D’emblée, je pense qu’un bon calibrage de Doing Business ne se réduit pas à un acte procédural à la célérité de la lumière, un bon placement Doing Business ne se cantonne pas à une infrastructure de pointe, un bon classement du climat de l’investissement ne se fige pas à une procédure administrative fluide, un bon positionnement du climat des affaires ne se claquemure pas à une main d’œuvre habile et bon marché, un bon environnement du business ne se claustre par à la générosité des incitations fiscales dédiées aux investisseurs étrangers.
A certains égards, la défectuosité du service le plus simple et le plus rudimentaire qu’il soit pourrait porter préjudice à la notoriété du climat des l’investissement. A l’appui de nos dires, Il y a plus de trois semaine, La princesse Astrid de Belgique a rendu visite à notre pays, accompagnée, lors cette mission, par plusieurs ministres fédéraux et régionaux et d’une forte délégation de 480 personnes en majorité des hommes d’affaires belges, quelque 400 représentant 251 sociétés représentant différents secteurs économiques, notamment de la Chimie, des énergies renouvelables, des transports et la logistique, et de la santé.
Faut-il souligner que cette mission avait pour principal objectif d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations économiques internationales des deux pays, est organisée par le Ministère belge des affaires étrangères (SPFAE) et l’Agence du Commerce extérieur (ACE) en étroite coordination avec les services régionaux: Brussels Invest & Export (hub.brussels), Flanders Investment & Trade (FIT) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements (AWEX).

Il faut dire qu’au vu du programme, c’était une visite scrupuleusement et méticuleusement préparée avec un agenda très condensé, des démarches concrètes et des objectifs pointus. Seulement voilà un fait, pour la plupart inepte mais qui nous paraît vital et capital : Dans la ville blanche Casablanca, le poumon du business international du Maroc, la délégation officielle de la princesse fut accueillie dans un somptueux palace en plein centre ville. En soirée, des businessmans voulant explorer le centre historique de l’ancienne métropole, se trouvèrent subitement au regard des « toilettes publiques » dont les senteurs suffoquent les passagers à quelques mètres du sardanapalesque palace. Outrés, ils rejoignent illico leur hôtel. Le planificateur de la délégation saisi immédiatement par l’événement, interpelle de son côté la superstructure du pyramide de la ville blanche. Et puis en célérité de la lumière et tout au fil de la nuit et à la belle étoile, une équipe d’assainissement liquide et solide trima d’arrache-pied pour purger et épurer les détritus asphyxiants avant l’aube.
Le lendemain matin, les limitrophes ont été sidérés par la prophylaxie et l’hygiène des lieux. Ce qu’ils quémandaient, il y a belle lurette, été finalement accompli. Des toilettes publiques intactes, appropriées et n’exhalant aucune haleine nauséabonde. Mais pour combien de temps aux yeux de la princesse et une délégation officielle belge ?
Si je narre cette chronique, le hic dans toute cette histoire, c’est que l’on n’a pas encore appréhendé que le climat de l’investissement, ce n’est pas uniquement les déterminants classiques et génériques connus , c’est aussi pour une large part la qualité de la vie que l’on peut définir comme le jugement que porte le milieu des affaires sur divers aspects de son bien-être physique, social et psychologique.
Les analyses de la qualité de vie nous semblent vitales pour l’environnement des affaires décrivant et mesurant l’impact de différents états sur la vie quotidienne des promoteurs économiques, en prenant en compte l’aspect émotionnel et les fonctions sociales autant que les déterminants purement physiques comme la disponibilité du foncier, ou la qualité de la main d’œuvre et de l’infrastructure, ….etc. De ce fait, les déterminants psychosociaux de la qualité de vie coexistent avec les approches purement économiques.
Dans cette perspective globale, le Maroc doit inclure la dimension qualité de la vie dans sa stratégie de promotion de l’investissement étranger pour prétendre à une place dans le Top 50 de Doing Business 2021.

Dans ce sens et en application des hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI concernant la mise en œuvre du projet de refonte des Centre Régionaux d’Investissement CRI, et la création des commissions régionales unifiées de l’investissement, nous pensons qu’au vu de leu proximité, les Centre Régionaux d’Investissement sont les premiers à assurer un « toilettage » du climat de l’investissement et du business au niveau local et régional. De telles interventions des CRI permettront d’instaurer un basculement radical en matière d’assainissement de l’environnement des affaires sur le site Maroc à travers la mise en place des services de proximité et de qualité pour les citoyens et les entreprises étrangères et nationales.




















