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Mustapha Maghriti
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Inégalités Sociales : Sosie et reproduction des Fractures du Capitalisme

by Mustapha Maghriti 23 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

David Ricardo et Adam Smith sont souvent considérés comme les auteurs emblématiques du libéralisme économique qui mirent en piédestal les vertus du libre échange à travers leurs fameuses théories des avantages comparatifs et absolus et s’ensuit tout un afflux de disciples et de courant ultralibéral, qui selon eux, le libre jeu des acteurs économiques reconduit à une situation d’optimum économique et que le libéralisme économique permet d’améliorer la situation de tous, y compris des plus démunis. 
Qu’en est-il sur le marbre de la réalité économique de cette répartition « égalitariste » de la richesse au niveau mondial que prédisaient les libéraux ? 
D’emblée, on peut alléguer que sur le plan factuel, l’arène des relations économiques internationales montre ostensiblement que les dividendes de la croissance économique mondiale sont arbitrairement redistribuées et qu’une inégalité configure la répartition de la richesse mondiale. À l’appui de notre assertion, ce 21 Janvier dernier, Oxfam International qui est, faut-il le rappeler, une confédération composée de 17 organisations indépendantes agissant contre les injustices et la pauvreté publia un rapport coléreux et accablant sur la répartition biaisée des richesses dans le monde. 
En effet, sur la base des données fournies par le Crédit suisse, l’ONG de Winnie Byanyima tira quelques conclusions qui font froid dans le dos : les 1 % des nantis s’approprient une part toujours plus ample des richesses comparativement aux années écoulées : La part de la richesse de la planète voltigée par les 1 % les plus riches est gravie de 44 % en 2009 à 48 % en 2014 et débordera les 50 % en 2018. Pour rappel, en 2010, la fortune nette des 80 personnes les plus riches au monde s’élevait à 1 300 milliards de dollars. En 2014, le montant atteignait les 1 900 milliards, en 2018. Pire encore, 26 milliardaires possèdent désormais autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité ; ces 26 riches disposent désormais d’autant d’argent que les 3,8 milliards les plus pauvres de la planète. 

D’une manière générale, la richesse des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 Milliards l’an dernier, soit à une cadence de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11% selon le rapport. 
Ainsi, l’investigation d’OXFAM met en lumière que dans la période où le patrimoine des plus nantis fuse de manière démesurée, celui des moins riches a fortement étrécie, jusqu’à un jonction de courbes. Ce qui nous laisse inhumer la fameuse théorie économique d’inspiration libérale « théorie du ruissellement ». 
En sus, la répartition inégale du patrimoine mondial converge vers la remise en cause de la fameuse relation de Kuznets établie dans les années 1950 qui laissait croire que le développement économique s’accompagnait de façon mécanique d’une décrue des inégalités de revenu. Les inégalités observées en ce début de XXIe siècle ne sont-elles pas comparables au niveau d’inégalités du XIXe siècle et du début du XXe siècle ? 
En cela, l’économiste français et l’auteur du best-seller « Le capital au XXIe siècle », Thomas Piketty, rejoint le prophète du communisme Karl Marx et allègue que le capitalisme, s’il n’est pas régulé, génère des inégalités grandissantes. 
Selon le même document, le nombre des riches comme Crésus a doublé depuis la grande dépression financière de 2008, constatant que les riches bénéficient non seulement d’une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d’imposition les moins élevés depuis des décennies. 
Aussi, Oxfam indique que les plus riches dérobent au fisc 7.600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni et paradoxalement les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches. 

A cet égard, l’épineuse apostrophe de l’imposition et de la taxation des plus hauts revenus soulevée par le rapport de l’ONG est cruellement d’actualité dans de nombreuses nations. A titre illustratif, en France, le mouvement des  »Gilets Jaunes » n’a-t-il pas relancé le débat sur la suppression de l’Impôt sir la Fortune ISF par Emmanuel Macron ? Au pays d’Uncle Sam, Alexandria Ocasio-Cortez députée démocrate, fraîchement élue, n’a-t-elle pas proposé de taxer à 70% les plus riches, obtenant le soutien du Prix Nobel d’Économie Paul Krugman ? Et se pose, en guise de conclusion les grandes interpellations des moyens, des mesures et les mécanismes d’un modèle social et économiquement redistributif sur le toit de l’économie mondiale à même de limiter le divorce croissant entre l’exigence démocratique d’égalité et la multiplication des inégalités économiques pour reprendre l’auteur « Les fractures du capitalisme »l’écomiste, Lester Thurow. 

23 janvier 2019 0 comment
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Une approche critique du rapport Forbes 2018 relatif au climat du Business international au Maroc

by Mustapha Maghriti 20 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

Il y a plus d’une dizaine de jours, le magazine Américain Forbes publia son dernier hit-parade du Business international à travers le monde “The Best Countries for Business”. Faut-il signaler, en guise de prélude, que le calibrage de Forbes porte sur 15 indicateurs qui sont entre autres : les droits de propriété, l’innovation, les taxes, la technologie, la corruption, la liberté (personnelle, commerciale et monétaire), la bureaucratie, la protection des investisseurs et la performance du marché boursier. 
Sur un échantillon de 161 pays, le Maroc enregistra une décrue chutant à la 62éme position, soit 7 places de moins par rapport à l’édition 2017 où il se situa à la 62e position. 
En Afrique du Nord, le Maroc arrive en tête, suivi par la Tunisie (96ème), l’Egypte (101ème), l’Algérie (124ème) et la Libye (149ème). 
La répartition géographique montre que dans le continent Africain, le Maroc se positionne dans la troisième place. La première place dans le continent est revenue à l’Ile Maurice qui occupe le 39e rang à l’échelle mondiale devant l’Afrique du Sud (59e). Les Seychelles, la Tunisie, le Botswana, le Rwanda, le Kenya, le Ghana et l’Égypte ferment le Top 10 africain 
L’amélioration du climat du Business au Maroc selon les rapporteurs de Forbes est attribuable à la proximité avec le vieux continent l’Europe en l’occurrence et son faible coût salarial pour construire une économie diversifiée, ouverte et orientée vers une économie de marché. 
À notre sens, l’attractivité du climat de l’investissement ne peut être accotée sur les deux critériums cités ci-haut par Forbes pour au moins deux mobiles : 
– Primo, l’attractivité du business international ne peut se scléroser au seul coût salaria, car eu égard aux différentes réévaluations du SMIG au Maroc, cet avantage comparatif du bas salaire ne cesse de s’éroder au point que le travailleur marocain est devenu plus coûteux comparativement à d’autres économies comme la Corée du Sud, le Taïwan, la Malaisie ou encore la Turquie. 

