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Mustapha Maghriti
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Les défis de la ZLECAF dans un contexte géopolitique de fragmentation et multipolarité

by Mustapha Maghriti 24 décembre 2025
written by Mustapha Maghriti

Du 11-12 Décembre 2025, la 2éme édition du Business Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine ZLECAF s’est tenue à Marrakech avec grande ambition de switcher du stade de l’accord juridique à celui du projet économique transformateur pour l’ensemble de l’Afrique. 

Rétrospectivement, après Addis-Abeba en 1963, Abuja en 1991 et Durban en 2002, Kigali marqua une étape charnière de l’intégration commerciale sur le contient noir qui ambitionne que 90 % des échanges de biens seront dégrevés des droits de douane, et abolit de facto les 84.000 kilomètres de frontières entre les pays du continent Africain.

Sur l’échiquier économique mondial et étonnamment à la mondialisation heureuse qui promit monts et merveilles de la libéralisation du commerce mondial, et au regard de la formation de blocs commerciaux en Amérique latine, en Europe, en Asie, ce n’est plus un choix pour les pays Africains, mais un must de constituer un bloc commercial régional dense et intégré et résilient à même de renforcer la compétitivité de l’Afrique, surtout dans un environnement mondial marqué par une incertitude accrue, le nationalisme industriel et la fragmentation. De telles réalités économiques nous interpellent que notre continent doit compter sur son marché intérieur pour assurer son autosuffisance économique, à compter sur sa capacité productive et approfondir les chaînes d’approvisionnement intra-africaines 

Le Souverain Marocain n’a-t-il pas allégué, dans un éloge majestueux en date du Mardi 31 Janvier 2017 adressé au 28ème sommet de l’Union Africaine que la création de la zone de libre-échange, la plus large au monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain en soulignant que les richesses de l’Afrique doivent profiter à l’Afrique.

À notre sens, cet aggloméré commercial, en l’occurrence la ZLECAF, ne pourra réussir sans les prérequis suivants :

▪ Primo, une plus grande insertion de l’économie africaine dans la trajectoire de la géopolitique internationale : l’Afrique reste la zone la moins intégrée au monde. Sa part dans le commerce mondial demeure modique puisqu’elle ne représente que 3% du commerce mondial.

A titre d’exemple, nonobstant une nette progression (30 Milliards de dirhams), les exportations Marocaines vers l’Afrique ne représentent que 7% du commerce extérieur du Royaume. Un hiatus qui, reflète la dissonance entre l’adhésion juridique à la ZLECAF et la réalité économique. Difficile avec un tel ratio de percer les marchés mondiaux en pleine compétition et de négocier en force les accords internationaux. Ce qui illustre la nécessité d’accélérer la mise en œuvre opérationnelle de la ZLECAF.

▪ Secundo, le déploiement d’un grand effort d’intégration et de synergie du commerce intra-régional : au vu des chiffres timides du Commerce international entre les pays Africains livrés par l’OMC et ONU commerce et développement, il est urgent de remédier à la faible connectivité entre les différentes économies du continent. Faut-il illustrer la timide jonction commerciale entre les pays Africains : le commerce intra-africain ne dépasse guère 14,4 % en 2024, comparativement à l’Asie (ASEAN) et les pays d’Asie de l’Est qui ont dépassé 1,73 trillion d’USD en 2023, soit 49,7% de la valeur totale des échanges de l’ASEAN ou en Europe où il s’élève à 300 Milliards d’euro en 2024.

Cette proportion, très en deçà des standards Asiatiques ou Européens démontre la fragmentation des marchés africains et la dépendance structurelle du continent aux partenaires extérieurs. En outre, de telles statistiques montrent, de par leur éloquence, l’effort que doivent prodiguer les pays Africains dans le cadre de la ZLECAF pour augmenter le commerce intra-africain à plus de 35 Milliards de dollars par an pour gravir les 52% en 10 ans. Aussi, le commerce intra-africain est entravé par les embuches telles que les réseaux de transport, les processus douaniers et frontaliers et l’accès au financement.

En sus, La Banque Mondiale note dans plusieurs rapports que les économies Africaines dépourvues d’accès maritime supportent des coûts commerciaux jusqu’à 50% plus élevés que celles disposant d’une façade océanique. Ces surcoûts logistiques, qui affectent autant les importations alimentaires et énergétiques que les exportations agricoles ou minières, se répercutent directement sur les niveaux d’inflation et la compétitivité des économies enclavées.

▪ Tertio, l’alliance et la forte implication du secteur privé : la réussite de la ZLECAF reste fortement tributaire de sa capacité à riposter aux besoins de l’entreprise. À cet égard, il est capital que le secteur privé fournisse des mécanismes de consolidation des chaînes de valeurs existantes par la promotion de l’investissement industriel et le transfert du savoir-faire. Sous cet angle, les PME, qui constituent 80 % des entreprises Africaines, seront encouragées par la ZLECAF, où elles pourraient fournir des inputs pour les grandes entreprises industrielles.

A cet égard, Casablanca Finance City, plateforme financière de premier plan sur le continent, la présence de groupes bancaires Marocains dans plus d’une vingtaine de pays Africains, ou encore l’adhésion de Bank Al-Maghrib au système panafricain de paiements PAPSS. Ces outils placeront le Maroc en bonne position pour parrainer des projets pilotes de paiements en monnaies locales, réduire les risques pour les PME africaines et faciliter les échanges intra-Africains.

▪ Quarto, la consolidation des structures productives à travers la promotion de l’industrialisation de l’Afrique. Le but escompté est de décroître la place des matières premières qui se taillent la part du lion dans les exportations Africaines. Faut-il souligner, à ce titre, que plus de 76 % des exportations Africaines émanent des ressources extractives, ce qui n’est pas sans risque sur la volatilité des prix des matières premières et de facto, sur les budgets des pays Africains ?

Contrairement aux matières premières et aux secteurs miniers, la promotion de l’industrialisation de l’Afrique permettra de faire progresser les chaînes de valeur industrielles à travers la création de plus de valeurs ajoutées, la création de l’emploi, le renforcement de la croissance et la productivité à même de favoriser une plus grande participation de la région Africaine dans les chaînes de valeur mondiales, de gagner en efficience en renforçant la capacité attractive de l’Afrique. Aussi, la promotion de la politique industrielle de l’Afrique permettra d’asseoir une chaîne de valeur diversifiée et plus compétitive en se positionnant sur les activités à plus haute valeur ajoutée sur l’échiquier mondial.

Si l’Afrique parvient à agencer des chaines de valeur régionales, uniformiser le panorama de sa politique commerciale et consolider son environnement commercial, le potentiel de gains serait important pour le commerce intra-africain. En tous cas, la mise en œuvre de la ZLECAF entrainera d’importantes réductions des barrières tarifaires et non tarifaires entre les pays Africains. Ces réductions pourraient augmenter le flux moyen des échanges de marchandises entre les pays Africains de 15% et le PIB réel moyen par habitant de 1,25%.

Si les réductions des barrières tarifaires et non tarifaires sont combinées à des améliorations substantielles de l’environnement commercial, le bénéfice pour les pays serait significativement plus élevé. Des réformes globales combinées à la mise en œuvre de la ZLECAF pourraient augmenter de 53% le flux commercial moyen de marchandises entre les pays Africains et de 15% avec le reste du monde et, par conséquent, augmenter le PIB réel moyen par habitant de l’Afrique de plus de 10% selon les pronostics du FMI dans son rapport intitulé « Intégration commerciale en Afrique. Libérer le potentiel du continent dans un monde en évolution ».

▪ Quinto, l’investissement dans le capital humain : l’analphabétisme et la carence en formation demeurent les grandes tares de l’Afrique. Les problèmes qui restreignent les capacités des entreprises Africaines sont notamment l’insuffisance des compétences entrepreneuriales et des compétences de gestion, le manque de personnel qualifié, ainsi que les obstacles en matière de recherche et développement. Georges Jacques Danton n’a-t-il pas argumenté qu’après le pain, l’éducation n’est-elle pas le premier besoin d’un peuple ?

Avec une telle carence, la qualité des institutions et des administrations sera déterminante dans la décision d’une entreprise d’investir et d’implanter ses activités économiques dans les pays Africains. Faute d’investissements suffisants dans les compétences, le progrès technologique et l’investissement ne s’accompagnent d’aucun gain de productivité.

▪ Sexto, les gouvernements Africains devront placer la bonne gouvernance au cœur de leurs programmes en vue de la transformation structurelle effective des économies Africaines. C’est une condition sine qua non pour nourrir le développement économique, libérer le plein potentiel de l’Afrique et la conduire sur la voie de la prospérité.

Les pays Africains ont besoin d’un cadre de gouvernance plus propice pour être en mesure de conduire de meilleures politiques publiques et d’obtenir, à terme, de meilleurs résultats en matière de transformation structurelle et de développement inclusif. Sous cet angle, les gouvernements Africains ne sont-ils invités à apporter des réponses aux pertes économiques dues à l’inefficacité des institutions et à l’incompétence.

▪ Septimo, l’Initiative Royale en faveur des États Africains atlantiques, la mise à disposition des infrastructures portuaires Marocaines au profit de 23 pays riverains de l’Atlantique rendra une Afrique  maîtresse de son destin, qui transforme ses ressources sur place et renforce ses connexions internes, de la Méditerranée à l’Atlantique et du Sahel aux façades maritimes.

▪ Octavo, le rôle stratégique de la diplomatie économique pour le durcissement de l’intégration régionale et la consolidation de la voix Africaine au regard des grandes puissances étrangères, dans un contexte mondial où les dynamiques économiques mondiales se réorientent de plus en plus vers le continent noir. En pratique, au-delà des sommets Afrique–Chine, la coopération continue de s’organiser principalement sur une base bilatérale, plutôt que régionale ou continentale. Cette orientation conduit souvent à la négligence des autres partenaires Africains et peut, dans certains cas, engendrer des rivalités concurrentielles au sein même des régions du continent.

A cet égard, les États Africains doivent s’appuyer  sur une diplomatie économique concertée à même de négocier conjointement leurs intérêts dans le cadre de la ZLECAF et de cristalliser leur pouvoir de négociation sur l’arène internationale et de se doter des moyens qui leur permettre de prendre des décisions stratégiques à partir d’une lecture géopolitique mondiale, en identifiant intelligiblement leurs intérêts économiques et géopolitiques, afin d’équilibrer entre les jeux d’influence et la souveraineté de la décision.

L’intégration africaine, notamment à travers des initiatives comme la ZLECAF, doit s’accompagner d’une diplomatie économique structurée, permettant au continent de parler d’une seule voix dans les grandes négociations multilatérales.

Il est temps d’ériger le futur économique de l’Afrique en barrant les entraves régionales et en verrouillant les réfractions de la répartition des fruits de la croissance, et ce, en posant, les grands jalons d’une Afrique résolument tournée vers l’émergence économique et hisser la ZELCAF à une intégration économique Africaine plus concrète et plus inclusive. Une ZELCAF intervient à un moment où un environnement mondial en mutation crée à la fois des opportunités et des défis pour l’Afrique. Une plus grande intégration commerciale peut aider le continent Africain à tirer parti des opportunités offertes par le changement technologique et les tendances démographiques, et renforcer la résilience de l’Afrique au regard des chocs tels que le changement climatique et la fragmentation géopolitique.

