Avant-hier, l’année 2018 vient d’être écoulée. Ne fut-Elle pas une année acariâtre et endurcie à bien des égards ? Pour preuve, tout le milieu des affaires le témoigne. Une année 2018 que la plupart taxe d’année terne et sombre, où la parésie, la paralysie, ainsi que le manque de visibilité, conjugué à une conjoncture économique tumultueuse ont bouché le business et ont entraîné moult entreprises droit vers la banqueroute et le dépôt du bilan.
Sur ce plan et pour illustrer notre allégation, il faudrait oublier le calibrage et le rating de circonstance et les indicateurs officiels, pour s’atteler sur le seul business au quotidien, pratiqué au jour le jour par les promoteurs économiques pour palper une ténébreuse réalité économique.
L’État, premier trésorier des bons de commande n’a-t-elle pas délaissé le fleuron du tissu économique Marocain, PME/PMI en l’occurrence ? Ne s’est-il pas abstenu à payer ses arriérés entraînant la déconfiture d’une centaine d’entreprises ?
Idem, sur le volet politique, l’attentisme, le manque d’audace et le sentiment timoré dans les prises de décision a été largement éprouvé. Ne serait-ce pas donc une année 2018 à éponger ?
A l’antipode, 2018 a été unanimement une année d’introspection économique et politique : 2018 fut une année de grandes apostrophes relatives à la redéfinition des grandes prééminences où la dynamique économique et sociale (chômage, emploi et formation des jeunes) l’approche genre, équité sociale, ont été au cœur des symposiums et congrès économiques et politiques balisant le terrain pour les années à venir.
Ce fut aussi une année où le haut sommet de la pyramide du Royaume, le Souverain Marocain en l’occurrence interpella le peuple Marocain sur l’essoufflement du modèle de développement économique acculant l’exécutif à résoudre la quadrature du cercle d’un modèle économique en panne d’inspiration.

Seulement voilà, dans le naufrage économique d’une année morose, une bouée de sauvetage a été jetée dans l’océan du climat de l’investissement pour donner espoir dans année qui vient de voir le jour. En effet, le portefeuille financier de 40 MMDH de crédit TVA sera, à notre ses, un lubrifiant économique qui permettra de faire graisser et huiler le business et déverrouillera les crédits fournisseurs caillebottés pendant plusieurs Mois. Cette enveloppe financière impulsera la dynamique de l’investissement, stimulera la production permettant la création d’une séquence vertueuse porteuse d’emploi.
En outre, en réplique aux auspices de l’argentier du Royaume, l’acquittement des arriérés des entreprises publiques, entraînera une détente des délais moyens de paiement. D’ailleurs, un comité ad hoc a été mis en place par l’exécutif dans l’ambition de surveiller le règlement des affaires économiques délicates.
En outre, 2019 sera l’année du 20éme chandelle du Règne du Souverain Marocain, le Roi Mohammed VI, une 20éme bougie qui sera couronnée par le lancement de plusieurs grands projets structurants, la célérité des chantiers de règne en cours et le déploiement des pôles de croissance et de développement régionaux par les Conseils régionaux. Enterrerons les déconvenues, les insuccès et les échecs de 2018.

En guise de conclusion et pour reprendre la maxime d’Antoine de Saint-Exupery » L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre ». Il est temps que la bande Saâdeddine ElOthamni mette en ordre le présent des réformes économiques et politiques pour une année 2019 juteuse et fertile. Je vous invite à accueillir 2019 avec un optimisme béat.
