Home Non classé Les Lions d’Atlas : Condamnés à gagner la Coupe de la CAN 2025!!!

Les Lions d’Atlas : Condamnés à gagner la Coupe de la CAN 2025!!!

by Mustapha Maghriti

La Coupe d’Afrique des nations CAN2025 s’est terminée dans un tumulte d’émotions, d’indignation, de contorsions et d’images qui, bien au-delà de la pelouse, continueront longtemps d’apostropher. Certes le trophée a été décerné au Sénégal. Mais l’histoire, ne retiendra pas seulement ce score. Elle retiendra des moments de vérité pour le football Africain : Un Maroc, condamné à gagner la Coupe de la CAN2025 et des antagonismes d’un ballon rond Africain encore en quête de plénitude.

Durant 29 jours, l’ambiance Footballistique s’est déroulée sans aucune mésaventure faisant la Une des médias internationaux. C’est notre patrie qui a permis à toutes les délégations Footballistiques représentées au Maroc soient traitées avec inclination et révérence même à ceux qui nous détestent. C’est notre Maroc qui a permis aux joueurs Africains de jouer sur des infrastructures alignées aux meilleurs standards internationaux. Et c’est notre Bled qui a hébergé des Millions de supporters qui ont bénéficié d’amabilité, de mansuétude des Marocains où beaucoup de supporters Africains ont été émerveillés. Beaucoup ont découvert un Maroc moderne, structuré, accueillant.
Beaucoup ont reconnu, parfois avec surprise, que l’Afrique peut organiser, exceller et inspirer.
C’est autrement dit notre victoire au CAN2025 et c’est la portée du progrès et du développement que nous avons bâtie au pluriel qui est consacrée positivement.

A cela se conjugue l’enthousiasme d’une équipe Nationale digne de dévouement et de l’épaulement irrévocable de tout un peuple, les lions d’Atlas n’ont pas démérité, ils ont rugi autant qu’ils sont battus et ont fini par pleurer en prouvant leur humanité. Le Football est un sport crucifiant et à travers l’histoire, les plus grands clubs ont connu des déceptions au prorata de leurs prétentions, ce qui atteste que les lions d’Atlas ont d’ores et déjà l’étoffe des éminents.

La subtile défaite n’est pas là où l’on croit : Car un peuple Marocain ne s’attaque pas et ne razzie pas. Un sportif de class conteste mais n’insulte pas, un coach chevaleresque défend son équipe mais ne perd pas son sang froid et sa cervelle en invitant les joueurs à regagner leur vestiaire sans oublier le débordement de la pelouse, la rupture des dispositifs de sécurité et les mouvements de foule incontrôlés. Un entraîneur n’est pas un simple technicien. Il est un leader. Ses décisions engagent, ses gestes ont un poids symbolique et pratique. En rompant le jeu, Pape Thiaw a exposé l’ordre et la sécurité, mais plus encore l’image même du football Africain. 

Ce n’est ni un abus d’expression ni une attitude morale, mais un fait. Dans un stade plein à 100% et sous haute euphorie émotionnelle, le moindre accrochage peut faire des dégâts humains. L’histoire du football mondial atteste de drames nés de situations comparables : une panique, une issue de secours bloquée, et ce sont des vies qui chavirent. Dans cette finale, le danger était là. Et si le pire a été évité, ce ne fut ni le fruit du hasard, mais grâce au sang-froid des forces de sécurité et à la retenue exemplaire du public Marocain. 

Les images de cette finale transcendent le sportif, elles témoignent d’un manque de civisme sportif et de class. Elles nous sclérosent tristement à ce que les autres pensent de nous Africains ; des Tiers-mondistes, concept si cher à son inventeur Alfred Sauvy. Arsène Wenger, ex-entraîneur de l’AS Nancy-Lorraine, de l’AS Monaco, de l’ Arsenal FC  et directeur du développement du Football mondial à la FIFA l’a bien dit « Comment réussir quand tout un continent est contre toi ? ».

D’ailleurs depuis le début de la Coupe d’Afrique des Nations CAN2025, nous avons assisté à un véritable acharnement médiatique émanant de plusieurs supports étrangers et même  des coachs à l’encontre de l’organisation : De la billetterie à la remise en cause des décisions arbitrales (arbitrage acheté), jusqu’aux accusations de favoritisme envers la sélection nationale, (instances corrompues, compétition biaisée) tous les prétextes ont été exploités pour ternir cette ambition Marocaine d’organiser une CAN2025 aux standards d’une Coupe du monde.

Que des joueurs Sénégalais insultent l’arbitre en insinuant pas des gestes flagrants qu’il est corrompu est affligeant et attestent en réalité d’un manque de crédit dans les fédérations la CAF  et la FIFA. Un scénario qui nous replonge tristement dans celui  de la CAN2004 et 2013, où des épisodes analogues s’étaient déjà produits par les équipes sénégalaises.