24 décembre 2025 0 comment
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Quelle géopolitique de la Région Sud-Méditerranéenne après 30 années de la déclaration de Barcelone ?

by Mustapha Maghriti 4 décembre 2025
written by Mustapha Maghriti

L’année 2025 scella la commémoration de la 30éme année de la déclaration de Barcelone qui, faut-il rappeler, est une initiative ambitieuse lancée en 1995 (Conférence  de Barcelone) qui a jeté les jalons d’un nouveau partenariat régional dans le cadre de la coopération Euro-méditerranéenne où les Ministres des Affaires étrangères de l’UE et de 12 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée ont signé un accord pour lancer le partenariat Euro-méditerranéen.

Ce mémento intervient dans un moment de profond bouleversement de la géopolitique mondiale : Le conflit au Moyen-Orient a attesté que la stabilité de la région est inéluctable pour la sécurité mondiale, et toute crise en son sein ou autour d’elle se répercute inévitablement dans le monde entier. Aussi, la région est acculée à des disparités économiques croissantes, à une urgence climatique grandissante, à une fragilité sociale et à la vulnérabilité économique.

Les relations entre les deux rives de la Méditerranée pâtissent d’une indubitable antinomie. D’une part, ces relations sont ancestrales, viscéralement enracinées, avec la stoïque conviction de part et d’autre de leur portée géostratégique. D’autre part et paradoxalement, ces relations n’arrivent pas à outrepasser le rebond qualitatif tant espéré.

Durant des décades, moult  conférences,  plusieurs sommets, d’accords, soutenus par des centaines de milliards d’Euros en faveur de cette coopération méditerranéenne n’ont toujours pas permis de créer la région de paix et de stabilité escomptée et de niveler l’hiatus de développement entre les deux rives de la Méditerranée, ni encore d’ aboutir à une relation de partenariat win-win, orientée vers l’édification d’un horizon partagé fleuron.

La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le projet Sud-Méditerranéen s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. Reconnaissant-le, en prologue, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne de Voisinage, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser malgré un poids économique représentant un cinquième du PIB mondial, soit 22.000 Milliards de dollars et des flux commerciaux intra-régionaux de 4.400 milliards de dollars, et ce en raison d’innombrables entorses qui fracturent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles contraintes de transitions politiques et économiques survenues en Méditerranée. 

Rétrospectivement depuis la chute du mur de Berlin et de l’ancien bloc soviétique, les Européens se sont tournés vers l’Europe centrale et orientale en oubliant leur sud et il revient le mérite à l’ex-président de la République française d’avoir replacé la Méditerranée au centre des géométries politiques en lançant le projet d’une union pour la Méditerranée destinée à remplacer un Processus de Barcelone dyspnéique et peu seyant. L’Europe, en complémentarité avec ses partenaires de la rive Sud, est plus que jamais interpellée à appesantir dans la région Méditerranéenne, notamment à travers l’Union pour la Méditerranée UPM, qui est une organisation intergouvernementale qui regroupe 43 pays sur la base d’une coprésidence paritaire entre les rives sud et nord de la mer Méditerranée. Elle a été fondée le 13 Juillet 2008, lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée qui est destinée à renforcer les acquis du Partenariat Euro-méditerranéen mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone.

Après 30 années de la déclaration de Barcelone, nous pensons qu’il est un « Must » de jeter l’ancre sur le Sud Méditerranéen, car la « mare nostrum » recèle d’énormes potentialités économiques, humaines et naturelles, pouvant être une véritable courroie de transmission de croissance et la dynamique économique pour l’Europe. Une telle vertu géostratégique impliquerait, de la part de cette dernière, une coopération plus engagée et plus cimentée, en synergie avec les prévalences de l’agenda des pays du Sud et le durcissement de ses capacités d’action dans cet espace régional, tout en fédérant le rôle de l’Union pour la Méditerranée UPM en tant qu’instrument vital et indéniable dans la future reconfiguration de la Politique européenne de voisinage.

C’est  dans esprit que la Commissaire Européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, l’Union Européenne a confirmé l’adoption, en Novembre 2025, d’un nouveau pacte Euro-Méditerranéen, marquant le 30ème anniversaire de la Déclaration de Barcelone. L’annonce a été confirmée Jeudi 11 Septembre 2025 à Rabat par la Commissaire Européenne chargée de la Méditerranée, en visite officielle au Maroc pour la première fois dans ce cadre qui, a-t-elle confirmé, ne sera pas un simple document de référence, mais un véritable cadre stratégique, conçu comme un partenariat entre égaux contribuant directement à l’enrichissement de ce pacte.

Ce pacte est le résultat d’un processus de consultation approfondi et inclusif auquel ont participé un large éventail de parties prenantes, y compris des partenaires du sud de la Méditerranée, des États membres et des institutions de l’UE, des pays voisins de la région au sens large, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé, du monde universitaire, des groupes de réflexion et des organisations culturelles et économiques. Il repose sur trois piliers fondamentaux: les citoyens, les économies et la sécurité, incluant les questions de paix et de migration.

– Les citoyens. Il s’agit notamment d’actions consacrées à la jeunesse. Elles sont liées à l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’emploi, la mobilité, la culture, le tourisme et le sport. Une université méditerranéenne est un projet phare parmi d’autres.

–  Les économies « plus fortes, plus durables et intégrées ». Ce pilier comprend des actions liées à la modernisation des relations commerciales et d’investissement, à la stimulation de l’énergie et des technologies propres, au domaine de l’eau, à l’économie bleue et à l’agriculture, à la connectivité numérique et aux transports. Dans ce contexte, une initiative transméditerranéenne sur les énergies renouvelables et les technologies propres (T-MED) et StartUp4Med sont envisagées.

– La sécurité et la gestion des migrations. Parmi les initiatives prioritaires figureront la préparation aux catastrophes en Méditerranée. S’agissant des migrations, le Pacte prévoit une approche globale et une gestion intégrée des frontières et de la sécurité (intensification des retours volontaires, réadmissions des personnes en séjour irrégulier, coopération pour la prévention des migrations illégales…). Un forum régional sur la paix et la sécurité sera mis en place pour l’UE et les pays du sud de la Méditerranée. 

Reconnaissant-le dans cette chronique, l’épée de Damoclès la plus effarante qui pèse sur l’Europe est l’immigration et le terrorisme : 


– D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays Européens, 


– D’autre part, le danger terroriste qui se propulse, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en « déposant son bilan » de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.

Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe : il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports mercantiles et paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 

Cela nous semble nécessaire pour aplanir les inégalités économiques et sociales, mutiler les tétanies identitaires qui germent au Nord comme au Sud, car nous pensons, en terme dialectique, que la stabilité et la sécurité de l’Europe, de même que son redressement économique et productif, passent assurément par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée. 

A cet égard, il est péremptoire de structurer les conditions économiques et sociales à même d’accoucher de nouveaux modèles de dynamique économique, plus endogènes et durables qui seront altruistes et plus fructueux à toute la région. Ceux-ci passent irréversiblement par la valorisation des potentialités de la rive du Sud, et ce en architecturant des investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes de la ceinture Sud-Méditerranéenne. Aussi, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Méditerranéen ? Avouons-le, l’UPM l’a éminemment saisie, en se dotant d’une vision agencée sur des orientations visant le raffermissement de la coopération régionale en Méditerranée, étayée sur la création d’opportunités économiques en faveur des jeunes. 

Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays du Sud; ils doivent réaliser intrinsèquement leur propre  » sueur » économique, sociale et politique en termes de réformes économiques, de gouvernance, de démocratie et d’État de droit en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. La promotion d’une approche régionale pour l’immuabilité de la paix et de la dynamique du développement n’appelle-elle pas à la prise en compte de toutes les dimensions stratégiques? Penser la Méditerranée n’exige-t-il pas de concevoir cet espace non pas comme une région terne, mais comme une interface dynamique capable d’assurer la connexion et la mise en étroite relation des territoires qui l’entourent ?

Dans un contexte régional marqué par des reconfigurations géopolitiques, climatiques et migratoires, le Nouveau Pacte pour la Méditerranée positionne le Maroc comme un acteur central, lui offrant une opportunité stratégique pour accélérer son émergence et ses transitions. Reconnaissant le, le Maroc l’a bien appréhendé en faisant le pari de l’ouverture sur son continent et ce en optimisant sa position géostratégique entre l’Afrique et l’Europe.

En effet, le Souverain Marocain, a eu toujours le souci d’ancrer l’Afrique dans une séquence méritoire porteuse d’espoir, car l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. C’est tout le sens qui a été donné à la vision Africaine du Royaume voulue par le Souverain Marocain, basée sur l’osmose d’une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour le continent car , il ne peut y avoir de développement sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement. C’est dans ce sens que le Maroc a toujours accompagné les pays d’Afrique dans la consolidation de la paix et de la sécurité régionales.

La pérennité, la sérénité et la placidité de l’Europe, ainsi que sa consolidation économique passe notoirement par la stabilité et le développement du sud de la Méditerranée. L’Afrique du Nord a autant besoin des solidarités de la rive septentrionale que l’Europe intérêt à ne pas s’isoler de son environnement méridionale. Dans une telle dialectique, le projet Méditerranéen s’impose de facto pour les deux rives de la Méditerranée et ce en cristallisant la mission de l’Union pour la Méditerranée UPM en tant que maillon décisif dans la future physionomie de la Politique européenne de voisinage. Gageons de bonnes augures, d’une constellation d’une rive, d’un rêve celui d’une Méditerranée plurielle, généreuse qui ne cessera pas de se raconter d’elle-même pour paraphraser l’éminent historien de la Méditerranée Fernand Braudel « Bataillons-nous pour la pérennité de l’esprit méditerranéen et faire en sorte que la Méditerranée s’assemble plus qu’elle ne dissemble. »

L’histoire récente ne nous apostrophe-elle pas sur le sort commun entre l’Europe et le sud de la Méditerranée ? Ne nous souvient-on pas lors de la pandémie du Covid-19 qui a engendré de grandes interruptions dans les chaînes de valeurs mondiales, et, de facto, n’a-t-elle pas permis aux proximités et aux solidarités régionales de devenir les assises et les ateliers de souveraineté et d’autonomie nouvelle ? Avec la rupture des chaines de valeurs internationales, l’Europe n’a-t-elle pas adhéré à la dynamique de « ré-régionalisation » dans le cadre d’une logique verticale ralliant le Sud de la Méditerranée avec l’Europe pour compatir à l’émergence d’une multipolarité partagée ? La fragilité et la précarité du Covid-19 n’a-t-elle pas révélée que nous Marocains, Maghrébins, Européens et Sud-méditerranéens, nous sommes réunis par le même destin ? L’Union Européenne ne doit-elle pas tirer les enseignements et les leçons de la crise sanitaire, économique et sociale causée par la Covid-19, et ce à travers la réduction de sa dépendance au niveau des chaines de valeur mondiales avec le lointain (la chine, l’Inde……) et créer des interdépendances solides avec sa proximité la ceinture Sud-méditerranéenne ?

Aussi, la géopolitique mondiale actuelle fissurée et fragmentée, ne doit-elle pas nous amener et nous animer à prendre conscience de la valeur inestimable du voisinage comme un bien commun, à ouvrir nos frontières, créer les socles et les piédestaux de réconciliation et de rapprochement, pour boiser et blinder nos positions de négociation dans la gestion de la nouvelle géostratégie ?

