Hier 29 Décembre 2019, L’ONG de Peter Eigen, Transparency International en l’occurrence vient de publier son Indice de Perception de la Corruption IPC dans le monde.
Sur un panel de 180 pays, le Maroc se positionne dans le rang 73. Est-ce pour autant un bon augure ? Notre réplique est affirmative au vu de la lecture du trend des années précédentes : Notre note était de 37/100 en 2016, puis à 40/100 en 2017 et 43/100 en 2018, soit une décrue qui est passée du 84éme au 73éme rang sur la même période. D’ores et déjà, le Maroc est ex-æquo avec notre rival la Tunisie, qui nous devançait de loin. Il est tangible que cette cote est imputable aux efforts arborés pour lutter contre la corruption. Cela n’est qu’un abc, car catcher ce « vipérin » requiert du sang-froid, de la fermeté, une stratégie sur s’inscrit dans la durée et une ferme volonté politique de démolir ce « luciférien ».
Toutefois, au vu de qui passe dans les différents réseaux sociaux et le sondage de type micro- trottoir, à l’unanimité, les Marocains interrogés blasphémèrent que rien n’est fait pour lutter contre ce monstre. A notre sens, Il ne faut pas leur en vouloir : Si des efforts déployés sont en cours, leur ton ne dépasse guère périmètre des bureaux des responsables. La lutte contre la corruption est l’affaire de nous tous, nous ne cessons de le chanter à cor et à cri ; c’est pourquoi la sensibilisation doit s’incliner devant tout un programme continu qui doit transcender les « tartes à la crème » des propagandes.
Nous sommes optimistes du fait que le Maroc est fortement engagé dans le processus de lutte contre la corruption, à travers le développement des mécanismes de bonne gouvernance et de transparence, ainsi que l’adoption des réformes majeures d’ordre constitutionnel et institutionnel. A l’appui de notre assertion :

Pièce à conviction N° 1, Le Maroc est impliqué dans plusieurs projets visant la lutte contre ce fléau avec des acteurs nationaux et internationaux à l’instar de l’OCDE.
Pièce à conviction N°2, le Mois dernier ( Jeudi 13 décembre 2018), le Roi Mohammed VI, avait reçu au Palais Royal à Rabat, Mohamed Bachir Rachdi connu par sa droiture et son sérieux, que le Souverain a nommé président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la Corruption.
Pièce à conviction N°3, le Souverain n’avait-il pas donné ses Hautes Orientations au nouveau Président afin d’œuvrer à la mise en œuvre optimale des missions confiées par la Constitution à cette instance nationale, notamment en ce qui concerne la prise d’initiative, la coordination, la supervision de l’exécution et le suivi des politiques de lutte contre la corruption, la contribution à la moralisation de la vie publique à même de pallier aux répercussions négatives de ce fléau sur les différents secteurs de l’économie nationale et sur la réalisation d’un développement durable et équilibré ?
Avec cette nomination royale, nous escomptons entamer une nouvelle ère dans la lutte contre la corruption, une ère de changements réels et irréversibles à travers des stratégies effectives pour un développement soutenu, inclusif à même à resserrer l’étau autour des auteurs et acteurs de la corruption.

Avec la nomination fraîche du Président de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la lutte contre la Corruption, le Souverain Marocain véhicule encore une fois de plus moult clignotants et messages de la bataille contre l’hydre de la corruption. A nous de combattre cette piste. La corruption et les corrupteurs ne sont sont-ils pas les pestes du genre humain pour reprendre la célèbre maxime de Fénelon ?
