
Ce n’est un secret pour personne que non seulement le monde de l’art Marocain est en deuil, mais aussi tout le Maroc, la Grande émotion du décès du grand artiste Abdelwahab Doukkali s’est éteint ce Vendredi 08 Mars 2026 à l’âge de 85 ans dans une clinique à Casablanca, où il devait subir une opération chirurgicale.
Sa voix a accompagné des générations entières, bercé les joies, et transmis une certaine idée de la beauté et de la sagesse.
La scène Marocaine a perdu une icône de la chanson Marocaine et l’une de ses voix éternelles qui a profondément jalonné la scène artistique Marocaine par des œuvres raffinées et des paroles sincères, porteuses des valeurs de beauté, de spiritualité et d’engagement.
Né à Fès dans une famille modeste de treize enfants, Abdelwahab Doukkali a tracé son destin bien au-delà des murs de la médina. À seulement 19 ans, il quitte sa ville natale pour s’installer à Rabat, où il intègre la RTM (Radio Télévision Maroc), marquant le début d’une aventure artistique qui le mènera aux quatre coins du monde arabe.
Dès 1965, Abdelwahab Doukkali s’impose comme l’une des figures majeures de la chanson Marocaine. Ses mélodies, interprétées en arabe littéraire et en darija, explorent des thèmes universels: l’amour, les relations sociales, mais aussi la mémoire collective et les défis d’une société en mutation.
Parmi ses plus célèbres chansons, Kan ya makan, un hymne poétique et intemporel, Marsoul el houb, un tube romantique au succès planétaire, Ma ana illa bachar, une réflexion sur la condition humaine, Souk al bacharia et Allah Hay, une chanson spirituelle. Son répertoire, à la fois intime et engagé, résonne bien au-delà des frontières du royaume, lui valant une reconnaissance dans tout le monde arabe.

Au-delà de la musique, Abdelwahab Doukkali a également laissé son empreinte dans le 7ème art. Compositeur de plusieurs bandes originales, dont celle du film A la recherche du mari de ma femme, il a également joué dans plusieurs films, dont Al Hayat kifah, Rimal min dahab et Khafaya.
Le défunt a reçu de son vivant de nombreux prix et distinctions, dont le disque d’or pour sa chanson « Mana Illa Bachar », le grand prix du Festival de la chanson marocaine de Mohammedia en 1985 pour sa chanson « Kan ya makan », ainsi que le grand prix du Festival de la chanson marocaine de Marrakech, en 1993, pour la chanson « Agharo Alayki ».
Honoré par le Vatican à deux reprises, feu Doukakli a également remporté le Grand Prix du Festival du Caire en 1997 pour sa chanson « Souk El Bacharia ».
Il a été élu meilleure personnalité du monde arabe pour l’année 1991, lors d’un sondage réalisé par le magazine « Al Majalla », publié par la société saoudienne des recherches.
Abdelwahab Doukkali était également artiste peintre et collectionneur d’objets et œuvres d’art.

Ce n’est pas seulement sa famille qui a perdu Abdelwahab Doukkali, c’est tout le Maroc, sa famille artistique et à l’ensemble des fans qui ont perdu Abdelwahab Doukkali, un artiste d’une grande exception, d’un grand talent qui a jalonné la scène artistique par sa créativité, son style, qui resteront gravés à jamais dans le répertoire artistique Marocain.
S’il y a un cercle des poètes disparus, tout aussi, il ya un cercle des artistes disparus, lui, Abdelwahab Doukkali en fait partie. Certes, il nous a quittés, mais ses rimes charismatiques et sa voix resteront immortelles et indélébiles. A DIEU MANA ILLA BACHAR.