L’Union Européenne ne doit-elle promouvoir la relocalisation des activités industrielles pour les incorporer dans un maillage régional du pourtour Sud-méditerranéen permettant, in fine, de redonner à la Méditerranée sa centralité perdue en tant qu’espace géopolitique Européen et Africain pour mieux négocier sa position dans les chaines de valeur mondiales et démontrer sa capacité à maîtriser ses rapports avec toutes les grandes puissances et à bâtir, dans la cadre de la multipolarité future et dans une approche de régionalisation avec l’Europe voisine, une zone de coproduction et une orthogonalité Afrique-Europe avec un nouveau centre de rayonnement : La Méditerranée.

Somme toute et pour reprendre la célèbre allégorie de Feu Hassan II « Le Maroc est un arbre dont les racines sont ancrées en Afrique mais qui respire par ses feuilles en Europe« , un Royaume chérifien Alaouite qui appartient à cette périphérie Euro-Méditerranéenne, tirera profit et fruit de ce maillage vertueux porteur d’investissement, de production, de croissance et d’emploi. 

Sénèque écrivait : « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile ». ne faudrait-il pas aujourd’hui oser un agenda pour concrétiser le rêve des deux rives.

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BLACK FRIDAY ET MODE DE CONSOMMATION ENTRE LE GASPILLAGE D’UN CAPITALISME HYPER-CONSUMÉRISTE ET LA RATIONALITÉ NORMATIVE DE L’ISLAM

by Mustapha Maghriti 30 novembre 2025
written by Mustapha Maghriti

Black Friday, Cyber Monday, Cyber Week, Black Friday Week, Single Day, importé des USA comme bien d’autres concepts Marketing, le Black Friday s’est rapidement intégré aux habitudes des consommateurs. Devenu un rendez-vous annuel inéluctable partout dans le globe pour tous les amateurs de lèche-vitrines, des emplettes et de bonnes affaires.

Le Black Friday, c’est partout dans les rues, sur les panneaux publicitaires et les devantures des magasins, dans votre boîte mail et vos SMS plusieurs fois par jour et même la nuit quand vous dormez… Dans le monde entier et avec ses promesses de remises fracassantes, les auteurs de Black Friday vous invitent à consommer plus à coups d’offres sensationnelles et épatantes.

Il est considérée comme évènement commercial d’une journée, qui se déroule le Vendredi suivant la date aux États-Unis de la fête de Thanksgiving , qui donne le sifflet de la saison des soldes en offrant une journée dédiée aux promotions en tout genre fringues, électronique, électroménager, ameublement… où les prix cassés s’invitent en ligne ( Cyber Monday) et dans les rayons des magasins chaque année en Novembre.

Il arrive que des amateurs du Shopping campent devant des magasins durant la nuit précédant le Black Friday provoquant de véritables raz-de-marée humains, pour occuper la pole position dans les files d’attente. Les enseignes et les grands labels profitent de cette opportunité commerciale pour se délester de stocks excédentaires et proposent des ristournes sur moult articles (pièces démodées, de grandes tailles ou hors saison.)

Historiquement, le Black Friday est né en 1930, année où les commerçants tentaient de relancer l’économie après la grande dépression de 1929 en recourant au discount. Certains historiens affirment que la journée est dite “noire” en référence à la couleur de l’encre que les commerçants utilisaient pour enregistrer leurs bénéfices (contre de l’encre rouge pour les pertes). D’autres assurent que cette appellation émana de Philadelphie, où le « Black Friday » désigne les embouteillages qui suivent traditionnellement la journée de Thanksgiving. Au milieu des années soixante, le « Black Friday » s’afficha partout, sur les encarts publicitaires et dans les spots TV Américains.

Pour certains économistes, les ventes enregistrées lors du Black Friday sont considérées comme un révélateur de la situation économique d’un pays. D’après les Keynésiens, pour qui les dépenses stimulent l’activité économique, une chute des ventes lors du Black Friday serait perçue comme le signe avant-coureur d’une croissance molle.

Actuellement, le monde est confronté à une destruction de richesse sans égale à cause de l’inflation qui érode le pouvoir d’achat, une inflation qui est devenue structurelle  et pour la première fois dans l’histoire moderne, la majeure partie de la classe moyenne, dans tous les pays ou presque, sont confrontés à une période morose de forte inflation et d’érosion des conditions de vie. 

Au regard de cette hausse vertigineuse des prix, chez les pays occidentaux et à  l’approche du Black Friday, les consommateurs semblent avoir renoncé aux achats forcenés propres à la période de fêtes. En effet, selon The Wall Street Journal, les ventes en magasin à l’occasion du week-end de Thanksgiving se sont révélées inférieures à leur niveau d’avant la pandémie et inférieures aux volumes de ventes enregistrés l’an dernier à la même période. Cela montre une fois de plus que le Black Friday ne représente plus le coup d’envoi de la saison des courses de Noël alors qu’auparavant, les gens faisaient la queue à partir de minuit devant les magasins, qui ouvraient à 4 heures ou 5 heures du matin.

Et pour cause : La presse reprend un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) des Nations unies. Ce rapport révèle que pour la première fois depuis le début du 21ème siècle, les travailleurs du monde entier s’appauvrissent : Le rapport 2022 de l’OIT sur les salaires dans le monde montre que, pour la première fois depuis le début du siècle, les salaires réels ont reculé en termes réels alors que la productivité a continué à croître.

En effet, l’année 2022 révèle l’écart le plus important depuis 1999 entre la croissance de la productivité réelle des travailleurs et la croissance des salaires réels dans certains pays à hauts revenus. Si l’érosion des salaires réels affecte tous les salariés, elle a un impact encore plus fort sur les ménages à faibles revenus, qui dépensent une part plus importante de leurs revenus disponibles pour les biens et les services essentiels, dont les prix augmentent plus vite que les biens non essentiels dans la plupart des pays. 

La Classe Moyenne, levier de la croissance économique, pâtit de l’inflation, une frange sociale qui dépense la majeure partie de son argent dans des articles de consommation et comme les prix augmentent, elle perd du pouvoir d’achat.   

Aussi, l’inflation détruit également la valeur du temps de la classe moyenne. Cette dernière vend son temps pour gagner de quoi vivre. Généralement, lorsque les taux d’inflation augmentent, les salaires réels baissent. Les pays avec des taux d’inflation élevés, comme l’Argentine, le Venezuela et la Turquie, sont généralement pauvres, avec une classe moyenne qui s’appauvrit. À l’inverse, les pays avec des taux d’inflation faibles, à l’instar de la Suisse, ont des classes moyennes prospères.   

L’été dernier, les USA étaient en train de subir une érosion des salaires sans précédent depuis 20 ans, avec une baisse des revenus de la classe moyenne de 2,8% en rythme annuel. 

Et puisque que les consommateurs de la classe moyenne sont à court d’argent, c’est toute l’économie qui trépide. L’épargne des ménages Américains est à fleur de peau : Les dépenses des ménages Américains ont augmenté de 10% par rapport à l’an dernier, à cause de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt. Ils doivent désormais puiser dans leur épargne pour payer leurs dépenses.  Le taux d’épargne des ménages, qui exprime l’épargne des ménages en pourcentage de leurs revenus disponibles, s’est replié à 2,3% en Octobre, un chiffre largement inférieur au taux de 9% qui prévalait avant la pandémie. 

Pour d’autres  et qui restent accro au chalandage et au Shoping, et à cause de l’inflation qui pèse sur les budgets des ménages  et gangrène leur niveau de vie, le Black Friday est devenu un remède anti-inflation. C’est en tout cas ce que constate une étude d’OpinionWay pour Amazon : Cette célèbre fête promotionnelle annuelle est désormais perçue par beaucoup de consommateurs comme une opportunité de faire des économies. Pour la moitié des sondés (52%), le Black Friday est même devenu «une nécessité» avec l’inflation, souligne cette étude réalisée pour le compte du géant Américain du E-commerce.

Chez d’autres, plus rationnels, le Black Friday entraîne une surconsommation massive du public, symbole même des achats compulsifs, et d’un gaspillage à grande échelle. Pour eux, l’unique but du Black Friday : Accroître les profits de grands groupes où en 2016, les Français ont dépensé 735 millions d’euros en ligne et 4,3 Milliards d’euros en magasin en quelques heures à l’occasion du Black Friday et du Cyber-Monday et pendant ce temps, les Américains dépensaient l’équivalent de 41 Milliards d’euros, près de dix fois plus et au préjudice de consommateurs en bout de chaîne de production et de la planète.

Avec le développement des achats en ligne, c’est aussi des produits qui font le tour de la Terre, une course à la livraison et des quantités d’emballages qui explosent avec 4 Millions de tonnes de déchets textiles jetés chaque année.

Ainsi, depuis de nombreuses années, un grand nombre de structures sociales réfutent cette logique consumériste et se mobilisent afin de proposer des solutions responsables, durables et solidaires qui est le Green Friday en réplique aux dérives du Black Friday : C’est en réaction au Black Friday que s’est lancé le Green Friday en 2017 porté par des acteurs de l’économie sociale et solidaire dont Oxfam.

Le Green Friday réunit des associations et des entreprises autour d’une même ambition : promouvoir une consommation responsable et rationnelle et redonner le pouvoir aux consommateurs dans la maîtrise de leur acte d’achat. Aujourd’hui, le Green Friday est devenu un rendez-vous populaire de grande ampleur, symbole de la lutte contre  un Capitalisme  hyper-consumériste et une surconsommation destructrice, réunissant des centaines de structures engagées.

D’autres entités sociales encore plus radicales que le Green Friday, existe depuis plusieurs années : la « Journée sans achat », ou en anglais le « Buy nothing day » créée dans les années 1990 au Canada pour qui, au lieu de profiter de bons plans du Black Friday, ce jour doit être un moment pour réinterroger votre rapport à la consommation en ne faisant aucun achat.

Au-delà du Green Friday et Buy nothing day, et Très loin de tout abus, très loin de tout bord barbu ou de gauche ou de droite, et au regard des modes de consommation de l’occident, ne doit-on pas s’interroger sur les valeurs de la rationalité normative à travers notre Culte l’ISLAM ? N’existe-t-il pas chez nous dans notre ISLAM des sentences, des Us et des prescriptions plus soft sur les habitudes de consommation ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche où notre PROPHETE SIDNA MOHAMMED que le SALUT soit sur LUI nous recommande la bonne utilisation de l’argent qui consiste à ce qu’il soit dépensé dans les nécessités, comme la nourriture et la boisson, sans avarice et sans parcimonie envers soi ou envers sa famille, ni gaspillage, ni gabegie, qui est le fait de le dépenser dans des choses inutiles.

Hélas, à notre époque, mû par l’effet de démonstration d’un capitalisme ostentatoire, le consommateur est enclin à la vantardise dans les achats (fringues, repas, boissons), l’acheteur ne s’y contente pas de ce qui est nécessaire.

Pour preuve, chez nous dans les pays Musulmans, au Mois de RAMADAN, un mois de jeûne,   le gaspillage alimentaire connait son apogée pouvant atteindre les 84,8%  déclare l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce comportement alarmant, est fortement lié aux habitudes d’achats des ménages, qui achètent souvent plus que ce qu’ils n’en auraient besoin, selon le FAO, pour mettre l’équivalent de 600 Dirhams à la poubelle, jetant ainsi son propre argent par la fenêtre !!

Le « ٱلصِّیَام » ou l’action de jeûner, dans son essence renvoie au concept de l’abstinence en quête de l’élévation de l’esprit. Dans cette adoration, le Musulman va se focaliser à l’abstinence afin de s’élever spirituellement pour enfin atteindre la piété, d’où le sens pur et profond de ce quatrième pilier de l’ISLAM.