En sus, Etayer l’essentiel de l’attractivité sur les coûts salariaux pour transpercer les débouchés extérieurs et féconder le climat de l’investissement laisse croire qu’il existe une rivalité industrielle et une attractivité greffée sur le seul critère du bas salaire. Dans un tel cas, comment expliquer alors que les pays développés, où le coût du travail est plus élevé, sont compétitifs sur les marchés internationaux et attirent plus d’IDE que les pays moins développés à l’instar de l’économie Allemande, Irlandaise ou Suisse ? Si cette bataille commerciale et industrielle existe, cela revient à nous interpeller qu’elle est viable uniquement pour des biens bas de gamme et cantonner sa compétitivité à celle des bas salaires verrouille notre tissu économique dans des niches à faible valeur ajoutée et à faible contenu technologique, 
– Secundo, l’attractivité ne peut se baser sur la proximité avec le vieux continent. En effet, selon une investigation de la Banque Mondiale portant sur la logistique, cette proximité n’est pas réelle si l’on appréhende par le coût du transport puisqu’un conteneur entre le Havre et Hong Kong est moins onéreux qu’entre Casablanca et Marseille. Aussi, selon la même étude, il faudrait 4 semaines minimum pour convoyer une marchandise du Maroc vers Rotterdam, alors qu’un conteneur de la Chine vers Rotterdam a besoin seulement de 3 semaines. De plus, plus de 20 % de la valeur ajoutée des produits manufacturiers est alourdie dans des frais de logistique. À cet égard, la Chine ne parait-elle pas plus proche de l’Europe que du Maroc ? 
Le véritable calibrage du climat des affaires ne se confine pas au seul palmarès du journal Américain, la vraie évaluation de l’environnement de l’investissement ne se borne pas au seul hit-parade concocté par Forbes, l’attractivité du Business international se loge dans l’enterrement de la rente et l’érection des lois de marché, dans les funérailles de l’ésotérique et le discrétionnaire en matière de politique de l’investissement, dans l’élimination du favoritisme et l’inhumation de la corruption pour laisser voie et libre cours au fair-play, à la méritocratie et à la transparence. 

Le Souverain Marocain n’a-t-il appelé à en finir avec les restrictions et les contraintes qui se dressent devant les investisseurs et de s’en tenir à l’esprit des réformes au service de l’investissement générateur d’emplois et de richesses et de combattre les réflexes et comportements contre-productifs ? Car, dans la conception royale, l’efficacité administrative est un critère à l’aune duquel se mesure le progrès des nations, le Maroc ne sera en mesure de rejoindre le peloton de tête dans les classements mondiaux que s’il remplit les critères de l’efficience administrative, véritable locomotive de développement et de promotion de l’investissement. 
L’attractivité des affaires internationales réside, somme toute, dans le développement endogène, les politiques de soutien à la demande locale, le développement du savoir-faire et dans l’échafaudage d’un tissu industriel dense et robuste.

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Le Warning du modèle de développement économique du Maroc : Un serpent de mer en mode « stand by »

by Mustapha Maghriti 17 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

L’essoufflement du modèle développement économique du Maroc tel est la tarte à la crème qui abonde dans les médias. L’exténuation du modèle économique du Maroc, telle est la ritournelle du paysage écrit et audiovisuel Marocain: Toute une profusion d’articles foisonne dans les journaux. La prostration du modèle de développement économique du Maroc le leitmotiv des dissertations économiques : Tout un pullulement d’écrits lui y est consacré et dédié après le discours Royal du Vendredi 13 octobre lors de la nouvelle session parlementaire où le Souverain Marocain sonna le glas de notre modèle économique. 
« Si le Maroc a réalisé des progrès manifestes, mondialement reconnus, le modèle de développement national, en revanche, s’avère aujourd’hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale » 
En dépit de ce warning Royal, au Maroc, les jours se suivent et se ressemblent et rien de substantiel, ni de concret n’a été entrepris. Pour preuve, les Thinks-thanks, les laboratoires de recherche, les universitaires, se cantonnent et se contentent de débats, de colloques et journées économiques qui demeurent platoniques et platoniciennes. On est bel et bien dans le début du nouvel An 2019 : Les institutions constitutionnelles, les partis politiques, les centrales syndicales, ainsi que la société civile devront trimer de concert en faisant preuve de maestria afin d’accoucher les amorces et les préambules d’un modèle palliatif. Or, indépendamment de quelques tables qui n’ont à rien de rondes ici et là, aucune initiative tangible ne pointe à l’horizon. 
Sur le marbre de la réalité, nous nous sommes figés sur la littérature Académicienne conjuguée à un effarement des priorités du pays. Seulement avouons-le, tous les Marocains ici et sur d’autres cieux savent fermement que ces priorités sont un secret de polichinelle. 
A maintes reprises, nous avons fait les points d’orgue de la situation, nous sommes conscients des dysfonctionnements, lesquels sont connus de tous les Marocains, pour reprendre les dires du Souverain Marocain. 
Tous les Marocains savent sciemment que les maillons de ce modèle sont le capital humain et l’éducation, tous les marocains savent pertinemment que les piliers de ce serpent de mer sont la santé, l’emploi, une redistribution des fruits de la croissance et l’aspiration à une vie décente. 

Les soubassements de la maquette du modèle économique Marocain ne sont-ils pas énoncés dans la Constitution ? Démocratie, Etat de droit, pluralisme, bonne gouvernance, société solidaire soudée autour de la sécurité, la liberté, l’égalité des chances, la dignité, la libre concurrence,? 
De ce fait, je pense qu’il ne s’agit, dans cette chronique, de proposer un quelconque succédané à ce modèle en panne d’inspiration, je pense qu’il Il ne s’agit aucunement de prescrire ici une quelconque recette abracadabrante pour le nouveau modèle de développement. 
Si des recommandations concrètes il y en a, elles devraient provenir des imminences évoquées ci-haut, qui débordent de matière grise, de compétences et de talents. Ceux-ci doivent s’imprégner de la culture économique et sociale marocaine ; elles doivent être intrinsèques à la réalité économique marocaine et inhérentes aux problèmes sociales du quotidien des Marocains à même à reconsidérer notre modèle économique pour le mettre en phase avec les transfigurations que connaît et notre patrie et le monde. Ceux-ci doivent incorporer irréversiblement les volets incontournables de la liberté d’entreprendre, de la bonne gouvernance et de la justice sociale qui, faute de quoi, aucun prototype économique ne saurait pérenniser. 
Coïncidant avec les 20 ans de règne du Souverain Marocain, l’année 2019 doit être celle de la Majesté de ce chantier, et ses jalons doivent être jetés dès le premier semestre de cette nouvelle année 2019. Certes, Les blocs politiques et les différentes franges de la société civile pourront discorder sur quelques morphèmes du modèle de développement économique à emprunter, mais ne doivent aucunement diverger sur la trame fondamentale pour quelconqu’obédience idéologique ou de surenchère politique et politicienne. 
Comme cité ci-haut, les distorsions sont connues et les priorités sont limpides et translucides; nous n’avons nul besoin de recourir à d’autres check-up vu qu’il y a, déjà, foisonnement et pléthore en la matière. 
Au regard des métamorphoses économiques qui chamboule l’arène économique mondiale, 
l’intérêt est de procéder à calibrage méthodologique et à un découpage de l’appareil productif à même de détecter les lieux de jonction du tissu productif marocain au regard du système économique mondial. Le contexte et le climat de la donne économique mondiale, souvent interceptée, doivent gagner leurs lettres noblesse ce qui nous incite à exhumer une des citations de Feu SM Hassan II dans son Discours du 20 août 1993 « Nous constatons parfois un manque d’analyse concernant la carte régionale et mondiale, pourtant nécessaires pour l’étude de la carte nationale ». 
Par ailleurs, faut-il, à notre sens, se suicider sur toute une armada de réformes économiques pour générer la croissance économique ? Ce qui nous exhorte à avancer que le nec plus ultra est de détecter le « SMIG » d’obstacles les plus contraignants de notre économie et de s’atteler à les lever.Car, nous semble-t-il, beaucoup de réformes conduites dans plusieurs secteurs peuvent créer des distorsions imprévues dans d’autres secteurs ; en se concentrant sur le domaine qui bride le plus la croissance, le Maroc aura plus d’aubaines de récolter les fruits de son effort, car pour paraphraser l’Économiste Dani Rodrik, pléiade et spécialiste des problèmes de la croissance économique : « beaucoup de réformes peuvent créer peu de résultats et peu de réformes peuvent créer beaucoup de résultats ».

