaux économiques et sociaux. Dans cette reconfiguration du commerce mondial, nous assistons à une guérilla économique entre les deux superpuissances ; dans ce faciès du commerce international, l’Europe constitue l’estrade d’opérations principales puisque le vieux continent prédispose d’un PIB par habitant consistant, bien que son marché soit mûri.

Cependant, l’Europe mène la contre-offensive, comme en témoigne la récente mise en place de sanctions européennes à l’encontre du mastodonte Boeing, inculpé d’avoir bénéficié de subsides publics Américains. 

Aussi, avec la perturbation des chaines de valeurs mondiales à l’heure du Covid-19, l’Europe a notifié sa fermeté de relocaliser certaines industries stratégiques sur son tissu économique afin d’amortir la surexposition de ses chaînes de valeurs à l’Asie du Sud-Est : Commotionnés par l’arrêt brutal de leurs approvisionnements, les grands groupes industriels Européens envisagent l’éventualité de raccourcir leurs unités industrielles de l’Europe, afin d’être moins exposés aux différentes incertitudes de pénurie.

Comme la réaction de l’Europe contre les USA, la réplique de la Chine  ne se fera pas attendre : Pékin évitera à tout prix tout rush de désengagement des Firmes Multinationales FMN du grand atelier du monde, et pourrait agir par le biais de la fermeture de son marché aux produits de ceux qui sont tentés de partir. Qu’en est-il de l’Afrique dans cette nouvelle cartographie du Commerce International ?

L’Afrique, pour sa part, recèle un potentiel de croissance d’envergure et fait l’objet de toutes les convoitises commerciales. Résolument enraciné dans le continent noir depuis la fin des années 90, la Chine dispose d’avantages compétitifs et concurrentiels en Afrique dans plusieurs niches telles les industries extractives, grands investissements dans les infrastructures, exportations de produits finis semi-finis et d’intrants industriels.

D’ailleurs depuis l’éclatement de la pandémie, Pékin a redéployé des efforts laborieux en direction du continent noir, multipliant les prodromes d’investissement et consentant un effort massif pour épauler l’Afrique à lutter contre le virus du Covid-19.

Mis à part quelques accords de libre échange, l’Amérique n’ont jamais explicitement défini leur politique commerciale envers l’Afrique, et s’échine à mettre en place une dynamique commerciale gagnante.

L’Europe, quant à elle, historiquement prédominante a perdu des places même dans des aires géographiques commerciales où elle était séculairement présente.

Dans cette nouvelle gravure du commerce mondial et pour reprendre la célèbre phrase du légendaire footballeur anglais Gary Lineker en 1990 « Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne gagne », Idem, pour le Commerce Mondial des deux dernières décades, « une compétition commerciale qui se joue à 193 pays, et à la fin, c’est la Chine qui gagne » hormis que la pandémie du Covid-19 est en train de remettre en question de manière abyssale les chaînes de valeurs mondiales, révélant à la fois une surexposition des industries manufacturières mondiales à l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’une férule des plateformes technologiques. La pandémie de COVID-19 représente, somme toute, un bouleversement sans précédent de l’économie mondiale : Sommes-nous à l’aurore d’un grand redimensionnement de l’échiquier Commercial Mondial ?

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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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