Le Mois béni RAMADAN qui devrait être celui de l’abstinence, de déconsommation, de purification et de la modération et de la solidarité est malheureusement jonché de comportements de consommation pour le moins irresponsables et outrancières: les gaspillages alimentaires qui dépassent l’imaginaire.

L’expression « avoir les yeux plus gros que le ventre » trouve tout son sens durant ce Mois sacré. Une tournée aux pâtisseries, souks ou aux grandes surfaces durant le Mois de RAMADAN suffirait à tout un chacun de se rendre compte de cette réalité irrationnelle : une marée humaine avec des sacs débordant de nourritures de toutes sortes.

Des queues interminables partout ailleurs, aux pâtisseries, chez les bouchers ou l’épicier du coin, dans les grandes surfaces : Tout le monde achète et outrageusement. En effet, la plupart des Marocains achètent de la nourriture en quantité immodérée, dont une grande partie finira malencontreusement à la boîte à ordures.  

Selon la FAO, chaque année, un tiers des denrées alimentaires produites dans le monde sont perdues ou gaspillées. A titre illustratif, en Arabie Saoudite, on estime que 50.000 tonnes de nourriture sont jetées à la décharge pendant ce Mois sacré. Aux Émirats (un des champions mondiaux de la production de déchets par tête), on estime à 3,27 Millions de tonnes la nourriture gaspillée chaque année, dont la moitié pendant le Ramadan alors que 870 Millions de personnes n’ont pas suffisamment à manger.

Si les Marocains pour leurs parts, tiennent à faire le RAMADAN, ils omettraient néanmoins, de s’appliquer à une notion fortement recommandée par les principes de l’islam : Eviter le gaspillage. La consommation alimentaire durant ce mois de RAMADAN, augmente d’environ 50% de son niveau habituel, c’est ce que reporte une étude menée par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime.

Au RAMADAN de nouvelles habitudes de consommation sont aperçues chez les Marocains ; un changement de comportement que confirment les chiffres dévoilés par le Haut-commissariat au Plan HCP qui affirme que le temps consacré aux courses ménagères s’allonge d’environ 45 minutes, par rapport aux autres périodes de l’année. Un constat consternant certes, mais décelable chez la plupart des foyers des Marocains, puisque chaque ménage mettrait l’équivalent de 600 Dhs à la poubelle en cette période.

Ce pognon jeté par les fenêtres, ne serait-il pas synonyme d‘une société dite « société de consommation » ? Dans la conception d’obédience néo libérale avide de rentabilité et de profit, toute occasion est bonne pour mieux vendre et exhorter les individus à consommer davantage. Ainsi, RAMADAN est devenu un rendez-vous important dans l’agenda des plans marketing des grandes enseignes commerciales, notamment celle de l’industrie alimentaire telle que les dattes, les fruits secs, les boissons sucrées, les pâtisseries, les viandes et les épices.

De ce fait, le consommateur, qui tente, à travers le jeûne du Mois de RAMADAN, cette pratique de sublimation, de dévotion et de transcendance, de se détacher de ses instincts, est désormais pris au piège de ce dogme néo libérale. Dès lors le nombre de ses achats est souvent vu à la hausse pour se traduire en achats et actes compulsifs. La faim suscite généralement, chez le consommateur des comportements d’achats impulsifs induisant une frénésie qui mène à son tour au gaspillage alimentaire estimé à 91 Kg par personne annuellement selon l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture, un chiffre affolant qui bat le record en ce Mois béni.

L’ISLAM et le RAMADAN qui encourage la modération, et à côté des effets négatifs sur le budget des ménages, la surconsommation alimentaire a un impact négatif sur la santé. Les repas copieux et riches en graisses, en glucides et en protéines peuvent entraîner une prise de poids, des problèmes digestifs et des maladies chroniques telles que le diabète et l’hypertension artérielle. De ce fait,  notre religion à travers RAMADAN incite à la rusticité dans tous les aspects de la vie, y compris la consommation alimentaire.

Le PROPHETE SIDNA MOHAMMED que le SALUT soit sur LUI, a déclaré: « Nulle personne n’a rempli un récipient plus dangereux que son estomac. Tandis que quelques bouchées suffisent à l’homme de survivre. Mais cependant, s’il ne peut se contenter de cela, qu’il réserve un tiers de son estomac pour les aliments, un autre tiers pour les boissons et le dernier tiers pour la respiration ! » [Tirmidhî, Zuhd, 47].

Un autre événement vécu pendant l’Âge d’Or de l’ISLAM exprime merveilleusement la bénédiction de la conformité aux principes prophétiques en ce qui concerne l’alimentation : Le patriarche d’Alexandrie envoya de nombreux cadeaux et un médecin à notre bien-aimé PROPHETE SIDNA MOHAMMED que le SALUT soit sur LUI qui lui dit : « Tu peux retourner vers ta famille. Car nous sommes une tribu qui ne mange que lorsqu’elle a faim. Et quand nous mangeons, nous ne mangeons pas jusqu’à satiété. » [Halabî, İnsânu’l-Uyûn, III, 299]. En effet, ces déclarations prophétiques contiennent la prescription médicale de nombreuses maladies causées par les folies du gaspillage et d’une consommation excessive, dépendant de notre siècle.

De surcroît, ce récit prophétique définit les limites légitimes pour que l’homme réponde à ses besoins : « Mangez, buvez, couvrez-vous et dépensez en aumône sans pour autant tomber dans le gaspillage ni l’orgueil. » [Boukhari, Libas, 1].Il est également rapporté dans un autre Hadith : « Consommer tout ce que tu désires est sans doute une forme de gaspillage ! » [Ibn Majah, Et’ime, 51].Cet état, défini par « voracité ou gloutonnerie » dans la société est également rejeté par notre religion. Il démontre aussi que la possession de biens et d’opportunités ne rend pas légitime la consommation abusive.

Dans notre ISLAM et depuis plus de 14 siècle,  la rationalité est bonnement recommandée et le gaspillage est immoralement fustigé : ALLAH, le Très-Haut a interdit ce gaspillage dans le verset 19 de Sourate AL-ISRA / الإسراء  « Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou [par avarice], et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné. » est donc une preuve tangible que la mauvaise utilisation de l’argent est interdite.

Par ailleurs, le Noble CORAN après avoir enjoint le Musulman dans de multiples versets de dépenser son argent dans des causes louables, lui interdit formellement dans autant d’autres versets le gaspillage et la prodigalité et l’invite à emprunter le chemin de la sobriété et de la modération dans ses dépenses. Ainsi, ALLAH, le Très-Haut dit dans le verset 31 de Sourate AL-ARAF / الأعراف « Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière, portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès. »

Aussi, ALLAH, le Très-Haut dans le verset 26-27 de Sourate AL-ISRA / الإسراء avertit « Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables. ».De même,  ALLAH, exalté soit-Il, loue, chez ses serviteurs pieux, la vertu de l’économie, parlant d’eux Il dans le verset 67 de Sourate AL FURQANE « ceux qui, dans leurs dépenses, tiennent un juste milieu, de façon à n’être ni avares ni prodigues.»

Nous saisissons cette chronique pour dénoncer les dépenses débridées et inconsidérées que l’on rencontre dans les cérémonies nuptiales ou même funéraires. De tels événements sont organisés avec peu de sagesse et de raison, car ils dévorent des sommes colossales d’argent qui auraient pu servir dans des choses beaucoup plus utiles pour l’individu et pour la société dans laquelle il vit.

En outre, la surconsommation a un impact négatif sur la biosphère. La production et la distribution de produits alimentaires entraînent une consommation d’eau, d’énergie et de ressources naturelles. La production de viande est également associée à une forte émission de gaz à effet de serre, qui impacte le changement climatique. Ainsi, l’ISLAM appelle les Musulmans à être conscients de leur consommation alimentaire et à éviter la surconsommation, même pendant le Mois de RAMADAN.

Les Musulmans sont encouragés à manger suffisamment pour maintenir leur santé, mais pas au-delà de leurs besoins, et à éviter de gaspiller de la nourriture. L’ISLAM prêche, en outre, les croyants à être conscients de l’impact de leur consommation sur l’environnement et à adopter des comportements durables en réfrénant leurs pulsions d’achats tout en combattant le productivisme et le consumérisme capitalistes.

Le PROPHETE SIDNA MOHAMMED que le SALUT soit sur LUI a déclaré: « Il n’y a pas de Musulman qui plante un arbre ou sème une graine, et ensuite les oiseaux, les hommes ou les bêtes en profitent sans que cela ne lui soit compté comme une aumône. » Ainsi, l’ISLAM encourage les Musulmans à être responsables envers l’environnement et à adopter des comportements respectueux de la biodiversité. A ce titre, derrière ces prix cassés, ne se cachent-ils pas des coûts invisibles qui sont la destruction de l’environnement ? Cette chasse aux bonnes affaires n’est-elle pas une forme de manie à vouloir entretenir des grands-messes consuméristes quand la crise écologique ne cesse de nous rappeler la limitation des ressources et la fragilité des écosystèmes ?  

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La COP30 entre le marteau de la temporisation et l’enclume des tensions géopolitiques

by Mustapha Maghriti 25 novembre 2025
written by Mustapha Maghriti

La COP30 qui réunit chaque année le milieu soucieux de la protection de l’écosystème, responsables politiques, organisations internationales, intellectuels afin de débattre des paris, des challenges et des moyens de cantonner les changements climatiques, a prolongé la fermeture de ses rideaux par un jour supplémentaire jusqu’au Samedi 22 Novembre 2025 à Belém au Brésil.

La COP30 s’est déroulée dans un contexte économique tumultueux, marqué par des tensions géopolitiques d’approvisionnement énergétiques et l’impact du conflit Russo-Ukrainien sur les marchés énergétiques mondiaux.

C’est la première COP en Amazonie, le 20éme anniversaire de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto et le 10éme anniversaire de l’accord de Paris. Elle a lieu dans le pays hôte de l’adoption de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques connue sous l’acronyme CCNUCC, un des traités fondateurs du développement durable, institué en 1992 lors du sommet de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement.

Dix ans après la COP21, qui avait conduit à l’adoption historique de l’Accord de Paris, cette nouvelle conférence représente une étape charnière pour accélérer la mise en œuvre des engagements climatiques. Les résultats de la COP30 sont essentiels pour le respect des objectifs fixés, en particulier l’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels ; un seuil de réchauffement qui est plus que jamais menacé et où chaque dixième de degré supplémentaire accentue les catastrophes climatiques et fragilise la stabilité écologique mondiale.

Le bilan de la COP30 de Belem (Brésil), qui s’est achevée Samedi 22 Novembre 2025, peut se résumer à une montagne accouchant d’une souris, basculant entre une grosse désillusion et un tout petit soulagement. Certes, les délégations de 194 pays sont bien parvenues à un accord, mais celui-ci reste très éloigné de l’épée de Damoclès de l’urgence climatique.

Dans un environnement économique multipolaire, caractérisé par des distensions géopolitiques et commerciales grandissantes, où lesEtats-Unis, première puissance mondiale, contestent le changement climatique marquée par une défiance structurelle entre le Nord et le Sud et où il n’y aura pas eu le sursaut indispensable pour accélérer la mise en œuvre des engagements de l’accord de Paris, adoptés il y a 10 années. Les USA de Donald Trump n’a pas créé de dynamique poussant à remettre en cause la réalité du changement climatique et la nécessité d’agir. Les 194 pays ont réaffirmé avec force leur engagement en faveur du multilatéralisme et de l’accord de Paris.