Si l’économiste du pays de l’oncle Sam et chef de file de l’économie de l’Offre (supply side) Arthur Betz Laffer disait, à l’occasion, de sa fameuse courbe Laffer « Trop d’impôt tue l’impôt », je dirais, dans ce propos, que « trop de réformes tuent les réformes ».Tout est dans la simplicité, Léonardo de Vinci, l’artiste de la Joconde Mona Lisa n’a-t-il pas proverbialisé  » La simplicité est la sophistication suprême » ?

17 janvier 2019 0 comment
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Paris, l’Elysée et la Vie en Jaune

by Mustapha Maghriti 16 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

Depuis plus de deux Mois, la France chante à cor et à cri au tempo du conflit social déclenché par les gilets jaunes. Une effusion sociale qui en a médusé plus d’un par son immensité, sa pérennité et parfois par la part du révolte et de la rébellion qu’elle a engendrée. 
Ce remous social vient rompre un cycle post-politique que les démocraties Européennes avaient cru avoir débrider pour se contenter d’un millénaire apaisée et de démocratie rasséréné et réchappant aux antinomies et aux augures des grands soirs. 
Le mouvement des gilets jaunes vient ressusciter les luttes de classes que l’on imaginait définitivement inhumées du temps de Marx et Lénine. 
Faut-il rappeler que le berceau de ce mouvement des gilets jaunes est la taxe imposée par le L’Exécutif Macron sur les carburants pour renflouer la transition énergétique et qui a engendré une flambée des prix. Ce renchérissement a été à l’origine de la fulmination de l’indignation et de la révolte d’une large frange des Français en devenant en l’espace de quelques semaines une épée de Damoclès sur le pouvoir en France.Ce mouvement ne s’est pas cantonné à la seule nouvelle taxe sur le carburant ; il a fait tâche d’huile et boule de neige en réclamant d’autres revendications sociales plus aiguës à l’instar de l’augmentation du SMIC et la revalorisation des pensions de retraite. 
Le Gouvernement Macron a pris une telle mesure de désindexation des pensions de retraite et d’autres prestations sociales dont l’allocation logement et certaines allocations familiales, pour faire des économies budgétaires évalués à plus de 3,5 milliards d’euros en 2019 et 7 milliards en 2020. 
Cependant, le coût politique d’une telle décision a été catastrophique et a secrété une forte subversion sociale et une mobilisation importante des retraités contre Macron et son Exécutif.Toutefois la décision qui a été au cœur du tumulte social et qui a été l’expression du sentiment de l’arbitraire, de la partialité et d’inégalité concerne la décision du président Français Macron d’abolir l’impôt sur la fortune ISF. Cette décision a été désavouée et reniée par la grande frange du peuple français et a fait l’objet de dénégations, qualifiant Macron de l’épithète « Président des riches ». 
Historiquement, cet impôt a été accouché en 1989 par Michel Rocard, à l’époque Premier Ministre sous les commandes du parti socialiste de François Mitterrand en l’inscrivant dans la dynamique du renforcement de la solidarité sociale, singulièrement en faveur des couches les plus démunies. 

L’ISF, parallèlement aux revenus qu’il a générés au Budget de l’Etat, qui se sont élevés en 2017 à 4,2 milliards d’euros, a acquis une forte connotation emblématique sociale ; Il était appréhendé comme un gage de consolidation du contrat social pour reprendre Jean-Jacques Rousseau. 
Toutefois, l’ISF a été abrogé par la nouvelle majorité suite à une promesse électorale du futur président Macron en incarnant « l’avocat du diable » que cet ISF allait devenir une mesure fiscale dissuasive exhortant les entreprises Françaises et les grandes fortunes à un exode de leurs capitaux en les expatriant sur d’autres cieux afin de contourner une fiscalité lourde. 
Et depuis son abrogation le 20 octobre 2017, cette œuvre a fait entrer le loup dans la bergerie et constitua le boulet que le président Macron et sa nouvelle majorité vont traîner jusqu’à aujourd’hui et le credo social « d’une gratification pour les riches » n’a fait que se renforcer dans le milieu social parisien et français en général. 
Certes, l’Elysée a créé un  » Impôt sur la Fortune Immobilière » pour assujettir les propriétaires de valeurs immobilières. Cependant, non seulement le gain de cet nouvel impôt a été nettement modique et n’a rapporté en 2018 que 1,2 milliard d’euros, soit une moins-value fiscale de 3 milliards d’euros, mais surtout, il a eu un fardeau fiscal sans égal en renforçant l’idée d’une injustice fiscale et d’une inégalité devant l’impôt auprès d’une large majorité des françaisCette suppression a été qualifiée par la plupart d’un « péché originel » qui a enseveli le chef de l’Elysée et sa politique dans une répulsion d’envergure du pays de lumières par l’écrasante majorité des Français Depuis, ce sentiment n’a fait qu’à’intensifier l’idée d’un  » Gouvernement de riches » faisant litière de la dimension sociale tout en creusant l’hiatus social.A notre sens, cette quête de justice n’est pas propre à la France, elle est générale dans le monde et constitue depuis quelques années le revers de la médaille de la globalisation qui a attisé les inégalités au sein des démocraties contemporaines. 
Certes, les inégalités entre Etats se sont allégées grâce aux efforts consentis par un grand nombre de pays en développement PED pour lutter contre la précarité et l’exclusion. Toutefois , ces formes anciennes d’inégalités se sont substituées à de nouvelles expressions d’inégalités en créant un clivage entre, d’une part des pays qui ont réussi à s’atteler à la nouvelle dynamique économique mondiale du know-how, et d’autre part ceux issus du taylorisme, du fordisme et des industries lourdes qui ont progressivement périclité.

C’est somme toute, la nouvelle fragmentation, résultante de la mondialisation et de la nouvelle économie de la High tech qui est au cœur d’une nouvelle division internationale sociale et du « Némésis » des laissés pour compte.
Toutefois, au lieu de colmater ce fossé qui ne cesse de s’excaver et de se creuser, la nouvelle crème d’élite n’a fait que « sprinter » la volte-face avec une présomption et une témérité qui n’ont fait qu’à aviver le ressentiment de ceux d’en bas. Cette outrecuidance est à l’origine d’une forte mobilisation en faveur de la dignité qui s’apparente, me semble-t-il, aux premières rébellions du printemps arabe.Le mouvement des gilets jaunes en France est révélateur d’un mouvement plus global, il est évocateur d’un ressentiment plus général : Il s’agit d’une riposte à une globalisation ayant distillé des inégalités sociales sans précédent. Elles sont le résultat, somme toute, d’un cataclysme et d’une grande crise de l’emblème politique dans les sociétés démocratiques contemporaines et l’expression du discrédit des formes classiques d’action qui sont les partis politiques et les centrales syndicales et de facto la rue et les mobilisations insurrectionnelles sont devenues les nouvelles formes de contestation et de subversion partout dans le monde.En guise de conclusion, le mouvement des gilets jaunes n’est qu’un microcosme des nouvelles formes d’action politique et social du citoyen mondial faisant de l’égalité, de la dignité son credo en dehors de mouvement syndical et des partis politiques en panne d’inspiration ; le mouvement des gilets est une réplique à une mondialisation entraînant l’appauvrissement généralisé des basses classes de la société, le recul des droits sociaux dans l’unique but est de maintenir les coûts salariaux bas pour maximiser le profit et la rentabilité des cours réels et des actifs financiers sur l’arène internationale de la nouvelle économie ayant enfanté un fossé abyssal qui se creuse de plus en plus entre des riches comme Crésus et des pauvres comme Job. 