Au-delà du Sénégal, certaines attitudes régionales nous ont également interpellées. Des pays Arabes, qui auraient pu se divertir de la réussite d’un grand événement continental organisé par l’un des leurs, ont laissé jaillir une rancœur sournoise, attisant hypocritement les discordances pour diffamer l’image de la compétition.

A cet égard, notre limitrophe l’Algérie, réceptionnée avec respect et considération dans un esprit de voisinage, a répliqué par des comportements confirmant un constat ancien que le bon accueil n’est pas toujours réciproque. A son tour, l’Égypte, longtemps perçue comme un pays frère, a bénéficié à Agadir d’une hospitalité irréprochable, salué par sa propre délégation durant son séjour au Souss. Mais après son élimination en demi-finale, certains témoignages inopportuns ont rompu sèchement avec cet esprit.

Dans plusieurs pays de l’Afrique, la finale de la CAN2025 a donné lieu non pas à la célébration d’une prouesse continentale, mais pire à la jubilation de la non-victoire Marocaine. Comme si cette finale avait cristallisé une hostilité diffuse, longtemps contenue, soudain libérée. Certes, dans toute compétition sportive, il est naturel de soutenir son équipe, de vibrer pour ses couleurs et d’espérer la défaite de l’adversaire.

Mais lorsque cette émotion se transforme en soulagement collectif, presque jouissif, face à l’échec du pays hôte, qui a tout mis en œuvre pour la réussite de cet événement, la compétition cesse d’être sportive. Pourquoi cette réjouissance au regard de la chute de l’autre ? Pourquoi cette avidité de louer une non-victoire plutôt qu’une réussite mutualisée et partagée? Ces attitudes éveillent un ressentiment plus profond, celui de ne pas accepter l’émergence d’un Maroc agencé, compétitif et organisé doté d’un leadership sportif continental.

Dans ce contexte, les scènes de chaos sur la pelouse, les débordements en tribunes et les célébrations de la non-victoire sur d’autres cieux africains composent un même tableau ; celui d’un football Africain placé devant ses propres antinomies. 

Cette dérive est taraudante. Il l’est d’autant plus que le Maroc a toujours considéré ces nations comme des pays frères, liés et tissés par la trame d’une histoire, une culture et une mémoire partagées. Voir cette fraternité se briser dans les crieries de joie d’une non-victoire, par certains, constitue une mutilation et offense taciturne, mais combien réelle. Ce qui s’est passé, ne met-il pas à nu des rosseries inconscientes, voire des écœurements latents ?

Notre victoire de la coupe de la CAN2025 allait faire entrer le loup dans la bergerie en discréditant la finale par de mauvaises langues et allait même engendrer des remous politiques et diplomatiques avec des pays Africains ou aussi des sensibilités à l’égard de notre Diaspora à Dakar. D’ailleurs, des Marocains résidant au Sénégal ont fait état de moments de peur réelle durant la finale. Lorsque le football, censé fédérer et rassembler, devient source de crainte et de tension.

Le pénalty raté par Brahim DIAZ a en réalité entérine toutes ses vérités ; le pénalty raté par Brahim DIAZ montre que nous ne préférons pas une victoire au goût de la défaite, nous préférons notre défaite au goût de la victoire. Une victoire continentale éloquente qui a fait vibrer le monde entier. Ta Panenka ratée (n’efface ni le talent ni l’engagement que tu es le meilleur buteur et tes larmes devant le prince My Rachid est ineffable). A ce titre, réduire Brahim à cet instant serait trahir le football, trahir l’histoire, et surtout trahir l’homme qui a porté tout un peuple jusqu’au bout du rêve.

Car si le Maroc a atteint cette finale, c’est avant tout grâce à Brahim Díaz. Grâce à son talent, à son courage, à sa magie balle au pied quand l’espoir semblait vaciller. Meilleur buteur de la CAN2025 avec 5 buts, il a été l’âme offensive des Lions de l’Atlas, celui qui a fait se lever les foules, vibrer les cœurs et croire de nouveau à la grandeur. Brahim n’a pas seulement marqué des buts. Il a marqué une époque.

En entrant dans l’histoire comme le meilleur buteur Marocain de tous les temps dans une Coupe d’Afrique, il a gravé son nom aux côtés des légendes. Match après match, il a porté cette équipe, souvent sur ses épaules, souvent dans la douleur, toujours avec élégance. Sa créativité, son audace et sa personnalité ont illuminé la CAN2025.

Et comment oublier son rôle avant même le tournoi ? Homme des qualifications, Brahim Díaz a été décisif comme jamais : 7 buts en 8 matchs, des prestations de patron, un leader technique et mental. Sans lui, cette CAN2025 n’aurait peut-être jamais commencé de la même manière pour le Maroc. Sans lui, il n’y aurait peut-être pas eu de finale. Le pénalty raté de Brahim était le geste le plus éloquent de cette CAN2025. Tu as choisi de perdre pour faire taire les langues qui nous accusent de voler la finale. Ils ont quand même parlé. Feu Hassan II l’avait bien tranché  » Il ne faut pas perdre de temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi. »

Et pourtant, malgré la pression, malgré la tentative de déstabilisation, le Maroc est resté debout. Son public n’a pas sombré dans la violence, ses autorités ont gardé le contrôle, ses forces de sécurité ont agi avec professionnalisme. Et c’est précisément dans ces moments de tension extrême que se mesure la solidité d’un pays hôte. Une boussole a guidé l’ensemble, c’est la sérénité, le refus de répondre à la colère par la colère, le choix de la dignité face à l’adversité. Parce que le Royaume privilégie, envers tous les pays du continent, une logique de fraternité réelle, même lorsque celle-ci n’est pas réciproque. C’est là toute la différence entre un pays qui subit et un pays qui maîtrise, entre l’émotion brute et la responsabilité d’État.