Le mécompte lié à cette COP30 se mesure essentiellement à ses impasses. Dans le jeu de marchandage des négociations, les grands pays émergents, Inde et Arabie Saoudite en tête, sont parvenus à manœuvrer pour épargner les énergies fossiles, principale source d’émission de gaz à effet de serre. L’Union européenne (UE) a fini par se retrouver isolée, avec les pays Latino-Américains, pour défendre la sortie du charbon, du pétrole et du gaz.

L’UE s’est fermée à toute nouvelle demande financière des pays du Sud dès le début des négociations ;  le Vieux Continent le martèle : il ne veut pas payer seul l’addition après la défection des Etats-Unis, d’autant plus à une époque d’austérité budgétaire et d’offensive populiste contre la transition.

Avouons-le, les COP ne sont que des caisses de résonance de la volonté des pays où chacun défend ses priorités nationales et son modèle de développement à sa guise.

Les 194 pays ont adopté Samedi un modeste consensus sur l’action climatique, sans plan de sortie des énergies fossiles, engagement pris à la COP28 en 2023. Un résultat décevant pour l’Europe face aux pays pétroliers du Nord et du Sud.

Tous les COP qui se sont succédées marquent un hiatus croissant entre l’objet de l’événement — l’ambition climatique mondiale — et son format qui tient parfois plus d’un  » Davos de l’énergie  » que d’une réelle conférence d’États-parties, compte tenu du nombre de « Side Events » où les principaux acteurs économiques présentent leurs annonces en matière de performance climatique. L’événement peine à associer activement la société civile et les différentes parties prenantes et donne souvent l’impression de  » faire entrer les marchands dans le Temple ». Ce déphasage s’est tout particulièrement ressenti à Sharm-el-Sheikh et à Bakou. 

La COP30 aura au moins permis d’acter l’échec du premier objectif de l’accord de Paris, moteur de la coopération climatique : le monde ne va pas réussir à limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport au 19éme siècle. Il faut compter  des années de braise,  plus chaudes jamais mesurées sur Terre. Du réchauffement climatique, nous sommes passés à l’ébullition climatique, selon la mise en garde du secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutierrez. Et la vie sur terre est questionnée.

C’est une évidence que l’humanité n’est plus indifférente à une planète qui brûle, une terre à sec avec les outrages qui oppriment la biosphère, l’agriculture et la santé humaine. Les immersions, les catastrophes naturelles, les cyclones en sont les meilleures illustrations. Cataclysmes, déluge, calamités qui consistent en épisodes de vagues de chaleur à plus de cinquante degrés à l’ombre, des pluies diluviennes, inondations, feux de forêt, sécheresses, tempêtes et autres ouragans- deviennent de plus en plus fréquents, menaçant de submersion des zones côtières, voire des pays entiers, par la montée des mers rendue inéluctable du fait du réchauffement des océans. Les mutations climatiques rebattent les cartes du pouvoir mondial. Les pays du Sud accusent les pays du Nord d’hypocrisie ; les grandes puissances fossiles défendent leurs intérêts

La communauté internationale doit cesser ses promesses de monts et merveilles et ses attitudes timorées en s’attelant vers la mise en œuvre de résolutions concrètes selon un agenda bien défini en prenant appui sur une volonté politique forte et frontale afin d’inverser le cours orageux de la planète et reprendre le contrôle du climat dans le monde.

A l’issue de la COP30, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies (ONU), a exprimé son regret que la conférence n’ait pas réussi à élaborer un plan de réduction drastique des émissions. Et réduction des émissions une question à laquelle la COP30 n’a pas répondu. Après Belém au Brésil, c’est à la station balnéaire de la côte méditerranéenne à Antalya en Turquie, qui accueillera, du 9 au 20 Novembre 2026, une COP31 qui pourrait encore ressembler à un cha-cha-cha : un pas en avant, un pas en arrière…

Le défunt Hugo Chavez, ex-président du Venezuela était si courageux en disant haut et fort à la COP15 qui s’est tenue à Copenhague en Décembre 2009  « Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé. »

Bien avant que l’écosystème et la biosphère ne deviennent une préoccupation mondiale, le Prophète SIDNA MOHAMMED ﷺ établissait les fondements d’une relation harmonieuse entre l’homme et son environnement. À travers ses paroles et ses actes, il a instauré une vision profonde où la nature n’est pas simplement une ressource à exploiter, mais un dépôt sacré (amânah) confié par Allah à l’humanité.

Alors que notre écosphère piétine devant des crises environnementales sans égal, les enseignements du Prophète SIDNA MOHAMMED ﷺ résonnent avec une actualité percutante. Sa sagesse nous rappelle que la préservation de l’environnement n’est pas une mode éphémère, mais une responsabilité spirituelle viscéralement ancrée dans la tradition islamique.

Le Prophète SIDNA MOHAMMED ﷺ a bien établi il  y a plus de 14 siècle que l’homme, gardien de la terre, que la terre est un espace vivant et sacré, que l’eau est une ressource précieuse à préserver, que la protection des animaux est une miséricorde étendue à toutes les créatures, que les zones protégées sont des précurseurs des réserves naturelles modernes.

Ces principes, établis il y a plus de quatorze siècles par SIDNA MOHAMMED ﷺ, offrent un cadre éthique éminemment pertinent face aux défis environnementaux contemporains. Ils nous rappellent que la protection de l’environnement n’est pas simplement une nécessité matérielle, mais aussi une responsabilité spirituelle et morale.

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Le Sahara Marocain : Majestueusement Marocaine

by Mustapha Maghriti 12 novembre 2025
written by Mustapha Maghriti

Il y a 50 chandelles, 350 000 Marocaines et Marocains, cuirassés et blindés par leur seul Saint CORAN, leur foi et du drapeau patriotique Marocain, déboisèrent du pied la frontière fictive de Tah, comblant et exhaussant ainsi le vœu de l’unicité Marocaine cristallisé par le credo de la Marche Verte qui est la symbiose qui unit indissolublement le Trône et le peuple.

Depuis cette  date et au fil du temps, s’ensuivit un long combat armé, mais surtout politique et diplomatique, contre toutes les manigances, les diableries, les entourloupettes, les démoneries séparatistes, créées, orientées, financées et entretenues par des forces étrangères malveillantes en quête de leadership régional.

Dans cet acharnement porté du plus haut sommet de l’État, à travers l’Institution Monarchique, jusqu’au dernier des citoyens Marocains, les sacrifices consentis et les efforts déployés ont été aussi crucifiant que souffreteux. Même dans les moments difficiles, où l’adversité atteignait son apogée et où les ennemis de notre intégrité territoriale essayèrent de marquer des points, la conviction, la résilience et la persévérance du peuple Marocain n’ont jamais ébranlées. Et moult pays et institutions n’ont pu remettre en cause l’évidence immatriculée sur le sable d’Or Marocain, celle de l’omniprésence légitimaire et légale de l’État Marocain, par toutes ses institutions, militaires et civiles, d’un millimètre du sable du Sahara Marocain.

chaque fraction de seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année passée depuis le 6 Novembre 1975 ont conforté cette essence que garantissent les droits incommutables du Royaume à l’indivisibilité nationale et l’intégrité territoriale, en concordance avec l’Histoire, le Droit international, mais plus encore avec les us de notre ethnie et peuplade Marocaine.

Bétonner la Marocanité de nos provinces du Sud, expliquer la pertinence, la justesse, le bon droit de l’indivisibilité de notre Sahara avec le Royaume, n’ont guère été un fleuve tranquille au fil de ces cinq décades, mais l’inébranlable conviction dans la justesse de sa cause et la légitimité de ses droits, l’acharnement, la bonne foi dans l’infaillibilité de notre bataille de longue haleine pour l’unanimité et l’unicité territoriale ont eu comme dividendes l’immatriculation de nos provinces du Sud sur chaque millimètre de territoire Marocain grâce à la résolution 2797 du conseil du sécurité qui clore définitivement le dossier de ce conflit artificiel, par une solution consensuelle fondée sur l’Initiative d’Autonomie où désormais les provinces du Sud peuvent s’affirmer au sein de leur environnement régional, y compris la région du Sahel et du Sahara, comme un pôle de développement et de stabilité et un axe central de l’activité économique

Ces provinces du Sud, jadis, périphériques sont devenues des pôles de croissance et de séduction, en atteste les indicateurs du Haut Commissariat au Plan HCP  qui sont le recul de la pauvreté, le foisonnement des investissements publics et privés, la hausse du revenu moyen, le développement des infrastructures modernes via des ports en expansion , les exonérations fiscales ou les Universités, hôpitaux, encouragement des IDE à travers l’implantation des entreprises multinationales dans le tissu économique des provinces du Sud;

En cette année 2025, à la date désormais charnière du 31 Octobre 2025 de la résolution du conseil du sécurité saluant le plan d’autonomie Marocain comme la seule et unique base sérieuse, crédible comme solution durable. Et ce titre Onusien, qui valide de manière légale et officielle les revendications territorialistes unionistes légitimes du peuple Marocain, enterre par la même celles illégitimes des mercenaires séparatistes. Il ouvre la voie vers un Maroc Uni, fort et victorieux certes, mais apaisé et plus que jamais ouvert sur son voisinage, car affranchi de tout esprit de rancune où le « le Maroc demeure attaché à la nécessité de parvenir à une solution qui sauve la face de toutes les parties, sans vainqueur, ni vaincu.Le Maroc ne brandit pas ces changements comme un trophée et ne souhaite nullement attiser les antagonismes ou accentuer les divisions.

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ADIEU Moutaa : Un charisme et et un Tahar Belferiat hors  pair

by Mustapha Maghriti 24 octobre 2025
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Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de de l’art et de la comédie  Marocain est en deuil, mais aussi les téléspectateurs Marocains, la Grande émotion du décès du grand Abdelkader Moutaa   s’est éteint  Mardi 21 Octobre 2025 à Casablanca, à l’âge de 85 ans .  

Outre le théâtre et petit écran, il était très connu du grand public par ses passages publicitaires dans la radio et la télé. Il était doté d’une grande voix publicitaire sans égale à l’image de abdeladim chennaoui.

D’ailleurs c’est sa voix puissante qui lui a ouvert la voie pour intégrer la troupe de la Radiodiffusion et de la Télévision et devenir une figure populaire de la radio nationale.

Né en 1940 à Casablanca, dans le quartier populaire de Derb Sultan, Abdelkader Moutaa grandit dans un environnement modeste. Orphelin de père dès son plus jeune âge, il quitta l’école pour subvenir aux besoins de sa famille, enchaînant les petits métiers — menuisier, réparateur de vélos ou encore ouvrier dans une saline. C’est au sein des activités de scoutisme qu’il découvre le théâtre, une révélation qui changera le cours de sa vie.  

Je n’ai malheureusement jamais rencontré Abdelkader Moutaa, cependant je l’ai côtoyé à travers ses comédies et drames, sur le petit écran: Le feuilleton que je n’oublierai à jamais d’Abdelkader Moutaa alors que j’ai été encore étudiant est Tahar Belferiat dans un personnage emblématique qu’il a incarné avec brio dans la série “Khamsa w Khmiss” (1987) avec Mustapha Dasoukine et  » Hankou » et le film «  les bandis » avec Said Naciri.