Dans ce cyclone du mouvement des gilets jaunes, Edith Piaff n’aurait-elle pas chantée la Vie en Jaune au lieu de la vie en rose ? 

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Corruption : La grande tare du Climat des Affaires au Maroc

by Mustapha Maghriti 9 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

Aujourd’hui Mercredi 9 Décembre 2019 est la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption. 
Faut-il rappeler, en guise d’introduction, que la corruption est un phénomène social, politique et économique très complexe, qui afflige toutes les Nations. Elle nécrose les institutions démocratiques, altère le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. 
La corruption endommage les pivots des institutions démocratiques en biaisant les élections, en corrompant l’État de droit et en distillant des appareils bureaucratiques dont l’unique fonction réside dans la sollicitation des dessous-de-table. 
Elle bouche considérablement le développement économique en dissuadant le milieu des affaires et en plaçant les PME/PMI dans l’impossibilité de surmonter les « coûts initiaux » liés à la corruption. Quelle est le rang du Maroc sur l’échiquier mondial en matière de lutte contre la corruption ? Et quelle trame se tisse entre le climat de l’investissement au Maroc et le phénomène de la corruption ? Diptyque intime assurément. Tel est le dessein de cette chronique économique. 
D’emblée, la corruption demeure la grande tare pour les promoteurs des affaires au Maroc, en atteste l’Indice de perception de la Corruption (IPC). En effet, dans le rapport de de Transparency International 2018, notre pays a obtenu une place qui le statufie dans la 81éme sur un panel de 180 pays. Certes, le Maroc a amélioré sa position où il a gagné 9 points par rapport à 2016 alors qu’il stagnait entre 36 et 37 points durant les années précédentes. 
l’Indice de perception de la Corruption s’étaie sur 13 sources de données émanant de 12 institutions indépendantes spécialisées dans l’analyse de la gouvernance et du climat des affaires dans les 180 pays, le Maroc se verrouille dans une position déplaisante, puisqu’elle obtient un score de 40/100. En dépit des efforts louables du Maroc, le pays fait moins bien que certains de ses voisins ; elle est devancée de loin par le Cap-Vert 48ème (55/100), le Sénégal 66ème (45/100), le Burkina Faso 74ème (42/100). 

Avec un tel score, avec un tel benchmarking, il est épineux d’être candidat au capital étranger et rendre le climat de l’investissement prospère et le cadre des affaires juteux pour les promoteurs étrangers. 
La corruption fait tâche d’huile sur tout le système judiciaire Marocain et constitue un véritable achoppement à la fécondité de l’investissement et autant la justice d’un pays est gangrenée par la corruption et autant le climat des affaires est dissuadant. 
De ce fait, la corruption demeure une entorse structurelle à la croissance en discréditant au fair-play, à la concurrence et à la méritocratie économique en faisant refondre les montants destinés à la lutte contre la pauvreté, car elle accouche les mêmes effets qu’une taxe cachée ou des frais généraux illégaux 
Aussi, la corruption dissuade les investisseurs en chavirant leur confiance ce qui génère des pertes d’emplois et finit par claustrer le pays dans la pauvreté et fait également entrave à la création de PME capables de « manufacturer » la richesse pour les pays. 
Ce qui explique l’intérêt impérieux que porte le Souverain Marocain à ce scabreux dossier. A ce titre, dans le discours royal, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle année législative du 14 Octobre 2016, le Souverain Marocain Mohammed VI n’a-t-il pas mis les pleines lumières sur les nombreux cas de lenteur des procédures judiciaires et de la non-exécution des jugements déjà rendus, notamment dans les affaires qui mettent l’investisseur au regard de l’administration ? 
C’est dans cette optique que le Souverain Marocain a invité le Gouvernement et l’ensemble des institutions administratives et judiciaires à assurer une mise en œuvre appropriée, fluide et rapide de l’acte administratif à même de surmonter les problèmes révélés par l’expérience et la pratique et de faire de l’amélioration de l’environnement des affaires une priorité nationale et une action pérenne. 
Soyons optimiste : Le Roi Mohammed VI, a reçu, jeudi 13 décembre 2018 au palais royal à Rabat, Mohamed Bachir Rachdi connu par sa droiture et son sérieux, que le Souverain a nommé président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la Corruption. 

Ceci montre l’importance que le Roi accorde à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, tant au niveau du fonctionnement des administrations et établissements publics et son impact sur les services rendus aux citoyens, qu’au niveau des répercussions négatives de ce fléau sur les différents secteurs de l’économie nationale et sur la réalisation d’un développement durable et équilibré. Dans ce cadre, le souverain a donné ses Hautes Orientations au nouveau Président afin d’œuvrer à la mise en oeuvre optimale des missions confiées par la Constitution à cette instance nationale, notamment en ce qui concerne la prise d’initiative, la coordination, la supervision de l’exécution et le suivi des politiques de lutte contre la corruption, la contribution à la moralisation de la vie publique à même de pallier aux répercussions négatives de ce fléau sur les différents secteurs de l’économie nationale et sur la réalisation d’un développement durable et équilibré. 
Avec cette nomination royale, nous espérons entamer une nouvelle ère dans la lutte contre la corruption, une ère de changements réels et irréversibles à travers des stratégies effectives et applicables où l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la Corruption jouera un rôle d’impulsion, de suivi, et d’évaluation des politiques publiques en la matière. 

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2019, l’année de l’optimisme béat

by Mustapha Maghriti 2 janvier 2019
written by Mustapha Maghriti

Avant-hier, l’année 2018 vient d’être écoulée. Ne fut-Elle pas une année acariâtre et endurcie à bien des égards ? Pour preuve, tout le milieu des affaires le témoigne. Une année 2018 que la plupart taxe d’année terne et sombre, où la parésie, la paralysie, ainsi que le manque de visibilité, conjugué à une conjoncture économique tumultueuse ont bouché le business et ont entraîné moult entreprises droit vers la banqueroute et le dépôt du bilan. 
Sur ce plan et pour illustrer notre allégation, il faudrait oublier le calibrage et le rating de circonstance et les indicateurs officiels, pour s’atteler sur le seul business au quotidien, pratiqué au jour le jour par les promoteurs économiques pour palper une ténébreuse réalité économique. 
L’État, premier trésorier des bons de commande n’a-t-elle pas délaissé le fleuron du tissu économique Marocain, PME/PMI en l’occurrence ? Ne s’est-il pas abstenu à payer ses arriérés entraînant la déconfiture d’une centaine d’entreprises ? 
Idem, sur le volet politique, l’attentisme, le manque d’audace et le sentiment timoré dans les prises de décision a été largement éprouvé. Ne serait-ce pas donc une année 2018 à éponger ? 
A l’antipode, 2018 a été unanimement une année d’introspection économique et politique : 2018 fut une année de grandes apostrophes relatives à la redéfinition des grandes prééminences où la dynamique économique et sociale (chômage, emploi et formation des jeunes) l’approche genre, équité sociale, ont été au cœur des symposiums et congrès économiques et politiques balisant le terrain pour les années à venir. 
Ce fut aussi une année où le haut sommet de la pyramide du Royaume, le Souverain Marocain en l’occurrence interpella le peuple Marocain sur l’essoufflement du modèle de développement économique acculant l’exécutif à résoudre la quadrature du cercle d’un modèle économique en panne d’inspiration. 

