
« L’amitié se fortifie dans les épreuves et grandit avec le temps » dit un proverbe français. Ce qui se passe récemment avec l’attitude sournoise du Gouvernement espagnol vient de sceller au contraire une belle preuve d’inimité et d’indignation envers le Maroc : Notre voisin, l’Espagne solidarise avec l’ennemi du Maroc, complote sur le dos du Royaume, et accueille sur son territoire Brahim Ghali, le baron du Polisario poursuivi en Espagne pour crimes contre l’humanité.
Ne s’agit-il pas d’une défloraison qui a terni cette amitié séculaire entre Madrid et Rabat en exhibant les cryptogrammes sinueux et machiavéliques de la politique internationale Espagnole, où l’on piaffe les conventions internationales au nom des manigances et spéculations politiciennes.
Cette traîtrise espagnole qui borde l’affaire Brahim Ghali révèle l’écran de fumée, la gueule taciturne et l’ambivalence du gouvernement espagnol qui, d’une part, tambourine le Maroc et, de l’autre, adule l’Algérie, quitte à mettre sur la caudrette, avec une irrévérence insidieuse et une certaine immoralité politique, une cause Nationale pour le Royaume et son peuple : La ferme Souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. N’est-ce pas le substrat et le substratum de cette affaire ?
Regardons-nous en face, disons les 4 vérités en face à l’Espagne : Que représente Brahim Ghali ? Un pupazzo et un guignol aux souliers d’Alger, manié et exploité pour ébranler notre Patrie et attiser le feu du conflit stéréotypé et chimérique autour des sables d’Or du Maroc. Et ostensiblement, le gouvernement espagnol est de connivence de ces » Careless Whispers »!!! Car Madrid sait pertinemment que le dénommé Brahim Ghali est un violeur qui a fédéré l’esclavage, la torture, les crimes de guerre, les enfants soldats et le génocide.

Rappelons-nous, dans cette chronique, que c’est le deuxième coup lynché au Royaume par ses prétendants partenaires ; il y a deux mois, le Maroc prît la décision de suspendre tout contact avec l’Ambassade d’Allemagne à Rabat, suite aux équivoques profondes avec Berlin au sujet des fondamentaux et des invariantes du Royaume du Maroc.
Jusqu’a ce jour, un silence Radio de la part de Madrid : Rabat attend toujours une réponse convaincante de la part du Gouvernement Espagnol au sujet de sa décision d’autoriser au dénommé Brahim Ghali, poursuivi par la justice espagnole pour des crimes de génocide et de terrorisme, d’entrer à son territoire.
Plusieurs apostrophes interpellent notre politique de Voisinage avec l’Espagne, en particulier et avec l’Union Européenne en général :
Pourquoi le Maroc n’a pas été informé et l’a appris à ses dépens par la presse ? Pourquoi Madrid a-t-elle préféré coordonner avec les adversaires du Maroc ? L’Espagne n’est-elle pas entrain de préjudicier le voisinage à cause d’un disciple du diable dénommé Brahim Ghali ?
L’affaire Brahim Ghali ne constitue-t-elle pas un test de fiabilité de nos relations et de leur sincérité, et de savoir si elles ne sont pas réduites à un simple slogan ? Historiquement, aux temps d’épreuve du voisinage, le Maroc n’a-t-il pas soutenu l’Espagne face au séparatisme des indépendantistes Catalans pour paraphraser le chef de la Diplomatie Marocaine ?
Il ne s’agit nullement, pour reprendre les propos du Ministre Marocain des affaires étrangères de la Coopération, d’une relation à la carte : Quand il s’agit de se coaliser avec l’Algérie et le Polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand il s’agit de la politique migratoire ou de terrorisme, le Maroc redevient le gendarme de l’Union européenne.
Les grandes prouesses du Maroc, ces dernières décades, notamment l’exploit du Port Tanger-Med, le projet de règne de Dakhla, épeurent et apeurent la péninsule Ibérique qui aurait sous-estimé les capacités Marocaines, une opiniâtreté de l’Espagne se ralliant à l’Algérie afin de brider le Maroc pour ne pas devenir une puissance émergeante.

Avec de vrais partenaires, on ne manœuvre pas derrière le dos sur une question fondamentale, enraciné dans l’ADN de 36 Millions Marocains qui est le Sahara.
« Nous savons que l’erreur est humaine, mais la trahison est impardonnable. Et le Maroc ne sera jamais une fabrique pour les martyrs de la trahison …. Halte aux surenchères sur le Maroc, et halte à l’instrumentalisation de l’espace des droits et des libertés garantis par le pays pour comploter contre lui » pour reprendre, in fine, les proses du Souverain Marocain VI 6 nov. 2014 de la commémoration de la marche verte.