Sa première pièce, «Al-Sahafa Al-Mouzaouara», marqua le début d’un parcours artistique hors du commun. Malgré les obstacles, il persévère, porté par une foi inébranlable dans l’art.

Abdelkader Moutaa  s’impose rapidement comme une figure incontournable du théâtre marocain avant de briller sur le grand écran. Il joue dans des films cultes tels que «Wechma» (1970) de Hamid Bennani — considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma marocain — «El Chergui ou le silence violent» (1975) de Moumen Smihi, ou encore «Les bandits» (2004) de Saïd Naciri.

Son jeu, à la fois sobre et intense, séduit par sa justesse. Il incarne des personnages complexes, souvent tiraillés entre tradition et modernité, toujours porteurs d’une humanité profonde.

Mais le rôle qui le propulse véritablement sur le devant de la scène reste celui de Tahar Belferiat, personnage culte pour son charisme rustique, son langage populaire et sa manière de représenter le Maroc profond, avec ses contradictions, ses sagesses et ses absurdités.

Durant les dernières années de sa vie, Abdelkader Moutaa souffrait de cécité, une perte progressive de la vue qui l’a profondément affecté. Cette condition l’a conduit à se retirer de la scène publique et à réduire considérablement ses apparitions médiatiques et culturelles.

Ce retrait discret, loin des projecteurs, était à l’image de sa personnalité: digne, pudique et profondément humaine. Son silence n’était pas un oubli, mais une forme de présence silencieuse.

Les étapes les plus importantes de sa carrière figurent “Washma” et “El Bandiya” (2003), “Jeu avec les loups” (2005) et “Chiens du Douar” (2010) au cinéma, ainsi que “Khamsa w Khmiss” et “Six de Soixante” (1988), “Loups dans le cercle” (1997), “Oulad Ennas” (1999), “Douayer Zmane” (2000), “Un jour pas comme les autres” (2008) et “Larmes des hommes” (2014) à la télévision.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu Abdelkader Moutaa, c’est tout le Maroc , sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu Abdelkader Moutaa, un comédien d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, ainsi que les rôles qu’il a interprétés et qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.

S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des artistes disparus, lui, Abdelkader Moutaa en fait partie. Certes, il nous a quittés, mais ses scènes charismatiques et sa voix resteront immortelles et indélébiles. A DIEU Moutaa.

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Les lionceaux de l’Atlas dansent le Tango sur la toiture du monde

by Mustapha Maghriti 20 octobre 2025
written by Mustapha Maghriti

A côté de sa fameuse rime éternelle  » Le monde est Fou » Julio Iglesias aurait chanté « Le Monde est Foo…t », le monde est beau avec les prouesses réalisées par les lionceaux de l’Atlas.

Avec l’exploit du Maroc au Chili 2025, on est resté réveillé jusqu’au matin du Lundi, on a tout déserté, dans la béatitude collective surgie de consécrations successives du fabuleux Team de Mohamed Ouahbi. Le Maroc est devenu célèbre et sur les langues de toute la planète. C’est fou comme le foot peut changer la face d’un pays en quelques minutes et quelques heures.

Le Maroc est devenu une écluse de décompactage après du succès historique des lionceaux de Mohamed Ouahbi contre le pays du Tango l’Argentine en l’occurrence, avec 2 bons buts de l’incontestable Yassir Zabiri. Pour la première fois de son histoire, un pays Arabe, le Maroc en l’occurrence remporte le fabuleux trophée de la coupe du monde.

Le patron de la Fédération Royale Marocaine de Football FRMF Fouzi Lekjaa a bien fait de miser sur le label « Made in Morocco » sur un entraîneur National qui, avec obstination et détermination, Mohamed Ouahbi emmène son pays à ce summum de la compétition mondiale.

On peut comprendre que les Marocains aient fait la fête très tard du matin du Lundi 20 Octobre 2025 et le team Mohamed Ouahbi ont fait plonger plus de 38 Millions de Marocains dans une émotion mystique.

50 ans avant, l’ex-entraîneur Argentin Carlos Bilardo ( qui a emmené l’Argentine à la coupe du monde Mexico 1986) a prophétisé que l’Afrique et en singulier le Maroc sera exemplaire et cette prédiction est devenue réalité où pour la première fois de son histoire, un pays Arabe, le Maroc avec les Lions de l’Atlas accède au final et décroche la Coupe du monde, outre  l’équipe Olympique Marocaine qui a remporté la médaille d’or aux jeux olympiques de Paris 2024 ce qui met sur le marbre de l’actualité de le leadership Marocain.  

A côté du soutien des pays Arabes, Islamiques, des Africains, l’appui d’autres ethnies ont scruté cette coupe à l’instar de grands joueurs de renom qui ont supporté le Maroc car c’est est un modèle de changement de mentalités défaitistes vers des mentalités de victoire.

La prouesse Marocaine atteste incontestablement que le palmarès et le Podium, n’est plus l’apanage des autres : Europe, Asie ou Amérique Latine : Brésil et Argentine. Et on a même l’impression, voir la conviction, que nous avons tous été des acolytes et auxiliaires de cette mauvaise « Programmation-Neuro-Linguistique » de nos joueurs, quoi que, pour Mohamed Ouahbi que sa personnalité, ses traits de caractère et ses ambitions, légitimes, l’immunisent contre de telles « contagions ».

Un grand bravo aux Lions de l’Atlas pour ce parcours incontestablement réussi. Être la  meilleure équipe du monde n’est pas donné à n’importe quelle équipe. Le Maroc a ébloui un immense public, un made in Morocco a été découvert par des centaines de Millions de spectateurs. Cette équipe de Mohamed Ouahbi restera dans les annales du Football Arabe et  Africain comme le premier porte drapeau du monde Arabe dans cette compétition universelle. Merci à tous ces lionceaux de l’Atlas ceux qui nous ont fait rêver.

Merci aux joueurs et à Mohamed Ouahbi de nous avoir fait vivre cette odyssée, d’avoir porté les espoirs de Millions de personnes à travers le monde. Mohamed Ouahbi aura réussi à « changer les mentalités ». Le Maroc a ouvert la voie aux Africains, au Monde Arabe. Désormais il est permis d’y croire. Désormais, il faut y croire.

Bravo à la FIFA, à la Fédération Royale Marocaine de Football, à Fouzi Lakjaa et au Roi Mohammed VI et à l’Académie qui porte son nom qui a formé bon nombre de nos joueurs.

Le Maroc, grande nation de Football, accueillera cette coupe du monde en 2030 car il le mérite et ces lionceaux de Mohamed Ouahbi seront les lions d’Atlas d’ici 5ans. D’ailleurs Walid Regragui  a déclaré qu’il est fier de Yassir Zabiri et qu’il rejoindra les lions d’Atlas au CAN2025. Cette coupe nous rappelle aussi que notre continent et notre pays forgent de talents. Retenons ces talents. Donnons leur tous les moyens dont ils ont besoin, que ce soit dans le sport ou ailleurs.

Le store se clore sur un périple footballistique sans égal. Une Coupe du Monde qui sera lithographiée à jamais dans les anales de l’Histoire, grâce à ce dénouement mythique, mais aussi à travers les prouesses féeriques des lionceaux de l’Atlas, entraînés par un Coach hors-classe et un Staff exceptionnel.

les lionceaux de l’Atlas ont attesté aux quatre coins du Monde qu’avec force sueur, dévouement, et de pétulance, il était plus possible qu’une ethnie Musulmane, Arabe et Africaine de remporter la Coupe du Monde.

Les lionceaux d’Atlas ont réussi majestueusement à briser le plafond de glace et ont eu voix au chapitre tout en prouvant que l’excellence peut être Marocaine, les lionceaux d’Atlas ont attesté que l’éminence n’est pas l’apanage de l’Europe ou de l’Amérique Latine et qu’elle est bel bien Marocaine.

Les lionceaux d’Atlas ont écrit un nouveau chapitre du Maroc qui transcende le volet footballistique pour  passer des messages nobles, à travers le ballon Rond, les valeurs qui cimentent notre identité telles que السجود لله la reconnaissance et la prosternation à DIEU,   رضات الوالدين ( la bénédiction des parents).

Notre drapeau a été héroïquement et vaillamment hissé très Haut dans le Monde entier. Avec ces valeurs seigneuriales qui ont ému le cœur et l’âme de toute la planète,  le Monde Arabo-Musulman et non Musulman soutint notre équipe nationale et même s’identifier à nos couleurs.

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Il n’est de richesse que de Jeunes Marocains

by Mustapha Maghriti 9 octobre 2025
written by Mustapha Maghriti

Au Népal, Indonésie, Philippines, Madagascar comme au Kenya l’année dernière, au Maroc une jeunesse plus assujettissante, native dans l’espace des réseaux et façonnée par l’ère numérique, rassemblés pour revendiquer pacifiquement des droits les plus basiques santé, éducation et justice. Cependant, le vandalisme d’une scélérate a nui à ces jeunes manifestants pour réclamer paisiblement des droits légitimes.

Certes, les dégâts humains et matériels sont malencontreux. Toutefois l’outrage le plus alarmant est ailleurs : Il est moral, allusionnel, mystique et diplomatique. On a laissé l’espace libre, livré à l’instantané du micro-trottoir, à la cacophonie et le charivari « d’experts » improvisés, à la pugnacité des images irrévérencieuses. Et dans cette tour de Babel, c’est le préjudice d’un vide pernicieux qui a pris le pouvoir. L’émotion a remplacé la raison, le commentaire s’est substitué à la réflexion. Et l’absence de communication a été, en soi, un message : celui d’un pays qui semble ne plus dompter son propre mémorial. Or dans notre époque globalisée, l’image est une arme. Le Maroc, pays de modération, a vu son visage équivoque par une taciturnité délictueuse, laissant d’autres sournois ailleurs raconter son histoire à sa place.

Il faut le dire sans détour : nous avons manqué un débat mûr. Là où la sagesse aurait voulu la confrontation des idées, nous avons eu la confrontation des émotions. Là où il fallait un diagnostic collectif, on a préféré la peur du désordre.

Cette motion de censure juvénile n’est pas qu’un épisode social. C’est une alerte nationale et diplomatique. Elle met en lumière notre vulnérabilité dans l’ère de la perception globale, où un silence d’État vaut aveu et où une image non maîtrisée devient une vérité internationale.

Le capharnaüm n’est jamais neutre. Il profite toujours à ceux qui veulent édulcorer un pays, à ceux qui instrumentalisent la confusion, ou à ceux, plus machiavélique encore, qui trouvent dans le méli-mélo une justification à l’immobilisme.

Combien ce cri juvénile pacifique de cette jeunesse est un jeu à somme positive : Elles se sont élevées pour nous tous pour un Maroc meilleur, digne, fort, érigé sur les véritables piliers de la démocratie: l’éducation, la santé, la justice. Des valeurs que le Souverain Marocain n’a cessé de défendre, affirmant clairement qu’il n’était pas question d’avoir un Maroc à deux vitesses et bien avant lors du discours de la 59ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple du 20 Août 2012, le Souverain sonna l’alarme que les questions de la jeunesse ne relèvent pas seulement de la sphère privée et familiale ou du champ de l’éducation, la formation et l’apprentissage. C’est l’affaire de toute la société, et des solutions doivent être trouvées à tous les problèmes que connaît la jeunesse. Le King a bien déploré qu’il serait inacceptable de considérer la jeunesse comme une charge pour la société. Elle doit, au contraire, être traitée comme une force de dynamisation du développement. Il est donc impératif de mettre au point une stratégie globale qui mettrait fin à la dispersion des prestations fournies actuellement à notre jeunesse, et d’adopter une politique intégrée qui associe, dans une synergie et une convergence, les différentes actions menées en faveur des jeunes.