Seulement voilà, dans le naufrage économique d’une année morose, une bouée de sauvetage a été jetée dans l’océan du climat de l’investissement pour donner espoir dans année qui vient de voir le jour. En effet, le portefeuille financier de 40 MMDH de crédit TVA sera, à notre ses, un lubrifiant économique qui permettra de faire graisser et huiler le business et déverrouillera les crédits fournisseurs caillebottés pendant plusieurs Mois. Cette enveloppe financière impulsera la dynamique de l’investissement, stimulera la production permettant la création d’une séquence vertueuse porteuse d’emploi. 
En outre, en réplique aux auspices de l’argentier du Royaume, l’acquittement des arriérés des entreprises publiques, entraînera une détente des délais moyens de paiement. D’ailleurs, un comité ad hoc a été mis en place par l’exécutif dans l’ambition de surveiller le règlement des affaires économiques délicates. 
En outre, 2019 sera l’année du 20éme chandelle du Règne du Souverain Marocain, le Roi Mohammed VI, une 20éme bougie qui sera couronnée par le lancement de plusieurs grands projets structurants, la célérité des chantiers de règne en cours et le déploiement des pôles de croissance et de développement régionaux par les Conseils régionaux. Enterrerons les déconvenues, les insuccès et les échecs de 2018. 

En guise de conclusion et pour reprendre la maxime d’Antoine de Saint-Exupery  » L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre ». Il est temps que la bande Saâdeddine ElOthamni mette en ordre le présent des réformes économiques et politiques pour une année 2019 juteuse et fertile. Je vous invite à accueillir 2019 avec un optimisme béat. 

2 janvier 2019 0 comment
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La grande oubliette de Doing Business : La qualité de la vie, un déterminant du climat des affaires

by Mustapha Maghriti 16 décembre 2018
written by Mustapha Maghriti

D’emblée, je pense qu’un bon calibrage de Doing Business ne se réduit pas à un acte procédural à la célérité de la lumière, un bon placement Doing Business ne se cantonne pas à une infrastructure de pointe, un bon classement du climat de l’investissement ne se fige pas à une procédure administrative fluide, un bon positionnement du climat des affaires ne se claquemure pas à une main d’œuvre habile et bon marché, un bon environnement du business ne se claustre par à la générosité des incitations fiscales dédiées aux investisseurs étrangers. 
A certains égards, la défectuosité du service le plus simple et le plus rudimentaire qu’il soit pourrait porter préjudice à la notoriété du climat des l’investissement. A l’appui de nos dires, Il y a plus de trois semaine, La princesse Astrid de Belgique a rendu visite à notre pays, accompagnée, lors cette mission, par plusieurs ministres fédéraux et régionaux et d’une forte délégation de 480 personnes en majorité des hommes d’affaires belges, quelque 400 représentant 251 sociétés représentant différents secteurs économiques, notamment de la Chimie, des énergies renouvelables, des transports et la logistique, et de la santé. 
Faut-il souligner que cette mission avait pour principal objectif d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations économiques internationales des deux pays, est organisée par le Ministère belge des affaires étrangères (SPFAE) et l’Agence du Commerce extérieur (ACE) en étroite coordination avec les services régionaux: Brussels Invest & Export (hub.brussels), Flanders Investment & Trade (FIT) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements (AWEX). 

Il faut dire qu’au vu du programme, c’était une visite scrupuleusement et méticuleusement préparée avec un agenda très condensé, des démarches concrètes et des objectifs pointus. Seulement voilà un fait, pour la plupart inepte mais qui nous paraît vital et capital : Dans la ville blanche Casablanca, le poumon du business international du Maroc, la délégation officielle de la princesse fut accueillie dans un somptueux palace en plein centre ville. En soirée, des businessmans voulant explorer le centre historique de l’ancienne métropole, se trouvèrent subitement au regard des « toilettes publiques » dont les senteurs suffoquent les passagers à quelques mètres du sardanapalesque palace. Outrés, ils rejoignent illico leur hôtel. Le planificateur de la délégation saisi immédiatement par l’événement, interpelle de son côté la superstructure du pyramide de la ville blanche. Et puis en célérité de la lumière et tout au fil de la nuit et à la belle étoile, une équipe d’assainissement liquide et solide trima d’arrache-pied pour purger et épurer les détritus asphyxiants avant l’aube. 
Le lendemain matin, les limitrophes ont été sidérés par la prophylaxie et l’hygiène des lieux. Ce qu’ils quémandaient, il y a belle lurette, été finalement accompli. Des toilettes publiques intactes, appropriées et n’exhalant aucune haleine nauséabonde. Mais pour combien de temps aux yeux de la princesse et une délégation officielle belge ? 
Si je narre cette chronique, le hic dans toute cette histoire, c’est que l’on n’a pas encore appréhendé que le climat de l’investissement, ce n’est pas uniquement les déterminants classiques et génériques connus , c’est aussi pour une large part la qualité de la vie que l’on peut définir comme le jugement que porte le milieu des affaires sur divers aspects de son bien-être physique, social et psychologique. 
Les analyses de la qualité de vie nous semblent vitales pour l’environnement des affaires décrivant et mesurant l’impact de différents états sur la vie quotidienne des promoteurs économiques, en prenant en compte l’aspect émotionnel et les fonctions sociales autant que les déterminants purement physiques comme la disponibilité du foncier, ou la qualité de la main d’œuvre et de l’infrastructure, ….etc. De ce fait, les déterminants psychosociaux de la qualité de vie coexistent avec les approches purement économiques. 
Dans cette perspective globale, le Maroc doit inclure la dimension qualité de la vie dans sa stratégie de promotion de l’investissement étranger pour prétendre à une place dans le Top 50 de Doing Business 2021. 

Dans ce sens et en application des hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI concernant la mise en œuvre du projet de refonte des Centre Régionaux d’Investissement CRI, et la création des commissions régionales unifiées de l’investissement, nous pensons qu’au vu de leu proximité, les Centre Régionaux d’Investissement sont les premiers à assurer un « toilettage » du climat de l’investissement et du business au niveau local et régional. De telles interventions des CRI permettront d’instaurer un basculement radical en matière d’assainissement de l’environnement des affaires sur le site Maroc à travers la mise en place des services de proximité et de qualité pour les citoyens et les entreprises étrangères et nationales. 

