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Promesses électorales des législatifs 7 Octobre 2016 et Spéculations économiques au Maroc

by Mustapha Maghriti

A 48 heures près aux législatifs tant attendus du 7 Octobre 2016, les Marocains qui se rendront aux urnes sont confrontés à tout un armada de programmes électoraux émanant de chacun des partis politiques, des programmes qui se différencient certes, mais qui restent semblables et homologues au niveau de leur fond. Une grande contiguïté dans les promesses électorales qui se focalisent pour l’essentiel sur les secteurs sensitives et prioritaires pour la grande frange sociale des Marocaines à l’instar de l’emploi, la santé, la couverture sociale…etc. 
La grande apostrophe qui nous interpelle : Pourquoi les promesses électorales de chacun de ces partis ne se concrétisent pas sur le terrain ? 
D’abord, le montage du programme électoral s’étaie pour l’essentiel sur le volet économique à travers tout un éventail d’indicateurs macro-économiques à titre illustratif : Le taux de croissance économique, le taux de chômage ou la qualité des services sociaux, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, ainsi que d’autres donnes économiques comme l’investissement, le domaine rural à travers les promesses de son désenclavement, la lutte contre la précarité et le rétablissement de la justice sociale. 

Cependant autant en emporte le vent, au fil du mandat électoral, on note un hiatus abyssal entre ce qui a été promis et ce qui a été réalisé. Nous constatons aussi hélas, que les programmes socio-économiques demeurent loin de la réalité dans la mesure où ces programmes restent pas excellence des programmes électoraux ayant pour but primordial d’avoir assistance et appui politique auprès du citoyen Marocain et d’avoir légitimité à travers les urnes afin de gérer la chose publique. 
Aussi, la quête acharnée pour la légitimité politique auprès du citoyen Marocain conjuguée à la concurrence rude et féroce entre les partis politiques impulsent les futurs élus à concocter des programmes électoraux à chacune des franges sociales : Un programme pour assister et épauler les femmes veuves, un calendrier pour la couverture médicale pour les étudiants, un agenda pour la parité homme-femme ou un planning pour les handicapés. Tout ceci concourt à donner un caractère parcellisé à ces programmes électoraux et leur ôter leur cohérence et leur synergie. 
Nous augurons, par ailleurs, que les partis politiques accorderont pour les législatives du 7 Octobre une attention singulière à la classe moyenne du fait : 
-Qu’elle est un précieux facteur de relance économique ;
– Qu’elle occupe une place et une assise au sein de l’architecture sociale marocaine et se situe au centre des préoccupations des hommes politiques Marocains
Aussi, la question du rôle de l’Etat à l’ombre de la polémique entre le PJD et le PAM qui ont des idéologies différentes où le parti PAM promet dans son programme électoral de revoir le statut de la famille. 
Au total, même si les partis politiques demeurent mécènes dans leur programme électoral, ce dernier dépend foncièrement des indicateurs macro-économiques où interfère l’international, le régional, le national et le local. 

Aussi, les programmes électoraux restent tributaire des prix des matières premières, des fluctuations du prix du pétrole dans les marchés mondiaux, des échanges commerciaux ou de la pluviométrie, ou des recettes touristiques ou des mouvements des RME. In fine, les promesses électorales des partis politiques demeurent justement de simples promesses et liés à la période de la compagne électorale dans la mesure où la nature du suffrage au Maroc ne permet pas d’avoir une majorité absolue : Le parti ayant eu la majorité relative se trouve obligée de composer avec les autres partis alliés et de concéder avec eux une grande partie de leur programme.

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