Nous pensons que construire un stade en un laps de temps rayonne, certes, l’image du Maroc à l’international, mais ce n’est pas un projet sociétal, mais investir dans l’éducation, dans la santé, dans l’impartialité de la justice c’est un projet de société  pour pouvoir édifier une vraie démocratie.

La démocratie ne se sclérose pas aux urnes seulement. Elle repose sur ces droits que manifeste la Jeunesse, et il était temps que ce cri d’orfraie, coercible par tout un peuple, éclore in fine.

Les moments que nous traversons sont d’une importance considérable. Ils reposent sur l’équation du pouvoir politique et de sa légitimité en termes de soin et non de violence. C’est un message fort que notre jeunesse adresse à ceux qui veulent gouverner. Elle demande la mise en place d un nouveau contrat social et politique qui place en son centre la question de la dignité, du soin, de l’éducation et de la justice.

Le Souverain Marocain n’a-t-il pas conscient des soucis de la jeunesse en leur accordant  toue une épopée lors de la 59ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple où à travers cette fête, le Sultan mit en exergue le rôle qui incombe à la jeunesse Marocaine prometteuse dans la construction d’un avenir digne des gloires et de la grandeur du passé. En effet, les grands chantiers que le Roi a lancés pour parachever l’aménagement du modèle singulier qui a été conçu pour une société Marocaine attachée à son identité et fondée sur la solidarité entre l’ensemble de ses composantes, ne peuvent atteindre leurs objectifs qu’en s’appuyant sur la force et la créativité de la jeunesse Marocaine, et en tirant parti des potentialités dont elle est porteuse.

« Jeunes du Maroc, vous êtes la vraie richesse de la nation, compte tenu du rôle le que vous assumez en tant que partie prenante dans le processus d’évolution sociale de votre pays. Vous jouissez de la citoyenneté pleine et entière, avec les droits et les obligations qui en découlent, et la nécessité de vous investir de manière constructive dans les transformations que connaît la société, tout en demeurant attachés aux constantes de l’identité nationale et ouverts aux idéaux universels. Voilà pourquoi nous n’avons eu de cesse d’être à l’écoute de vos préoccupations spécifiques et réceptifs à vos attentes légitimes, où que vous soyez et quelles que soient vos appartenances. »

Parler des jeunes, c’est évoquer les défis du présent et aborder les perspectives d’avenir. Et pour parler d’avenir, il faut, outre une grande probité intellectuelle pour scruter les horizons futurs, que soient élaborées des stratégies propres à préparer nos jeunes pour des lendemains meilleurs.

La nouvelle Constitution du Royaume accorde une importance capitale à la démocratie représentative et participative impliquant tous les citoyens, et prévoit, à cet égard, la création des différents mécanismes favorisant leur participation efficiente à la vie publique du pays.


Pour cela le Souverain Marocain soutient majestueusement que la Jeunesse ne peut s’insérer dans ce jeu démocratique que par la condition sine qua non de  l’apprentissage, de l’éducation et de la formation. En effet,
« Nul doute que l’adhésion des jeunes à ce choix stratégique reste tributaire de leur niveau de qualification et de la manière avec laquelle ils sont préparés pour l’avenir. Ceci nous renvoie ipso facto au système d’éducation et à sa capacité à former les générations montantes et à les préparer à s’investir pleinement dans le processus de développement et de progrès démocratique de la société. » 

Il est donc impératif de se pencher avec sérieux et résolution sur ce système  » que Nous plaçons, d’ailleurs, en tête de nos priorités nationales. Car ce système, qui nous interpelle aujourd’hui, se doit non seulement d’assurer l’accès égal et équitable à l’école et à l’université pour tous nos enfants, mais également de leur garantir le droit à un enseignement de qualité, doté d’une forte attractivité et adapté à la vie qui les attend. »

Par ailleurs, ce système doit également permettre aux jeunes d’affûter leurs talents, de valoriser leur créativité et de s’épanouir pleinement, pour qu’ils puissent remplir les obligations de citoyenneté qui sont les leurs, dans un climat de dignité et d’égalité des chances, et pour qu’ils apportent leur concours au développement économique, social et culturel du pays. C’est là, du reste, que réside le défi majeur du moment.

Le Maroc, notre chère patrie, vacille mais ne ploiera pas. Il doit rester debout, et il le restera. Car sa jeunesse est sa sève, son souffle et son avenir. À elle de transformer la colère en ambition, l’impatience en énergie créatrice, l’inquiétude en espérance. Et à nous, collectivement, de lui tendre la main, pour qu’elle bâtisse non sur des cendres du vandalisme, mais sur la lumière d’un destin retrouvé.

Le Maroc doit retrouver la voix, non pas celle de la propagande, mais celle de sa vérité. Il doit recréer l’espace du débat, de l’intelligence collective, de la pédagogie politique et médiatique où la voix résonne plus fort que le bruit de la rue, combien même légitime et fondé.

L’image d’un pays ne se défend pas par des slogans. Elle se mérite, par la clarté, la cohérence et la dignité. Et si cette crise a une vertu: nous rappeler que le silence n’est plus une option,  ni à l’intérieur, ni face au monde.

Rappelons le, en guise de conclusion, que notre jeunesse a attesté qu’elle est responsable et a bien démontré un grand niveau de maturité et de solidarité, durant la période du covid19, il faut l’avouer, dans notre patrie, a été exprimée de manière spontanée, bénévole et bienveillante à des niveaux que peu de pays connaissent ou peuvent même espérer relevant que notre pays a été cité en exemple en matière de patriotisme et de fraternité durant le tremblement de le Haouz avec une mobilisation des jeunes, des associations des jeunes  pour fournir aide et soutien aux sinistrés démontrant leur rôle actif dans le soutien à la nation. 

Ce moment est historique pour la jeunesse Marocaine qui ne doit pas laisser voie libre aux vandales de l’espoir, les vandales du futur, qui veulent profiter des dérapages de quelques voyous pour jeter l’opprobre sur toute la jeunesse Marocaine et tenter d’étouffer son cri, sa soif de justice, sa soif d’équité. Le cri de cette jeunesse ne soit pas être détourné par ceux qui préfèrent s’attarder sur les débordements, et sur les interventions des forces de l’ordre.

Si l’économiste Jean Bodin dans, les «Six livres de la république française», dissertait son célèbre aphorisme économique «Il n’est de richesse que d’hommes», j’épilogue ma chronique «Il n’est de richesse que de jeunes Marocains éduqués, formés, épanouis» car, in fine, toi, oui toi jeune Marocain : «Rien de ce qui existe en ce monde n’est en dehors de toi. Cherche bien en toi-même ce que tu veux être puisque tu es tout. L’histoire entière du monde sommeille en chacun de nous pour reprendre les proses du Poème de Djalâl ad-Dîn Rûmî.

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80 années des Nations Unies et les défis de la nouvelle géopolitique internationale

by Mustapha Maghriti 24 septembre 2025
written by Mustapha Maghriti

L’Assemblée Générale des Nations Unies commémore sa 80éme chandelle de l’adoption de la Charte des Nations Unies et ce dans un contexte de cataclysme de la géopolitique mondiale rarement observé depuis la Seconde Guerre mondiale : fragmentation, multilatéralisme en panne d’inspiration , désengagement et démission des États-Unis et chute libre des financements internationaux menaçant la capacité de la Communauté Internationale à préserver la paix et lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, les inégalités et les dérèglements climatiques, faisant chanceler les socles et le credo mêmes des Nations Unies.

Aussi, la guerre à Gaza, avec la déliquescence de l’Accord de cessez-le feu à Gaza, où la situation des Palestiniens est plus qu’atroce avec infraction manifeste du droit international humanitaire, n’a-t-elle pas  rallumé une nouvelle fissure du multilatéralisme de l’ONU et plus encore l’invasion de l’Ukraine en 2022, n’est-elle pas une autre illustration de la déchéance du Conseil Onusien à assurer le maintien de la paix dans le monde et qui montre, d’une part la vulnérabilité du Conseil de Sécurité de l’ONU à être le parrain de l’ordre mondial et d’autre part que la sécurité mondiale est l’apanage de quelques Etats persécuteurs ?

L’ONU continue malgré tout de participer à de nombreuses initiatives humanitaires et de rétablissement de la paix dans des pays touchés par des conflits. Malgré un contexte géopolitique délicat, l’organisation devrait chercher des moyens de poursuivre et renforcer ces efforts. Ce n’est pas la première fois, dans l’après-guerre froide, que l’ONU traverse des périodes de doutes et de divisions. Des incertitudes similaires ont suivi les échecs des opérations de maintien de la paix dans les Balkans et au Rwanda dans les années 1990, ainsi que les débats sur la guerre en Irak.

Les corollaires de ce recoin sans égal s’observent et sont tangibles désormais aux quatre coins de la planète, où le chacun pour soi, à travers le leitmotiv de l’ego de la souveraineté nationale, semble l’emporter désormais sur l’altruisme. On s’en souvient, il y a 10 ans, alors que les 193 pays membres de l’Organisation des Nations Unies ONU s’étaient collectivement engagés en 2015 à atteindre les 17 Objectifs de développement durable ODD, seules et minusculement 18 % des cibles allouées devraient être atteintes d’ici 2030, laissant des milliards de personnes de côté et une planète en péril.

Dans un pareil contexte séditieux et survolté, et face à une économie mondiale en forte reconfiguration géopolitique et géostratégique, l’Assemblée Générale des Nations Unies, inusuelle à bien des égards, qui solennisa à cette occasion ses 80 chandelles est expressément chargée pour l’institution Onusienne à l’instar de la réforme en profondeur de l’ONU à l’initiative du Secrétaire Général, point d’étape de l’Agenda 2030 de Objectifs de développement durable ODD, 30ème du commémoratif de la Conférence sur les droits des femmes et le sommet de haut niveau sur le financement du développement…

En outre, l’assemblée est une occasion d’un débat général où sont pas moins de 103 chefs d’État et 46 chefs de gouvernement où si le thème officiel retenu cette année pour le débat général est intitulé « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains », les sujets abordés débordent de toute évidence très largement du cadre imposé à savoir la reconnaissance de l’État de Palestine par un nombre grandissant d’États sous l’impulsion de la France, les guerres en Ukraine et au Soudan, et le financement des Nations unies et de ses agences ou le terrorisme et l’extrémisme violent qui persistent et les  nouvelles menaces qui apparaissent à mesure que l’intelligence artificielle sans garde-fous devient omniprésente, devançant la réglementation.

En sus, l’ONU est acculé et rencogné à une géopolitique mondiale atypique et des challenges environnementaux à l’instar d’une planète qui brûle et l’illusion que différents problèmes ont été solutionnés avec le concours du multilatéralisme édifié postérieurement à la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui, il est irrécusable que le morcellement géopolitique et la recrudescence en force du nationalisme souverainiste, légitimés par le dessein du contre-balancement des rapports de force économiques et politiques au niveau cosmique, ne préjudicient-ils pas les acquis considérables que le multilatéralisme  des Nations Unies avait permis d’atteindre durant les trente glorieuses ? C’est toute une nouvelle géopolitique et de nouvelles contraintes est acculé l’organe Onusien d’António Guterres.