16 décembre 2018 0 comment
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Avulsion et Évulsion du dogme de la haine : Une préfiguration inéluctable contre le terrorisme

by Mustapha Maghriti 11 décembre 2018
written by Mustapha Maghriti

Lundi 17 Décembre 2018, je suis entré sur mon compte Facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par la tragédie barbare et cruelle d’Imlil de deux innocentes vikings partagée par moult internautes issus de plusieurs villes du Royaume dénonçant le comportement fanatique, téméraire expriment avec force leur émotion unanime, leur choc ainsi que leur indignation sincère et spontanée au regard de meurtre abject. 
En l’espace d’un très laps instant, j’ai cru connaitre Maren Ueland et Louisa Vesterager Jespersen, si très loin de nous, mais pourtant si proches depuis qu’un Royaume musulman uni dans son ensemble versant des larmes chaudes sur la fratricide de deux candides scandinaves, dont le sang a été redoutablement humecté sur notre pâturage. 
Puis, au même moment, en visionnant le fil d’actualité sur les réseaux sociaux, subitement, mes yeux tombent sur les portraits satanés et démoniaques de ces faneurs de souffle, de ces prédateurs qui s’attaquent en pleine étoile à des « pâtures » coquebins et chastes, livrées à elles-mêmes. 
La disparate entre les photos des deux martyres et celles de leurs sanguinaires est très irréfragables : Les images de Maren et Louisa diffusent la jubilation et la hilarité, paradoxalement aux photos des maîtres du ce crime issus de la même génération que leurs victimes, dégagent l’intolérance, la misanthropie et le sectarisme. Ce sont deux fatalités antinomiques, deux itinéraires diamétralement antagonistes et qui se sont inopportunément hybridés, en cette contrée enclavée des montagnes de l’Atlas. 

D’emblée, nous pensons que la guerre contre le terrorisme est un Must, mais qu’elle reste miteuse. En sus, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente qui est celle de l’éradication des idéologies de la haine. C’est un travail de longue haleine qui concerne toutes les sociétés de la planète. Inopportunément et malencontreusement, dans les pays occidentaux, ce sont les projets d’écluse et d’introversion, qui l’emportent. L’islam est peu ou prou anathématisé en tant que religion. 
La laïcité est étalée comme une arme de guerre contre cette foi, alors qu’elle est censée la mithridatiser au même titre que les autres dogmes et credo. Ces impénitences musèlent les débats salvateurs qui sont relatifs à l’exclusion économique et sociale. Le terrorisme s’exacerbe dans la réverbération de la messe de l’abrutissement, il se nourrit dans les gadoues de la lassitude et du démolissage. 
Nous pâtissons depuis des décennies ce discours sectaire et stoïcien, qu’une minuscule minorité de Marocains a choisi de faire sien. Si les cerveaux du drame d’Imlil sont marocains, leur « didacticiel » ne l’est pas et leur processeur non plus. Leur obédience à Daech en est la meilleure pièce à conviction. 
Avouons-le, L’ignorance a distillé des effets pervers dont le plus préjudiciable est la radicalisation religieuse. Celle-ci n’est pas une quête spirituelle, mais une grotte identitaire contre la nation mère, incriminé de tous les dommages collatéraux. Ce sont des jeunes qui sont nés, élevés au Maroc qui commettent cette fois-ci ces misanthropies. L’aberration serait de mettre ces déconvenues sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, malheureusement, plusieurs discours laissent entendre. 

La mappemonde arabo-musulmane a un mandat pesant à jouer. Avant les armes et les fusils, il y a des idéologies à neutraliser, avant les fusils, il y a des cultes à désamorcer. 
Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans tous les pays musulmans n’est pas indemne de toute réprobation. Chez certains, elle saupoudre maladroitement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut ostraciser la Salafiya Jihadia et son obsession criminelle. 
Le combat contre le cataclysme du terrorisme doit être absolument global et international. La coopération existe mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension, ont plutôt exacerbé le phénomène jihadiste. Notre malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que Dieu n’a guidé personne d’autre qu’eux pour paraphraser Ibn Sina (Avicenne). 
La Communauté internationale doit s’agglutiner à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’exempter que d’autres Etats ne se contorsionnèrent. Mais, il appartient tout un chacun de nous d’apporter son écot par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien. 
Le meurtre de ces deux innocentes Vikings sur notre terre est un dénonciateur de l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire. 
De ce fait, l’humanité devra mettre un terme à la guerre, à défaut, la guerre mettra un terme à l’humanité pour reprendre John Kennedy 

L’altruisme, la clémence, la magnanimité, la tolérance, le consentement sont les alexipharmaques dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise de conclusion, de décider d’opter pour l’amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King

11 décembre 2018 0 comment
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Commission des investissements Maroc 2018 : Atténuation des IDE par l’investissement national

by Mustapha Maghriti 28 octobre 2018
written by Mustapha Maghriti

Ce Mardi dernier 23 Octobre 2018, la Commission Interministérielle des Investissements sous la présidence du chef de l’exécutif a approuvé 68 projets d’investissement pour un portefeuille financier de 57,65 Milliards de Dirhams permettant de générer près de 9.266 emplois directs et 21.214 emplois indirects.
Faut-il en guise de prologue « contextualiser » la réunion de la commission des investissement de l’année 2018 qui s’est tenue dans une conjoncture particulière marquée, d’une part, par l’élaboration du projet de loi de finances (PLF2019), dans lequel l’exécutif a veillé à introduire moult réformes incitations pour captiver les investissements et renforcer la confiance des opérateurs économiques, et d’autre part, par la dynamique positive que connaît le climat des affaires au Royaume à travers la poursuite de la mise en œuvre des différentes réformes législatives et organisationnelles à même de consolider la crédibilité des investisseurs privés. 
A cet égard, le Gouvernement a proposé tout un éventail de batterie de mesures pour appuyer les investissements privés et les entreprises au titre du PLF 2019 concernant notamment une réduction de 20% à 17,5% de l’Impôt sur les sociétés (IS) en faveur des sociétés soumises qui réalisent des bénéfices variant entre 300.000 à 1.000.000 de dirhams dans l’objectif d’alléger la pression fiscale sur les PME. Il s’agit, aussi, d’adopter des mesures et dispositions en faveur des entreprises à travers notamment l’apurement « définitif de la problématique du crédit de TVA », la réduction des délais de paiement et l’amélioration de l’accès aux financements à travers la simplification des mécanismes de garantie et l’adoption de mécanisme de garantie propre aux TPE, a-t-il ajouté. 
Lors de cette réunion de la CI, l’accent a été mis sur la création de nouveaux mécanismes pour financer les projets d’investissements étayés sur le partenariats entre l’État et les acteurs institutionnels, tout en soulignant que le Gouvernement poursuit, en sus, son action aux niveaux législatifs et organisationnels à travers la mise en application des dispositions visant à drainer les investissements et faciliter le cycle de vie des entreprises. 

