
Autant en emporte le vent, voilà encore une fois, on est emporté par le vent de la pandémie pour une deuxième année de confinement pour vivre sous le joug de l’épidémie du Coronavirus, nous privant d’une bonne respiration, de notre liberté nocturne et TARAWIH, objet de cette chronique.
Comparativement au Maroc qui a interdit TARAWIH, des pays à l’instar de l’Egypte, l’Arabie Saoudite sont parmi les pays ayant autorisé le rituel TARAWIH. Au Maroc, précautionneusement et prudemment, dans un environnement jalonné par la pandémie du Covid-19, pour la seconde année successive, les TARAWIH ont été interdit , une interdiction qui a engendré objurgation et réprobation qui a enflammé la toile sur les réseaux sociaux. Plus encore, dans la réalité, dans la perle du Nord, Tanger, une proclamation a eu lieu pour implorer l’ouverture des mosquées dans l’espoir d’accomplir TARAWIH durant le mois du Ramadan.

La réaction des Marocains est certes compréhensible qui décrypte, loin s’en faut, que cette décision, à la veille du Ramadan, constitue une entorse à leur culte, voire une foulure à leur foi. Non et non !!!
– Soyons judicieux : le bon sens, veut que la préservation de la santé des Marocains transcende tout surtout dans un contexte international et national marqué par la recrudescence de la pandémie qui augure d’une redoutable 3éme vague de l’anathème sanitaire du Covid-19.
En outre, l’apparition de nouvelles souches ( Britannique, Sud-Africain ou Amazonien) ayant affecté le Royaume se proliférant dans plusieurs régions, le ralentissement manifeste de la campagne nationale de vaccination dû à la spéculation des vaccins anticovid-19 sur les marchés mondiaux avec la loi qui paie le plus, ainsi que la nature imprévoyable et mercurienne de la Covid-19 sont autant de mobiles qui nous poussent à être vigilants et éveillés devant ce virus redoutable et misanthrope qui n’épargne personne et accepter la décision du Gouvernement du durcissement des mesures restrictives durant Ramadan et se priver des Tarwihs au nom de la santé des Marocains et ceux pour ne pas tomber dans un embrasement des vagues de contamination comme celle d’Aïd Al-Adha passé auquel les Marocains, il faut le rappeler, lui ont vivement désavoué de s’être soustrait lorsqu’il a autorisé la célébration de l’Aïd Al-Adha qui a engendré des contaminations record frôlant les 6.000 cas positifs et des décès avoisinant les 90 par jour.
– Soyons alertes : Nous ne devons pas prendre le risque de ruiner tous les efforts déployés jusque-là par les autorités Marocains qui, depuis plus d’une chandelle, ont fait preuve d’exemplarité en acceptant, pour la bonne cause, de se voir privés de leurs libertés individuelles et familiales. Nous ne devons pas effondrer tous les acquis et les efforts prodigués jusque-là qui ont suscité l’admiration par l’implication multi-forme de toutes les institutions et composantes de la société.

Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Nous n’avons pas le choix, il nous faut nous astreindre, se soumettre et se plier à genoux aux directives des autorités, sans égocentrisme, ni autisme : Le Maroc mort, la situation est grave, on frôle les 9.000 décès et les nombres de contaminés à dépassé la barre de ½ Millions un virus assassin et meurtrier, il n’a épargné aucun domaine de la vie.. Faut-il le rappeler, cela rentre dans l’optique du devoir de la responsabilité collective et partante dans la solidarité.
– Soyons vigilants : Nous ne devons pas donner en aucun cas une aucune occasion pour ceux qui instrumentalisent la religion pour jouer aux séditieux et récalcitrants en semant les remous sociaux au nom de la religion et de TARAWIH qui, il faut le souligner en noir et blanc dans cette chronique, dans le rite malékite, sont surérogatoires, c’est à dire non obligatoires de l’avis même des théologiens Marocains.
D’ailleurs, le Conseil supérieur des oulémas a tranché le nœud gordien, le 21 avril 2020 pour qui « la préservation de la vie est privilégiée du point de vue de la charia sur tout autre acte, y compris la réunion pour les prières surérogatoires. » In fine et eu égard à la situation épidémiologique actuelle, liée à la pandémie du Covid-19, la préservation de la vie des Marocains et l’intérêt public prévalent, du point de vue de la Charia.

En corollaire la polémique autour de l’ouverture des mosquées pour l’accomplissement des TARAWIHS pendant Ramadan n’obéit ni à la religion, ni au bon sens ; il s’agit de faire passer l’intérêt public avant les rites spirituels.
Darwin a bien dit que « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » Adaptons-nous pour sauver la vie des Marocains.