Au-delà de son talent, le Maroc est aujourd’hui 8ème au classement FIFA, un fait – cette équipe a démontré une maturité émotionnelle et mentale exemplaire. La CAN2025 organisée au Maroc restera, quoi qu’on en dise, une Coupe d’Afrique des Nations sans précédent et restera dans les anales de la CAF. Une organisation maîtrisée, des infrastructures à la hauteur des standards internationaux, des stades magnifiques, une logistique fluide, des moyens de transport modernes, une hospitalité sincère et une mobilisation totale des institutions comme du peuple Marocain.

En résumé, le Maroc a initié une véritable révolution du ballon rond Africain, tant sur le plan des infrastructures que des médias, dans une approche globale, cohérente et durable. Cet acquis titanesque, fruit de concessions et d’efforts considérables, ne saurait nous échapper. Cette suprématie, pleinement marocaine, doit être inscrite dans le temps long.

2030 est notre moteur d’arrimage majeur, nos ailes de navigation futures. La campagne médiatique de sabotage, tout comme l’impopularité Marocaine en Afrique que certains cherchent à imposer dans les esprits, relève comportement malsain, ciblé et malveillante. Elle ne résiste ni aux faits ni à la réalité du terrain. Le Sénégal a remporté la Coupe. Le Maroc, lui, a remporté un trophée mondial de soft power.

Le Maroc, lui, en sort sans le trophée, mais grandi par son organisation, par son public, par sa morale collective. Il avance sans haine, sans revanche, avec constance, hauteur et intégrité. Il s’impose désormais comme un leader crédible et durable du sport Africain. Et il rappelle, par l’exemple, que la grandeur ne se mesure pas seulement aux titres remportés, mais à la manière dont on accueille, dont on respecte, dont on se tient et dont on reste digne lorsque l’adversité ou l’animosité se déchaînent. C’est dans ce sens que le Souverain Marocain a tenu à exprimer ses remerciements à l’ensemble des composantes de la Nation qui ont admirablement contribué à la pleine réussite de cette magnifique manifestation sportive. Et la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus ». C’est à l’aune de cette lecture Royale, sereine, responsable et profondément africaine qu’il convient désormais de penser la suite.

Il est important, dans l’esprit même du Communiqué du Cabinet Royal, de se projeter et de regarder avec placidité et sérénité vers l’avenir. Depuis quelques semaines, des bruits de couloirs évoquent une possible organisation par le Maroc de la CAN2028

En dépit de cette posture de recoin de certains, qui relève davantage de l’émotif et l’affectif, on doit rester convaincu que si le Maroc en a l’opportunité, il doit se porter candidat à l’organisation de la CAN2028. Non par arrogance, non par crédulité, mais par clairvoyance et discernement stratégique et par attachement à son généalogie africaine : Le Maroc est un pays africain et il le restera.

Il l’est par sa géographie, par son histoire, par ses racines et par sa projection irréversible vers son continent. Son africanité n’est ni circonstancielle ni opportuniste, elle est structurelle, comme le rappelle le Communiqué du Cabinet Royal. Elle s’inscrit dans une continuité multiséculaire faite d’échanges, de circulations humaines, commerciales, culturelles et spirituelles.

Économiquement, le Maroc est l’une des principales locomotives économiques du continent, un acteur incontournable des chaînes de valeur Africaines, un investisseur principal en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Afrique de l’Est, et un partenaire stratégique de nombreux pays Africains. Ces jonction et raccordements sont multidimensionnels, dynamiques, irréversibles et appelés à se consolider dans le futur. Conformément à la Vision du Souverain Marocain, cette africanité assumée s’inscrit dans un engagement proactif en faveur d’une Afrique unie et florissant, étayé sur le partage des expériences, de l’expertise et du savoir-faire marocains.

Personnellement j’apporte un soutien total au coach Walid Regragui pour avoir transformé 22 joueurs en 40 Millions de cœurs battant à l’unisson. Merci à la Fédération, à Faouzi Lekjaa  et à l’équipe pour la suite, ainsi que pour la Coupe du monde 2026 InchaAllah.Mention spéciale à Bono, El Aynaoui, Mazraoui et le reste de l’équipe.

Notre force, c’est notre cœur. Nous sommes fiers de vous. Merci ! Bravo également à notre pays, le Royaume du Maroc, pour son excellente Organisation historique ! Dima Maghrib !!!

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