Par ventilation sectorielle, l’industrie s’approprie une large part : Plus de 37% des investissements escomptés seront drainés par la niche industrielle, soit une enveloppe budgétaire de 21,5 Milliards de dirhams. Le secteur des télécommunications se positionne en 2éme place s’accaparant 19 % des investissements, soit 11 Milliards de dirhams. 
Le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables occupe le troisième rang avec 13% des investissements, soit environ 8 Milliards de dirhams d’investissements. Le secteur touristique ne lui échoit que la part de 11 % des investissements prévus en se positionnant à la quatrième place, soit 6 Milliards de dirhams. 
En termes de création d’emplois, l’industrie s’empare une large attribution du total des postes prévus avec une part relative de 30,76%. En moyenne arithmétique, le secteur de l’industrie demeure le principal pourvoyeur d’emplois depuis la création de la CI en Octobre 1998. 
La deuxième place incombe aux secteurs des Tourisme et loisirs coupant la 2éme place avec 30,7%. L’industrie de la pêche et de l’agroalimentaire se situe dans le 3éme rang avec une part d’emploi de l’ordre de 22%, vient en suite les télécommunications (6,5%), le transport et Infrastructures (1,6%), culture (1,45%) et dessalement de l’eau de mer (0,35%) 
Il importe, dans cette chronique économique, de signaler que cinq particularités singularisent la Commission Interministérielle des investissements : 
– Primo, l’intérêt assigné à la symbiose entre les investissements approuvés et les stratégies sectorielles dont la digitale ou celle de développement des provinces du sud qui a été d’ailleurs mise en exergue, par le Secrétaire d’Etat chargé de l’investissement . 
Sur le volet de l’orientation spatiale des projets d’investissement, la région de Laayoune Sakia El Hamra arrive en tête avec plus de 30 % des investissements, soit 17 Milliards de dirhams. La région de Rabat-Salé-Kénitra drainerait vers sa géographie 14,13% des investissements, soit 8,14 Milliards de dirhams. 
L’ancien métropole Casablanca et Settat arrivé en troisième position avec 14% des investissements, soit 8,07 Milliards de dirhams. La région de Souss Massa lui échoit la part de 12,63% des investissements. 
– Secundo, dans le dessein d’assurer un meilleure équilibre régional, Le gouvernement, se penchera sur l’accélération de la préparation de la nouvelle Charte d’investissement qui octroiera de nouveaux outils et encouragements pour les entreprises afin de les inciter à investir dans les régions comme. A ce titre, et dans le cadre de la mise en œuvre des orientations royales, le chef du Gouvernement a indiqué que le team de l’exécutif est en train de mettre les dernières retouches sur le projet de décret portant sur la Charte de déconcentration administrative en vue de son adoption avant la fin du mois d’octobre. Cette charte, devrait permettre d’instaurer un changement radical en matière d’organisation administrative du royaume à travers la mise en place de service administratif de proximité et de qualité pour les entreprises. 

Ces importantes réformes structurelles constituent un prélude fondamental pour améliorer le climat des affaires et des investissements au Royaume permettant ainsi de donner des signaux et clignotants clairs pour exhorter les investisseurs en vue de concrétiser leurs projets dans un environnement plus transparent et efficace. 
– Une troisième particularité peut être décelée est relative à l’origine des investissements prévus : Paradoxalement à ce que l’on pourrait penser, les projets à capitaux marocains sont en première position avec 36,29 MMDH d’investissement, soit 63% des projets validés par la commission. Si l’on y ajoute les 29% des investissements sous forme de Joint-ventures, les projets où le capital marocain est présent totalisent 92%. Pour illustrer notre propos, les projets Qataris ou émiratis arrivent respectivement à peine à 4% et 2,6% de l’ensemble des projets adoptés. Faut-il en déduire que les IDE sont en chute ou qu’ils seraient en train d’être supplantés par l’effort d’investissement national ? – Une quatrième singularité peut être relevée est l’importance et la diversité des projets présentés et le volume des investissements approuvés par la 75ème session de la Commission des Investissements augurent de la confiance des investisseurs dans le climat des affaires au Royaume et l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale, par la position dont jouit le Maroc au niveau de l’indice de compétitivité mondiale établi par le World Economic Forum en 2018 où le Royaume a gagné deux places en se classant 75éme sur 140 pays, 
– Une cinquième remarque peut être apportée est que cette 75ème session de la Commission des Investissements s’est déroulée dans un contexte de la préparation des projets de loi relatif à la réforme des Centre Régionaux d’Investissement (CRI) et la création des commissions régionales unifiées de l’investissement en application des Hautes Orientations du Souverain Marocain 
In fine et en guise d’épilogue, deux remarques nous interpellent : 
1- Au vu de la manne financière de 57,65 milliards que générerait la CI 2018, nous pensons que l’administration doit s’atteler à vérifier le sérieux des investisseurs, ainsi que leurs capacités financières et professionnelles à réaliser les projets qu’ils présentent, surtout ceux nécessitant le foncier public et des privilèges de l’État. Aussi, l’administration ne doit-il pas rationaliser l’utilisation du foncier public et l’orienter vers l’investissement productif porteur d’investissement, de croissance, de valeur ajoutée réelle et d’emploi pour l’économie marocaine ? 

2- les projets d’investissement sont caractérisés par la forte présence des entreprises marocaines, ce qui peut laisser conjecturer un désintérêt des étrangers ou une plus grande sélectivité de la part de l’État. Cette dernière présomption de sélectivité, semble-t-il, vraisemblable en l’atténuant par l’investissement national à hauteur de 92%. 

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Plan d’Investissement Extérieur de l’Union Européenne : Les conditions de réussite de la promotion de l’investissement dans la « destination Maroc »

by Mustapha Maghriti 30 septembre 2018
written by Mustapha Maghriti

Dans le dessein d’aider des partenaires à atteindre leurs objectifs de développement économique et social et la promotion de l’investissement privé et public, l’Union Européenne s’est dotée d’un Plan d’Investissement Extérieur (PIE) pour financer et accompagner les secteurs prioritaires des pays en développement. Présenté le Mardi dernier 19 juin 2018 à Rabat par les représentants de l’UE, en présence de l’argentier du Royaume Mohammed Boussaid, Othman El Firdaous, Secrétaire d’Etat chargé de l’investissement, de Michael Köhler, Directeur des politiques et de la coopération avec le Voisinage Sud de l’Europe, qui a fait le déplacement pour l’occasion, ainsi qu’un nombre important de directeurs au sein de la Commission européenne ainsi que de différentes banques et agences européennes. Sans oublier une pléiade de patrons du secteur privé marocain, le PIE offre un cadre cohérent et intégré pour promouvoir le niveau des investissements en Afrique et dans les pays voisins de l’UE à l’instar du Maroc, 
Faut-il souligner que par cette initiative, l’UE ambitionne d’aller au-delà de l’aide au développement à travers une assistance technique au développement de projets pour viser l’amélioration du climat des affaires. Aussi de par le PIE, l’UE escompte transcender le modèle d’appui orthodoxe et générique au pays en développement étayé sur le modèle classique des subventions via le renforcement du dialogue avec le secteur privé et le secteur public pour cibler l’attractivité de l’environnement des affaires.
De ce qui précède, nous remarquons clairement que le Plan d’Investissement Extérieur de l’UE gravite explicitement dans l’orbite de l’amélioration du climat de l’investissement et de l’environnement des affaires.
Cependant, nous alléguons que des conditions et des préludes sont incontournables pour réussir le PIE afin de promouvoir l’investissement Européen, national ou étranger sur la destination Maroc :
Il s’agit, en premier abord, de la mécanique judiciaire et juridique qui demeure la grande tare du climat des affaires au Maroc. En effet, notre engrenage judiciaire demeure apathique en matière de moratoires de procédures et de report d’audiences aux calendes grecques. De ce fait, la partialité de l’appareil judiciaire fait boule de neige sur toute la chaîne de valeur de l’acte judiciaire et constitue une entrave rédhibitoire à l’attractivité du climat de l’investissement au Maroc, plus singulièrement les investissements Européens.
Aussi, l’environnement des affaires demeure plombé par la corruption et autant le système judiciaire du Maroc est moisi par la corruption, autant le climat des affaires est rébarbatif. Ce qui explique tout l’intérêt royal qu’assigne le Souverain Marocain Mohammed VI à l’éradication de l’économie de rente ; n’a-t-il pas proféré dans sa plaidoirie royale de la marche verte du 6 novembre 2014 « Assez de la politique de rente et de privilèges ! Assez de la mercantilisation de la patrie ! Assez aux privilèges indus ».
Cependant, il faut avouer que l’impact réel d’une telle réforme prendra au mieux plusieurs années dans la mesure où des résistances et des conservatismes culturels s’éternisent et seront difficiles à faire évoluer dans le temps. La corruption, endémique au Maroc, est une illustration de ces conservatismes : le système judiciaire est d’ailleurs l’institution la plus corrompue du pays, selon Transparency International. Faut-il rappeler que’en dépit d’une légère amélioration du score et du classement l’Indice de perception de la Corruption 2017 de Transparency, notre pays est verrouillé à la 81ème position avec 40 points sur un panel de 180 pays. La moyenne depuis 2012, reste à 37,6 sur 100 et le Maroc fait beaucoup moins bien que des pays arabes au même niveau de développement à l’instar de la Jordanie et la Tunisie. 

