
Anges et démons, le titre semble dévier l’imaginaire des passionnés du cinéma vers le film Thriller policier Américain » Anges & Démons » de Ron Howard incarné magistralement par Tom Hanks, Ewan McGregor et Ayelet July Zurer. Il n’en est rien, il s’agit de pédocriminalité sanglante commise à l’égard d’Adnane Bouchouf.
Parti à vau-de-route, pris hâtivement, déterré impitoyablement, sanguinairement et bestialement par un pervers : C’est le sort fatal d’Adnane, un ange de 11 printemps tout juste, qui a poussé des cris d’orfraie de façon barbare, assassiné par un putride sadique dans la ville de Tanger.
Juste après ce drame, d’autres violences sexuelles contre nos petits enfants ont réapparu et enflammé la toile ce qui montre que le crime contre l’innocent Adnane n’est que le microcosme d’une cellule dormante de pédophiles et que des enfants souffrent en silence : Les larmes, la sédition et l’irascibilité sont collectives par tous les Marocains. Car tout un chacun de nous ne voit-il pas en cet « angelot », si sadiquement tyrannisé, un fils, un petit frère, un petit-fils… encore sous les ailes de la candeur ? Une candeur dont s’est servi un misanthrope pour commettre son acte odieux et insidieux. Ainsi, au-delà des remous, et au regard à une telle monstruosité et cannibalisme, le réflexe instinctif et instinctuel des parents se met en hyperesthésie.
Aucun du commun des mortels ne connaît les pulsions libidineuses et bestiales qui se logent chez l’inconnu croisé dans la rue? Chaque jour, nous coudoyons, nous frôlons des esprits subversifs et tyranniques dont nous ne découvrons le vrai faciès qu’une fois, malencontreusement, l’irréparable commis. Et, inopportunément, si l’infanticide d’Adnane est très illustratif des délits dont sont victimes les mineurs de la part d’individus pervertis, il n’en reste pas moins que beaucoup d’autres mômes font l’objet de toute sorte d’agressivité (sexuelle, violence…) plusieurs fois passées sous silence.

Moult pédocriminalités ne restent-ils pas dans les enceintes des commissariats ou au mieux des tribunaux, sans parvenir jusqu’à la presse ?
Avec ce crime pédérastique, ostrogoth et monstrueux qui a enflammé les réseaux sociaux, avec ce crime est méphistophélique qui a secoué profondément les Marocains et a soulevé un rush d’écœurements, le débat sur la peine de mort revient sur la scène médiatique avec la montée au créneau de militants associatifs et autres intervenants actifs dans le domaine des droits de l’Homme.
La peine de mort ?
La peine de mort n’a aucun effet dissuasif et tous les pays qui l’ont utilisée et la pratiquent encore, comme les Etats-Unis, l’Iran, la Russie, n’ont pas pu réduire le taux de pédocriminalité.
Castrons-les ?
Certes, la castration chimique est capable de les priver de « leur arme » et de les neutraliser. Toutefois, des pervers frustrés ne trouveront-ils pas une alternative dans le meurtre et autres dépravations ? Ces pédophiles ne commettront-ils pas des vengeances aussi cruelles pour compenser la perte de leur « Ustensile » ?
D’autres familles préfèrent le silence à cause du fardeau de la honte et du déshonneur qui devient parfois plus pesant que le bien de l’enfant victime et l’atrocité du crime lui-même.

Que faire alors ?
Il faut investir bien en amont dans d’autres aspects outre que répressifs pour lutter contre la pédocriminalité : L’éducation, l’éducation et l’éducation assurément et ce en brisant tous les interdits et tabous qui empêchent la société Marocaine d’aborder avec eux certains sujets comme l’éducation sexuelle : Parler aux enfants, les prévenir, les préparer, les anticiper à armer leur innocence. Dès l’âge de cinq-six ans, il est possible d’évoquer avec eux le problème de la pédocriminalité, la question de l’inceste, l’existence du viol, l’existence du Mal qui peut parfois prendre le visage d’une personne aimable.
Eveiller nos enfants, leur inculquer une certaine capacité de discernement, leur donner les clés pour sonner le glas en cas de comportement malsain à leur égard, revient uniquement à mieux les prémunir, leur inculquer à ne pas tomber dans l’amalgame entre Hchouma et Haram.
A défaut, tant que nous resterons prisonniers du joug du « Hchouma » et d’une certaine pseudo-pudeur, ils seront toujours à la merci des pédophiles, kidnappeurs et pervers, car in fine, Adnane et d’autres victimes, cela a toujours existé, le fait est simplement qu’on ose davantage en parler.

Le crime causé à Adnane n’est que la partie émergée de l’iceberg et qu’il existe beaucoup de victimes comme Adnane qui sont dans le « Dark Web » et pâtissent en silence : Le silence des agneaux ..!