A l’heure où les défis planétaires se multiplient à l’instar de la santé mondiale et de la transition énergétique et que les besoins sont grandissants, c’est l’ensemble du système onusien qui est mis à mal par une contraction budgétaire sans précédent où en dépit de son coût modique (moins de 0,0032 % du PIB mondial en 2024), les Nations Unies font face à une crise de liquidités chronique en raison des arriérés de paiement de nombreux États membres au budget ordinaire et au premier rang desquels les États-Unis, la Chine et la Russie, n’avaient par exemple toujours pas honoré leur paiement pour l’année. A cet égard, l’ONU sera contrainte de faire plus et mieux avec moins, mais comment ?

La 80éme année de l’Assemblée Générale des Nations Unies ne doit-elle pas  repenser les instruments financiers mondiaux au service du développement durable de l’humanité à travers un débat substantiel sur la refonte de l’ossature financière des Nations Unies en adoptant une approche multilatérale, engageant fondamentalement les économies, notamment en voie de développement qui sont trop souvent exclues dans le processus d’élaboration des règles du système financier international en garantissant l’intégration des financements climatiques et de la biodiversité dans une approche cohérente pour une transition écologique juste de la planète ?

Ce remodelage financier inéluctable ne doit-il pas assurer, plus singulièrement, la consolidation de la représentation légitime des pays en développement, notamment l’Afrique au sein des instances financières internationales, permettant d’avoir des solutions innovantes, solidaires et adaptées aux réalités des économies ?

Cette remise en question sera-t-elle l’occasion de reconvertir et réorienter ces obstacles en opportunités de dynamique économique et sociale et de prendre le contrôle complet de sa mission, de relancer la coopération internationale sur de nouvelles piliers en créant les conditions d’une gouvernance plus inclusive, d’une organisation plus efficace et adaptée aux défis géopolitiques, sociaux, sanitaires, économiques et climatiques du XXIème siècle ?

L’ONU ne saurait être pleinement efficace que si le chantier de réforme de l’Organisation des Nations Unies d’une manière qui répond aux aspirations des pays et dans un souci de concorde et d’harmonie pour les 80 années à venir ?

Gageons de bonnes augures que la géopolitique internationale fumeuse, entre conflits en Ukraine/Russie et au Proche-Orient, exacerbées par des tensions diplomatiques croissantes ne compliquera toute forme de consensus sur des sujets sensibles comme la sécurité mondiale et les droits humains, les défis environnementaux et sociaux (le réchauffement climatique, l’augmentation des inégalités), ainsi que le multilatéralisme, déjà en porte à faux !! 

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Equité sociale-Equité spatiale: Le diptyque de démocratie et du développement d’un Maroc juste et digne 

by Mustapha Maghriti 21 septembre 2025
written by Mustapha Maghriti

Les approches de développement économique, en singulier la Nouvelle Economie Géographique NEG, initiée par Paul Krugman en 1991, nous enseignent que les phénomènes de concentration spatiale des activités économiques profitent à une région au préjudice d’autres espaces économiques engendrant des disparités interrégionales. Ces disproportions socio-spatiales ont conduit à redonner une actualité à la problématique des dynamiques territoriales plaidant en faveur d’un  développement différencié et d’une spécialisation des espaces en attestent, en sus, les travaux académiques des pôles de croissance initiées par François Perroux en 1969 ou A.Hirschman en 1974 qui reposent sur la polarisation territoriale des activités. Ces recherches soulignent également les particularités des systèmes locaux, dont les succès engendrent des processus de développement fondamentalement territorial équilibré combinant les dimensions économiques, sociales et environnementales et favorisant la cohésion, l’innovation et l’équité pour tous les citoyens. 

C’est dans ce contexte et sous cette optique de la problématique des dénivellations spatiales du tissu économique Marocain que le Souverain Marocain, dans son discours du trône du 29 Juillet 2025, a recentré l’attention sur les inégalités sociales et territoriales persistantes au Maroc où aucun niveau de développement économique et infrastructurel ne saurait contenter le King Marocain s’il ne concourt pas effectivement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens Marocains, de quelque frange sociale et de quelque région qu’ils appartiennent et ce en dépit du maintien  d’un taux de croissance conséquent et régulier au regard des aléas climatiques et les crises de la géopolitique internationale, ainsi que l’essor des secteurs stratégiques comme l’automobile, l’aéronautique ou encore les énergies renouvelables, en témoigne le Président du Rwanda Paul Kagame, un des pays qui réalisent l’un des taux de croissance économique les plus soutenu en Afrique quant il a déclaré que « Le Maroc est un modèle de développement Africain. Nous avons beaucoup à apprendre de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ».

Sous cet angle, le King a appelé majestueusement à un changement de paradigme pour préluder un irréfragable rebond dans la « Upgrading » globale des immensités territoriales  et de passer d’une démarche sociale générique et conventionnelle à un développement territorial intégré, ancré dans les spécificités locales Marocaines, car, il y a encore des zones rurales enclavées qui sont dans la précarité et l’exclusion sociale ne correspondant pas à la vision Royale de ce que devrait être le Maroc du 21éme siècle.

D’ailleurs, les derniers chiffres livrés par le département de Chakib Benmoussa le Haut-commissariat au plan HCP sont plus qu’éloquents et tangibles : les inégalités du niveau de vie s’accentuent et se sont creusées entre 2014 et 2022, passant de 39,5% à 40,5%, après avoir enregistré une diminution à 38,5% en 2019.

A cet égard, le Souverain Marocain a orienté l’exécutif AKHNOUCH vers les commandes Royales de la structuration des plates-formes territoriales de nouvelle génération, assemblées autour de l’emploi local, les services sociaux de base, la gestion durable de l’eau, et la mise à niveau des territoires en couplage avec les grands projets structurants.

En outre, a-t-on appris en problèmes structurels de développement PSD que si la croissance apparait comme une condition nécessaire au recul des inégalités, elle reste néanmoins insuffisante pour y parvenir. Le partage des fruits de la croissance n’est jamais automatiquement égalitaire : Le recul des inégalités ne se produit authentiquement que s’il constitue un objectif social et politique durable. Par ailleurs, il est intéressant de noter que, selon une étude publiée par l’Organisation de Coopération et de Développement OCDE, l’accroissement des inégalités peut avoir un impact négatif sur la croissance. L’excavation généralisée des inégalités de revenu depuis plusieurs décennies a conduit des chercheurs à s’inquiéter de leurs répercussions potentielles pour nos sociétés et nos économies. Ces récentes recherches de l’OCDE révèlent que toute amplification de ces inégalités fait chuter la croissance économique. L’une des raisons en est que les plus défavorisés se trouvent moins à même d’investir pour s’instruire. Il apparaît donc que la réduction des inégalités, en plus de rendre nos sociétés plus justes, permet également de rendre nos économies plus stables et plus fortes.

Ainsi, faire bénéficier de la croissance à toute la population constitue un enjeu politique majeur. Et c’est dans ce sens que le Souverain Marocain apostrophe l’actuel Gouvernement à une approche transversale, inclusive à même d’assurer un replâtrage de la justice spatiale, ce qui cadre avec les investigations économiques de l’économiste Américaine Weitzman M.L. dans son livre « L’économie du partage » édité le 5 Février 1986.

Croissance et développement sont deux concepts économiques qui interagissent constamment en dialectique. Le King sait pertinemment que le développement humain est une fin dont la croissance et ses fruits économique sont le moyen. Cette sagacité Royale implique notamment la valorisation des atouts locaux, le renforcement des services publics, la promotion de l’économie circulaire et des mobilités durables, la participation citoyenne, et une gouvernance locale décentralisée. 

D’autres parts, les spéculations et les thèses de démocratie sociale nous apprennent que la justice sociale est intrinsèquement liée au développement humain  sans discrimination et à l’affirmation de l’être humain, visant à une société où l’on supprime les misères les plus profondes et où l’on satisfait les besoins urgents, ce que l’économiste Français François Perroux appelle la couverture des coûts de l’homme.

C’est dans cet esprit que le Souverain Marocain déplore que certaines zones du Maroc, surtout en milieu rural, pâtissent encore des formes de pauvreté et de précarité du fait du manque d’infrastructures et d’équipements de base qui ne reflète en rien la vision Royale de ce que devrait être le Maroc d’aujourd’hui et ne donne pas non plus la pleine mesure des efforts que le Souverain déploie pour renforcer le développement social et ce nonobstant  le recul du niveau de la pauvreté multidimensionnelle qui a fléchi de 11,9 % en 2014 à 6,8% en 2024 et malgré le nouveau classement du Maroc dans la catégorie des pays à « développement humain élevé » en vertu du dernier rapport du développement humain du PNUD.

On s’en souvient bien avant il y a 10 ans, dans le  discours du Trône du Jeudi 30 Juillet 2015, le Souverain Marocain toujours avide de dignité et de plénitude pour son peuple, quand il s’est confié au citoyen Marocain que « tout ce qui a été réalisé, nonobstant son importance, restera insuffisant pour notre pays tant qu’une frange de la société continue à souffrir des conditions pénibles de la vie, et tant qu’elle éprouve le sentiment d’être marginalisée, malgré tous les efforts déjà consentis….., je tiens, à ce que tous les citoyens puissent profiter des richesses de la nation.  » et « Comme je t’en ai fait le serment, je continuerai à travailler jusqu’au dernier souffle pour arriver à ce dessein. Car Notre ambition pour rendre heureux Notre peuple est sans limites et  » Tout ce que vous vivez m’intéresse : ce qui vous atteint m’affecte aussi, ce qui vous apporte bonheur me réjouit également. Ce qui vous tracasse figure toujours en tête de mes préoccupations ».

Moralement et dignement, le Sultan appelle à transcender les canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré où le dessein du Souverain Marocain est que, sans discernement, ni marginalisation, et dans quelque région de notre patrie que ce soit, les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens. 

Pour ce faire, le King a orienté le Team AKHNOUCH pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial fondés sur la valorisation des spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et le principe de complémentarité et de solidarité entre les entités territoriales. 

Ces programmes doivent pouvoir compter sur la mutualisation des efforts de tous les acteurs et sur leur articulation autour de priorités clairement définies et de projets générateurs d’impacts réels, couvrant notamment la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local, le renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer l’équité sociale et la justice spatiale. 

Dans la clairvoyance Royale d’un Maroc digne, rechercher une croissance partagée, c’est rechercher une croissance qui, tout en augmentant le niveau de vie moyen des Marocains, est aussi synonyme de réduction des inégalités, à l’échelle nationale. Ensemble, ces deux impérieuses nécessités constituent les conditions qui garantissent la stabilité et la démocratie du Maroc.

En somme afin d’assurer aux générations actuelles et futures de meilleures conditions de vie décentes dans une géopolitique mondiale tumultueuse, le Souverain Marocain, conscient des déroutages et des dérivations chantées en chorale et à cor et à cri au monde par l’académisme et le dogmatisme d’obédience néolibérale durant les années 1980, escompte promouvoir un modèle économique étayé sur une croissance inclusive et surtout partagée, créatrice d’emplois, et assurément distributrice de richesses pour tous les citoyens Marocains. Le Pilote de notre Royaume refuse un Maroc à deux vitesses, et plaide et parlemente chevaleresquement un Royaume à une et une seule vitesse, une célérité qui carbure, navigue et décolle vers le ciel du développement, de démocratie d’un Maroc digne, méritoire et juste.

21 septembre 2025 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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