Ardu dans un tel aura d’adultération économique, être postulant au capital étranger, épineux dans un tel avilissement économique, rendre le climat de l’investissement fertile pour les investisseurs Européens ou de d’autres cieux.
En sus, le secteur informel exerce un impact pernicieux sur l’atmosphère des affaires au Maroc et sur la compétitivité des entreprises Européennes et nationales. La pesanteur de l’économie informelle se situe, en moyenne, entre 20 et 30 % du Produit national brut (PNB), quoi qu’il est épineux d’établir des estimations exactes à un cataclysme économique et social qui échappe encore au Haut Commissariat au Plan (HCP) et sa comptabilité nationale, ainsi qu’au fisc.
Par ailleurs, la promotion de l’investissement au Maroc pâtit du coût exorbitant des facteurs de production. En effet, l’accès au foncier constitue un obstacle touchant plus singulièrement les entreprises exportatrices Européennes et Marocaines : La cause principale de cette situation est l’insuffisance de l’offre qui est inadaptée et en proie à la problématique de la spéculation.
De surcroît, quoique le Maroc a gagné 16 places par rapport au classement 2017, la pression fiscale demeure l’une des contraintes au climat de l’investissement au Maroc et reste plus forte chez nous que dans la plupart des autres pays émergents en vertu de la 12éme édition du rapport “Paying Taxes 2018” réalisé conjointement par le cabinet international de conseil et d’audit PwC et la Banque Mondiale. Aussi, le niveau des charges fiscales et sociales renchérissent de manière tangible le coût du travail et dissuade le recrutement de la main-d’œuvre qualifiée.
En outre, la contrainte de la multiplicité des entités de promotion de l’investissement placées chacune sous une hiérarchie particulière (Maroc Export placé sous la subordination du ministère du Commerce extérieur, Office national du Tourisme sous la tutelle du ministère du Tourisme, L’Agence marocaine de développement des investissements AMDI sous les auspices du ministère du Commerce et de l’Industrie, la maison de l’artisan du ministère chargé de l’Artisanat, les centres régionaux d’investissements (CRI) sont eux placés sous la houlette du ministère de l’Intérieur, etc.) portent un grand préjudice à la séduction de la destination Maroc.
En effet, les différents organes de promotion sont disséminés entre moult intervenants, sans réelle synergie et sans vision stratégique. Cette dislocation ne favorise guère l’optimisation de la promotion des investissements extérieurs. C’est dans ce sillage que l’actuel Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Investissement Moulay Hafid Elalamy a instauré une entité suprême de promotion baptisée Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations AMDIE ; un organe qui devrait assurer aussi bien la mission de développement des investissements directs étrangers, du rayonnement de l’image du Maroc à l’étranger que la promotion des exportations du Maroc.

Aussi, la timide qualification du capital humain hypothèque l’attractivité de l’investissement du Royaume, atrophie sa productivité et dissuade les investisseurs européens et étrangers à diriger leurs capitaux vers le tissu économique du Maroc en raison des métamorphoses qui ont impacté les déterminants du milieu du business et des affaires.
D’ores et déjà, les hommes d’affaires Européens ne cherchent pas à s’implanter partout dans le monde, mais ils dénichent des territoires où la main-d’œuvre est hautement méga-qualifiée afin de répondre aux débouchés Européens intransigeants en termes de coûts, de délais de livraison et de qualité de produits : Des enquêtes, ainsi que des investigations économétriques ont corroboré le métissage que trame la dextérité de la main d’œuvre avec l’attraction du climat de l’investissement à l’instar des travaux empiriques de l’économiste américain et fondateur de la nouvelle économie classique (anticipations rationnelles) Robert Lucas (prix Nobel d’économie 1995).
Pour bénéficier de cette aubaine financière du PIE destinée au Maroc, partenaire stratégique de l’UE, Le business international dépendra d’une bonne coordination et d’un couplage entre les politiques publiques et le milieu des affaires. En d’autres termes, rien ne sera acquis, en matière du climat des affaires et de promotion de l’investissement, tant que la synergie entre le patronat et le gouvernement n’est pas optimale. De sa part, la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM) intente pour des réformes approuvées, mais toujours renvoyées à la semaine des 4 jeudis. Salaheddine Mezouar nouveau patron des patrons dès son élection à la tête de la CGEM n’a-t-il pas promis de maximaliser cette jonction entre le secteur privé et public dès la loi de Finances 2019 ?
À notre sens, la fertilité du climat des affaires réside dans l’hypogée des privilèges indus, la fécondation des projets porteurs d’investissement, de croissance et d’emploi, dans les obsèques pures et dures de la rente et le « wake up » des lois marché, dans la sépulture de l’ésotérique et le discrétionnaire en matière de politique de l’investissement, dans le cénotaphe du favoritisme et la nécropole de la corruption, dans l’inhumation de ceux qui ont érigé la rente et les privilèges en droits imprescriptibles pour qu’ils laissent voie et libre cours au fair-play, à la méritocratie et à la transparence.

L’objectif du PIE qui, constitue un nouveau jalon du partenariat Maroc-UE, de décupler l’impact des investissements qui seront concentrés dans les énergies renouvelables, la connectivité, le financement de la petite et moyenne entreprise, dans les secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, de l’entrepreneuriat rural, de la construction des villes durables, et de la numérisation, doit reposer essentiellement sur le brassage authentique composé d’un système judiciaire impartial et neutre, d’une administration marocaine transparente et non corrompue, d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, d’un capital immatériel valorisé, d’une demande locale marocaine et d’un pouvoir d’achat soutenu, d’un savoir-faire arrimé aux bouleversements technologiques et cognitifs et soudés à un tissu industriel dense.En guise de conclusion, l’écrivain et aphoriste français Vauvenargues disait que « Le génie, c’est de savoir ce qu’il faut faire. Le talent, c’est de savoir comment le faire.La vertu, c’est de le faire. », c’est qu’il faut faire, somme toute, à travers ces conditions que le plan européen d’investissement extérieur contribuera à mobiliser des fonds privés importants dans des secteurs clés de l’économie marocaine et permettra aux entrepreneurs locaux d’accoucher des projets porteurs d’investissement, d’emploi et de croissance et d’attractivité de l’environnement des affaires dans la destination Maroc.

30 septembre 2018 0 comment
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Mustapha maghriti

Mustapha MAGHRITI, passionné de lecture et d’écriture depuis mon enfance. Après avoir passé moult années à écrire des articles et chroniques auprès plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux, j’ai décidé qu’il était grand temps de réaliser mon rêve et de faire partager ma passion de la plume dans un support numérique, mon blog en l’occurrence.

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